Temps de travail des internes : un Ministère de la Santé en rupture avec la réalité du terrain et sourd aux attentes des jeunes professionnels

 

L’ISNI, la FNSIP-BM, le SNIO et le SNJMG dénoncent, suite à une réunion ce lundi 12 mai 2014 avec la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), l’aveuglement du Ministère de la Santé concernant le temps de travail des internes, s’entêtant dans une logique administrative et n’ayant aucune connaissance des réalités du terrain.

C’est avec des propositions dénuées de sens pratique que le Ministère a accueilli les délégations d’internes, sans se préoccuper des fondements du droit européen ni de l’efficacité des mesures proposées démontrant une déconnexion totale avec le vécu des internes. Le repos de sécurité, légalement garanti depuis plus de 10 ans, n’est toujours pas appliqué, le ministère refusant de surcroît toute possibilité de sanction contre les établissements enfreignant la loi. Comment croire que le montage d’une usine à gaz réglementaire permettrait alors de régler la question du temps de travail ?

Par ailleurs, le ministère n’évoque aucunement la question centrale du nouveau régime des astreintes dans le cadrage du temps de travail des internes, n’abordant ainsi le problème que par le bout de la lorgnette.

Enfin, les internes s’insurgent contre la proposition du ministère consistant à sortir une demi-journée de formation du temps de travail des internes, la semaine passant effectivement de 11 à 10 demi-journées de travail sacrifiant au passage la formation des jeunes professionnels de santé.

Les organisations syndicales d’internes rappellent leurs propositions, qui sont les seules à même de réduire le temps de travail de façon efficace tout en se conformant au droit européen : 

le passage de 11 à 10 demi-journée de travail hebdomadaires avec une semaine commençant le lundi matin et se terminant le vendredi soir (le samedi étant ainsi compté comme une garde) 

la sanctuarisation des demi-journées de formation décomptées comme du temps de travail

Une nouvelle réunion de concertation est prévue en fin de semaine. Les syndicats d’internes mettent en garde Marisol Touraine contre une volonté de rompre le dialogue mis en place depuis les grèves de l’automne 2012.

Contacts :

Emanuel LOEB, président de l’ISNI : president@isni.fr

Clémentine NESME / Clément MASSE, co-présidents de la FNSIP-BM : president@fnsip.fr

Anne-Laure BONNET, présidente du SNIO : president@snio.fr

Théo COMBES, président du SNJMG : president@snjmg.org

Le SNJMG demande des forfaits ad hoc pour les jeunes médecins

 

Lors du mois d'avril 2014, alors que le recul de leur rémunération à l’acte est confirmé, la Sécurité Sociale a versé aux médecins généralistes une Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) concernant l'année 2013.

A tous les médecins généralistes ? Non, il est un groupe de médecins qui n'a pas droit aux égards de la Sécurité Sociale : les jeunes installés !

Les MG installés en 2012 (environ 900 médecins) ne recevront leur ROSP concernant l'année 2012 qu'en juin 2014.

Les MG installés en 2013 ne recevront leur ROSP concernant l'année 2013 qu'à l'été 2014.

 

En plus de ces retards discriminatoires et inacceptables, des approximations sur les bases de patientèles et des erreurs de calculs fréquentes sont à l’origine d’une exaspération croissante des jeunes installés.

 

Le SNJMG s’étonne de cette manifestation de mépris de la Sécurité sociale envers les jeunes médecins, qui sont pourtant l’avenir du système de Santé.

 

Sur le fond, le SNJMG rappelle ses critiques envers le dispositif actuel de la ROSP :

- c'est une rémunération qui mélange "torchons et serviettes" puisqu'elle adjoint à une rémunération sur Objectifs de Santé Publique un dédommagement financier pour la télétransmission de Feuilles de Soins Electroniques (FSE) et l'organisation du cabinet médical. Autre illogisme, la non-validation de l'objectif de télétransmission annule non seulement le dédommagement correspondant mais aussi celui concernant l'organisation du cabinet…

- c'est une rémunération au statut réglementaire flou : ce n'est ni une rémunération conventionnelle intégrée (comme la NGAP ou la CCAM), ni un contrat optionnel signé entre médecin et sécurité sociale (comme c'était le cas pour l'Option Médecin Référent - OMR - et le Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles - CAPI),

- il n’existe aucune preuve d’indépendance concernant les personnes en charge de l’élaboration de ces Objectifs de Santé Publique,

- proportionnelle à la taille de la patientèle, la ROSP est par essence discriminatoire envers les jeunes médecins : elle ne concerne pas les remplaçants et pénalise les jeunes installés.

 

Devant cette situation, Le SNJMG propose des mesures à effet immédiat :

- découplage des trois éléments de la ROSP (les deux premiers éléments étant intégrés dans la convention et la ROSP proprement dite faisant l'objet d'un contrat optionnel annuel avec tacite reconduction),

- Objectifs de Santé Publique déterminés par collège d'experts indépendants, avec publicité de leur validation par les parties signataires de la convention,

- engagement de la Sécurité sociale de régler les jeunes installés en même temps que les autres médecins,

- calcul de la ROSP pour les 5 premières années d'installation sur une base forfaitaire de 500 patients (si la patientèle du jeune installé ne dépasse pas ce chiffre).

 

Rappelons enfin que le SNJMG plaide pour des réformes structurelles profondes de la convention médicale, avec un secteur unique revalorisé, la création d'un véritable forfait « structure » prenant notamment en charge l’emploi d’auxiliaires salariés (assistants, secrétaires, infirmières…) et un forfait « installation » destiné à accompagner les premières années d'exercice.

 

Le SNJMG va porter ces propositions auprès des partenaires conventionnels et des pouvoirs publics, en espérant qu’ils fassent preuve de responsabilité et d’audace !

 

Auteurs : Bureau et Conseil National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Béatrice LAUDET, Vice-Présidente – 01 47 98 55 94 – beatricelaudet@yahoo.fr

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

La transparence, c’est maintenant ?

 

En matière de conflits d'intérêts, les affaires se suivent et se ressemblent. Après le Docteur Jérôme Cahuzac, le site indépendant d'investigations, Mediapart, s'est intéressé au Docteur Aquilino Morelle. 

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) se désespère de la complaisance des politiques vis à vis des conflits d'intérêts de certaines personnalités du monde de la Santé (notamment médecins) auxquels ils accordent en priorité les postes à responsabilité les plus éminents.

 

La mise en lumière des conflits d'intérêts des décideurs, des experts et des leaders d'opinion dans le domaine de la Santé est en effet un enjeu crucial à la fois pour les patients et pour les comptes sociaux. 

 

A l'échelle individuelle, les effets indésirables d'un traitement inutile ou à la balance bénéfice-risque défavorable peuvent se révéler une tragédie humaine (ex : Mediator). A l'échelle de la société, la mise sur le marché de médicaments dont le prix n'est pas justifié par leur utilité, la mise en place de politiques de prévention ou de dépistage manipulées par l'industrie pharmaceutique mais sans intérêt prouvé pour les patients aboutissent à des gâchis financiers énormes.

 

En 2011, dans les suites du scandale du Mediator, le SNJMG avait été auditionné lors de la mission d’enquête parlementaire (1 : voir la vidéo). Ces travaux avaient abouti à la loi Bertrand, votée le 29 septembre 2011. Cette loi posait comme principe de base la publication des liens d'intérêts entre professionnels et industries de santé.

 

Malheureusement, un lobbying puissant a agi auprès du cabinet Bertrand pour limiter l'envergure de la loi, puis auprès du cabinet Touraine pour obtenir des décrets d'application en net retrait par rapport au texte de loi voté par le Parlement. (2)

 

Le SNJMG approuve le recours du FORMINDEP auprès du Conseil d'Etat en vue d'obtenir des textes d'application garantissant une véritable transparence en matière de liens d’intérêts. (3)

 

Toutefois la mise en évidence des liens d'intérêts n'est qu'une étape. Il convient ensuite de tenir compte de ces informations pour choisir adéquatement les conseillers, les experts et les responsables des institutions qui pilotent notre système de Santé. Le degré d'indépendance étant, à nos yeux, un critère majeur au même titre que le niveau de compétence médicale. 

 

Un processus de libération de la mainmise de l'industrie pharmaceutique sur le monde médical est actuellement en marche et doit être soutenu activement. Il est bien sûr de la responsabilité de chaque médecin de faire évoluer son rapport personnel à ces influences, que ce soit sur le plan individuel ou sur le plan collectif, en se positionnant par exemple pour faire changer les pratiques dans les associations de formation, les facultés ou les hôpitaux. Mais il incombe également aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et d’assurer des financements alternatifs et à la hauteur des enjeux pour les travaux de recherche, les publications scientifiques, la formation continue ou les congrès professionnels.    

 

Le SNJMG demande solennellement au Président de la République, aux membres du gouvernement et à leurs collaborateurs, de tout mettre en œuvre pour protéger la Santé des Français de ces influences mercantiles, sources de scandales sanitaires à répétition et d'un gâchis financier devenu insupportable.

 

Auteurs : Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

 

1 : https://www.youtube.com/watch?v=syyrjOstneQ

2 : http://blog-snjmg.over-blog.com/conflits-d-int%C3%A9r%C3%AAts-ce-gouvernement-veut-il-vraiment-sortir-de-l-opacit%C3%A9

3 : http://www.formindep.org/-Recours-contre-les-decrets-sur-l-.html

Politique de Santé : Oublier le faux départ de 2012 ?

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a noté avec intérêt que le Président de la République, lors de l’allocution télévisée du 31 mars 2014, a cité la Santé comme une priorité constitutive du Pacte de solidarité.

 

Mais mardi, le discours de politique générale du nouveau Premier Ministre, Manuel Valls, nous a laissé dans l’expectative : alors qu’il exige du secteur de la Santé toujours plus d’économies, il ne précise pas la stratégie choisie pour son indispensable réorganisation, laquelle doit être pour le SNJMG à la fois structurellement efficiente et humainement pertinente.

 

Par ailleurs, le SNJMG a pris acte de la reconduction la semaine dernière de Madame Marisol Touraine en tant que Ministre des Affaires Sociales, et in extremis en ce mercredi « de la Santé », sans adjonction d’un Secrétaire d’Etat.

 

Lors de la nomination de Madame Touraine en 2012, le SNJMG avait plutôt un a priori positif, car elle s'était prononcée contre les franchises médicales, contre la T2A exclusive à l'hôpital et pour des mesures exclusivement incitatives en matière de démographie médicale. (1)

 

Malheureusement, la pratique réelle de ce ministère au cours des deux premières années du quinquennat du Président Hollande a déçu une grande partie du monde de la Santé.

 

Le dossier des dépassements d'honoraires, qui était considéré comme "prioritaire", a rapidement été remis sous le boisseau. Les mesures en trompe-l’œil, accouchant à la marge d'exceptionnelles sanctions pour les très gros dépasseurs, ne règlent en rien le scandale de cette médecine d' « apartheid », qui discrimine à la fois entre les patients d’une part et entre les médecins d’autre part. La revendication déjà ancienne (2) du SNJMG d'un secteur unique revalorisé semble rallier de plus en plus de monde autour d’elle et nous nous en réjouissons. Madame Touraine pourra-t'elle l'entendre et sortir de sa complaisance pour le secteur 2 ?  

 

Quant à la remise en question des franchises médicales, elle a été bien vite oubliée par la Ministre une fois au pouvoir... Par ailleurs, la place grandissante donnée aux régimes complémentaires (mutuelles, organismes de prévoyance et assurances) au détriment du régime obligatoire nous semble à la fois injuste pour les patients et très dispendieux en frais de fonctionnement.    

 

En matière de lutte contre les conflits d’intérêts, son ministère s'est illustré par la dénaturation permanente des objectifs de la réforme du médicament. Cela s'est traduit par des textes d'application décevants (3) et par la poursuite d'une "bonne entente" avec l'industrie pharmaceutique (4), comme si l'affaire du Médiator n'avait jamais eu lieu...

 

Concernant les internes en médecine, les quelques revalorisations de primes (sans modification du salaire de base) ont été arrachées de haute lutte, notamment sous la pression de la grève de l'automne 2012. A noter qu’un délai de plus d’un an aura été nécessaire au ministère pour les mettre en application… (5) Enfin son peu d’empressement à faire appliquer la réglementation sur le temps de travail aboutit à ce que la France se retrouve sous la menace d'une action en justice ouverte par la Commission européenne ! (6)

 

Madame Touraine s'est lavée les mains de la situation des « privés de thèse ». Des décrets aveugles privent ces médecins formés dans les universités françaises de l'exercice de leur métier. Quel gâchis humain à l'heure où l'on se plaint du manque de médecins...  (7)

 

Quant au Pacte Santé Territoire, il joue "petit-bras" avec un catalogue de mesurettes qui se gardent bien d’engager les vrais moyens nécessaires pour la sauvegarde et le développement de la médecine de proximité (8). L’exemple-type est le gadget du « Praticien Territorial de Médecine Générale », dont les défauts pointés dès l’origine par le SNJMG (9) se sont malheureusement vérifiés sur le terrain...(10)

 

A quand la véritable Révolution des Soins Primaires annoncée l’année dernière par la Ministre ?

 

Le SNJMG demande donc au nouveau gouvernement la mise en œuvre d'une réelle Stratégie pour la Santé, pas seulement dans les discours (11) mais dans les actes !

 

 

Auteurs : Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

 

 

Références :

1 : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-reforme-du-systeme-de-sante-les-jeunes-medecins-generalistes-attentifs-aux-engagements-de-mme-tour-105835600.html

2 : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-election-presidentielle-2012-le-syndicat-des-jeunes-medecins-generalistes-interpellent-les-candida-104118520.html

3 : http://blog-snjmg.over-blog.com/la-sant%C3%A9-publique-victime-des-conflits-d-int%C3%A9r%C3%AAt

4 : http://blog-snjmg.over-blog.com/conflits-d-int%C3%A9r%C3%AAts-ce-gouvernement-veut-il-vraiment-sortir-de-l-opacit%C3%A9

5 : http://blog-snjmg.over-blog.com/2014/01/conditions-de-travail-des-internes-les-mesures-au-compte-goutte-du-gouvernement.html

6 : http://blog-snjmg.over-blog.com/2013/10/temps-de-travail-des-internes-la-france-mise-en-demeure-par-l-europe.html

7 : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-lettre-d-information-du-syndicat-national-des-jeunes-medecins-generalistes-snj-74004393.html

8 : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-58321205.html

9 : http://blog-snjmg.over-blog.com/praticiens-territoriaux-le-gadget-de-l-%C3%A9t%C3%A9

10 : http://www.egora.fr/sante-societe/pratique/178247-praticien-territorial-de-mg-le-drame-de-ceux-qui-ne-travaillent-pas-as

11 : http://blog-snjmg.over-blog.com/strat%C3%A9gie-nationale-de-sant%C3%A9-un-espoir-et-beaucoup-d-interrogations

Choix de postes hospitaliers : écoutez les internes !

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) déplore les ratés du choix de postes des Internes en Médecine Générale (IMG) en Ile de France pour le semestre d’été 2014.

 

Lors de la dernière commission d’adéquation qui s’est tenue en février 2014, l'ARS Ile de France, l'AP-HP et les centres hospitaliers « périphériques » ont acté la suppression de 50 postes… et se rendent compte hier, alors que les internes sont en train de faire leur choix à Paris depuis le début de la semaine, que les derniers IMG ne vont pas avoir assez de postes à choisir !

 

Au-delà de ces erreurs quantitatives, c’est aussi sur le plan qualitatif que persistent de graves anomalies.  Lors de la commission d'adéquation, des avis défavorables ont été exprimés par le SNJMG et par les autres syndicats représentatifs d’internes parisiens vis-à-vis des services qui ne respectent pas le repos de sécurité et/ou les obligations pédagogiques des IMG. Il n’en a pas été tenu compte…

 

Il est urgent que les responsables se mettent à l’écoute des internes !

 

Le SNJMG demande une meilleure prise en compte des avis des IMG pour la préparation des choix de postes et aussi la modernisation des conditions matérielles de ce choix…

 

Auteurs : Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Béatrice LAUDET, Vice-Présidente IMG – 01 47 98 55 94 – beatricelaudet@yahoo.fr

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

Theo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

La CPAM 92 s’illustre par un choc de complexification !

 

Par courrier en date du 28 février 2014, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine (92) a informé les médecins de son département qu'à compter du premier janvier 2014, elle avait cessé de gérer les feuilles de soins "papier" (FSP)...

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) proteste énergiquement contre de telles méthodes.

D'une part, cette initiative intempestive est un abus de pouvoir puisqu'aucune disposition de la Convention entre les médecins et la Sécurité Sociale n’empêche l'établissement d'une FSP.

D'autre part, c'est feindre d'ignorer les contraintes pesant déjà sur les médecins, ou bien la mépriser, que d'imaginer qu'ils pourraient avoir le temps et l'énergie de refaire les feuilles concernées !

Dans ces conditions, la CPAM se doit évidemment de revenir sur ce "gag" administratif et honorer les FSP émises.

Il faut dire que le recours à des feuilles de soins électroniques (FSE) "dégradées", censées remplacer les FSP en cas de non-présentation de la carte vitale par les patients, reste à ce jour bien trop complexe. La nécessité d'imprimer des bordereaux et de les envoyer à la Caisse par courrier (sauf pour le RSI, dont devraient sans doute s’inspirer les autres régimes dans ce cas précis) nous éloigne de manière vertigineuse de l'objectif de dématérialisation et de simplification...

Notons au passage que l'attitude de la CPAM du 92 avait déjà été déplorée par le SNJMG en raison de son peu d'empressement à calculer correctement et à verser leur Rémunération aux Objectifs de Santé Publique (ROSP) aux jeunes installés, pourtant suffisamment rares pour être encouragés !

Le SNJMG demande à la CPAM de relire la convention et de retrouver les fondamentaux de sa mission, à savoir permettre aux patients d'être soignés et aux soignants de pouvoir le faire dans de bonnes conditions.

Auteurs : Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

Pacte Santé Territoire : Pas à la hauteur des défis de la démographie médicale

 

La ministre de la Santé a présenté ce lundi 10 février 2014 les premiers résultats du "Pacte territoire santé" dévoilé le 14 décembre 2012.

A l'époque, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) avait émis des réserves importantes. Certes, il appréciait de voir enfin un premier plan d'ensemble concernant la démographie médicale et reprenant, qui plus est, certaines des propositions du SNJMG. Cependant le syndicat avait déploré le manque d'ambition et d'envergure de ce plan, notamment l'absence de mesures fortes pour faciliter et rendre attractif le métier de médecin généraliste, conditions sine qua non pour débloquer les freins à l'installation.

Aujourd'hui, la ministre se félicite du développement des Maisons de Santé Pluridisciplinaires (MSP). Toutefois au-delà de la publication du décret sur les Sociétés Interprofessionnelles de Soins Ambulatoire (SISA), le mérite en revient pour l'essentiel au dynamisme des médecins de terrain, parfois correctement soutenus par les collectivités territoriales, mais pas toujours.

La ministre met en avant le succès des Praticiens Territoriaux de Médecine Générale (PTMG). 180 postes pourvus sur 200 proposés, ceci malgré le prosélytisme particulièrement insistant des Agences Régionales de Santé mobilisées pour l'occasion, est ce si extraordinaire ? Notons au passage le profil des signataires : un nombre non-négligeable de médecins déjà installés ou en cours d'installation dans les zones concernées, ainsi que de futurs médecins signataires d'un Contrat d'Engagement de Service Public (qui s'étaient donc déjà engagés à s'installer dans une zone sous-dotée). Le SNJMG rappelle son avis sur ce dispositif (2) : le PTMG n'est qu'un gadget, insuffisant pour résoudre les défis de la démographie médicale. Pour obtenir de réels effets, il faudrait que les quelques avantages sociaux de ce contrat soient pérennisés et ouverts à tous les médecins, désirant s'installer ou déjà installés, et que, pour les quelques zones objectivement sinistrées, soient créés de véritables postes salariés de la fonction publique.

Enfin, comme l'étude Demomed vient de le montrer pour Paris (3) et comme l'Ordre National des Médecins l'avait démontré pour la région PACA (4), il n'existe plus aujourd'hui en Francede zones sur-dotées en médecins généralistes. Faut il rappeler que les politiques sont responsables de la situation démographique actuelle à travers leur gestion calamiteuse du numerus clausus (5) ? Il serait injuste d'essayer de faire porter le chapeau aux jeunes médecins qui ont eu à subir cette sélection particulièrement sévère, laquelle a laissé sur le carreau bien des vocations que l'on regrette actuellement...

Grâce à la transversalité de sa structure qui s'adresse aussi bien aux étudiants, aux internes en Médecine Générale, aux remplaçants, aux collaborateurs et aux jeunes installés (qu'ils soient libéraux ou salariés), le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes est particulièrement bien placé pour faire des propositions pertinentes concernant l'insertion professionnelle (6). Forts de cette expertise, nous réaffirmons à Madame la ministre que l'heure n'est plus aux catalogues de mesurettes, mais bien à la révolution des soins primaires qu'elle nous avait pourtant annoncée...

 

Auteurs : Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

 

(1) : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-demographie-medicale-de-bonnes-paroles-mais-pour-quel-resultat-113453055.html

(2) : http://blog-snjmg.over-blog.com/praticiens-territoriaux-le-gadget-de-l-%C3%A9t%C3%A9

(3) : http://www.demomed75.fr/Site/Accueil.html

(4) : http://www.conseil-national.medecin.fr/node/1373

(5) :http://fr.wikipedia.org/wiki/Numerus_clausus_dans_l'admission_aux_%C3%A9tudes_m%C3%A9dicales_fran%C3%A7aises

(6) : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-demographie-medicale-les-10-principales-mesures-defendues-par-le-snjmg-113389584.html

3ième plan Cancer : objectifs ambitieux, moyens insuffisants et inadaptés

 

Le Syndicat Natiional des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) tient à réagir au 3ième plan cancer, présenté le 4 février 2014 par le Président de la République.

Certes, le SNJMG ne peut qu’approuver le développement d’une médecine « personnalisée », la lutte contre les inégalités face au cancer et l'institution d'un « droit à l'oubli » pour les patients guéris ; mais le reste du plan suscite beaucoup d’interrogations, voire de la déception.

 

Les principales causes reconnues de cancer sont le tabac, l'alcool, la sédentarité-obésité et les causes professionnelles (1). Or le Président de la République s’est montré peu loquace sur les trois dernières. Pire, l'Education Nationale vient de passer un partenariat avec l'industrie du sucre (2) et le Gouvernement ne montre aucun empressement à la reconnaissance des cancers d'origine professionnelle (3). Concernant la lutte contre le tabagisme, le Président a éludé la question du prix du tabac (seule mesure ayant eu pour l'instant un réel impact) et a soigneusement évité de prendre position sur la cigarette électronique (4)...

 

En matière de prévention, le Président affiche des objectifs ambitieux mais en mettant en avant des moyens qui n'ont pas toujours fait la preuve de leur efficacité, comme par exemple la vaccination contre le HPV (5,6)... S'il faut se féliciter du renforcement du dépistage du cancer du col de l'utérus (dont l'utilité fait consensus), comment ne pas s’étonner du discours sans nuances du Président concernant le dépistage du cancer du sein, lequel est critiqué par nombre d'experts indépendants (7,8,9) et au sujet duquel un rapport officiel de l'Institut National du Cancer plaide pour le droit au refus d'y participer (10)... Ironie du calendrier, deux jours avant le discours du Président, le Swiss Medical Board (institution suisse indépendante de l'administration, des fournisseurs de prestations et de l'industrie, se consacrant à l'évaluation du rapport coûts-efficacité des prestations médicales) a officiellement déconseillé le dépistage systématique par mammographie (11)...

 

En ce qui concerne le coût des traitements, le SNJMG soutient la volonté du Président de les faire baisser. Pourquoi ne pas appliquer cette politique à l'ensemble des médicaments, comme par exemple dans le cas de "Avastin", dont l’utilisation en chimiothérapie anticancéreuse reste autorisée alors qu’il faudrait l’éviter (12) mais qui n’est pas autorisé par le ministère de la Santé à remplacer le "Lucentis" (30 fois plus cher !) dans le traitement de la DMLA (13) ?

 

Enfin, le SNJMG rappelle que l'implication des médecins généralistes ne pourra être optimisée qu'en leur donnant vraiment les moyens de remplir leur mission : recueil systématique de l’avis du médecin traitant lors des réunions de concertation pluridisciplinaire (une application possible et utile de la télémédecine !), simplification administrative drastique, dotations forfaitaires pour le financement du secrétariat, rémunération de la coordination avec les autres professionnels de santé, création d’actes spécifiques de prévention et de suivi des cancers par le médecin généraliste pris en charge à 100% pour tous les patients…

 

Encore une fois, le SNJMG constate à quel point la France est en retard en matière de santé publique et se pose la question de la pertinence de multiples plans sanitaires déconnectés les uns des autres...

 

Auteurs : Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

 

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

 

(1) : http://www.academie-sciences.fr/presse/communique/rapport_130907.pdf

(2) : http://www.atoute.org/n/Jacques-Servier-ce-petit-joueur.html

(3) : http://www.francetvinfo.fr/sante/video-les-cancers-d-origine-professionnelle-sont-difficiles-a-faire-reconnaitre_521871.html

(4) : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/02/04/21945-plan-cancer-iii-fort-sur-depistage-faible-contre-tabac

(5) : http://www.francetvinfo.fr/sante/gardasil-faut-il-continuer-a-se-faire-vacciner_467114

(6) : http://martinwinckler.com/spip.php?article908

(7) : http://www.atlantico.fr/decryptage/et-au-lieu-cancer-c-etait-au-traitement-que-aviez-survecu-nicole-delepine-821337.html?page=0,0

(8) : html http://www.voixmedicales.fr/2011/10/11/un-medecin-coordinateur-du-depistage-par-mammographie-qui-me-veut-du-bien-mais-qui-minforme-mal/

(9) : http://docteurdu16.blogspot.fr/2011/11/no-mammo-de-rachel-campergue-un-livre.html

(10) : http://www.prescrire.org/fr/3/31/48722/0/NewsDetails.aspx

(11) : http://www.medical-board.ch/fileadmin/docs/public/mb/medienmitteilungen/2014-02-02_Communique_presse_Rapport_Depistage_Mammographie_def.pdf

(12) : http://lacrabahuteuse.fr/2014/02/indignation-en-soldes/

(13) : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/l-affaire-du-lucentis-met-le-monde-medical-en-ebullition-05-02-2014-3561129.php

Privés de thèse : le SNJMG organise un recensement national

 

Au cours de ces derniers mois, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a constaté la multiplication de cas dramatiques de médecins qui ont validé la totalité de leur cursus de formation mais qui ne peuvent soutenir leur thèse en raison de la rigidité de la nouvelle réglementation.

 

En août 2013, le Gouvernement a pris un décret (1) qui, volontairement ou non, aboutit à la privation définitive de soutenance de thèse pour un certain nombre de médecins formés.

Pour bien comprendre cette affaire complexe, il faut distinguer deux statuts différents : celui des Internes en Médecine Générale (nouveau régime) et celui des Résidents (ancien régime).

 

En ce qui concerne les Internes en Médecine Générale (IMG), le Code de l'Education (2) établit qu'ils doivent soutenir au plus tard leur thèse dans les 3 ans suivant l'obtention du diplôme d'études spécialisées(DES). Quant à ce diplôme lui-même, il est normalement délivré lors du dernier semestre d'internat (fin de 3ième année), ou éventuellement plus tard en fonction de l'appréciation de la commission interrégionale, laquelle se prononce tous les 6 mois (3). La limite au report de la validation du DES est que nul ne peut poursuivre le 3ième cycle des études médicales dès lors qu'il n'a pas validé ses semestres de formation dans un délai correspondant à deux fois la durée réglementaire de la maquette de formation suivie (4). Mais parle-t-on ici des semestres de stage ou de ceux passés à préparer son mémoire ou sa thèse ? Quoi qu'il en soit, les textes prévoient pour les IMG un système dérogatoire, que ce soit pour la validation du 3ième cycle (4) ou pour la soutenance de la thèse (2). Encore faut-il arriver à convaincre le directeur de l'UFR et président de l'université... D'après les témoignagesque nous recueillons, ce système a une application variable selon les régions et amène quand même à desimpasses personnelles et professionnelles.

 

Du côté des anciens Résidents, l'article 57 du décret de 2004 (5) leur accordait jusqu'au terme de l’année universitaire 2011-2012 pour valider l’intégralité de la formation théorique et pratique et soutenir leur thèse. Manifestement certains l'ignoraient ou n'ont pas été en mesure, pour diverses raisons, de tenir ce délai. Ledécret du 19 août 2013 (1), en abrogeant cet article 57, supprime définitivement pour eux toute dispositiontransitoire et toute possibilité légale de finir leur cursus. Aucun système dérogatoire n'a été prévu ! Les échangesde correspondance qu'il nous a été donné de consulter révèlent le caractère impitoyable de la logiqueadministrative, mais aussi les regrets exprimés par certains Doyens de ne pas disposer des outils réglementaires nécessaires pour prendre en compte correctement ces situations humaines dramatiques.

Pour ces médecins formés dans nos Universités et Hôpitaux français, une seule issue semble rester possible : s'exiler ! En effet, dans la plupart des pays d'Europe, on est reconnu comme médecin à partir de 6 années d'études, ce qui leur permettra éventuellement de valider là-bas un troisième cycle, mais surtout de travailler ! Car c'est bien sûr la précarité qui guette ces personnes privées de leur métier. Rappelons qu'après une dizaine d’années sacrifiées à un cursus particulièrement exigeant, elles ne peuvent prétendre bénéficier d'aucuneéquivalence professionnelle (les remplacements en tant qu'aide-soignant ou infirmier sont subordonnés à unstatut d'étudiant).

 

Afin de pouvoir fournir aux autorités responsables de ce dossier des données précises, à la fois quantitatives et qualitatives, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) lance un grand recensement de tous ces "Privés-de-thèse".

Nous invitons toutes les personnes concernées à remplir au plus vite notre questionnaire en ligne  à partir denotre site  ou de notre blog.

 

A l'issue, conformément aux délibérations de son Assemblée Générale du 14 décembre 2013, le SNJMG proposera une modification rapide des textes responsables de ce véritable gâchis humain, lequel estparticulièrement incompréhensible en ces temps où l'on déplore régulièrement le manque de médecins.

 

Auteurs :

Conseil National du SNJMG / Bureau National du SNJMG

Contacts Presse :

Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

 

(1) : Décret n° 2013-756 du 19 août 2013 :http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.docidTexte=JORFTEXT000027854364&categorieLien=id

(2) : Article R632-22 du Code de l'Education créé par Décret n° 2013-756 du 19 août 2013 :http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.docidTexte=LEGITEXT000006071191&idArticle=LEGIARTI000027864907&dateTexte=&categorieLien=cid

(3) : Articles 12 et 13 de l'Arrêté du 22 septembre 2004 modifié par l'Arrêté du 3 mai 2011 :http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=326B4070159247C412671BF89B979A12.tpdjo13v_3?cidTexte=JORFTEXT000000807238&dateTexte=20140112

(4) : Article R632-18 du Code de l'Education créé par Décret n° 2013-756 du 19 août 2013 :http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.docidTexte=LEGITEXT000006071191&idArticle=LEGIARTI000027864897&dateTexte=&categorieLien=cid

(5) : Article 57 du Décret n°2004-67 du 16 janvier 2004 :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=9F8BF7A128E705482CA749E5AE708707.tpdjo15v_2?idArticle=

Conditions de travail des internes : les mesures au compte-goutte du gouvernement

 

Les ministres de la Santé et de l'Enseignement Supérieur, Marisol Touraine et Geneviève Fioraso, ont enfin revalorisé, partiellement, les salaires des internes : l’arrêté du 26 décembre 2013 augmentant de 59 € bruts l’indemnité mensuelle de sujétion des internes de première année et de deuxième année est paru au Journal officiel le 31 décembre 2013. Cette indemnité de sujétion, complémentaire à leur rémunération, est donc désormais portée à 430€ bruts mensuels (avec effet rétroactif au 1er novembre 2013). (1)

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) apprécie que cette mesure prise en réponse aux mouvements de grève de l'automne 2012 devienne enfin une réalité concrète. Toutefois, le SNJMG regrette que les internes aient dû attendre presque un an pour ce résultat... (2)

De même, le SNJMG déplore l'absence d'actes forts de la part du gouvernement pour faire appliquer les dispositions existantes sur le temps de travail des internes, alors que la France a été mise en demeure par la Commission Européenne sur ce sujet en octobre 2013. (3)

Plus d'un an après les grèves de 2012, au vu de la réponse encore insuffisante du gouvernement, le SNJMG est plus que jamais mobilisé pour accompagner les internes dans toutes leurs actions visant au respect de leur statut.

 

Contacts Presse :

- Mylène Séphora FROMENT, Vice-Présidente - 01 47 98 55 94 - info@snjmg.org

- Emilie FRELAT, Secrétaire Générale - 01 47 98 55 94 - emilie.frelat@wanadoo.fr

- Théo COMBES, Président - 05 63 58 34 71 - president@snjmg.org

 

(1) : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028408580&dateTexte=&categorieLien=id

(2) : http://blog-snjmg.over-blog.com/article-le-snjmg-demande-du-concret-pour-les-internes-de-medecine-generale-112236210.html

(3) : http://blog-snjmg.over-blog.com/2013/10/temps-de-travail-des-internes-la-france-mise-en-demeure-par-l-europe.html