Internat de MG à Paris - Ile de France : Commission de répartition des stages

Baisse importante du nombre d'internes en 2017, légère augmentation en 2018.

Hausse des stages ambulatoires et baisse des stages hospitaliers.
Phase socle : 60 postes non pourvus (inadéquation + erreurs d'évaluation des besoins de formation)
Ancien régime : 120 non pourvus (inadéquation + évaluation des besoins de formation)
446 entrées au DES (ECN) avec quelques variations, moins les stages ambulatoires (97) soit 404 postes à mettre au choix pour la phase socle.
326 approfondissement + 632 ancien régime, 401 stages ambulatoires soit 587 postes hospitaliers à pourvoir.

Pour les choix prochains : hausse des besoins pédiatrie / gynéco du fait de la réforme.
Pour permettre aux anciens régimes de faire leur stage en pédiatrie : grosse inadéquation sur la pédiatrie.
Grosse baisse sur polyvalent. Retrait des postes pas pris aux 3 derniers semestres. Fermeture des services si ligne de garde non tenable.
Bascule de beaucoup de postes intramuros et CHU socles vers ancien régime (équité et validation CHU)
Nouveau dispositif pour les recalés de phases socle en difficulté (6) : surnombre validant dans des services avec une offre pédagogique adaptée et volontaires.

Inquiétude que l'inadéquation pèse essentiellement sur la périphérie.
Proposition de pondérer l'inadéquation périph-Paris sur l'IDF par coordination des Doyens.
Proposition plutôt d'améliorer l'attractivité des stages de périphérie (internat, stages couplés ville-hôpital)

NB 1 : Dr. OUAZANA a rappelé que beaucoup de MSU ne sont pas payés depuis un an, ce qui n'aide pas la coordination du DES à garder les MSU et à en recruter de nouveaux (Précison du SNJMG : nous demandons que tous les MSU soient payés le plus rapidement possible et soutenons les revendications en ce sens de la coordination du DES).

NB 2 : L'ARS a annoncé que les postes offerts aux choix seraient publiés dans la semaine (Rappel du SNJMG : nous demandons depuis longtemps à l'ARS que cette publication intervienne dans les 48 heures suivant la commission de répartition mais jusqu'aux derniers choix du printemps 2018, l'ARS a pris l'habitude de ne les publier que 2 jours avant les choix)

Documentation :

Presentation-commission.ppt

Addendum du 03 octobre 2018 :

Comme le SNJMG le lui demandait, l'ARS a publié, dans les 48 heures suivant la commission, la liste officielle des postes hospitaliers proposés pour les choix de la semaine prochaine !

Tableau-repartition-octobre18 -VF.xls

 

Internat de MG à Paris - Ile de France : Echanges de facultés

Conformément à l'info donnée au SNJMG vendredi dernier, la coordination du DES de MG de Paris a révélé ce matin les affectations dans les facultés de la subdivision.

Le SNJMG rappelle la coordination du DES de MG de Paris offre la possibilité aux internes d’échanger de faculté, s'ils ne sont pas satisfaits de leur affectation.

Attention : L’échange ne sera possible pour un interne que si un autre interne affecté dans la faculté désirée souhaite être affecté dans la faculté que le premier interne souhaite quitter. Il sera effectué en fonction du rang de classement ECN. La réponse à la demande d’échange est communiquée dans un délai dépendant du nombre de demandes reçues, après accord des deux départements de Médecine Générale.

Aussi, pour donner le maximum de chances à ces demandes d'échanges, le SNJMG organise une bourse préalable à la procédure officielle.

Si vous êtes intéressé(e), que vous soyez ou non membre du SNJMG, merci de contacter notre secrétariat en indiquant : 

Nom, Prénom, classement ECN, faculté d'affectation et facultés désirées (par ordre de préférence)

Nous vous contacterons par retour de courriel, sitôt qu'un(e) interne pourra correspondre à votre demande d'échange...

 

NB : Historique des modalités d'affectations des nouveaux IMG dans les facultés de Paris Ile de France

Depuis 2004 (premiere session des ECN), l’affectation facultaire se faisait dans la suite logique des ECN : suivant le classement ECN des futurs IMG et en fonction de l'ordre de préférence des facs de chacun.

Les DMG se sont plaints de ce principe et ont mis en place via la coordination du DES un système de tirage au sort intégral afin d’harmoniser au mieux les affectations en Ile-de-France.

Ce système mis en place en 2014, sans concertation préalable des syndicats d'internes (SRP-IMG et SNJMG) a été imédiatement dénoncé par ceux ci mais il n'y eu pas de mouvement de protestation des nouveaux IMG l'année de la mise en place de ce système et il a donc été utilisé cette année là.

Depuis 2015, afin de répondre pour partie à la position des syndicats d'IMG, la coordination du DES a mis en place un algorythme mixant, progressivement suivant le classement ECN, les préférences des futurs IMG et une part aléatoire, seul(e) le/la premier(e) étant sûr d'obtenir la faculté de son choix...

 

Internat de MG à Paris - Ile de France : Difficultés pour les affections dans les différentes facultés

Suite à notre réunion d'accueil des nouveaux IMG de Paris - Ile de France, nombre de ces futurs IMG ont contacté le SNJMG à propos des retards dans l'annonce des affectations dans les différentes facultés de la subdivision.

Le SNJMG a donc contacté le 28 septembre 2018 la coordination du DES de MG pour connaître le pourquoi de ces retards :

Ces retards proviennent de problèmes d'inscription de certains étudiants sur le site du DES de MG. Tous les futurs IMG affectés par le CNG sur Paris - Ile de France ne sont donc pas encore inscrits sur le site du DES et c'est ainsi que tout le processus d'affectation est bloqué. Les équipes du DES de MG travaillent depuis mercredi sur le problême et vont travailler tout le week end afin d'annoncer lundi les répartitions dans les facultés de tous les futurs IMG affectés sur Paris - Ile de France par le CNG.

NB : Pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter via notre secrétariat.

 

Plan Santé 2022 : les jeunes médecins généralistes participeront à "l'engagement collectif" tout en restant vigilants sur les objectifs et les modalités de la réforme

Le SNJMG, syndicat indépendant des Jeunes Médecins Généralistes (internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en MG), qui a suivi tout le parcours de préparation du plan Santé 2022, entend exprimer les satisfactions mais aussi les interrogations et  les critiques de ses mandants suite aux annonces faites ce matin par le Président de la République, Mr Emmanuel Macron.
 
Premier thème qui interpelle les jeunes médecins généralistes : les études médicales. Alors que c'est mis en place l'année dernière une réforme (imparfaite) du 3e cycle des études médicale, les ministères concernés (Santé et Enseignement Supérieur) ont commencé à annoncer cet été les premières mesures d'une réforme du 2e cycle. Or voici que le plan Santé nous annonce une fin du numerus clausus pour la rentrée 2020 : plutôt que de réformer les études dans un ordre logique, le gouvernement assume de s'y prendre totalement à l'envers. Si le numerus clausus en soi ne veut plus dire grand-chose dans la France du 21 e siècle avec la reconnaissance mutuelle des diplômes européens et l'explosion de la demande (du fait de la démographie de la population et de la médicalisation de la société), le SNJMG craint que les facultés de médecine n'aient ni les moyens ni la volonté de prendre en charge les promotions de premières années sur tout un cursus (NB :cette crainte est confirmée par la ministre de la Santé, ce jour même). C'est pourquoi le SNJMG restera vigilant concernant toute proposition de sélection dissimulée (saucissonnée en plusieurs examens étalés dans le temps) sur des critères plus ou moins aléatoires, ne pouvant que favoriser le marché d'officines privées de préparation parallèle aux études et au final, amplifier la reproduction sociale. 
 
Deuxième sujet de préoccupation des jeunes médecins généralistes : la démographie médicale. Le SNJMG propose depuis plus de 10 ans la transformation des hôpitaux locaux en établissements publics de soins de proximité et la création de postes salariés de médecins généralistes. Même si le président n'annonce pour commencer que 400 postes salariés et qu'il ne propose pas de transformer la fonction publique hospitalière et fonction publique de santé, le SNJMG se félicite que deux de ses revendications historiques commencent enfin à être reprises par un Président de la République (ce qui n'avait pas été le cas avec ses prédécesseurs).

Ceci dit, le SNJMG interpelle depuis sa création sur les problèmes spécifiques de la Médecine Générale. Outre les précédentes mesures sur la démographie médicale, le Président de la République annonce la création d'assistants médicaux. Comme il le propose, là encore, depuis plusieurs années, le SNJMG souhaite que ces assistant ne soient pas des "bullshits jobs" de la médecine ambulatoire mais correspondent à une activité bien précise en soutien des médecins généralistes. comme il existe ou se mettent en place des postes de secrétaires médicaux/médicales et des postes d'infirmières avec de nouvelles compétences (protocole asalée et infirmières de pratique avancée - IPA). Dans cet esprit, le SNJMG soutient depuis plusieurs années les expérimentations de coursiers sanitaires et sociaux, gérant les problématiques sociales liées au soin. 
 
Malheureusement, le président de la République, propose, en même temps, d'alourdir l'activité des médecins en leur imposant des contraintes dans la prise en charge de soins non programmés (par exemple :"Les urgences non vitales doivent être prises en charge en ville (...) jusqu'à 20 heures" )...
 
Si le SNJMG attend logiquement une réponse à la crise de sa spécialité, il n'est pas indifférent à la situation d'autres spécialités en crise qui sont, comme par hasard, en lien étroit avec la MG : la médecine du travail et la psychiatrie. Aussi, le SNJMG apprécie l'effort annoncé pour la psychiatrie, même s'il peut et doit être amélioré (cf notre communiqué du 01.02.18), mais regrette la quasi absence d'annonces pour la médecine du travail.
 
Quant à l'hôpital (ou travaillent aussi des médecins généralistes, à commencer par les internes), le SNJMG salue la volonté de définitivement limiter la part de la T2A mais se montre suspect sur la mise en place de facturation à l'épisode de soins et encore plus de forfait de pris en charge partagé entre l'ambulatoire et l’hôpital : le SNJMG ne veut pas que soient recréé un système de budget global non plus focalisé sur  l’hôpital mais dispatché sur plusieurs activités et partagé avec les professionnels de santé extra hospitaliers.
 
Pour terminer cette première analyse des annonces présidentielles, si le SNJMG regrette que la prévention reste toujours le parent pauvre du système de santé, il apprécie que le PLFSS 2019 propose un Objectif national de dépenses d'assurance-maladie (Ondam) relevé : la hausse des dépenses pourra atteindre 2,5 %, alors que la tendance du quinquennat devait initialement être de 2,3 % (450 millions d'euros supplémentaires). En effet, comment mettre en place un plan ambitieux si on restreint l'engagement financier ?

Comme à son habitude, le SNJMG est prêt à travailler avec tout gouvernement pour mettre en place des mesures que le syndicat juge aller dans le bon sens. Ce plan n'y fera pas exception et nous saurons porter auprès du gouvernement toute récrimination des jeunes médecins généralistes.


 
Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22

 

Internes de médecine de l'Océan indien : non à la discrimination vis à vis des rémunérations !

Depuis Mai 2018, le CHU de la Réunion, CHU de rattachement des internes de médecine de l'Océan Indien, procède unilatéralement à des réductions de rémunération de différentes catégories d'internes. 
 
Le CHU a d'abord supprimé le complément de salaire issu de la Loi 50-407 du 3 avril 1950 (1) pour les internes issus d'une autre subdivision que l'Océan Indien mais venant y effectuer transitoirement une partie de leur formation. 
 
Le CHU envisage maintenant de supprimer ce complément de salaire pour tous les internes de Médecine Générale de la subdivision de l'Océan Indien qui effectuent un stage en médecine ambulatoire (i.e. : dans les cabinets de médecins généralistes).
 
Outre le caractère inacceptable d'une baisse unilatérale de rémunération des internes, le SNJMG voit dans cette décision une rupture d'égalité dans le traitement des internes.
 
Le SNJMG soutient donc la demande conjointe des syndicats SIOI, ISNAR-IMG et ISNI (2) d'un maintien de cette compensation financière pour tous les internes concernés.
 


Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 


(1) : Extrait du Journal Officiel
(2) : Tweet de l'ISNI