Revue JeuneMG #26

Voici le sommaire de ce numero de printemps de la revue Jeune MG dont le dossier principal est consacré aux grèves des internes de Médecine Générale  entre octobre 2019 et Février 2020 :

Grèves locales d'internes 
- Hôpital de Mulhouse et choix de stages à Strasbourg
- Mic Mac aux choix de stages hospitaliers des Internes de Médecine Générale à Paris-Ile de France 
 
Mobilisation nationale des internes de médecine et de pharmacie (10 décembre 2019 - 14 février 2020)
- Grève des internes : Les revendications et modes d'actions du SNJMG
- Journée de mobilisation des hospitaliers et des internes (17 décembre 2019)
- Médecins remplaçants non thésés : les revendications du SNJMG à l’occasion de la grève des internes
- Information sur les cotisations 2020 retraite/prévoyance pour les remplacements avant la thèse
- Journée de mobilisation des internes (20 janvier 2020)
- Mobilisation pour l’hôpital et nouvelle journée de grève des internes de médecine (14 février 2020) 
- Tableau comparatif entre les revendications du SNJMG et les propositions du ministère à l'issue des 2 mois de mobilisation
 
Articles "Coups de pouce" :  
- Thèse d’Antoine Perot : Dysfonctionnements en Médecine Générale : Enquête par Questionnaire autour d’un Événement Indésirable Associé aux Soins auprès de Médecins Généralistes 
- Thèse d’Hervé FOKA TICHOUE : Étude des freins à l’appropriation de la Prophylaxie Pré́-Exposition au VIH (PrEP) en soins premiers. Enquête auprès de médecins généralistes dans le département de la Seine-Saint-Denis 
 
+ Pénurie de masques chirurgicaux : quelles solutions ? Article du docteur Pierre Frances et du docteur Aurélie Tomezzoli
 

 

RAPPEL : La revue "Jeune-MG" est envoyée gratuitement à tous les inscrits sur le site internet du SNJMG qui ont manifesté leur volonté de s'y abonner.

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CoViD-19 : Message aux Jeunes MG (semaine#9)

 

Bonjour

Hormis Mayotte, la sortie du confinement a donc débuté le lundi 11 mai 2020.

A cette occasion, une loi, publiée avec un jour de retard, a prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 Juillet 2020.

Cette loi comporte aussi l’organisation du traçage des patients infectés et des personnes contact à risque. Suite aux votes des parlementaires et à la décision du Conseil Constitutionnel, le dispositif final est plus acceptable que le dispositif initialement proposé par le gouvernement. Mais il persiste certains problèmes techniques non négligeables et surtout, la question de fond d’une atteinte aux droits fondamentaux. Aussi, le SNJMG a publié un communiqué de presse déplorant l’organisation du traçage dans le cadre de la pandémie CoViD-19.

Parmi les critiques exposées dans ce communiqué, il y avait le fait que seules les téléconsultations d’annonce et de traçage étaient prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie. Or, 2 jours plus tard, le directeur de l’Assurance Maladie adressait un courrier aux médecins généralistes annonçant que toutes les consultations d'annonce et de traçage (GS ou TCG + MIS) sont prises en charge à 100% permettant un tiers payant intégral en Exo 3…

C’est dans ce contexte que le SNJMG actualise régulièrement une nouvelle fiche pratique de prise en charge des patients cas possibles / cas probables TDM+ et des cas contact.

Cette fiche pratique vient bien sûr enrichir notre mini site d’information sur la pandémie CoViD-19, mini site accessible sur cette page.

Toujours dans la gestion de la pandémie, le texte réglementaire sur la prime exceptionnelle COVID pour les externes et internes a été publié vendredi 15 mai 2020 au Journal Officiel. Même si là encore, le texte final est plus acceptable que le premier projet travaillé par le ministère (texte que le SNJMG avait sévèrement critiqué, ndlr), il persiste toujours des variables spatiales et temporelles faisant fluctuer le montant de la prime…

Avant de terminer cette lettre, nous vous proposons de contacter notre secrétaire pour :

  • Nous signaler tout problème de choix de stage ou de validation de stage si vous êtes IMG,
  • Nous signaler tout problème dans la prise en charge d’un arrêt de travail pour cause de CoViD-19, quel que soit votre statut,
  • Participer, en fonction de vos disponibilités, à la vie interne du syndicat.

A bientôt…

Restons solidaires et responsables !

Le SNJMG

Contact tracing : le jour du top départ pour les médecins généralistes ?

 

Après le couac gouvernemental sur la publication de la loi encadrant la sortie du confinement (1) et la décision rapide du Conseil Constitutionnel, c’est ce matin que l’Assurance maladie ouvre son service Contact Covid sur son service internet pour professionnels de santé : ameli pro (2).

Avec plus de 2 mois de retard sur les recommandations de l’OMS (3), la France organise enfin une campagne massive de tests RT-PCR.

A l’option de ciblage sur les personnes à risques et sur les lieux à risques, la France a fait le choix de tester les patients symptomatiques et les personnes contact des patients infectés. Avec ce choix, il était logique de faire de la maladie CoViD-19 une nouvelle maladie à déclaration obligatoire, au besoin en adaptant ce système éprouvé aux conditions exceptionnelles de la situation.

A cette solution évidente, le gouvernement a préféré le recours à un dispositif exceptionnel dérogeant au droit au respect de la vie privée et portant atteinte aux libertés publiques (4).

Suite à la mobilisation de différentes organisations non gouvernementales et médicales, dont le SNJMG (5), les parlementaires ont pu faire évoluer le projet du gouvernement en instaurant différents garde-fous : durée de conservation des données limitée à trois mois, droit d’opposition ou de rectification des intéressés, impossibilité de mentionner d’autres éléments médicaux que ceux liés au coronavirus.

De plus, le Conseil Constitutionnel a imposé l’intervention du juge judiciaire dans les mesures de placement en isolement et de mise en quarantaine, émis plusieurs réserves d’interprétation sur la collecte de données du contact-tracing destinées à mieux l'encadrer, concernant notamment le décret d’application (sur les modalités de collecte, de traitement et de partage des informations) ou le recours à des sous-traitants et il a exclu des organismes ayant accès à ces informations, ceux qui assurent «l’accompagnement social» des malades, notamment les centres communaux d’action sociale (CCAS).  

Si le gouvernement reconnait enfin l’implication des médecins généralistes dans la gestion de la pandémie, le SNJMG renouvelle sa désapprobation d'une procédure sans concertation avec les patients ni les organisations impliquées dans le respect des droits de l’homme (6).

Par ailleurs, si le dispositif concret est plus acceptable que ce que prévoyait initialement le gouvernement, le SNJMG enjoint les médecins généralistes à demander systématiquement le consentement des personnes avant leur inscription sur Contact Covid, et leur propose de limiter la recherche de personnes contact aux personnes résidant avec le patient infecté voire aux personnes contact à risques dont ils seraient le médecin traitant.

D’un point de vue pratique, en tant que syndicat de remplaçant-e-s, le SNJMG constate que la solution de passer par amelipro exclue de fait les médecins remplaçants de la procédure : encore une fois, les remplaçants sont complétement oubliés par le gouvernement et l’Assurance Maladie !

Pour répondre aux difficultés des remplaçants mais aussi aux interrogations des tous les médecins généralistes perdus dans les méandres d’une lourde et complexe procédure, le SNJMG met à leur disposition une fiche pratique pour être en mesure de prendre en charge correctement tout patient suspect de CoViD-19 (7).

D’ailleurs, le SNJMG se réjouit que la rémunération de l’annonce du diagnostic, de la mise en place des mesures personnelles et d’eventuelles recherches de personnes contact se fasse sous une forme forfaitaire fixe et non, comme prévu initialement, sous forme d’un montant de base abondé d’une mini prime au signalement (8). Toutefois, il déplore, que seuls les actes réalisés en téléconsultation soient pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie, permettant un tiers payant intégral, et demande donc instamment à l’Assurance Maladie que tout acte incluant la majoration « MIS » puisse relever d’une prise en charge à 100% permettant un tiers payant intégral dans tous les cas de figure.

 

Contact Presse : Benoit Blaes – presidence@snjmg.org – 07.61.99.39.22

 

  1.  : http://www.leparisien.fr/politique/deconfinement-5-minutes-pour-comprendre-le-couac-sur-la-loi-d-etat-d-urgence-sanitaire-11-05-2020-8314530.php
  2.  : https://rmc.bfmtv.com/emission/c-est-un-secret-medical-partage-les-medecins-generalistes-autorises-a-signaler-a-l-assurance-maladieles-patients-atteints-par-le-covid-19-1913033.html
  3.  : https://factuel.afp.com/non-loms-na-pas-commence-en-avril-appeler-tester-de-maniere-massive
  4.  : https://smg-pratiques.info/soigner-n-est-pas-ficher-l-ethique-des-medecins-n-est-pas-a-vendre
  5.  : http://www.snjmg.org/blog/post/coronavirus-en-france-la-resistible-multiplication-des-atteintes-aux-droits-fondamentaux/1762
  6.  :  https://www.lepoint.fr/societe/secret-medical-consentement-du-patient-toutes-les-digues-ont-cede-13-05-2020-2375278_23.php
  7.  : http://www.snjmg.org/blog/post/covid-19-reponses-aux-patients-et-cat-face-a-un-cas-contact-ou-suspect-en-medecine-generale-stade-3-post-confinement/1763
  8. : https://www.liberation.fr/checknews/2020/05/12/covid-19-finalement-les-medecins-ne-beneficieront-pas-d-une-prime-au-signalement-des-cas-contacts_1788014

CoViD-19 : Chronologie de la pandémie

Devant le développement de la pandémie, nous individualisons la chronologie de notre publication initiale pour lui consacrer un billet spécifique (Sources : SCMP, AP, AFP, Le Monde, Libération, Mediapart) :

 

30 novembre 2017. Après avoir étudié durant cinq ans les chauve-souris d’une grotte de Yunnan, et leurs coronavirus, l’institut de virologie de Wuhan estime que leur recombination est possible et invite à se préparer à l’apparition de nouvelles maladies. 

17 novembre 2019. Premier cas détecté en Chine, à Wuhan (prononciation : wou-ran), dans la région du Hubei, d’une personne de 55 ans infectée par un virus inconnu (NB : cause déterminée à postériori).

15 décembre 2019. Des médecins chinois de la région de Wuhan en Chine diffusent des messages alarmistes sur des cas de pneumonies graves de cause inconnue. Selon le Canard Enchaîné du 6 mai 2020, le Président Emmanuel Macron est averti par l’ambassadeur de France à Pékin de l'épidémie émergente en Chine.

16 décembre 2019. Une femme est hospitalisée pour une pneumonie à Wuhan. L’hôpital conclue à une infection provoquée par un virus de la famille du SARS.

21 décembre 2019. Un foyer de pneumonies virales de la famille du SARS est identifié à Wuhan.

27 décembre 2019. VisionLabs, un laboratoire de Guangzhou, commence à séquencer le virus à partir d’échantillons d’un livreur du marché aux animaux sauvages de Wuhan, agé de 65 ans, atteint de la maladie. 

30 décembre 2020. Ai Fen, directrice du département des urgences de l’hôpital central de Wuhan, transmet les analyses des poumons du premier patient à ses collègues. Li Wenliang, médecin ophtalmologue à l'hôpital central de Wuhan, les transfère à une centaine de médecins sur WeChat, en évoquant 7 cas de virus de type SRAS à Wuhan. Son message devient "viral" en quelques heures. « Effrayant, le SRAS est-il en train de revenir ? » répond un des destinataires. Le lendemain, les autorités sanitaires de Wuhan convoquent Li Wenliang pour l'interroger sur ces messages.

31 décembre 2019. La Chine informe la communauté internationale de cas groupés (officiellement : 59 cas entre le 12 et le 29 décembre 2019 mais selon des sources indépendantes, plus de 250 cas entre mi novembre et fin décembre) d’une infection respiratoire inconnue, en relation avec le Seafood Wholesale Market, le marché aux poissons de la ville de Wuhan (où sont aussi vendues diverses espèces d'animaux vivants). Aussitôt, Taiwan prend des mesures de quarantaine vis-à-vis des personnes arrivant sur son sol en provenance de la province chinoise du Hubei.

1er Janvier 2020. Fermeture du Seafood Wholesale Market de Wuhan (NB : des études scientifiques démontreront par la suite que ce marché a plus été un amplificateur de l'épidémie que le lieu de diffusion initial).

02 Janvier 2020. Ouverture d’une veille sanitaire en France par le CORRUSS (Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales)

03 Janvier 2020. La police de Wuhan convoque l'ophtalmologue Li Wenliang, accusé d'avoir « répandu des rumeurs en ligne » et « gravement perturbé l'ordre social ». Sa garde à vue prend fin avec la signature et la lecture en public d'une déclaration dans laquelle il reconnaît son « délit ». 

09 janvier 2020. Premier mort officiellement confirmé à Wuhan. Identification du virus responsable : il s'agit bien d'un nouveau variant de coronavirus.

12 janvier 2020. La Chine partage la séquence génétique du virus.

13 janvier 2020. Premier cas officiel (importé) hors de Chine (Thailande)

14 janvier 2020. En France, le ministère de la santé alerte les agences régionales de santé (ARS) ; 16 établissements hospitaliers français sont choisis pour être centre de prise en charge de référence des patients éventuels de Covid-19.

15 janvier 2020. En France, le SNJMG ouvre sur son site Internet une veille informative sur le nouveau coronavirus

17 janvier 2020. Protocole de test diagnostique RT-PCR  publié par l’OMS et réalisé en Allemagne.

20 janvier 2020. La Chine confirme la transmission inter humaine de la pathologie.

21 janvier 2020. Premier cas officiel aux USA (Seattle). En France, la ministre de la santé Agnès Buzyn, lors d’un point de presse, juge que « le risque d’introduction en France est faible mais ne peut pas être exclu, d’autant qu’il y a des lignes aériennes directes avec Wuhan ». Elle ajoute : « Notre système de santé est bien préparé, professionnels et établissements de santé ont été informés. » De son coté, le Pr Yazdanpanah déclare : " Il ne va pas y avoir d'épidémie en France parce qu'on est préparé. Il peut y avoir un cas mais on pourra très rapidement le contenir".

22 janvier 2020. Le comité d’urgence de l’OMS reconnait « l’urgence de la situation ». Obligation du port du masque à Wuhan. En France, le CORRUSS, centre opérationnel de régulation et de réception des urgences, est placé en "vigilance renforcée" selon le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, auditionné par le Sénat le 26 février 2020.

23 janvier 2020. Début du confinement à Wuhan et suspension des liaisons aériennes Paris-Wuhan. Arnaud Fontanet, responsable de l'unité des maladies émergentes à l'Institut Pasteur, donne son avis sur les risques pour la France : "on peut s'attendre à voir un cas diagnostiqué en France. Il faut y être prêts, ce qui est le cas (...) le scénario pour l'instant le plus plausible ce sont des importations en France, vraisemblablement. Mais sur le sol français, on a de bonnes raisons d'espérer qu'il n'y ait pas d'épidémie qui démarre". 

24 janvier 2020. Trois premiers cas (importés de Chine) sont recensés en France, les premiers en Europe. La ministre de la santé Agnès Buzyn déclare : « Le risque d’importation depuis Wuhan était modéré. Il est maintenant pratiquement nul, puisque la ville, vous le savez, est isolée. Les risques de propagation dans la population [française] sont très faibles. » (NB : l'analyse des mutations génétiques du virus démontrera plus tard que le coronavirus circulait sur le territoire français déjà à bas bruit en janvier 2020 parmi des personnes asymptomatiques ou pauci symptomatiques)

25 janvier 2020. En Chine, la région entière de Hubei, soit près de 60 millions d’habitants, est placée en quarantaine. Premier cas officiel en Océanie (Australie).

26 janvier 2020. La Chine annonce que des malades asymptomatiques peuvent transmettre le virus. En France, la ministre de la santé Agnès Buzyn rassure sur le stock de masques : « Nous avons des dizaines de millions de masques en stock en cas d’épidémie, ce sont des choses qui sont d’ores et déjà programmées. Si un jour nous devions proposer à telle ou telle population ou personne à risque de porter des masques, les autorités sanitaires distribueraient ces masques aux personnes qui en auront besoin. »

28 janvier 2020. Premier cas officiel de contamination entre individus en Europe (Allemagne). L’Union européenne active son dispositif de crise, qui vise principalement à partager les informations entre États membres.

29 janvier 2020.  Louis Gautier, ancien secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDN), confie à L’Obs : « Je ne comprends pas : pourquoi n’ont-ils pas encore déclenché le plan pandémie ? On perd un temps précieux ! » 

30 janvier 2020. L’OMS déclare « l’urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI). « Cette déclaration n’est pas due à ce qui se passe en Chine, mais à ce qui se passe dans les autres pays, commente le directeur général de l’OMS. Notre plus grande préoccupation est la possibilité que le virus se propage dans des pays dont les systèmes de santé sont plus faibles. »  Si L’OMS « s’oppose à toute restriction aux voyages », l’Italie suspend ses vols avec la Chine. En France, la Direction générale de la santé (DGS) demande à l’agence Santé publique France d’acquérir « dès que possible » 1,1 million de masques FFP2. De son côté, une équipe allemande obtient la preuve que les malades en phase d’incubation peuvent être contagieux, rendant le contrôle de l'épidémie encore plus difficile.

31 janvier 2020. Premier rapatriement par avion de Français présents à Wuhan, avec organisation de mises en quatorzaine dans le sud de la France (région PACA). Marie Fontanel quitte son poste à l’Élysée de conseillère solidarités et santé d’Emmanuel Macron pour s’installer à Strasbourg, où son époux est le candidat LREM à l’élection municipale. Elle ne sera remplacée que le 1er mars 2020.

1er février 2020. Tous les pays de l’espace Schengen, sauf la France, suspendent les visas avec la Chine.

03 février 2020. Dans le document « Préparation stratégique et plan de réponse », l’OMS écrit : « Tous les pays sont exposés au risque et doivent se préparer. » L’OMS rappelle la nécessité de gérer l’approvisionnement et les chaînes logistiques, entre autres, de matériels médicaux. 

05 février 2020. Un article de Science évoque le risque de pandémie et de surcharge des réanimations devant le nombre de cas graves

06 février 2020. Li Wenliang, infecté par le coronavirus, meurt dans un hôpital de Wuhan. L'annonce de sa mort le lendemain déclenche une forte colère populaire en Chine qui oblige le pouvoir à le réhabiliter.

07 février 2020. Nouvelle demande de la DGS à SPF. Il s’agit cette fois d’acquérir 28,4 millions de FFP2, à travers « une procédure accélérée d’achat ». 

08 février 2020. Cinq nouveaux cas d’infection sont détectés en France dans un chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie). « Le cas initial nous a été signalé hier soir. Il s’agit d’un ressortissant britannique de retour de Singapour où il avait séjourné du 20 au 23 janvier », explique Agnès Buzyn. « L’ensemble des cas positifs et les contacts de ce ressortissant britannique, tous de nationalité britannique, ont été hospitalisés cette nuit dans trois hôpitaux à Lyon, Saint-Étienne et Grenoble », a précisé la ministre. Les autorités retracent les contacts étroits de ces personnes.

10 février 2020. Le Président des USA, Donald Trump, annonce la fin de l'épidémie d'ici 2 mois : “Bon, ce virus, il y a plein de gens qui pensent qu’il disparaîtra en avril avec la chaleur, avec le retour de la belle saison. D’habitude, ça s’en va en avril. En attendant, on gère très bien. On n’a que douze cas. Onze, et la plupart se sont rétablis.”

12 février 2020. Sur les 28,4 millions de masques commandés, SPF n’en a reçu que 500 000 et en a commandé 250 000 autres, pas encore livrés.

14 fevrier 2020. Premier cas officiel en Afrique (Egypte). Premier mort en France (un touriste chinois, agé de 80 ans), le premier hors d’Asie.

16 février 2020. Agnès Buzyn démissionne du ministère de la santé pour prendre la tête de liste de la campagne municipale LREM à Paris. Elle est remplacée par Olivier Véran.

17 février 2020. Début du rassemblement évangélique de l’Église Porte ouverte chrétienne à Mulhouse, qui réunit de 2 000 à 2 500 personnes jusqu’au 21 février.

18 février 2020. Olivier Véran déclare sur France Inter : « La France est prête car nous avons un système de santé extrêmement solide. »

19 février 2020. Alors que le virus se diffuse déjà discrètement en Lombardie et dans la province de Valence, en Espagne, plus de 40 000 supporteurs assistent dans le stade milanais de San Siro au match de Ligue des champions entre l’Atalanta Bergame et le Valence CF.

21 février 2020. Premières mesures de confinements en Italie, dans la région de Codogno, en Lombardie.

22 février 2020. Le directeur général de l’OMS avertit que « la fenêtre d’opportunité pour contenir l’épidémie se rétrécit ».

23 février 2020. La France déclenche le stade 1 d'un plan de réaction à la pandémie de coronavirus, qui repose sur le plan Orsan et plus précisément le volet Orsan REB, consacré aux risques épidémiques et biologiques.

25 février 2020. Premier décès officiel "non importé" en France : c’est un enseignant de Crépy-en-Valois et conseiller municipal de Vaumoise, dans l’Oise.

26 février 2020. En France, Jérôme Salomon, directeur général de la santé, est auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat : « Nous avons débloqué les stocks stratégiques et passé en urgence une commande de masques protecteurs à destination des professionnels de santé. Santé publique France détient des stocks stratégiques importants de masques chirurgicaux. Nous n’avons pas d’inquiétude sur ce plan. Il n’y a donc pas de pénurie à redouter, ce n’est pas un sujet. »

28 février 2020. L’OMS appelle les États à agir vite: il faut « adopter une approche englobant ‎l’ensemble du gouvernement et l’ensemble de la société. Ce n’est pas ‎un travail pour le seul ministère de la santé ». En France, le SNJMG publie une version développée de ses informations sur la gestion du CoViD-19 en Médecine Générale.

29 février 2020. Réunion en France d’un conseil des ministres exceptionnel consacré à la crise du Covid-19… mais qui autorise également, à la demande du Premier Ministre, Edouard Philippe, le recours au 49-3 pour faire passer sans vote le projet de loi de réforme des retraites en cours d'examen à l’Assemblée nationale. A la sortie du conseil, le ministre de la Santé annonce le passage au stade 2 de l’épidémie et l'annulation des manifestations de plus de 5.000 personnes dans des lieux fermés.

2 mars 2020. Le directeur de l’OMS avertit : « Avec des mesures précoces et agressives, les pays peuvent arrêter la transmission et sauver des vies. »

3 mars 2020. En Grande Bretagne, lors d'une conférence de presse, le Premier ministre conservateur de 55 ans, Boris Johnson, fanfaronne : il a "serré la main à tout le monde" en visitant un hôpital où se trouvaient des malades du Covid-19. En France, sur proposition du président de la République, le Premier ministre réquisitionne par décret l’ensemble des stocks et productions de masques sur le territoire national "afin de préserver les ressources en masques de protection dans le cadre de la lutte contre le COVID-19"

4 mars 2020. L’Italie compte 3 100 cas officiels d’infections et décide de la fermeture des écoles. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, sur France Inter : « On ne fermera pas toutes les écoles de France. » 

6 mars 2020. Emmanuel Macron et son épouse se montrent au théâtre : « Si on prend des mesures qui sont très contraignantes, ce n’est pas tenable dans la durée. » Les pharmacies reçoivent l’autorisation de fabriquer du gel hydroalcoolique, la pénurie se généralisant.

8 mars 2020. Le président du Conseil italien Giuseppe Conte place en quarantaine les régions italiennes les plus touchées, avant d’étendre le lendemain le confinement à l’ensemble du pays.

9 mars 2020. Les rassemblements de plus de 1 000 personnes interdits en France.

10 mars 2020. En France, création d’un conseil scientifique chargé de conseiller le président de la République sur la gestion de la pandémie (NB : quelques jours plus tard, le HCSP publie un communiqué rappelant que c’est sa mission). Tous les pays de l’Union européenne sont désormais officiellement touchés par le Covid-19.

11 mars 2020. L’OMS déclare officiellement l’état de pandémie : « Nous sommes très inquiets par les niveaux de diffusion et de dangerosité, ainsi que par les niveaux alarmants de l’inaction de la communauté internationale », indique son directeur général. En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, annonce : « Les enfants ne constituent pas un public fragile, il ne faut donc pas avoir peur de les envoyer à l’école. » En revanche, il annonce l’interdiction de toutes les visites dans les Ehpad.

12 mars 2020. Le matin, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, déclare : « Nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles. » Le soir, le président de la République annonce la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités. Emmanuel Macron annonce également le maintien du premier tour de l’élection municipale : les scientifiques « considèrent que rien ne s’oppose à ce que les Français, même les plus vulnérables, se rendent aux urnes », assure-t-il, ce qui n’est pas ce que dit l’avis du conseil scientifique du 12 mars, qui précise que « cette décision éminemment politique ne pouvait lui incomber » (NB : il semblerait que le Président était personnellement favorable à l’annulation du premier tour mais qu’il a finalement cédé à la pression du Premier ministre, Edouard Philippe, du président du Sénat, Gérard Larcher, et de responsables des différentes oppositions donnt Christian Jacob).

14 mars 2020. Intervention en France du premier ministre Édouard Philippe pour annoncer le passage au stade 3 de l’épidémie et la fermeture à minuit de tous les lieux de regroupements non indispensables (cafés, restaurants, cinémas, discothèques…). Les magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac, stations-essence restent ouverts.

15 mars 2020. Premier tour des élections municipales en France. L’Espagne décide d’un confinement général.

16 mars 2020. L’OMS insiste sur « un message simple : testez, testez, testez ! Isolez les personnes positives et remontez leurs chaînes de contacts ». L’Europe annonce la fermeture de ses frontières extérieures pour un mois minimum. En France, le président de la République, annonce pour le lendemain midi un confinement pour au moins 15 jours : « Nous sommes en guerre ». Il annonce également le report du second tour des élections municipales.

17 mars 2020. Avant l’entrée en vigueur du confinement en France, plus d’un million de personnes ont quitté l’Île-de-France. Quant à la pénurie de masques, Olivier Véran se veut catégorique : « Nous avons assez de masques aujourd’hui pour permettre aux soignants d’être armés. Nous avons suffisamment de masques FFP2 pour faire face aux besoins hospitaliers et pour équiper les infirmières ou les médecins libéraux. ». De son coté, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, précise : « Les Français ne pourront pas acheter de masque dans les pharmacies, car ce n'est pas nécessaire si l'on n'est pas malade. ». Enfin, deux mois après les premières recommandations du SNJMG, le College de Médecine Générale publie des recommandations (officielles car en collaboration avec HCSP) pour la prise en charge des patients suspects de maladie CoViD-19.

18 mars 2020. Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, reconnaît dans un entretien à France 2 que la stratégie adoptée par le pouvoir est une stratégie par défaut, adaptée à la pénurie de moyens (masques, tests) : le manque de tests est « un vrai problème ».

21 mars 2020. L’Italie décide d’interrompre toutes les activités économiques non essentielles. L’Espagne fait de même une semaine après, le 28 mars. En France, le SNJMG publie une fiche synthétique sur la prise en charge des patients suspects de CoViD-19, reprenant ses informations précédentes et les recommandations officielles du HCSP et du College de MG.

22 mars 2020. En France, adoption de la loi sur l’état d’urgence sanitaire qui autorise le gouvernement à gouverner par ordonnances jusqu'au 24 mai 2020.

23 mars 2020. Le confinement est décrété pour trois semaines en Grande Bretagne. En France, un décret remplace celui du 3 mars sur la réquisition des masques : Si les masques produits sur le territoire national restent réquisitionnés jusqu’au 31 mai, il n’en n’est pas de même pour les masques importés. Au-delà d’une importation de 5 millions de masques par trimestre, une demande d’importation doit être adressée au ministère de la Santé, qui a alors 72 heures pour dire s’il réquisitionne partiellement ou totalement la commande. En l’absence de réponse dans ce délai, les masques ne pourront être réquisitionnés.

25 mars 2020. En France, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement déclare : « Il n’y a pas besoin d’un masque quand on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres. » Le soir même, Emmanuel Macron visite l’hôpital de campagne de Mulhouse avec un masque FFP2 sur le visage.

27 mars 2020. Dans un entretien à la revue Science, Georges Gao, qui dirige la plus haute autorité de santé en Chine, le Chinese Center for Disease, met en garde : « La grande erreur aux États-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque. » « Il faut porter un masque. » Quatre pays d’Europe centrale (République tchèque, Slovaquie, Autriche et Slovénie) ont rendu le port du masque obligatoire dans l’espace public.En France, le premier ministre prolonge le confinement national au moins jusqu'au 15 avril.

30 mars 2020. En France, le SNJMG rassemble toutes ses informations sur CoViD-19 dans un mini site dédié (NB : cette somme documentaire a été revue et complétée avec la participation de la Revue Prescrire le 15 décembre 2020).

1er avril 2020. En France, le premier ministre, Édouard Philippe, affirme qu'il n'y a « pas de preuve que le port du masque dans la population apporterait un bénéfice. Ce serait même plutôt le contraire, à cause d’une mauvaise utilisation. »

03 avril 2020. En France, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, déclare : « Si nous avons accès à des masques, nous encourageons effectivement le grand public, s’il le souhaite, à en porter. »

05 avril 2020. En Grande Bretagne, le Premier ministre, Boris Johnson, infecté par le coronavirus est hospitalisé "à titre de précaution" : il passera 3 jours en soins intensifs et sortira d'hospitalisation le 12 avril 2020

07 avril 2020. Le président etatsunien, Donald Trump, juge que l’organisation mondiale de la santé s’est "complètement plantée", s’est trop fiée à la Chine, et remet en question la participation financière des Etats-Unis à son financement. 

08 avril 2020. Levée du confinement à Wuhan. En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, déclare dans un entretien au journal Le Monde : « Depuis le premier jour de la crise épidémique, nous avons décidé d’être dans l’anticipation, c’est-à-dire de disposer au moment opportun de tous les moyens possibles pour lutter contre la diffusion du virus. »

13 avril 2020. En France, le Président de la République, annonce, si les conditions le permettent, la réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées et le début du déconfinement à compter du 11 mai 2020.

14 avril 2020. Le FMI annonce une récession mondiale historique

15 avril 2020. Les Danois sont les premiers européens à rouvrir crèches et écoles primaires. La Norvège emboîte le pas le 27 avril. Suivent les lycées allemands et autrichiens.

20 avril 2020. L’Allemagne annonce l'annulation cette année de l'Oktoberfest (deux semaines à Munich entre fin septembre et début octobre).

23 avril 2020. Le Président des USA, Donald Trump, formule des hypothèses thérapeutiques : « Je vois le désinfectant qui le neutralise en une minute. Est-ce qu'on pourrait faire quelque chose comme ça, avec une injection à l'intérieur ou… ? (...) Ça serait intéressant de tester ça ».

26 avril 2020. En France, un arrêté autorise la vente de masques dits « grand public » ou « alternatifs » dans les pharmacies.

28 avril 2020.  Le matin, le SNJMG publie un communiqué avec la Quadrature du Net pour s’opposer au projet d’application StopCoviD. L’après midi, le premier ministre Édouard Philippe présente le plan du gouvernement pour le 11 mai 2020 et le début du dé confinement. Mais il reporte le vote sur l’application StopCovid : « Je serais bien en peine de vous dire comment [l’application] fonctionne, et comment elle fonctionnera précisément. Les ingénieurs travaillent d’arrache-pied pour faire fonctionner ce projet, mais tant que ce n’est pas le cas, le débat est prématuré ».

30 avril 2020.  En France, le Pr Salomon, DGS, et Olivier Véran, ministre de la Santé, présentent la première carte indicative des départements en vue du dé confinement. Il apparaît qu’au moins trois départements font l’objet d’erreurs de calculs…

03 mai 2020. En France, les sociétés de journalistes et rédactions de trente médias papier et audiovisuels demandent au gouvernement, au nom de la liberté de la presse et du refus d'une information officiellement labellisée, de retirer du site gouvernement.fr une sélection d'articles de presse qui seraient des "articles de médias français luttant, dans le cadre de la crise sanitaire, contre la désinformation".

05 mai 2020. Le Royaume-Uni devient le pays européen le plus endeuillé

07 mai 2020. En France, plus de 50 médecins, scientifiques et Prix Nobel réclament l'obligation du port d'un masque ou d'une protection faciale.

11 mai 2020. En France, première phase de sortie du confinement : les commerces rouvrent, les sorties sont possibles sans attestation dans une limite de 100Km, les écoles se préparent à accueillir des élèves, malgré les réticences du Conseil scientifique ; les masques ne sont obligatoires que dans les transports publics. La plupart des autres pays européens allègent aussi leurs mesures de confinement, progressivement entre mai et juin, avec des stratégies différentes concernant les écoles.

22 mai 2020. L'Amérique latine devient le nouvel épicentre de la pandémie

02 juin 2020. Alors que les chiffres de l'épidémie s'améliorent en France, le gouvernement amplifie le déconfinement, avec la réouverture des bars, restaurants, écoles et collèges, lieux de culture...

22 juin 2020. En France, nouvel allègement du protocole sanitaire avec de nouvelles réouvertures d'activités (NB : les lycées et université restent fermées).

14 Juillet 2020. En France, sous la pression de différents appels de médecins, le Président de la République annonce l'obligation du port du masque en lieu public clos, à compter du 1er aout 2020. Devant les protestations concernant le délai de mise en application de la mesure, la date est finalement avancée au 20 Juillet 2020.

1er septembre 2020. En France, rentrée des classes sous protocole sanitaire : Tous les élèves de collèges et lycées doivent obligatoirement porter un masque mais il n'y a plus de prise en charge des arrêts de travail d'un des 2 parents pour garde d'enfants.

10 septembre 2020. En France, retour, sous la pression de nombreuses critiques, de la prise en charge des arrêts de travail d'un des 2 parents pour garde d'enfants.

14 septembre 2020. En France, avec 2 semaines de retard sur la rentrée des classes, le SNJMG publie ses recommandations pour la prise en charge en Médecine Générale d'enfants malades ou contact de cas CoViD+.

28 septembre 2020. La pandémie de coronavirus a franchi le cap du million de morts officiels dans le monde depuis l’apparition des premiers cas en décembre, d’après les chiffres compilés par l’AFP.

14 octobre 2020. En France, devant la dégradation des indicateurs sanitaires, couvre-feu obligatoire dans les zones les plus atteintes sur décision des autorités compétentes

23 octobre 2020. En France, 1 million de cas sont officiellement dénombrés dans le territoire depuis le début de la pandémie.

30 octobre 2020. En France, confinement généralisé sur décision gouvernementale : Fermeture obligatoire des commerces non-essentiels mais les établissements scolaires restent ouverts, interdiction des déplacements et retour des attestations de déplacement (sortie personnelles limitées à 1km pendant 1h)

1er novembre 2020. En France, le taux d'occupation des prisons françaises atteint 103 % avec un bond de 1 000 nouveaux détenus en un mois, laissant dormir 597 détenus sur un matelas au sol, certains prisonniers avaient été libérées dans les prisons plein à 200 % en raison de l'urgence sanitaire. 

05 novembre 2020. En France, séance houleuse à l'Assemblée Nationale où l'opposition vote par amendement la limitation dans le temps de l’État d'urgence finalement prolongé jusqu'à la fin de l'hiver 21. L'opposition dénonce le caractère de gouvernement très vertical en France où le Conseil de Défense sanitaire administre le pays de façon opaque.

09 novembre 2020. Pfizer/BioNTech annoncent un premier vaccin efficace à 90 % contre le Covid-19

14 novembre 2020. En France, 2 mois après le SNJMG, le Collège de MG publie des recommandations (officielles car en collaboration avec HCSP) pour la prise en charge en Médecine Générale d'enfants malades ou contact de cas CoViD+.

16 novembre 2020. Moderna annonce un deuxième vaccin efficace à 94,5 % contre le Covid-19

17 novembre 2020. Plus de 15 millions de cas recensés en Europe.

04 décembre 2020. Le cap du 1,5 million de morts dans le monde est franchi et plus de 65 millions de personnes ont été contaminées par le virus de la Covid-19. Les Amériques et l'Europe demeurent les deux foyers majeurs de l'épidémie, avec respectivement 42% et 40% des nouveaux cas rapportés au niveau mondial, entre le 23 et le 29 novembre. 

07 décembre 2020. Le Royaume-Uni lance la première campagne de vaccination en Europe

16 décembre 2020. Emmanuel Macron, président de la République française, est testé positif au COVID-19

21 décembre 2020. La Commission européenne valide l'autorisation de mise sur le marché conditionnelle du vaccin BioNTech/Pfizer

27 décembre 2020. En France, à l'occasion d'un reportage video en direct sur les chaines d'information continue, une ancienne aide ménagère, Mauricette, est la première française à être vaccinée. C’est ensuite un médecin cardiologue de 65 ans, le Dr Jean-Jacques Monsuez, qui a été vacciné, sans être filmé...

28 décembre 2020. En Chine, Zhang Zhan, «journaliste citoyenne», qui avait couvert l'épidémie de Covid-19 à Wuhan a été condamnée à quatre ans de prison, sous l'accusation de «provocation aux troubles», une terminologie fréquemment utilisée contre les opposants au régime du président Xi Jinping. Les journalistes et les diplomates étrangers n'ont pas été autorisés à entrer dans le tribunal de Shanghai où cette ancienne avocate âgée de 37 ans a été jugée en l'espace de quelques heures.

29 décembre 2020. En France, le SNJMG publie sur son site Internet une fiche pratique sur la vaccination.

31 décembre 2020. En France, 48 heures après la revendication "assumée" par le ministre de la Santé d'un démarrage progressif de la vaccination, Emmanuel Macron déclare, lors de ses voeux aux Français : « Je ne laisserai pas […] une lenteur injustifiée s'installer ». De façon concomittante, Olivier Véran, annonce l'ouverture de la vaccination aux professionnels de santé de plus de 50 ans et/ou présentant des comorbidités à compter du 4 janvier 2021.

05 janvier 2021. En France, Olivier Véran, ministre de la Santé, annonce une modification de la stratégie vaccinale. Cette modification est confirmée et précisée par le Premier Ministre lors des conférence de presse des 07 et 14 janvier 2021.

06 janvier 2021. La Commission européenne valide l'autorisation de mise sur le marché conditionnelle du vaccin Moderna

11 janvier 2021. En Chine, apres plusieurs jours de blocage, le gouvernement accepte la venue de scientifiques de l'OMS pour enquêter sur les origines de la pandémie. En France, ouverture des premiers centres de vaccination consacrés à l'ambulatoire (conformément aux annonces du Premier Ministre). 

CoViD-19 : Prescriptions de masques chirurgicaux par les médecins généralistes

Mis à jour le Mardi, 27 octobre 2020

 

NB : Ce billet fait partie de notre Dossier CoViD-19 

 

 

A compter du 11 mai 2020, les médecins généralistes peuvent prescrire des masques chirurgicaux (jamais de FFP2) vis à vis de la pandémie CoViD-19 dans les situations ci desous. 

Attention : quelque soit la situation, le diagnostic ne doit jamais etre indiqué sur l'ordonnance !

 

- Protection des personnes à très haut risque médical

Information DGS du 07 Mai 2020 :

«Certaines personnes présentent, en raison d’un état antérieur, d’une pathologie sous-jacente ou d’un traitement qui les rendent plus sensibles, un haut risque de développer une forme grave d’infection et tout particulièrement de covid-19. Pour les personnes à très haut risque médical, notamment celles présentant une immunodépression sévère, le port d’un masque chirurgical à visée préventive est recommandé. Il appartient au médecin traitant d’en assurer la prescription (à raison de 10 par semaine, ndlr), avec discernement, en tenant compte du fait que, pour les autres vulnérabilités médicales, et en dehors des cas particuliers à l’appréciation des médecins, la protection doit être assurée par un masque grand public.» 

Carine Wolf, présidente de l’Ordre des pharmaciens, précise que cette mise à disposition sera faite «à l’appréciation du médecin, sur prescription. Ces personnes pourront alors retirer, à partir du lundi 11 mai, dix masques chirurgicaux par semaine, sur le stock de la dotation de l’Etat, gratuitement». 

Quelles sont les personnes concernées ?

Le 10 mai 2020, Christophe Castaner a parlé des personnes en ALD. Mais en croisant informations (ministère et pharmaciens), il pourrait s'agir des personnes vulnérables relevant, si elles sont en activité professionnelle, d'un certificat d'isolement (NB : c'est la seule liste de patients considérés à risque vis à vis de la maladie CoViD-19 bénéficiant d'une reférence réglementaire officielle au 11 mai 2020) :

1° Etre âgé de 65 ans et plus ;
2° Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
3° Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
4° Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
5° Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
6° Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
7° Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
8° Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :

- médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
- infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
- consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
- liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;

9° Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
10° Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
11° Etre au troisième trimestre de la grossesse.

Attention : Ca ne veut pas dire qu'il faut prescrire des masques pour tous les patients correspondant à cette liste ! Parmi les patients fragiles de la liste réglementaire, le médecin choisit "avec discernement" les patients les plus fragiles auxquels il prescrit les masques (Rappel : ces masques sont délivrés sur la dotation de l'Etat). Pour les autres, il doit leur recommander de porter des masques grand public.

Modification le 30 aout 2020 de la liste officielle des patients considérés à risque vis à vis de la maladie CoViD-19 :

Le décret paru au JO du 30 août 2020 abroge la précédente liste et la remplace par cette liste raccourcie  :

1° Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
2° Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :
    - médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    - infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    - consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    - liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
3° Etre âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macro vasculaires ;
4° Etre dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère.

A partir du 1er septembre 2020, le médecin choisit donc "avec discernement" les patients les plus fragiles de cette nouvelle liste auxquels il prescrit des masques.

Arrêté du 3 octobre 2020 modifiant l'arrêté du 10 juillet 2020 sur la pandémie CoViD-19 et donnant un nouveau cadre légal pour la prescription de masques:

Ce texte réglementaire, publié le dimanche 4 octobre 2020, précise les trois situations (présentées dans cette fiche pratique) de prescription de masques de protection.

Il précise (enfin !) que les personnes à très haut risque médical sont les personnes considérées comme vulnérables et présentant un risque de développer une forme grave de covid-19 conformément à l'article 2 du décret n° 2020-1098 du 29 août 2020 pris pour l'application de l'article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020 ou aux avis du Haut Conseil de la santé publique en date des 19 juin et 23 juillet 2020.

Et il n'est plus nécessaire de choisir "avec discernement" celles d'entre elles qui bénéficient de la prescription... mais la liste des personnes concernées à été singulièrement réduite...

Annulation le 15 octobre 2020 de l'article 2 du decret du 29 aout 2020 définissant les personnes vulnérables puis arrêté du 26 octobre 2020 prolongeant la délivrance de masques chirurgicaux sur la dotation de l'Etat :

A compter du 16 octobre 2020, du fait de la décision du Conseil d'Etat, les personnes à très haut risque médical correspondent à celle de la première liste officielle.

Comme le décret du 5 octobre 2020 n'est pas remis en cause, le médecin généraliste peut donc faire une prescription de 10 masques chirurgicaux par semaine à toutes les personnes de cette premiere liste officielle.

Pendant combien de temps ?

Il faut faire une prescription sur 1 mois renouvelable x fois (à la libre appréciation du médecin).

Les pharmaciens délivrent ces masques (théoriquement, une fois par mois mais en pratique, le plus souvent, une fois par semaine) sur présentation de l'ordonnance et de la carte vitale.

NB : A compter du 05 octobre 2020, les masques délivrés par les pharmacies ne proviennent plus de la dotation de l'Etat mais des stocks de chaque pharmacie (Précision : l'arrêté du 3 octobre 2020 autorisait les pharmaciens à utiliser les masques restants de la dotation de l'Etat jusqu'au 30 octobre 2020 puis l'arrêté du 26 octobre 2020 les a autorisé à délivrer ces masques jusqu'à épuisement des stocks). En contrepartie, l'achat et la délivrance des masques de protection par les pharmacies d'officine sont remboursés et rémunérés par la Caisse nationale de l'assurance maladie selon les modalités fixées par l'arrêté du 04 octobre 2020. De plus, une rémunération forfaitaire de 600 € HT est versée par la Caisse nationale de l'assurance maladie pour chaque pharmacie d'officine pour assurer la prestation d'achat et de délivrance de masques de protection.

NB bis : Seuls les masques conformes à la norme EN 14683 peuvent être délivrés et pris en charge. A titre dérogatoire et jusqu'au 1er mars 2021, les masques de protection mentionnés au b du 1° de l'article 30-0 E de l'annexe IV du code général des impôts peuvent être délivrés et pris en charge.

 

- Cas confirmés de CoViD-19 (RT PCR +)

Lors de la consultation d'annonce, le MG remet au patient une prescription à hauteur de 2 masques par jour pour toute la durée de son isolement ; le patient ou un tiers pourra se procurer les masques en pharmacie d’officine muni de la prescription et de la confirmation biologique fournie par le laboratoire si le résultat est positif.

Les pharmaciens délivrent 14 masques par semaine sur présentation d’une ordonnance, d’un résultat positif du test virologique et de la carte Vitale.

 

- Cas contact à risque d'un cas confirmé ou d'un cas probable TDM +

Lors de la consultation d'annonce, le MG peut rédiger pour chaque cas contact à risque une prescription à hauteur de 2 masques par jour pour toute la durée de l'isolement qu'il devra respecter. Mais si le cas contact a été enregistré dans le téléservice « Contact Covid » d’Ameli pro, la prescription médicale est inutile.

Les pharmaciens délivrent 14 masques chirurgicaux par semaine sur présentation de la carte Vitale et après vérification de leur inscription dans le téléservice « Contact Covid » d’Ameli pro (ou sur présentation d'une ordonnace médicale).

 

 

Rappel sur la délivrance de masques aux MG et externes/internes en stage ambulatoire de MG :

Dotation de l'Etat assurée entre le 11 mai et le 04 octobre 2020 (NB : A compter du 05 octobre 2020, les MG et les stagiaires en MG doivent s'équiper à leurs propres frais si le pharmacien qui les approvisionne a épuisé ses stocks de masques de la dotation de l'Etat -> ces masques restent disponibles pour les MG et les stagiaires en MG tant que les pharmaciens ne les auront pas épuisés) :

24 masques chirurgicaux ou FFP2 par semaine
+ 1 boîte de 50 masques chirurgicaux par semaine
+ 1 boîte de masques pédiatriques (dotation unique)
 
NB : Pour les semaines 20 et 21, en raison de tensions sur les approvisionnements, les masques FFP2 sont réservés prioritairement :
- aux médecins spécialistes intervenant sur les voies respiratoires (pneumologues, ORL, gastroentérologues,stomatologues, chirurgiens maxilo-faciaux…) pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine,
- aux chirurgiens-dentistes pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine,
- aux professionnels en charge des tests de dépistage nasopharyngés covid-19, dont les infirmiers libéraux ayant conventionné avec un laboratoire de biologie par exemple, pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine,
- et aux masseurs-kinésithérapeutes pour les actes de kinésithérapie respiratoire (au maximum 6 FFP2 par semaine).
Les médecins des autres spécialités (dont la médecine générale) et les infirmiers seront dotés en masques FFP2 quand les approvisionnements le permettront. 
 
Documents exigés par le pharmacien :

Professionnels libéraux : Carte Pro de Santé (CPS) avec n°RPPS ou ADELI
Etudiants : Carte Pro en Formation (CPF) et/ou attestation de l’Université du stage de l’étudiant

Référence : Distribution de masques par l'Etat en sortie de confinement

 

CoViD-19 : Réponses aux patients et CAT face à un cas contact ou suspect en Médecine Générale (stade 3 - post confinement)

 

NB 1 : Ce billet présente des liens hypertextes assurant une mise à jour en temps réél des définitions de cas et des recommandations qui en découlent.

NB 2 : Ce billet fait partie de notre Dossier CoViD-19 

 

 

Sommaire de ce billet d'info :

CoViD-19 et organisation du cabinet médical

Gestion d'un cas possible/probable de CoViD-19 en Médecine Générale (stade 3 post confinement)

Gestion d'un cas contact de patient confirmé ou problable TDM+ en Médecine Générale (stade 3 post confinement)

Situations médicales particulières (santé mentale, pediatrie, gyneco obs, diabetologie-nutrition-endocrinologie, cardiovasculaire, uro-nephrologie, neurologie, oncologie), soins bucco-dentaires et kinésithérapie lors du déconfinement de la pandémie CoViD-19

Prescription de masques chirurgicaux

Consultation complexe de déconfinement (Juin 2020)

Mesures dérogatoires de prises en charge sécurité Sociale lors de la pandémie CoViD-19

CoViD-19 et arrêts de travail

Conseils grand publics pour tous les patients

 

 

CoViD-19 et Organisation du centre médical 

 

CoViD-19 et organisation du centre médical

 

Gestion d'un cas possible/probable de CoViD-19 et d'un cas contact en Médecine Générale (stade 3 post confinement)

 

Cadre général :

- En stade 1 et 2 hors cluster : Les patients suspects sont orientés vers le 15 qui les classe comme possibles ou les récuse. Le 15 organise la venue de tout cas possible en établissement hospitalier où se fait le test de confirmation virologique : si le test est positif, le patient est hospitalisé pour isolement et surveillance.

- En cluster stade 2 et en stade 3 - confinement : Tout cas suspect ne pouvant pas être pris en charge en ambulatoire reste du ressort du centre 15 et/ou de l'hôpital. Les autres cas suspects sont pris en charge en ambulatoire : ils sont considérés comme présumés Covid-19 sans faire de test (sauf dans certaines circonstances) et sont isolés dans leur foyer, sous surveillance.

- En stade 3 - post confinement : En dehors des cas relevant d'une hospitalisation, tous les cas possibles (voir ci dessous) et probables TDM + (cas possibles avec images TDM evocatrices de CoViD-19) sont testés en ambulatoire. Tous les cas confirmés (Toute personne, symptomatique ou non, avec un résultat biologique confirmant l’infection par le SARS-CoV-2, par RT-PCR ou par sérologie dans le cadre d’un diagnostic de rattrapage, conformément aux recommandations de la HAS) et leurs cas contact font l'objet d'une prise en charge particulière : isolement et surveillance dans leur foyer pour les premiers et quatorzaine pour les seconds (et enregistrement CoViD contact pour tous, s'ils y consentent de préférence).

NB 1 : le système d'information "CoViD contact" devait ouvrir à 15 heures le 11 mai 2020 mais il n'a ouvert que le 13 mai 2020 au matin pour des raisons de procédures légales : suite à un couac gouvernemental, la loi incluant le contact tracing n'a été publiée que le 11 mai 2020 au soir et il faut "un jour franc" pour qu'elle soit applicable.

NB 2 : Définitions officielles des différents cas (Source : Santé publique France)

 

Principe de base pour les patients :

Il ne change pas par rapport à la phase de confinement :

Appeler le 15 uniquement si difficulté réelle de respiration (voire malaise) avec fievre 

Appeler son médecin généraliste si patient avec signes infectieux ou patient contact d'un patient cas probable ou confirmé de CoViD-19

Si appel au médecin généraliste, celui ci propose une téléconsultation ou une consultation physique sur son lieu d'exercice (si celui ci a été adapté pour accueillir les cas suspects - voir fenetre ci après) ou au centre CoViD de secteur (s'il existe).

 

CAT pour (jeunes) médecins généralistes (en téléconsultation ou en consultation "présentielle") devant cas possible/probable (NB : cliquer sur la photo pour accéder aux informations) :

Prise en charge d'un cas suspect CoViD-19 en Médecine Générale (bis)

 

 

Gestion d'un cas contact de patient confirmé ou problable TDM+ en Médecine Générale (stade 3 post confinement)

 

Prise en charge d'un cas contact CoViD-19 en Médecine Générale

 

Situations médicales particulières, kinésithérapie et soins dentaires pendant CoViD-19

 

CoViD-19 et situations médicales particulières

CoViD-19, confinement et situations médicales particulières

 

Soins bucco-dentaires et CoViD-19

 

Kinésithérapie et CoViD-19

NB : Kinés disponibles pour soins urgents pendant le confinement :

- Plateforme Ile de France (Ordre régional MK) ou Site Inzee.care (URPS MK)

Carte interactive des cabinets des kinés de Bretagne (URPS MK)

- Plateforme Kiné garde Occitanie (URPS MK)

 

 

Prescription de masques chirurgicaux

 

 

Consultation complexe de dé confinement (Eté 2020)

 

Consultation Complexe de Déconfinement

 

Mesures dérogatoires de prises en charge sécurité sociale lors de la pandémie CoViD-19

 

Dérogation concernant la délivrance des ordonnances pour les traitements chroniques au-delà de la durée de validité d’une ordonnance :
Pour information, si vous êtes sollicités par vos patients, à titre exceptionnel, jusqu'au si la durée de validité d’une ordonnance renouvelable est expirée, afin d’éviter toute interruption de traitement préjudiciable, jusqu'au 31 mai 2020, les pharmacies d’officine peuvent prolonger la dispensation, dans des conditions précisées par arrêté (arrêté du 14 mars 2020, Journal officiel du 15 mars 2020).

L'Assurance Maladie entretient à l'attention des médecins et infirmier.es une page informative sur les autres mesures dérogatoires prise à l'occasion de la pandémie.

Vous y trouverez des informations sur :

- Assouplissement des conditions de réalisation et de facturation des téléconsultations
- Mise en place de mesures facilitant le suivi des patients par les infirmiers
- Examens de l'enfant
- Simplification du circuit des pièces justificatives à la facturation
- Prorogation automatique pour les patients dont l’ALD arrive à échéance
- Facilités de remplacement
- Aide médicale de l'État (AME) : mesures dérogatoires 

 

NB du 04 avril 2020 : L'Assurance maladie accepte la prise en charges de honoraires pour consultation téléphonique :

"au regard du contexte sanitaire actuel et de la nécessité de limiter les déplacements évitables, nous avons été saisis des difficultés rencontrées par certains patients qui ne disposent pas de l'équipement leur permettant de téléconsulter en visio (patients âgés par exemple).
C'est pourquoi il a été décidé, en accord avec le Ministère de la Santé (décret à paraitre), d'accepter à titre dérogatoire et pendant la seule période de l'épidémie et du confinement, la prise en charge des actes de téléconsultations réalisés uniquement par téléphone, au même tarif que les téléconsultations faites par vidéo, dans les situations suivantes :
- patients présentant les symptômes de l'infection ou reconnu atteint du COVID-19 
- patients en affection de longue durée (ALD) 
- patients âgés de 70 ans et plus et qui n'ont pas accès à un outil permettant une video et notamment un smartphone
- patients résidant dans les zones blanches
Ces téléconsultations devront être néanmoins tracées, notamment dans le dossier patient, dans les mêmes conditions qu'une téléconsultation classique."

 

CoViD-19 et arrêts de travail

 

Procédures à compter de Mai 2020 :

Tout patient, en activité professionnelle, (a)symptomatique COVID+ ou contact à risque d'un cas COVID+, peuvent bénéficier d'arrêt de travail.

Mais la pandémie justifie d'autres prococédures d'arrêt de travail :

CoViD-19 et Arrêt de travail : Personne salariée

CoViD-19 et Arrêt de travail : Personne non salariée ou agent de la fonction publique

 

Infos grand public pour tou.tes les patient.es

 

Mini site pour patient.es :

QR code du mini site :

 

Personnes âgées : faire passer la solidarité avant la rentabilité

 

Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables face au COVID-19 étant donné le fort taux de mortalité dans cette population. Ces dernières semaines, on découvre au fil de l’eau le nombre de morts du coronavirus dans les EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) — qui constitueraient 40 % des victimes — dans des conditions parfois floues.

Des familles de victimes ont alerté sur l’absence d’information sur l’état de santé de leurs parents et le flou sur les mesures de protection mises en place pour empêcher la propagation du virus. Certaines ont porté plaintes et des enquêtes sont ouvertes pour homicide involontaire.(1)

Une grande partie des EHPAD appartient aujourd’hui à des grands groupes privés, qui proposent d’investir dans leurs chambres comme un placement attractif. (2).

Pour conserver la rentabilité du « produit », ces groupes vont faire des économies partout où c’est possible et en premier lieu sur le personnel, avec parfois une seule infirmière de nuit pour plusieurs établissements. Des économies qui existent aussi dans les établissements publics à cause d’un sous-financement. Le premier groupe privé du secteur, le groupe Korian, créé en 2003, possède 282 établissements et 23 000 lits. Ce groupe est actuellement dans le viseur des critiques pour le décompte des victimes. (3) 

Il n’est pas acceptable que les conditions sanitaires des résidents dépendent d’objectifs de rentabilité de placements financiers. Par ailleurs, les fonds publics financent en partie ces établissements à travers l’Assurance maladie pour les soins, et l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). On assiste donc à une socialisation des coûts et une privation des bénéfices dans ces structures privées, tout en détruisant progressivement les structures publiques existantes par sous-financement. En ce sens les EHPAD sont un exemple type de la destruction en cours du système public de santé.

Le modèle actuel des EHPAD pose aussi la question plus générale de la prise en soin de la dépendance par notre société. Le tarif moyen d’une chambre en EHPAD est d’environ 2000 euros par mois, dont une grande partie doit être supportée par la famille de la personne dépendante (4) . 

Nous estimons que l’état de dépendance est un état de santé non choisi qui doit relever de la solidarité collective, au même titre que la maladie ou la retraite, dans l’esprit initial de la Sécurité Sociale.

La santé et les conditions de vie dignes d’une personne âgée ne doivent dépendre ni du niveau de revenus de sa famille, ni du cours de l’action de l’établissement où elle réside. (5) (6)

Bien qu’il existe des structures privées à but non lucratif, environ 25% de la manne totale se répartit entre quatre mastodontes à croissance exponentielle : Korian, Orpea, Colisée et DomusVi .

Naissance des EHPAD en 1997 avec la réforme de la tarification/ secteur MEDICO SOCIAL

Hébergement (résident) /soins (Ass Mal) / dépendance (APA 2007)  (7)

Dès lors, les hospices héritiers de la tradition asilaire n’avaient plus vocation à servir de lieux de relégation pour ces cohortes de vieillards contraints de se livrer à une « mendicité tapageuse » que dénonçait déjà un « édit royal » de Louis XIV, comme une nuisance sociale difficilement supportable. Leur abrogation réglementaire par la loi n° 75-535 du 30 juin 1975 donnait un délai de dix années aux pouvoirs publics pour assurer leur transformation en maison de retraite médicalisée ou non ou en unité de long séjour hospitalier; l’histoire révèlera que plus de trente années auront été nécessaires pour réaliser cet objectif.

Le modèle hôtelier est apparu dans les années 1980 à l’initiative du secteur privé commercial, afin de répondre aux attentes d’une clientèle soucieuse d’échapper au caractère manifestement trop social et contraignant pour ne pas dire assistanciel des établissements traditionnels. Les « hostelleries du troisième âge », pour reprendre les premiers messages de communication des résidences Hôtelia, lancées par le groupe Accor et plusieurs fois revendues depuis, détenues actuellement par le groupe Korian, ont cherché à estomper l’image dégradée de la vieillesse et des corps déchus, sans pour autant éluder les réalités de la perte d’autonomie à laquelle elles entendaient répondre par une « médicalisation douce », valorisant les concepts d’autonomie et d’indépendance qui demeurent leur référence.

La médicalisation généralisée de ces structures de par la réforme de la tarification des EHPAD introduite par la loi de janvier 1997, a contraint les gestionnaires à repositionner leur offre de service dans l’éventail des institutions pour personnes âgées. Plus que dans les autres EHPAD les équipes soignantes qui ont été instituées dispensent leurs soins à la carte, et l’accompagnement et les soins sont prodigués de façon très individualisée. (8)

2017, le gouvernement a procédé à une réforme de la tarification des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) 

Baisse importante des recettes pour 35 à 40 % des Ehpad publics

Si cette réforme privilégie les établissements privés lucratifs, il ne s’agit pas d’un hasard. Dès la création des Ehpad, en 1997, le secteur commercial émergent a pu bénéficier de financements publics pour se développer. Pour les économistes Ilona Delouette et Laura Nirello (1), l’abrogation de la relation privilégiée qui existait entre les pouvoirs publics et les acteurs traditionnels — publics et associatifs — de la prise en charge des personnes âgées a instauré une concurrence qui bénéficie au secteur commercial.

Le processus de privatisation du secteur des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes Ilona Delouette et Laura Nirello Dans Journal de gestion et d'économie médicales 2016/7 (Vol. 34), pages 387 à 408 (9)

D’abord, dès 1997, les régulateurs du champ construisent un rapport de concurrence entre les différents types d’établissements du secteur (public, économie sociale, privé lucratif) en abrogeant la relation privilégiée qu’ils entretenaient avec les acteurs traditionnels non lucratifs, et en ouvrant les financements publics aux établissements privés lucratifs. (10)

L’illustre fusion Korian-Medica ayant eu lieu en 2014 a fait du groupe Korian le premier acteur français du secteur des EHPAD.

Dans le top 3 des groupes privés EHPAD se trouvent Korian, Orpéa et Domusvi avec pas moins de 15 000 lits. Viennent ensuite des groupes tels que Le Noble Age ou encore Colisée Patrimoine et Dolcéa Création GDP Vendôme qui possèdent autour de 3 000 lits. Enfin, la dernière catégorie est constituée par des groupes ayant sous gestion une moyenne de 1000 lits.

Depuis sa création en 2003, le groupe privé Korian est un acteur de référence dans le domaine de la prise en charge de la dépendance temporaire et permanente. Avec la fusion absorption de Médica, Korian se place en tête du classement.

Nombre d’établissements en France : 282

Nombre de lits en France : 23 554 (11)

 

La convention tripartite – un marché sécurisé par cette convention

La convention tripartite est la convention signée entre le Conseil général, l’ARS et le gestionnaire de la résidence EHPAD, cette convention permet de sécurisé ce marché. Pour entamer la construction d’un EHPAD il est obligatoire de signer cette convention tripartite. Aucune nouvelle construction de type EHPAD n’est possible sans cette autorisation. C’est en quelque sorte un numerus clausus du nombre de résidences EHPAD. Actuellement, chaque année, nous créons en France un déficit de 10’000 lits EHPAD dont nous aurions besoin. Nous observons de plus depuis 2011 un « gèle » des autorisations délivrées par l’État car chaque nouvelle création EHPAD coûte de l’argent à l’État via les aides données.

 

Contact Presse : Benoit Blaes – presidence@snjmg.org – 07.61.99.39.22

 

1.https://www.lepoint.fr/societe/en-direct-coronavirus-un-1er-mai-rempli-d-interrogations-sur-le-deconfinement-01-05-2020-2373682_23.php

2. https://www.ehpad.fr/investir-dans-une-chambre/

3.https://www.liberation.fr/france/2020/04/19/covid-19-dans-les-ehpad-korian-engloutis-par-la-vague_1785758.

4.http://chantibes.reference-syndicale.fr/files/2018/06/Note-dactualit%C3%A9-30.05.2018-Ehpad.pdf

5. https://www.monde-diplomatique.fr/2019/03/BAQUE/59611

6. https://blogs.mediapart.fr/zazaz/blog/130420/liberons-les-vieux-fermons-les-ehpad-0

7. https://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-2007-4-page-169.htm#

8. https://www.monde-diplomatique.fr/2019/03/BAQUE/596129.

9. https://www.cairn.info/revue-journal-de-gestion-et-d-economie-medicales-2016-7-page-387.htm

10. https://www.ehpad.fr/classement-top-10-ehpad/

11. https://www.ehpad.fr/residence-ehpad/la-bastide-des-oliviers/

CoViD-19 : Message aux Jeunes MG (Confinement - semaine#8)

Bonjour

C’est bon : le pays sort du confinement à compter du 11 mai 2020 !

Mais pour organiser cette sortie, le gouvernement a préparé un projet de loi portant atteinte, selon nous mais aussi selon l’académie de médecine et même l’ordre des médecins, aux droits fondamentaux des citoyens.

Aussi après notre communiqué de presse avec la Quadrature du Net pour s’opposer au projet d’application stopcovid, le SNJMG a publié un nouveau communiqué pour s’opposer à toutes ces atteintes aux droits des personnes.

Quelque soit la traduction de ces manifestations de désaccord dans le débat parlementaire, la gestion du CoViD-19 en Médecine Générale évolue à compter du 11 mai 2020.

Le SNJMG aide les médecins généralistes (installés et remplaçants) à s’adapter au nouveau cadre légal en proposant une nouvelle fiche pratique.

Cette fiche pratique vient bien sûr enrichir notre mini site d’information sur la pandémie CoViD-19, mini site accessible sur cette page.

A propos de l’impact de la pandémie sur la santé des Jeunes MG, nous rappelons que nous avons publié un billet d’information sur les arrêts de travail concernant les Jeunes MG et que depuis cette publication, nous collectons tous les dossiers de jeunes MG non ou mal indemnisés malgré leurs arrêts de travail. Si vous êtes dans ce cas, merci de contacter notre secrétaire.

Enfin, le SNJMG renouvelle son invitation à tous les Jeunes MG interessé.es pour une participation à son groupe de suivi et de réflexion sur la pandémie et sa gestion : toutes les bonnes volontés sont les bienvenues même si ils/elles ne peuvent y consacrer qu’un temps restreint !

Pour rejoindre notre groupe, merci de contacter notre secrétaire.

A bientôt…

Restons solidaires et responsables !

Le SNJMG

 

Coronavirus en France : la résistible multiplication des atteintes aux droits fondamentaux

 

Depuis le début de la pandémie, Amnesty International tout comme Human Rights Watch dénoncent les attaques contre les droits de l’homme sous couvert de sécurité sanitaire.

En France, il semble bien loin ce mois de Janvier 2020 où tous les responsables politiques étaient justement choqués par le recours systématique de la Chine à tout ce que les nouvelles technologies offrent comme possibilités pour assurer une surveillance de masse de sa population : drones, vidéo contrôle, reconnaissance faciale, cameras thermiques, application de tracking… Le tout couplé avec des amendes, des enfermements à domicile, des incarcérations, des déportations en camps voire des disparitions…

En ce printemps 2020, la préfecture des Alpes-Maritimes surveille les Niçois par des drones qui survolent la ville avec un haut-parleur diffusant des messages à 100 décibels (1), des dirigeants de start up profitent de leur statut de commentateurs sur les chaines radio/TV d’info continue (y compris publiques !) pour faire la publicité de leur programme de contrôle de l’utilisation de masques dans la ville de Cannes (2), la préfecture de police de Paris reconnait utiliser les images de drones de surveillance sans disposer d’autorisation spécifique pour capter ces images (3), la gendarmerie nationale poursuit en hélicoptère le moindre randonneur en balade sur une plage déserte (4) et le gouvernement français multiplie les entorses à l’Etat de droit.

Il y eu d’abord l’introduction de peines de prison pour non-respect des règles de confinement dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire… alors que gouvernement prenait, à bon escient, des mesures pour lutter contre la surpopulation carcérale et diminuer ainsi le risque de propagation de l’épidémie dans les lieux de privation de liberté !

Il y a ensuite la mise en « sommeil » des juridictions administratives, judiciaires et constitutionnelle puis le projet d’application StopCovid contre le quel se mobilise le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), aux cotés de la Quadrature du Net (5).

Et depuis le semaine dernière, il y a le projet de traçage des patients infectés et des sujets contact avec constitution de deux fichiers centralisés, d’une durée d’un an maximum, alimentés de données personnelles (de santé ou non), nominatives, fournies essentiellement par les médecins généralistes, « le cas échéant sans le consentement des personnes » et gérés par des personnels administratifs initialement non assermentés. Le même projet de loi accorde, selon la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), « des prérogatives préoccupantes aux préfets concernant des mesures individuelles de privation de liberté des personnes entrant sur le territoire » (6).

Ce projet a été annoncé aux médecins généralistes par un simple courriel du directeur de l’Assurance Maladie le jeudi 30 avril 2020 pour une mise en application à compter du 11 mai 2020 (7) et présenté par le gouvernement aux parlementaires quelques jours seulement avant la discussion de la loi afférente, sans avoir consulté les associations de patients (8) ni demandé l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) et en l’absence de tout contrôle du Conseil Constitutionnel.

Le SNJMG n’ignore pas qu’il existe des résultats encourageants sur des expériences à l’étranger d’identification systématique et de prise en charge des personnes infectées et de leurs contacts (9), et le SNJMG apprécie, une nouvelle fois, les gardes fous proposés par la CNIL comme certaines améliorations apportées par le débat parlementaire en cours (ex : encadrement par du dispositif par un comité de suivi) mais il n’en reste pas moins que le projet repose toujours sur des atteintes aux droits des personnes et sur une remise en cause du secret médical, alors que la pathologie CoViD-19 évolue majoritairement vers la guérison spontanée.

Aussi, tout en regrettant que patients et médecins généralistes n’aient pas été impliqués dans un programme éthiquement bien plus acceptable, le SNJMG tient à exprimer son opposition à un projet gouvernemental de traçage qualifié de « police sanitaire » par Emmanuel Hirsch, professeur d'éthique médicale et président du Conseil pour l'éthique de la recherche et l'intégrité scientifique de l'Université Paris-Saclay (10).

 

Contact Presse : Benoit Blaes – presidence@snjmg.org – 07.61.99.39.22

 

  1.  : Confinement : à Nice, la police surveille les promeneurs avec un... drone
  2.  : Covid-19 : à Cannes, des caméras repèrent automatiquement le port du masque
  3.  : Confinement : les drones de la préfecture de police de Paris attaqués en justice
  4.  : Confinement : prendre l’air ou faire du sport ? Oui, mais…
  5.  : StopCovid : une balance bénéfices/risques défavorable
  6.  : Déconfinement : à marche forcée
  7.  : Lettre de Nicolas Revel
  8.  : Coronavirus : les associations d’usagers de la santé, oubliées de la gestion de crise
  9.  : Feasibility of controlling COVID-19 outbreaks by isolation of cases and contacts. Lancet Glob Health. 2020
  10.  : Le suivi des malades après le 11 mai : quels enjeux éthiques ?