Bonne année 2019 !

Pathologies (automno) hivernales en Médecine Générale

 

Protections contre le (grand) froid

 

Attention : voici un conseil à ne pas suivre  ;-)

et une révélation de première importance :

 

Gestes barrières vis à vis des pathologies infectieuses saisonnières :

Il faut se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon (de préférence liquide) ou, à défaut, avec une solution hydro-alcoolique :

- avant de s’occuper d’un bébé, de préparer les repas, de les servir ou de manger ;

- Et après s’être mouché, avoir toussé ou éternué, après avoir rendu visite à une personne malade, après avoir pris soin d’un bébé, après chaque sortie à l’extérieur, après avoir pris les transports en commun en arrivant au bureau ou à son domicile, ou être allé aux toilettes.

Il faut se couvrir le nez et la bouche quand on tousse ou éternue ;

Il faut se moucher dans un mouchoir à usage unique ;

Il faut éviter de se toucher le visage, en particulier le nez et la bouche.

 

NB : tout savoir sur la vaccination contre la grippe :

 

Prise en charge des principales infections saisonnières :

Bronchiolite :

Grippe :

Gastro entérites :

 

Prévention de l'intoxication au monoxyde de carbone :

 

Documentation nationale :

Dépliant "Dangers pour comprendre" (INPES) (pdf, 2.9 Mo) 

Guide d'entretien des chaudières (ADEME) (pdf, 492.62 Ko) 

Fiche "Comment prévenir les intoxications dans les lieux de cultes ?" (INPES) (pdf, 726.1 Ko) 

 

Documentation Hauts de France :

Site de Prévention régionale des intoxications au monoxyde de carbone - Hauts de France

 

Documentation Grand Est :

Site de Prévention régionale des intoxications au monoxyde de carbone - Grand Est

Communiqué de Presse 2017 Monoxyde de Carbone (pdf, 350.98 Ko) 

Affiche Stop Monox (pdf, 2.11 Mo) 

 

Documentation Centre-Val de Loire:

Formulaire - Déclaration intoxication au monoxyde de carbone

 

Documentation PACA :

Dépliant de prévention (ARS) (pdf, 256.37 Ko) 

Intoxication au monoxyde de carbonne - acteurs et surveillance en Paca (pdf, 656.15 Ko)

 

 

CAT devant une gastroenterite

(Source : Ministères de la Santé d'Australie et du Quebec, Hôpitaux Universitaire de Geneve, La revue Prescrire, Site ameli.fr)

 

Les infections aiguës intestinales peuvent être à l'origine de diarrhées, de nausées et de vomissements. Le plus souvent d'origine virale (en premier lieu : norovirus), elles sont particulièrement contagieuses sans mise place de mesures d'hygiène de base (voir notre fiche pratique sur les pathologies - automno - hivernales). Dans la plupart des cas, une "gastroentérite" est bénigne et ne nécessite aucun médicament (en dehors du paracetamol en cas de fièvre).

Rappel : Une diarrhée peut être définie comme la survenue d'au moins 3 selles molles ou liquides par jour ou par la modification du transit avec au moins 2 selles par jour en plus du transit habituel.

La deshydratation est le risque principal en cas de "gastroenterite" (du fait de la diarrhée et/ou des vomissements). Ses conséquences sont parfois graves, voire mortelles, surtout quand elle concerne les jeunes enfants (moins de 2 ans), les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes et les personnes atteintes d’une maladie chronique comme le diabète.

Une  hydratation orale, répétée, par petits volumes (1,5 ml toutes les 2 minutes environ chez les enfants jusqu'à 2 ans, et environ 3 ml chez les autres), avec des pauses de 10 mn si vomissements, est habituellement bien tolérée et suffisante la plupart du temps.

Chez le jeune enfant, quand la diarrhée s'accompagne de déshydratation et que la perte de poids est comprise entre 5 et 10 % du poids initial, la réhydratation par voie orale avec des solutions de réhydratation orale est le traitement de premier choix.

La revue Prescrire cite en alternative du jus de pomme dilué de moitié avec de l'eau, alors que le ministère de la Santé du Quebec propose une "solution de dépannage" avec :
360 ml de jus d’orange pur, non sucré
600 ml d’eau bouillie refroidie
2,5 ml de sel

En matière d'alimentation, il est recommandé, en l'absence de deshydratation, de manger suffisamment en faisant plusieurs petits repas et en suivant les recommandations suivantes données par le ministère de la Santé du Quebec :
Aliments à privilégier : les pâtes alimentaires; le riz; les viandes maigres préparées avec peu de matières grasses; le poisson cuit avec peu de matières grasses; les œufs; les fruits frais ou en conserve dans leur jus; les légumes cuits; les céréales non sucrées; le pain (A la rigueur : yogourt maigre et fromage à teneur réduite en gras).
Aliments et boissons à éviter : les jus de fruits qui contiennent beaucoup de sucre et les boissons aux fruits; les boissons pour sportifs de type Gatorade; les boissons gazeuses, même dégazéifiées; les boissons contenant de la caféine; les bouillons et soupes en sachet ou en conserve; les aliments frits ou très gras (croustilles, pommes de terre frites, charcuteries, pâtisseries); la crème glacée, les sorbets, les sucettes glacées et les gelées (comme le Jell-O); les fruits séchés, les fruits en conserve dans un sirop; les céréales sucrées; les bonbons et le chocolat; les aliments très épicés.

NB : en cas de déshydratation, il est recommandé de cesser temporairement l'alimentation (pendant environ 3 à 4 heures) puis, lorsque les vomissements et/ou la diarrhée diminuent, de recommencer graduellement à s'alimenter.

Signes imposant l'hospitalisation pour une "gastroenterite" de l'enfant : signes de choc, déshydratation grave (perte de poids qui atteint 10 %), refus de solution de réhydratation orale par un enfant léthargique, aggravation clinique de la déshydratation, apparition de signes neuropsychiques, vomissements incoercibles ou bilieux, suspicion d'une infection sous-jacente, impossibilité d'un traitement et d'un suivi adapté à domicile.

Exclusion de collectivité : En dehors de l'impact physique de la pathologie sur le patient, le retour au travail, à l’école ou à la crèche est déterminé par la disparition du risque de contamination. Du fait de l'épidémiologie, la durée d'exclusion se base sur les gastro-entérites virales les plus communes (même si l’origine réelle de la maladie n’est que très rarement connue en pratique quotidienne). Ainsi, pour le norovirus, le taux le plus élevé d’excrétion dans les selles survient 24 à 48 heures après que tous les symptômes aient disparu. 

NB : Le ministère de la santé australien recommande de rester à la maison au minimum 24 heures après les derniers vomissements ou la dernière diarrhée alors qu'en France, l’assurance maladie recommande pour les gastro-entérites virales un arrêt de travail de trois jours, à adapter selon la sévérité des symptômes. 

Rappel : Aucun médicament utilisé dans les diarrhées aiguës n'a d'effet démontré dans la prévention de la déshydratation. Et les médicaments neuroleptiques, tels la dompéridone (Motilium° ou autre), le métoclopramide (Primpéran° ou autre), la métopimazine (Vogalène°, Vogalib° ou autre), sont peu ou pas efficaces au-delà d'un effet placebo sur les nausées et vomissements passagers des gastroentérites (Référence : revue Prescrire).

Précision de la revue Prescrire : "Les argiles telles que l’attapulgite (Actapulgite°) ou la diosmectite (Smecta° ou autre) ne changent pas le risque de complications liées à une diarrhée aiguë. En modifiant la consistance des selles, sans agir sur les pertes d’eau et d’électrolytes, l’utilisation d’argiles rassure à tort..."

Derniere remarque : "diarrhée aigue" ne signifie pas automatiquement "gastroenterite" et/ou peut relever d'un diagnostic nécessitant un traitement spécifique (Par exemple : les toxi-infections alimentaires collective, correspondent à deux cas au moins présentant les mêmes symptômes suite à un même repas et sont à déclaration obligatoire en France). Pour tous ces diagnostics, nous vous conseillons la fiche pratique sur la diarrhée aigue (même si elle n'est pas exempte de critiques, comme le recours aux probiotiques) publiée en 2017 par les hôpitaux universitaires de Geneve.

 

Une petite info pratique pour terminer :

Cotisations URSSAF : URPS et remplaçant(e)s

 

Parmi les courriers de fin d'année, les remplaçants, collaborateurs et installés en Médecine Générale ont reçu leur calendrier de cotisations URSSAF, et comme chaque année, y figure la contribution à leur URPS (Union Régionale des Professionnels de Santé), réglée en février pour les médecins qui ont opté pour les prélèvements mensuels. 

Attention : si vous êtes actuellement remplaçant(e), vous n'êtes pas redevable de la cotisation aux URPS ! 

Pour les moins attentif(ve)s d'entre vous, cela représente quand même environ 200€ par an.  

Depuis la création des URML (Unions Régionales des Médecins Libéraux) et il en est de même depuis leur remplacement par les URPS, les remplaçant(e)s n'ont pas de possibilité de se présenter aux Unions ni droit de vote. Pour un organisme qui, entre autres, a pour prérogative d'aider les jeunes médecins à s'installer, on peut douter de la pertinence de ces choix ! (et le SNJMG ne manque pas de le faire savoir régulièrement)

L'URSSAF n'ayant pas (encore) prévu la possibilité qu'un(e) remplaçant(e) puisse le rester d'une année sur l'autre, il faut donc chaque année leur rappeler votre statut professionnel, et leur demander de vous faire parvenir une version corrigée de votre calendrier de cotisations. 

A cet effet, et depuis la création de cette cotisation à la fin des années 1990, le SNJMG propose aux remplaçant(e)s un courrier-type que vous pourrez faire parvenir à votre URSSAF par courrier A/R ou via leur site internet, rubrique "contacter mon Urssaf". 

 

Revue Jeune MG #22

En ce mois de Décembre, les abonnés à la revue Jeune-MG recoivent le numero de saison dont le dossier est consacré à : "Les Jeunes MG et la santé publique"

Sommaire :

EDITO

ACTUALITÉS

Les charges du doyen Sibilia à l'encontre des Jeunes Médecins

Dossier : les jeunes MG et la santé publique 
Déremboursement des médicaments anti Alzheimer : une décision bienvenue (même si tardive et incomplète) 
Plan #MaSanté2022
Vaccination contre la grippe 
Octobre Rose : Un naufrage de la santé publique 
Ballade aux frontières de l'humain (Présentation du dernier livre de Jonathan  Hammel)

TRIBUNE LIBRE

Plaidoyer pour des sciences citoyennes 

EXERCICE PROFESSIONNEL 

Internat de Médecine Générale
Le SNJMG dénonce encore et toujours la présence de l'industrie pharmaceutique 
Internes de médecine de l'Océan indien : non à la discrimination pour les rémunérations
Relation entre la surmédicalisation et les réactions face à l’incertitude chez les internes de médecine générale de France 

Remplacements 
Affiliation CARMF des internes et des remplaçants non thésés

Fiscalité
Prélèvement à la source

Pratique médicale
Du médecin traitant à l’orthopédiste : prise en charge des pathologies dégénératives et déformations du rachis lombaire

EXPERIMENTATION

Action collective « Garçon-Fille, bien grandir ensemble » en classe de grande section de maternelle

RAPPEL : La revue "Jeune-MG" est envoyée gratuitement à tous les inscrits sur le site internet du SNJMG qui ont manifesté leur volonté de s'y abonner.

Pour le recevoir chez vous sans frais, il suffit donc de s'incrire à notre site en signalant que vous souhaitez recevoir la revue Jeune-MG...

Epidémie de bronchiolites

 

Présentation 

(Sources : Ministere de la Santé, INPES, Revue Prescrire, RSVnet, BMJ, Société canadienne de Pédiatrie, Cochrane Collaboration)

 

  • Epidémiologie :

La bronchiolite est une maladie virale des voies respiratoires supérieures et inférieures qui touche principalement les enfants avant l’âge de 2 ans. Chaque hiver, près de 30 % des enfants de moins de 2 ans sont affectés par la bronchiolite.

Le virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de la bronchiolite est un virus très commun : 99% des enfants ont déjà contracté au moins une infection causée par ce virus à l’âge de deux ans, généralement sans trop de gravité puisque le plus souvent ce sont uniquement les voies respiratoires supérieures qui sont touchées.

La bronchiolite se manifeste le plus fréquemment sous forme d’épidémie saisonnière. L’épidémie débute généralement à la mi-octobre, pour atteindre un pic en décembre et se termine à la fin de l’hiver.

 

  • Diagnostic :

Après une période d'incubation (entre l'infection et l’apparition des symptômes) de 4 à 5 jours, la bronchiolite débute par une rhinite ou rhinopharyngite banale qui précède de 2 à 3 jours l’apparition d’une toux sèche, quinteuse, avec polypnée, signes de lutte et wheezing (sifflement). L’importance des signes de lutte et de la polypnée, ainsi que la tolérance des symptômes (sur le plan digestif et respiratoire) sont des indices de gravité.

Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue spontanément vers la guérison en quelques jours. Toutefois, les parents doivent être informés que la toux peut se maintenir au delà de 6 semaines après l'épisode aigu.

Le diagnostic de bronchiolite repose d’abord sur l’anamnèse de la maladie et sur les résultats de l’examen physique. En général, les examens de laboratoire sont inutiles.

 

  • Traitement :

En curatif, il est très important d’assurer une bonne hydratation des nourrissons pour faciliter la fluidité des sécrétions. 

Par ailleurs, il est recommandé dʼappliquer ces conseils simples :
• Lorsque votre enfant est réveillé, gardez-le assis pour quʼil respire mieux,
• Lorsque vous le couchez, gardez la tête de lit surélevée de 30°,
• Ne chauffez pas trop votre intérieur (température idéale 19°C). 
• Lavez son nez au sérum physiologique avant chaque biberon et avant chaque coucher,
• Fractionnez les prises alimentaires,
• Traitez la fièvre par du paracétamol.

Les antibiotiques ne sont pas indiqués dans un premier temps (Rappel : la bronchiolite est d’origine virale). L’antibiothérapie peut être envisagée secondairement en cas de surinfection.

Dans une petite minorité de cas (au maximum 1 cas sur 10), la bronchiolite impose l’hospitalisation, afin de pouvoir surveiller la fonction respiratoire et, éventuellement, de mettre en œuvre des soins de soutien incluant une alimentation assistée, une manipulation minimale, l’aspiration nasale et l’oxygénothérapie.

Signes suspects :
• enfant de plus en plus fatigué et/ou beaucoup moins tonique,
• aggravation de sa gêne respiratoire, 
• refus de prendre plusieurs biberons à la suite, 
• perte de poids si les signes durent plusieurs jours.

 

La prévention repose sur les mesures d’hygiène :

- lavage des mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes de toute personne qui approche le nourrisson,

- aération de la chambre tous les jours au moins dix minutes,

- nettoyage régulier des objets avec lesquels le nourrisson est en contact (jeux, tétines..),

- éviter d’embrasser les enfants sur le visage (et en dissuader les frères et soeurs fréquentant une collectivité),

- éviter impérativement le contact avec les personnes enrhumées (port de masque chirurgical voire éviction) et les lieux enfumés, 

éviter autant que possible les lieux publics très fréquentés (centres commerciaux, transports en commun, hôpitaux..).

 

 

Documentation 

  • A l'usage des familles :

La bronchiolite : comment limiter les risques de transmission ? que faire si mon enfant est malade ? mon enfant doit il aller à l'hôpital 

 

  • A destination des professionnels de santé :

Avis 2012 de la HAS : AVIS N° 2012.0043/AC/SEVAM du 8 novembre 2012 (HAS)

La bronchiolite : recommandations pour le diagnostic, la surveillance et la prise en charge des enfants de un à 24 mois (Source : SCP 2014)

Bronchiolitis in children: summary of NICE guidance (Source : BMJ, Mai 2015)

Inutilité des Bêta2-agonistes à courte durée d'action pour le traitement de la respiration sifflante récurrente chez l'enfant de moins de deux ans (Source : Résumé Cochrane 2009)

(In)utilité de la kinésithérapie repiratoire chez les nourrissons de 0 à 24 mois atteints de bronchiolite (Source : Cochrane review de 2005, mise à jour en 2007, 2012 et 2015, puis en 2016 et en 2018).

 

Liens utiles 

Handicap et invalidité

HANDICAP

Définition et intérêt :

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. » (Loi handicap du 11 février 2005 portant sur l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées)

Déclaration :

Toute demande en rapport avec le handicap (Carte Mobilité Inclusion, Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé, Prestation de Compensation du Handicap, orientation en établissement, Allocation Adultes Handicapés…) se fait auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) du département de résidence.

Aides et prestations :

RTQH et AAH :

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est attribuée aux personnes en capacité de travailler mais présentant des difficultés à exercer certains types d'activités professionnelles en raison de problèmes de santé.
- La RQTH se demande auprès de la MDPH et elle est systématiquement étudiée lors de l’instruction d’une demande d’AAH.
- La RQTH permet à son bénéficiaire d’accéder à un ensemble de dispositifs et de mesures destinés à favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées.
- La RQTH n’entraîne pas un apport de revenu.

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière destinée à garantir un revenu minimum d’existence aux personnes handicapées qui, en raison de leur santé, ne peuvent occuper un emploi et avoir un revenu équivalent à celui d’une personne n’ayant pas de handicap. En plus des critères administratifs (âge, lieu de résidence, nationalité), la MDPH évalue le taux d’incapacité de la personne.
Son versement est fonction des revenus du foyer : le montant de l’AAH versé peut donc varier ou être nul. 

AEEH :

L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)  a pour but d’aider les familles à faire face aux frais supplémentaires qu’entraîne le handicap d’un enfant à charge de moins de 20 ans. Elle est composée d’un montant de base auquel s’ajoutent éventuellement un complément qui varie en fonction de la nature et de la gravité du handicap et une majoration pour parent isolé.

CMI :

La carte mobilité inclusion (CMI), annoncée lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) de décembre 2014 et confirmée lors de la CNH de mai 2016, se substitue à 3 cartes : la carte d’invalidité, la carte de priorité et la carte de stationnement. 

PCH :

La prestation de compensation du handicap (PCH) permet de compenser les surcoûts engendrés par le handicap dans de nombreux champs de la vie de la personne handicapée. Elle est attribuée par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) et versée par le Conseil départemental. La demande s’effectue auprès de la MDPH par l’intermédiaire du formulaire de demande.

Documentation :

Pratiques de coopération et de coordination du parcours de la personne en situation de handicap (Source : HAS, Janvier 2018)

Livret aides et prestations handicap MDPH de Paris :

 

INVALIDITE

Une pension d'invalidité peut être versée à un invalide victime d'une maladie ou d'un accident pour compenser la perte de tout ou partie de son salaire. A partir de l’âge légal de la retraite, elle est remplacée, lorsque le titulaire n’exerce pas d’activité professionnelle, par une pension de vieillesse.

La demande de pension d’invalidité peut être faite par :

- la personne concernée ou son médecin qui, avec son accord, peut alors adresser un certificat médical au médecin conseil du service médical de votre caisse d'assurance maladie ;
- la caisse d'assurance maladie de la personne concernée : le médecin conseil du service médical de sa caisse d'assurance maladie fait le point avec elle sur son état de santé et propose une pension d'invalidité.

Dans ces deux situations, il faut remplir le formulaire S4150 « Demande de pension d'invalidité » (PDF, 714.43 Ko) et l'adresser, accompagné des pièces justificatives demandées, dans les meilleurs délais à la caisse d'assurance maladie.

Il appartient au médecin conseil de la sécurité sociale (et non au médecin du travail qui lui ne peut que constater l'inaptitude du salarié à son poste de travail) de définir dans quelle catégorie appartient l'intéressé en fonction de sa capacité à travailler :

- Première catégorie d'invalidité : elle concerne les invalides capables d'exercer une activité rémunérée. 

- Deuxième catégorie d'invalidité : elle concerne les invalides absolument incapables d'exercer une profession quelconque. 

- Troisième catégorie d'invalidité : elle concerne les invalides qui, étant absolument incapables d'exercer une profession, sont, en outre, dans l'obligation d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie. Cette catégorie donne également droit à l'obtention d'une carte d'invalidité permettant de bénéficier de certains avantages dans le cadre de la vie courante. 

 

Polémique sur les vaccins 2018-2019 contre la grippe

Liste des vaccins officiellement pris en charge (avec leur prix et leur indication au début de la campagne de vaccination) :

- Influvac (5.18 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 6 mois et plus),

- InfluvacTetra (10.11 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 18 ans et plus),

- FluarixTetra (10.11 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 6 mois et plus),

- VaxigripTetra (10.11 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 6 mois et plus).

Or, l'influvac Tetra n’a pas d’AMM chez l’enfant car, selon les données de son Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), « la sécurité et l’efficacité d’INFLUVAC TETRA® chez les enfants et les adolescents n’ont pas été établies ».

Mieux (ou pire), l'Influvac n'est pas disponible en pharmacie !

Ce qui se traduit de facto par une hausse de près du double du montant de prise en charge de la vaccination par les pouvoirs publics :

Ce  :

 

L'absence de grippe pendant la période des fêtes prolonge l'euphorie : "La grippe (est) très discrète et sera probablement moins forte cette année, selon l'organisme Santé publique France. La météo très douce de ce début d'hiver est l'une des raisons du faible nombre de cas déclarés, le virus de la grippe aimant le froid. La vaccination explique aussi cette discrétion du virus. Neuf millions de Français ont été vaccinés cette année, contre seulement six millions l'an dernier. Le vaccin est aussi plus efficace que son prédécesseur et protège contre les deux souches du virus qui circulent le plus : la grippe A H1N1 et la grippe A H3N2."

Syndicat des Jeunes MG : un nouveau bureau national pour 2019

 
L’Assemblée Générale annuelle du SNJMG s’est tenue samedi 24 novembre2018 dans les locaux de la revue Prescrire.

 

A cette occasion, une nouvelle équipe a été élue au Bureau National du SNJMG.
Le nouveau bureau se compose comme suit :

 

Présidente : Sayaka OGUCHI (MG installée depuis le 6 novembre 2017)
Vice Président : Benoit  BLAES (interne MG troisième année)
Secrétaire Générale : Francesca STELLA (interne MG première année)
Trésorière : Aysun EKEN (MG remplaçante)

 

Si ce nouveau bureau n'est plus exclusivement féminin, comme l'année dernière, il le reste néammoins pour les 3 quarts ! 

 

Ce nouveau bureau poursuivra l’action du syndicat en faveur des jeunes MG, de la Médecine Générale, de l’indépendance médicale et de l’accès à des soins de qualité pour tous les patients.
 
 
 

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