Acte 1 du prélèvement à la source

Ce jour, l'administration fiscale procéde à deux opérations découlant de la réforme du prélèvement à la source :

Versement d'acompte pour les crédits d'impôts

Les crédits d'impôt ne sont remboursés qu'en septembre, une fois la déclaration d'impôt annuelle effectuée. Or, avec la mise en place du prélèvement à la source, les contribuables doivent s'acquitter de leur impôt dès le mois de janvier.

Pour éviter cette inadéquation entre l'impôt payé et remboursé, des acomptes pour les crédits d'impôt sont versées ce mardi 15 janvier, ces avances étant calculées sur la base de la déclaration d'impôt faite en 2018 sur les revenus de 2017.

Les avances concernent les dépenses récurrentes : emploi d'un salarié à domicile, dons aux associations, cotisations syndicales (ex : SNJMG), investissements locatifs, etc...

NB : L'administration fiscale précise que, pour des raisons pratiques, tous les crédits d'impôt ne sont pas concernés par ces acomptes (exemple de cédit d'impôt non concerné : le crédit d'impôt transition énergétique).

Le versement de l'acompte se traduit par un virement de la DDFIP sur le compte bancaire déclaré à l'administration fiscale.

Par ailleurs, comme le décalage d'un an reste en vigueur, les foyers ayant engagé une dépense donnant droit à une réduction fiscale durant l'année 2018 ne bénéficieront pas de l'acompte en janvier. Le crédit d'impôt leur sera versé en septembre, une fois leur déclaration de 2019 (pour les revenus de 2018) enregistrée.

Inversement, les dépenses faites en 2017 mais non reconduites en 2018 et qui ont donc été intégrées par anticipation dans le calcul de l'acompte du 15 janvier 2018) devraient faire l'objet d'un redressment en septembre 2019.

Premier prélèvement pour les indépendants et bailleurs mensualisés

Le prélèvement se fait sur le compte bancaire déclaré à l'administration fiscale.

 

Pour en savoir plus :

Epidémie de grippe 2018-2019 : infos et CAT

 

 

1 - Conduites à tenir en ambulatoire

 

 

 

NB : Les CAT ci dessous ont été constituées à partir des textes proposés par les autorités sanitaires françaises (ministères et agences sanitaires) et la revue Prescrire

 

Comment reconnaître et prendre en charge un cas possible de grippe chez un adulte ou un enfant de plus de 1 an ?

 

Pendant la période épidémique, tout syndrome respiratoire aigu à début brutal associant :

- signes généraux : fièvre > 38° ou courbature ou asthénie ;

- et signes respiratoires : toux ou dyspnée.

doit être considérée comme un cas possible de grippe.

 

Si l’examen médical ne révèle pas de signe de gravité, ni de facteur de risque (FDR) de complications (FDRcomplications1708.doc), ni de forme clinique jugée sévère par le médecin (toutes ces situations faisant discuter une hospitalisation), le patient se voit prescrire :

- un traitement symptomatique d'infection respiratoire aigue : réhydratation + prise d’antipyrétiques (de préférence : paracetamol) en cas de fièvre

(NB : les principales régles de prise en charge des nourrissons de moins de 30 mois se trouvent sur cette fiche dédiée : IRA nourrisson.docPour les enfants et adultes sans antécédent particulier, la revue Prescrire rappelle dans ses numeros 312 et 325 que les médicaments destinés à soulager la toux et/ou le rhume ont une efficacité purement symptomatique peu ou pas supérieure à celle du placebo mais qu'ils peuvent exposer, notamment les enfants, à des effets indésirables disproportionnés. En revanche, chez l’enfant et l’adulte, des boissons chaudes ou sucrées, le miel, des confiseries ou du citron aident parfois à soulager la toux, avec peu ou pas d’effets indésirables),

- et un repos à domicile (+/- arrêt de travail) pendant 3 à 7 jours (durée indicative) après l'apparition des premiers signes cliniques.

Une personne de l'entourage du patient va chercher le traitement dans une pharmacie d’officine ou, à défaut, le patient s’y présente lui-même, avec de préférence un masque anti-projections (de type chirurgical) que pourra lui avoir remis le médecin.

 

NB : Le médecin ne doit pas perdre de vue le risque de surinfection et se doit de réévaluer si besoin la situation après quelques jours pour discuter la mise en place d'un traitement ATB.

 

Il est important de rappeler aux patients et/ou à leurs entourages les règles d'hygiènes pour limiter les risques de contagion :

  • Lavez-vous les mains, si possible avec du savon liquide, en les frottant pendant 30 secondes. Rincez-les ensuite sous l’eau courante et séchez-les avec une serviette propre ou à l’air libre. Le lavage des mains doit devenir un réflexe : au minimum, avant de préparer le repas ou de manger, après s’être mouché, avoir éternué ou toussé en mettant sa main devant la bouche, être passé aux toilettes, s’être occupé d’un animal et après chaque sortie.
  • Servez-vous d’un mouchoir jetable pour vous moucher, tousser, éternuer ou cracher, et jetez-le aussitôt.
  • Portez un masque si vous êtes grippé, surtout pour rendre visite à une personne fragile.
  • Évitez d’emmener un nourrisson dans les lieux publics où il pourrait entrer en contact avec des personnes infectées (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux…) en période d’épidémie.
  • Ouvrez les fenêtres régulièrement pour aérer et diminuer la concentration en microbes.
  • Évitez de serrer les mains ou d’embrasser pour dire bonjour.
  • Ne touchez pas directement vos yeux, votre bouche ou votre nez, sans vous être lavé les mains au préalable.

 

Comment reconnaître et prendre en charge un cas possible de grippe chez un nourrisson de moins d’un an ?

 

Chez les nourrissons de moins de 1 an, les formes cliniques sont souvent atypiques et, en période d'épidémie, il faut suspecter un syndrome grippal en cas d’apparition d’une fièvre supérieure ou égale à 38,5°C associée ou non à des :

- symptômes respiratoires signant une atteinte des voies aériennes supérieures ou inférieures ;

- troubles digestifs ;

- convulsions.

 

Les médecins généralistes peuvent assurer la prise en charge selon les modalités ci dessous :

- Le diagnostic différentiel des autres causes de fièvre aigue chez le nourrisson doit être systématiquement considéré, en particulier avant trois mois pour ce qui concerne les infections bactériennes sévères

- il est recommandé aux parents de garder l'enfant au repos à domicile, accompagné des recommandations d'isolement jusqu'à 48 heures d'apyrexie sous traitement. En outre, il est expliqué aux personnes responsables qu'il importe de rappeler le médecin ou le centre 15 en cas d'aggravation de son état.

 

La présence de FDR de complications ou d’un seul des signes de gravité suivants doit faire envisager l’hospitalisation :

Difficultés alimentaires chez un nourrisson de moins de six mois (moins de la moitié des biberons sur 12 h) ;

Tolérance clinique médiocre de la fièvre, malgré les mesures adaptées ;

Signes de déshydratation aiguë ;

Existence de troubles de la vigilance ;

Signes de détresse respiratoire, apnées ;

Contexte particulier : très jeune âge (inférieur à 3 mois), ou facteurs de risque de grippe grave ou considérations liées à l’administration du traitement.

 

2 - Conduites à tenir dans les collectivités de personnes âgées et en milieu extra-hospitalier


Références officielles :

Prévention et gestion des infections respiratoires aiguës dans une collectivité des personnes agées (PDF - 1.6 Mo)

 

Rapport du HCSP du 03/07/2012

 

 

 

Première formation SNJMG 2019, les 1er et 2 février

FORMATION « THESE » LES 1 ET 2 FEVRIER 2019
ANIMEE PAR LE DOCTEUR AURELIE TOMEZZOLI
CHARGEE DE MISSION "THESES DE MG" DU SNJMG
 

POURQUOI ?

PARCE CE QUE FAIRE SA THESE NE DEVRAIT PAS ETRE UNE CORVEE MAIS L’OCCASION DE REFLECHIR DE MANIERE INDEPENDANTE ET DOCUMENTEE SUR UN SUJET MEDICAL QUI NOUS INTERESSE

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VENDREDI 1er FEVRIER 2019
DE 19H30 A 22H30 
ACCUEIL DES PARTICIPANTS A 19H00
 
COMMENT ?
 
NOUS VOUS AIDERONS A PARTIR DE VOTRE IDEE INITIALE A DEFINIR VOTRE QUESTION DE RECHERCHE, PUIS LA METHODE LA PLUS ADAPTEE POUR Y REPONDRE, EN MINIMISANT LES RISQUES DE BIAIS.
 
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SAMEDI 2 FEVRIER 2019
DE 9H30 A 12H30 
ACCUEIL DES PARTICIPANTS A  9H00
 
COMMENT ?
 
NOUS VOUS PROPOSONS UN ATELIER PRATIQUE ET INTERACTIF SUR  LE THEME :
 
« CONSTUIRE UN QUESTIONNAIRE 
 Et réaliser les statistiques sous R (logiciel libre) »
 
NOUS PARTIRONS D’UN EXEMPLE 
(éventuellement choisi parmi vos sujets)
 
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Le nombre de places étant limité, nous vous demandons de vous inscrire rapidement sur ce formulaire en ligne.
 
Notre secrétariat se tient à votre disposition au 07.71.05.13.81 ou via notre site Internet.
 
LE TARIF DE LA FORMATION EST DE 24 EUROS POUR LES NON-ADHERENTS ET GRATUITE POUR LES MEMBRES DU SNJMG (NB : VOUS POUVEZ ADHERER DIRECTEMENT SUR NOTRE SITE)
 
LA FORMATION SE TIENDRA DANS LES LOCAUX DE LA REVUE PRESCRIRE 
68-70 Boulevard Richard Lenoir, 75011 Paris
 
 

Première réunion "casse tête" demain soir !

 Réunion "casse-tête" avec le SNJMG
 
Sur le thème : "Quelles mesures d’urgence contre la désertification médicale ?"

Via la Chatroom du SNJMG le Jeudi 03/01/19 à 19h.
 
 
C'est quoi un casse-tête ?
C'est un temps de réflexion collectif destiné à co-construire la parole que nous allons porter auprès de nos différents interlocuteurs. Ces échanges sont ouverts : ils s'adressent bien sûr à tous les adhérents du SNJMG mais aussi à ses sympathisants ainsi qu'à d'autres structures pour permettre un dialogue inter-syndical et inter-associatif. Les sujets sont choisis selon l'actualité et les interrogations du syndicat.

 
Pourquoi ce thème ? Il s'agit des mots utilisés par la commission des affaires sociales de l'assemblée nationale pour la prochaine audition des structures de futurs et jeunes médecins en Janvier 2019 (la pertinence de ces termes reste à débattre)
 

Pour participer : rendez-vous sur la Chatroom du SNJMG le 03/01/19 à 19hà cette adresse.
 
 
Comment ça marche ?
Les casses-têtes peuvent se faire à distance via la Chatroom du SNJMG ou parfois en présentiel dans différentes villes. Pour la chatroom, il suffit de cliquer sur le lien transmis avec l'invitation à l'heure du RDV. Ces temps d'échange sont réguliers, donc rater une séance n'est pas une catastrophe.
 
 
A très bientôt,
Benoit BLAES (Vice président), pour le SNJMG.
 

Bonne année 2019 !

Pathologies (automno) hivernales en Médecine Générale

 

Protections contre le (grand) froid

 

Attention : voici un conseil à ne pas suivre  ;-)

et une révélation de première importance :

 

Gestes barrières vis à vis des pathologies infectieuses saisonnières :

Il faut se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon (de préférence liquide) ou, à défaut, avec une solution hydro-alcoolique :

- avant de s’occuper d’un bébé, de préparer les repas, de les servir ou de manger ;

- Et après s’être mouché, avoir toussé ou éternué, après avoir rendu visite à une personne malade, après avoir pris soin d’un bébé, après chaque sortie à l’extérieur, après avoir pris les transports en commun en arrivant au bureau ou à son domicile, ou être allé aux toilettes.

Il faut se couvrir le nez et la bouche quand on tousse ou éternue ;

Il faut se moucher dans un mouchoir à usage unique ;

Il faut éviter de se toucher le visage, en particulier le nez et la bouche.

 

NB : tout savoir sur la vaccination contre la grippe :

 

Prise en charge des principales infections saisonnières :

Bronchiolite :

Grippe :

Gastro entérites :

 

Prévention de l'intoxication au monoxyde de carbone :

 

Documentation nationale :

Dépliant "Dangers pour comprendre" (INPES) (pdf, 2.9 Mo) 

Guide d'entretien des chaudières (ADEME) (pdf, 492.62 Ko) 

Fiche "Comment prévenir les intoxications dans les lieux de cultes ?" (INPES) (pdf, 726.1 Ko) 

 

Documentation Hauts de France :

Site de Prévention régionale des intoxications au monoxyde de carbone - Hauts de France

 

Documentation Grand Est :

Site de Prévention régionale des intoxications au monoxyde de carbone - Grand Est

Communiqué de Presse 2017 Monoxyde de Carbone (pdf, 350.98 Ko) 

Affiche Stop Monox (pdf, 2.11 Mo) 

 

Documentation Centre-Val de Loire:

Formulaire - Déclaration intoxication au monoxyde de carbone

 

Documentation PACA :

Dépliant de prévention (ARS) (pdf, 256.37 Ko) 

Intoxication au monoxyde de carbonne - acteurs et surveillance en Paca (pdf, 656.15 Ko)

 

 

Cotisations URSSAF : URPS et remplaçant(e)s

 

Parmi les courriers de fin d'année, les remplaçants, collaborateurs et installés en Médecine Générale ont reçu leur calendrier de cotisations URSSAF, et comme chaque année, y figure la contribution à leur URPS (Union Régionale des Professionnels de Santé), réglée en février pour les médecins qui ont opté pour les prélèvements mensuels. 

Attention : si vous êtes actuellement remplaçant(e), vous n'êtes pas redevable de la cotisation aux URPS ! 

Pour les moins attentif(ve)s d'entre vous, cela représente quand même environ 200€ par an.  

Depuis la création des URML (Unions Régionales des Médecins Libéraux) et il en est de même depuis leur remplacement par les URPS, les remplaçant(e)s n'ont pas de possibilité de se présenter aux Unions ni droit de vote. Pour un organisme qui, entre autres, a pour prérogative d'aider les jeunes médecins à s'installer, on peut douter de la pertinence de ces choix ! (et le SNJMG ne manque pas de le faire savoir régulièrement)

L'URSSAF n'ayant pas (encore) prévu la possibilité qu'un(e) remplaçant(e) puisse le rester d'une année sur l'autre, il faut donc chaque année leur rappeler votre statut professionnel, et leur demander de vous faire parvenir une version corrigée de votre calendrier de cotisations. 

A cet effet, et depuis la création de cette cotisation à la fin des années 1990, le SNJMG propose aux remplaçant(e)s un courrier-type que vous pourrez faire parvenir à votre URSSAF par courrier A/R ou via leur site internet, rubrique "contacter mon Urssaf". 

 

Revue Jeune MG #22

En ce mois de Décembre, les abonnés à la revue Jeune-MG recoivent le numero de saison dont le dossier est consacré à : "Les Jeunes MG et la santé publique"

Sommaire :

EDITO

ACTUALITÉS

Les charges du doyen Sibilia à l'encontre des Jeunes Médecins

Dossier : les jeunes MG et la santé publique 
Déremboursement des médicaments anti Alzheimer : une décision bienvenue (même si tardive et incomplète) 
Plan #MaSanté2022
Vaccination contre la grippe 
Octobre Rose : Un naufrage de la santé publique 
Ballade aux frontières de l'humain (Présentation du dernier livre de Jonathan  Hammel)

TRIBUNE LIBRE

Plaidoyer pour des sciences citoyennes 

EXERCICE PROFESSIONNEL 

Internat de Médecine Générale
Le SNJMG dénonce encore et toujours la présence de l'industrie pharmaceutique 
Internes de médecine de l'Océan indien : non à la discrimination pour les rémunérations
Relation entre la surmédicalisation et les réactions face à l’incertitude chez les internes de médecine générale de France 

Remplacements 
Affiliation CARMF des internes et des remplaçants non thésés

Fiscalité
Prélèvement à la source

Pratique médicale
Du médecin traitant à l’orthopédiste : prise en charge des pathologies dégénératives et déformations du rachis lombaire

EXPERIMENTATION

Action collective « Garçon-Fille, bien grandir ensemble » en classe de grande section de maternelle

RAPPEL : La revue "Jeune-MG" est envoyée gratuitement à tous les inscrits sur le site internet du SNJMG qui ont manifesté leur volonté de s'y abonner.

Pour le recevoir chez vous sans frais, il suffit donc de s'incrire à notre site en signalant que vous souhaitez recevoir la revue Jeune-MG...

Handicap et invalidité

HANDICAP

Définition et intérêt :

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. » (Loi handicap du 11 février 2005 portant sur l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées)

Déclaration :

Toute demande en rapport avec le handicap (Carte Mobilité Inclusion, Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé, Prestation de Compensation du Handicap, orientation en établissement, Allocation Adultes Handicapés…) se fait auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) du département de résidence.

Aides et prestations :

RTQH et AAH :

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est attribuée aux personnes en capacité de travailler mais présentant des difficultés à exercer certains types d'activités professionnelles en raison de problèmes de santé.
- La RQTH se demande auprès de la MDPH et elle est systématiquement étudiée lors de l’instruction d’une demande d’AAH.
- La RQTH permet à son bénéficiaire d’accéder à un ensemble de dispositifs et de mesures destinés à favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées.
- La RQTH n’entraîne pas un apport de revenu.

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière destinée à garantir un revenu minimum d’existence aux personnes handicapées qui, en raison de leur santé, ne peuvent occuper un emploi et avoir un revenu équivalent à celui d’une personne n’ayant pas de handicap. En plus des critères administratifs (âge, lieu de résidence, nationalité), la MDPH évalue le taux d’incapacité de la personne.
Son versement est fonction des revenus du foyer : le montant de l’AAH versé peut donc varier ou être nul. 

AEEH :

L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)  a pour but d’aider les familles à faire face aux frais supplémentaires qu’entraîne le handicap d’un enfant à charge de moins de 20 ans. Elle est composée d’un montant de base auquel s’ajoutent éventuellement un complément qui varie en fonction de la nature et de la gravité du handicap et une majoration pour parent isolé.

CMI :

La carte mobilité inclusion (CMI), annoncée lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) de décembre 2014 et confirmée lors de la CNH de mai 2016, se substitue à 3 cartes : la carte d’invalidité, la carte de priorité et la carte de stationnement. 

PCH :

La prestation de compensation du handicap (PCH) permet de compenser les surcoûts engendrés par le handicap dans de nombreux champs de la vie de la personne handicapée. Elle est attribuée par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) et versée par le Conseil départemental. La demande s’effectue auprès de la MDPH par l’intermédiaire du formulaire de demande.

Documentation :

Pratiques de coopération et de coordination du parcours de la personne en situation de handicap (Source : HAS, Janvier 2018)

Livret aides et prestations handicap MDPH de Paris :

 

INVALIDITE

Une pension d'invalidité peut être versée à un invalide victime d'une maladie ou d'un accident pour compenser la perte de tout ou partie de son salaire. A partir de l’âge légal de la retraite, elle est remplacée, lorsque le titulaire n’exerce pas d’activité professionnelle, par une pension de vieillesse.

La demande de pension d’invalidité peut être faite par :

- la personne concernée ou son médecin qui, avec son accord, peut alors adresser un certificat médical au médecin conseil du service médical de votre caisse d'assurance maladie ;
- la caisse d'assurance maladie de la personne concernée : le médecin conseil du service médical de sa caisse d'assurance maladie fait le point avec elle sur son état de santé et propose une pension d'invalidité.

Dans ces deux situations, il faut remplir le formulaire S4150 « Demande de pension d'invalidité » (PDF, 714.43 Ko) et l'adresser, accompagné des pièces justificatives demandées, dans les meilleurs délais à la caisse d'assurance maladie.

Il appartient au médecin conseil de la sécurité sociale (et non au médecin du travail qui lui ne peut que constater l'inaptitude du salarié à son poste de travail) de définir dans quelle catégorie appartient l'intéressé en fonction de sa capacité à travailler :

- Première catégorie d'invalidité : elle concerne les invalides capables d'exercer une activité rémunérée. 

- Deuxième catégorie d'invalidité : elle concerne les invalides absolument incapables d'exercer une profession quelconque. 

- Troisième catégorie d'invalidité : elle concerne les invalides qui, étant absolument incapables d'exercer une profession, sont, en outre, dans l'obligation d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie. Cette catégorie donne également droit à l'obtention d'une carte d'invalidité permettant de bénéficier de certains avantages dans le cadre de la vie courante. 

 

Polémique sur les vaccins 2018-2019 contre la grippe

Pour la première fois en France, des vaccins quadrivalents contre la grippe saisonnière bénéficient d’une AMM et d’une prise en charge par l’Assurance maladie :

- InfluvacTetra (10.11 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 18 ans et plus),

- FluarixTetra (10.11 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 6 mois et plus),

- VaxigripTetra (10.11 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 6 mois et plus).

A coté de ces vaccins tetravalents ne subsiste qu'un seul vaccin trivalent :

- Influvac (5.18 euros / prévention de la grippe chez les personnes agées de 6 mois et plus),

Mais, premier probleme, l'influvac Tetra n’a pas d’AMM chez l’enfant car, selon les données de son Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), « la sécurité et l’efficacité d’INFLUVAC TETRA® chez les enfants et les adolescents n’ont pas été établies ».

Mieux (ou pire), l'Influvac, seul vaccin trivalent, n'est pas disponible en pharmacie !

Ce qui se traduit de facto par une hausse de près du double du montant de prise en charge de la vaccination par les pouvoirs publics :

Cette polémique est reprise par la presse :

Mais, la ministre de la Santé évite de s'y impliquer... sauf une fois dans la matinale de France Inter :

Ayant esquivée la contreverse, la ministre peut même se féliciter d'un recours plus important à la vaccination :

L'absence de grippe pendant la période des fêtes prolonge l'euphorie médiatique : "La grippe (est) très discrète et sera probablement moins forte cette année, selon l'organisme Santé publique France. La météo très douce de ce début d'hiver est l'une des raisons du faible nombre de cas déclarés, le virus de la grippe aimant le froid. La vaccination explique aussi cette discrétion du virus. Neuf millions de Français ont été vaccinés cette année, contre seulement six millions l'an dernier. Le vaccin est aussi plus efficace que son prédécesseur et protège contre les deux souches du virus qui circulent le plus : la grippe A H1N1 et la grippe A H3N2."

Mais avec l'arrivée décalé de l'épidémie, les premiers retours statistiques ne sont pas mirobolents :

Finalement, l'épidémie s'avére courte et de taille modérée et l'efficacité vaccinale modérée chez les personnes à risques (Référence : Bilan sentiweb 2018 2019)