Choix de stages Eté 2018 en Hauts de France

Postes proposés - subdivision d'Amiens - Semestre de mai 2018 :

MEDECINE GENERALE  [ postes en médecine générale,  médecine polyvalente,  gynéco/ped,  urgences,  DESCQ réanimation médicale (projets professionnels) ]

- AUTRES SPECIALITES    [DES anesthésie-réanimation,  DESCQ réanimation-médicale,  DES gynécologie-obstétrique,  DESC cancérologie,  DES gynécologie-médicale,   DESC médecine de la reproduction,  DES pédiatrie,  DESC néonatalogie,  DES psychiatrie,  DESC psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent,  DESC addictologie,   DES santé publique et médecine sociale,  DES médecine du travail,  Spécialités Chirurgicales,  Spécialités Médicales ]

Postes restants - subdivision d'Amiens - Semestre de mai 2018 :

Spécialités
Médecine générale

Anesthésie-réanimation

Médecine Générale

Gynécologie obstétrique et gynécologie médicale

Gynécologie-pédiatrie

Médecine du travail

CHRU

Pédiatrie

Médecine d'adultes

Psychiatrie

Stages libres

Santé publique

DESC médecine d'urgence

Spécialités chirurgicales

Stages d'Urgence 

Spécialités médicales

 

Biologie médicale

 

 

Postes proposés - subdivision de Lille - Semestre de mai 2018 :

Postes restants - subdivision de Lille - Semestre de mai 2018 :

  Spécialités
    Médecine générale

DESAR Anesthésie-réanimation

DESC Réanimation et DES Médecine

   intensive réanimation

Stages Urgences

Gynécologie médicale

Gynécologie Pédiatrie

Gynécologie obstétrique

CHRU

Médecine du Travail

Médecine d'adultes

Pédiatrie

Stages libres

- Psychiatrie   - Pédo Psy  - Addicto

DESC de Médecine d'urgence

Spécialités médicales

- Biologie

 

- Spécialités chirurgicales

- DESCQ Chirurgie

- DES Médecine d'Urgence

- Santé Publique

 

- DESC Gériatrie

 

DESC

Remplaçants non thésés et CARMF : suspension de l'obligation de cotisation en 2018 !

Dès ses premières années d'existence, le SNJMG s'est interessé à la question de l'assujetissement des Jeunes MG à la CARMF.

Dans les années 1990, le SNJMG avait repéré deux problèmatiques :

- un mode de calcul des cotisations défavorable aux Jeunes MG assujetis à la CARMF (remplaçants thèsés et jeunes installés) car pénalisant les médecins à plus faible activité par rapport aux médecins à plus forte activité (du fait de l'existence de parts forfaitaires) 

- une exclusion de la couverture prévoyance de la CARMF (couvrant la maladie, l'invalidité et le décès pendant l’exercice de la profession) pour les Jeunes MG non assujetis (remplaçants non thésés) du fait des statuts de 1946 (imposant comme condition d’avoir une thèse de médecine pour pouvoir être affilié).

Grâce à une inhabituelle convergence entre le positionnement commun MG-France/SNJMG sur les parts forfaitaires et les projets de réforme des cotisations du Dr Maudrux, président de la CARMF de 1997 à 2015, les différents gouvernements ont publié les textes réglementaires supprimant les parts forfaitaires des cotisations CARMF et permettant ainsi d'obtenir en 2004 des cotisations entièrement proportionnelles (sauf pour la cotisation ASV - part forfaitaire s'élevant à 1691 euros pour 2019 - et, bien sûr, en début d'activité où l'ensemble des cotisations CARMF est forfaitaire faute de connaître l'activité du médecin). 

Une fois le rectificatif de cotisation obtenu au profit des médecins à faible activité, le SNJMG s'est intéressé à la couverture prévoyance des remplaçants non thésés. Comme les remplaçants non thèsés étaient opposés à une affiliation obligatoire à la CARMF, le SNJMG avait proposé une affiliation possible à la CARMF pour les non thésés volontaires, les autres restant non concernés (revendication conservée par le SNJMG depuis lors). Mais, contrairement à la revendication de suppression des parts forfaitaires, cette revendication d'affiliation volontaire n'a jamais connu de concrétisation...

Le 23 février 2018, un tweet fait le buzz auprès des remplaçants non thésés :

Le SNJMG répond le jour même sur Twitter qu'il va vérifier le fondement légal de cette modification de réglementation en vue d'une prise de position officielle du syndicat et eventuellement d'une communication commune avec les autres syndicats de jeunes médecins.

Le 26 février 2018, deux intersyndicats d'internes publient un communiqué commun accusant la sécurité sociale d'avoir introduit une modification réglementaire qu'ils désapprouvent :

Le SNJMG publie alors un communiqué expliquant que la modification réglementaire vient en fait du ministère de la Santé, condamnant (comme les deux intersyndicats) cette modification décidée sans consultation des organisations de jeunes médecins et précisant en pratique aux remplaçants non thésés les possibilités légales d'exemption de cotisation :

 
Le 27 février 2018, le Dr Thierry Lardenois, médecin généraliste, président de la CARMF, précise dans un entretien à Egora.fr : "en novembre 2017, la Direction de la sécurité sociale m'a appelé en me disant qu'il fallait absolument que les internes soient affiliés à la Carmf parce que c'est une nécessité et une demande de leur part".
 
Le 2 mars 2018, l'ancien président de la CARMF publie sur son blog, hébergé sur le site Internet du "Quotidien du médecin", un billet s'étonnant du changement de position de syndicats de jeunes médecins : "Voici le (..) document, avec en-tête de l’ISNAR-IMG, ISNIH et ReAGJIR, intitulé « document de propositions pour une retraite obligatoire pour les jeunes médecins », reprenant des décisions validées par les Assemblées Générales et Conseils d’Administrations de ces organismes, aux dates figurant dans le document. Et voilà que les mêmes crient aux scandale d’une caisse qui veut les « racketter » et empêcher les jeunes de remplacer alors qu’on manque de remplaçants (...) Alors que ceux qui s’insurgent s’adressent aux vrais responsables, leurs syndicats."
 
Quelques soient les positions antérieures des uns et des autres, l'affiliation et la cotisation obligatoire à la CARMF des remplaçants non thésés font en 2018 consensus contre elles, tant chez les médecins concernés que chez les actuels syndicats de jeunes médecins. Le ministère de la Santé se voit donc contraint de faire machine arrière et ce 16 avril 2018, la direction de la Sécurité Sociale (au ministère de la Santé) et la CARMF s'entendent pour qu'il n’y ait pas de cotisation CARMF pour les remplaçants non thésés en 2018, ni de rattrapage ultérieur. Les négociations vont maintenant s’engager pour définir de nouvelles modalités à compter de 2019.

 

Addendum du mercredi 09 mai 2018 : un courrier émanant du ministère de la Santé est arrivé ce jour à la CARMF, lui demandant la suspension de la mesure imposant l’affiliation à la Carmf des remplaçants internes et médecins non thésés pour 2018. La CARMF a ainsi obtenu "le feu vert" ministériel pour adresser un courrier de notification de dispense d’affiliation, et donc de cotisation, aux médecins remplaçants qui avaient déjà reçu un appel à cotisation...

 

Addendum du mardi 15 mai 2018 : A l'occasion de l'imbroglio de l'affiliation CARMF des IMG et des remplaçants non thésés, le SNJMG a lancé une enquete aupres des internes de MG et de des remplaçants MG non thésés. 

 

Addendum du 13 décembre 2018 : Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé a confirmé à la CARMF, par lettre du 12 décembre 2018, sa demande de suspension pour les années 2018 ET 2019 du recouvrement des cotisations des remplaçants non thésés. Pour les années suivantes, la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2019 (LFSS2019) prévoit la mise en place au 1er janvier 2020 d'un régime simplifié des professions médicales (RSPM) pour tout médecin salarié exerçant une activité libérale annexe, régime censé résoudre, entre autres, le probleme de l'affiliation à la CARMF des médecins remplaçants non thésés.

 

Addendum du 04 avril 2019 : Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) participe ce jour à la réunion au ministère de la Santé sur l'affiliation des médecins non thèsés à la caisse de retraite des médecins, la CARMF. Le SNJMG médiatise sa position officielle nourrie du résultat de l'enquete qu'il avait lancée au printemps 2018 :

 

Addendum du 23 mai 2019 : A l'occasion d'un communiqué de presse contre les menaces concernant les remplacements, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) critique publiquement le projet de RSPM proposé par le gouvernement :

Dépistage du cancer du sein par mammographie : il faut donner une information de qualité !

 

Différentes organisations (Formindep, Cancer rose, UFC - Que choisir, Groupe Princeps) aux quelles s'est joint le médecin généraliste et blogueur, Dominique Dupagne, ont publié la semaine dernière une lettre ouverte commune dénonçant la communication de l'Institut National du Cancer (INCa) sur le dépistage du cancer du sein par mammographie.
L'Agence a édité un livret en septembre 2017, puis a ouvert en début d'année 2018 un site d'information intitulé « Prévention et dépistage du cancer du sein - Pour s’informer et décider ».
Pour les auteurs de la lettre ouverte, l'analyse de ces deux supports d'information, selon un référentiel d'évaluation de la qualité des supports d'information médicale communément admis par la communauté scientifique, révèle que ni le livret ni le site ne répondent aux critères exigés pour une information médicale de qualité. 
Le Syndicat National des jeunes Médecins généralistes (SNJMG) s'est déjà étonné de la non remise en question du dépistage du cancer du sein par mammographie lors de l'annonce du plan cancer en février 2014, il a critiqué sa présence dans les items de la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) des médecins généralistes et il a regretté le devoiement des résultats de la concertation citoyenne qui lui a été consacré.
Les polémiques sur ce dépistage ont été au programme des deux dernières éditions des Assises Nationales des Jeunes Médecins Généralistes (rencontres nationales indépendantes des Jeunes MG en France) organisées par le SNJMG en 2017 et 2018.
C'est donc logiquement que le SNJMG manifeste ce jour son soutien à la demande, formulée par cette lettre ouverte, de révision de l'information du site et du livret de l'Inca sur le dépistage du cancer du sein par mammographie.
 
Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 

Commission paritaire nationale (Convention médicale de 2016)

La réunion de la Commission paritaire nationale (CPN) ce jour a fait le point en matière de rémunération des médecins conventionnés sur la premiere année d'application (2017) de la convention signée en 2016 :
- Documentation de l'Assurance Maladie sur la montée en charge des nouvelles cotations NGAP de la convention 2016 (nomenclature-CPN040418.pdf)
- Documentation de l'Assurance Maladie sur les nouvelles ROSP Adulte et Enfant (ROSP%20-%20CPN040418.pdf)

A cette occasion, l'Assurance Maladie a confirmé le déclenchement de la clause de sauvegarde car du fait des changements d'indicateurs par rapport à la précédente convention, la ROSP adulte 2017 devrait être inférieure de plus de 10% à la ROSP adulte 2016. Cette clause va permettre le maintien du versement global de la ROSP entre 2016 et 2017 : la rémunération 2017 de chaque médecin sera majoré par l'application d'un coefficient multiplicateur unique, calculé en fonction de l'écart constaté pour la rémunération globale (voir document de l'Assurance Maladie sur la ROSP). Du fait du déclenchement de la clause de sauvegarde, la CPN a décidé la constitution d’un groupe de travail pour adapter et actualiser les indicateurs, après analyse des résultats de cette première année d’application.

Rappel : la clause de sauvegarde n’est prévue que pour la 1ère année de la nouvelle convention.

Enfin, l'Assurance Maladie a présenté un calendrier de paiement du FPMT (Le Forfait Patientèle Médecin Traitant qui remplace les anciens forfaits : Forfait Médecin Traitant, Rémunération Médecin Traitant ALD, Forfait Post-ALD et Forfait Majoration Personne Agée - MPA - du Médecin Traitant) et de la MPA pour les médecins autres que médecin traitant :
- Le FPMT sera réglé en 4 versements équivalents, échelonnés entre printemps 2018 et printemps 2019 : avril, septembre et novembre 2018 puis mars 2019 (à partir de cette date, les paiements se feront chaque année en juin, septembre et novembre de l'année en cours et en mars de l'année suivante)
- Même versement échelonné en 4 fois pour la MPA non MT : mai, aout et novembre 2018 puis février 2019.

Rappel : La valorisation du FPMT dépend désormais des caractéristiques de la patientèle (âge, pathologie, population défavorisée). Il est calculé selon les caractéristiques de la patientèle observées chaque année au 31/12 pour tous les patients déclarés auprès du médecin traitant. 

Enfant de 0 à 6 ans Hors ALD 6€
Patient de 80 ans et plus Hors ALD 42€
Patient de moins de 80 ans (y compris enfants de 0 à 6 ans) en ALD 42€
Patient de 80 ans et plus en ALD 70€
Autres patients (de 7 à 79 ans) Hors ALD 5€

Une majoration est appliquée en fonction de la part des patients en CMU-C dans la patientèle du médecin traitant. Cette majoration intervient lorsque la part de patients bénéficiaires de la CMU-C du médecin traitant est supérieure au taux moyen national.

Le calendrier des versements 2018 de rémunérations forfaitaires s'établit donc comme suit :

Règlement Anciens forfaits (convention 2011) :
Paiement FMT (complément changement MT de 2017), effectué le 26 février 2018
Paiement MPA n°18 Trimestre n°4/2017, effectué le 5 mars 2018
Paiement FMT (complément changement adresse de 2017), prévu le 28 mai 2018

Règlement Nouveaux forfaits (convention 2016) :
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P1, prévu le 11 avril 2018
Paiement ROSP Adultes 2017, prévu le 25 avril 2018
Paiement MPA (non MT) n°1, 1erTrim 2018, prévu avant fin mai 2018
Paiement Forfait ACI pour les MSP, prévu avant fin mai 2018
Paiement Forfait structure 2017 et ROSP Enfants 2017, prévus avant fin juin 2018 (19 juin pour le forfait structure)
Paiement MPA (non MT) n°2, 2eTrim 2018, prévu avant fin aout 2018
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P2, prévu le 17 septembre 2018
Paiement MPA (non MT) n°3, 3eTrim 2018, prévu avant fin novembre 2018
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P3, prévu le 27 novembre 2018
Paiement MPA (non MT) n°4, 4eTrim 2018, prévu avant fin février 2019
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P4, prévu le 29 mars 2019

Rappel : le traitement des virement bancaires peut parfois prendre jusqu’à 72h.

Remarques :
Le calendrier de versement du FPMT ne correspond pas à l’article 15.4.1 de la Convention : "Ce forfait est mis en place à compter de l’année 2018 et fera l’objet d’un premier versement partiel au cours du 1er semestre de chaque année de référence. La régularisation du paiement dû au titre de ce forfait est versée au cours du 1er semestre de l’année suivante".
Le versement du forfait structure d'abord annoncé pour juin puis pour avril (voir nos lettres d'information de Janvier 2018 et Février 2018) est finalement prévu pour juin 2018.

 

Plan de prévention national en matière de santé : un assemblage de mesures d'ambition variable

 
Depuis de bien longues années, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) déplore la part congrue accordée à la prévention dans le système de santé en France. Et depuis ce temps, le SNJMG renouvelle ses propositions afin de changer la donne (dernier exemple en date : l'avis du SNJMG sur la Stratégie Nationale de Santé).
 
Aussi, c’est avec grand interet que le SNJMG a pris connaissance des 25 mesures phares du plan national de prévention en matière de santé, présentées le lundi 26 mars 2018 par le premier ministre et la ministre de la santé dans les locaux de l’agence France Santé Publique.
Selon le gouvernement, ce plan représente un investissement de 400 millions d'euros pour cinq ans, soit près de 0.2% du montant annuel de la consommation de soins et de biens médicaux
 
En matière de consommation de produits néfastes pour la santé, le SNJMG a apprécié la hausse du prix du tabac (même si le saussinonage en plusieurs étapes fait craindre une limitation de la portée de cette mesure) et apprend avec satisfaction que l’aide au sevrage, qui se limite aujourd’hui à un forfait de 150 euros par assuré et par an, sera progressivement assurée par un remboursement de l’assurance-maladie, comme pour tous les médicaments remboursables. Mais, le SNJMG déplore que pour l’instant le plan du gouvernement ne propose aucune mesure concrete supplémentaire.
 
Concernant l’alcool, deuxième cause de mortalité évitable en France, avec 49 000 morts par an, dont 15 000 par cancer, les annonces semblent bien modestes : seules sont annoncées une augmentation de la taille du pictogramme « interdit aux femmes enceintes » sur les bouteilles d’alcool et une « amélioration » de la démarche de prévention auprès des femmes enceintes et des jeunes pris en charge aux urgences après une « alcoolisation aigüe ».
 
Plus globalement sur l’ensemble des consommations (tabac, d’alcool ou de cannabis) et pratiques (écrans, jeux…) à risques, le plan n’annonce qu’un renforcement - non précisé - des consultations jeunes consommateurs et des structures destinées à venir en aide aux jeunes de 11 à 25 ans et à leurs familles, grâce aux « recettes de l’amende forfaitaire pour usage simple de stupéfiants »…
 
Concernant la nutrition, le plan annonce l’extension à partir de 2020 et sur la base du volontariat du logo « Nutri-Score » à la restauration collective et aux produits non emballés (céréales, gâteaux, bonbons, pain) mais ne reprend aucune des mesures proposées en novembre 2017 par le Haut Conseil à la Santé Publique
Avant même de connaître les résultats définitifs d’une évaluation de l’expérimentation cet hiver dans deux régions pilotes (Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine), le gouvernement annonce - sans surprise - la généralisation de la vaccination contre la grippe par des pharmaciens formés volontaires dès 2019.
 
Parmi les autres mesures phares, le SNJMG apprécie la prise en charge à 100% avec possibilité de tiers payant intégral du dépistage du cancer du col utérin (seul dépistage aux résultats suffisamment robustes en terme de santé publique).
 
Enfin, le gouvernement a joint à la présentation de ce plan un rappel sur le nouveau service sanitaire obligatoire pour lequel 48.000 futurs médecins, sages-femmes ou infirmiers participeront au soutien de ces missions de prévention dès la rentrée 2018. A ce sujet, le SNJMG regrette que le gouvernement ait raté l'occasion de reconstruire un service public efficient de santé scolaire au sein duquel des étudiants en santé correctement formés, encadrés mais aussi indemnisés auraient pu intervenir dans des conditions optimales pour eux mêmes et les enfants concernés. 
 
Globalement, le SNJMG apprécie un pas dans la bonne direction (notamment en ce qui concerne le dépistage du cancer de col de l'uterus dont le SNJMG demande que le remboursement à 100% concerne aussi bien la consultation médicale que l'examen anatomopathologique) mais déplore la timidité de ce pas (du moins dans sa présentation actuelle).
 
 
Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 

Médecins privés de thèse : la sortie de l'impasse administrative se précise !

 

Le décret du 28 Mars 2018 concernant la régularisation administrative des anciens résidents en médecine générale est paru aujourd'hui au Journal Officiel.

 

C'est un décret d'application de la loi "Montagne" de décembre 2016 qui permet d'organiser en pratique la sortie de l'impasse administrative dans la quelle se trouvent une centaine de médecins généralistes ayant validés la quasi totalité de leur cursus universitaire à l'exception de la soutenance de thèse, soutenance qui leur était refusé depuis 2013.

 

Ce texte est en cohérence avec les conclusions de la réunion de concertation qui s'est tenu le 25 septembre 2017 à la DGOS en présence de représentants du Conseil de l'Ordre, du CNGE et de syndicats médicaux s'étant impliqués dans le dossier à titre divers  : FMF, MGFrance, SML et SNJMG (1). 

Il permet aux personnes ayant validé leur résidanat en médecine générale mais n'ayant pas soutenu leur thèse :

- Soit de s'inscrire à l'université en vue de soutenir leur thèse ;
- Soit de s'inscrire à l'université afin de valider, dans un délai maximum de six années, un complément de formation en stage et hors stage dispensé dans le cadre du troisième cycle des études de médecine, puis de soutenir leur thèse.

Une commission émet un avis sur le complément de formation nécessaire et le soumet cet avis aux tutelles qui notifient leur décision aux facultés qui statuent sur les modalités de remises à niveau.

Une dérogation fixe la prise d'inscription en faculté possible dès le 31 mai 2018. La date limite de dépôt du dossier est fixée au 28 février 2021.

Comme prévu par la loi "Montagne" de décembre 2016, ces dispositions sont soumises à une close conditionnelle d'exercice en zone sous dotée pendant 2 ans minimum. Il est donc question d'exercice et non d'installation et, en l'absence de précision dans le texte du décret, les remplacements devraient pouvoir remplir cette condition d'exercice.

 

Le Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s'est mobilisé depuis 2013 dans la représentation et la défense des médecins "privés de thèse" (jusqu'à un recours en Conseil d'Etat) et il s'est naturellement entretenu avec eux ce jour suite à la publication du décret. Pour le SNJMG comme pour les médecins privés de thèse, cette publication au Journal Officiel constitue une bonne nouvelle car ce décret donne enfin, même si elle n'est pas parfaite, une perspective professionnelle concrète à cette centaine d'étudiants contraints depuis 2013 à abandonner leur vocation médicale.

 

 

Contact presse :

Arnaud Deloire (chargé de mission SNJMG - privés de thèse)

06 33 88 29 06

 

 

(1) : Le SNJMG remercie le Conseil de l'Ordre, le CNGE et les syndicats FMF, MGFrance et SML pour leur implication dans la résolution de ce dossier

 

Choix de stages hospitaliers des IMG de Paris Ile de France