Modification réglementaire pour la première année d'adhésion à une AGA

L’adhésion d'un médecin (installé, collaborateur ou remplaçant) à une association de gestion agréé (AGA) constitue un avantage fiscal puisqu'en absence d'adhésion, la base d’imposition à l’impôt sur le revenu est majorée de 25 % (CGI art. 158,7). Pour en bénéficier, les médecins membres d'AGA doivent en principe avoir été adhérents pendant toute la durée de l’exercice ou de l’année considéré. Des dérogations sont toutefois prévues en cas notamment de première adhésion, de cessation d’activité, de démission de l’organisme agréé ou de retrait d’agrément.

Le décret 2016-1356 du 11 octobre 2016 instaure de nouveaux cas dérogatoires :

Peuvent ainsi bénéficier de la dispense de majoration les médecins qui, en cas de première adhésion à une association agréée avant la clôture de l’exercice comptable, franchissent les limites de chiffre d’affaires du régime micro-BNC ( CGI ann. II art. 371 W, e nouveau). En clair, ils n'ont plus à respecter le délai des cinq mois de début d'exercice... mais doivent quand même le faire au plus tard le 31décembre : il ne faut pas attendre de faire sa comptabilité en début d'année suivante !

#PLFSS2017 et Démographie médicale

A l'occasion du débat sur le #PLFSS2017, le dernier pour une loi de financement de la Sécurité Sociale avant les élections législatives de Juin 2017, différents parlementaires, de gauche comme de droite, se montrent très enclins aux propositions démagogiques sur la question des déserts médicaux. C'est ainsi qu'un projet de conventionnement sélectif est introduit dans le #PLFSS2017 à la faveur d'un vote en commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale. Conscient que le groupe de députés ayant fait passer cet amendement est suceptible de l'imposer face au gouvernement lors du vote en séance publique, le SNJMG se manifeste très vite auprès des autres organisations de futurs et jeunes médecins en vue d'une action commune. C'est ainsi qu'il accepte de participer à un projet de communiqué commun et d'actions communes qui lui sont proposés par les autres organisations de futurs et jeunes médecins :

En sus de cette mobilisation des futurs et jeunes médecins, il faut aussi noter la prompte réaction de l'Ordre et des syndicats de médecins "senior" :

En complément du premier communiqué de presse, les organisations de futurs et jeunes médecins se lancent dans une campagne de lobbying auprès du gouvernement et des députés et obtiennent un rendez vous à l'Assemblée Nationale pour une délégation intersyndicale (où le SNJMG est représenté par Ivan Kombou, en manteau blanc sur la photo). Dans la foulée, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, annonce officiellement son intention de s'opposer à l'amendement contesté par les futurs et jeunes médecins :

Malgré le soutien de l'Ordre, des syndicats senior et de la ministre, les organisations de futurs et jeunes médecins décident de s'assurer définitivement du rejet de l'amendement en émettant un préavis de grève nationale totale et illimitée des internes et chefs de cliniques :

Le rejet de l'amendement étant obtenu, l’ISNI, l’ISNCCA, l’ISNAR-IMG et le SNJMG lèvent leur préavis de grève nationale totale et illimitée :

Il faut signaler au passage que la veille du dénouement de l'affaire du conventionnement sélectif,  le gouvernement, en la personne de la ministre de la Santé, proposait son propre amendement au #PLFSS2017 concernant la démographie médicale :

Le 15 novembre 2016, le #PLFSS2017 arrive au Sénat et déjà de nouveaux parlementaires préparent des amendements coercitifs pour l'installation des médecins. Même s'il ne sont qu'une minorité active, l'intersyndicale des futurs et jeunes médecins poursuit son lobbying en rencontrant le député Philippe Vigier qui profitant de la niche parlementaire UDI entend déposer une proposition de loi contraignante en matière d'installation des médecins (c'est Emilie Frelat qui représente le SNJMG lors de cette rencontre) :

Pendant ce temps, le #PLFSS termine son parcours parlementaire et le nouveau Premier Ministre, Bernard Cazeneuve, fait des annonces en matière de démographie médicale :

A suivre...

Les jeunes et futurs médecins saluent le rejet de l’amendement qui prévoyait un conventionnement sélectif.

Le 28 octobre 2017, les députés ont majoritairement rejeté l’amendement 154 (AS419) du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale de 2017.

Les syndicats et associations représentatifs des étudiants en médecine, internes de toutes les spécialités, des chefs de clinique ambulatoires et hospitaliers, des remplaçants et des jeunes installés avaient unanimement dénoncé cet amendement qui portait une mesure inefficace et même dangereuse.

Les structures jeunes lèvent donc le préavis de grève qui cible l’amendement 154 et resteront vigilants à toutes propositions législatives qui voudraient créer des mesures restrictives à l’installation.

La démographie médicale est un sujet qui suscite toujours de vives réactions, et qui relève aujourd’hui d’une problématique de tous les territoires. Nous avons tous à cœur de travailler avec les élus locaux, les députés et les acteurs de la santé pour continuer à élaborer des mesures innovantes et efficaces qui permettront de passer le cap de 2020 et son spectre du creux démographique.

Les députés ont su entendre les jeunes, et une nouvelle ère de co-construction et de dialogue apaisé nous permettra demain, d’arrêter la politique faite à la petite mesure et d’envisager le sujet de la démographie médicale par une approche globale et multifactorielle.

Les jeunes et futurs médecins regrettent cependant qu’un tel sujet ait été traité par les députés aussi tardivement dans la nuit. Cet amendement qui aurait été lourd de conséquences aurait mérité un débat parlementaire en bonne et due forme.

Dans ce cadre, les jeunes et futurs médecins demandent la mise en place d’un groupe de travail parlementaire les incluant afin de traiter le sujet de la désertification médicale.

 

Pour l’ISNAR-IMG, Camille TRICART, Présidente.
Pour l’ISNI, Baptiste BOUKEBOUS, Président.
Pour l’ANEMF, Antoine OUDIN, Président.
Pour le SNJMG, Dr. Émilie FRELAT, Présidente.
Pour l’ISNCCA, Dr. Julien LENGLET, Président.
Pour ReAGJIR, Dr. Sophie AUGROS, Présidente.

Les jeunes et futurs médecins de France, unis contre un amendement destructeur.

Les syndicats représentatifs des futurs et jeunes médecins entendent s’opposer fermement à l’amendement 154 du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2017, PLFSS. En conséquence, l’ISNI, l’ISNCCA, l’ISNAR-IMG et le SNJMG déposeront jeudi 27 octobre un préavis de grève nationale totale et illimitée.

Les syndicats et associations représentatifs des étudiants en médecine, internes de toutes les spécialités, des chefs de clinique ambulatoires et hospitaliers, des remplaçants et des jeunes installés de France, ont été reçus avant-hier à l’Assemblée Nationale par Madame Lemorton, Présidente de la Commission des Affaires sociales, Madame Delaunay, Rapporteure du tome 2 du PLFSS et Madame Le Houérou, porteur de l’amendement qui prévoit un conventionnement sélectif.

Si nous avons pu apprécier la qualité de l’échange, il reste que cet amendement inutile et dangereux est maintenu. L’ensemble des structures représentant les futurs et jeunes médecins souhaite manifester sa ferme opposition à cet amendement qui vient mettre à mal les valeurs de solidarité et d’égalité de notre système de santé.

Des mesures plus efficaces ont été mises en place et commencent à porter leurs fruits. L’état de la démographie médicale ne permet pas de faire plus vite. La formation d’un médecin dure au minimum neuf ans, le numerus clausus a doublé entre 1998 et 2008, les nouveaux médecins arrivent ! Il n’y a pas de baguette magique pour faire sortir un médecin bien formé d’un chapeau en quelques jours.

Le dialogue avec les Parlementaires, bien qu’initié tardivement, pour promouvoir et amplifier les solutions innovantes qui fonctionnent doit se poursuivre. Le maintien d’un tel amendement mettrait à mal la dynamique engagée pour inciter les jeunes médecins à s’installer en zones médicalement fragiles.

Nous sommes déterminés à obtenir le retrait de l’amendement n°154 du projet de loi de financement de la sécurité sociale et de toutes mesures limitant l’installation, surtout si la régulation se fait par le conventionnement.

L’ANEMF, représentant l’ensemble des étudiants en médecine de la première à la sixième année, envisage ouvertement cette issue. Elle se prononcera sur sa participation à ce mouvement lors de sa prochaine Assemblée Générale, du 3 au 6 novembre.

ReAGJIR soutient très fortement cette initiative mais ne peut appeler à la grève pour ses adhérents remplaçants, ces derniers étant liés par un contrat de remplacement qu’ils sont tenus d’honorer.

 

Pour l’ISNAR-IMG, Camille TRICART, Présidente.
Pour l’ISNI, Baptiste BOUKEBOUS, Président.
Pour l’ANEMF, Antoine OUDIN, Président.
Pour le SNJMG, Dr. Émilie FRELAT, Présidente.
Pour l’ISNCCA, Dr. Julien LENGLET, Président.
Pour ReAGJIR, Dr. Sophie AUGROS, Présidente.

Les patients ne sont pas des marchandises !

La Commission des Affaires Sociales vient d’accepter un amendement au PLFSS prévoyant que dans le zones où« est constaté un fort excédent en matière d’offre de soins, le conventionnement à l’assurance maladie d’un médecin libéral ne peut intervenir qu’en concomitance avec la cessation d’activité libérale d’un médecin exerçant dans la même zone. »

L’ISNAR-IMG, l’ISNI, l’ANEMF, le SNJMG, l’ISNCCA, ReAGJIR représentant les étudiants en médecine et jeunes médecins français dénoncent une mesure inefficace et dangereuse transformant les patients en marchandise.

Une mesure inefficace

Les zones avec un fort excédent en matière d’offre de soins ne sont pas définissables. Aucun indicateur ne prend en compte des paramètres comme la surspécialisation des professionnels de santé par exemple. Les zones trop denses médicalement se comptent sur les doigts de la main.

Aucune restriction ou contrainte à l’installation ne permettra jamais de mettre un médecin dans chaque bassin de population. La raison est simple : nous ne sommes pas assez nombreux pour combler à nous seuls le manque de médecins et les départs à la retraite de nos ainés. Il y a trop de zones médicalement fragiles. Comparativement, les zones à fort excédent sont un épiphénomène.

Une mesure dangereuse pour les patients

Cette porte ouverte au déconventionnement doit alerter les patients. Le manque criant de médecins et la surspécialisation de certains rend l’installation non conventionnée parfaitement viable pour les médecins. Mais qui paiera ? Le conventionnement est le garant d’un système de solidarité nationale face aux risques en santé. Les jeunes médecins refusent de voir cette solidarité cassée au profit d’un système assurantiel individuel.

Conditionner l’installation dans certaines zones au départ d’un confrère constitue un retour en arrière inacceptable dans la relation de soins. Les patientèles ne doivent pas constituer un capital retraite pour les médecins. Nos patients méritent mieux que ça.

Cette mesure ouvre la boite de Pandore de la limitation d’installation. Rappelons que le taux d’abandon des études médecine n’a jamais été aussi haut. Toute mesure limitant l’attrait de la filière ou obscurcissant les conditions d’installation ne fera qu’aggraver le manque cruel de médecins. Aujourd’hui un quart des lauréats du concours de première année ne s’installeront jamais. Combien seront-ils demain ?

Les structures représentatives des jeunes médecins multiplient les initiatives pour favoriser l’installation dans les zones déficitaires, notamment en travaillant avec les pouvoirs publics. Nous sommes conscients de nos responsabilités dans l’accès aux soins et travaillons au quotidien à la recherche de solutions innovantes. Nous refuserons des mesurettes électoralistes et démagogiques ayant pour seul effet de détruire le système de soins solidaire et efficace que nous voulons pour la société de demain.

Nous appelons le gouvernement et les députés à refuser cet amendement au PLFSS.

 

Pour l’ISNAR-IMG, Yves-Marie VINCENT, Président.

Pour l’ISNI, Baptiste BOUKEBOUS, Président.

Pour l’ANEMF, Antoine OUDIN, Président.

Pour le SNJMG, Dr. Émilie FRELAT, Présidente.

Pour l’ISNCCA, Dr. Julien LENGLET, Président.

Pour ReAGJIR, Sophie AUGROS, Présidente

Campagne de vaccination contre la grippe : Discrimination des professionnels de santé remplaçants

 
La campagne de vaccination 2016-2017 contre la grippe sera lancée demain.

Comme chaque année, l'Assurance Maladie (CNAMTS + MSA + RSI) a adressé en septembre aux professionnels de santé libéraux en contact avec des sujets à risque sévère et des personnes infectées (1) un courrier d’invitation à la vaccination anti grippale auquel est joint un bon de prise en charge du vaccin.

A nouveau, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) constate l'oubli par l'Assurance Maladie des professionnels de santé remplaçants.

Au delà de la modicité de la dépense (5.36 euros le flacon) et des débats sur l'intérêt de la vaccination (2), le SNJMG déplore que les professionnels libéraux remplaçants ne soient pas considérés comme de vrais professionnels en exercice.

Aussi, le SNJMG demande à ce que les remplaçants qui veulent se faire vacciner contre la grippe bénéficient de la prise en charge de cette vaccination via l'envoi d'un bon de prise en charge du vaccin par l'assurance maladie à tout remplaçant.

(1) : Médecins généralistes, infirmier(e)s, sages-femmes, pédiatres, pharmaciens, kinésithérapeutes, gynécologues et chirurgiens-dentistes

(2) : http://www.snjmg.org/blog/post/vaccination-anti-grippale-2016-2017-en-metropole/1307

 

Contacts Presse :

Emilie FRELAT - Présidente - 06 19 90 26 57- presidente@snjmg.org

Vaccination anti grippale 2016-2017 en Métropole

Dernière mise à jour : 27 janvier 2017

 

1- Cadre national et international de la vaccination

 

Cadre international :

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) édite chaque année une recommandation sur la composition des vaccins, en février pour l’hémisphère Nord et en septembre pour l’hémisphère Sud. 

La composition du vaccin contre la grippe est actualisée chaque année en fonction des souches qui ont circulé majoritairement durant l’hiver précédent et qui sont les plus susceptibles d’être présentes lors de l’hiver suivant.

Le 25 février 2016, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé la composition recommandée des vaccins trivalents contre la grippe pour la saison grippale 2016-2017 dans hémisphère nord. Les vaccins doivent contenir les virus suivants :

  • Une souche A apparentée au virus A / California / 7 / 2009 (H1N1)pdm09, responsable de la dernière pandémie grippale apparue en 2009.
  • Une souche A apparentée au virus A / Hong Kong / 4801 / 2014 (H3N2) ; cette souche vient en remplacement de la souche A / Switzerland / 9715293 / 2013 (H3N2) du vaccin saisonnier 2015-2016 (rappel : c'était l'invité surprise de l'épidémie 2014-2015) .
  • Une souche B apparentée au virus B / Brisbane / 60 / 2008 ; cette souche de la lignée Victoria vient en remplacement de la souche B / Phuket / 3073 / 2013 (lignée Yamagata) du vaccin saisonnier 2015-2016.

Il est recommandé que les vaccins quadrivalents, qui contiennent deux virus grippaux des deux lignées de type B (lignées Victoria et Yamagata) contiennent les trois virus ci-dessus et un virus B / Phuket / 3073 / 2013(souche contenue dans le vaccin trivalent de la saison 2015-2016).

Ces vaccins quadrivalents ne font pas l'objet en France de recommandation particulière. Sur le plan pratique, deux spécialités de vaccins quadrivalents sont disponibles en 2016-2017 en France : le vaccin inactivé injectable (Fluarix Tetra) et le vaccin vivant atténué intranasal (Fluenz Tetra).

 

Rappel : Dans la nomenclature utilisée pour définir ces souches, on trouve dans l'ordre la lettre (A ou B) désignant le type de virus grippal, le lieu d'isolement de la souche virale, le numéro de la souche, l'année d'isolement puis, pour les virus de type A uniquement, l'année d'isolement.

 

Il faut environ deux semaines après avoir été vacciné pour être protégé. Une seule injection annuelle suffit, mais pour les enfants de moins de neuf ans, jamais vaccinés contre la grippe, deux injections, à quatre semaines d’intervalle, sont nécessaires.

 

Cadre national :

 

Liste des indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l'assurance maladie :
― les personnes âgées de soixante-cinq ans et plus ;
― les femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse ;
― les personnes, y compris les enfants à partir de l'âge de six mois, atteintes des pathologies suivantes :
― affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l'ALD 14 (asthme et BPCO) ;
― insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ;
― maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l'ALD mais susceptibles d'être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyperréactivité bronchique ;
― dysplasie broncho-pulmonaire traitée au cours des six mois précédents par ventilation mécanique et/ou oxygénothérapie prolongée et/ou traitement médicamenteux continu (corticoïdes, bronchodilatateurs, diurétiques). ;
― mucoviscidose ;
― cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ;
― insuffisances cardiaques graves ;
― valvulopathies graves ;
― troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ;
― maladies des coronaires ;
― antécédents d'accident vasculaire cérébral ;
― maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose ;
― formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot) ;
― paraplégie et tétraplégie avec atteinte diaphragmatique ;
― néphropathies chroniques graves ;
― syndromes néphrotiques ;
― drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ;
― diabète de type 1 et de type 2 ;
― déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantation d'organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines. Sujets infectés par le VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique ;
― l'entourage familial des nourrissons âgés de moins de six mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho dysplasie et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d'une affection de longue durée (cf. supra) ;
― les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m² ;
― les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d'hébergement quel que soit leur âge ;
― les professionnels de santé libéraux en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque de grippe sévère : médecin généraliste, infirmier, sage-femme, pédiatre, pharmacien titulaire d'officine, masseur-kinésithérapeute.

 

Les vaccins sont pris en charge par l'Assurance Maladie uniquement pour les bénéficiaires de la campagne anti grippe et pendant la durée de celle ci (du 07 octobre 2016 au 31 janvier 2017).

Précision : le coup d'envoi de la campagne nationale de vaccination contre la grippe est donné le 07 octobre 2016 depuis les Entretiens de Bichat (congrès médical financé principalement par l'industrie pharamaceutique).

 

 

Liste des vaccins pris en charge (avec leur prix) :

- Immugrip (5,36 euro),

- Influvac (5,36 euro),

- Vaxigrip (5,36 euro).

Remarques :

- Tous les vaccins admis au remboursement par la Sécurité Sociale sont trivalents inactivés, sans virus vivant, et sans adjuvant lipidique,

- Les vaccins Agrippal et Fluarix ont reçu leur AMM pour 2016-2017 mais les laboratoires ne les ont pas commercialisé cette année,

-  Le vaccin Fluenz Tetra est mis à la disposition de certaines officines, ce vaccin n’est pas remboursable,

- Le vaccin grippal sur culture cellulaire Optaflu est disponible dans les hôpitaux et les structures privées qui en ont fait la demande.

 

Si un médecin souhaite prescrire le vaccin à un patient non ciblé par la campagne, il doit porter sur l'ordonnance la mention NR (non remboursable).

 

Depuis 2008, les patients de plus de 18 ans, déjà vaccinés antérieurement contre la grippe, peuvent être vaccinés par un(e) infirmier(e) libéral(e) sans prescription médicale, à l’exception des femmes enceintes et des moins de 18 ans qui doivent bénéficier d’une prescription médicale préalable.

 

En pratique, pour le patient, trois situations peuvent se présenter :
1. Il s'est déjà fait vacciner les années précédentes.
S'il a déjà bénéficié d'une prise en charge de l'Assurance Maladie pour la vaccination antigrippale au cours des années précédentes, ses démarches sont simplifiées : il peut retirer le vaccin directement à la pharmacie et se faire vacciner par une infirmière de son choix, sans prescription médicale préalable. Il lui suffit de présenter le bon de prise en charge intitulé « Vous avez déjà été vacciné contre la grippe ».
2. Il se fait vacciner pour la première fois.
Il doit d'abord consulter son médecin traitant en lui apportant son bon de prise en charge. Le médecin pourra lui prescrire le vaccin antigrippal en l'absence de contre-indication. Il passe alors chez son pharmacien qui lui remettra gratuitement le vaccin puis chez son infirmier (sur prescription), ou le médecin lui-même, qui injectera le vaccin. 
3. Il ne s'est pas fait vacciner avant mais il correspond à un cas particulier remarqué par le HCSP.

Depuis 2012, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande que soient vaccinés contre la grippe saisonnière :

- les femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse ;

- les personnes obèses avec un IMC ≥ 40 kg/m2 ;

- l’entourage familial des nourrissons âgés de moins de 6 mois et présentant des facteurs de risque de grippe grave

Tout patient correspondant à un de ces trois cas doit en parler à son médecin traitant qui pourra lui prescrire le vaccin antigrippal en l'absence de contre-indication et lui éditer un imprimé de vaccination gratuite vierge sur son compte "espacepro-cps.ameli.fr" (NB : voici un lien accessible aux médecins remplaçants : grippe.pdf). Le patient passe alors chez son pharmacien qui lui remettra gratuitement le vaccin puis chez son infirmier (sur prescription), ou le médecin lui-même, qui injectera le vaccin. 

 

À noter : la prescription médicale du vaccin antigrippal reste obligatoire pour les enfants et les femmes enceintes, même si ils ont déjà été vaccinés les années précédentes.

 

Vaccination des professionnels de santé libéraux : l'Assurance Maladie (CNAMTS + MSA + RSI) a adressé en septembre aux professionnels de santé libéraux en contact avec des sujets à risque sévère et des personnes infectées un courrier d’invitation à la vaccination anti grippale auquel est joint un bon nominatif de prise en charge du vaccin.

Déplorant, à nouveau, l'oubli par l'Assurance Maladie des professionnels de santé remplaçants, le SNJMG a continué de proposer aux remplaçants en Médecine Générale qui souhaitaient se faire vacciner de se faire prescrire le vaccin par un des médecins qu'ils remplacent ou par leur médecin traitant (eux même si c'est le cas), voire de récupérer, avec son accord, le vaccin d'un médecin qui a décidé de ne pas se faire vacciner... Plus officiellement, le SNJMG a publié le 06 octobre 2016 un communiqué de presse pour demander une égalité de traitement dans la prise en charge de la vaccination des professionnels de santé.

Suite à ce communiqué, des remplaçants ont contacté le SNJMG pour signaler qu'ils avaient obtenu la prise en charge de leur vaccination avec un imprimé de vaccination gratuite vierge (voir lien dans le paragraphe précédent). Différentes CPAM ont confirmé qu'elles acceptaient cette démarche (en accord avec la Caisse Nationale) et ce, depuis plusieurs années... Dont acte ! Le SNJMG a fait une petite erreur : il n'y avait pas de discrimination des remplaçants dans la politique de vaccination des professionnels de santé mais, seulement, une discrimination dans la communication de l'Assurance Maladie...

 

2- Utilité de la vaccination

 

Les autorités sanitaires françaises considérent la vaccination comme la principale mesure de prévention de la grippe. Leur politique vaccinale vise à protéger les personnes pour lesquelles la grippe peut être grave. Pour ces personnes, l’objectif est avant tout de réduire le risque de décès et de complications graves en cas de grippe.

Les autorités sanitaires françaises précisent que l’efficacité du vaccin est variable selon les années, selon les souches et selon les âges mais reste globalement modérée. (Ref.)

Le HCSP précise en 2014 : "La politique de vaccination contre la grippe des personnes âgées a été mise en place sans qu’il existe d’éléments scientifiques robustes démontrant l’efficacité des vaccins grippaux dans ce groupe de population. Les études de cohorte utilisées pour justifier a posteriori cette recommandation sont entachées de biais qui majorent l’efficacité du vaccin. La réduction de la mortalité toute cause confondue, observée dans tous les pays industrialisés ne peut pas,pour l’essentiel, être attribuée à la vaccination anti grippale. Par contre, les données demortalité attribuable à la grippe montrent une efficacité proche de 50 % (47 % dans l’étude de Fireman et al. [27]) (...) Cependant, même une efficacité vaccinale de l’ordre de 50 % sur l’excès de mortalité lié à la grippe, estimé entre 5 à 10 %, correspondrait à la prévention de plusieurs milliers de décès liés à la grippe chaque année en France. Au vu du profil de tolérance des vaccins, la balance bénéfice/risque apparaît donc largement en faveur du maintien de la stratégie de vaccination des sujets âgés."

Documentation complémentaire :

Affichette "Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière"(PDF - 222.6 ko)

Cinq idées reçues sur la vaccination contre la grippe saisonnière (PDF - 186.6 ko)

Vaccination contre la grippe saisonnière. Questions/réponses Professionnels de santé (PDF - 227.8 ko)

Avis et rapport relatif à l’efficacité de la vaccination contre la grippe (PDF - 1.2 Mo)

Avis du Haut conseil de la Santé publique relatif à la vaccination contre la grippe saisonnière chez les personnes atteintes d'une hépatopathie chronique avec ou sans cirrhose (PDF - 138.6 ko)

Avis du Haut conseil de la Santé publique relatif à l'actualisation de la vaccination contre la grippe saisonnière dans certaines populations : femmes enceintes et personnes obèses (PDF - 113.8 ko)

NB : Au Quebec, l’efficacité très variable du vaccin contre la grippe au cours des dernières années (en 2014-2015, le taux d’immunisation contre l'épidémie a même été officiellement reconnu de 0 %) soulève des questions sur la pertinence du programme de vaccination, si bien qu’un comité scientifique a été mis en place en septembre 2016 pour faire le point (Ref.).

 

Toutes les sources indépendantes disponibles s'accordent sur la modeste efficacité du vaccin : au mieux 50% soit deux fois moins de grippe chez les sujets vaccinés.

Selon la Collaboration Cochrane (Synthèse de la Collaboration Cochrane collaboration éditée en 2010 et mise à jour en 2012), si la vaccination permet peut-être d’éviter une grippe sur deux, il n’existe aucune preuve que le vaccin soit efficace sur les complications de la grippe et notamment les décès. Dans le cas des nourrissons, la Collaboration Cochrane précise, toujours en 2012 : "In children under the age of two, the efficacy of inactivated vaccine was similar to placebo". Pour ce qui est spécifiquement des adultes, la dernière revue Cochrane publiée le 14 mars 2014 conclue : "Influenza vaccines have a very modest effect in reducing influenza symptoms and working days lost in the general population, including pregnant women. No evidence of association between influenza vaccination and serious adverse events was found in the comparative studies considered in the review". 

Si nous revenons aux USA, un rapport publié le 02 octobre 2012 par un organisme indépendant, le CIDRAP (Center for Infectious Disease Control and Policy) de l’Université du Minnesota, estime que la protection apportée par les vaccins contre la grippe saisonnière, est largement exagérée sinon erronée. Après avoir examiné les études d’efficacité de 1967 à 2012, les auteurs du rapport constatent que les vaccins anti grippaux trivalents inactivés injectables (VTI) :

• Protègent les adultes en bonne santé de 18 à 64 ans à un taux d’environ 59 pour cent,
• Manquent de preuves cohérentes de protection chez les enfants âgés de 2 à 17 ans,
• Ne possèdent que des preuves incohérentes vis-à-vis de la protection des adultes de 65 ans et plus.

Derniers résultats en date aux USA, l'étude publiée le 10 aôut 2017 dans le NEMJ - "Influenza Vaccine Effectiveness in the United States during the 2015–2016 Season" - conclue : "The effectiveness of the influenza vaccine against any influenza illness was 48%".

En Grande Bretagne, la médecin généraliste, Margaret McCartney, précise dans un article publié par le BMJ en 2014 : "The evidence is uncertain among people with asthma 9; however, flu vaccination does seem to usefully reduce exacerbations in people who have chronic obstructive pulmonary disease. 10"

En France, deux médecins généralistes, militants de l'indépendance médicale, se sont penchés sur la question de l'intérêt de la vaccination contre la grippe.

Dans l'article récapitulatif pour Atoute.org (fait en 2010 et mis à jour en 2012), Dominique Dupagne précise que "le vaccin permet de diminuer au mieux par deux la probabilité d’être alité et incapable de travailler plusieurs jours, tous les dix ou quinze ans". Et en octobre 2015, toujours sur atoute.org, il rappelle : "Se vacciner tous les ans contre la grippe induit une immunité modeste et éphémère. La maladie grippale apporte au contraire une immunité forte, durable, et étendue à des virus grippaux proches de celui ayant provoqué la maladie. Priver durablement des adultes d’une immunité naturelle pourrait avoir des conséquences graves lors de leur grand âge".

Dans son analyse de Décembre 2012, Recommandations vaccinales: Avis d'experts, Jean Claude Grange estime que ni l'obésité ni la profession de médecin généraliste ne sont des indications pour la vaccination. Dans un autre billet, publié le 20 novembre 2014, Jean Claude Grange rappelle que "les preuves d'efficacité manquent pour la vaccination des personnes âgées de 65 ans et plus et pour celle des personnels de santé dans le but de protéger les patients fragiles" et décortique le rapport 2014 du HCSP (évoqué plus haut) en réponse à la saisine de la DGS (en rappelant les - conséquentes - déclarations publiques d'interet - DPI - des membres du groupe de travail, auteur du rapport du HCSP)

Du coté des revues indépendantes francophones :

Selon la revue Prescrire :

- "la vaccination grippale des patients dont la fonction hépatique est altérée de manière chronique apparaît raisonnable". (Ref)

- "Se faire vacciner contre la grippe après 65 ans semble éviter des complications graves surtout chez les personnes les plus fragiles. La vaccination de l'entourage proche limite aussi la transmission du virus. Sans oublier les mesures d'hygiène simple". (Ref)

Selon la revue Minerva :

- "L’efficacité de la vaccination contre l’influenza du personnel de maison de repos avec comme objectif la prévention de complications de la grippe parmi les résidents telle une hospitalisation ou le décès par pneumonie n’est pas montrée". (Ref)

Dans le sens des conclusions de Minerva et des propos de Jean Claude Grange, il n'y a pas, selon une étude publiée par le CDC le 20.07.2012, de référence scientifique indépendante démontrant l'intérêt de vacciner les professionnels de santé pour protéger les patients qu'ils soignent. Depuis cette étude du CDC, une publication Cochrane en date du 02 juin 2016 s'est interessée à la "vaccination antigrippale des professionnels de santé qui s'occupent de personnes âgées de 60 ans ou plus vivant dans des établissements de soins de longue durée". Cette publication conclue : "Les résultats de notre revue n'ont pas identifié de preuves concluantes d'un bénéfice des programmes de vaccination des PS sur les critères de jugement spécifiques de la grippe confirmée en laboratoire, de ses complications (l'infection des voies respiratoires inférieures, l'hospitalisation ou le décès dû à une maladie des voies respiratoires inférieures), ou de la mortalité toutes causes confondues chez les personnes de plus de 60 ans qui vivent dans des établissements de soins. Cette revue n'a trouvé aucune information concernant d'autres interventions qui peuvent être coordonnées avec la vaccination des travailleurs de santé : le lavage des mains, le port de masques faciaux, la détection précoce de la grippe confirmée en laboratoire, la quarantaine, le report des admissions, les antiviraux et la recommandation aux professionnels de santé avec la grippe ou un syndrome d'allure grippale (SAG) de ne pas venir au travail. Cette revue ne fournit pas de preuves raisonnables pour soutenir la vaccination des professionnels de santé pour prévenir la grippe chez les personnes âgées de 60 ans ou plus résidant dans des ESLD. Des ECR de bonne qualité sont nécessaires pour éviter les risques de biais méthodologiques identifiés dans cette revue et pour tester ces interventions en combinaison". Enfin, une étude publiée le 27 janvier 2017 dans PLoS One (study) conclue : "Health worker flu vaccine data insufficient to show protection for patients", ce qui fait dire à Michael Osterholm, directeur du Center for Infectious Disease Research and Policy (CIDRAP) à l'University of Minnesota : "We have to make public health recommendations based on good science (...) but we do not have the justification to take punitive action against healthcare workers if they don't get vaccinated.” (Ref.)


Documentation complémentaire :

Article de la Revue Prescrire sur la vaccination 2016-2017 (réservé aux abonnés)

Revue de presse sur les vaccinations antigrippales depuis 2010 

 

Devant tous ces éléments mettant en doute l'interêt de la vaccination anti grippale, l'Assurance maladie engage en Octobre 2016 une bataille de chiffres :

 

3- Risques de la vaccination

 

- Vaccins contre la grippe saisonnière :

Selon l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), "Plus de cinquante années d’utilisation dans le monde de ces vaccins trivalents en confirment la sécurité d’emploi". Les effets indésirables les plus fréquents sont des effets bénins et transitoires comme des réactions au site d’injection (douleurs et rougeurs), voire des réactions systémiques telles que des douleurs musculaires, des malaises, des céphalées et/ou une fièvre légère. La survenue de réactions allergiques graves demeure quant à elle extrêmement rare (<1 cas/million de doses vaccinales). (Ref.)

- Vaccin USA contre la grippe porcine de 1976 :

Si une association entre la vaccination antigrippale et la survenue d’un syndrome de Guillain-Barré, affection auto-immune neurologique, a été évoquée en 1976 aux Etats-Unis lors d’une campagne de vaccination de 45 millions de personnes contre la grippe porcine, une revue de la littérature montre que ce risque est rare. Il ne concerne en effet qu’un cas de plus par million de personnes vaccinées par rapport à la fréquence attendue dans la population adulte. En revanche, la grippe est considérée comme un des facteurs de risque possible du syndrome de Guillain-Barré avec une incidence de l’ordre de 4 à 7 pour 100 000 sujets grippés. (Ref.)

- Vaccins contre la grippe A(H1,N1)2009 :

Voir la revue de presse : Quid du vaccin contre la grippe A ?

 

 

#ECNi2016 : Premier bilan chiffré

8 124 étudiants (4484 femmes - 55.2% - et 3640 hommes - 44.8%) ont été classés aux dernières épreuves classantes nationales, pour la première fois informatisées (#ECNi2016).

NB : Les sujets sont disponibles sur le site Medshake

 

À l’issue de l'amphi de garnison "virtuel", 7 680 candidats ont pris un poste (dont 200 signataires du contrat d'engagement de service public - CESP) alors que 444 s'en sont abstenu (ils sont plus de 300 à avoir demandé une dérogation pour repasser les ECN en 2017 en tant qu'auditeurs libres et ils sont une centaine à avoir abandonné leurs études médicales en France ou préféré achever leur cursus à l'étranger).

 

 

364 postes (CESP inclus) n'ont pas trouvé preneur dans les spécialités de : médecine générale (242 postes non pourvus sur les 3 749 proposés soit 6.4%), biologie médicale, psychiatrie, médecine du travail et santé publique/médecine sociale.

Rappel : Depuis la création des ECN en 2004, 5 spécialités ont dérogé à un taux d'adéquation de 100% : trois, de façon permanente (médecine générale, médecine du travail et santé publique/médecine sociale) et deux, ces dernières années (biologie médicale depuis 2013 et psychiatrie depuis 2014). Et, cette année comme les précédentes, le dernier poste pris est en médecine générale.

 

 

NB : Grâce à une campagne promotionnelle du CLISP, près des trois quarts des postes proposés en santé publique/médecine sociale sont partis en 2016 contre environ un tiers en 2015.

 

 

Si des spécialités non pas fait "le plein", c'est le cas également de différentes villes comme Dijon (38 postes vacants dont 32 en médecine générale et 6 en psychiatrie).

 

 

Désormais, les futurs internes doivent préparer leur internat dans la spécialité et la ville qu'ils ont choisi...

 

 

NB : Merci à @MrFDA69 pour ses infos stats sur les prises de postes

Précision : Ce billet a été publié après l'article de @SoMartos sur quotidiendumedecin.fr, qui a donc la primeur de l'analyse.