Les futurs et jeunes médecins toujours unis pour une réponse pérenne et efficace aux problématiques de démographie médicale

L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH, ReAGJIR et le SNJMG, représentants des futurs et jeunes médecins, souhaitent interpeler les parlementaires aux sujets des solutions à apporter à la problématique de la démographie médicale.

Les inquiétudes licites des élus locaux ne pourront pas trouver de réponses pertinentes et adaptées dans les projets de lois coercitifs actuellement proposés.
Les mesures efficaces doivent être incitatives, globales, structurelles et organisationnelles, intergénérationnelles et concertées.

Les réponses proposées doivent intégrer les modifications d’exercice inhérentes aux changements sociétaux et permettre à l’organisation des soins actuelle d’évoluer et de s’adapter aux modifications des besoins de la population (vieillissement, maladies chroniques…).

La clé réside bien dans la valorisation de l’exercice ambulatoire et non en mettant en place des mesures coercitives. Celles-ci auraient pour seul effet à moyen et long termes de désertifier un peu plus les secteurs libéral et ambulatoire.

Nous sommes à une croisée des chemins. Il se profile pour l’avenir une nouvelle organisation des soins ambulatoires. La solution est d’aider les jeunes et futurs médecins en dessinant un paysage où chacun trouvera un mode d’exercice conjuguant besoins des patients, souhait d’exercice et souhait de vie personnelle.

L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH, ReAGJIR et le SNJMG, dans une lettre ouverte adressée à l’ensemble des parlementaires, tiennent à rappeler leur volonté de promouvoir l’exercice ambulatoire et restent une force de proposition dans la réflexion menée pour répondre aux attentes de la population et de la future profession.

 

Pour l’ANEMF, Pierre HAMANN, Président.
Pour l’ISNAR-IMG, Charline BOISSY, Présidente.
Pour l’ISNIH, François PETITPIERRE, Président.
Pour l’ISNCCA, Julien ADAM, Président.
Pour ReAGJIR, Alice PERRAIN, Présidente.
Pour le SNJMG, Alexandre HUSSON, Président.

Lettre d'information du SNJMG #131

Bonjour

 

Après un été consacré à se mobiliser avec succès contre une menace de pénalisation financière des médecins remplaçants, le SNJMG est intervenu lors de cette rentrée 2011 pour soutenir les internes de médecine générale et pour contrer les pouvoirs d'influence de l'industie pharmaceutique.

 

Concernant la nouvelle promotion d'internes de Médecine Générale de ce mois de novembre 2011, le SNJMG a suivi de près le déroulement du premier "amphi de garnison vituel" et a relayé le mécontentement des futurs internes devant l'ampleur des "bugs" rencontrés.

 

Mi septembre, le SNJMG a été alerté par des internes de Médecine Générale de Bordeaux : leur faculté "sous traitait" au laboratoire Sanofi une formation validante pour leur DES ! Naturellement, le SNJMG a accédé à la demande des internes pour la médiatisation d'un tel "arrangement" entre faculté et laboratoire pharmaceutique.

 

Une fois l'information rendue publique, Mme Eva Joly, candidate EELV à l'election présidentielle, a fait référence à cet exemple concret pour expliciter son programme pour l'Université. De même, Mme Catherine Lemorton, député PS de la Haute Garonne, a cité le communiqué de presse du SNJMG pour tenter d'améliorer par voie d'amendement le projet de loi sur le médicament présenté par Mr Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Enfin, cet "arrangement" bordelais est cité, parmi d'autres exemples, par la journaliste Brigitte Rossigneux dans son article du Canard Enchainé du 02.11.11 sur les "liaisons incestueuses des labos avec les facs".

 

Cette médiatisation et le suivi du projet de loi de réforme du médicament s'inscrivent dans l'action historique du SNJMG (cf la charte fondatrice du syndicat) sur les liens de dépendance des différents acteurs du système de soins et rentrent en résonnance avec la thema de ce soir sur ARTE : "Maladies à vendre".

 

Le SNJMG entend poursuivre dans cette voie mais en tant qu'organisation indépendante, il ne peut le faire sans la participation financière des jeunes médecins généralistes : leurs cotisations constituent l'essentiel des ressources du syndicat. Le SNJMG a donc besoin du plus grand nombre d'adhésions (internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés)...  notamment quand ses prises de position contrarient des organisations aussi puissantes que les laboratoires pharmaceutiques et leurs relais !

 

A bientot !

 

 

NB 1 : En exergue des petites annonces de notre site Internet (où sont inscrits gratuitement plus de 40% des remplaçants de Médecine Générale), nous tenons à vous informer de cette demande qui nous est faite en urgence :

 

Le Centre de Soins et de Rééducation du lycée Toulouse Lautrec à Vaucresson (92) cherche un médecin généraliste (CDD jusqu’au mois de juin 2012) pour un mi temps (20 heures hebdomadaires) Travail d’équipe auprès d’enfants handicapés moteur scolarisés. Horaires et rythme scolaires (établissement fermé le week end et durant les vacances). Convention FEHAP 51.

Expérience en pédiatrie souhaitée.

Contact : Mme le médecin chef, Dr Sarrazin 06 73 10 20 85

  

NB 2 :  Un interne de Paris 13 prépare sa thèse de Médecine Générale sur la recommandation de la HAS concernant la prise en charge des ulceres de jambe veineux. Si vous etes interessé pour participer à son étude (à base de QCM), merci de le contacter à l'adresse : science.sante.org@gmail.com

Medicament : les sénateurs vont ils donner au projet de loi les moyens de son ambition ?

A l'occasion de l'affaire du Mediator, le ministre de la Santé a annoncé une réforme du médicament en France.

En aout 2011, le ministre de la Santé a présenté un projet de loi reprenant une partie des recommandations faites dans les différents rapports officiels publiés suite à cette affaire. 

Lors de la discussion à l'Assemblée Nationale, les députés ont amélioré le projet de loi par de nombreux amendements mais le résultat n'est toujours pas à la hauteur des enjeux de santé publique.

Aussi, le SNJMG invite les sénateurs à introduire dans le texte de loi les recommandations issues de leur propre rapport sur la question. notamment en ce qui concerne :
  • l'indépendance de l'expertise
  • la comparaison des nouveaux médicaments aux traitements de référence,
  • le financement public d'essais cliniques,
  • l'efficience de la pharmacovigilence,
  • l'indépendance de la formation des médecins

A ce dernier sujet, le SNJMG a alerté le mois dernier les ministres de la santé et de l'enseignement supérieur à propos d'une formation pour internes de médecine générale "sous traitée " par la faculté de Bordeaux au laboratoire Sanofi. Il est remarquable de constater qu'aucun des 3 ministres n'a pris position sur le sujet et que l'actuel texte de loi sur le médicament consacre la poursuite de telles formations dans les facultés de médecine francaises...

La future loi sur le médicament va consacrer l'intrusion de l'industrie pharmaceutique dans la formation initiale des médecins !

Dans le cadre d'une procédure d'urgence, le projet de loi sur le médicament va etre définitivement adopté le 04 octobre 2011 par l'Assemblée nationale.

Si la discussion en commission avait singulièrement limité la portée de ce projet de loi, la débat en séance publique a permis d'apporter plusieurs corrections positives.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a notamment apprécié la démarche d'ouverture du ministre de la Santé pour parvenir au plus large consensus.

Mais cet esprit d'ouverture a montré ses limites sur quelques points sensible (ex : abandon de l'obligation, pour les laboratoires, de mener des essais comparatifs pour prouver le bénéfice apporté par un nouveau médicament mis sur le marché par rapport à un médicament existant). Il a même totalement disparu quand il s'est agi de l'intrusion de l'industrie pharmaceutique dans la formation médicale initiale.

Mme Lemorton et Mr G.Bapt (députés PS de la Haute Garonne) ont évoqué en séance publique le cas dénoncé par le SNJMG d'une formation pour internes de médecine générale  "sous traitée" par la faculté de Médecine de Bordeaux au laboratoire Sanofi.

Au nom de l'autonomie des universités et des partenariats publlics-privé, le rapporteur du projet de loi et le ministre de la Santé ont donné un avis défavorable au projet d'amendement visant à interdire de telles pratiques.

Le SNJMG, seule organisation médicale "junior" indépendante, qui s'est exprimé depuis toujours contre la présence commerciale de l'industrie pharmaceutique tant à l'Université qu'à l'hôpital public, ne peut pas se satisfaire de la réponse du ministre de la Santé.

D'une part, l'investissement de l'industrie pharmaceutique dans la formation initiale est son investissement sur les médecins le plus rentable à long terme.

D'autre part, dans le cas de la faculté de Bordeaux (mais le cas s'est aussi présenté dans d'autres facultés), le blanc seing du gouvernement crée une rupture d'égalité entre les internes qui acceptent une formation organisée par l'industrie pharmaceutique et les internes qui refusent un telle formation sponsorisée (puisqu'elles sont validantes pour le diplôme de fin d'études)...

 

Pour le SNJMG, la persistance, pire l'officialisation, de telles pratiques ne peut être que dommageable pour la santé publique.

Martine Aubry et les jeunes médecins : des propositions populistes !

Jeudi dernier, à l'occasion de son passage à Grenoble, Mme Martine Aubry candidate aux primaires du parti socialiste et des radicaux de gauche, a présenté ses propositions pour la Santé.

 

Parmi celles ci, la maire de Lille veut "demander aux jeunes médecins de s'installer, pendant 5 ans après la fin de leur formation, dans des zones de pénurie". Elle a ajouté : "les médecins ont la chance que les citoyens financent 11 ou 12 ans de leur études", tout en faisant la comparaison avec les énarques ou les normaliens.

Il est manifestement plus facile pour Mme Aubry de stigmatiser gratuitement les jeunes médecins, que de présenter aux Français un projet répondant aux réelles difficultés de la médecine ambulatoire et de l’accès aux soins.

L
es jeunes médecins sont des citoyens comme les autres. Ils n’accepteront pas la remise en question du financement de leurs études par l’Etat  (en partie). Il va sans dire qu’au décours du troisième cycle des études médicales, les jeunes médecins “remboursent” largement l’Etat en travaillant dans les hôpitaux publics pendant 2 à 5 ans, sur une base horaire inférieure au SMIC pour 11 demi journées hebdomadaires de temps de travail hors gardes, elles mêmes rémunérées moins de 8.5 euro brut de l’heure (1).

De plus, à la sortie de leurs études, les médecins ne bénéficient pas d'un statut de fonctionnaire ni d'aide à la mobilité accordée au conjoint qui abandonne son activité pour suivre un agent déplacé comme les énarques ou les normaliens,...

Les élections présidentielles représentent un temps fort de notre démocratie et, à l'heure de l'accroissement des difficultés financières à l'accès aux soins, le SNJMG (qui regroupe internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale) milite pour que la santé soit l'un des thèmes principaux du débat national. Ce n'est pas une raison de verser dans la démagogie avec des formules à l'emporte pièce, en décalage avec la réalité de terrain.

 

Références :
 (1) Arrêté du 12 juillet 2010 relatif à l'indemnisation des gardes effectuées par les internes , annexe VIII, rémunération des internes et des résidents en médecin, des internes en pharmacie et des internes en odontologie
 
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8CFE70447D39A9D99061B434CC286EE6.tpdjo10v_1?cidTexte=JORFTEXT000022502911&dateTexte=20110929  

Réforme du médicament : le compte n'y est plus !

Le premier aout 2011, Mr Xavier Bertrand a présenté son projet de réforme du médicament.

S'il avait apprécié la philosophie générale du projet, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, a été déçu par un texte en retrait des recommandations des différents rapports officiels publiés à la suite de l'affaire du Mediator.

Le 20 septembre 2011, le rejet en Commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale de la plus grande partie des amendements proposés constitue un nouveau revers pour le projet de loi.

Certaines dispositions intéressantes du projet de loi perdent tout ou partie de leur intérêt : 
- limitation de la transparence sur les avantages offerts par les firmes aux soignants (création d'une "franchise" de 150 euro, pas d'information personnelle sur les professionnels de santé acceptant les avantages de l'industrie pharmaceutique)
- restriction de la transparence sur les prises de décisions de l’agence du médicament, confirmant la primauté de l’intérêt commercial avant la santé publique
- abandon de toute comparaison obligatoire des nouveaux produits avec les traitements de référence
- abandon de tout projet de recherche clinique indépendante
- absence de tout projet d'expertise indépendante

Les derniers développements de l'affaire du Mediator - mise à jour des relais politiques de Servier (1 et 2), reclassements de faveur pour les anciens responsables de l'AFSSAPS mis en cause dans les rapports officiels (3) - et la démonstatration des connivences entre HAS et industrie pharmaceutique dans la thèse de  L.A. Delarue (4), prouve que l'industrie pharmaceutique n'a rien perdu de son pouvoir d'influence dnas le système de santé français. Les députés se retrouvent donc dans la nécessité de faire preuve de courage politique et d'indépendance pour mettre ce projet de loi à la hauteur des besoins de santé publique.

Voici 10 jours, le SNJMG, seule organisation médicale "junior" independante de l'industrie pharmaceutique, alertait publiquement les ministres de la Santé et de l'enseignement supérieur sur le scandale que constituait la tenue le 17 septembre 2011 d'une formation d'internes de médecine générale "sous traitée" à Sanofi par la faculté de médecine de Bordeaux (5). A ce jour, les ministres concernés ne se sont toujours pas exprimés... Qui ne dit mot, consent ?


(1) Le Figaro 13.09.11

Internat de médecine 2011 : des dérapages à ne pas renouveler !

La semaine derniere, le Syndicat National des Jeunes Medecins Généralistes (SNJMG) avait alerté sur les problèmes techniques rencontrés lors des choix de spécialités et de villes d'affectation pour les futurs internes de médecine de la promotion 2011.

Rappelons que pour la première fois, cette procédure n'avait plus lieu à l'occasion d'un rassemblement national d'étudiants organisé en banlieue parisienne ("amphithéatre de garnison") mais via internet, sur un serveur sécurisé.

Le 18 mars 2011, le Centre National de Gestion (CNG) en charge des choix avait assuré aux étudiants que la procédure serait finalisée et testée pour juin.

Bien sûr, il était inconcevable d'attendre un fonctionnement parfait pour cette première mais les problèmes rencontrés dés le démarrage de la procédure étaient tels qu'ils imposaient des aménagements au scenario initialement prévu par le CNG.

Comme le proposaient l'ANEMF et le SNJMG, le CNG a révisé à la baisse le rythme de passage des étudiants tout en élargissant les horaires de choix (début et fin de journée) et en rallongeant la procédure de 3 journées supplémentaires.

L'objectif révisé de valider les choix de 700 étudiants par jour (initialement le CNG prévoyait 600 par demi journée, ndlr) a pu etre tenu en dépassant 20h00 (nouvelle heure officielle de cloture) tous les soirs : jeudi 15 septembre, cette procédure a même dû se poursuivre jusqu'à 22h30 !

Malgré ses vicissitudes, le CNG s'est donné lundi matin, l'objectif de faire passer 710 étudiants dans la journée. Le pari a été une fois de plus tenu mais la dernière validation de choix a eu lieu... ce mardi matin 20 septembre à 01h15 !!!

Comment accepter que des étudiants en médecine se retrouvent dans la situation de faire leur choix de carrière professionnelle après des dizaines de minutes (voire plus) d'attente stressante en plein milieu de la nuit ?!

Le SNJMG souhaite que tous les enseignements soient tirés des problèmes rencontrés lors de cette première mais invite dans l'immédiat les ministères concernés à faire un geste en direction d'étudiants déjà pénalisés par la double annulation d'une épreuve en Juin.

Malgré le mediator, les collusions entre facultés de médecine et industrie pharmaceutique perdurent !

A l'occasion, de l'etude en commission parlementaire du projet de réforme du médicament, le ministre de la Santé, Mr Xavier Bertrand, annonce que desormais la formation continue des médecins (FMC) va être financée par l'Etat.

Cette annonce était attendue car lors de la présentation de ce projet le 1er aout 2011, le ministre était resté flou sur la question de la formation des médecins.

Si le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) apprécie cette volonté de faire sortir la FMC de l'influence de l'industrie pharmaceutique, il n'en est que plus déçu par l'absence de proposition concernant la formation médicale initiale.

Pourtant, chacun connait la forte présence des laboratoires pharmaceutiques auprès des étudiants et des internes de médecine. Au délà de leur action pas seulement folklorique pour agrémenter la vie étudiante (1), les labos essaient d'intervenir sur la formation universitaire. Par exemple, Servier (mediator, protelos...) et Sanofi, organisent des cours privés de préparation aux ECN, epreuves d'entrée en troisième cycle d'études médicales (2).

Mais des internes de Médecine Générale ont alerté le SNJMG, seul syndicat médical "junior" indépendant de l'industrie pharmaceutique et des produits de santé, que cette implication avait franchi un niveau supplémentaire avec l'intégration de réunions organisées par Sanofi dans le cursus des futurs médecins généralistes.

Ainsi, ce samedi (3), la faculté de medecine de Bordeaux organise avec le laboratoire Sanofi une réunion pour les internes de médecine générale sur leur futur exercice professionnel.
Cette réunion, à la quelle participe un syndicat local d'internes (SIMGA), a lieu dans un amphithéatre de la faculté et va même compter pour la validation du troisième cycle des internes de médecine générale. Et pour y participer, la faculté enjoint les internes à s'inscrire auprès des représentants commerciaux du laboratoire Sanofi !

Manifestement, le scandale du Mediator n'est en rien venu troubler la préparation d'un tel "événement"...

Le SNJMG, qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale, attend donc que le ministre de la Santé désavoue un tel procédé et décide de completer son projet de loi pour mettre un terme à l'influence des laboratoires pharmaceutiques sur les étudiants et internes de medecine.

 

 

Contact presse : Alexandre Husson 06 43 00 37 82

Le Point.fr - Anne Jeanblanc - 02.09.11
(3) : Rencontre Régionales Jeunes Médecins le 17.09.11 à Bordeaux

Sanofi