Enquete sur la ROSP 2014 (versée en 2015)

428 participants

(résultats ci dessous exprimés en %)

 

Profil des participants : 

 

OMR (Option Médecin Référent de la convention des médecins généralistes de 1997) :

Non concerné : 58, Non participation : 24, Participation : 18

 

CAPI (Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles de la convention médicale de 2005):

Non concerné : 47, Non participation 40, Participation 13

 

Avez vous déjà contesté le montant de votre ROSP ?

Non : 80, Oui : 20

 

Quel choix pour la ROSP ?

Acceptation : 80, Refus : 11

 

En cas de refus de la ROSP : pour quelles raisons ?

Refus lien d'interet avec la Sécurité sociale : 80

Criteres scientifiquement discutables : 55

Refus d'un controle medico economique : 55

Refus d'une dérive de l'obligation de moyens vers obligation de résultats : 55

Refus du principe de rémunération sur Objectifs de Santé Publique : 50

Autres : 10

Rejet d'une rémunération forfaitaire : 10

 

Indice de satisfction personnelle du calcul de la ROSP par la Sécurité Sociale pour 2012 :

4.22/10

 

Versement de la ROSP 2012

Une fois en avril 2013 : 60

Plusieurs fois en 2013 : 9

Une fois au début de l'été 2013 : 8

Pls fois entre 2013 et après : 7

En partie ou pas du tout en 2015 : 5

Une fois en 2014 : 4

Une fois à la fin de l'été 2013 : 4

Plusieurs fois en 2014 : 2

Plusieurs fois en 2014 et après : 1

 

Indice de satisfaction personnelle du calcul de la ROSP par la Sécurité Sociale pour 2013

4,41/10

 

Versement de la ROSP 2013

Une fois en avril 2014 : 68

Une fois à la fin de l'été 2014 : 16

Plusieurs fois en 2014 : 9

Une fois au début de l'été 2014 : 4

En partie ou pas du tout en 2015 : 2

Pls fois entre 2014 et après : 1

 

Indice de satisfaction personnelle du calcul de la ROSP par la Sécurité Sociale pour 2014

4,36/10

Versement de la ROSP 2014
Une fois en avril 2015 : 90
En partie en Avril 2015 : 7
Pas du tout : 3
 
Qualifierez vous l'actuelle ROSP d'arnaque ?
(NB : question proposée par JJ Fraslin)
Oui : 60
Non : 40
Quels sont vos souhaits d'évolution pour la ROSP ?
Suppression des items sujets à discussion : 68
Objectifs de Santé Publique établis par comité d'experts réélement indépendant : 62
Creation d'un vrai forfait structure integrant items télétransmission et organisation du cabinet de la ROSP : 51
Patientele forfaitairement garantie à 500 pour les nouveaux installés : 35
Suppression pure et simple de l'actuelle ROSP : 24
Contrat optionnel pour la ROSP : 22
Autres : 7
Maintien tel quel de la ROSP : 2

Afterwork du SNJMG le 09 Juillet 2015 à Paris

After work du SNJMG

Participez à une soirée conviviale afin d'échanger sur les sujets d'actualités de la médecine générale et des Jeunes MG :  conditions d'exercice, Loi de Santé, Internat...

Venez rencontrer des membres du syndicat qui répondront à vos questions : formation, remplacement, installation...

Jeudi 09 Juillet 2015 à partir de 20h

Rendez-vous :

Le Mil'a

 

Happy hour jusque 21h30

Inscription au 01 47 98 55 94  ou par e-mail à info@snjmg.org

Et maintenant, des actes ?

 

A l’invitation du Premier Ministre, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s’est rendu ce 1er juillet à une réunion censée relancer le dialogue entre les politiques et les médecins ayant participé à la grande manifestation nationale du 15 mars 2015. 


Devant Manuel VALLS et Marisol TOURAINE, le SNJMG a décrit l’état de crise du monde de la Santé, pas seulement sur le plan financier mais aussi sur le plan organisationnel. Le SNJMG a pointé l’indigence des politiques menées jusqu’à présent, notamment l’insuffisant « pacte santé-territoire », dont les très mauvais résultats sont là : chute de 10.3 % des effectifs des médecins généralistes installés sur les sept dernières années. Quant au contenu de la Loi dite « de modernisation de notre système de Santé », au-delà de ses provocations et de ses pièges, elle ne porte aucune vision pour réformer profondément le système de Santé et son financement. Le SNJMG a aussi dénoncé le lobbying des organismes complémentaires et de l’industrie pharmaceutique sur les pouvoirs publics au travers de conflits d’intérêts insupportables.


Concernant l’organisation prochaine de la « Grande Conférence de la Santé », le SNJMG a rappelé qu’au cours des derniers mois tout avait déjà été dit ou écrit (par exemple dans le rapport DRUAIS où l’on peut relire la contribution du SNJMG). Le temps du diagnostic est donc déjà passé et il convient d’intervenir en urgence, pour :

  • Ranimer la Médecine Générale en faisant cesser les discriminations par rapport aux autres spécialités médicales, en accordant une protection sociale digne de ce nom aux médecins de secteur 1, en fléchant des dotations pérennes pour l’emploi d’auxiliaires salariés,
  • Organiser les Soins Primaires en partant du terrain pour créer un interlocuteur face à l’Hôpital,
  • Réaffirmer le caractère public et universel de l’Assurance Maladie. 


Face aux critiques, la Ministre de la Santé a bien évidemment défendu son bilan et tenté de rassurer. Le Premier Ministre a salué la présence de tous les syndicats et les a appelés, malgré leurs réticences, à participer à la « Grande Conférence de la Santé », en assurant que la loi poursuivait son parcours parlementaire et que les professionnels seraient associés à l’élaboration des décrets d’application.

Sans aucune illusion, le SNJMG a fait le choix d’être présent à la « Grande Conférence de la Santé » qui s’annonce pour pouvoir continuer à y porter les aspirations des jeunes médecins généralistes. Néanmoins, le SNJMG demande expressément au Gouvernement de passer aux actes dès maintenant par des avenants conventionnels et des amendements à la loi.  

 

 

Contacts Presse :

Théo COMBES - Président - 06 81 00 22 90 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT -  Première Vice-Présidente - 06 19 90 26 57- frelat.emilie@gmail.com

 

Mise en place du tiers payant pour les bénéficiaires de l'ACS

 

L'ACS est une aide financière qui permet aux personnes dont les ressources sont inférieures au seuil de pauvreté mais se situent au-dessus du plafond de ressources pour bénéficier de la Couverture Maladie Universelle (CMU-c) de payer plus facilement le montant de leur complémentaire santé.

 

Créée par la loi du 13 août 2004 portant réforme de l’assurance maladie, l’ACS est réformée au 01 juillet 2015.

 

A compter du 1er juillet 2015, la réforme de l’ACS renforce les droits attachés à cette aide et la rend plus compréhensible :

  • en réduisant le nombre de contrats d’assurance complémentaire santé réservés à l’ACS et en définissant des types de garanties
  • en améliorant le rapport qualité/prix de ces contrats via une mise en concurrence des organismes complémentaires pour les encourager à proposer des offres plus attractive.

A compter du 1er juillet 2015, les personnes qui ont utilisé l’ACS pour souscrire un contrat sélectionné bénéficieront :

  • du tiers payant intégral
  • de l’exonération du paiement des participations forfaitaires et des franchises

 

Exemple d'une consultation chez le médecin généraliste (source : site d'info sur l'ACS) :

L'Assurance Maladie met à la disposition des médecins une fiche pratique (pratique pour la désignation de l'objet et non pour sa qualité, ndlr) pour procéder au tiers payant intégral des bénéficiaires de l'ACS.

 

Ce qu'il faut retenir :

Seuls les allocataires de l'ACS ayant souscrit depuis le 01.07.15 une complémentaire sélectionnée par l'administration (liste disponible sur le site d'info officiel de l'ACS) bénéficient du tiers payant intégral et de l’exonération du paiement des participations forfaitaires et des franchises (à condition de présenter au médecin son attestation ACS avec la désignation de sa complémentaire).

Les allocataires de l’ACS qui ont souscrit un autre contrat de complémentaire santé bénéficient du tiers payant partiel (sur le régime obligatoire) et doivent continuer à faire l’avance de la part non prise en charge par la Sécurité sociale. Ils profiteront du tiers payant intégral uniquement au terme de leur contrat de complémentaire santé actuel, s’ils optent pour un contrat sélectionné par l’administration.

Enfin, pour procéder au tiers payant intégral à partir de la carte vitale du patient, il faut d'une part, que le logiciel sesam-vitale du médecin dispose de la mise à jour ad hoc et d'autre part, que la carte du patient soit valide et actualisée par rapport à l'ACS.

 

 

Pour en savoir plus : Fiche de présentation de l'ACS et de sa réforme sur le réseau inter-med.net

 

Crash de la Médecine Générale : Il faut changer de pilote !

 

Annoncée depuis longtemps, la chute des effectifs en médecine générale constitue désormais une triste réalité. La dernière mouture de l’Atlas de la Démographie Médicale, publié chaque année par l’Ordre National des Médecins, le confirme clairement avec - 10.3 % de médecins généralistes en 2014 par rapport à 2007, alors même que le nombre des médecins n’a jamais été aussi élevé dans les autres spécialités…

 

Contrairement aux clichés rebattus ces dernières années, la disparition des médecins généralistes ne touche pas que les « déserts médicaux » ruraux. Si les carences y ont sans doute été ressenties en premier en l’absence de mécanismes de compensation, aujourd’hui c’est tout le territoire français qui est concerné, notamment les grandes agglomérations comme par exemple en Île-de-France.

  

Était-il plus facile de stigmatiser la prétendue mauvaise volonté des jeunes praticiens à s’installer dans les campagnes (ce qui est inexact) que de s’attaquer au vrai problème ? L’échec des pouvoirs publics à répondre à la profonde baisse d’attractivité de la médecine générale est en tout cas manifeste.

 

L’Etat et l’Assurance Maladie ont été incapables de surmonter des préjugés surannés : le « spécialiste » c’est mieux que le « généraliste » (oubliant que la médecine générale est une spécialité depuis 2004), il est donc normal que le niveau des honoraires ne soit pas le même, que les revenus des généralistes soient inférieurs de moitié à la moyenne des autres spécialités, que les dépassements d’honoraires soient autorisés et banalisés dans un certain nombre de spécialités alors que 93.8% des généralistes jouent eux le jeu du secteur 1, que les actes techniques qui impressionnent le plus ces administratifs soient correctement rémunérés tandis que l’acte clinique (avec des consultations de plus en plus longues et complexes) stagne à 23 euros, que des thérapeutiques dites « innovantes » soient remboursées sans hésitation à des prix déraisonnables tandis qu’il n’y aurait plus d’argent pour les soins primaires…

 

L’Etat et l’Assurance Maladie ont été incapables de comprendre que l’exercice « libéral » était actuellement trop insécurisant pour les jeunes médecins (sauf pour en faire à l’occasion un instrument de chantage avec les dérisoires dispositifs « PTMG » et « PTMA ») et constituait donc un fort repoussoir à l’installation. Il semblerait pourtant logique que les praticiens conventionnés avec la CNAMTS bénéficient d’une couverture similaire à celle des salariés en cas d’arrêt de travail, de maternité, d’accident de travail ou de maladie professionnelle.  

 

L’Etat et l’Assurance Maladie ont été incapables de sortir la médecine conventionnée des vices du paiement à l’acte exclusif si ce n’est via une « ROSP » mal ficelée. Alors que ces tutelles voudraient faire reposer sur le médecin généraliste toujours plus de tâches administratives, par exemple la gestion du tiers-payant, elles ne lui donnent pas les moyens nécessaires pour embaucher un personnel salarié devenu indispensable. 

 

En conséquence, il convient que l’Assurance Maladie se repositionne sur son cœur de métier en s’occupant plutôt du remboursement correct des soins, si possible intégral pour les plus essentiels. Il en est de même pour l’Etat, à travers les Agences Régionales de Santé, dont les tentations de tout sur-administrer risquent de tuer dans l’œuf les initiatives inventives et pertinentes des professionnels de terrain.

 

En effet les budgets concernant la prévention, la qualité des soins et la structuration des soins primaires seraient bien mieux gérés par les médecins eux-mêmes, au travers de véritables institutions de démocratie sanitaire à redéfinir par des amendements à la loi de Santé.

 

Il est urgent de redonner espoir aux généralistes qui souhaitent exercer leur métier au plus proche des Français :

  • en faisant immédiatement cesser les discriminations avec les autres spécialités médicales,
  • en leur accordant une protection sociale digne de ce nom,
  • en leur donnant les moyens de construire des soins primaires modernes via des dotations structurelles.

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) portera ces propositions lors de la réunion du travail prévue le mercredi 1er juillet avec le Premier Ministre, Monsieur Manuel VALLS.            

 

 

 Contacts Presse :

 Théo COMBES - Président - 06 81 00 22 90 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT -  Première Vice-Présidente - 06 19 90 26 57- frelat.emilie@gmail.com

Un internat de Médecine Générale en 4 ans ? Oui, mais…

Un internat de médecine Générale en 4 ans ? Oui, mais…

 

L’augmentation à 4 ans de la durée du 3ième cycle de Médecine Générale fait actuellement débat.

La semaine dernière le Syndicat National des Enseignants de Médecine Générale (SNEMG) a publié un communiqué en faveur de l’allongement de la durée du diplôme d’études spécialisées (DES) de Médecine Générale.

Le Comité Directeur du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), réuni ce week-end à Saint-Valéry-sur-Somme, a salué cette prise de position, allant dans le sens de ce qu’il avait déjà exprimé au sein des différentes commissions institutionnelles et dans sa contribution au rapport Druais sur l’avenir de la médecine générale.

Toutefois le SNJMG tient à rappeler que cet allongement de durée doit avoir pour seul but l’optimisation de la formation et non l'augmentation à bon marché de la main d’œuvre disponible pour les terrains de stages (et notamment les services hospitaliers).

En particulier ces 8 semestres d’internat doivent permettre :

-       De réaliser une maquette complète avec un semestre en gynécologie et un autre en pédiatrie,

-       De bénéficier de deux semestres minimum pour tous en médecine générale ambulatoire,

-       D’approfondir des compétences selon le projet professionnel de l’interne, 

-     De faciliter l’accès pour les internes en médecine générale à l’inter-CHU, à l’année-recherche et aux formations transversales qui vont remplacer les Diplômes d’Etudes Spécialisées Complémentaires (DESC),

-       De prolonger de deux ans le délai pour réaliser des remplacements non-thésés (double de la durée du DES),

-       De lever les dernières discriminations injustifiées entre la médecine générale et les autres spécialités.

En effet la difficulté et la complexité de l’exercice de la médecine générale, discipline au champ particulièrement large en termes de savoir, savoir-faire et savoir-être, nécessitent bien cette réforme qui a trop tardé.

Le SNJMG veillera à ce que sa mise en œuvre soit correctement budgétisée et suffisamment rapide, sans s’appliquer bien entendu aux internes déjà engagés dans leur cursus.

Le SNJMG accompagnera avec vigilance l’application de cette réforme indispensable.

 

Contacts Presse :

 Théo COMBES - Président - 06 81 00 22 90 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT -  Première Vice-Présidente 06 19 90 26 57frelat.emilie@gmail.com

Votre avis nous intéresse !

 

Jusqu'à présent l'intérêt du stage ambulatoire en 2ème cycle n'a jamais été appuyé par une enquête de grande envergure. 

Cette première étude, réalisée en partenariat entre le CNOM et plusieurs syndicats d'internes et de jeunes médecins (dont le SNJMG), est donc primordiale afin de démontrer l'importance de la réalisation de ce stage dans le cursus de formation.

Votre avis nous intéresse ! 

Merci de bien vouloir y répondre avant le 08 Juin 2015 (une dizaine de minutes suffit) à cette adresse.

 

Bien confraternellement,

L'Equipe du Bureau du SNJMG

 

Les dépassements d’honoraires, fléau du système de santé

 

L'Observatoire citoyen des restes à charge en santé a présenté la semaine dernière sa 5ième étude sur les dépassements d’honoraires, concluant que « la facture totale continue de grimper chez les spécialistes » (2.5 milliards d’euros en 2014, + 7.7 % par rapport à 2012) et notant au passage qu’il y en a très peu chez les médecins généralistes.

 

Cette étude arrive à point nommé pour contrebalancer l’autosatisfaction exprimée le mois dernier par le directeur de l’Assurance Maladie, lequel en choisissant de mettre plutôt en avant une minime baisse des pourcentages de dépassement chez les médecins en secteur 2 réalise pour le compte de Madame Touraine une opération de communication qui fait flop.

Car c’est bien l’absence de volonté politique réelle de la ministre de la Santé qui est en cause dans ce dossier, pourtant présenté comme emblématique à son arrivée rue de Ségur. Le « contrat d’accès aux soins » (CAS) se révèle n’être qu’un miroir aux alouettes pour l’opinion publique, car loin de faire disparaître les dépassements d’honoraires il les banalise.

Tandis que les médecins généralistes jouent à 93.8% le jeu du secteur 1 et garantissent ainsi l’accès aux soins du plus grand nombre, les pouvoirs publics se font complices d’une dérive mercantile, sous-tendue par des hiérarchies factices. L’accès au secteur 2 ou au CAS sont liés à des titres hospitaliers qui ne sont pas de bons indicateurs de la qualité d’exercice en ce qui concerne la Médecine Générale, discipline ambulatoire, encore discriminée alors qu’elle est censée être reconnue à l’égal des autres spécialités depuis 2004.

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes milite pour la seule solution acceptable pour les patients et équitable pour les médecins : la refonte des secteurs conventionnels en un secteur unique revalorisé.

 

 

Contacts Presse :

 Théo COMBES - Président - 06 81 00 22 90 - president@snjmg.org

Emilie FRELAT -  Première Vice-Présidente - 06 19 90 26 57- frelat.emilie@gmail.com