Epidémie de grippe 2017-2018 : infos et CAT

Mis à jour le Mercredi, 06 avril 2018

 

1 - Infos sur les épidémies de grippe saisonnière

 

 

 

NB : Site de surveillance européen de la grippe

 

2 - Conduites à tenir en ambulatoire

 

 

 

 

NB : Les CAT ci dessous ont été constituées à partir des textes proposés par les autorités sanitaires françaises (ministères et agences sanitaires) et la revue Prescrire

 

Comment reconnaître et prendre en charge un cas possible de grippe chez un adulte ou un enfant de plus de 1 an ?

 

Pendant la période épidémique, tout syndrome respiratoire aigu à début brutal associant :

- signes généraux : fièvre > 38° ou courbature ou asthénie ;

- et signes respiratoires : toux ou dyspnée.

doit être considérée comme un cas possible de grippe. 

 

NB : Il existe des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) de la grippe. Ces tests, de sensibilité limitée mais de spécificité très élevée (proche de 100%), doivent être réalisés dans les 48 à 72 heures suivant le début des signes, dans des conditions rigoureuses (Pour en savoir plus : video du NEJM). Ils ont leur intérêt dans les collectivités, où la réalisation de plusieurs tests sur plusieurs personnes permet d’améliorer la sensibilité du dépistage et de détecter une épidémie grippale débutante. Dans les collectivités de personnes âgées, ces tests doivent être effectués sur au moins 3 cas (Source : DGS).

 

Si l’examen médical ne révèle pas de signe de gravité, ni de facteur de risque (FDR) de complications (FDRcomplications1708.doc), ni de forme clinique jugée sévère par le médecin (toutes ces situations faisant discuter une hospitalisation), le patient se voit prescrire :

 

- un traitement symptomatique d'infection respiratoire aigue : réhydratation + prise d’antipyrétiques (de préférence : paracetamol) en cas de fièvre

NB 1 : les principales régles de prise en charge des nourrissons de moins de 30 mois se trouvent sur cette fiche dédiée : IRA nourrisson.docPour les enfants et adultes sans antécédent particulier, la revue Prescrire rappelle dans ses numeros 312 et 325 que les médicaments destinés à soulager la toux et/ou le rhume ont une efficacité purement symptomatique peu ou pas supérieure à celle du placebo mais qu'ils peuvent exposer, notamment les enfants, à des effets indésirables disproportionnés. En revanche, chez l’enfant et l’adulte, des boissons chaudes ou sucrées, le miel, des confiseries ou du citron aident parfois à soulager la toux, avec peu ou pas d’effets indésirables.

NB 2 : Comme chaque année depuis la grippe A en 2009, le ministère de la Santé, via la DGS, recommande l'utilisation d'antiviraux.

En pratique, la DGS recommande en 2017, l’utilisation précoce (dès les premières 48 heures) des traitements antiviraux pour les personnes fragiles symptomatiques, afin de réduire les symptômes et/ou leur gravité, dans les situations suivantes :

* personnes jugées à risque de complications : femmes enceintes, personnes obèses, jeunes enfants y compris les nouveau-nés à terme, malades âgés de 6 mois et plus ciblés par la vaccination ;

* personnes présentant une grippe grave d’emblée ou d’aggravation rapide ;

* personnes dont l’état justifie une hospitalisation pour grippe.

La DGS recommande aussi un traitement préemptif par les antiviraux, chez les personnes encore asymptomatiques mais jugés par le médecin comme à risque très élevé de complications grippales et en contact étroit avec un cas confirmé ou cliniquement typique de grippe.

Or, l'Assurance maladie ne tient pas le même discours : "Le recours à un médicament antiviral (Oseltamivir ou Zanamivir) est le plus souvent inutile. Il peut être proposé par le médecin traitant à des personnes particulièrement fragiles. Dans ce cas, le traitement est efficace s’il débute dans les 2 jours après l’apparition des symptômes".

De plus, le SNJMG n'a retrouvé aucune référence indépendante concluant clairement à une balance bénéfice/risque positive, même dans les 48 premières heures de la pathologie.

Ainsi, une synthèse méthodique de la revue Minerva en 2013 d’études publiées et non publiées montre que "l’oséltamivir réduit la durée des symptômes de la grippe de moins d’un jour" et que "dans la population en intention de traiter (chez laquelle une grippe est suspectée), il n’y avait pas d’effet favorable sur l’incidence des pneumonies, des hospitalisations, des bronchites, des sinusites et des otites". Enfin, selon la revue Prescrire en 2015 : "Devant la complaisance des autorités et la rétention manifeste d'informations par la firme (Pfizer), ne pas recommander ni utiliser l'oséltamivir en traitement de la grippe évite d'exposer inutilement de nombreux patients à un médicament dont on ne sait pas à quoi il sert".

 

- et un repos à domicile (+/- arrêt de travail) pendant 3 à 7 jours (durée indicative) après l'apparition des premiers signes cliniques.

 

Une personne de l'entourage du patient va chercher le traitement dans une pharmacie d’officine ou, à défaut, le patient s’y présente lui-même, avec de préférence un masque anti-projections (de type chirurgical) que pourra lui avoir remis le médecin.

 

NB : Le médecin ne doit pas perdre de vue le risque de surinfection et se doit de réévaluer si besoin la situation après quelques jours pour discuter la mise en place d'un traitement ATB.

 

Il est important de rappeler aux patients et/ou à leurs entourages les règles d'hygiènes pour limiter les risques de contagion :

  • Lavez-vous les mains, si possible avec du savon liquide, en les frottant pendant 30 secondes. Rincez-les ensuite sous l’eau courante et séchez-les avec une serviette propre ou à l’air libre. Le lavage des mains doit devenir un réflexe : au minimum, avant de préparer le repas ou de manger, après s’être mouché, avoir éternué ou toussé en mettant sa main devant la bouche, être passé aux toilettes, s’être occupé d’un animal et après chaque sortie.
  • Servez-vous d’un mouchoir jetable pour vous moucher, tousser, éternuer ou cracher, et jetez-le aussitôt.
  • Portez un masque si vous êtes grippé, surtout pour rendre visite à une personne fragile.
  • Évitez d’emmener un nourrisson dans les lieux publics où il pourrait entrer en contact avec des personnes infectées (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux…) en période d’épidémie.
  • Ouvrez les fenêtres régulièrement pour aérer et diminuer la concentration en microbes.
  • Évitez de serrer les mains ou d’embrasser pour dire bonjour.
  • Ne touchez pas directement vos yeux, votre bouche ou votre nez, sans vous être lavé les mains au préalable.

Rappels : 

Le virus de la grippe survit cinq minutes sur la peau, quelques heures dans les sécrétions séchées, huit à douze heures sur les mouchoirs, vêtements, papiers,... plusieurs jours sur des surfaces inertes.

- Il n'existe pas de preuve scientifique de l'efficacité de l'homeopathie sur la grippe (ni sur autre chose) :

 

Comment reconnaître et prendre en charge un cas possible de grippe chez un nourrisson de moins d’un an ?

 

Chez les nourrissons de moins de 1 an, les formes cliniques sont souvent atypiques et, en période d'épidémie, il faut suspecter un syndrome grippal en cas d’apparition d’une fièvre supérieure ou égale à 38,5°C associée ou non à des :

- symptômes respiratoires signant une atteinte des voies aériennes supérieures ou inférieures ;

- troubles digestifs ;

- convulsions.

 

Les médecins généralistes peuvent assurer la prise en charge selon les modalités ci dessous :

- Le diagnostic différentiel des autres causes de fièvre aigue chez le nourrisson doit être systématiquement considéré, en particulier avant trois mois pour ce qui concerne les infections bactériennes sévères

- il est recommandé aux parents de garder l'enfant au repos à domicile, accompagné des recommandations d'isolement jusqu'à 48 heures d'apyrexie sous traitement. En outre, il est expliqué aux personnes responsables qu'il importe de rappeler le médecin ou le centre 15 en cas d'aggravation de son état.

 

La présence de FDR de complications ou d’un seul des signes de gravité suivants doit faire envisager l’hospitalisation :

Difficultés alimentaires chez un nourrisson de moins de six mois (moins de la moitié des biberons sur 12 h) ;

Tolérance clinique médiocre de la fièvre, malgré les mesures adaptées ;

Signes de déshydratation aiguë ;

Existence de troubles de la vigilance ;

Signes de détresse respiratoire, apnées ;

Contexte particulier : très jeune âge (inférieur à 3 mois), ou facteurs de risque de grippe grave ou considérations liées à l’administration du traitement.

 

3 - Conduites à tenir dans les collectivités de personnes âgées et en milieu extra-hospitalier


Voir plus haut le chapitre Diagnostic en ambulatoire pour l'intérêt des TROD grippe en établissements de personnes agées.

 

Références officielles :

Prévention et gestion des infections respiratoires aiguë dans les collectivités de personnes agées (PDF - 1.6 Mo)

 

Rapport du HCSP du 03/07/2012 relatif à la Conduite à tenir devant une ou plusieurs infections respiratoires aiguës en Ehpad

 

 

4 - Clins d'oeil

 

 

Journée syndicale du 16 décembre 2017

Programme de la journée syndicale du 16 décembre 2017 :

 

- Atelier de formation à l'installation en Médecine Générale de 10h 30 à 12 h 30 :

Fort des enseignements des "Hackhatons de l'installation" auquel participe Le Snjmg aux cotés de Ars Ile-De-France et de la mairie de Paris, nous organisons dans les locaux de notre partenaire, La revue Prescrire (au 68-70 Boulevard Richard Lenoir - 75011 PARIS), une formation sur les éléments fondamentaux à connaître dans la cadre d'un projet d'installation, notamment en équipe mono ou pluridisciplinaire.

Afin de préserver la qualité interactive de cette formation (et ne pas la transformer en cours magistral), nous avons décidé de limiter le nombre des participants.

Aussi, si vous êtes intéressé, merci de vous inscrire rapidement sur le formulaire en ligne !

 

- Assemblée Générale du SNJMG de 14 h à 17 h :

L’ Assemblée Générale Ordinaire du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes aura lieu le samedi 16 décembre 2017 dans les locaux de notre partenaire, la revue Prescrire, au 68-70 Boulevard Richard Lenoir - 75011 PARIS 

La participation y est gratuite (mais nécessite une inscription en ligne) et tout le monde peut y assister (externes, internes, remplaçant-e-s, installé-e-s). Néanmoins, il est indispensable d'être à jour de sa cotisation au SNJMG pour exercer son droit de vote.

En voici l'ordre du jour :
 

Rapport moral (sur la base du rapport d'activité) + Vote
Rapport financier + Vote
Vote du report de excedent/passif de cette année sur l'année prochaine
Vote des cotisations 2018
Présentation des candidats au BN + Vote
Vote de la plateforme syndicale


Pour tout renseignement, n'hésitez pas à vous rapprocher du secrétariat du syndicat :

info@snjmg.org
07.71.05.13.81

Système de santé : la Cour des Comptes toujours victime de ses reflexes bureaucratiques

 
La Cour des Comptes a publié ce mercredi 29 novembre 2017 un rapport thématique sur l'avenir de l'assurance maladie. 
Comme à son habitude le rapport de la cour des comptes excelle par la quantité et la qualité des informations recueillies mais il pêche, une fois de plus, par une analyse et surtout des propositions dénotant une vision très administrative déconnectée des réalités du terrain.
Si le rapport déplore les nombreuses rigidités du système de santé, les sages proposent de priver la convention médicale de ses principaux moyens d'action pour les confier à l'Etat (modalités d'installation des libéraux, modalités de rémunération et régulation comptable) et suggèrent d'accorder davantage de pouvoirs aux agences régionales de santé (ARS).
Si le rapport décrit le fonctionnement en silos de notre système de soins, les sages ne proposent pas grand chose pour favoriser l'approche pluri professionnelle, la proposition de rémunération collégiale à "l'épisode de soins" relevant bien plus d'un objectif économique (puisque le rémunération se ferait à enveloppe fermée, quel que soient les actes et les professionnels impliqués, éventuellement révisable à la baisse) que d'un objectif organisationnel.
Si le rapport pointe l'effet négatif des dépassements d'honoraires sur l'accès aux soins, les sages ne proposent pas de système conventionnel unique revalorisé (mesure d'équité entre médecins aboutissant à la suppression des dépassements) mais des systèmes de plafonnement pour les dépassements comme pour les rémunérations conventionnelles (via des enveloppes limitatives, révisables à la baisse, pour les rémunérations conventionnelles, en cas de non respect des objectifs de dépenses de santé).
Si le rapport rappelle la prééminence de la rémunération à l'acte chez les médecins, les sages n'évoquent pas les forfaits "structure" ou "métier" et préfèrent développer la rémunération à la perfomance (comme actuellement la ROSP), objet de critiques en France comme en Angleterre.
Si le rapport alerte sur la dégradation de la démographie médicale, notamment en Médecine Générale, les sages en restent à un discours assez simpliste relevant plus de la gestion de produits manufacturés que de ressources humaines. Ne tirant aucun enseignement du succès des postes salariés mis en place par diverses collectivités territoriales, ils brocardent une fois de plus les mesures incitatives existantes alors que le premier plan national ne date que de 2013 et qu'il n'est constitué, comme le suivant, que de mesures à moyen terme ou de modestes mesures à effet immédiat voire de simples mesures "gadget". Ne tenant pas compte des effets limités, quand ils ne sont pas négatifs, des mesures contraignantes en vigueur à l'étranger, les sages proposent un conventionnement sélectif, à durée déterminée (soumis à recertification), alors que le nombre de médecins généralistes a diminué de 9,1% entre 2007 et 2017 (et qu'il continuera de diminuer pour quelques années encore) et qu'il n'existe plus de zone sur dotée en médecins généralistes de secteur 1 (les agglomérations de Paris et Toulouse sont sous la menace de devenir des deserts médicaux).
Si le rapport souligne l'engorgement des urgences hospitalières, les sages proposent d'augmenter le temps de travail des médecins de ville le matin et le soir et d'expérimenter une régulation médicale indépendante de l'hôpital pour mieux orienter les patients alors que les médecins généralistes en France sont parmi les médecins qui travaillent le plus en Europe (plus de 50 heures par semaine) et dans des conditions de plus en plus difficiles (propices au burn out) et que les deux principales motivations pour les patients de passer aux urgences sont de bénéficier d'un bilan complet immédiat (consultations et examens) et de pouvoir obtenir une hospitalisation.
Au final, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) dénonce un empilement de mesures dirigistes pour le système de soins et brimant les médecins sans garantie d'efficacité ni en terme d'economies ni en terme d'accès aux soins :
Comment motiver avec un tel programme une profession, les médecins, qui présente avec les agriculteurs et les agents de police/gendarmerie le plus fort taux de suicide ? 
Comment résoudre avec de tels "remèdes" la crise d'attractivité de la Médecine Générale ? 
Comment à l'énoncé de ces propositions, ne pas se souvenir des décisions politiques désastreuses entre le fin des années 1980 et le début des années 1990 obtenues par de hauts fonctionnaires en vue de réguler la surabondance de médecins ? 
 
NB : La semaine dernière, le SNJMG a contribué à la consultation publique mise en place par le gouvernement en présentant ses propositions pour la nouvelle Stratégie Nationale de Santé.
 
Contact presse :
Emilie FRELAT - Présidente - 06 19 90 26 57- presidente@snjmg.org
 
 

Revue Jeune-MG #19

En cette fin de mois de Novembre, les abonnés à la revue Jeune-MG recoivent le numero de l'hiver 2017 dont le thème est : "Exercer la Médecine Générale autrement"

RAPPEL : La revue "Jeune-MG" est envoyée gratuitement à tous les inscrits sur le site internet du SNJMG qui ont manifesté leur volonté de s'y abonner. Pour le recevoir chez vous sans frais, il suffit donc de s'incrire à notre site en signalant que vous souhaitez recevoir la revue Jeune-MG...

La Stratégie Nationale de Santé vue par le syndicat des jeunes médecins généralistes

 
 
Suite à une analyse du Haut Conseil de la Santé Publique, la ministre de la Santé a fixé en septembre 2017 les axes principaux de la nouvelle Stratégie Nationale de Santé pour la période 2018-2022.
Après avoir participé à la réunion du 12 octobre 2017 entre le ministère et les principales organisations syndicales et professionnelles de santé, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a participé à la consultation publique (qui s'est achevée samedi 25 novembre 2017) en formulant les propositions suivantes :
Concernant "La prévention et la promotion de la santé, tout au long de la vie et dans tous les milieux" :
- la promotion d'une alimentation saine par une information spécifique dans les cours de SVT des colleges et lycées, la généralisation du logo NutriScore en tant que système d’information nutritionnelle officiel et son utilisation dans des consultations médicales spécifiques (nouvelles consultations CSO chez l'enfant et  consultations équivalentes à créer pour l'adulte) et le contrôle des marges des distributeurs sur les produits "bio"
- la promotion de l'activité physique via une démarche de prise en charge
- une politique ambitieuse contre l'antibio résistance (limitation du recours aux antibiotiques dans l'élevage et utilisation raisonnée des antibiotiques en médecine)
- une amélioration de la pertinence de la lutte contre les pratiques addictives : "re-tricotage" de la loi Evin après les remises en causes survenues lors du précédent quinquennat et politique anti tabac fondée sur les mesures les plus efficaces (non limitées à des actes symboliques),
- une médecine du travail dotée des moyens correspondant à ses missions et la réintégration de l’exposition à des agents chimiques dangereux, aux poussières et aux fumées dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P),
- une révision des politiques de dépistage (ex : cancer du sein) et de vaccination en fonction des données de la science et en accord avec les résultats des consultations citoyennes
- la prévention de la perte d'autonomie par la promotion de l'activité physique, le développement des "cafés alzheimer" ou "bistrot mémoire" et des initiatives du même ordre dans le cadre du maintien cognitif des personnes agées et la prise en charge efficace des pathologies nuisant à l'autonomie des patients.
Concernant "La lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé" :
- lutte contre les obstacles financiers aux soins : suppression des franchises médicales et des freins financiers en soins primaires (prise en charge à 100% par la sécurité sociale des actes de soins primaires et suppression des pénalités financières "parcours de soins" des patients consultant en soins primaires ; ces mesures permettant, de surcroit, l'application sans difficulté du tiers payant intégral en soins primaires) et reconnaissance du facteur social en soins primaires (avec la pérennisation des "coursiers sociaux")
- amélioration de l'offre médicale : rapide résolution, digne et dans de bonnes conditions de sécurité sanitaire, du gachis des médecins "privés de these", prise en charge de la crise du secteur de la santé mentale, revalorisation concrète du statut et des conditions d'exercice des médecins généralistes, installés et remplaçants (à commencer par une amélioration pérenne de leur protection sociale) et amplification des efforts en faveur de la filière universitaire et de la recherche en Médecine Générale (les mesures annoncées par Mme Buzyn en Octobre vont dans le bon sens mais ne sont pas suffisantes, ne serait ce que pour appliquer dans de bonnes conditions la réforme du troisième cycle des études médicales),
- mise en place d'une politique globale d'aménagement du territoire (beaucoup de déserts médicaux sont des déserts socio économiques).
Concernant "La nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins" :
- négociation multilatérale sur l’évolution de la tarification tenant compte des parcours, de la qualité et de la pertinence des soins et des actes avec remise en cause des rémunération actuelles qui n'ont pas fait la preuve de leur pertinence (ex : item cancer du sein dans la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique - ROSP
- amélioration des coordination ville - hôpital et medecins - para médicaux
- amplification des procédures de transparence (au minimum) et d'indépendance (au mieux) sur l'information, la formation, la recherche et l'expertise en santé
- amélioration de la formation des professionnels (renforcement du DPC en accord avec les objectifs de transparence et d'independance)

Concernant "L'innovation" :

- arrêt du "tonneau des Danaïdes" que représente depuis 2004 le DMP
- appel d'offre public pour des outils d'enregistrement et/ou de partage d'informations de santé, souples, évolutifs, garants des libertés individuelles et évitant la concentration de données par des tiers
 
Contact presse :
Emilie FRELAT - Présidente - 06 19 90 26 57- presidente@snjmg.org
 
 
 

Charte éthique et déontologique des facultés de médecine : une avancée à saluer et à promouvoir !

 
Une charte éthique et déontologique a été adoptée le 7 novembre 2017 par les doyens des facultés de médecine et d’odontologie. Elle affirme dans son préambule : «L’indépendance de la formation médicale à l’égard des intérêts particuliers ne se négocie pas, c’est un enjeu de santé publique ».
 
Comme l'Association Nationale de Etudiants en Médecine de France (ANEMF), le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) voit dans cette charte une avancée majeure en faveur de l'éthique et de l'indépendance dans la formation médicale. Le SNJMG adhère notamment à l'émergence du devoir de réserve pour tous les étudiants en santé en matière d'exposition à l'influence des industriels.
 
Il n'y a pas si longtemps le SNJMG avait dénoncé des situations scandaleuses concernant des internes de Médecine Générale dans les facultés de médecine de Bordeaux et Tours.
 
Manifestement les esprits ont évolué, même s'il faut féliciter la pression efficace de la publication du premier classement sur l‘indépendance des facultés de médecine vis-à-vis des firmes pharmaceutiques, réalisé par le Formindep en Janvier 2017.
 
Certes, ce texte n'est pas parfait (Exemple : la charte ne se prononce pas sur la présence des firmes au sein des campus par le biais de stands ou d’événements organisés) et ne peut pas impliquer totalement les CHU (NB : ce mois ci, la dernière reunion de la Fédération Hospitalière de France - à laquelle participent les CHU - s'est faite en partenariat avec l'industrie pharmaceutique).
 
Toutefois, le SNJMG, seul syndicat médical junior à n'avoir jamais eu de lien direct ou indirect avec l'industrie pharmaceutique, se mobilisera pour que la charte soit adoptée et surtout respectée dans son intégralité par chaque faculté de médecine ; à titre symbolique, le SNJMG suivra le devenir de l'amphithèatre Boiron à Lyon...
 
De même, le SNJMG soutient l'élargissement de cette démarche à toutes les autres formations de professionnels de santé : pharmaciens, sage femmes et para médicaux.
 
 
Contact presse :
Emilie FRELAT - Présidente - 06 19 90 26 57- presidente@snjmg.org