Article 1

Défendre la qualité de la formation des futurs médecins généralistes, dans leurs fonctions hospitalières, dans leur cycle universitaire et dans toute formation spécifique à la Médecine générale. Développer de façon urgente l'approche des pathologies rencontrées en ville, à l'intérieur de notre cursus actuellement presque exclusivement hospitalier. Créer un véritable statut pour les médecins Généralistes à l'hôpital (FFI, vacataires, attachés) indispensable à l'exercice d'une bonne médecine.

Article 2

Affirmer que la qualité de l'exercice médical est incompatible avec un statut matériel précaire et un trop grand déséquilibre entre la vie professionnelle et la vie privée des médecins et ce dès les premières prises de fonction hospitalière.

Article 3

Promouvoir une médecine générale de qualité, accessible à chacun, quelque soit son statut socioculturel, dans un système de santé cohérent, reconnaissant en la médecine générale, la médecine de premier recours, de la continuité des soins, de la synthèse et de la nécessaire prépondérance de l'acte intellectuel sur les actes techniques. Cette médecine générale assure de fait un service public.

Article 4

Donner aux jeunes médecins généralistes les moyens de mettre en oeuvre la conception humaniste de la médecine. Elargir les champs d'activités professionnelles notamment à travers la formation médicale continue, l'enseignement et la recherche en médecine générale, la prévention et l'éducation sanitaire et la réflexion sur la pratique médicale.

 

Article 5

Eclairer les jeunes médecins généralistes sur les relations de dépendance entre les différents acteurs du système de santé (industries, sécurité sociale, assurances, hôpital, média...) afin de permettre au médecin, au service de l'individu et de la santé publique, d'exercer sa mission dans le respect de la vie et de personne humaine (article 2 du code de déontologie médicale).

Article 6

Défendre la qualité du colloque singulier Patient-Médecin en garantissant le libre choix réciproque du médecin et du patient.

 

Article 7

Promouvoir les échanges avec les autres professionnels de la santé et les usagers, afin de rechercher le meilleur équilibre du système de santé et de développer la solidarité entre les hommes face à la maladie, en France et dans le monde.