Réunion sur le droit à la santé des étrangers

 

Vous êtes invité.e à participer à un casse-tête avec le SNJMG

 

Sur le thème : "Droit à la santé des étranger-ères menacé : comment se mobiliser ?"

 

Via la Chatroom du SNJMG le Mercredi 03 Décembre à 18h.

 

Pourquoi ce thème ?

Un panel de mesure, dont une grosse partie passant par un amendement à la loi de financement de l'assurance maladie 2020, prévoit de nouvelles restrictions dans les conditions d'accès à l'AME et la CMU pour les personnes étrangères, dans le panier de soin et dans la durée des droits. Cet amendement est actuellement en vote au sénat. Ces mesures sont dangereuses car elles vont aggraver le renoncement et le retard au soin et augmenter la pression sur les services de PASS et d'urgence.

 

C'est quoi un casse-tête ?

C'est un temps de réflexion collectif destiné d'une part à co-construire la parole que nous allons porter auprès de nos différents interlocuteurs et d'autre part à décider des actions que nous souhaitons mener pour défendre nos valeurs. Ces échanges sont ouverts : ils s'adressent à tous les adhérents du SNJMG ainsi qu'à d'autres structures pour permettre un dialogue inter-syndical et inter-associatif. Les sujets sont choisis selon l'actualité et les interrogations du syndicat.

 

Pour participer : rendez-vous sur la Chatroom du SNJMG le Mercredi 03 Décembre 18h à cette adresse.

 

Comment ça marche ?

Les casses-têtes peuvent se faire à distance via la Chatroom du SNJMG ou parfois en présentiel dans différentes villes. Pour la chatroom, il suffit de cliquer sur le lien transmis avec l'invitation à l'heure du RDV. (limité à 12 places pour le moment). Ces temps d'échange sont réguliers, donc rater une séance n'est pas une catastrophe.

 

A bientôt,

Benoit BLAES pour le SNJMG.

Hôpital : Le Syndicat des Jeunes MG appelle les internes/FFI de Médecine Générale (et les jeunes généralistes hospitaliers) à se joindre aux actions locales organisées demain

 

Après avoir recueilli l’approbation de 96.7% des votes exprimés par ses adhérents, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a participé à la journée de mobilisation du 14 novembre 2019 pour l’hopital et le système de santé

La réponse du gouvernement ne correspond pas aux attentes rappelées par les collectifs inter hôpitaux, inter bloc et inter urgences et par différentes organisations de médecins hospitaliers.

Par ailleurs, le SNJMG qui a placé son implication dans le mouvement dans un cadre plus général d’amélioration du système de santé déplore que le plan du gouvernement ne s’inscrive que dans une approche purement hospitalière.

Devant cet état de fait et, anecdotiquement, l’absence de propositions pour les internes, le SNJMG appelle tous les internes de Médecine Générale de France ainsi que les FFI généralistes et les jeunes médecins généralistes hospitaliers (assistants, attachés, contractuels…) à participer à la journée d’actions locales organisées par les 3 collectifs hospitaliers et les différents syndicats de personnels hospitaliers (cf : infos pratiques pour la participation aux actions du 30 novembre 2019).

Afin qu’ils puissent participer en toute sérénité à cette journée le SNJMG a déposé un préavis de grève totale de 24 heures à compter de ce samedi 8h30.

Le SNJMG compte poursuivre le temps qu’il faudra sa mobilisation avec toutes les autres organisations impliquées. De même, il se prépare à la mobilisation spécifique des internes de médecine à compter du 10 décembre 2019.

 

Hôpital : Préparation des actions locales du 30 novembre 2019

 

L’ensemble des organisations syndicales du monde hospitalier ayant participé aux manifestations du 14 novembre 2019 appellent à continuer la mobilisation face à l’insuffisance des mesures avancées par le gouvernement le 20 novembre 2019.

Ainsi, parmi ces organisations, le SNJMG appelle les internes/FFI et jeunes hospitaliers de Médecine Générale à participer aux actions locales du 30 novembre 2019

Pour le 30 novembre, l’objectif est d’alerter la population et les élus locaux sur les conséquences graves pour les usagers du manque criant de moyens des hôpitaux.

- À cette fin, vous trouverez ci dessous un document qu’il est possible de distribuer sous forme de tract aux différents interlocuteurs ciblés.
- N’hésitez pas à poster ce tract sur les réseaux sociaux, à le faire découvrir à vos amis,à vos abonnés (même non médecins)
- N’hésitez pas à aller samedi matin dans la rue, sur les marchés, et à demander des rendez-vous avec les élus.

Télécharger la version imprimable du tract en noir et blanc (format A5, 2 tracts par page A4)
Télécharger la version imprimable du tract en couleur (format A5, 2 tracts par page A4)

NOTA BENE pour les internes/FFI et jeunes hospitaliers de Médecine Générale : si vous souhaitez participer localement sous couvert du préavis de grève du SNJMG (ci dessous) à une action locale, n'oubliez pas de vous manifester auprès de notre secétariat !

 

Programme des actions

 

Modalités pratiques de grève pour les Internes en Médecine Générale :

Si aucune déclaration individuelle de grève n’est définie législativement dans le monde de la Santé, les internes grévistes risquent toutefois des sanctions pour abandon de poste.

Le SNJMG conseille donc aux internes qui souhaitent participer à la grève d'adresser au bureau des affaires médicales de leur établissement (ou du CHU de rattachement pour les internes en stage ambulatoire), par courrier, fax ou courriel, cette déclaration individuelle de grève complétée et signée.

NB 1 : Cette déclaration est à remettre au plus tard le premier jour de participation à la grève.

NB 2 : Bien évidemment, il est conseillé de prévenir également les chefs de service du stage et des gardes concernées ou les maîtres de stages ambulatoires concernés.

La confrontation de deux principes reconnus par la Constitution française, le droit de grève et la continuité du service public, font que le droit de grève peut être restreint pour des impératifs de santé publique. Les deux dispositions qui peuvent être prises dans ce sens sont :

* L’assignation : c'est une mesure purement administrative. Le directeur de l’établissement fixe la liste des emplois correspondant aux postes dont les titulaires doivent demeurer en fonction. Une lettre de désignation est transmise au personnel directement concerné, soit par lettre recommandée, soit remise en main propre contre récépissé.

* La réquisition : c'est une décision de l’autorité judiciaire dans le contexte d’une affaire judiciaire, ou de l’autorité administrative lorsque l’intérêt supérieur du pays l’exige. Elle est impérative, sous peine de poursuites.

- L’assignation des internes :

La circulaire Bouquet du 12 mars 1997 adressée aux directeurs des hôpitaux précise : « (…) Sa participation à l’activité hospitalière ne pouvant pas être considérée comme indispensable à la continuité des soins(…) Il m’apparaît au vu tant de la réglementation que de la jurisprudence que les internes ne doivent en règle générale pas être assignés au maintien du service, ou alors uniquement en dernier recours lorsqu’il a été fait appel à tous les autres personnels hospitaliers de l’établissement (…). »

En pratique : le directeur doit assigner successivement les praticiens temps plein tenus à un service de garde et dans la limite de leurs obligations de service (titulaires [praticiens hospitaliers, universitaires ou non] et attachés temps plein), puis les non grévistes, puis en dernier recours les grévistes.

Il y a donc assignation abusive quand les autres médecins temps plein et/ou internes non grévistes n'ont pas été assignés.

Dans ce cas, le SNJMG propose de retourner la lettre d'assignation, après avoir porté la mention "reçu le ..." et en avoir conservé une copie, en y portant la mention manuscrite :

"Je soussigné X., Interne/FFI  dans le service Y., refuse l'assignation, celle-ci étant abusive et portant atteinte à mon droit de grève, car les praticiens temps-plein et personnels non grévistes n’ont pas été assignés avant moi. Date, signature"

et en y joignant une lettre datée et signée faisant établir par un ou plusieurs praticiens temps plein et/ou internes non grévistes  qu’ils n’ont pas été assignés par le directeur de l’hôpital en lieu et place d’un gréviste.

Exemple : "Je soussigné Dr. X., PraticienHospitalier/Attaché/Assistant/FFI/Interne dans le service Y., certifie n'avoir pas été assigné à ce jour pour assurer aucune garde / présence en service le ... . Fait à ...., le .... Signature"

En cas de doute ou de pressions locales trop importantes, le SNJMG conseille d’accepter l'assignation en y portant la mention "Reçu le ...", et la mention «Suite à des pressions, j’accepte de répondre à l’assignation même si celle-ci est abusive et porte atteinte au droit de grève. Date, signature », et en conservant une copie.

Cette copie pourra être utilisée pour contester la décision du directeur de l'établissement hospitalier devant le tribunal administratif.

- La réquisition des internes 

Cette mesure peut concerner tous les personnels, y compris les internes, de tout établissement de santé, social ou médico-social.

Comme pour l’assignation, le ministère de la Santé considère que « la réquisition d’un interne ne pourrait se justifier qu’en dernier recours ».

- Cas particulier des enseignements du DES de MG

Le préavis du SNJMG "couvre" les internes de MG pour leurs activités en stage (hospitalier ou ambulatoire)  mais aussi vis à vis de leurs obligations universitaires.

Ainsi, les IMG qui se déclareront grèvistes pour le 30 novembre 2019 ne pourront pas être pénalisé en cas d'absence à un enseignement de DES ce jour là.

Bien évidemment, le SNJMG conseille aux IMG grévistes d'adresser au plus tôt une copie de leur déclaration individuelle de grève à l'enseignant chargé de cours le 30 novembre 2019.

 

Modalités pratiques de grève pour les FFI en Médecine Générale et les Médecins Généralistes Hospitaliers :

Déclaration individuelle de grève 

Dans les jours qui précèdent, ou au plus tard le jour même de la grève, il convient d’adresser une déclaration individuelle de grève par courrier, fax ou courriel :

- à l’administration de son établissement

- avec copie à son chef de service,

- et copie à l’organisation syndicale locale quand elle existe (voire organisation syndicale régionale ou nationale sinon). Ceci est particulièrement important pour qu’il soit possible de compter les grévistes (sans se contenter des chiffres donnés par les administrations des établissements).

NB :Il est aussi possible d'adresser un tableau avec nom, prénom et signature des grévistes. 

Un délai de 48h est habituellement recommandé, mais on peut se déclarer gréviste le jour même. Normalement, l'administration doit s'enquérir auprès des chefs de service de l'impact de la grève sur l'organisation des soins.

Service minimum 

Le Chef de Service s'informe auprès des praticiens concernés de leur intention de participer à la grève pour déterminer si le mouvement aura des répercutions sur l’organisation des soins. Il établit un tableau de service en fonction des praticiens non grévistes et détermine si les moyens sont suffisants pour assurer le service minimum permettant la continuité des soins. Ce service minimum peut être défini de façon similaire à celui d’un jour non ouvré. 

Dans le cas où ces moyens paraissent insuffisants, il en informe l'administration qui peut procéder à des assignations (à la demande de l’administration et du chef de service) ou des réquisitions (signées par le préfet). 

Il n’y a pas de définition légale du service minimum, c’est à la direction de le définir pour assurer la continuité des soins. Ce n’est pas nécessairement une limitation à la prise en charge des urgences comme pour un dimanche ou jour férié.

Assignations et Réquisitions

Le personnel non gréviste doit être sollicité pour assurer le service, y compris ceux qui sont prévus en repos ou en formation. Si vous êtes assignés alors que des médecins non-grévistes sont absents, il peut s’agir d’une assignation abusive. Il faut alors saisir le tribunal administratif en référé pour la faire annuler. A défaut, toujours répondre à une assignation au risque de s’exposer à des sanctions, quitte à demander réparation devant le tribunal administratif a posteriori. Une assignation doit être remise en mains propres, par recommandé ou par courriel à l’intéressé(e). 

La réquisition ne peut être employée que par le préfet de département. Ce pouvoir est régi par l’article L2215-1 du Code général des collectivités territoriales :

« En cas d’urgence, lorsque l’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l’exige et que les moyens dont dispose le préfet ne permettent plus de poursuivre les objectifs pour lesquels il détient des pouvoirs de police, celui-ci peut, par arrêté motivé, pour toutes les communes du département ou plusieurs ou une seule d’entre elles, réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne nécessaire au fonctionnement de ce service ou à l’usage de ce bien et prescrire toute mesure utile jusqu’à ce que l’atteinte à l’ordre public ait pris fin ou que les conditions de son maintien soient assurées. »

NB : Les praticiens assignés ou réquisitionnés sont comptabilisés comme grévistes et peuvent porter un badge signalant leur engagement au côté du mouvement. 

Retenues sur traitement

La retenue doit être proportionnelle à la durée de la grève, calculée sur l'ensemble de la rémunération (traitement, primes et indemnités) :

• 1/30e pour une journée d'absence

• 1/60e pour une demi-journée d'absence

• 1/151,67e par heure d'absence

Un gréviste assigné sera rémunéré normalement. Si la grève dure plusieurs jours consécutifs, le nombre de 30èmes retenus est égal au nombre de jours compris du 1er jour inclus au dernier jour inclus de grève, même si cette période comprend des jours fériés, des week-ends ou des congés. Pour une grève d’un vendredi au lundi suivant, il est retenu 4/30èmes. L'exercice du droit de grève ne doit pas être mentionné sur le bulletin de paie du gréviste (en général la retenue est faite à la rubrique « absence non rémunérée »).

 

La nouvelle organisation du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes pour 2020 !

 

Après avoir approuvé les rapports annuels d’activité, l’Assemblée Générale ordinaire du SNJMG a décidé d'une nouvelle organisation du syndicat pour l'année à venir.

 

D'abord, l’AG a décidé un changement de stratégie avec l'adoption d'un nombre restreint de chantiers prioritaires. Outre ses missions constitutives de soutien aux internes, remplaçant-e-s et jeunes installé-e-s ou salarié-e-s de Médecine Générale, le syndicat entend agir pour :

§  l'accès aux droits et à la santé des personnes étrangères et/ou précaires

§  la prise en compte et la lutte contre les risques psycho-sociaux concernant les soignant-e-s

§  la dénonciation et la lutte contre toutes formes de discrimination dans les milieux médicaux

§  la réappropriation par les soignant-e-s et les patient-e-s des enjeux et outils du numérique en santé

§  et, bien sûr, la promotion de l’indépendance en médecine.

 

L'équipe évolue aussi cette année pour mettre en œuvre ces projets :

 Membres du Bureau :

Présidence

Benoit BLAES

(Remplaçant)

Trésorerie

Sayaka OGUCHI

(Installée et MSU)

Secrétariat Général

Francesca STELLA

(Interne)

 

 

 

 

Chargé-e-s de mission :

Discriminations en Santé (& Réseaux sociaux)


Julien ARON
(Remplaçant)

membre associé

Internet et Outils numériques 


David AZERAD
(Installé)

Indépendance professionnelle (& Réseaux sociaux)


Emmanuelle LEHBAR
(Interne)

Privés de thèse


Arnaud DELOIRE
(Interne)

Remplacement


Thomas LE BERRE
(Installé)

Réseaux sociaux


Pierre MARTIN
(Installé)

membre associé

Partenariats


Procope PANAGOULIAS
(Installée)

membre associé

Santé mentale


Florian PORTA BONETE
(Interne)

membre associé

 

Le SNJMG précise aussi qu’en accord avec les statuts du syndicat, cette équipe peut accueillir, tout au long de l’année, toute personne motivée par ces projets : toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !

 

Contact Presse : Benoit Blaes - webmaster@snjmg.org – 06.26.25.54.57

 

Plan d’urgence pour l’hôpital : le SNJMG prêt à poursuivre le mouvement et à rappeler à la grève les internes de Médecine Générale !

 

Après un ridicule premier plan pour les Urgences hospitalières en juin 2019 (1) puis un plan très insuffisant, toujours pour les Urgences hospitalières, en septembre 2019 (2), le gouvernement a présenté hier un plan d’urgence pour l’hôpital (3).

Si les propositions de ce plan sont bien plus conséquentes  que dans les deux précédents plans, elles ne correspondent toujours pas aux attentes rappelées hier par les collectifs inter hôpitaux, inter bloc et inter urgences (4) et par différentes organisations de médecins hospitaliers (5).

Pour le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui avait participé à la journée du 14 novembre 2019 au nom des internes (+ FFI) et des jeunes hospitaliers de médecine générale (6), ce plan arrive bien tard (il y a 8 jours encore, le gouvernement se contentait de son PLFSS2020), ne s’attaque pas vraiment aux causes des dysfonctionnements et ne peut donc pas satisfaire un mouvement social global, en cours depuis plusieurs mois.

En outre, le SNJMG, qui a placé son implication dans le mouvement dans un cadre plus général d’amélioration du système de santé (7), déplore que le plan du gouvernement ne s’inscrive que dans une approche purement hospitalière, voire principalement parisienne : ne s’agirait il en définitive que de concessions, certes, non négligeables mais ne répondant qu’à des revendications sectorielles avec l’objectif de désolidariser le mouvement ?

Devant cet état de fait et, anecdotiquement, l’absence de propositions pour les internes, le SNJMG va proposer samedi 23 novembre 2019 aux internes de Médecine Générale (et à tous les jeunes médecins généralistes) de suivre le calendrier d’actions des trois collectifs hospitaliers et le projet de grève nationale des internes à compter du 10 décembre 2019 (Formulaire en ligne pour s'inscrire à la réunion).

 

Contact presse : Sayaka Oguchi - president@snjmg.org - 07 61 99 39 22

 

  1.  : Grève des urgences : le gouvernement débloque 70 millions d’euros (Le Monde, juin 2019)
  2.  : Agnès Buzyn annonce un « pacte de refondation » à 750 millions d’euros pour les urgences (Le Monde, septembre 2019)
  3.  : Investir pour l’hôpital (Dossier de presse - Ministère de la Santé)
  4.  : Le premier ministre ne répond pas à la gravité de la situation (Communiqué commun)
  5.  : Communiqués commun des médecins hospitaliers et des internes (Communiqué commun)
  6.  : Communiqué SNJMG (12.11.19)
  7.  : Communiqué SNJMG (17.11.19)

Versement du 3e acompte de FPMT

L'Assurance Maladie annonce sur amelipro le montant du 3e acompte de FPMT et procède dans les 24 heures à son versement.

Rappels :

- Le forfait patientèle médecin traitant (FPMT) est versé via 3 acomptes en année N (juin, septembre, novembre) et un solde en mars de l’année N+1; le montant total prévisionnel du FPMT de l'année N, servant au calcul des 3 acomptes, correspond au montant constaté de l'année précédente, N-1.

- Calendrier de réglement des rémunérations forfaitaires pour 2019-2020 :

Paiement Forfait Patientèle MT acompte P4, le 29 mars 2019
Paiement ROSP Adultes 2018, le 26 avril 2019
Paiement ROSP Enfants 2018, le 15 mai 2019
Paiement Forfait structure 2018, le 17 mai 2019 
Paiement MPA (non MT) n°1, 1erTrim 2019, le 17 mai 2019
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P1, le 19 juin 2019
Paiement Forfait ACI pour les MSP et Contrats conventionnels annexes, entre fin juin et début juillet 2019
Paiement MPA (non MT) n°2, 2eTrim 2019, le 30 aout 2019
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P2, le 17 septembre 2019
Paiement MPA (non MT) n°3, 3eTrim 2019, le 21 novembre 2019
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P3, le 26 novembre 2019
Paiement MPA (non MT) n°4, 4eTrim 2019, prévu avant fin février 2020
Paiement Forfait Patientèle MT acompte P4, prévu avant fin mars 2020

Avis aux Médecins généralistes (et particulièrement, celles et ceux installés depuis moins de 10 ans) !

Si le montant de votre rémunération est sensiblement éloigné de vos attentes ou pire de vos calculs, n'hésitez pas à nous le signaler auprès de notre secrétariat.

 

Plan d'urgence pour l'Hôpital

Modification des prescriptions en "Non Substituable"

 

A compter du 1er janvier 2020, conformément à la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, la mention "non substituable" manuscrite (apposée sur 8,3% des prescriptions en 2016) sera supprimée : le médecin devra obligatoirement et expressément la justifier sur la base de critères médicaux objectifs.

Un arrêté daté du 12 novembre (publié ce jour au JO) vient encadrer cette mention. Il liste notamment les situations médicales dans lesquelles le prescripteur peut y avoir recours :

- Prescription de médicaments à marge thérapeutique étroite (lamotrigine, pregabaline, zonisomide, lévétiracétam, topiramate, valproate de sodium, lévothyroxine, mycophénolate, mofétil, buprénorphine, azathioprine, ciclosporine, évérolimus, mycophénolate sodique) pour assurer la stabilité de la dispensation, lorsque les patients sont effectivement stabilisés avec un médicament, et à l'exclusion des phases d'adaptation du traitement :

le médecin doit alors inscrire sur l'ordonnance, sous forme informatisée ou à défaut sous forme manuscrite, "non substituable (MTE)" ;

- Prescription chez l'enfant de moins de six ans, lorsqu'aucun médicament générique n'a une forme galénique adaptée et que le médicament de référence disponible permet cette administration :

le médecin doit alors inscrire sur l'ordonnance, sous forme informatisée ou à défaut sous forme manuscrite, "non substituable (EFG)" ;

- Prescription pour un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire (EEN) présent dans tous les médicaments génériques disponibles, lorsque le médicament de référence correspondant ne comporte pas cet excipient (Dénominations commerciales des médicaments de référence concernés : CELESTENE gouttes, CONCERTA LP 54mg comprimés, DAFALGAN CODEINE, DUOTRAV collyre, IMOVANE 3,75mg comprimés, LERCAPRESS 20mg/20mg comprimés, NUROFENPRO 20mg/ml Enfants et Nourrissons Sans Sucre, ORGALUTRAN 0.25mg/0,5ml injectable, SOLUPRED 20mg comprimés effervescents, SOLUPRED 5mg comprimés effervescents, SPASFON LYOC 160mg, ZITHROMAX  Monodose  250mg comprimés) :

le médecin doit alors inscrire sur l'ordonnance, sous forme informatisée ou à défaut sous forme manuscrite, "non substituable (CIF)".

Remarques :

- Ces inscriptions se font le cas échéant pour chaque médicament prescrit et pour chaque situation médicale concernée.

- En dehors des trois situations précisées, le patient peut refuser un générique si prescription de produit princeps mais il ne pourra pas bénéficier du tiers payant et sa base de remboursement sera limitée à celle du médicament générique le plus cher du groupe générique correspondant.

- La réglementation concernera toute prescription présentée pour délivrance pharmaceutique à compter du 1er janvier 2020, quelque soit sa date de rédaction.

- Pour les médicaments à marge thérapeutique étroite (MTE), même en l’absence de la nouvelle mention non substituable correspondante, le pharmacien pourra dispenser les médicaments en tiers payant.

 

Epidémie de bronchiolites

Reprise annuelle et actualisée d'une fiche d'information publiée initialement en 2012

 

Présentation 

(Sources : Ministere de la Santé, Haute Autorité de Santé, INPES, Revue Prescrire, RSVnet, BMJ, Société canadienne de Pédiatrie, Cochrane Collaboration)

 

  • Epidémiologie :

La bronchiolite est une maladie virale des voies respiratoires supérieures et inférieures qui touche principalement les enfants avant l’âge de 2 ans. Chaque hiver, près de 30 % des enfants de moins de 2 ans sont affectés par la bronchiolite, soit environ 480 000 cas par an. 2 à 3% des nourrissons de moins de 1 an seraient hospitalisés pour une bronchiolite plus sévère chaque année. Les décès imputables à la bronchiolite aiguë sont très rares (inférieurs à 1 %).

Le virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de la bronchiolite est un virus très commun : 99% des enfants ont déjà contracté au moins une infection causée par ce virus à l’âge de deux ans, généralement sans trop de gravité puisque le plus souvent ce sont uniquement les voies respiratoires supérieures qui sont touchées.

La bronchiolite se manifeste le plus fréquemment sous forme d’épidémie saisonnière. L’épidémie débute généralement à la mi-octobre, pour atteindre un pic en décembre et se termine à la fin de l’hiver.

 

  • Diagnostic :

Après une période d'incubation (entre l'infection et l’apparition des symptômes) de 4 à 5 jours, la bronchiolite débute par une rhinite ou rhinopharyngite banale qui précède de 2 à 3 jours l’apparition d’une toux sèche, quinteuse, avec polypnée, signes de lutte et wheezing (sifflement). L’importance des signes de lutte et de la polypnée, ainsi que la tolérance des symptômes (sur le plan digestif et respiratoire) sont des indices de gravité.

Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue spontanément vers la guérison en quelques jours. Toutefois, les parents doivent être informés que la toux peut se maintenir au delà de 6 semaines après l'épisode aigu.

Le diagnostic de bronchiolite repose d’abord sur l’anamnèse de la maladie et sur les résultats de l’examen physique. En général, les examens de laboratoire sont inutiles.

 

NB : Bronchiolite ou asthme du nourrisson ?

Une dyspnée sifflante chez un nourrisson de plus de 12 mois est un asthme du nourrisson

Un premier épisode de dyspnée sifflante chez un nourrisson de moins de 12 mois est une bronchiolite

Un deuxième épisode de dyspnée sifflante chez un nourrisson de moins de 12 mois sans atopie personnelle ou familiale est une bronchiolite

Un deuxième épisode de dyspnée sifflante chez un nourrisson de moins de 12 mois avec atopie personnelle ou familiale est un asthme du nourrisson

Un troisième épisode de dyspnée sifflante chez un nourrisson de moins de 12 mois est un asthme du nourrisson

 

  • Traitement :

En curatif, il est très important d’assurer une bonne hydratation des nourrissons pour faciliter la fluidité des sécrétions. 

Par ailleurs, il est recommandé de dispenser aux parents ces conseils simples :
• Lorsque votre enfant est réveillé, gardez-le assis pour quʼil respire mieux,
• Lorsque vous le couchez, gardez la tête de lit surélevée de 30°,
• Ne chauffez pas trop votre intérieur (température idéale 19°C). 
• Lavez son nez au sérum physiologique avant chaque biberon et avant chaque coucher,
• Fractionnez les prises alimentaires,
• Traitez la fièvre par du paracétamol.

Le traitement médicamenteux a peu de place dans la prise en charge de la bronchiolite aiguë :

- Les bronchodilatateurs, l’adrénaline ou le sérum salé hypertonique n’ont pas d’indication dans cette maladie. 

- Les traitements anti-reflux, les immunoglobulines ou le surfactant ne sont pas recommandés.

- Les fluidifiants bronchiques et médicaments antitussifs sont contre indiqués.

- Les antibiotiques ne sont pas indiqués dans un premier temps (Rappel : la bronchiolite est d’origine virale) ; L’antibiothérapie n'est envisagée que secondairement en cas de surinfection.

Dans une petite minorité de cas (au maximum 1 cas sur 10), la bronchiolite impose l’hospitalisation, afin de pouvoir surveiller la fonction respiratoire et, éventuellement, de mettre en œuvre des soins de soutien incluant une alimentation assistée, une manipulation minimale, l’aspiration nasale et l’oxygénothérapie.

Signes suspects :

• enfant de plus en plus fatigué et/ou beaucoup moins tonique,
• aggravation de la gêne respiratoire ou apparition d'apnées ou de cyanose,
• refus de prendre plusieurs biberons à la suite, 
• absence d'urine pendant plus de 12 heures, 
• perte de poids si les signes durent plusieurs jours.

NB sur les facteurs associés à un risque d'épisode sévère élevé : 

• prématurité inférieure à 32SA, 
• age inférieur à 3 mois, 
• cardiopathie congénitale ou affection pulmonaire chronique
• les troubles neuromusculaires, et l'immunodépression.

Pour en savoir plus : Prise en charge et évaluation - Fiche outil (HAS, Novembre 2019)

 

NB : Très longtemps, la France a fait exception dans la prise en charge de la bronchiolite avec le recours quasi systématique à la kinésithérapie (Références indépendantes internationales : Cochrane review de 2005, mise à jour en 2007, 2012 et 2015, puis en 2016 et en 2018). Une recommandation de la HAS publiée le 14 novembre 2019 devrait faire rentrer la France dans le rang des autres pays européens et anglo saxons :

 

La prévention repose sur les mesures d’hygiène :

- lavage des mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes de toute personne qui approche le nourrisson,

- aération de la chambre tous les jours au moins dix minutes,

- nettoyage régulier des objets avec lesquels le nourrisson est en contact (jeux, tétines..),

- éviter d’embrasser les enfants sur le visage (et en dissuader les frères et soeurs fréquentant une collectivité),

- éviter impérativement le contact avec les personnes enrhumées (port de masque chirurgical voire éviction) et les lieux enfumés, 

éviter autant que possible les lieux publics très fréquentés (centres commerciaux, transports en commun, hôpitaux..).

 

Documentation 

  • A l'usage des familles :

La bronchiolite : comment limiter les risques de transmission ? que faire si mon enfant est malade ? mon enfant doit il aller à l'hôpital (Santé Publique France, Novembre 2017)

Premier épisode de bronchiolite aigue : Conseils aux parents - Fiche outil (HAS, Novembre 2019)

 

  • A destination des professionnels de santé :

La bronchiolite : recommandations pour le diagnostic, la surveillance et la prise en charge des enfants de un à 24 mois (Source : SCP 2014)

Bronchiolitis in children: summary of NICE guidance (Source : BMJ, Mai 2015)

Inutilité des Bêta2-agonistes à courte durée d'action pour le traitement de la respiration sifflante récurrente chez l'enfant de moins de deux ans (Source : Résumé Cochrane 2009)

 

Liens utiles 

Mobilisation du 14 novembre 2019 : un succès indéniable qui appelle des mesures efficientes

 

Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Lille mais aussi Rouen, Tours, La Rochelle… : plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier dans une bonne ambiance (malgré les difficultés professionnelles quotidiennes) à l’appel des collectifs Inter-Urgences et Inter-Hôpitaux pour «défendre notre hôpital, notre système de santé et d’action sociale» (1).

Parmi toutes ces personnes, il y avaient des internes (et FFI – faisant fonction d’internes) et des jeunes hospitaliers de Médecine Générale. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) avait déposé un préavis de grève nationale pour cette journée et les avait appelé à ce joindre aux manifestations (2).

Le SNJMG tient donc à remercier les internes/FFI et jeunes hospitaliers de Médecine Générale pour leur participation à cette journée et à féliciter les collectifs Inter-Urgences et Inter-Hôpitaux pour le succès de la mobilisation.

Comme eux, le SNJMG est dans l’attente des propositions que formulera le Président de la République mercredi prochain suite au Conseil des ministres. Comme eux, il se tient prêt pour une nouvelle mobilisation le 30 novembre 2019 si ces annonces ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.

En vue de ces annonces, le SNJMG rappelle que outre les principales revendications du mouvement et les revendications spécifiques aux internes/FFI et jeunes hospitaliers de Médecine Générale, il défend une conception solidaire de notre système de santé. Le SNJMG inscrit donc son action au-delà des murs de l’hôpital et du domaine des soins.

Aussi, il veut prévenir toute tentative de jouer une quelconque rivalité, inopportune en terme de santé publique et de solidarité nationale, entre soins hospitaliers et  soins ambulatroires, secteur public et secteur privé, soin et prévention, action sanitaire et action sociale.

Tous ces secteurs sont complémentaires et nécessitent des adaptions structurelles et des moyens adaptés !

 

Contact presse : Sayaka Oguchi - president@snjmg.org - 07 61 99 39 22

 

  1.  : Journée de mobilisation du 14 novembre 2019
  2.  : Préavis de grève nationale pour les internes/FFI et jeunes hospitaliers de Médecine Générale