Baignades : Consignes de sécurité et infos médicales

Comme chaque début d'été, quelques rappels utiles :

 

 

 

- Baignades en piscine

 

- Baignades en milieu naturel

Pour en savoir plus sur les méduses : notre billet d'infos sur les piqures et morsures

 

- Cas particulier

 

Canicule et Médecine

Actualisé le jeudi, 25 juillet 2019

 

Un nouvel été avec des risque de fortes chaleurs voire de canicule :

 

La carte de vigilance Météo-France permet de s’informer deux fois par jour de l’évolution des températures.

 

NB : Fortes chaleurs et conditions de travail

Au cours de au cours de l’été 2017, 10 décès sur les lieux de travail attribuables à la chaleur ont été enregistrés ! 

 

En cas de fortes chaleurs voire de canicule (Cf : organisation du plan canicule), voici deux tweets de Santé Publique France et un tweet du ministère de l'Intérieur pour rappeler les messages essentiels :

 

 

 

Par ailleurs, Santé Publique France propose :

Canicule et fortes chaleurs : les outils d’information

Fortes chaleurs : Mesures de prévention chez les personnes agées

 

Le principal risque pendant la canicule est donc la deshydratation :

 

 

 

En matière de prévention, le trop peut etre pire que le pas assez :

 

 

Le ministere de la Santé communique également sur les risques liés à la prise de drogues en cas de fortes chaleurs :

 

 

Sans oublier les risques liés à la pollution :

 

 

ni les recommandations alimentaires :

 

 

Pour les risques sanitaires des fortes chaleurs, l'OMS publie ses propres recommandations : version francophone.

L'OMS nous rappelle aussi (mais en anglais seulement) les complications causées par la canicule et leur prise en charge :

 

 

Et le JAMA nous parle de chapeau :

 

 

A propos de protection contre le soleil :

 

 

Pour en revenir à la protection contre la chaleur :

 

 

C'est aussi l'occasion de réviser les conseils de l'ANSM sur la canicule et les produits de santé (médicaments et lecteurs de glycémie) :

 

 

et de prendre connaissance de ces tweets de pharmacovigilance :

 

 

Nous complétons ces conseils par une info donnée sur Twitter à propos des tests de dépistage du cancer colo rectal :

 

 

 

Pour terminer quelques clins d'oeil :

Assistants médicaux et CPTS : de bonnes idées, de mauvais accords

Après la décision de MG France, début Juin 2019, d'accompagner la signature d'autres syndicats médicaux sur les projets d'accord conventionnels concernant les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) et les assistants médicaux, les syndicats CSMF et SML ont accepté le week-end dernier de parapher ces deux textes (1).

Vu le poids de ces syndicats, les accords conventionnels signés ce matin, pourront entrer en vigueur à compter de cet été, malgré le vote négatif des adhérents de la FMF mardi.

Outre l'UFML qui avait pris position contre les CPTS et les assistants médicaux dès leur annonce par le Président de la République en septembre 2018, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s'est positionné en deux temps, Janvier (2) et Mai (3) 2019 : tout en rappelant qu’il était favorable aux assistants médicaux et aux CPTS (ça faisait même partie de ses revendications !), le SNJMG a rejeté sans ambiguité les projets d’accord censés les mettre en place. Cette décision avait aisément fait consensus en interne et n'avait pas provoqué de critique en externe (NB : Du fait de son profil singulier, le SNJMG est habitué à des réactions parfois violentes contre ses prises de position).

Conscient depuis le départ de la faiblesse des marges de négociation pour les syndicats médicaux, le SNJMG prend acte de la volonté des syndicats signataires de faire évoluer les accords "de l'intérieur" et renouvelle la proposition faite à tous les syndicats de travailler ensemble à des projets alternatifs à ceux du gouvernement et de l’Assurance Maladie.

Car, le SNJMG ne veut pas se résoudre à abandonner les médecins généralistes qui au quotidien agissent au mieux de leurs moyens et en bonne intelligence avec les autres professionnels de santé pour assurer une médecine de qualité, malgré des conditions démographiques défavorables, auprès de populations trop souvent soumises à la double peine de problèmes de santé liés à des difficultés socio-économiques.

Comme bon nombre de ces médecins, le SNJMG demande une évolution des conditions d'exercice leur permettant de travailler mieux et dans le cadre d'une inter professionnalité améliorée, soutenue par l'Assurance Maladie, sur la base du volontariat (sans pénalisation des non volontaires). Malheureusement, les accords conventionnels ne nous apparaissent pas en mesure de répondre à ces attentes.

Avec ces accords, les assistants médicaux seront bien souvent de petites mains (sans compétence professionnelle définie ni profil de formation évident) permettant aux médecins de répondre à la demande administrative d'augmentation des actes, avec comme principal critère d'attribution la participation à une organisation administrative des soignants et non l'aide aux médecins en zones démographiquement fragiles.

Avec ses accords, les CPTS se présentent comme des structures d'une complexité administrative très peu engageante. De plus, leur création s'accompagne de la mise en place - une première depuis le projet mort-né de contrats solidarité-santé de la loi HPST (4) - d'un mécanisme évoquant le « bonus / malus » envisagé par le gouvernement et l’Assurance Maladie pour « inciter fortement » les médecins à participer à une organisation territoriale (5) : d’un côté, amélioration, à compter de 2022, de la rémunération « forfait structure » pour les médecins participant à une démarche de soins coordonnée (dont les CPTS) mais, d’un autre côté, diminution dès 2020 puis suppression totale en 2022 de la rémunération « forfait structure » des médecins n'y participant pas. En dehors de la disparition de facto d'une rémunération forfaitaire de certains médecins, cette mesure fait logiquement craindre l'extension de ce mécanisme aux autres rémunérations forfaitaires.

Le SNJMG, opposé aux mesures coercitives et qui milite depuis sa création contre la course à l'acte et pour la diversification des modes de rémunération des médecins (6) ne peut que s'opposer à de telles perspectives !

En présentant les projets d'accord en Mai 2019, le directeur de l'Asssurance Maladie, Nicolas Revel, avait déclaré (7) : « Quand on regarde les objectifs fixés en termes d’augmentation d'activité, on est en moyenne autour de deux consultations supplémentaires par jour ». Ces derniers jours, la ministre de la Santé, Agnes Buzyn , a annoncé sur différentes stations radios (8) : « (les accords conventionnels vont) permettre aux citoyens d’accéder à des consultations sans rendez-vous (afin de désengorger les services d'urgences) ». Entre ces deux déclarations, il est prévisible que si, au départ, les contraintes imposées aux médecins volontaires ne sont pas hors de portée, notamment d’un point de vue matériel, elles pourront très rapidement s'accroître alors que toute voie de sortie sera rendue de plus en plus malaisée.

 

Contact Presse : Dr Sayaka Oguchi presidente@snjmg.org – 07.61.99.39.22

 

  1. : La réorganisation térritoriale des soins est lançée (Les Echos)
  2. : Communiqué du 16 janvier 2019 et Communiqué du 23 janvier 2019(SNJMG)
  3. : Communiqué de Mai 2019 (SNJMG)
  4. : La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) de 2009 prévoyait la création de contrats solidarité-santé pour répondre aux difficultés de démographie médicale. ces contrats stipulaient que les médecins des zones sur dotées auraient obligation, à compter de 2012, d’assister leurs collègues des zones sous-dotées. A défaut d’une telle assistance, ils auraient été astreints au versement d’une contribution de solidarité pouvant aller jusqu’au montant du plafond de la Sécurité sociale, destinée à financer des mesures d’incitation à l’installation dans les zones sous-dotées. La suppression de ces contrats étaient l'une des revendications du mouvement de contestation des médecins généraliste en 2010 (NB : le SNJMG représentait, seul, les futurs et jeunes médecins dans ce mouvement). Suite au succès de ce mouvement, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, annonçait le 25 juin 2010 l'abandon de ces contrats.
  5. : Le délicat regroupement des professionnels de santé (Les Echos)
  6. : Intervention de Benoit Blaes (Le quotidien du médecin)
  7. : Entretien avec Nicolas Revel (Le quotidien du médecin)
  8. : Entretien avec Agnes Buzyn (Cnews)

Loi de Santé : pas d’amélioration pour l’accès à l’IVG !

 

Mardi 11 juin 2019,  le Sénat a été le théâtre d’un arrangement entre la majorité LR (les Républicains) et le gouvernement.

 

Vendredi dernier, en toute fin d’examen du texte de loi « Ma Santé 2022 », le Sénat avait adopté, en présence d’une vingtaine d’élus, un amendement de l’ex ministre socialiste Laurence Rossignol rallongeant de 2 semaines le délai légal pour une IVG, comme le réclamaient de nombreuse associations et ONG.

 

Or, mardi, avant le vote solennel sur l'ensemble du texte, la commission des Affaires sociales, présidée par Alain Milon (LR), a demandé une seconde délibération sur cet amendement. Cette nouvelle délibération a été acceptée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ouvrant ainsi la voie à la suppression de cet amendement (finalement votée par 205 voix contre 102).

 

La ministre s’est justifiée de sa participation active au rejet de cette avancée par les conditions du vote de celle-ci : «J'estime en conscience et en responsabilité que les conditions dans lesquelles le Sénat s'est prononcé vendredi dernier (...) n'étaient pas satisfaisantes». Pourtant, la ministre ne s’est pas plainte du même scrutin public par le quel tous les autres amendements visant à améliorer l’accès à l’IVG ont été rejetés lors de la discussion de son projet de loi au Sénat.

 

Dans la mesure où la ministre avait donné un avis défavorable du gouvernement à toutes ces propositions d’amendements, il est même légitime de se demander si en permettant au Sénat de supprimer le seul amendement d’amélioration de l’accès à l’IVG, la ministre n’est pas allée jusqu’au bout d’une certaine logique.

 

Le SNJMG, militant pour l’accès à l’IVG dans de bonnes conditions, déplore qu’une nouvelle fois, les femmes en difficulté feront les frais de ces retards législatifs.

 

 

Etudes de médecine et offre de soins : Le Sénat entre démagogie et réflexion

 

Ce mardi 11 juin 2019, le Sénat a adopté une version amendée du projet de loi "Ma santé 2022" proposé par la ministre, Mme Agnes Buzyn.

 

La discussion de ce projet de loi la semaine dernière a été l'occasion de débats sur lesquels le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) entend prendre position (1).

 

La première réaction du syndicat indépendant des Jeunes MG, au vu du travail préparatoire des sénateurs en commission des affaires sociales, a été de se mobiliser contre des projets coercitifs visant les jeunes médecins comme l'imposition au dernier tiers du numerus clausus d'un exercice dans les zones sous-denses, ou la limitation à trois ans de la durée de remplacement médical (2).

 

Ce dernier projet qui portait un redoutable coup au fragile mais indispensable système de remplacement des médecins "libéraux" a fait l'unanimité de la profession médicale contre lui (3) et a été fort heureusement écarté en discussion plénière, comme d'ailleurs le projet d'imposition au dernier tiers du numerus clausus d'un exercice dans les zones sous-denses. Il a toutefois généré un florilège d'interventions démagogiques de sénateurs caricaturant les jeunes médecins en feignants voire en nantis dénués de tous sens civique... tout en reconnaissant plus ou moins explicitement les difficultés d'exercice des médecins installés.

 

A la différence de ces deux projets écartés, un autre amendement objet de polémique a été approuvé par le Sénat : il s'agit de la proposition visant à faire de la dernière année d'internat de Médecine Générale et d'autres spécialités en difficulté démographique (ex : ophtalmo) "une année de pratique ambulatoire en autonomie, en priorité dans les zones (déficitaires)".

 

La polémique s'explique d'abord par le fait que l'amendement ne précise pas explicitement qu'il ne s'applique que dans le cadre d'un internat de Médecine Générale rallongé de 1 an pour être organisé comme les autres spécialités en 3 phases.

 

Sans cette précision, l'amendement supprime de facto l'une des trois actuelles années de formation en Médecine Générale sans préciser les 2 stages qui seraient retirés de la maquette de formation : le SNJMG comme, sans trop le préjuger, la grande majorité des internes et enseignants de MG, n'acceptera jamais de remplacer des stages de formation avec encadrement pédagogique par une pratique intérimaire sans encadrement pédagogique.

 

La polémique s'explique aussi par le caractère autoritaire de cette mesure : il est facile de comprendre le rejet par les étudiants d'une année sans base pédagogique ainsi imposée à tou-te-s.

 

Devant cette polémique, le SNJMG rappelle donc ses propositions en matière d'internat de Médecine Générale :

  • Mise en place d'une phase de consolidation via l'allongement de l'internat à 4 ans sous réserve des conditions impératives suivantes :  réduction préalable des deux premiers cycles d'études de médecine d'au moins une année et encadrement pédagogique suffisant pour 4 ans d'internat ;
  • Phase de consolidation constituée soit par un SASPAS et un stage libre soit par un projet professionnel sur 1 an (ex : FST, année de recherche) ;
  • Phase d'approfondissement constituée par un stage mere/enfant (de préférence en ambulatoire), un stage en santé de la personne agée ou en santé mentale (de préférence en ambulatoire) et un stage libre ou un SASPAS (si projet professionnel sur l'année de consolidation) ;
  • Maintien en l'état de la phase socle
  • Soutien à l'organisation et à la pérennisation de terrains de stages en zones démographiquement fragiles.

 

Toutes ces discussions parlementaires illustrent une nouvelle fois la prégnance chez les politiques et les administratifs de la vision utilisatrice des externes et internes (main d'oeuvre corvéable et pas chere) et le SNJMG se doit une nouvelle fois de rappeler que les études de médecine sont faites pour former des médecins et non pour suppléer des problèmes de démographie médicale.

 

 

  1.  : Fil d’infos sur les discussion au Sénat
  2.  : Campagne SNJMG de défense des remplacements
  3.  : Fin annoncée du remplacement : tous concernés, tous mobilisés

 

 

"Ma santé 2022" au Sénat et en CMP

La séance se termine par la discussion sur la limitation des remplacements :

Malgré la suppression de l'amendement Milon, le SNJMG n'entend pas arrêter la mobilisation :

Bilan de la deuxième journée de discussion :

Fin annoncée du remplacement : tous concernés, tous mobilisés !

 

Ce lundi débute l’examen par le Sénat du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé. Ce texte comprend un amendement adopté en Commission qui vise à limiter la durée du remplacement des médecins.

Porté par le président de la Commission des Affaires sociales, Alain Milon, « cet amendement vise à limiter à trois années la durée totale des remplacements de médecins installés et salariés »1.

Cette fausse bonne idée part du principe que les jeunes médecins ne veulent pas s’installer et qu’il y aurait des remplaçants professionnels. Ces deux hypothèses sont fausses comme le prouvent les travaux sur le sujet. En effet, les résultats de la récente enquête du CNOM2 sur les déterminants à l’installation montrent que 75 % des internes envisagent une installation libérale. Le nombre de remplaçants en médecine générale quant à lui ne progresse que très peu (+ 16 % entre 2010 et 2017), moins vite que l’ensemble des remplaçants (+ 20 %) et surtout beaucoup moins que le nombre de médecins formés qui s’inscrivent pour la première fois à l’Ordre (+ 53 %), ce qui démontre que le remplacement n’est ni attractif ni en explosion.

Au-delà des jeunes médecins, cette mesure aurait également un impact sur les médecins installés, qui auraient plus de difficultés à trouver un remplaçant pour assurer une présence durant leurs congés ou formations, et sur l’accès aux soins des patients qui auront plus de difficultés à accéder à un médecin, en particulier durant les vacances scolaires.

C’est pourquoi les syndicats médicaux demandent unanimement le retrait de cette disposition législative dans l’intérêt de tous, patients, médecins installés et remplaçants.

La profession réitère par ailleurs son opposition à toute mesure coercitive.

 

1 http://www.senat.fr/amendements/commissions/2018-2019/404/Amdt_COM-292.html

2 https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/cnom_enquete_installation.pdf

 

Retrouvez la campagne de mobilisation sur les réseaux sociaux :

#TouchePasAMonRemplaçant

#TouchePasAMaRemplaçante

 

Contacts presse :

 

Syndicats de jeunes et futurs médecins :

Clara BONNAVION – Présidente de l’ANEMF – 06.50.38.64.94

Lucie GARCIN – Présidente de l’ISNAR-IMG – 06.73.07.53.01

Antoine REYDELLET – Président de l’ISNI – 06.50.67.39.32

Emmanuel LOEB – Président de Jeunes médecins – 06.50.93.64.60

Yannick SCHMITT – Président de ReAGJIR – 06.81.66.46.93

Sayaka OGUCHI – Président du SNJMG – 07.61.99.39.22

 

Syndicats de médecins installés :

Jean-Paul ORTIZ – Président de la CSMF – 06.07.86.08.83

Jean-Paul HAMON – Président de la FMF – 06.60.62.00.67

Jacques BATISTONI – Président de MG France – 06.62.61.09.99