#ECNi2016 : Premier bilan chiffré

8 124 étudiants (4484 femmes - 55.2% - et 3640 hommes - 44.8%) ont été classés aux dernières épreuves classantes nationales, pour la première fois informatisées (#ECNi2016).

NB : Les sujets sont disponibles sur le site Medshake

 

À l’issue de l'amphi de garnison "virtuel", 7 680 candidats ont pris un poste (dont 200 signataires du contrat d'engagement de service public - CESP) alors que 444 s'en sont abstenu (ils sont plus de 300 à avoir demandé une dérogation pour repasser les ECN en 2017 en tant qu'auditeurs libres et ils sont une centaine à avoir abandonné leurs études médicales en France ou préféré achever leur cursus à l'étranger).

 

 

364 postes (CESP inclus) n'ont pas trouvé preneur dans les spécialités de : médecine générale (242 postes non pourvus sur les 3 749 proposés soit 6.4%), biologie médicale, psychiatrie, médecine du travail et santé publique/médecine sociale.

Rappel : Depuis la création des ECN en 2004, 5 spécialités ont dérogé à un taux d'adéquation de 100% : trois, de façon permanente (médecine générale, médecine du travail et santé publique/médecine sociale) et deux, ces dernières années (biologie médicale depuis 2013 et psychiatrie depuis 2014). Et, cette année comme les précédentes, le dernier poste pris est en médecine générale.

 

 

NB : Grâce à une campagne promotionnelle du CLISP, près des trois quarts des postes proposés en santé publique/médecine sociale sont partis en 2016 contre environ un tiers en 2015.

 

 

Si des spécialités non pas fait "le plein", c'est le cas également de différentes villes comme Dijon (38 postes vacants dont 32 en médecine générale et 6 en psychiatrie).

 

 

Désormais, les futurs internes doivent préparer leur internat dans la spécialité et la ville qu'ils ont choisi...

 

 

NB : Merci à @MrFDA69 pour ses infos stats sur les prises de postes

Précision : Ce billet a été publié après l'article de @SoMartos sur quotidiendumedecin.fr, qui a donc la primeur de l'analyse.

Polémique internet sur une pub "Meltingdoc"

Le réseau social médical "Meltingdoc" a publié hier soir sur Internet une publicité illustrée d'une video en camera subjective d'une patiente en position d'examen gynecologique classique (jambes écartées) devant la quelle défilaient différents médecins (hommes) discutant entre eux ou prenant des photos "anatomiques" avec leurs smartphones.

Cette video a été condamnée par de nombreux internautes et finalement supprimée :

Compléments d'info (Source : inter-med.net) :

- Touchers pelviens sur patients endormis

- Sexisme en médecine

Jeune-MG n°15

Diffusion (avec quelques jours de retard) du numero d'été du bulletin trimestriel des Jeunes Médecins Généralistes :

RAPPEL : Le bulletin "Jeune-MG" est envoyé gratuitement à tous les inscrits sur le site internet du SNJMG. Pour le recevoir chez vous, il suffit donc de s'incrire à ce site...

Nouvelle convention médicale : quelles ambitions pour la Médecine Générale ?

 
La semaine dernière, l'Assurance Maladie, le Bloc, la FMF et MG-France ont signé la convention médicale qui va s'appliquer pour les 5 ans à venir.

 

En tant que syndicat indépendant composé de jeunes et de futurs médecins généralistes (internes, remplaçants, collaborateurs, installés), le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) est particulièrement intéressé par cette nouvelle convention, bien qu'il ne soit pas directement concerné par la signature de ce texte, les structures représentant les nouvelles générations de médecins ne disposant pas de moyens légaux pour intervenir sur la prise de décisions.

Comme lors des 2 précédntes conventions, le SNJMG a tenu à suivre tout le processus de négociations : d'abord comme observateur officiel dans les séances ouvertes aux organisations de futurs et jeunes médecins puis comme invité dans la délégation de MG-France.
 
Sur la forme, le SNJMG salue l'évolution positive des modalités de négociation par rapport aux précédentes conventions. Même s'il existe toujours une "influence" gouvernementale sur le cours des discussions et si tous les syndicats médicaux n'ont pas rompu avec "les effets de manche" et autres postures démagogiques, le SNJMG se réjouit que ses critiques sur les précédentes négociations (réunions se terminant tard dans la nuit, dramaturgies d'operette, théatre d'ombres...) ne soient pas restées lettre morte. 
 
Sur le texte lui même, le SNJMG est satisfait du rattrapage d'équité (2€) entre la MPC accordée aux autres spécialistes en 2006 et la MMG qui s'ajoutera automatiquement à la C/CS des généralistes au 1er mai prochain (rattrapage répondant à une revendication commune de MG-France et du SNJMG). De même, le SNJMG relève avec plaisir la création d'un forfait structure (découplé de la ROSP) qui était l'une de ses revendications historiques dans le cadre de la diversification des modes de rémunération des médecins. 
 
Ceci étant dit, le texte conventionnel, long, dense et complexe, contient des mesures discutables et ne peut pas en l'état constituer une évolution marquante mais pourtant nécessaire pour la Médecine Générale et notre système de santé (cf : communiqué de presse commun des organisations de futurs et jeunes médecins). D'autant plus qu'il reste, en dehors du champ conventionnel, des chantiers majeurs à conduire pour que la Médecine Générale redevienne une spécialité attractive : politique de santé favorisant l'ambulatoire, amélioration de la protection sociale des médecins conventionnés, développement de la filière universitaire et professionnalisation de la recherche en Médecine Générale.
 
Comme à son habitude, le SNJMG soumettra au débat démocratique interne le texte de cette convention avant de prendre position de manière plus détaillé sur les mesures qui la composent.
 

Contacts Presse :

Emilie FRELAT - Présidente - 06 19 90 26 57- presidente@snjmg.org

#ECN2016 : Choix d'internat

L'amphithéatre de garnison (choix définitif d'internat - spécialité et ville) débute aujourd'hui pour les étudiants ayant passé les #ECN2016 (NB : suivi des choix sur Internet).

A cette occasion, le SNJMG accompagne l'arrivée des nouveaux internes de Médecine Générale avec un dossier d'information sur son site internet

Il organise aussi une véritable réunion d'accueil le 28 Septembre 2016 à Paris (présentation de l'internat de Médecine Générale et aide aux premiers choix de stages + discussions informelles autour d'un buffet).

Lors de cette réunion, le SNJMG distribuera des packs de bienvenue aux nouveaux adhérents (livret d'évaluations de postes hospitaliers + livret d'information de la "Troupe du rire" + kit de présentation de la revue Prescrire avec abonnement à tarif préférentiel + Caducée 2016 + autres cadeaux de bienvenue). 

Afin que nous préparions au mieux cette réunion et que nous ayons suffisamment de packs de bienvenue à distribuer, merci de signaler votre participation à la réunion d'accueil en vous inscrivant sur ce formulaire en ligne.

Info importante du 22.09.16 : vu le nombre important d'inscriptions, la réunion se tiendra à l'amphithéâtre Luton de la fac Descartes afin d'accueillir au mieux les nouveaux internes (NB : l'horaire de réunion reste inchangé à 19h30).

Au plaisir de faire connaissance !

Modifications réglementaires pour les certificats d'aptitude sportive

Dernière mise à jour : 17.10.16

 

Les activités physiques et sportives scolaires (obligatoires ou facultatives) sont régies par les Articles L552-1 à L552-4 du Code de l'Education.

 

Les licences sportives sont régies par les articles L231-2 à L231-4 du Code du Sport :

L’obtention d’une licence d’une fédération sportive est subordonnée à la présentation d’un certificat médical datant de moins d’un an et permettant d’établir l’absence de contre-indication à la pratique du sport ou, le cas échéant, de la discipline concernée. 
[…]L’inscription à une compétition sportive autorisée par une fédération délégataire ou organisée par une fédération agréée est subordonnée à la présentation d’une licence mentionnée au second alinéa du I de l’article L. 231-2 dans la discipline concernée. A défaut de présentation de cette licence, l’inscription est subordonnée à la présentation d’un certificat médical datant de moins d’un an établissant l’absence de contre-indication à la pratique du sport ou de la discipline concernés en compétition.

 

Les règles concernant le certificat médical changent à compter du 1er septembre 2016 en application d'un décret (n°2016-1157) du 24 août 2016 (NB : La seconde partie de la réforme s'appliquera à compter du 1er juillet 2017).

Cette réforme accompagne celle des activités physiques et sportives scolaires incluse dans la loi Santé du 26 janvier 2016.

 

Ce qui change :

 

- Au collège et lycée : aucun certificat d'aptitude
Les activités sportives facultatives proposées dans les collèges et lycées seront désormais dispensées de certificat médical, comme les activités d’EPS obligatoires pour lesquelles l’aptitude des jeunes à la pratique du sport est présumée.

NB : En cas d'inaptitude (totale ou partielle), un certificat médical indique obligatoirement la ou les disciplines scolaires dont la pratique est contre-indiquée par le médecin (et sa durée).

 

- Pour les licences des fédérations sportives : un certificat d'aptitude tous les trois ans

La première délivrance d'une licence sportive reste subordonnée à la production d'un certificat médical attestant que la personne ne présente pas de pathologie contraire à la pratique d'activité physique ou sportive.

Pour le renouvellement des licences, un certificat ne sera exigé qu’une fois tous les trois ans (au lieu d’une fois par an). Les autres années, le licencié remplira un questionnaire de santé lui permettant de déceler d’éventuels facteurs de risques, qui nécessitera, le cas échéant, une visite médicale annuelle. Sinon, il attestera auprès de la fédération que tel n’est pas le cas.

NB : Un renouvellement régulier du certificat médical peut être exigé par la fédération en fonction de l'âge du sportif et de la discipline, mais aussi en fonction du rythme des compétitions.

Dans tous les cas, et jusqu'au 1er juillet 2017, le document doit être daté de moins de 1 an (selon le nouvel article D231-1-1 du Code du sport, la durée d'un an s'apprécie au jour de la demande de la licence ou de l'inscription à la compétition par le sportif). Ce qui veut dire concrètement que :

  • pour la saison 2016/2017, il convient de procéder comme habituellement, à savoir que la demande de licence ou son renouvellement doit être accompagné d’un certificat médical de moins d’un an (comme indiqué dans la circulaire administrative 2016/2017) ;
  • ce certificat médical sera alors valable pour une durée de trois ans pour un renouvellement de licence sans discontinuité ;
  • ce n’est qu’à compter du 1er juillet 2017 que le licencié qui renouvellera sa licence devra remplir un auto-questionnaire (qui n’est pas encore disponible), sans avoir besoin de fournir un nouveau certificat médical, pour la saison 2017/2018 ; 
  • si l’auto-questionnaire permet de déceler une apparition de risques, alors un certificat médical sera exigé tous les ans.

 

- Un certificat, plusieurs sports

Le certificat médical vaudra pour la pratique du sport en général (que se soit en compétition ou non), à l’exception éventuellement d’une ou plusieurs disciplines, et non pour une seule discipline (comme c’était le cas jusqu’ici). 

 

Les exceptions :
 
- les événements sportifs ponctuels pour les non licenciés :
Le certificat médical de moins d'un an reste la règle pour les participatants non licenciés à des événements ponctuels. Si par exemple une personne veut participer à une course à pied alors qu'elle n'est pas licenciée à la FFA (via un club local), elle doit continuer à présenter aux organisateurs un certificat de "non contre-indication à la pratique du sport en compétition" daté de moins de 1 an.
 
- les sports à risques
Les seuls sports qui dérogent à cette nouvelle règle du certificat d'aptitude tous les trois ans sont ceux "qui présentent des risques particuliers pour la santé ou supposent une condition physique parfaite", au sens de l'article L231-2-3. Pour eux, le certificat médical reste annuel et requiert un "examen médical renforcé". Il s'agit :
  • des disciplines sportives qui s'exercent dans un environnement spécifique :
    - alpinisme ;
    - plongée subaquatique ;
    - spéléologie.
  • des disciplines sportives, pratiquées en compétition, pour lesquelles le combat peut prendre fin, notamment ou exclusivement lorsqu'à la suite d'un coup porté l'un des adversaires se trouve dans un état le rendant incapable de se défendre et pouvant aller jusqu'à l'inconscience (ex : karaté, boxe) ;
  • des disciplines sportives comportant l'utilisation d'armes à feu ou à air comprimé ;
  • des disciplines sportives, pratiquées en compétition, comportant l'utilisation de véhicules terrestres à moteur à l'exception du modélisme automobile radioguidé (ex : karting) ;
  • des disciplines sportives comportant l'utilisation d'un aéronef à l'exception de l'aéromodélisme ;
  • du rugby à XV, le rugby à XIII et le rugby à VII.

NB : En ce qui concerne les sportifs de "haut niveau", le médecin d'un sportif peut délivrer un certificat de non contre-indication à la compétition qui s'impose à sa fédération sportive.

 

Rappels :

 

La visite médicale qui précède la délivrance du certificat médical d'aptitude sportive est un acte de médecine préventive dont le coût n'est pas pris en charge par la sécurité sociale (article L321-1 du code de la sécurité sociale).

A défaut de présenter de certificat médical, en cas de blessure ou d'accident, le pratiquant sera privé du bénéfice de l'assurance obligatoirement contractée lors de la souscription de sa licence. 

- Par définition, toutes les dispositions présentées ici ne concernent pas les demandes de certificat pour la gym volontaire, la zumba, la danse de salon, l’aquagym, la relaxation... et toutes les activités physiques extra scolaires qui ne requièrent pas de licence d'une fédération sportive.

 

Texte modificatif publié le 16 octobre 2016 :

 

Le Décret n° 2016-1387 du 12 octobre 2016 modifie ainsi l’article D. 231-1-3 : 

Art. D. 231-1-3. - Sous réserve des dispositions des articles D. 231-1-4 et D. 231-1-5, la présentation d’un certificat médical d’absence de contre-indication datant de moins d’un an est exigée :
1° Tous les trois ans lorsqu’elle permet la participation aux compétitions organisées par la fédération sportive qui la délivre
2° Selon une fréquence déterminée par les fédérations après avis de leur commission médicale prévue au 2.4.2 de l’annexe I-5, qui ne peut être inférieure à une fréquence d’une fois tous les trois ans, lorsque la licence ne permet pas la participation aux compétitions

Cette modification a fait beaucoup parler sur Internet :

Au final, la bonne lecture est :

 

USA : polemique sur l'augmentation du prix de l'Epipen

Dernière mise à jour : 11.01.17

L'Association médicale américaine (AMA) a appelé mercredi 24 aout 2016 le laboratoire fabriquant le médicament antihistaminique EpiPen (un auto injecteur d'épinephrine) à baisser ses tarifs : "Même si le produit n'a pas changé depuis 2009, les prix se sont envolés de plus de 400% durant cette période (...) L'AMA demande depuis longtemps à l'industrie pharmaceutique de rester raisonnable concernant le prix des médicaments, et, avec des vies en jeu, nous appelons le fabricant à faire tout ce qu'il peut pour limiter ces coûts exorbitants", souligne le communiqué du président de l'AMA, Andrew Gurman. Pour sa défense, le laboratoire Mylan a répondu par communiqué qu'il avait mis un programme de coupons de réduction qui permettait à 80% des personnes devant utiliser ce médicament de ne rien avoir à débourser pour l'acheter ainsi qu'un autre programme de distribution dans les écoles portant sur 700.000 auto-injecteurs depuis 2012. Mais la polémique n'en est pas resté là :

Le fossé inter générationnel se creuse

Si l’accord des médecins libéraux sur le projet de nouvelle convention médicale est désormais acquis, il emporte avec lui les espoirs de renouveau portés par les jeunes médecins. Derrière cette signature en demi-teinte se cache un fossé de plus en plus béant entre des médecins bientôt retraités et une nouvelle génération qui ne se reconnaît plus dans ces modes d’exercices dépassés.

L’UNCAM propose une convention qui prolonge, pour quelques années encore, un modèle d’exercice médical obsolète et qui ne séduit plus, basé sur le paiement à l’acte, l’exercice solitaire, l’absence de pluri-professionnalité et l’absence de coordination ville – hôpital.

La jeunesse médicale tient cependant à reconnaître l’obtention de quelques rares avancées comme l’équité tarifaire entre généralistes et spécialistes, réclamée depuis de nombreuses années, ainsi que l’insertion de la reconnaissance de la maîtrise de stage et du forfait structure. La rareté de ces dernières demeures est cependant la preuve que le dialogue conventionnel est aujourd’hui largement dépassé. Les structures représentatives des jeunes médecins ne se reconnaissent plus dans un système conventionnel qui n’aura que très timidement su prendre en compte leurs attentes et leur vision de la médecine de demain.

Le texte finalement adopté ne suscitera pas plus d’envie d’installation au sein de la jeune génération, alors que l’enjeu de cette négociation était de préparer l’avenir pour assurer des soins de proximité de qualité à nos patients et des modes d’exercices en accord avec les aspirations des médecins de demain.

Une prime à l’installation dénaturée ainsi qu’une part de rémunération forfaitaire nouvelle mais anecdotique, sont autant d’exemples qui illustrent à quel point cette convention, conçue pour ne jamais donner la parole aux jeunes, participera un peu plus à la déroute de la médecine ambulatoire française, faute d’attirer de nouveaux installés.

Les jeunes médecins, ignorés par leurs aînés, appellent madame la Ministre des affaires sociales et de la santé à prendre en compte leurs propositions dans le cadre d’expérimentations proposées aux parlementaires lors du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ils dénoncent un accord conventionnel négocié par des anciens qui, pour certains, seront arrivés à l’âge de la retraite avant même son échéance, alors que près de 8000 jeunes médecins sont chaque année diplômés et directement concernés.

 

Pour l’ANEMF, Antoine OUDIN, Président.

Pour l’ISNAR-IMG, Yves-Marie VINCENT, Président.

Pour l’ISNCCA, Dr. Julien LENGLET, Président.

Pour l’ISNI, Baptiste BOUKEBOUS, Président.

Pour ReAGJIR, Jacques Olivier DAUBERTON, Président.

Pour le SNJMG, Dr. Émilie FRELAT, Présidente.

 

Contacts presse :

  • Antoine OUDIN, Président de l’ANEMF – president@anemf.org
  • 06 45 87 97 02
  • Yves-Marie VINCENT, Président de l’ISNAR-IMG – president@isnar-img.com
  • 06 73 07 53 01
  • Dr. Julien LENGLET, Président de l’ISNCCA  –  president@isncca.org
  • 06 43 21 17 29
  • Baptiste BOUKEBOUS, Président de l’ISNI – president@isni.fr
  • 06 87 97 70 01
  • Dr. Émilie FRELAT, Présidente du SNJMG – presidente@snjmg.org
  • 06 19 90 26 57
  • Dr. Jacques Olivier DAUBERTON, Président de ReAGJIR – president@reagjir.com
  • 06 42 18 40 14

Cotation et tarification de l'IVG en ambulatoire

Suite à la publication de l’arrêté du 11 août 2016 relatif aux forfaits afférents à l’interruption volontaire de grossesse autorisant le remboursement à 100% de tout le parcours IVG, nous proposons une aide pratique pour la cotation de cet acte hors établissement (cabinet  médical, centre de santé, centre de planification ou d’éducation familiale).

RAPPEL SCHEMATIQUE DE LA PROCÉDURE

-  Avant l’IVG  

La  première  consultation  préalable à  l’IVG est  réalisée par tout médecin ou toute sage-femme choisi par la femme (consultation non comprise dans le tarif forfaitaire IVG hors établissement de santé). Si le praticien ne pratique pas lui-même l’IVG, il oriente la femme vers un autre praticien.

Lors de la deuxième consultation, la femme remet son consentement. La consultation  psychosociale, s'il y a lieu, intervient entre  ces  deux  consultations (Rappel : elle est facultative pour une personne majeure et obligatoire pour une personne mineure). Si le praticien ne pratique pas lui-même l’intervention, il lui délivre un certificat attestant qu’elle a satisfait à la consultation initiale et a remis son consentement.

- Temps de l'IVG

Le premier temps
Il s’agit de la consultation de prise du premier médicament (mifépristone) par la patiente, en présence du praticien. Lors de cette consultation, le praticien assure la prévention de l’incompatibilité rhésus chez toutes les femmes rhésus négatif par la prescription et l’administration d’une dose standard de gammaglobulines anti-D. En fin de consultation, le praticien délivre le deuxième médicament qui sera pris par la patiente 36 à 48 heures plus tard.

Le deuxième temps
Il s’agit de la prise du deuxième médicament (misoprostol) par la patiente, 36 à 48 heures plus tard, qui a lieu à domicile ou, si la patiente le désire, en présence du praticien.

Le troisième temps
Il s’agit de la consultation de suivi. Elle est effectuée entre le 15e et le 21e jour suivant la prise de mifépristone, parfois plus tôt selon les circonstances cliniques.

COTATION ET TARIFICATION

La tarification de l’IVG comprend :

• la consultation médicale de remise de consentement, préalable à l’IVG. 
Cette consultation peut être remboursée à 100% en ville, même si l’IVG est ensuite réalisée à l’hôpital ;

Cotation : IC(S) Tarif : 25 euros

• les deux  consultations  médicales  de  prise  des  médicaments,  les médicaments et l’éventuelle injection d’anticorps anti-D pour les femmes dont le rhésus sanguin est Rh-négatif ;

Cotation : FHV Tarif : 50 euros

Cotation : FMV Tarif : 87.92 euros

• la consultation  médicale de contrôle (au cours de laquelle le praticien peut choisir de réaliser un contrôle par échographie) ;

Sans echographie :

Cotation : IC(S) Tarif : 25 euros

Avec echographie :

Cotation : IVE Tarif : 30.24 euros

TIERS PAYANT INTEGRAL

Il y a dispense totale d'avance de frais en cas d'IVG pour :

  • les jeunes filles mineures non émancipées sans consentement parental ;
  • les femmes bénéficiaires de la CMU complémentaire ;
  • les femmes bénéficiaires de l'aide médicale de l'État (AME).

Pour en savoir plus : info du 30 juin 2016