Lettre d'information du SNJMG #123

Bonjour

 

Depuis lundi, le matériel de vote arrive progressivement par courrier postal chez chaque médecin généraliste installé(e) conventionné(e).  Chacun(e) peut voter par correspondance jusqu'à mercredi 29 septembre 2010 pour la premiere élection aux Unions Régionales de Professionnels de Santé (URPS).

Cette élection est organisée dans un temps particulièrement court (moins de 6 mois après les publications des décrets au Journal Officiel), avec un vote au sortir de l'été, avant des échéances importantes pour la Médecine Générale. Le SNJMG a déploré ces conditions et devant les faibles possibilités de représentation laissées aux jeunes médecins généralistes, a décidé de ne pas présenter de candidats officiels. Toutefois, attaché aux valeurs démocratiques, le SNJMG invite tous les jeunes médecins généralistes à participer à cette élection en leur donnant ses conseils de vote.

 

Cette semaine également , l'Assurance maladie a lancé la campagne de vaccination anti grippale 2010/2011. Après le succès rencontré l'année dernière par ses fiches de conseils pratiques vis à vis de la grippe A, le SNJMG met à la disposition de tous une fiche pratique concernant la campagne de cette année. Pour en disposer, merci de vous manifester à l'adresse : secretariatsnjmg@orange.fr

Signalons au passage que, pour l'instant, le gouvernement se sort sans trop de mal de l'échec de son plan de vaccination contre la grippe A l'année dernière. Certes, le rapport de l'Assemblée Nationale, établi dans des conditions discutables et publié à la veille du 14 juillet, a conclu à un "échec de santé publique" mais il a dédouané les autorités publiques de toute responsabilité : seuls les professionnels de santé "libéraux" sont accusés d'un manque de soutien à l'action publique ! Quant au rapport du Sénat, qui critique, sans ambiguité, l'attitude du gouvernement vis à vis des laboratoires pharmaceutiques, il a été publié en plein désert médiatique le 06 aout 2010...

 

Derniere actualité du moment, l'amphi de garnison d'où va sortir la nouvelle promotion d'Internes de Médecine Générale : cette année, la première étudiante à choisir Médecine Générale est classée 18eme aux epreuves classantes nationales (ECN) ! On peut y voir une preuve du bien fondé d'une des revendications fondatrice du SNJMG : suppression du résidanat de médecine générale et de l'ancien concours de spécialités + mise en place d'un Internat de Médecine Générale accessible par des epreuves classantes communes à toutes les spécialités (la Médecine Générale étant reconnue à l'égal des autres spécialités). Il reste donc à se battre pour que la Médecine Générale soit dans les faits (et pas seulement sur le papier) à l'égal des autres spécialités et pour que son exercice conventionné soit véritablement attractif...

 

Pour terminer sur les Internes de Médecine Générale, nous leur rappelons tout l'interêt de faire leurs évaluations de stages, et de consulter celles de leurs collègues, sur le site d'évaluations géré par et pour les internes : plus de 6250 évaluations sont déjà disponibles !

NB : Suite à de nombreuses demandes, nous mettons aussi à leur disposition un récapitulatif sur les congés paternité durant l'internat.

 

Bonne rentrée à tou(te)s !

Elections URPS : le SNJMG appelle les jeunes installés en Médecine Générale à participer au vote

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), qui rassemble des internes, des remplaçants et des jeunes installés et salariés en Médecine Générale, déplore les modalités de vote des médecins généralistes aux premieres élections aux Unions Régionales de¨Professionnels de Santé (URPS). Ces modalités de vote réduisent la représentation des jeunes médecins généralistes à une portion congrue et transforment un nécessaire débat démocratique en une concurrence électorale de quelques jours. C'est pourquoi, le Bureau National du SNJMG a décidé de ne pas présenter de candidats officiels à cette élection.
 
Toutefois, le SNJMG est profondément attaché aux valeurs démocratiques. Aussi, le Bureau National du SNJMG appelle tous les jeunes installés en Médecine Générale, à participer au vote.
En l'absence de candidats officiels du syndicat, il propose de voter pour les listes qui se rapprocheront le plus des positions du SNJMG :
- Opposition à la réforme de 2004 et à sa déclinaison conventionnelle de 2005 qui ont pénalisé les patients, la Médecine Générale et les jeunes médecins généralistes,
- Dénonciation des orientations de la loi HPST visant à transformer les hôpitaux en entreprises, les médecins généralistes en officiers de santé et l'education thérapeutique en outil potentiel de communication de l'industrie pharmaceutique,
- Denonciation de la calamiteuse gestion de l'épidémie de grippe A,
- Soutien au mouvement de protestation des médecins généralistes (animé par l'intersyndicale MG-France, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes, Union Collégiale, Union Généraliste-FMF)
 
Si, dans une région, aucune liste ne satisfait les jeunes installés en Médecine Générale, le Bureau National du SNJMG les incite, malgré tout, à voter en utilisant un bulletin nul.

Le SNJMG présent aux choix d'internat

Ce jour débute à Lognes l'amphithéatre de garnison au cours duquel les étudiants ayant validé leur Deuxième Cycle d'Etudes Médicales (DCEM) vont choisir leur spécialité et leur région d'internat.

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés en libéral ou salariés, sera présent à Lognes pour se présenter aux nouveaux Internes de Médecine Générale et les accompagner lors ce premier temps dans la discipline médicale qui ont choisi d'embrasser.

Elections URPS : les jeunes médecins généralistes déplorent les conditions du premier vote

Initialement, les Unions Régionales de Professionnels de Santé (URPS), mises en place par la loi HPST, offraient l'espoir d'un véritable rôle d'intervenant dans la politique de santé (à la différence des Unions Régionales des Médecins Libéraux - URML - créées par les ordonnances Juppé et appelées à céder la place aux URPS).
 
Hélas, à l'occasion de la "concertation" accompagnant la loi HPST, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), qui rassemble internes, remplaçants et jeunes installés en libéral ou salariés, s'est plaint de voir le mode d'election bloquer la représentation des médecins à une liste restreinte d'organisations, et l'organisation de ces URPS limiter la répresentation de la Médecine Générale au simple maintien d'un college electoral spécifique.
 
De plus, ces premières elections de médecins aux URPS se font dans un temps très court (entre juin et septembre 2010), limitant de facto la campagne électorale à quelques jours, à une époque de l'année où les médecins ne sont pas les plus disponibles et, qui plus est, avant d'importantes échéances pour la Médecine Générale : Rapport de la Misssion Hubert sur la médecine de proximité et présentation du PLFSS 2011.
 
Dans un tel contexte, et compte tenu de l'exclusion des remplaçants du vote, le Bureau National du SNJMG a décidé de ne pas présenter de candidats es qualité, dans cette élection d'allure vérouillée, déconnectée des vrais débats sur la politique de santé.
Sur le terrain, le SNJMG continuera à participer (au sein de l'intersyndicale) au mouvement de protestation des médecins généralistes initié au début de l'année 2010.

Les jeunes médecins généralistes attentifs aux décisions de la Ministre de la Santé

Le 18 juin 2010, les médecins généralistes participaient à leur troisième journée de grève nationale dans le cadre d'un mouvement de défense de la profession initié par une intersyndicale en début de l'année.

Vendredi 25 juin 2010, la ministre de la Santé, invitée du 4e congrès de Médecine Générale à Nice, annonçait 2 mesures en réponse au mouvement des médecins généralistes.

D'une part, elle annonçait la fin du caractere opposable des «contrats santé solidarité». Cette proposition avait été faite lors des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé et la ministre de la Santé avait tenu personnellement à l'inscrire dans la loi HPST. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui, dès les Etats Généraux, s'était opposé au caractère opposable des «contrats santé solidarité», se félicite d'une telle décision  (décision demandée depuis la publication de la loi par l'essentiel de la profession et par la mission Legmann sur la médecine libérale).

D'autre part, elle annonçait une évaluation de terrain sur la continuité des soins afin d'aboutir à la suppression de la mesure obligeant les médecins à déclarer leurs absences.

Certes, nous sommes encore loin d'une décision de suppression de cette mesure mais le SNJMG apprécie ce premier pas avant une suppression que nous souhaitons la plus rapide possible.

Ces annonces, comme celle du President de la Republique sur la tarification de la consultation, sont donc encore loin de répondre à l'attente des médecins généralistes. Mais, sans l'engagement des medecins généralistes et des organisations de l'intersyndicale où le SNJMG assure la représentation des jeunes médecins généralistes (internes, remplaçants et jeunes installés), il ne se seraitvraissemblablement rien passé...

Aussi le SNJMG engage les médecins généralistes à rester attentifs et à repartir dès la rentrée dans un deuxième temps de mobilisation afin d'obtenir effectivement ce qui a déjà été annoncé et d'élargir ce résultat aux autres revendications du mouvement

Actions organisées par les médecins généralistes le 18 juin 2010

- en Aquitaine, devant l´ARS à 11h30
- en Basse-Normandie devant la Caisse primaire d´assurance maladie (Cpam) du Calvados à 14h
- en Bourgogne devant la Cpam de l´Yonne à 13h
- en Bretagne, un pique-nique devant la Cpam du Morbihan à 12h et le dépôt d´une gerbe de fleurs devant le cabinet médical qui a fermé le 31 mai 2010 à Plérin (Côtes d´Armor)
- en Centre devant la Cpam du Loiret à 15h
- en Midi-Pyrénées devant la Cpam de Toulouse à 12h
- en Pays de la Loire, devant la Cpam de Vendée à 14h
- en Rhône-Alpes, un défilé depuis l´ARS jusqu´à la préfecture de Lyon à 11 h où une rencontre est prévue avec le préfet pour l´alerter sur les problèmes immobiliers des généralistes dans le Rhône
- en Ile-de-France, une piquenique/barbecue aura lieu devant la Cnam à 12h à Paris.

Grève du 18 juin 2010 : les jeunes médecins généralistes se mobilisent pour défendre leur diplome et leurs conditions d'exercice

Face à la tactique d'évitement du gouvernement, l'intersyndicale (MG-France, SMG, SNJMG, Union Collégiale et Union généraliste-FMF) appelle les médecins généralistes à une troisieme journée de greve demain.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a également déposé un préavis de greve pour que les internes et jeunes médecins généralistes exerçant à l'hôpital qui le souhaitent, puissent participer à cette journée de mobilisation.

En effet, cette journée sera l'occasion de défendre le D.E.S. (Diplôme d'Etudes Spécialisées) de Médecine Générale.

Pour l'exercice ambulatoire (extra hospitalier), la ministre de la Santé s'est explicitement rangée derrière l'avis de la Cour de Cassation pour estimer que ce diplôme n'ouvrait pas à tous les droits accessibles aux D.E.S. des autres spécialités médicales.

Dans les hôpitaux, les titulaires du D.E.S. de Médecine Générale sont en butte à des discriminations négatives vis à vis des titulaires d'autres D.E.S. Ainsi, des internes de médecine générale inscrits en Diplome d'Etudes Spécialisées Complémentaires (DESC) se voient refuser des postes de chefs de clinique (en rapport avec leur DESC) au profit d'internes d'autres spécialités médicales.
 
Au nom des jeunes générations de médecins généralistes, quel que soient leurs statuts, le SNJMG demande au gouvernement d'entendre l'exaspération de la profession et de rompre avec une politique d'aggravation de la situation.
 

Lettre d'information du SNJMG #122

Bonjour 

 

Vendredi 18 juin 2010, l'intersyndicale MG-France, SMG, SNJMG, Union Collégiale et Union Généraliste-FMF, appelle les médecins généralistes à une troisième journée de grève.
Depuis le début de l'année, le front de défense de la discipline s'est élargi et affermi malgré le plan de communication de la ministre de la Santé. Il faut dire que le gouvernement pense avoir la situation en mains après avoir assuré un service minimum avec l'intervention du Président de la République le 16 avril 2010.
 
Certes, le Président de la République a annoncé le principe du "C=CS=23 euros". Mais, il a aussitôt renvoyé cette décision à 2011. Ensuite, il l'a implicitement soumise à un impératif économique : « tout ou partie des mesures nouvelles ne sera mis en œuvre que si l'objectif de dépenses maladie est respecté ».
En dehors de cette décision, encore au conditionnel, le gouvernement refuse toujours de répondre aux demandes des médecins généralistes sur :

- l'accès à la nomenclature des autres spécialités

- la fin de la discrimination négative des actuels titulaires du D.E.S. de Médecine Générale vis à vis des autres titualires de D.E.S.
- la consolidation de la Filière Universitaire de Médecine Générale (FUMG)
- la résolution des actuelles difficultés d'exercice
- l'annulation des mesures vexatoires et contraignantes issues des lois HPST et LFSS 2010
- la correction de la sous représentation de la Médecine Générale dans les instances décisionnaires issues de la loi HPST
- l'accès à des soins de qualité pour tous
 
Derrière la détermination du gouvernement à s'affranchir de toute discussion avec les médecins généralistes, il est possible de deviner une volonté de transformer les médecins généralistes en de simples officiers de santé, soumis au dictat des tutelles (Etat, Assurance Maladie, ARS), dépouillés de l'essentiel des avantages de professionnels libéraux et privés de toute possibilité de salariat (et du statut correspondant).
 
Pour s'opposer à un tel projet, le SNJMG appelle les médecins généralistes, installés et remplaçants, à participer en nombre à la journée de grève et de mobilisation du 18 juin 2010 et à suivre les infos diffusées régulièrement sur Internet.
 
En réponse aux internes et aux jeunes médecins généralistes exerçant à l'hôpital qui avaient regreté de ne pas avoir pu participer aux deux premières journées de grève (11 mars et 08 avril 2010), le SNJMG a déposé un préavis de grève les "couvrant" pour la journée du 18 juin 2010.
Pour respecter les procédures légales, le SNJMG met à leur disposition un mode d'emploi pour cette journée de mobilisation (NB : dans ce mode d'emploi, le SNJMG aborde également le cas des remplaçants).

 

 

Un dernier mot pour signaler que si le site Rue89 a signalé en Mai que des médecins retraités n'étaient toujours pas payés pour leur participation à la vaccination contre la grippe A (H1, N1), le SNJMG est toujours sollicité en ce mois de Juin pour obtenir l'indemnisation complete d'Internes de Médecine Générale et de médecins généralistes remplaçants. Ceux/celles qui sont dans cette situation peuvent nous demander de l'aide à l'adresse : snjmg-info@wanadoo.fr 

 

Nous en profitons pour rappeler que le SNJMG soutient une Interne de Médecine Générale qui a choisi comme sujet de thèse : "les pratiques professionnelles des médecins généralistes lors de la pandémie grippale 2009-2010". Le SNJMG invite donc le plus grand nombre de médecins généralistes à participer à l'enquête qui leur est ainsi présentée par sa créatrice : "J'aimerais évaluer si les informations diffusées par la Haute Autorité de Santé étaient à la hauteur de vos attentes et si vous les avez utilisées. Le but est de diffuser et de publier les résultats sur l'avis des médecins généralistes face à la Grippe H1N1. D'autre part, je tiens à vous remercier d'avance pour votre participation à ce questionnaire car il me permettra de valider mon DES de médecine Générale ainsi que ma thèse d'exercice professionnelle".

A bientôt

menteur

 NB : Dessin extrait (avec l'aimable autorisation) du blog "saga.medecin-generaliste"

Grève des médecins généralistes : dépôt d'un préavis de greve pour les internes et les jeunes médecins hospitaliers

Depuis le début de l’année 2010, les médecins généralistes se mobilisent pour une véritable reconnaissance de leur discipline et contre la dégradation de leurs conditions d’exercice.

 

Malheureusement, le Bureau National du SNJMG constate qu’à ce jour il n’existe aucune réponse concrète des pouvoirs publics à cette mobilisation. Par exemple, les pouvoirs publics continuent à discriminer négativement les titulaires du D.E.S. (Diplome d'Etudes Spécialisées) de Médecine Générale en leur refusant l’accès à la nomenclature des spécialités, contrairement à tous les autres titulaires de D.E.S. !

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes qui rassemble des FFI (Faisant Fonction d'Internes), des internes de médecine générale, des chefs de clinique/assistants et des attachés de médecine générale ainsi que des remplaçants de médecine générale et les jeunes installés (ou salariés) ne pouvait pas rester indifférent devant cette situation.

 

Aussi le Bureau National du SNJMG a t il déposé un préavis de grève de 24h pour le 18 juin 2010, concernant les gardes, les astreintes, et toutes activités de services des FFI, des internes en médecine générale, des chefs de clinique, assistants, attachés ou contractuels afin que ceux/celles qui le souhaitent puissent participer à la journée de grève des médecins généralistes sur la base des revendications suivantes :

  • défense des titulaires du DES de Médecine Générale
  • reconnaissance pleine et entière de la Médecine Générale comme spécialité à l’égal des autres spécialités
  • refus de la relégation des médecins généralistes en officier de santé
  • amélioration et diversification des modes d’exercice et de rémunération de la Médecine Générale
  • défense d'un accès à des soins de qualité pour tous

Le SNJMG participe à la présence sur Internet du mouvement des médecins généralistes

Pour informer les jeunes médecins généralistes sur le mouvement des médecins généralistes et entretenir la mobilisation, le SNJMG a ouvert une page spéciale sur son site Internet : positionnement du SNJMG, mini revue de presse (presse écrite et TV), résumé de l'évolution du mouvement, boite à outils pour la mobilisation...
Au delà de cette page synthétique, le SNJMG propose aux jeunes médecins généralistes un dossier interactif  plus complet sur le réseau Jeunes-MG.
De plus, le SNJMG a ouvert un groupe facebook en complémentarité avec la pétition en ligne : "il faut sauver la médecine générale".
Enfin, le SNJMG assure un fil d'infos sur Twitter avec le hashtag : #sauvonslaMG