Réforme des études médicales : une occasion d'améliorer la formation en Médecine Générale

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s'est créé en 1991 avec notamment comme objectif la mise en place d'un internat de Médecine Générale, à l'égal des autres internats de spécialités. Dans cet objectif, le SNJMG a été le représentant des étudiants en 3e cycle de Médecine Générale dans le groupe de travail (*) qui a créé les stages ambulatoires de 2e et 3e cycle d'études médicales. A l'époque, le syndicat avait milité pour que le premier stage ambulatoire de 3e cycle de Médecine Générale remplace l'un des 4 stages hospitaliers du 3e cycle mais le lobby hospitalier avait réussi en 1997 (lors de la mise en place du stage ambulatoire suite aux "Ordonnances Juppé" de 1995) à conserver ses 4 stages obligatoires, dont un en CHU (le stage ambulatoire venant se rajouter à ceux ci).
Au début des années 2010, les équipes dirigeantes du SNJMG, issues des Epreuves Classantes Nationales (ECN) et de l'Internat de Médecine Générale mis en place en 2004, ont défini les nouvelles propositions du syndicat en matière de formation initiale.
Le SNJMG a été ainsi le premier syndicat d'internes à se positionner en faveur d'un allongement à 4 ans du DES de Médecine Générale. Mais le SNJMG a immédiatement précisé que cet allongement de durée de l'internat devait avoir pour seul but l’optimisation de la formation et non l'augmentation à bon marché de la main d’œuvre disponible pour les terrains de stages (notamment hospitaliers).
Pour le SNJMG, ces 8 semestres d’internat devaient permettre:
-   De bénéficier de deux semestres minimum pour tous en Médecine générale ambulatoire,
-   D’approfondir des compétences selon le projet professionnel de l’interne, 
-   De faciliter l’accès pour les internes en médecine générale à l’inter-CHU, à l’année-recherche et aux formations transversales à venir (FST),
-   De prolonger de deux ans le délai pour réaliser des remplacements non-thésés (double de la durée du DES),
-   De lever les dernières discriminations injustifiées entre la Médecine Générale et les autres spécialités.
Le SNJMG a ensuite développé ces propositions en précisant le contenu de cet allongement à 4 ans de l'internat de MG et en l'intégrant dans le cadre d'une réforme globale des études de médecine :
- Réduction d'une année des deux premiers cycles des études médicales (de 6 à 5 ans)
- Développement de la présence en consultations (par rapport à la présence en service) des internes de Médecine Générale effectuant un stage hospitalier 
- Définition d'une nouvelle maquette du DES de MG, débarrassée de l'obligation d'un stage en CHU, avec 2 stages de Médecine Générale en ambulatoire, 1 stage d'Urgences et/ou SAMU et 3 stages - de préférence en ambulatoire - à choisir entre gynécologie et/ou pédiatrie, gériatrie et psychiatrie (laissant donc au maximum deux stages libres selon le projet professionnel de l'interne : FST, année recherche...)
Ces propositions venaient completer les actions entreprises par le syndicat depuis les années 1990 pour promouvoir l'indépendance dans la formation médicale et pour améliorer la qualité des stages (hospitaliers et ambulatoires) proposés aux internes de Médecine Générale.
Le SNJMG constate qu'à la faveur des différentes consultations lancées par le gouvernement, les positions des autres syndicats d'internes évoluent et que se dessine enfin la perspective d'une position commune entre organisations d'internes et de médecins généralistes (notamment d'enseignants).
Le SNJMG s'engage donc dans une période de concertation en vue de trouver une proposition consensuelle en conformité avec l'esprit des propositions qui sont sa raison d'être.
 
Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 
(*) : Le groupe de travail de 1994 à 1995 réunissait : ANEMF, CNGE, SFMG et SNJMG