Hôpital / Santé : de nouvelles annonces de réforme pour quelle cohérence ?


Après l’annonce d’un plan territorial aux soins le 13 octobre 2017 (remanié sur la forme le 06 février 2018), la publication de la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022 le 20 décembre 2017, la révélation d'un plan psychiatrie / santé mentale le 26 janvier 2018 et l'ouverture d'un travail sur la souffrance des futurs soignants le 05 février 2018, Mr Edouard Philippe, premier ministre, et Mme Agnes Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont présenté hier matin une Stratégie de Transformation du Système de Santé depuis le centre hospitalier Simone Veil, à Eaubonne (Val-d'Oise).  

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) constate qu’il ne s’agit pas ici d’annonce de mesures concrètes ni de financements supplémentaires (en dehors d'un budget de 100 millions d'euros annuels, soit près de 0.05% du montant annuel de la consommation de soins et de biens médicaux), mais de l'ouverture de cinq chantiers auxquels devraient participer les acteurs de terrain. 

Même si le délai est court (de mars à mai 2018), les chantiers sont intéressants puisqu’ils concernent :
La qualité et la pertinence,
Le financement et les rémunérations,
Le numérique,
Les ressources humaines,
L’organisation territoriale.

A titre d’exemples, le SNJMG, du fait de ces luttes et de ces propositions, passées et toujours actuelles, apprécie la remise en cause du financement quasi exclusif de l'hopital par la T2A et le développement de la diversification de la rémunération des médecins "de ville". Pour autant, il s'inquiète du recours à des indicateurs de qualité... sauf s'il s'agit d'assurer un nombre minimal de soignants par patients dans les services hospitaliers, en psychiatrie ou dans les EHPAD.

Quant à la participation des acteurs de terrain à ces chantiers, elle est tout aussi évidente que bienvenue… à condition que tous soient invités. 

Toutefois, le SNJMG s’interroge sur l'articulation de ces chantiers avec les autres plans de santé, annoncés et à venir (ex : convention d’objectifs et de gestion entre Etat et Assurance Maladie). 

De plus, le SNJMG est perplexe devant le flou qui entoure l’annonce d'hier matin. Si les documents officiels précisent qu’il s’agit bien d’un projet concernant l’ensemble du système de santé, la médiatisation de cette annonce se fait sur le theme d’une réforme de l’hôpital public. 
Est-ce à dire que la bienvenue remise en question de l’organisation en silos de notre système de santé doit conduire à une gestion commune de l’hospitalier et de l’ambulatoire avec une pré éminence du premier sur le second ?
Le fait que les ministres aient choisi un hôpital pour faire cette annonce avec, pour public sur l’estrade, différents personnels hospitaliers ne peut qu’entretenir cette interrogation…
 
Quoi qu'il en soit, le SNJMG qui est intervenu (*) dans les précédentes annonces et qui participe au comité de pilotage du plan d'accès territorial aux soins, reste disponible pour défendre auprès du gouvernement les propositions des jeunes générations de médecins généralistes (internes et jeunes MG hospitaliers comme remplaçants et jeunes installés ou salariés en MG) sur l'avenir du système de santé.


Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22

 

(*) : Interventions du SNJMG :

plan d'accès territorial aux soins,

stratégie nationale de santé,

plan psychiatrie/santé mentale,

souffrance des futurs soignants

 

 

 

Les inscriptions pour les Assises Nationales des jeunes Médecins Généralistes sont ouvertes !

LES INSCRIPTIONS POUR LES ASSISES NATIONALES DES JEUNES MG SONT OUVERTES !
C’est quoi ?
C’est une rencontre annuelle d'échanges et de formations pour les internes, les remplaçants et les jeunes installés ou salariés en Médecine Générale.
C'est un événement national de Médecine Générale qui n’a jamais été financé de près ou de loin par les industries du médicament, des produits de santé, des cosmétiques ni des produits agro-alimentaires.
C’est où ?
Dans les locaux de la Revue Prescrire à Paris (68-70 boulevard Richard Lenoir, 75011 Paris).
C’est à quelle date ?
Le samedi 17 mars 2018.
Quel est le programme ?
Cette année, les Assises ne comporteront que des ateliers pratiques et des sessions de formation en petits groupes sur des sujets professionnels et/ou médicaux pouvant concerner l’ensemble des Jeunes MG. Vous pouvez retrouver la liste de ces formations sur le formulaire d’inscription en ligne.
Comment s’inscrire ?
Pour préserver la qualité des formations, les Assises restreignent le nombre de participants et demandent à ceux-ci de s’inscrire rapidement selon le processus en 2 temps suivant :
  • Inscription sur le formulaire en ligne dédié
  • Envoi par courrier postal d’un chèque de caution (qui sera restitué aux personnes présentes le jour des Assises) et d'un chèque d'inscription (pour les personnes qui ne sont pas membres du SNJMG, à jour de cotisation)
Seules les personnes ayant satisfait ces 2 formalités seront officiellement inscrites aux Assises.
Sitôt le nombre maximal d’inscription atteint, le formulaire en ligne ne prendra plus de nouvelles inscriptions.
Quels sont les tarifs ?
La participation est offerte aux adhérent(e)s du SNJMG, à jour de cotisation, et le chèque de caution leur sera rendu lors des Assises.
Pour les personnes non à jour de cotisation au SNJMG, le chèque de caution sera également restitué le jour des Assises mais un chèque de participation est obligatoire pour s'inscrire :
Chèque de caution : 15 euros (envoi au plus tard le 28 février 2018) ou 30 euros (envoi après le 28 février 2018)
Chèque de participation : 24 euros (externes/internes) ou 45 euros (remplaçants) ou 84 euros (installés ou salariés)
A l'attention des non adhérents au SNJMG : Vous pouvez accompagner vos chèques de caution et de participation aux Assises d'une demande d'adhésion au SNJMG (soit en tant que membre statutaire soit en tant que membre associé) en retournant le document ci dessous dûment complété, le chèque de participation correspondant alors au règlement de la cotisation syndicale annuelle (NB : vous pouvez aussi ne pas adresser de chèque de participation/cotisation en optant pour la formule des prélèvements mensuels, merci dans ce cas de compléter le formulaire SEPA en bas du bulletin d'adhésion !)
 
 
 
 
 

Nouveau président de la conférence des doyens : des propos équivoques sur la souffrance des étudiants/internes en médecine !

 
Le Pr Jean Sibilia, doyen de la faculté et PU-PH en rhumatologie au CHU de Strasbourg, a été élu mardi 30 janvier président de la Conférence des doyens des facultés de médecine de France.
 
Suite à son élection, il a donné un premier entretien à la revue WUD. Interrogé sur les suicides d'internes, le nouveau président des doyens a tenu des propos pour le moins équivoques.
 
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a ainsi été intrigué par l'utilisation de l'expression "suicides réels" (à quoi renverrait alors la dénomination de "faux suicides" ?) et étonné du renvoi à un problème de société plus général (alors que dans la population générale en France métropolitaine, l'évolution est à la baisse sensible pour les suicides, il faut déplorer 10 suicides d'internes sur les 12 derniers mois).
 
Mais le SNJMG a surtout été indigné par les propos évoquant l'instrumentalisation des suicides d'internes et récusant, sur le mode de l'argument d'autorité, toute influence de "l'organisation structurelle".
 
Dans un récent communiqué sur une série de décès accidentels d'internes, le SNJMG avait bien sûr rappelé que ceux ci pouvaient relever de causes multiples et souvent bien différentes mais il avait tenu à ce que les risques psycho sociaux encourus par les internes ne soient pas oubliés, car ils sont bien réels comme l'avait récemment démontré une enquête lancée en 2017 par nos collègues de l'ISNI.
 
Le SNJMG est donc disponible pour discuter avec le nouveau président des doyens afin, comme le dit le Pr Sibilia, de ne pas rester dans le déni de cette problématique (NB : Aux USA, des programmes de prévention adaptés ont été mis en place pour les étudiants en médecine depuis qu'il a été démontré qu'un homme médecin a 1.41 fois plus de risque de se suicider, et une femme médecin 2,27 fois plus).
 
A ce sujet, le SNJMG apprécie que les ministères concernés (Enseignement supérieur et Santé) aient annoncé hier soir la mise en place d'une concertation avec la conférence des doyens et des organisations de futurs et jeunes soignants mais s'étonne que ni les organisations d'étudiants para médicaux (autres que les élèves infirmier.e.s) ni l'organisation représentant les étudiants en médecine (ANEMF) ni le SNJMG (en tant qu'organisation d'internes de Médecine Générale) ne soient explicitement conviés à cette concertation.
 
 
Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 
 

Accès territorial aux soins : le Syndicat des Jeunes MG participe au plan national

 
Ce matin, le Dr Sayaka Oguchi a représenté le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) à la première réunion du « Comité National de Suivi – plan pour renforcer l’accès territorial aux soins ». A l’issue de la réunion, le Dr Oguchi a signé au nom du SNJMG une « Charte relative à la mise en œuvre du plan de renforcement de l’accès territorial aux soins».

Dans la suite logique de sa participation au communiqué de presse intersyndical de la semaine dernière, le SNJMG démontre une nouvelle fois sa volonté de participer à un effort commun pour l’amélioration de l’accès aux soins.

Le SNJMG, en tant que syndicat indépendant des Jeunes MG (internes, remplaçants et jeunes installés ou salariés en Médecine Générale), participera pleinement à cet effort en soutenant les actions allant dans le bon sens et en alertant les pouvoirs publics sur les incohérences, les dysfonctionnements et les carences.

Dès aujourd’hui, le SNJMG rappelle la nécessité d’inscrire ce plan dans un plan plus général d’aménagement du territoire et de le doubler d’un plan de lutte contre les obstacles administratifs et financiers aux soins.
 
 
Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 
 

Solidarité intergénérationnelle des médecins pour l’accès aux soins pour tous et partout

De plus en plus de nos concitoyens se plaignent de difficultés d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire : manque de médecins généralistes et difficultés à trouver un médecin traitant, délais de rendez-vous trop longs chez un médecin spécialiste. Nous, syndicats médicaux représentatifs et organisations d’étudiants, d’internes et de jeunes médecins, sommes conscients des problèmes que rencontrent les patients et décidons de nous engager dans une solidarité intergénérationnelle pour répondre au mieux à la demande de soins.

Nous formulons les propositions immédiates suivantes :

- Favoriser le développement de stages de formation, dès le deuxième cycle des études médicales, préférentiellement dans les zones sous denses, sur la base des zonages établis pour la médecine générale et ceux à établir au plus vite par les ARS dans toutes les autres spécialités. Les collectivités locales doivent mettre les moyens nécessaires pour encourager ces stages (défraiement du transport, mise à disposition de logements, etc.).
- Améliorer la protection sociale des jeunes médecins afin d’agir sur l’un des principaux déterminants de l’installation en médecine libérale (indemnités journalières en cas de maladie ou de maternité).
- Inciter les médecins déjà installés, notamment dans les zones sous denses, à devenir maître de stage universitaire pour permettre un développement des terrains de stage dans toutes les modalités de l’exercice médical. Les universités doivent développer et faciliter l’obtention du titre de maître de stage universitaire dans toutes les spécialités, et revaloriser cette fonction.
- Faciliter l’exercice coordonné sous toutes ses formes, les exercices mixtes et les temps partagés.
- Permettre la mise en place de solutions innovantes en médecine libérale (consultations avancées, cabinets éphémères...). Ces initiatives doivent être soutenues par les ARS, la CNAM et le CNOM, y compris d’un point de vue administratif et financier.
- Rendre attractif une activité partielle dans le cadre du dispositif cumul emploi-retraite. Cette activité doit être favorisée par une moindre cotisation voire une exonération de certaines cotisations sociales.

Nous réaffirmons notre attachement à la liberté d’installation, pilier de l’exercice libéral, corollaire du libre choix du médecin par le patient. Nous restons fermement opposés à toute mesure autoritaire réduisant la liberté d’installation, telle que le conventionnement sélectif, et réaffirmons notre attachement aux mesures incitatives favorisant l’activité des médecins dans les zones sous-denses ou fragiles.

L’ensemble de ces propositions s’ajoutent à celles contenues dans le plan d’accès aux soins dans les territoires. C’est par cette solidarité intergénérationnelle que la liberté d’installation et la qualité des soins seront préservées. C’est grâce à ces dispositions que, toutes générations confondues, nous pourrons garantir un accès aux soins de qualité pour tous et partout.

 

Contacts Presse :

Yanis MERAD - Président de l’ANEMF - 06.50.38.64.94

Jean-Paul ORTIZ - Président de la CSMF - 06.07.86.08.83

Jean-Paul HAMON - Président de la FMF - 06.60.62.00.67

Maxence PITHON - Président de l’ISNAR-IMG - 06.73.07.53.01

Jean-Baptiste BONNET - Président de l’ISNI - 06.59.50.46.61

Jacques BATTISTONI - Président de MG France - 06.62. 61.09.99

Yannick SCHMITT - Président de ReAGJIR - 06.81.66.46.93

Philippe VERMESCH - Président du SML - 06.09.55.77.24

Sayaka OGUCHI - Présidente du SNJMG - 07.61.99.39.22

 

Plan national Psychiatrie : pas de concurrence mais de la complémentarité pour la prise en charge des spécialités en crise !

 
Le 26 janvier 2018, la ministre des Solidarités et de la Santé, Mme Agnès Buzyn, a présenté un plan de 12 mesures, déclinées selon quatre axes :

- formation des professionnels de la santé mentale, en lien avec la recherche et l'enseignement,


- amélioration de la qualité des soins et des pratiques,


- préservation d'un budget redéfini de la psychiatrie,


- prévention du suicide.


Lors de la présentation le mois dernier de la nouvelle Stratégie Nationale de Santé, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) avait déploré, entre autres, l'absence de plan concret visant à résoudre les crises de trois spécialités médicales : Médecine du Travail, Psychiatrie et Médecine Générale.


Aussi, le SNJMG accueille positivement l'annonce d'un plan en faveur de la psychiatrie, tout en partageant le diagnostic établi par la ministre : "La psychiatrie est une discipline qui s’est paupérisée et sur laquelle il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années. Pourtant les besoins sont en constante augmentation"(
Le Monde, 26.01.18). Effectivement, la fréquence des pathologies psychiatriques est très élevée en population générale avec un impact important en termes de santé publique (la dépression est par exemple la première pathologie en termes d'années de vie en bonne santé perdues selon l’OMS).

Toutefois, le SNJMG s'interroge sur quelques points de ce plan et, notamment, sur l'implication de la Médecine Générale (comme de la Pédiatrie et de la Gériatrie) et sur le financement de l'ensemble de la filière psychiatrique.


Pour améliorer le repérage précoce des pathologies, la ministre annonce que tous les médecins généralistes auront un stage de psychiatrie durant leur formation. Le SNJMG approuve, sur le principe, une proposition qu'il a déjà faite mais dans le cadre global d'une réforme des études médicales (réduction d'un an des 2 premiers cycles des études médicales et allongement d'un an de l'internat de Médecine Générale avec un stage de psychiatrie et un de gériatrie). Comment la ministre envisage t elle la mise en place de ce stage ?


Quant au développement des consultations complexes de psychiatrie en médecine générale, la ministre a évoqué un futur avenant à la convention médicale mais comment va t elle faire pour s'assurer d'un tel résultat ? Est ce que les consultations de prévention et de prise en charge précoce seront concernées ?
 
A l'échelon organisationnel, quelles seront les missions dévolues au comité stratégique de la santé mentale ? les médecins généralistes (comme les pédiatres et les gériatres) y seront ils représentés ?

En matière financière, la ministre a parlé de préservation des budgets et d'évolution du modèle de financement mais sans annoncer de crédits supplémentaires. Même en améliorant l'efficience du financement, le SNJMG s'interroge sur la faisabilité d'un tel plan à moyens constants.


Au delà de ces interrogations, le SNJMG, qui a toujours refusé tout comportement strictement corporatiste, rappelle combien il est important pour notre système de santé de répondre aux crises traversées par la médecine du travail, la psychiatrie et la Médecine Générale. Le syndicat sera donc attentif aux propositions ministérielles concretes qui seront faites dans le cadre de ce plan psychiatrie comme à celles qui se doivent d'être faites pour la Médecine Générale et la médecine du travail, sans oublier le secteur gérontologique (cf : mouvement de protestation nationale du 30 janvier 2018).
 
 
Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 
 

Télémédecine : les futurs et jeunes médecins présents à la négociation avec l'Assurance Maladie

 
Cet après midi, l'Assurance Maladie et les syndicats représentatifs de médecins installés se retrouvent pour la deuxième séance de négociation en vue d' intégrerdans la convention médicale des actes de télé consultation et de télé expertise.

La première fois, le 18 janvier 2018, ils s'étaient réunis sans inviter les organisations de futurs et de jeunes médecins : un comble pour une activité destinée à se développer dans un futur proche !

 
Devant la protestation générale, l'erreur sera réparée aujourd'hui. C'est sa nouvelle présidente, le Dr Sayaka Oguchi, qui représentera le Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) aux cotés des autres organisations de futurs et jeunes médecins (ANEMF, ISNAR-IMG, ISNCCA, ISNI et REAGJIR).

Cette séance permettra au syndicat de prendre connaissance de l'état de la négociation afin d'y adapter les propositions qu'il compte faire au nom des Jeunes Médecins Généralistes.

 

Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22

Funeste série pour les internes en médecine

 
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) présente toutes ses condoléances aux familles et aux proches des internes décédés ces dernières semaines (1).
 
Bien que les raisons de ces différents décès puissent relever de multiples causes, comment ne pas évoquer, devant cette funeste série, les risques psycho-sociaux encourus par les internes en médecine (2) ?
 
Le SNJMG rappelle que la vigilance de toute la profession est bienvenue pour repérer la souffrance d'un confrère, d'une consœur car la vie ne tient souvent qu'à un fil...
 
Mais le véritable enjeu reste celui des conditions de travail, à l'hôpital comme en ambulatoire. Le SNJMG formule depuis plusieurs années des propositions et se déclare disponible pour participer à tout travail à ce sujet avec les ministères (Santé et Enseignement supérieur) et les autres organisations d'externes et d'internes. 
 
Le SNJMG rappelle aussi que depuis janvier 2018 , un numéro téléphonique national est mis en place : 0826 000 401 ouvert 24h/24 7j/7 pour écouter et aider les (jeunes) médecins en difficulté. Ce numéro est ouvert aux internes, aux médecins et à leur famille.
 
 
Contact Presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 
 
(1) : Depuis le 1er janvier 2018, 2 internes sont morts sur les routes (dont une de retour d'un stage ambulatoire - SASPAS), 1 d'un arrêt cardiaque en stage hospitalier pendant la visite et 1 des suites d'un suicide (à Paris). Sur les 12 derniers mois, il y a eu 10 décès d'internes par suicide.
 


 

Libération de la parole des femmes : en médecine aussi !


Depuis l'automne dernier, les révélations sur les agissements du producteur de cinema Harvey Weinstein ont provoqué un vaste mouvement international de libération de la parole des femmes, mouvement concernant progressivement toutes les catégories socio professionnelles.

C'est dans ce contexte que le Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) prend connaissance de la démarche du collectif "Jeudi 11" auprès de la direction du CHU de Toulouse et du Bureau de l'internat de médecine de Toulouse.

La fresque ayant motivé cette lettre ouverte est clairement sexiste. De plus, le fait que cette fresque sexiste soit imposée aux regards de tou(te)s les internes s'y restaurant peut participer à ce que la cour d’appel d’Orléans a défini en Février 2017 comme un «harcèlement environnemental ou d’ambiance»  (Rappel : la contribution financière des internes à l'internat est prélevée d'office sur leur salaire par le CHU de Toulouse). 

Le SNJMG qui avait relayé la mobilisation contre les touchers pelviens sans consentement et qui avait soutenu la mobilisation de jeunes professionnels de santé contre les tenues hospitalières de patients ouvertes sur les fesses ne reste pas inactif sur ces dossiers.
 
Le syndicat a déjà abordé la question du sexisme en Médecine dans la dernière session (Mars 2017) des Assises Nationales des Jeunes Médecins Généralistes et a ouvert sur son site Internet en septembre 2017 un fil d'info concernant le harcèlement sexuel sur des soignantes de la part de patients ou d'autres soignants. Et lors de sa rencontre le 10 janvier 2018, avec le Dr Bouet, président de l'Ordre des médecins, la nouvelle présidente du SNJMG, le Dr Sayaka Oguchi, a présenté la lutte contre le sexisme comme un des axes de travail du syndicat, recevant le soutien du président de l'Ordre pour cette démarche.
 
Aussi, le SNJMG, en tant que syndicat indépendant d'internes de Médecine Générale (comme des autres statuts de Jeunes MG), demande à la direction du CHU de Toulouse, à l'internat de médecine de Toulouse mais aussi aux facultés de médecine de Toulouse (Purpan et Rangueil) de s'impliquer dans une politique de lutte contre toute forme de sexisme.
 
A l'instar de la politique de la faculté de médecine Paris Diderot qu'il soutient, le SNJMG est favorable à un projet comme celui du "comité égalité" mais regrette que ni le CHU ni les facultés de médecine de Toulouse ne communiquent sur le sujet. 

 

Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22