Internes de MG et réforme de l'APL

Le SNJMG a été interrogé la semaine dernière sur la réforme de l'APL qui va particulièrement toucher les nouveaux internes de la promo 2018. Voici en guise de réponse, le point d'information suivant :

 

APL : Définition et conditions d'éligibilité
L' Aide personnalisée au logement (APL) est une aide financière accordée par la Caisse d'allocations familiales (CAF) pour permettre à ceux qui remplissent les conditions pour en bénéficier de réduire le montant de leur loyer ou de leur mensualité de remboursement  de prêt immobilier.

Conditions d'éligibilité :
Certaines sont liées au logement pour lequel l'APL est demandée. D'abord, il doit s'agir d'une résidence principale en France. L'habitation pour laquelle l'APL est requise doit également remplir certains critères de décence et répondre à certaines conditions minimales d'occupation (au moins une pièce principale, une surface habitable de 9 mètres carrés minimum et une hauteur sous plafond minimale de 2,20 mètres ou, à défaut, un volume habitable de 20 mètres cube).
D'autres sont liées au demandeur lui-même. il faut être locataire ou sous-locataire (en cas de sous-location, celle-ci doit être déclarée au propriétaire) d'une habitation conventionnée, c'est-à-dire ayant fait l'objet d'une convention entre son propriétaire (l'organisme en charge de la gestion du logement) et l'Etat. Mais on peut prétendre à l'APL si on est propriétaire, à condition d'avoir bénéficié d'un prêt conventionné ou d'un prêt d'accession sociale, ou si on réside dans un foyer d'hébergemen (type Ehpad, par exemple).Enfin, il faut remplir des conditions de ressources : les revenus ne doivent pas dépasser un certain plafond qui varie en fonction de la composition de votre foyer et de la zone géographique dans laquelle se situe le logement au titre duquel l'APL est sollicitée.
Pour réaliser une simulation d'APL et savoir si on est éligible à l'aide au logement, on peut passer par le site Internet de la CAF, qui met à la disposition des internautes un simulateur.

 

Réforme des APL
Après la baisse de 5 euros mensuels en octobre 2017 et la non revaloristion en fonction de l'indice de référence des loyers à partir d'octobre 2018, les APL seront calculées à partir de 2019 sur la base des revenus en cours et non plus sur ceux d'il y a deux ans.
Toutefois, le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a annoncé le mardi 17 juillet 2018, sur l'antenne de RMC, que la date d'entrée en vigueur du changement du mode de calcul de l'APL prévue en janvier 2019 a été finalement décalée à avril 2019 : "6,5 millions de foyers touchent les APL, je ne veux pas qu’il y ait de bug". Son ministre de tutelle, Jacques Mézard, a précisé à l'AFP : "il faut que le prélèvement à la source soit déjà installé pour avoir une visibilité sur les salaires de janvier, février" (Référence : article de Marianne du 18 juillet 2018).
Rappel : Depuis le 1er octobre 2016, les étudiants dont les parents sont assujettis à l'ISF n'ont plus droit à l'APL  

 

Impact pour les nouveaux internes
Au vu de la réforme, les nouveaux internes en 2018 ne pourront donc pas bénéficier des APL dans les mêmes conditions que les internes des précédentes promotions. Bien sûr, ils ne sont pas les seuls concernés : tous les étudiants qui trouvent un débouché professionnel sont dans le même cas.
Interrogé sur cette question, le ministère de la Cohésion des territoires renvoie aux propos tenus par Jacques Mézard dans les Echos le 24 septembre 2018 : les aides "seront calculées trimestre par trimestre sur la moyenne des douze mois précédents". Ainsi, les étudiants "qui passeront de zéro revenu à un salaire de cadre, supérieur à 2.000 euros par mois, verront leurs aides diminuer mais pas d'un seul coup : elles seront recalculées trimestre par trimestre sur la moyenne des douze mois précédents".

 

"Afterwork" SNJMG le 17 octobre 2018 à Paris

 
 
APERO DINATOIRE DU SNJMG
 
Bonjour,

Le SNJMG vous convie à son AFTERWORK pour lier connaissance et échanger sur nos conditions d'exercice



Le Mercredi 17 Octobre 2018 

Retrouvons nous au bar à partir de 19H :

La Bonne Bière

32 Rue du Faubourg du Temple

75011 Paris,

01.43.57.84.96



C'est le lieu et le moment idéal pour partager un moment convivial

 



N'hésitez pas à nous contacter :
SNJMG
info@snjmg.org
07.71.05.13.81

Accès à l'IVG : Les jeunes médecins généralistes prêts à participer à une réponse médicale sur tout le territoire

Le SNJMG (1), syndicat indépendant des internes, remplaçants et jeunes installés (ou salariés) en Médecine Générale, avait réagi très rapidement (2) aux propos sur l'IVG du Dr De Rochambeau, président du SYNGOF (3), repris dans l'émission "Quotidien" diffusée le 11 septembre 2018 sur "TMC".
 
Mais suite à différentes déclarations du Dr De Rochambeau  en son nom personnel et au nom du SYNGOF (que le SNJMG avaient retranscrites en post-scriptum de son communiqué de presse), la polémique semblait en grande partie vidée de sa substance : le SYNGOF se désolidarisait des propos du Dr De Rochambeau et réaffirmait le droit à l'IVG alors que le Dr De Rochambeau précisait qu'il s'était exprimé à titre personnel et qu'en tant que président du SYNGOF, il rappelait, explicitement, le cadre légal de la clause de conscience et il soutenait, implicitement, ce droit à l'IVG, en ne portant aucun jugement moral sur les femmes concernées.
 
Mais, le 27 septembre 2018, le Conseil d'Administration du SYNGOF renouvelait "sa confiance" à son président, le Dr De Rochambeau (4). Quelle volte-face pour ce syndicat qui s'était publiquement désolidarisé des propos tenus par son président !
 
Et le 1er octobre 2018, sur "Public Sénat"(5), le Dr De Rochambeau déclarait, en tant que président du SYNGOF invité à s'exprimer dans l'émission "Sénat 360" : "Les médecins qui seraient contraints, parce qu'on n'admettrait pas leur clause de conscience, ont un grand risque de maltraiter les patientes qui ont besoin d'être aidées". Voilà donc un président de syndicat médical qui évoque le risque de maltraitance des patientes si les médecins consultés sont contraints de respecter les droits de celles-ci !
 
Le SNJMG qui considère l’IVG comme un droit à faire respecter dans les meilleures conditions s'alarme de telles prises de position, surtout dans un contexte mondial de remise en question de ce droit. Pour assurer ce droit partout en France, le SNJMG émet une série de propositions concernant l'information des femmes, la formation des médecins et la valorisation des actes d'IVG :
·   établissement d'une carte officielle établie par la DGOS et régulièrement mise à jour, recensant tous praticiens pratiquants des IVG (médicamenteuses et chirurgicales)
·   Inclusion dans cette liste des gynécologues (médicaux et obstétriciens) pratiquant les IVG mais aussi des médecins généralistes y participant (notamment pour les IVG médicamenteuses)
·   large médiatisation de cette carte auprès des patientes
·   renforcement des items d'orthogénie dans le programme du deuxième cycle des études médicales
·   création d'une formation spécialisée transversale (FST) d'orthogénie commune au troisième cycle des gynécologues obstétriciens, des gynécologues médicaux et des médecins généralistes
·   renforcement de l'orthogénie dans la formation continue (offre de diplômes universitaires - DU et DIU - et thème prioritaire de Développement Professionnel Continu - DPC)
·   revalorisations tarifaires des actes d'IVG médicamenteuses et chirurgicales


Le SNJMG se déclare disponible auprès du ministère de la Santé pour participer aux débats avec les organisations de médecins ou de patientes concernés préalables à la mise en place de telles mesures. 
 
Contact presse : Sayaka Oguchi
presidente@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 
 
(1) : Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(2) : Communiqué du  SNJMG (12 septembre 2018)
(3) : Syndicat des Gynécologues Obstétriciens de France
(4) : Communiqué du SYNGOF (28 septembre 2018)
(5) : Emission "Sénat 360" (01 octobre 2018) 

 

Internat de MG à Paris - Ile de France : Choix de stages hospitaliers

Les choix de stages hospitaliers pour Paris -Ile de France se déroulent dans les locaux de l'ARS du 09 au 16 octobre 2018.

Les stages proposés aux choix sont issus de la réunion de la commission de répartition du 1er octobre 2018.

Toutes informations pratiques (lieu des choix, postes proposés initilalement et postes vacants en temps réel) sont disponibles sur le site Internet de l'ARS d'Ile de France.

Si vous allez choisir votre stage hospitalier, vous pouvez contacter le SNJMG via Internet pour toute demande d'information avant votre passage aux choix.

Sinon, le SNJMG est présent pendant toute la durée des choix pour vous informer et enregistrer votre (ré) adhésion au syndicat. N'oubliez pas de demander votre pack de rentrée à l'occasion de cette (ré) adhesion !

Rappel : le SNJMG est le seul syndicat d'IMG à ne jamais avoir eu de lien ni direct ni indirect avec les laboratoires pharmaceutiques ; c'est même l'une de ses raisons d'être ! Toute adhésion au SNJMG constitue donc un acte symbolique de soutien à l'indépendance médicale et elle fournit au syndicat les moyens financiers nécessaires à son action au profit des IMG !

 

Vaccination contre la grippe : Hyperinflation pour les vaccins 2018-2019 !

 

Samedi 6 octobre 2018, débute la campagne 2018 2019 de vaccination contre la grippe.

Une nouveauté cette année : des vaccins quadrivalents (1) sont pris en charge par l'Assurance maladie. Jusqu'à l"année dernière, seuls les vaccins trivalents (2) étaient pris en charge, même s'il existait déjà des vaccins quadrivalents.

Mais cette nouveauté se traduit en pratique par une bizarrerie.

D'une part, il y a 3 vaccins quadrivalents (InfluvacTetra  - FluarixTetra - VaxigripTetra) pour un seul vaccin trivalent (Influvac).

Mais surtout, il s'avère que ce vaccin trivalent ne sera pas disponible en officine (3) ; il ne sera fourni que dans certaines collectivités qui ont déjà passé commande de ce vaccin directement auprès du laboratoire Mylan. 

Au final, seuls seront disponibles en officine les 3 vaccins quadrivalents.

Il serait logique de se dire que : "plus, c'est mieux". Mais ce n'est pas ici prouvé scientifiquement, du moins à ce jour.

Jusqu'en 2017, les vaccins quadrivalents ne faisaient pas l'objet en France de recommandation particulière.

Et pour cause : dans un avis du 9 septembre 2016, le Haut Conseil de la Santé Publique estimait que "les données épidémiologiques et virologiques disponibles à ce jour en France n'apportent pas d'éléments nouveaux permettant, en l'absence de données d'efficacité clinique comparatives, de privilégier l'utilisation des vaccins quadrivalents par rapport aux vaccins trivalents inactivés, ni d'identifier une ou des populations chez lesquelles ce vaccin pourrait être recommandé de façon préférentielle." 

Et les 3 vaccins quadrivalents pris en charge cette année ne modifient en rien la situation. En effet, la Haute Autorité de Santé a estimé dans ses avis des 07 mars et 11 juillet 2018 que : "Au vu des données disponibles, ils n’apportent pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport aux vaccins trivalents inactivés disponibles indiqués dans la prévention de la grippe".

Suite à ces avis scientifiques, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) interpelle le gouvernement sur les modalités de prise en charge des vaccins contre la grippe.

Car, s'il n'existe, à ce jour, aucune différence en terme de service médical rendu entre vaccin tri et quadrivalents, le SNJMG remarque que le coût à la collectivité sera près du double : 5.18 euros le flacon pour le vaccin trivalent contre 10.11 euros le flacon pour les quadrivalents ! 


NB : le SNJMG a publié sur son site Internet une fiche pratique sur la vaccination contre la grippe à destination des (jeunes) médecins généralistes

Contact presse : Sayaka Oguchi
president@snjmg.org - 07 61 99 39 22
 
(1) : Elaborés à partir de deux virus grippaux des deux lignées de type A et de deux virus grippaux des deux lignées de type B
(2) : Elaborés à partir de deux virus grippaux des deux lignées de type A et d'un seul virus grippal de lignée de type B
(3) : Tweet d' Eric Douriez, pharmacien
 

Vaccination anti grippale 2018-2019 en Metropole

Mis à jour le jeudi, 18 octobre 2018

 

1- Cadre national et international de la vaccination

 

Cadre international :

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) édite chaque année une recommandation sur la composition des vaccins, en février pour l’hémisphère Nord et en septembre pour l’hémisphère Sud. 

La composition du vaccin contre la grippe est actualisée chaque année en fonction des souches qui ont circulé majoritairement durant l’hiver précédent et qui sont les plus susceptibles d’être présentes lors de l’hiver suivant.

Le 02 mars 2018, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé la composition recommandée des vaccins trivalents contre la grippe pour la saison grippale 2018-2019 dans hémisphère nord. Les vaccins doivent contenir les virus suivants :

  • Souche A/Michigan/45/2015 (H1N1)pdm09 : sans changement ;
  • Souche A/Singapore/INFIMH-16-0019/2016 (H3N2) : nouvelle souche en remplacement de la souche A/Hong Kong/4801/2014 (H3N2) utilisée lors de la saison précédente ;
  • Souche B/Colorado/06/2017 (lignée B/Victoria/2/87) : nouvelle souche en remplacement de la souche B/Brisbane/60/2008 utilisée lors de la saison précédente) ;

Il est recommandé que les vaccins quadrivalents, qui contiennent deux virus grippaux des deux lignées de type B (lignées Victoria et Yamagata) contiennent les trois virus ci-dessus et un virus B / Phuket / 3073 / 2013 (lignée Yamagata/16/88). Cette souche était contenue dans le vaccin trivalent de la saison 2015-2016.

 

Rappel : Dans la nomenclature utilisée pour définir ces souches, on trouve dans l'ordre la lettre (A ou B) désignant le type de virus grippal, le lieu d'isolement de la souche virale, le numéro de la souche, l'année d'isolement puis, pour les virus de type A uniquement, l'année d'isolement.

 

Il faut environ deux semaines après avoir été vacciné pour être protégé.

Une seule injection d'une dose pleine (0.5ml) annuelle suffit pour les personnes agées de plus de 9 ans.

Schema vaccinal pour les moins de 9 ans: 

- De 6 mois à 35 mois :

Pour les trivalents :
Primovaccination : 2 demi-doses à un mois d'intervalle (0,25 ml chacune)
Sinon : 1 demi-dose (0,25 ml)

Pour les quadrivalents :
Primovaccination : 2 doses à un mois d'intervalle (0,5 ml chacune)
Sinon : 1 dose (0,5 ml) 

- De 3 à 8 ans :
Primovaccination : 2 doses à un mois d'intervalle (0,5 ml)
Sinon : 1 dose (0,5 ml)

 

NB : Comme l'a précisé en 2015 le ministère de la Santé en France, des études ont montré que la persistance des anticorps induits par la vaccination peut aller de 6 mois à 8-9 mois pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les anticorps persistant plus longtemps chez les personnes plus jeunes. Ce qui veut dire que des personnes vaccinées en octobre devraient être protogée pendant toute la période à risque (le risque de défaut de couverture n'apparaissant qu'en cas d'épidémie extrémement tardive, en avril par exemple)...

 

 

Cadre national :

 

Liste des indications ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l'assurance maladie :

• les personnes âgées de 65 ans et plus.

• les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse ;

• les personnes, y compris les enfants à partir de l’âge de 6 mois, atteintes des pathologies suivantes :
- affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l’ALD 14 (asthme et BPCO) ;
- insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ;
- maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l’ALD mais susceptibles d’être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyper-réactivité bronchique ;
- dysplasies broncho-pulmonaires ;
- mucoviscidose ;
- cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ;
- insuffisances cardiaques graves ;
- valvulopathies graves ;
- troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ;
- maladies des coronaires ;
- antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
- formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot) ;
- paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique ;
- néphropathies chroniques graves ;
- syndromes néphrotiques ;
- drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ;
- diabètes de type 1 et de type 2 ;
- déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches
hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement
immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines ; personnes infectées par le
VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique ; 
- maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose ;

• les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2, sans pathologie associée ou atteintes d’une pathologie autre que celles citées ci-dessus ;

• les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement quel que soit leur âge ;

• l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho-dysplasie, et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée (cf. supra).

• les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec des personnes à risque de grippe sévère.

• les personnels navigant des bateaux de croisière et des avions et personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs (guides). 

 

Les vaccins sont pris en charge par l'Assurance Maladie uniquement pour les bénéficiaires de la campagne anti grippe et pendant la durée de celle ci (du 06 octobre 2018 au 31 janvier 2019).

Si un médecin souhaite prescrire le vaccin à un patient non ciblé par la campagne, il doit porter sur l'ordonnance la mention NR (non remboursable).

Liste des vaccins officiellement pris en charge (avec leur prix) :

- Influvac (5.18 euros),

- InfluvacTetra (10.11 euros),

- FluarixTetra (10.11 euros),

- VaxigripTetra (10.11 euros).

 

Remarques :

- Tous les vaccins admis au remboursement par la Sécurité Sociale sont inactivés, sans virus vivant, et sans adjuvant lipidique,

- Le vaccin grippal tetravalant vivant atténué administré par voie nasale FLUENZ TETRA peut être utilisé chez les enfants âgés de 2 ans à 17 ans. Le schéma vaccinal comporte l’instillation de 0,1 ml de vaccin dans chaque narine. Comme tout vaccin vivant, le vaccin FLUENZ TETRA ne doit pas être administré aux enfants ou adolescents qui sont immunodéprimés ou qui ont dans leur entourage une personne immunodéprimée. Ce vaccin est disponible dans les pharmacies d'officine sur prescription médicale.

- Le seul vaccin trivalent théoriquement pris en chage (Influvac) ne sera pas disponible en officine !

Ce qui se traduit de facto par une hausse de près du double du montant de prise en charge de la vaccination par les pouvoirs publics :

 

 

En pratique, deux situations peuvent se présenter pour un patient majeur :
1. Il a reçu son bon de prise en charge envoyé par l'Assurance Maladie.
Toutes les personnes majeures éligibles à la vaccination, qu'elles aient déjà été vaccinées ou non les années précédentes, peuvent retirer leur vaccin à la pharmacie sur présentation de leur bon de prise en charge et se faire vacciner par le professionnel de leur choix : infirmier, médecin, sage-femme (pour les femmes enceintes et l'entourage du nourrisson).

Cette année, dans 4 régions expérimentatrices (Auvergne-Rhône-Alpes - Nouvelle Aquitaine - Occitanie - Hauts de France), la vaccination peut être faite par un pharmacien.
2. Il correspond à un cas particulier remarqué par le HCSP.

Depuis 2012, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande que soient vaccinés contre la grippe saisonnière :

- les femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse ;

- les personnes obèses avec un IMC ≥ 40 kg/m2 ;

- l’entourage familial des nourrissons âgés de moins de 6 mois et présentant des facteurs de risque de grippe grave

Tout patient correspondant à un de ces trois cas doit en parler à son médecin traitant qui pourra lui prescrire le vaccin antigrippal en l'absence de contre-indication et lui éditer un imprimé de vaccination gratuite vierge sur son compte "espacepro-cps.ameli.fr" (NB : voici un lien accessible aux médecins remplaçants : grippe.pdf). Le patient passe alors chez son pharmacien qui lui remet gratuitement le vaccin puis se fait vacciner par le professionnel de son choix : infirmier, médecin, sage-femme (pour les femmes enceintes et l'entourage du nourrisson).

Cette année, dans 4 régions expérimentatrices (Auvergne-Rhône-Alpes - Nouvelle Aquitaine - Occitanie - Hauts de France), la vaccination peut être faite par un pharmacien. 

 

 

NB 1 : Depuis 2008, les patients de plus de 18 ans, déjà vaccinés antérieurement contre la grippe, peuvent être vaccinés par un(e) infirmier(e) libéral(e) sans prescription médicale (la prescription préalable du médecin reste nécessaire pour les patients de moins de 18 ans). 

NB 2 : Les personnes qui ont déjà fait une réaction allergique sévère à l'ovalbumine ou à une vaccination antérieure doivent continuer à bénéficier d’une prescription médicale avant de se faire vacciner.

 

 

La cotation de l'acte de vaccination est : K1= 1,92€, non cumulable avec G(S) pour les médecins généralistes (NB : la plupart du temps, la vaccination est inclue gratuitement à une consultation standard)

 

 

Cas particulier ; vaccination des médecins généralistes

L'Assurance Maladie (CNAMTS + MSA + RSI) a adressé fin septembre aux professionnels de santé libéraux en contact avec des sujets à risque sévère et des personnes infectées un courrier d’invitation à la vaccination anti grippale auquel est joint un bon nominatif de prise en charge du vaccin.

Ce bon est également disponible en téléchargement depuis le compte ameli du professionnel de santé.

Comme les années précédentes, nous rappelons que les médecins remplaçants (qui ne recoivent pas le courrier de l'Assurance Maladie et ne disposent pas de compte ameli) peuvent toutefois :

- récupérer, avec son accord, le vaccin d'un médecin remplacé qui a décidé de ne pas se faire vacciner, 

- utiliser un imprimé de vaccination gratuite vierge que nous mettons à leur disposition : grippe.pdf (mise à disposition en accord avec l'Assurance Maladie).

 

 

Rappel pour les médecins généralistes : La vaccination contre la grippe saisonnière est retenue comme l'un des indicateurs de la rémunération sur objectif de santé publique (Rosp). L'objectif à atteindre est la vaccination de 75 % des patients de 65 ans ou plus et des patients de 16 à 64 ans en ALD vous ayant déclaré comme médecin traitant. Le calcul est réalisé à partir des vaccins remboursés sans tenir compte de l’effecteur de l’injection. 

 

2- Utilité de la vaccination

 

Les autorités sanitaires françaises considérent la vaccination comme la principale mesure de prévention de la grippe. Leur politique vaccinale vise à protéger les personnes pour lesquelles la grippe peut être grave. Pour ces personnes, l’objectif est avant tout de réduire le risque de décès et de complications graves en cas de grippe.

Les autorités sanitaires françaises précisent que l’efficacité du vaccin est variable selon les années, selon les souches et selon les âges mais reste globalement modérée. (Ref.)

Le HCSP précise en 2014 : "La politique de vaccination contre la grippe des personnes âgées a été mise en place sans qu’il existe d’éléments scientifiques robustes démontrant l’efficacité des vaccins grippaux dans ce groupe de population. Les études de cohorte utilisées pour justifier a posteriori cette recommandation sont entachées de biais qui majorent l’efficacité du vaccin. La réduction de la mortalité toute cause confondue, observée dans tous les pays industrialisés ne peut pas,pour l’essentiel, être attribuée à la vaccination anti grippale. Par contre, les données demortalité attribuable à la grippe montrent une efficacité proche de 50 % (47 % dans l’étude de Fireman et al. [27]) (...) Cependant, même une efficacité vaccinale de l’ordre de 50 % sur l’excès de mortalité lié à la grippe, estimé entre 5 à 10 %, correspondrait à la prévention de plusieurs milliers de décès liés à la grippe chaque année en France. Au vu du profil de tolérance des vaccins, la balance bénéfice/risque apparaît donc largement en faveur du maintien de la stratégie de vaccination des sujets âgés."

Documentation complémentaire :

Affichette "Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière"(PDF - 222.6 ko)

Cinq idées reçues sur la vaccination contre la grippe saisonnière (PDF - 186.6 ko)

Vaccination contre la grippe saisonnière. Questions/réponses Professionnels de santé (PDF - 227.8 ko)

Avis et rapport relatif à l’efficacité de la vaccination contre la grippe (PDF - 1.2 Mo)

Avis du Haut conseil de la Santé publique relatif à la vaccination contre la grippe saisonnière chez les personnes atteintes d'une hépatopathie chronique avec ou sans cirrhose (PDF - 138.6 ko)

Avis du Haut conseil de la Santé publique relatif à l'actualisation de la vaccination contre la grippe saisonnière dans certaines populations : femmes enceintes et personnes obèses (PDF - 113.8 ko)

 

 

Evaluation par les autorités sanitaires de l'efficacité du vaccin :

NB : Au Quebec, l’efficacité très variable du vaccin contre la grippe au cours des dernières années (en 2014-2015, le taux d’immunisation contre l'épidémie a même été officiellement reconnu de 0 %) soulève des questions sur la pertinence du programme de vaccination, si bien qu’un comité scientifique a été mis en place en septembre 2016 pour faire le point (Ref.). Fin 2017, le comité scintifique n'avait toujours pas publié de résultat issus de ses travaux mais l'efficacité au Canada du vaccin anti grippal en 2016-2017 a été officiellement évalué à 42 %.

 

Toutes les sources indépendantes disponibles (NB : depuis le changement de politique d'indépendance de Cochrane en Septembre 2018, nous ne citerons ici que les avis de Cochrane antérieurs à Septembre 2018) s'accordent sur la modeste efficacité du vaccin : au mieux, un peu plus de 50% soit deux fois moins de grippe chez les sujets vaccinés.

Selon la Collaboration Cochrane (Synthèse de la Cochrane collaboration éditée en 2010 et mise à jour en 2012), si la vaccination permet peut-être d’éviter une grippe sur deux, il n’existe aucune preuve que le vaccin soit efficace sur les complications de la grippe et notamment les décès. Dans le cas des nourrissons, la Collaboration Cochrane précise en 2012 : "In children under the age of two, the efficacy of inactivated vaccine was similar to placebo". Pour ce qui est spécifiquement des adultes, la synthese Cochrane publiée le 17 février 2010 juge que "les preuves disponibles sont de mauvaise qualité et ne donnent aucune indication quant à l'innocuité, l'efficacité potentielle et réelle des vaccins anti grippaux pour les personnes de 65 ans et plus". La revue Cochrane publiée le 14 mars 2014 conclue : "Influenza vaccines have a very modest effect in reducing influenza symptoms and working days lost in the general population, including pregnant women. No evidence of association between influenza vaccination and serious adverse events was found in the comparative studies considered in the review". Et dans ces mises à jour du 1er février 2018, les synthèses Cochrane restent sévères pour les vaccins actuels (ex : "L'impact des vaccins contre la grippe chez les personnes âgées est modeste").

Aux USA, un rapport publié le 02 octobre 2012 par un organisme indépendant, le CIDRAP (Center for Infectious Disease Control and Policy) de l’Université du Minnesota, estime que la protection apportée par les vaccins contre la grippe saisonnière, est largement exagérée sinon erronée. Après avoir examiné les études d’efficacité de 1967 à 2012, les auteurs du rapport constatent que les vaccins anti grippaux trivalents inactivés injectables (VTI) :

• Protègent les adultes en bonne santé de 18 à 64 ans à un taux d’environ 59 pour cent,
• Manquent de preuves cohérentes de protection chez les enfants âgés de 2 à 17 ans,
• Ne possèdent que des preuves incohérentes vis-à-vis de la protection des adultes de 65 ans et plus.

En Grande Bretagne, un article du BMJ publié en 2013 conclue : "The level of evidence to support risk factors for influenza related  complications is low and some well accepted risk factors, including  pregnancy and ethnicity, could not be confirmed as risks". Et, la médecin généraliste, Margaret McCartney, précise dans un article publié encore une fois par le BMJ en 2014 : "The evidence is uncertain among people with asthma 9; however, flu vaccination does seem to usefully reduce exacerbations in people who have chronic obstructive pulmonary disease 10"

En Espagne, en 2017 et 2018, le discours de médecins militants pour l'indépendance médicale est très radical :

En France, trois médecins généralistes, militants de l'indépendance médicale, se sont penchés sur la question de l'intérêt de la vaccination contre la grippe.

Dans l'article récapitulatif pour Atoute.org (fait en 2010 et mis à jour en 2012), Dominique Dupagne précise que "le vaccin permet de diminuer au mieux par deux la probabilité d’être alité et incapable de travailler plusieurs jours, tous les dix ou quinze ans". Et en octobre 2015, toujours sur atoute.org, il rappelle : "Se vacciner tous les ans contre la grippe induit une immunité modeste et éphémère. La maladie grippale apporte au contraire une immunité forte, durable, et étendue à des virus grippaux proches de celui ayant provoqué la maladie. Priver durablement des adultes d’une immunité naturelle pourrait avoir des conséquences graves lors de leur grand âge". Et, dans la version actualisée publiée le 05 octobre 2017, il précise : "La vaccination annuelle chez des sujets de moins de 80 ans en bonne santé et/ou souffrant d’une affection chronique peu menaçante (comme le diabète de type 2) pourrait exposer à des risques graves qui ne sont pas pris en compte (...) Un autre argument plaide pour l’utilisation volontairement limitée du vaccin grippal : le meilleur moyen de sélectionner un virus mutant est d’opposer un obstacle au virus "standard". Cela s’appelle de la "pression sélective". Si un grand nombre de français sont vaccinés, cette pression sélective favorisera obligatoirement l’émergence de virus grippaux mutants, résistants aux anticorps induits par le vaccin, suivant un mécanisme comparable dans son principe aux résistances bactériennes induites par les antibiotiques. Étendre la vaccination, c’est menacer l’efficacité du vaccin pour ceux qui en ont vraiment besoin."

Dans son analyse de Décembre 2012, Recommandations vaccinales: Avis d'experts, Jean Claude Grange estime que ni l'obésité ni la profession de médecin généraliste ne sont des indications pour la vaccination. Dans un autre billet, publié le 20 novembre 2014, Jean Claude Grange rappelle que "les preuves d'efficacité manquent pour la vaccination des personnes âgées de 65 ans et plus et pour celle des personnels de santé dans le but de protéger les patients fragiles" et décortique le rapport 2014 du HCSP (évoqué plus haut) en réponse à la saisine de la DGS (en rappelant les - conséquentes - déclarations publiques d'interet - DPI - des membres du groupe de travail, auteur du rapport du HCSP).

Enfin, le Dr le Flohic, dans un billet de blog publié le 17 janvier 2017, estime : "Les études a postériori (INVS/BEH) en réanimation nous montrent la dangerosité des virus grippaux, et doivent inciter à la vaccination des personnes à risque, même si la protection est relative [Mais,] dans l'attente de vaccins plus polyvalents (ciblant des sites non sujets à mutations annuelles), il faut s'interroger sur la pertinence de la vaccination grippe dans les populations non à risque". Et le 06 janvier 2018, il précise pour la vaccination des résidents en EHPAD : 

Du coté des revues indépendantes francophones :

Selon la revue Prescrire :

- "la vaccination grippale des patients dont la fonction hépatique est altérée de manière chronique apparaît raisonnable". (Ref)

- "Se faire vacciner contre la grippe après 65 ans semble éviter des complications graves surtout chez les personnes les plus fragiles. La vaccination de l'entourage proche limite aussi la transmission du virus. Sans oublier les mesures d'hygiène simple". (Ref)

Selon la revue Minerva :

- "L’efficacité de la vaccination contre l’influenza du personnel de maison de repos avec comme objectif la prévention de complications de la grippe parmi les résidents telle une hospitalisation ou le décès par pneumonie n’est pas montrée". (Ref)

 

Cas particulier : Vaccination des personnels de santé

Dans le sens des conclusions de Minerva et des propos de Jean Claude Grange, il n'y a pas, selon une étude publiée par le CDC le 20 juillet 2012, de référence scientifique indépendante démontrant l'intérêt de vacciner les professionnels de santé pour protéger les patients qu'ils soignent. Depuis cette étude du CDC, une publication Cochrane en date du 02 juin 2016 s'est interessée à la "vaccination antigrippale des professionnels de santé qui s'occupent de personnes âgées de 60 ans ou plus vivant dans des établissements de soins de longue durée". Cette publication conclue : "Les résultats de notre revue n'ont pas identifié de preuves concluantes d'un bénéfice des programmes de vaccination des PS sur les critères de jugement spécifiques de la grippe confirmée en laboratoire, de ses complications (l'infection des voies respiratoires inférieures, l'hospitalisation ou le décès dû à une maladie des voies respiratoires inférieures), ou de la mortalité toutes causes confondues chez les personnes de plus de 60 ans qui vivent dans des établissements de soins. Cette revue n'a trouvé aucune information concernant d'autres interventions qui peuvent être coordonnées avec la vaccination des travailleurs de santé : le lavage des mains, le port de masques faciaux, la détection précoce de la grippe confirmée en laboratoire, la quarantaine, le report des admissions, les antiviraux et la recommandation aux professionnels de santé avec la grippe ou un syndrome d'allure grippale (SAG) de ne pas venir au travail. Cette revue ne fournit pas de preuves raisonnables pour soutenir la vaccination des professionnels de santé pour prévenir la grippe chez les personnes âgées de 60 ans ou plus résidant dans des ESLD. Des ECR de bonne qualité sont nécessaires pour éviter les risques de biais méthodologiques identifiés dans cette revue et pour tester ces interventions en combinaison". Enfin, une étude publiée le 27 janvier 2017 dans PLoS One (study) conclue : "Health worker flu vaccine data insufficient to show protection for patients", ce qui fait dire à Michael Osterholm, directeur du Center for Infectious Disease Research and Policy (CIDRAP) à l'University of Minnesota : "We have to make public health recommendations based on good science (...) but we do not have the justification to take punitive action against healthcare workers if they don't get vaccinated.” (Ref.)

 

Cette question de la vaccination des médecins est un nouveau sujet de débat en France depuis 2017 :

 

NB : A signaler également ce rappel historique fait par Christian Lehmann sur la gestion de la grippe et de la vaccination en France :

 

Documentation complémentaire :

Article de la Revue Prescrire sur la vaccination 2017-2018 (réservé aux abonnés)

Revue de presse sur les vaccinations antigrippales depuis 2010 

 

3- Risques de la vaccination

 

- Vaccins contre la grippe saisonnière :

Selon l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), "Plus de cinquante années d’utilisation dans le monde de ces vaccins trivalents en confirment la sécurité d’emploi". Les effets indésirables les plus fréquents sont des effets bénins et transitoires comme des réactions au site d’injection (douleurs et rougeurs), voire des réactions systémiques telles que des douleurs musculaires, des malaises, des céphalées et/ou une fièvre légère. La survenue de réactions allergiques graves demeure quant à elle extrêmement rare (<1 cas/million de doses vaccinales). (Ref.)

- Vaccin USA contre la grippe porcine de 1976 :

Si une association entre la vaccination antigrippale et la survenue d’un syndrome de Guillain-Barré, affection auto-immune neurologique, a été évoquée en 1976 aux Etats-Unis lors d’une campagne de vaccination de 45 millions de personnes contre la grippe porcine, une revue de la littérature montre que ce risque est rare. Il ne concerne en effet qu’un cas de plus par million de personnes vaccinées par rapport à la fréquence attendue dans la population adulte. En revanche, la grippe est considérée comme un des facteurs de risque possible du syndrome de Guillain-Barré avec une incidence de l’ordre de 4 à 7 pour 100 000 sujets grippés. (Ref.)

- Vaccins contre la grippe A(H1,N1)2009 :

Voir la revue de presse : Quid du vaccin contre la grippe A ?

 

 

Signalons pour terminer cette étude US de 2017 :

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Internat de MG à Paris - Ile de France : Commission de répartition des stages

Baisse importante du nombre d'internes en 2017, légère augmentation en 2018.

Hausse des stages ambulatoires et baisse des stages hospitaliers.
Phase socle : 60 postes non pourvus (inadéquation + erreurs d'évaluation des besoins de formation)
Ancien régime : 120 non pourvus (inadéquation + évaluation des besoins de formation)
446 entrées au DES (ECN) avec quelques variations, moins les stages ambulatoires (97) soit 404 postes à mettre au choix pour la phase socle.
326 approfondissement + 632 ancien régime, 401 stages ambulatoires soit 587 postes hospitaliers à pourvoir.

Pour les choix prochains : hausse des besoins pédiatrie / gynéco du fait de la réforme.
Pour permettre aux anciens régimes de faire leur stage en pédiatrie : grosse inadéquation sur la pédiatrie.
Grosse baisse sur polyvalent. Retrait des postes pas pris aux 3 derniers semestres. Fermeture des services si ligne de garde non tenable.
Bascule de beaucoup de postes intramuros et CHU socles vers ancien régime (équité et validation CHU)
Nouveau dispositif pour les recalés de phases socle en difficulté (6) : surnombre validant dans des services avec une offre pédagogique adaptée et volontaires.

Inquiétude que l'inadéquation pèse essentiellement sur la périphérie.
Proposition de pondérer l'inadéquation périph-Paris sur l'IDF par coordination des Doyens.
Proposition plutôt d'améliorer l'attractivité des stages de périphérie (internat, stages couplés ville-hôpital)

NB 1 : Dr. OUAZANA a rappelé que beaucoup de MSU ne sont pas payés depuis un an, ce qui n'aide pas la coordination du DES à garder les MSU et à en recruter de nouveaux (Précison du SNJMG : nous demandons que tous les MSU soient payés le plus rapidement possible et soutenons les revendications en ce sens de la coordination du DES).

NB 2 : L'ARS a annoncé que les postes offerts aux choix seraient publiés dans la semaine (Rappel du SNJMG : nous demandons depuis longtemps à l'ARS que cette publication intervienne dans les 48 heures suivant la commission de répartition mais jusqu'aux derniers choix du printemps 2018, l'ARS a pris l'habitude de ne les publier que 2 jours avant les choix)

Documentation :

Presentation-commission.ppt

Addendum du 03 octobre 2018 :

Comme le SNJMG le lui demandait, l'ARS a publié, dans les 48 heures suivant la commission, la liste officielle des postes hospitaliers proposés pour les choix de la semaine prochaine !

Tableau-repartition-octobre18 -VF.xls

 

Internat de MG à Paris - Ile de France : Echanges de facultés

Conformément à l'info donnée au SNJMG vendredi dernier, la coordination du DES de MG de Paris a révélé ce matin les affectations dans les facultés de la subdivision.

Le SNJMG rappelle la coordination du DES de MG de Paris offre la possibilité aux internes d’échanger de faculté, s'ils ne sont pas satisfaits de leur affectation.

Attention : L’échange ne sera possible pour un interne que si un autre interne affecté dans la faculté désirée souhaite être affecté dans la faculté que le premier interne souhaite quitter. Il sera effectué en fonction du rang de classement ECN. La réponse à la demande d’échange est communiquée dans un délai dépendant du nombre de demandes reçues, après accord des deux départements de Médecine Générale.

Aussi, pour donner le maximum de chances à ces demandes d'échanges, le SNJMG organise une bourse préalable à la procédure officielle.

Si vous êtes intéressé(e), que vous soyez ou non membre du SNJMG, merci de contacter notre secrétariat en indiquant : 

Nom, Prénom, classement ECN, faculté d'affectation et facultés désirées (par ordre de préférence)

Nous vous contacterons par retour de courriel, sitôt qu'un(e) interne pourra correspondre à votre demande d'échange...

 

NB : Historique des modalités d'affectations des nouveaux IMG dans les facultés de Paris Ile de France

Depuis 2004 (premiere session des ECN), l’affectation facultaire se faisait dans la suite logique des ECN : suivant le classement ECN des futurs IMG et en fonction de l'ordre de préférence des facs de chacun.

Les DMG se sont plaints de ce principe et ont mis en place via la coordination du DES un système de tirage au sort intégral afin d’harmoniser au mieux les affectations en Ile-de-France.

Ce système mis en place en 2014, sans concertation préalable des syndicats d'internes (SRP-IMG et SNJMG) a été imédiatement dénoncé par ceux ci mais il n'y eu pas de mouvement de protestation des nouveaux IMG l'année de la mise en place de ce système et il a donc été utilisé cette année là.

Depuis 2015, afin de répondre pour partie à la position des syndicats d'IMG, la coordination du DES a mis en place un algorythme mixant, progressivement suivant le classement ECN, les préférences des futurs IMG et une part aléatoire, seul(e) le/la premier(e) étant sûr d'obtenir la faculté de son choix...

 

Internat de MG à Paris - Ile de France : Difficultés pour les affections dans les différentes facultés

Suite à notre réunion d'accueil des nouveaux IMG de Paris - Ile de France, nombre de ces futurs IMG ont contacté le SNJMG à propos des retards dans l'annonce des affectations dans les différentes facultés de la subdivision.

Le SNJMG a donc contacté le 28 septembre 2018 la coordination du DES de MG pour connaître le pourquoi de ces retards :

Ces retards proviennent de problèmes d'inscription de certains étudiants sur le site du DES de MG. Tous les futurs IMG affectés par le CNG sur Paris - Ile de France ne sont donc pas encore inscrits sur le site du DES et c'est ainsi que tout le processus d'affectation est bloqué. Les équipes du DES de MG travaillent depuis mercredi sur le problême et vont travailler tout le week end afin d'annoncer lundi les répartitions dans les facultés de tous les futurs IMG affectés sur Paris - Ile de France par le CNG.

NB : Pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter via notre secrétariat.