grande enquête sur les connaissances et aspirations concernant les divers modes d'exercices de la médecine générale.

Bonjour,

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) lance une grande enquête auprès des étudiant•es en médecine, des internes et des remplaçant•es en médecine générale sur leurs connaissances et aspirations concernant les divers modes d'exercices de la médecine générale.

 

Vous êtes concerné.e? Cette enquête est très courte et ne vous prendra que quelques minutes, mais votre contribution est essentielle.

 

Comment imaginez-vous votre futur professionnel?

 

Lien vers le questionaire:

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScYXrmSpdsperkaxaJVMeMg6uoxMZESg24AqiODEmxeO2pzDQ/viewform?fbzx=-4583383640438735367

 

Nous vous remercions pour votre participation.

 

Le SNJMG

Répression des drogues, et si on réfléchissait un beuh?

Emmanuel Macron a déclaré le 19 avril qu’il faut agir dans la lutte contre les drogues « à tous les niveaux : le grand trafic, le petit deal, la consommation », en centrant son discours sur la sécurité et la répression. Il s'est aussi positionné contre la dépénalisation du cannabis à usage récréatif. 

 

Depuis des années, la France fonce droit dans le mur.
Alors que la plupart des pays européens, données scientifiques à l'appui, abandonnent les politiques répressives inefficaces et néfastes, la France fait preuve d'un entêtement stupéfiant. Récemment, AIDES, la Fédération Addiction, Médecins du monde et bien d’autres ont rappelé que les mesures répressives s’empilant depuis des années n’ont pas « le moindre effet sur le niveau de consommation en France, ni sur l’ampleur de la circulation des produits ». 

 

La répression en France est non seulement archaïque et moralisatrice, mais également raciste. En effet, la prohibition des drogues permet de stigmatiser des populations issues de l’immigration. Ciblant les personnes racisées, ces contrôles aboutissent à leur surreprésentation dans les prisons, pour des faits mineurs de consommation et/ou de possession de drogue: « Les hommes noirs et arabes représentent les deux tiers de l’ensemble des détenus et même plus des trois quarts des moins de 30 ans » (Didier Fassin, L’Ombre du monde, Seuil, 2015).

 

C'est d'autant plus frappant que les principaux consommateurs de drogue sont des personnes de classe supérieure, vivant par exemple dans les beaux quartiers parisiens, ayant peu de risque d'être interpellés.

 

Dans une optique de santé publique, il nous semble urgent de repenser l'ensemble des politiques des drogues. Cela nécessite de rediriger les fonds utilisés pour la répression vers le financement d'alternatives.

  1. Les stratégies de réduction des risques doivent être favorisées : les approches communautaires portées par les usager.es de drogues eux-mêmes sont les plus pertinentes, en évitant une surmédicalisation systématique de l'accompagnement. 
  2. Les CARUD (Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues), unités mobiles et salles de consommation à moindre risque doivent être mieux réparties sur le territoire et en mesure d'accueillir des internes et externes volontaires en stage.
  3. Les programmes d'échanges de seringues doivent être généralisés, et opérants partout où des usager.es peuvent en avoir besoin, y compris dans les lieux de lieux de détention.
  4. Les usager.es de drogue qui le désirent doivent avoir accès à un accompagnement au sevrage ou à la substitution, en ambulatoire ou hospitalier par des équipes pluridisciplinaires en CSAPA (Les Centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie), en soulignant que l'abstinence ne doit plus être une finalité absolue pour tout accompagnement. 
  5. Les soignant.es intervenants en santé primaire doivent être davantage formé.es à l'accompagnement addictologique, pour permettre l'accès à ces soins pour toutes et tous sans stigmatisation. 

Il faut prendre garde aux approches psychiatriques se développant actuellement, fondées sur un dogme bio-cognitiviste qui tendent à effacer les dimensions sociales des addictions en privilégiant les traitements pharmacologiques sur les prises en charge globales.

En outre, nous appelons à l'organisation d'une réflexion nationale et démocratique sur la notion de drogue, sur les critères définissant leur illégalité, et leur potentiel usage thérapeutique.
 

La légalisation n'est pas un tabou, dans la mesure où elle s'accompagne de mesures de prévention pour les plus jeunes et des mesures listée plus haut. Elle a déjà démontré son efficacité dans de nombreux pays.

 

Dans un contexte de renforcement du pouvoir policier et d'overdose autoritariste d'un gouvernement en chute de popularité à l'approche du nouveau scrutin présidentiel, il ne fait aucun doute que ces annonces constituent des appels du pied à un électorat à droite de l'échiquier politique. Quand les enjeux électoralistes prennent le pas sur les données scientifiques et la santé publique, ce sont des années de lutte pour une politique de réduction de risques qui partent en fumée.

Harcèlement moral institutionnel pour les internes

Cinq internes en médecine se sont suicidés depuis le début de l’année. Nos pensées vont à leurs familles. Le risque de suicide chez les internes est 3 fois supérieur à celui de la population du même âge. Il est urgent d’agir concrètement.

Les conditions de travail des internes sont dénoncées depuis longtemps : horaires de travail non respectés, harcèlement moral endémique, accompagnement défaillant, droit aux congés piétiné, arrêts maladie empêchés. On ne peut ignorer les dégâts humains que cela cause.

Nous ne pouvons plus nous contenter de numéros verts.

Le temps de travail et le harcèlement moral constant rendent les conditions de travail insupportables pour de nombreux internes.

Entre autres:

-Les horaires des internes doivent être rendus publics avant les agréments de stage.

-Le nombre de postes proposés doit être supérieur au nombre d’internes.

-Les agréments doivent être supprimés en cas de dépassement du temps de travail ou de harcèlement moral.

Pétition pour la dissolution de l'ordre des médecins

Suite à la tribune du 9 mars, nous lançons, avec un collectif de 24 associations et syndicats, une pétition en ligne pour demander la dissolution de l’Ordre des médecins: http://change.org/dissolutionordremedecins

Je signe la pétition pour la dissolution
de l'Ordre des médecins !

 

L'Ordre des médecins a été créé sous Pétain en 1940, pour interdire aux médecins juifs d'exercer leur profession. Depuis plusieurs années, associations d'usager.es et médecins dénoncent la nocivité de cette institution. Récemment, dans son rapport, la Cour des Comptes a mis en évidence les multiples défaillances de l'Ordre des Médecins.
 

Qui l'ordre sert-il vraiment ? 

 

L'Ordre des médecins se présente comme étant "au service des médecins dans l'intérêt des patients".


Mais où est l'intérêt des patient·es lorsque l'Ordre des médecins conteste le droit à l'IVG pour toutes les femmes ?


Ou bien lorsqu'il condamne des médecins accompagnant des femmes et hommes trans pour faire valoir leurs droits ? 


Ou encore quand l'Ordre des médecins couvre des soignants violeurs et pédo-criminels, pourtant dénoncés par les patient·es victimes ou leurs proches ? 


Ou encore quand il condamne des médecins pour avoir signalé des sévices à enfants en arguant d'une atteinte au secret familial? 


Quelle vision du soin défend-il lorsqu'il s'oppose au tiers-payant, outil pourtant indispensable à un accès aux soins pour toutes et tous ? Ou lorsque que son président défend l'existence des dépassements d'honoraires, alors que cette pratique remet explicitement en cause l'égalité d'accès à des soins de qualité pour tou·te·s ? 


Ou qu'il menace des collectifs antiracistes défendant l'accès au soin des personnes qui en sont exclues? 

 

L'Ordre des médecins se dit garant de la probité et de l'indépendance des médecins.
 

Mais comment peut-il s'estimer garant de la probité quand les aides financières pour les médecins en difficulté sont encaissées en premier par les conseillers ordinaux eux-mêmes, avec des indemnités pouvant aller jusqu'à 10 000€ par mois ?

Comment peut-il défendre l'indépendance alors qu'il se montre complaisant vis-à-vis des pratiques corruptives exercées par l'industrie pharmaceutique au profit des médecins ?
 

L’Ordre déclare également assurer un rôle d’instance disciplinaire pour les médecins qui ne respecteraient pas les principes de la déontologie.

En réalité, on constate d'un côté une "tolérance" vis-à-vis de médecins ayant commis des actes violents envers des patient·es et de l'autre côté la condamnation des médecins qui ont établi un lien entre des pathologies observées et des conditions de travail.
Par ailleurs, les condamnations ordinales pour non confraternité ou atteinte à l’image de la profession sont des instruments pour maintenir une omerta sur les abus commis dans la profession. Nous demandons l’annulation immédiate des sanctions pour motif de non confraternité. 
 

Cette justice d'exception se fait au détriment des intérêts publics et des patient·es : elle n'a donc aucune raison d'être. Les personnes qui ont à se plaindre de médecins ont tout intérêt à se tourner vers la justice de droit commun et non vers cet apparat de justice qu'agite l'ordre des médecins. Le droit commun (pénal et/ou civil) est parfaitement capable de remplir ces fonctions juridiques à condition qu'on lui donne les moyens associés, notamment la possibilité de prononcer des sanctions limitant l'exercice médical. 

 

L'Ordre des médecins protège des professionnel·les de santé corrompu·es et maltraitant·es, tout en maltraitant des usager·es et des professionnel·les qui tentent de respecter leur éthique professionnelle. De plus, il échoue à assurer les missions qui lui sont dédiées.
 

Nous ne réclamons pas une dérégulation complète de l'exercice médical, ce qui serait préjudiciable à la santé publique. Nous demandons en revanche un contrôle plus démocratique et plus juste du pouvoir médical. Il existe déjà des institutions (ou des organismes publics) pouvant assurer ces missions, sous réserve de leur donner les moyens humains et financiers à la hauteur.
 

Comme l'Ordre des médecins est irréformable, je signe cette pétition demandant sa dissolution immédiate

 

Syndicat de la Médecine Générale - Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes - Mouvement d’Insoumission aux Ordres Professionnels - Association Santé et Médecine du Travail - Pour Une Meuf - Méchandicapé  - Stop Violences Obstétricales et Gynécologiques - Touche Pas à Mon Intermittente - Collectif National des Droits Des Femmes - Marche Mondiale des Femmes de France - Association La Santé Un Droit Pour Tous – Coopération Patients - Les Dévalideuses -  CLE Autisme - Héro-ïnes 95 - Compagnie Les Attentives -  A Nos Corps Résistants - Le Village 2 Santé- Sud Santé Sociaux - Toutes des Femmes - Féministes révolutionnaires - Association RITA - Obésité mode d'emploi - C'est pas mon genre

Passeport vaccinal please!

Un projet de "certificat vert numérique" a été présenté le 17 mars 2021 par la Commission européenne pour une mise en place prévue en juin. De son côté, E. Macron a évoqué un "pass sanitaire" conditionnant l'entrée dans certains lieux. Ces projets posent de nombreux problèmes.

En premier lieu, l’accès à la vaccination demeure inégalitaire et partiel (certains pays n’y entreront pas avant 2022). Si ce certificat revêtait un caractère obligatoire, cela reviendrait à entraver les déplacements de population entières n’ayant pas eu le choix de pouvoir être vaccinées.

Le fait de conditionner l’entrée dans un lieu public à un certificat numérique pouvant comporter des résultats sérologiques ouvrirait une brèche dangereuse.

On peut s’interroger sur la sécurité des données de santé partagées par QR code. Comment garantir que l’on n’y ajoutera pas d’autres résultats sérologiques à l’avenir, ou d'autres données de santé en général?

Cette idée normalise une surveillance numérique et une séparation basée sur l’état de santé dans les lieux publics qui doit nous questionner. Le passeport vaccinal est souvent comparé à l’obligation vaccinale à l’entrée dans l’école publique. Mais les maladies concernées et le recul sur les vaccins obligatoires ne sont pas comparables avec le COVID-19. Cette mesure, à l’école, vient pousser un dépistage de santé publique bien plus large.

Nous devons aussi être lucides sur les motivations politiques (électoralistes par exemple, comme en Israël) et économiques (industrie du tourisme) qu’il peut y avoir derrière cette mesure. Si nous sommes favorables à la vaccination, nous pensons que les efforts doivent aujourd’hui se porter sur un élargissement de l’accès au vaccin pour les populations, qui demeure très inégalitaire, et non sur des certificats qui visent à exclure.

Enfin, le vaccin seul ne sera pas la solution de cette pandémie et davantage d'efforts doivent être mis dans la lutte contre les inégalités sociales de santé qui démultiplient la gravité de ce virus comme nous le savons aujourd'hui.

"[...] quels que soient l'efficaité des traitements ou le caractère protecteur des vaccins, la quête d'une solution purement médicale de la Covid-19 est condamnée à l'échec. [...] Aborder la Covid-19 comme une syndémie invite à une vision plus générale qui prenne en compte l’éducation, l’emploi, le logement, l’alimentation et l’environnement. » Richard Horton, The Lancet, 2020

 

Vacciner contre la CoViD-19 avec Janssen COVID-19 Vaccine

Mis à jour le Mardi, 23 mars 2021

 

Infos générales à connaître 

- Caractéristiques

Vaccin à vecteur viral non réplicatif (adénovirus humain de type 26 recombinant​ - Ad26.COV2-S) et exprimant la glycoprotéine Spike (encore appelée protéine S ou protéine de spicule) du coronavirus SARS-CoV-2. 

Ne contient pas d'adjuvant

Excipients :

acide citrique monohydraté, 
citrate trisodique dihydraté, 
éthanol (environ 2 mg, soit une quantité faible sans effets notables), 
2-hydroxypropyl-β-cyclodextrine (HBCD), 
polysorbate 80, 
chlorure de sodium (moins de 1 mmol de sodium par dose de 0,5 mL, soit 23 mg, c'est-à-dire qu'il peut être considéré comme étant "sans sodium"), 
hydroxyde de sodium,
acide chlorhydrique.

NB : Le vecteur viral Ad26 est déjà utilisé dans un vaccin contre la fièvre Ebola, autorisé dans l'Union européenne depuis 2020, le vaccin Ebola Ad26.Zebov-GP (Zabdeno°). 

- Efficacité :

Après une seule dose, ce vaccin est efficace à 85 % contre les formes graves et 66 % contre les formes modérées de covid 19.

NB : La protection commence environ 14 jours après la vaccination. 

Comme pour les autres vaccins anti CoViD-19, la durée de protection apportée n’est pas établie à ce jour. 

- Modalités :

Selon RCP : 1 injection IM de 0,5 ml 

La vaccination IM n’est pas contre-indiquée chez les patients sous anticoagulants ou ayant un trouble de l’hémostase en prenant les précautions nécessaires. La HAS souligne que la vaccination par voie IM est possible chez les patients sous anticoagulants avec une INR dans la cible thérapeutique, à conditions de respecter certaines précautions (injecter dans le muscle deltoïde, recourir à une aiguille de petit calibre, exercer une pression ferme au point d’injection sans masser ni frotter pendant au moins 2 minutes, informer du risque d’hématome).
Pour les personnes présentant un trouble de l’hémostase, la vaccination par voie IM pourra être réalisée dans les mêmes conditions si l’intérêt de la vaccination l’emporte sur le risque.

- Effets indésirables :

Très fréquents (≥ 1/10) : fatigue, céphalées, nausées,  myalgies, douleur au point d'injection.

Fréquents (≥ 1/100 à < 1/10) : gonflement au point d'injection, érythème au point d'injection, fièvre, frissonsarthralgies, toux.

Peu fréquents (≥ 1/1 000 à < 1/100) : hyperhidrose, éruptions cutanées, éternuement, douleur oropharyngée, tremblements, faiblesse musculaire, douleur dans les extrémités, douleur dorsale, asthénie, malaise.

Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) : hypersensibilité, urticaire.

Non connu (ne peut être estimé à partir des données disponibles) : anaphylaxie (cas reçus d'une étude ouverte en cours en Afrique du Sud).

- Contre-indications 

Patient de moins de 18 ans ;

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients ;

Episodes infectieux en cours (Toutefois, la présence d'une infection mineure ou d'une fièvre modérée ne doit pas retarder la vaccination) ;

Infection par la COVID-19 < 3 mois (décompte à partir du début des symptômes) ;

Autre vaccination (contre la grippe, le pneumocoque, etc...)  < 2 semaines.

- Cas particuliers

Conduite à tenir en cas d’anaphylaxie après injection vaccinale :
• Reconnaître rapidement l’anaphylaxie, en particulier prendre la pression artérielle et le pouls.
• Appeler le 15.
• Conduite à tenir en attendant le SMUR ou le réanimateur :
Position adaptée à l’état du patient, rassurer la victime et l'entourage ;
Si dyspnée prépondérante : position demi-assise ;
Si malaise mais conscient : décubitus dorsal avec jambes surélevées ;
Si trouble de conscience : position latérale de sécurité ;
Injecter IM de l’adrénaline pour un adulte : 0,01 mg/kg de poids, avec un maximum de 0,5 mg d’adrénaline, à injecter dans le tiers supérieur de la cuisse, au niveau de la face antérolatérale.

L'efficacité, la sécurité et l'immunogénicité du vaccin n'ont pas été évaluées chez les personnes immunodéprimées, y compris celles recevant un traitement immunosuppresseur. L'efficacité de ce vaccin peut être plus faible chez les personnes immunodéprimées.

Rappel : Les vaccins à vecteur viral exposent à des risques infectieux, notamment chez les personnes immunodéprimées.

L'expérience de l'utilisation de ce vaccin chez la femme enceinte est limitée. Les études menées chez l'animal n'indiquent pas d'effets nocifs directs ou indirects en ce qui concerne la grossesse, le développement embryonnaire / fœtal, l'accouchement ou le développement postnatal.
L'administration de ce vaccin pendant la grossesse ne doit être envisagée que lorsque les bénéfices potentiels l'emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus.
Les études sur les animaux n'indiquent pas d'effets nocifs directs ou indirects en ce qui concerne la toxicité de ce vaccin pour la reproduction.

Allaitement : On ignore si ce vaccin est excrété dans le lait maternel.

 

 

Conservation et Préparation du vaccin + geste vaccinal

Ses conditions de conservation sont moins contraignantes que celles des vaccins à ARNm : Non ouvert, il peut être conservé au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C, à l'abri de la lumière, pour une période unique de 3 mois maximum, sans dépasser la date de péremption imprimée. 

Il se présente en flacon multidose de 2,5 mL contenant 5 doses de 0,5 mL.

- Durées de conservation du flacon :

Flacon non ouvert :

Les flacons multidoses non ouverts se conservent entre -25 °C et -15 °C au réfrigérateur (2 °C à 8 °C). 
Attention : Ne pas re congeler les flacon décongelés et Conserver les flacons dans leur emballage en carton afin de les protéger de la lumière.

NB : Le vaccin COVID-19 Janssen non ouvert est stable pendant un total de 12 heures entre 9 °C et 25 °C. Il ne s'agit pas d'une condition de stockage ou d'expédition recommandée mais elle peut guider les décisions d'utilisation en cas d'écarts de température temporaires pendant les 3 mois de stockage à 2 °C -8 °C.

Flacon ouvert (perforé) :

La stabilité chimique et physique du vaccin en cours d'utilisation a été démontrée pendant 6 heures entre 2 °C et 25 °C. D'un point de vue microbiologique, il est préférable d'utiliser le produit immédiatement après la première perforation du flacon ; toutefois, le produit peut être conservé entre 2 °C et 8 °C pendant un maximum de 6 heures ou rester à température ambiante (25 °C maximum) jusqu'à 3 heures après la première ponction du flacon. Au-delà de ces délais, le stockage en cours d'utilisation relève de la responsabilité de l'utilisateur.

- Décongélation

Lorsqu'il est conservé congelé entre -25 °C et -15 °C, le vaccin peut être décongelé entre 2 °C et 8 °C ou à température ambiante :
* entre 2 °C et 8 °C : la décongélation d'un carton de 10 flacons prendra environ 12 heures, et celle d'un seul flacon environ 2 heures ;
* à température ambiante (25 °C au maximum) : la décongélation d'une boîte de 10 flacons prendra environ 2 heures et celle d'un seul flacon environ une heure.
Lorsque le produit est stocké à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, la nouvelle date de péremption doit être inscrite sur l'emballage extérieur et le vaccin doit être utilisé ou jeté avant la date limite de consommation. La date de péremption originale doit être rendue illisible.

- Préparation des doses de 0.5ml :

Remarque préalable : si le vaccin est reçu réfrigéré entre 2 °C et 8 °C, vérifiez que la date de péremption a été mise à jour par le fournisseur local lors de la réception. Si vous ne trouvez pas la nouvelle date EXP, contactez le fournisseur local pour confirmer la date EXP réfrigérée. Inscrivez la nouvelle date de péremption sur le carton extérieur avant que le vaccin ne soit stocké au réfrigérateur. La date de péremption originale doit être rendue illisible.

Avant d'être administré, le vaccin doit être inspecté visuellement pour détecter la présence de particules et la décoloration. Le vaccin Janssen COVID-19 Vaccine est une suspension incolore à légèrement jaune, claire à très opalescente . Jeter le flacon si la suspension est décolorée ou si des particules visibles sont observées. 

Avant d'administrer une dose de vaccin, il faut agiter doucement (sans secouer) le flacon en position verticale pendant 10 secondes. Il faut ensuite utiliser une aiguille stérile et une seringue stérile pour extraire une dose unique de 0,5 mL du flacon multidose

- Injection de la dose vaccinale :

L'injection se fait en IM dans le muscle deltoide.
Tendre fermement la peau entre l’index et le pouce sans faire de pli cutané.
Piquer perpendiculairement au plan cutané
Tirer légèrement sur le piston pour vérifier que l’aiguille n’est pas dans un vaisseau sanguin (facultatif)
Pousser lentement sur le piston pour délivrer la dose entière de vaccin 

- Stockage après la première ponction

Après la première ponction du flacon, il faut enregistrer la date et l'heure auxquelles le flacon doit être jeté sur l'étiquette.
Le vaccin peut être conservé :
* entre 2 °C et 8 °C pendant 6 heures maximum.
* à température ambiante (25 °C maximum) pendant une seule période pouvant aller jusqu'à 3 heures.
Jeter le vaccin s'il n'est pas utilisé à l'issue de ces périodes !

 

 

Références :

Vaccination contre CoVID-19 (Fiche pratique du SNJMG)

Dossier EMA sur vaccin Janssen COVID-19 (avec RCP en anglais)

 

 

Tribune : "Il faut dissoudre l'Ordre des médecins !"

Après le rapport accablant de la Cour des Comptes paru en décembre 2019, l’ordre des médecins tente de se justifier et réaffirme « être au service des médecins dans l'intérêt des patient·e·s ». Comme pour l'ensemble des ordres des professions de santé, l'ordre des médecins se présente comme indispensable. Qui l'ordre sert-il vraiment ? Dans l'intérêt de qui ?


1- L’Ordre Médecins affirme représenter l’ensemble des médecins et se targue de pouvoir ainsi conseiller les pouvoirs publics. Mais l'unité professionnelle qu'il affiche est factice. L'obligation faite à chaque médecin de s'y inscrire pour pouvoir travailler conduit l'ordre à être de fait un syndicat obligatoire. Les médecins ne choisissent donc pas d'être représenté.e.s par l'ordre, ils et elles y sont contraint.e.s. Et encore représentés est un grand mot, puisque la participation aux élections départementales est à moins de 30%. Les autres élections sont pyramidales. La démocratie à l'ordre n'est donc ni directe ni représentative. Le rapport de la Cour des Comptes montre bien que sa gouvernance est sociologiquement peu représentative de l'ensemble des médecins en exercice et surtout qu'elle est fermée avec des cumuls de mandats très fréquents. Nous sommes donc en droit de nous demander à qui bénéficient les "conseils" de l'ordre des médecins, a fortiori face à la désorganisation territoriale des soins de premiers recours mais aussi de second recours, sans parler de la crise majeure que traverse l’hôpital public. L'ordre a longtemps pris position contre l'exercice collectif de la médecine, il fait aujourd'hui preuve d'un silence assourdissant face à la privatisation à peine masquée de l'hôpital. Les institutions publiques n'ont visiblement pas besoin de l'ordre pour les "conseiller" et s'intéressent plus aux notes de think-tanks libéraux qu'aux commissions obscures de l'ordre. Les médecins ont toute liberté pour adhérer à des syndicats qui se chargent déjà de les représenter et de défendre leurs intérêts.

2 - L’Ordre des médecins se présente comme le garant de la déontologie dans le double but de veiller à la qualité des soins et de défendre l'indépendance et l'honneur des professionnel-le-s. De quelle qualité des soins parle-t-on lorsque l'ordre des médecins conteste le droit à l'IVG pour toutes les femmes ? ou bien lorsqu'il s'oppose au tiers-payant, outil pourtant indispensable à un accès aux soins pour toutes et tous ? Le président actuel de l'ordre des médecins défend ainsi l'existence des dépassements d'honoraires (dont il a bénéficié lui-même dans son exercice professionnel en Seine St Denis) alors que cete pratique remet explicitement en cause l'égalité d'accès à des soins de qualité pour tou·te·s. De quelle indépendance parle-t-on lorsque l'ordre se montre complaisant vis-à-vis des pratiques corruptives exercées par l'industrie pharmaceutique au profit des médecins ? De quel honneur
parle-t-on lorsque l'ordre des médecins couvre des soignants violeurs et pédo-criminels, pourtant dénoncés par les patient·e·s victimes ou leurs proches ? Le code de déontologie étant inscrit dans le code de santé publique, le droit commun peut tout à fait en être le garant. Les évolutions pourraient se faire dans un processus concerté entre professionnel·le·s et usager·e·s du système de santé avec le concours du Comité National d'Éthique, comme ce fut le cas pour les dernières lois de bioéthique.

3 - L'Ordre des médecins met en avant sa capacité de conseil juridique lors des démarches d'installation, sur les différents statuts et contrats, alors que d’autres structures telles les Unions Régionales des Professionnel·le·s de Santé, les syndicats ou les plateformes d'installation des ARS sont parfaitement aptes à renseigner les médecins.

4 -  L’Ordre des médecins souligne sa capacité d'entraide pour les professionnel·le·s en difficulté et /ou leurs familles grâce à des fonds dédiés. Le rapport de la Cour des Comptes montre explicitement que les premiers bénéficiaires de cette "entraide" sont les conseillers ordinaux eux mêmes avec des indemnités pouvant aller jusqu'à près de 10 000€ /mois bruts pour le président national qui exerce cette fonction "bénévolement" ! L'ordre semble être aujourd'hui dans l'incapacité de rendre des comptes clairs et exhaustifs sur son patrimoine, initié par la confiscation des biens des syndicats médicaux en 1940 puis développé par les cotisations obligatoires
des médecins. Quelle drôle de solidarité !

5 - L’Ordre des médecins dit veiller au maintien de la compétence et de la probité des médecins. En réalité il se montre incapable d'identifier les situations problématiques liées à des praticien·ne·s dont l’insuffisance professionnelle ou l’état de santé rendent dangereux l’exercice de la médecine. Malgré sa volonté affichée d'assurer la gestion de la formation continue (DPC), il ne porte à ce jour aucun regard sur les obligations légales de formation qui incombent à chaque médecin. Les inscriptions au tableau valant droit d'exercer pourraient être gérées par le Ministère de la santé (via les Agences Régionales de Santé ? ou tout autre organisme public ?) sous forme d'un registre. Ce dernier
vérifierait alors la validation de la formation initiale puis le contrôle de l'obligation de la formation continue (possiblement en lien avec l'ANDPC qui agrée déjà la plupart des organismes de formation). Les médecins sont des humain·e·s comme les autres, c'est pourquoi ils/elles ont besoin, non pas d’un ordre professionnel, mais d'un véritable service de santé au travail pour les accompagner en cas de diminution de leurs facultés physiques et/ou psychiques.

6 - L’Ordre des médecins déclare également assurer un rôle d’instance disciplinaire pour les médecins qui ne respecteraient pas les principes de la déontologie. Mais il s'agit d'une justice d'apparat
sans compétence juridique réelle. Les jugements sont rendus sans possibilité d'enquête, donc sans contrôler si les faits sont établis ! Les chambres de conciliation appliquent un pseudo respect du
contradictoire en contrevenant ouvertement au respect du secret médical. Ce qui aboutit d'un côté à une "tolérance" vis-à-vis de médecins ayant commis des actes violents envers des patient·e·s et de
l'autre côté à la condamnation des médecins qui ont établi un lien entre des pathologies et des conditions de travail, c'est-à-dire pour avoir utilisé leurs compétences médicales et fait leur travail.
Cette justice d'exception se fait au détriment des intérêts publics et des patient·e·s; elle n'a donc aucune raison d'être. Le droit commun (pénal et/ou civil) est parfaitement capable de remplir ces fonctions juridiques à condition qu'on lui donne les moyens associés, notamment la possibilité de prononcer des sanctions limitant l'exercice médical. Ces différents éléments prouvent l'inutilité de l'ordre puisqu'il se montre incapable de réaliser les missions qui lui sont confiées (voire qu'il s'est arrogées lui-même), et qu'il existe déjà des institutions (ou des organismes publics) pouvant les assurer, sous réserve de leur donner les moyens humains et financiers à la hauteur. Nous insistons sur le fait que cette institution protège des professionnel·le·s de santé corrompu·e·s et maltraitant·e·s, tout en maltraitant des usager·e·s du système de soin et des professionnel·le·s qui tentent de respecter leur éthique professionnelle. Les personnes qui ont à se plaindre de médecins ont donc tout intérêt à se tourner vers la justice de droit commun et non vers cet apparat de justice qu'agite l'ordre des médecins.
Nous demandons donc sa dissolution immédiate et appelons l'ensemble des professionnel·le·s concerné·e·s et plus largement la société tout entière à s'emparer de ce sujet, car la santé est une question bien trop sérieuse pour la confier aux seul·e·s médecins.

Contacts presse :

MIOP = 0614555478 mmiop2016@gmail.com
SNJMG = 0771051381 infos@snjmg.org
SMG = 0622613512 syndmedgen@free.fr

Organisations signataires :

Syndicat de la Médecine Générale - Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes - Mouvement d’Insoumission aux Ordres Professionnels - Union Fédérale des Médecins, Ingénieurs, Cadres et Techniciens--CGT
- Association Santé et Médecine du Travail - Pour Une Meuf – Méchandicapés - Stop Violences Obstétricales et Gynécologiques - Touche Pas à Mon Intermittente - Collectif National des Droits Des Femmes - Marche Mondiale des Femmes de France - Association LaSantéUnDroitPourTous – Coopération Patients - Les Dévalideuses - CLE Autisme - Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail - UGICT CGT - Héro-ïnes 95 - Compagnie Les Attentives - Globule Noir - Parents et Féministes - A Nos Corps Résistants - Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception – Coordination Action Autonome Noire – Le Village2 Santé- Sud SantéSociaux.

 

Ramadan et santé

 

Ramadan et pandémie :

 

 

Informations médicales sur le ramadan et le jeune :

 

En France, le ramadan 2021 commence ce mardi 13 avril. Les organisations réunies à la Grande Mosquée de Paris dimanche soir lors de la "Nuit du doute" (FFAIACA, GMP, MF et RMF) ont acté la même date que celle déterminée par le Conseil français du culte musulman (CFCM).

NB : La date de la "fête de la rupture du jeûne", l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du "mois sacré" sera dévoilée par le CFCM à la fin du ramadan. Elle n'est pas encore connu car elle dépend (comme pour le début du ramadan) de l'observation de la lune. 

 

 

A cette occasion, nous reprenons les recommandations de lecture de Jean-Marie Vailloud en 2015 : 

 

Signalons aussi :

- "Diabetes and Ramadan: Practical Guidelines (update 2016)" (hélas, entaché d'un "support" SANOFI, ndlr)

Levothyroxine replacement and Ramadan fasting (IJEM - 2013)

Ramadan : comment prendre son Levothyrox ? (Forum Vivre sans thyroide - 2015) 

 

Pour rappel à propos de levothyroxine :

 

Signalons également l'impact sur l'estomac et la fonction rénale :

 

Et, pour terminer, une petite mise en garde pour la rupture du jeune :

 

Post scriptum :

 

Pollens, allergies et urticaires

 

Les pollens peuvent être responsables de réactions allergiques au niveau des zones de contact : muqueuses respiratoires et/ou oculaires. Plus rarement ils peuvent être responsables de réactions cutanées, telles que l’eczéma ou l’urticaire.

Environ 20 % des enfants à partir de 9 ans et 30 % des adultes sont concernés par des allergies en France (Source : Santé Publique France).

Environ 20 % des patients qui ont une rhinite allergique ont un asthme associé. Inversement, environ 80 % des patients asthmatiques ont une pathologie allergique associée.

Principaux pollens allergisants en France métropolitaine :

- Pollens à risque très élevé
les graminées ;
le bouleau (principalement dans la partie nord de la France) ;
le cyprès, le thuya, le genévrier et d’autres cupressacées (principalement dans la partie sud de la France) ;
l’ambroisie à feuilles d’armoise dans les secteurs infestés (voir paragraphe spécifique ci après)
- Pollens à risque élevé
la pariétaire (principalement dans la partie sud de la France) ;
l’olivier (principalement dans la partie sud de la France) ;
l’armoise ;
l’aulne ;
le noisetier ;
le charme ;
le platane 
le chénopode, l’amarante et d’autres espèces de la famille des Amaranthaceae
le plantain.

Suivant la production des pollens, il y a une saisonnalité des pathologies allergiques : au printemps, les pollens de bouleau, noisetier, chêne ; au début de l'été, les pollens de graminées et de pariétaire ; à la fin de l'été, les pollens d'ambroisie et de plantain.

Suivez "la météo" des pollens dans votre département :

Carte de vigilance des pollens (France entiere)

Pollinariums sentinelles (Régions de l'ouest et du centre de la France)

Traitements :

Selon la revue Prescrire, les MG ne disposent pour les rhino conjonctivites allergiques saisonnières que de traitements d'efficacité modeste : Cromoglicate de sodium (Lomusol° ou autre) et corticoïdes par voie nasale ou oculaire, antihistaminiques H1 per os pour soulager les symptômes.

Toujours selon la revue Prescrire :

- l'azélastine (Allergodil°) en pulvérisations nasales a une efficacité similaire au cromoglicate de sodium (Lomusol° ou autre) et corticoïdes par voie nasale, mais expose à plus d'effets indésirables.

- la cétirizine (Zyrtec° ou autre) est le médicament pas voie orale de premier choix.

La revue Prescrire rappelle aussi que les antihistaminiques H1 dits non sédatifs n'ont pas été évalués dans l'urticaire aigu, et que leur utilisation repose sur l'espoir d'une efficacité similaire à celle (limitée) qu'ils ont dans l'urticaire chronique.

NB pour les anti H1 : Attention aux précautions d'emploi et aux contre indications chez les femmes enceintes et les nourrissons !

NB bis : Attention également aux spécialités utilisées dans des manifestations allergiques qui contiennent des produits potentiellement allergisants :

Desensibilisations :

Toujours selon la revue Prescrire, il existe une amélioration modeste des manifestations allergiques sous désensibilisation spécifique injectable, au risque, rarement, de réactions anaphylactiques potentiellement graves. Ainsi, pour la revue Prescrire, il n'est pas justifié de prendre de tels risques pour des affections bénignes comme les rhinites allergiques saisonnières sans asthme associé.

NB pour la désensibilisation par voie sub linguale :

La revue Prescrire estimait son efficacité au mieux modeste, avec peut-être moins de réactions anaphylactiques graves qu'avec la voie sous-cutanée, mais sans preuve d'un effet sur l'évolution naturelle. En 2019, la revue Prescrire signale que des réactions allergiques systémiques graves ont été rapportées sous désensibilisation par voie sub linguale et en conclue que "la prise de ces allergènes sans surveillance médicale rend ces effets indésirables particulièrement risqués".

Documentation sur les allergies au pollen :

 

Cas particulier d'allergie : l'ambroisie

 

Cas particulier d'urticaire et de reactions urticantes : les chenilles processionnaires du pin

Nouveau suicide d'un interne de Médecine Générale