Enquete ROSP 2018

Participation :

342 participants uniques

Remarque du SNJMG : En chiffre brut, c'est moins que les années précédentes mais le temps d'enquete était cette année limité à 2 mois (fin avril à fin juin) alors qu'il était de 4 mois auparavant (fin avril à fin aout les années précédentes et début juin à début octobre au départ)

Profils :

Quel est votre statut professionnel actuel ?
73% installé(e)
15% remplaçant(e) +/- interne
11% collaborateur/collaboratrice +/- remplaçant(e)
1% retraité(e)

OMR (Option Médecin Référent de la convention des médecins généralistes de 1997)
79% Non concerné(e) par OMR
15% Non participation OMR
6% Participation OMR

CAPI (Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles de la convention médicale de 2005)
75% Non concerné(e) par CAPI
16% Non participation CAPI
9% Participation CAPI

ROSP v1 (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique de la convention médicale de 2011)
55% Acceptation ROSP v1
38% Non concerné(e) par ROSP v1
7% Refus ROSP v1

ROSP v2 (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique de la convention médicale de 2016)
70% Acceptation ROSP v2
21% Non concerné(e) par ROSP v2
9% Refus ROSP v2

Remarque du SNJMG : Comme les années précédentes, le public qui a répondu à notre enquete est plus jeune que la population de MG installés et remplaçants en France. C'est aussi un public où les réfractaires à la ROSP sont bien plus représentés.

Avis :

Quelles sont les raisons qui vous ont fait ou qui vous feraient refuser la ROSP :
66% Refus d'une dérive de l'obligation de moyens vers une obligation de résultats
53% Critères de santé publique actuels pas toujours pertinents scientifiquement
44% Absence de garantie d'indépendance des personnes determinant les criteres de santé publique
36% Refus d'un contrôle médico économique de l'activité professionnelle des médecins
29% Refus d'un lien d'interet avec la sécurité sociale
14% Rejet du principe de rémunération sur objectifs de santé publique
11% Aucune raison
6% Rejet de tout paiement forfaitaire
5% Autre(s) raison(s)

Quelles sont les raisons qui vous ont fait accepter ou qui pourraient vous faire accepter la ROSP ?
72% c'est une source de revenus supplémentaires
45% je souhaite valoriser ma pratique médicale
29% je suis favorable aux rémunérations forfaitaires
13% je souscris au principe d'un paiement à la performance
11% Aucune raison
2% Autre(s) raison(s)

Quelles sont les nouveautés concernant la ROSP - Adulte de la convention 2016 que vous jugez positives ?
38% Inclusion du dépistage collectif du cancer colo rectal
28% Aucune
25% Augmentation du nombre total d'indicateurs de santé publique
19% Disparition d'anciens objectifs globalement atteints ou en passe de l'être
12% Durcissement global des objectifs fixés
7% Taux important d'indicateurs déclaratifs parmi les nouveaux indicateurs

Quelles seraient vos suggestions pour améliorer la ROSP :
53% Experts indépendants (avec médiatisation des DPI) en charge du choix des critères de santé publique
42% ROSP proposée aux remplaçants comme aux installés
37% Quelle que soit la pertinence des améliorations, le principe de la ROSP n'est pas bon : il faut, à terme, la supprimer et allouer son budget à d'autres rémunérations
29% Suppression des critères déclaratifs
18% Possibilité de ROSP collective ouverte aux équipes médicales (médecins associés, assistants voire remplaçants)
16% Faire de ROSP un véritable contrat conventionnel optionnel annuel (permettant d'y souscrire ou d'en sortir d'une année sur l'autre) avec possibilité de tacite reconduction
15% Système d'encadrement financier de la ROSP lui permettant de jamais représenter une part trop importante de la rémunération des MG

Quelle est votre réaction à la découverte de votre ROSP adulte pour 2017 ?
26% déçu(e)
26% pas surpris(e)
20% scandalisé(e)
19% non concerné(e) car remplaçant(e) ou retraité(e)
9% satisfait(e)

Quelle est votre réaction en rappelant que ce montant de ROSP a été réévalué grâce à un coefficient correcteur (NB : pour savoir qu'elle aurait été votre véritable rémunération sans le coefficient correcteur, il faut multiplier le montant que vous avez perçu par 0.6) ?
57% c'est pathétique
19% non concerné(e) car remplaçant(e) ou retraité(e)
13% c'est la moindre des choses
2% il n'y a rien à dire (c'est normal)
1% c'est très bien

 

Dangers et pathologies de l'été

Comme chaque début d'été , le ministère en charge de la Santé lance sa campagne de prévention saisonnière : 

C'est l'occasion de rappeler de notre coté d'autres conseils pratiques :

- Alimentation 

- Barbecues

- Feux de forets

- Allergies

- Piqures et morsures

- Festivals musicaux

- Fortes chaleurs et canicule

- Baignades

- Voyage à l'étranger

<img alt="Médicament générique, le médicament qui parle à Sylvie" src="https://ameli-cmd-front.damdy.com/ressources/media/photo-1792-medicament-generique-le-medicament-qui-parle-a-sylvie.jpg" /> <h2><iframe allowfullscreen="true" class="player" frameborder="0" height="288" mozallowfullscreen="true" scrolling="no" src="https://ameli-cmd-front.damdy.com/index.php/player-html5-f73df2b00195b73aeae2c4512ea61dc5.html" title="Médicament générique, le médicament qui parle à Sylvie" webkitallowfullscreen="true" width="512">M&amp;eacute;dicament g&amp;eacute;n&amp;eacute;rique, le m&amp;eacute;dicament qui parle &amp;agrave; Sylvie</iframe></h2>

Canicule et Médecine

Mis à jour le 07 aout 2018

 

Première alerte 2018 sur un risque de fortes chaleurs voire de canicule :

 

Rappel : 10 décès sur les lieux de travail attribuables à la chaleur ont été enregistrés au cours de l’été 2017.

 

En cas de fortes chaleurs voire de canicule (Cf : organisation du plan canicule), voici deux tweets de Santé Publique France pour rappeler les messages essentiels :

 

 

 

Par ailleurs, Santé Publique France propose :

Canicule et fortes chaleurs : les outils d’information

Fortes chaleurs : Mesures de prévention chez les personnes agées

NB : La carte de vigilance Météo-France permet de s’informer deux fois par jour de l’évolution des températures.

 

Le principal risque pendant la canicule est donc la deshydratation :

 

 

En matière de prévention, le trop peut etre pire que le pas assez :

 

 

Le ministere de la Santé communique également sur les risques liés à la prise de drogues en cas de fortes chaleurs :

 

Pour les risques sanitaires des fortes chaleurs, l'OMS publie ses propres recommandations : version francophone.

L'OMS nous rappelle aussi (mais en anglais seulement) les complications causées par la canicule et leur prise en charge :

 

 

Et le JAMA nous parle de chapeau :

 

 

L'INCa et l'ANSM, comme le NHS, parlent aussi de la protection contre le soleil :

 

 

C'est aussi l'occasion de réviser les conseils de l'ANSM sur la canicule et les produits de santé (médicaments et lecteurs de glycémie) :

 

 

et de prendre connaissance de ce tweet de pharmacovigilance :

 

 

Nous complétons ces conseils par une info donnée sur Twitter à propos des tests de dépistage du cancer colo rectal :

 

 

 

Pour terminer quelques clins d'oeil :

Enquete nationale sur la plateforme SIDES

Dans le cadre de la mise en place des futures améliorations fonctionnelles de sa plateforme pour le 3ème cycle, dite Plateforme Nationale des Disciplines (PND), le SIDES a besoin de connaitre les usages et les avis des internes, nouveau et ancien régime.

Cette enquete anonyme est destiné à TOUS les internes même à ceux pour lesquels aucun contenu n’a été mis en ligne pour l’instant.

Elle est ouverte de ce jour jusqu'au 26 juin 2018 à 18h.

Les résultats seront présentés aux Doyens de toutes les facultés de Médecine lors de la réunion SIDES-CNCEM-UNESS prévue le 29 juin 2018 à Poitiers.

En tant que syndicat indépendant d'Internes de Médecine Générale, le SNJMG invite tous les actuels IMG à participer à cette enquete.

Lien pour répondre au questionnaire

 

NB : si vous n'y avez pas encore participé, n'oubliez pas de répondre également au questionnaire national sur l'affiliation des médecins remplaçants non thèses à la CARMF !

 

Piqures et morsures lors des beaux jours

 

Le ministère de la santé alerte sur les risques de piqures et de morsures lors de l'été :

 

Les hyménoptères :

Les hyménoptères, ordre d’insectes comprenant les guêpes, les abeilles, les frelons et les bourdons, sont caractérisés par:

2 paires d’ailes solidaires pendant le vol

un corps divisé en trois régions : la tête, le tronc et l’abdomen

un appareil venimeux situé à l’extrémité postérieure de l’abdomen qui comprend un aiguillon mobile connecté à une paire de glandes venimeuses

Le mâle hyménoptère ne possède pas d’appareil venimeux et ne pique donc pas

- La famille des apidés

Les Apidés ont un corps velu.

L’abeille (Apis),  possède un dard  barbelé relié aux muscles de l’abdomen. L’abeille ne pique que si elle est dérangée dans son travail. Elle ne pique qu’une seule fois car une partie de son abdomen est arraché avec le dard, entraînant sa mort.

Le bourdon (Bombus), plus volumineux et plus velu, reconnaissable à son bruit,  pique mais ne laisse pas de dard.

- La famille des vespidés

Les Vespidés ont un  abdomen jaune rayé ou taché de noir, fusiforme à l’arrière et séparé du thorax par un rétrécissement marqué ( d’où l’expression taille de guêpe).

La guêpe sociale (Vespula) mesure 15 mm vit dans des nids de quelques centaines à quelques milliers d’individus. Elle se nourrit de larves de mouche et d’autres insectes et joue de ce fait un rôle important dans l’écosystème. Les guêpes sont attirées par les fruits, le sucre et la viande. Les guêpes femelles possèdent  un dard et peuvent piquer plusieurs fois.

Le frelon (Vespa),  proche de la guêpe, mesure 35 mm et peut piquer plusieurs fois. Ses piqûres sont  très douloureuses et peuvent être dangereuses.

Danger des piqures d'hymenopteres :

Ces piqueres peuvent provoquer 3 types de réaction :

- Une réaction locale

La piqûre est douloureuse. Elle s’accompagne d’une rougeur locale, d’un oedème local de quelques cm, d’une légère induration. Cette réaction s’accompagne parfois de démangeaisons. Produite par des  amines vasoactives et par des  peptides, cette réaction disparaît en général en quelques heures.

Au niveau des muqueuses et de la conjonctive, la diffusion du venin est plus rapide qu'en intra dermique ce qui entraîne une réaction locale plus importante.

- Une réaction toxique  

Les symptômes seront plus intenses en cas de  piqûres multiples : la quantité de venin injectée est plus importante. À la réaction locale s’ajoutent alors des signes généraux: vomissements, diarrhée, maux de tête, chute de tension, plus rarement convulsions et perte de connaissance.
Chez un adulte, une surveillance en milieu hospitalier est conseillée si la victime présente plus de 20 piqûres.  

- Une réaction allergique (choc anaphylactique)

La réaction allergique ne dépend pas de la dose de venin injectée. Une seule piqûre suffit à la déclencher.

Soins sur place :

Lors d’une piqûre, la douleur est immédiate et un œdème local se développe rapidement.
Si possible, il faut identifier l’insecte qui a piqué :

Les abeilles laissent l’aiguillon et la glande à venin accrochés à la peau. L'appareil continue ainsi à injecter les réserves de venin. Dans ce cas, retirez rapidement le dard avec l’ongle ou avec le bord non tranchant d’un couteau (en glissant parallèlement à la surface de la peau) ou d’une carte de crédit.

Les guêpes piquent sans laisser de dard.

Le frelon a un dard plus long, sa piqûre est donc plus profonde.

Enlever les bagues en cas de piqûre à la main.
Bien désinfecter à l’eau et au savon, puis appliquer une solution antiseptique.
En cas de  douleur intense, prendre un antidouleur par voie orale. 
Vérifier la validité de la vaccination anti tétanique.

Et bien sûr, traitement du choc anaphylactique si besoin.

NB : Pour détruire un nid de guêpes et/ou de frelons, il faut faire appel aux pompiers ou à une entreprise spécialisée mais pour se débarasser d'un essaim d’abeilles, il faut prendre contact avec un apiculteur.

 

Les tiques :

Les tiques sont des acariens parasites vivant dans les zones boisées et humides (tapis de feuilles mortes, broussailles…), mais aussi présents dans les prairies (herbes hautes), les parcs...

Grâce à leur appareil buccal (le rostre), les tiques s’accrochent à la peau des animaux (c’est pourquoi on parle de morsure plutôt que de piqûre). Il s’agit le plus souvent d’animaux sauvages (gibier, oiseaux, rongeurs…) et plus rarement d’animaux d’élevage (vaches, chevaux…) Une fois fixées à la peau, les tiques se gorgent de leur sang. 

Les tiques peuvent mordre à chaque stade de leur développement : larve, nymphe et adulte. Chez les tiques adultes, seules les femelles mordent.

Les tiques peuvent transmettre de multiples agents pathogènes (des virus et bactéries) responsables de maladies telles que :

les borrélioses (la maladie de Lyme en Europe et en Amérique du Nord) ;
des encéphalites ;
des fièvres hémorragiques ;
certaines rickettsioses.

Rappel : Un vaccin existe contre la méningo- encéphalite à tiques.

Conduite à tenir pour le patient après avoir retiré une tique :

Désinfecter la morsure
Ne pas jeter pas la tique : Depuis l’été 2017, il est possible de participer à la recherche sur les tiques et les maladies qu’elles transmettent grâce au projet CiTique. Pour cela, il vous suffit de déclarer votre piqûre sur l’application Signalement tique (voir ci dessous) ou directement sur le site citique.fr et d’envoyer la tique qui vous a mordu au Centre de Nancy de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). Un réflexe à acquérir pour vous, mais aussi pour vos animaux domestiques !

Surveiller la zone de morsure : Si une plaque rouge (ou foncée sur peau noire) et ronde apparaît autour de la morsure dans les deux semaines suivant la morsure, c’est le signe d’une maladie de Lyme débutante. Sans traitement, cette lésion - qui apparaît chez 90% des personnes piquées par une tique infectée - continue de s’étendre progressivement en cercle, parfois pendant plusieurs semaines. C’est ce que l’on appelle un érythème migrant. Il faut le distinguer de la simple réaction inflammatoire due à la morsure, sans gravité, qui survient au bout de deux à quatre jours et qui disparaît spontanément en quelques jours.

 

Infos complémentaires :

Recommandation quebecoise de prophylaxie postexposition de la maladie de Lyme

Documentation de Santé Publique France sur les tiques et la maladie de Lyme :

Brochures d’information - Maladie de Lyme et prévention des piqûres de tiques (pdf 2,42 Mo)

Brochure à destination des enfants : Les conseils de prudence

A destination des professionnels de santé :

 

Les moustiques :

 

Les méduses :

Méduses européennes :

Méduses tropicales :

 

Les vipères :

Rappels sur les morsures de serpents dans le monde :

 

NB : CAT en cas de plaies ou morsures animales :

Si un médecin constate au cours d'une consultation une victime de morsure de chien, une déclaration doit être effectuée sous forme papier comme préconisé par le Conseil National de l'Ordre des Médecins

 

Pour terminer, un clin d'oeil du Gorafi :

Rémunération conventionnelle des MSP

Comme rappelé lors de la dernière Commission Paritaire Nationale entre signataires de la convention médicale de 2016, l'Assurance Maladie a versé leur rémunération conventionnelle aux 538 maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) adhérentes à l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) signé le 20 avril 2017 par 16 organisations syndicales représentatives des professionnels de santé concernés par l’exercice pluri-professionnel (médecins, sages-femmes, infirmiers, orthoptistes, biologistes, pharmaciens, prestataires de dispositifs médicaux), les représentants des centres de santé et l’Uncam.

L'ACI permet de valoriser financièrement :
- l’accès aux soins proposé aux patients : amplitude des horaires d’ouverture, accès à des soins non programmés ;
- la diversité de l’offre de soins au sein de la structure ;
- la prise en charge cordonnée des patients : coordination, concertation et protocoles pluriprofessionnels de prise en charge et de suivi des patients ;
- le suivi de la relation patientèle ;
- les efforts faits pour répondre aux besoins des patients de la structure ;
- l’acquisition d’un système d’information partagé.
Cet accord entérine également la mise en place d’un dispositif spécifique qui garantit une rémunération annuelle minimale de 20 000 € pour les MSP nouvellement créées.

Le montant moyen versé aux 538 maisons de santé est de 66 000 euros par MSP, soit une hausse de près de 59 % par rapport au montant moyen versé aux 434 structures en 2016. 

Facteurs explicatifs :
- une hausse du nombre de structures adhérentes et rémunérées (538 en 2107 vs 434 en 2016, soit une augmentation de 24 %) ;
- une hausse de la patientèle de 27,2 % qui a un impact sur les rémunérations ;
- une augmentation du nombre de professionnels de santé exerçant en MSP de 31 % (9372 en 2017 vs 7157 en 2016) ;
- une progression du nombre de médecins généralistes installés en maisons de santé (2 100 à 2 600, soit une hausse de 23,5 %) ;
- la prise en compte de l’indicateur « système d’information », qui est désormais calculé en fonction du nombre de professionnels de santé au sein de la structure (et non plus de l’importance de la patientèle).

 

Pour en savoir plus : Communiqué de l'Assurance Maladie