Application Stopcovid : le syndicat des Jeunes Médecins Généralistes réaffirme son opposition

 

Début avril 2020, après avoir dit quelques jours plus tôt qu’un tel outil n’était pas dans la culture de notre pays, le gouvernement annonçait la mise en route d’un projet d’application de traçage dans le cadre de la pandémie CoViD-19 (1).

Aussitôt alléchées et/ou incitées par le gouvernement, toutes les entreprises technologiques françaises se sont rapidement mobilisées sur ce projet, de la plus récente start-up du numérique aux plus grosses industries de télécommunications ou de l’armement.

Face à ce rouleau compresseur industriel, le milieu médical a fait preuve d’apathie. D’une part, l’Académie de médecine (2) puis l’Ordre des médecins (3) ont donné un avis favorable, sous conditions, à l’utilisation de smartphones pour le suivi du déconfinement et le traçage des patients. D’autre part, les syndicats médicaux, à l’exception notable du Syndicat de la Médecine Générale (SMG), sont restés soit discrets soit indifférents.

C’est dans ce contexte que le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris ouvertement position contre l’application stopcovid en publiant un communiqué de presse avec la Quadrature du Net, démontrant la balance bénéfices/risques défavorable de cet outil (4).

Devant l’opposition de plusieurs parlementaires et de la quasi unanimité des organisations de défense des libertés et des droits de l’homme et devant les difficultés techniques empêchant de disposer de cet outil pour le début de sortie de confinement le 11 mai 2020, le Premier Ministre prenait la décision le 28 avril 2020 de reporter le débat parlementaire sur l’utilisation de l’application.

Hier soir, le Premier Ministre a fait savoir que l’application était opérationnelle et ce matin, la CNIL a donné son accord à son utilisation : le débat parlementaire est prévu pour demain.

Or en 1 mois, si des difficultés techniques ont pu être surmontées, l’intérêt du recours à un tel outil a singulièrement décru.

En effet, il est désormais clairement établi que le recours à une telle application s’est soldée par un échec à Singapour : l’application, peu utilisée, a eu peu d’effet dans la maitrise de la première vague de la maladie et s’est avérée sans aucune utilité pour faire face à la deuxième vague… au point de se voir remplacée par un nouvel outil obligatoire et ouvertement attentatoire aux libertés fondamentales (5). Par ailleurs, dans le pays , l’Islande, où cet outil a connu le plus grand succès d’utilisation (environ 40% de la population a téléchargé l’application), il n’a eu que peu (voire pas) d’intérêt dans la maitrise de la pandémie (6)…

Le SNJMG rappelle donc les deux faits importants suivants :

  • Stopcovid représente un réel risque d’atteinte aux libertés fondamentales
  • Aucun outil du type de stopcovid n’a scientifiquement démontré un véritable intérêt dans la maitrise de la pandémie

Pour ces deux raisons, le SNJMG réaffirme ce jour son opposition à l’application stopcovid et demande, conformément aux recommandations de la CNIL dans son premier avis d’Avril 2020, que le recours à cette application ne soit pas proposé au Parlement en l’absence d’intérêt démontré.

 

Contact Presse : Benoit Blaes – presidence@snjmg.org – 07.61.99.39.22

 

  1.  : https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/coronavirus-le-gouvernement-prepare-une-application-mobile-pour-enrayer-lepidemie-1190749
  2.  : http://www.academie-medecine.fr/communique-de-lacademie-nationale-de-medecine-lutilisation-de-smartphones-pour-le-suivi-du-deconfinement-du-covid-19-en-france/
  3.  : https://www.conseil-national.medecin.fr/publications/communiques-presse/enjeux-tracage-numerique
  4.  : https://t.co/TzC9DaA25y?amp=1
  5.  : https://www.letemps.ch/economie/singapour-tracage-app-degenere-surveillance-masse?utm_source=twitter&utm_medium=share&utm_campaign=article
  6.  : https://www.technologyreview.com/2020/05/11/1001541/iceland-rakning-c19-covid-contact-tracing/

Appel à concertation pour le Ségur de la Santé

Revue JeuneMG #26

Voici le sommaire de ce numero de printemps de la revue Jeune MG dont le dossier principal est consacré aux grèves des internes de Médecine Générale  entre octobre 2019 et Février 2020 :

Grèves locales d'internes 
- Hôpital de Mulhouse et choix de stages à Strasbourg
- Mic Mac aux choix de stages hospitaliers des Internes de Médecine Générale à Paris-Ile de France 
 
Mobilisation nationale des internes de médecine et de pharmacie (10 décembre 2019 - 14 février 2020)
- Grève des internes : Les revendications et modes d'actions du SNJMG
- Journée de mobilisation des hospitaliers et des internes (17 décembre 2019)
- Médecins remplaçants non thésés : les revendications du SNJMG à l’occasion de la grève des internes
- Information sur les cotisations 2020 retraite/prévoyance pour les remplacements avant la thèse
- Journée de mobilisation des internes (20 janvier 2020)
- Mobilisation pour l’hôpital et nouvelle journée de grève des internes de médecine (14 février 2020) 
- Tableau comparatif entre les revendications du SNJMG et les propositions du ministère à l'issue des 2 mois de mobilisation
 
Articles "Coups de pouce" :  
- Thèse d’Antoine Perot : Dysfonctionnements en Médecine Générale : Enquête par Questionnaire autour d’un Événement Indésirable Associé aux Soins auprès de Médecins Généralistes 
- Thèse d’Hervé FOKA TICHOUE : Étude des freins à l’appropriation de la Prophylaxie Pré́-Exposition au VIH (PrEP) en soins premiers. Enquête auprès de médecins généralistes dans le département de la Seine-Saint-Denis 
 
+ Pénurie de masques chirurgicaux : quelles solutions ? Article du docteur Pierre Frances et du docteur Aurélie Tomezzoli
 

 

RAPPEL : La revue "Jeune-MG" est envoyée gratuitement à tous les inscrits sur le site internet du SNJMG qui ont manifesté leur volonté de s'y abonner.

Pour le recevoir chez vous sans frais, il suffit donc de s'incrire à notre site en signalant que vous souhaitez recevoir la revue Jeune-MG...

 

CoViD-19 : Message aux Jeunes MG (semaine#9)

 

Bonjour

Hormis Mayotte, la sortie du confinement a donc débuté le lundi 11 mai 2020.

A cette occasion, une loi, publiée avec un jour de retard, a prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 Juillet 2020.

Cette loi comporte aussi l’organisation du traçage des patients infectés et des personnes contact à risque. Suite aux votes des parlementaires et à la décision du Conseil Constitutionnel, le dispositif final est plus acceptable que le dispositif initialement proposé par le gouvernement. Mais il persiste certains problèmes techniques non négligeables et surtout, la question de fond d’une atteinte aux droits fondamentaux. Aussi, le SNJMG a publié un communiqué de presse déplorant l’organisation du traçage dans le cadre de la pandémie CoViD-19.

Parmi les critiques exposées dans ce communiqué, il y avait le fait que seules les téléconsultations d’annonce et de traçage étaient prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie. Or, 2 jours plus tard, le directeur de l’Assurance Maladie adressait un courrier aux médecins généralistes annonçant que toutes les consultations d'annonce et de traçage (GS ou TCG + MIS) sont prises en charge à 100% permettant un tiers payant intégral en Exo 3…

C’est dans ce contexte que le SNJMG actualise régulièrement une nouvelle fiche pratique de prise en charge des patients cas possibles / cas probables TDM+ et des cas contact.

Cette fiche pratique vient bien sûr enrichir notre mini site d’information sur la pandémie CoViD-19, mini site accessible sur cette page.

Toujours dans la gestion de la pandémie, le texte réglementaire sur la prime exceptionnelle COVID pour les externes et internes a été publié vendredi 15 mai 2020 au Journal Officiel. Même si là encore, le texte final est plus acceptable que le premier projet travaillé par le ministère (texte que le SNJMG avait sévèrement critiqué, ndlr), il persiste toujours des variables spatiales et temporelles faisant fluctuer le montant de la prime…

Avant de terminer cette lettre, nous vous proposons de contacter notre secrétaire pour :

  • Nous signaler tout problème de choix de stage ou de validation de stage si vous êtes IMG,
  • Nous signaler tout problème dans la prise en charge d’un arrêt de travail pour cause de CoViD-19, quel que soit votre statut,
  • Participer, en fonction de vos disponibilités, à la vie interne du syndicat.

A bientôt…

Restons solidaires et responsables !

Le SNJMG

Contact tracing : le jour du top départ pour les médecins généralistes ?

 

Après le couac gouvernemental sur la publication de la loi encadrant la sortie du confinement (1) et la décision rapide du Conseil Constitutionnel, c’est ce matin que l’Assurance maladie ouvre son service Contact Covid sur son service internet pour professionnels de santé : ameli pro (2).

Avec plus de 2 mois de retard sur les recommandations de l’OMS (3), la France organise enfin une campagne massive de tests RT-PCR.

A l’option de ciblage sur les personnes à risques et sur les lieux à risques, la France a fait le choix de tester les patients symptomatiques et les personnes contact des patients infectés. Avec ce choix, il était logique de faire de la maladie CoViD-19 une nouvelle maladie à déclaration obligatoire, au besoin en adaptant ce système éprouvé aux conditions exceptionnelles de la situation.

A cette solution évidente, le gouvernement a préféré le recours à un dispositif exceptionnel dérogeant au droit au respect de la vie privée et portant atteinte aux libertés publiques (4).

Suite à la mobilisation de différentes organisations non gouvernementales et médicales, dont le SNJMG (5), les parlementaires ont pu faire évoluer le projet du gouvernement en instaurant différents garde-fous : durée de conservation des données limitée à trois mois, droit d’opposition ou de rectification des intéressés, impossibilité de mentionner d’autres éléments médicaux que ceux liés au coronavirus.

De plus, le Conseil Constitutionnel a imposé l’intervention du juge judiciaire dans les mesures de placement en isolement et de mise en quarantaine, émis plusieurs réserves d’interprétation sur la collecte de données du contact -tracing destinées à mieux l'encadrer, concernant notamment le décret d’application (sur les modalités de collecte, de traitement et de partage des informations) ou le recours à des sous-traitants et il a exclu des organismes ayant accès à ces informations, ceux qui assurent «l’accompagnement social» des malades, notamment les centres communaux d’action sociale (CCAS).  

Si le gouvernement reconnait enfin l’implication des médecins généralistes dans la gestion de la pandémie, le SNJMG renouvelle sa désapprobation sur le recours à une procédure d’exception sans concertation avec les patients ni les organisations impliquées dans le respect des droits de l’homme (6).

Par ailleurs, si le dispositif concret est plus acceptable que ce que prévoyait initialement le gouvernement, le SNJMG enjoint les médecins généralistes à demander systématiquement le consentement des personnes avant leur inscription sur Contact Covid, et leur propose de limiter la recherche de personnes contact aux personnes résidant avec le patient infecté voire aux personnes contact à risques dont ils seraient le médecin traitant.

D’un point de vue pratique, en tant que syndicat de remplaçant-e-s, le SNJMG constate que la solution de passer par amelipro exclue de fait les médecins remplaçants de la procédure : encore une fois, les remplaçants sont complétement oubliés par le gouvernement et l’Assurance Maladie !

Pour répondre aux difficultés des remplaçants mais aussi aux interrogations des tous les médecins généralistes perdus dans les méandres d’une lourde et complexe procédure, le SNJMG met à leur disposition une fiche pratique pour être en mesure de prendre en charge correctement tout patient suspect de CoViD-19 (7).

D’ailleurs, le SNJMG se réjouit que la rémunération de l’annonce du diagnostic, de la mise en place des mesures personnelles et d’eventuelles recherches de personnes contact se fasse sous une forme forfaitaire fixe et non, comme prévu initialement, sous forme d’un montant de base abondé d’une mini prime au signalement (8). Toutefois, il déplore, que seuls les actes réalisés en téléconsultation soient pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie, permettant un tiers payant intégral, et demande donc instamment à l’Assurance Maladie que tout acte incluant la majoration « MIS » puisse relever d’une prise en charge à 100% permettant un tiers payant intégral dans tous les cas de figure.

 

Contact Presse : Benoit Blaes – presidence@snjmg.org – 07.61.99.39.22

 

  1.  : http://www.leparisien.fr/politique/deconfinement-5-minutes-pour-comprendre-le-couac-sur-la-loi-d-etat-d-urgence-sanitaire-11-05-2020-8314530.php
  2.  : https://rmc.bfmtv.com/emission/c-est-un-secret-medical-partage-les-medecins-generalistes-autorises-a-signaler-a-l-assurance-maladieles-patients-atteints-par-le-covid-19-1913033.html
  3.  : https://factuel.afp.com/non-loms-na-pas-commence-en-avril-appeler-tester-de-maniere-massive
  4.  : https://smg-pratiques.info/soigner-n-est-pas-ficher-l-ethique-des-medecins-n-est-pas-a-vendre
  5.  : http://www.snjmg.org/blog/post/coronavirus-en-france-la-resistible-multiplication-des-atteintes-aux-droits-fondamentaux/1762
  6.  :  https://www.lepoint.fr/societe/secret-medical-consentement-du-patient-toutes-les-digues-ont-cede-13-05-2020-2375278_23.php
  7.  : http://www.snjmg.org/blog/post/covid-19-reponses-aux-patients-et-cat-face-a-un-cas-contact-ou-suspect-en-medecine-generale-stade-3-post-confinement/1763
  8. : https://www.liberation.fr/checknews/2020/05/12/covid-19-finalement-les-medecins-ne-beneficieront-pas-d-une-prime-au-signalement-des-cas-contacts_1788014

CoViD-19 : Prescriptions de masques chirurgicaux par les médecins généralistes

Mis à jour le Mardi, 19 mai 2020

 

NB : Ce billet fait partie de notre Dossier CoViD-19 

 

 

A compter de ce jour, les médecins généralistes peuvent prescrire des masques chirurgicaux vis à vis de la pandémie CoViD-19 dans les situations ci desous. 

Attention : quelque soit la situation, le diagnostic ne doit jamais etre indiqué sur l'ordonnance !

- Protection des personnes à très haut risque médical

Information DGS du 07 Mai 2020 : «Certaines personnes présentent, en raison d’un état antérieur, d’une pathologie sous-jacente ou d’un traitement qui les rendent plus sensibles, un haut risque de développer une forme grave d’infection et tout particulièrement de covid-19. Pour les personnes à très haut risque médical, notamment celles présentant une immunodépression sévère, le port d’un masque chirurgical à visée préventive est recommandé. Il appartient au médecin traitant d’en assurer la prescription (à raison de 10 par semaine, ndlr), avec discernement, en tenant compte du fait que, pour les autres vulnérabilités médicales, et en dehors des cas particuliers à l’appréciation des médecins, la protection doit être assurée par un masque grand public.» 

Carine Wolf, présidente de l’Ordre des pharmaciens, précise que cette mise à disposition sera faite «à l’appréciation du médecin, sur prescription. Ces personnes pourront alors retirer, à partir du lundi 11 mai, dix masques chirurgicaux par semaine, sur le stock de la dotation de l’Etat, gratuitement». 

Quelles sont les personnes concernées ?

Le 10 mai 2020, Christophe Castaner a parlé des personnes en ALD. Mais en croisant informations (ministère et pharmaciens), il pourrait s'agir des personnes vulnérables relevant, si elles sont en activité professionnelle, d'un certificat d'isolement (NB : c'est la seule liste de patients considérés à risque vis à vis de la maladie CoViD-19 bénéficiant d'une reférence réglementaire officielle au 11 mai 2020) :

1° Etre âgé de 65 ans et plus ;
2° Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
3° Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
4° Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
5° Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
6° Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
7° Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
8° Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :

- médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
- infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
- consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
- liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;

9° Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
10° Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
11° Etre au troisième trimestre de la grossesse.

Attention : Ca ne veut pas dire qu'il faut prescrire des masques pour tous les patients correspondant à cette liste ! Parmi les patients fragiles de la liste réglementaire, le médecin choisit "avec discernement" les patients les plus fragiles auxquels il prescrit les masques (Rappel : ces masques sont délivrés sur la dotation de l'Etat... inutile de s'apesantir sur les problèmes de stock...). Pour les autres, il doit leur recommander de porter des masques grand public.

Pendant combien de temps ?

Il faut faire une prescription sur 1 mois renouvelable x fois (à la libre appréciation du médecin).

Les pharmaciens délivrent ces masques (théoriquement, une fois par mois mais en pratique, le plus souvent, une fois par semaine) sur présentation de l'ordonnance et de la carte vitale.

- Cas confirmés de CoViD-19 (PCR +)

Lors de la consultation d'annonce, le MG remet au patient une prescription à hauteur de 2 masques par jour pour toute la durée de son isolement ; le patient ou un tiers pourra se procurer les masques en pharmacie d’officine muni de la prescription et de la confirmation biologique fournie par le laboratoire si le résultat est positif.

Les pharmaciens délivrent 14 masques par semaine sur présentation d’une ordonnance, d’un résultat positif du test virologique et de la carte Vitale.

- Cas contact à risque d'un cas confirmé ou d'un cas probable TDM +

Lors de la consultation d'annonce, le MG peut rédiger pour chaque cas contact à risque une prescription à hauteur de 2 masques par jour pour toute la quatorzaine qu'il devra respecter. Mais si le cas contact a été enregistré dans le téléservice « Contact Covid » d’Ameli pro, la prescription médicale est inutile.

Les pharmaciens délivrent 28 masques chirurgicaux pour 14 jours sur présentation de la carte Vitale et après vérification de leur inscription dans le téléservice « Contact Covid » d’Ameli pro (ou sur présentation d'une ordonnace médicale).

 

 

Rappel sur la délivrance de masques aux MG et externes/internes en stage ambulatoire de MG :

Dotation :

24 masques chirurgicaux ou FFP2 par semaine
+ 1 boîte de 50 masques chirurgicaux par semaine
+ 1 boîte de masques pédiatriques (dotation unique)
 
NB : Pour les semaines 20 et 21, en raison de tensions sur les approvisionnements, les masques FFP2 sont réservés prioritairement :
- aux médecins spécialistes intervenant sur les voies respiratoires (pneumologues, ORL, gastroentérologues,stomatologues, chirurgiens maxilo-faciaux…) pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine,
- aux chirurgiens-dentistes pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine,
- aux professionnels en charge des tests de dépistage nasopharyngés covid-19, dont les infirmiers libéraux ayant conventionné avec un laboratoire de biologie par exemple, pour la totalité de leur dotation soit 24 FFP2 par semaine,
- et aux masseurs-kinésithérapeutes pour les actes de kinésithérapie respiratoire (au maximum 6 FFP2 par semaine).
Les médecins des autres spécialités (dont la médecine générale) et les infirmiers seront dotés en masques FFP2 quand les approvisionnements le permettront. 
 
Documents exigés par le pharmacien :

Professionnels libéraux : Carte Pro de Santé avec n°RPPS ou ADELI
Etudiants : attestation de l’Université du stage de l’étudiant

Référence : Distribution de masques par l'Etat en sortie de confinement

 

CoViD-19 : Réponses aux patients et CAT face à un cas contact ou suspect en Médecine Générale (stade 3 - post confinement)

 

NB 1 : Ce billet présente des liens hypertextes assurant une mise à jour en temps réél des définitions de cas et des recommandations qui en découlent.

NB 2 : Ce billet fait partie de notre Dossier CoViD-19 

 

 

Sommaire de ce billet d'info :

Gestion d'un cas possible/probable de CoViD-19 et d'un cas contact en Médecine Générale (stade 3 post confinement)

Recommandations avant un départ à l'étranger et au retour de l'étranger (stade 3 post confinement)

Confinement, gardes d'enfant et formalités médico-légales, administratives et fiscales 

Mesures dérogatoires de prises en charge sécurité Sociale lors de la pandémie CoViD-19

Situations médicales particulières (santé mentale, pediatrie, gyneco obs, diabetologie-nutrition-endocrinologie, cardiovasculaire, uro-nephrologie, neurologie, oncologie) et kinésithérapie lors de la pandémie CoViD-19

Autres situations particulières (achats alimentaires, vetements, piscine, lieux de travail ou de résidence)

 

 

Gestion d'un cas possible/probable de CoViD-19 et d'un cas contact en Médecine Générale (stade 3 post confinement)

 

Cadre général :

- En stade 1 et 2 hors cluster : Les patients suspects sont orientés vers le 15 qui les classe comme possibles ou les récuse. Le 15 organise la venue de tout cas possible en établissement hospitalier où se fait le test de confirmation virologique : si le test est positif, le patient est hospitalisé pour isolement et surveillance.

- En cluster stade 2 et en stade 3 - confinement : Tout cas suspect ne pouvant pas être pris en charge en ambulatoire reste du ressort du centre 15 et/ou de l'hôpital. Les autres cas suspects sont pris en charge en ambulatoire : ils sont considérés comme présumés Covid-19 sans faire de test (sauf dans certaines circonstances) et sont isolés dans leur foyer, sous surveillance.

- En stade 3 - post confinement : En dehors des cas relevant d'une hospitalisation, tous les cas possibles (voir ci dessous) et probables TDM + (cas possibles avec images TDM evocatrices de CoViD-19) sont testés en ambulatoire. Tous les cas confirmés (Toute personne, symptomatique ou non, avec un résultat biologique confirmant l’infection par le SARS-CoV-2, par RT-PCR ou par sérologie dans le cadre d’un diagnostic de rattrapage, conformément aux recommandations de la HAS) et leurs cas contact font l'objet d'une prise en charge particulière : isolement et surveillance dans leur foyer pour les premiers et quatorzaine pour les seconds (et enregistrement CoViD contact pour tous, s'ils y consentent de préférence).

NB 1 : le système d'information "CoViD contact" devait ouvrir à 15 heures le 11 mai 2020 mais il n'a ouvert que le 13 mai 2020 au matin pour des raisons de procédures légales : suite à un couac gouvernemental, la loi incluant le contact tracing n'a été publiée que le 11 mai 2020 au soir et il faut "un jour franc" pour qu'elle soit applicable.

NB 2 : Définitions officielles des différents cas (Source : Santé publique France)

 

Principe de base pour les patients :

Il ne change pas par rapport à la phase de confinement :

Appeler le 15 uniquement si difficulté réelle de respiration (voire malaise) avec fievre 

Appeler son médecin généraliste si patient avec signes infectieux ou patient contact d'un patient cas probable ou confirmé de CoViD-19

Si appel au médecin généraliste, celui ci propose une téléconsultation ou une consultation physique sur son lieu d'exercice (si celui ci a été adapté pour accueillir les cas suspects - voir fenetre ci après) ou au centre CoViD de secteur (s'il existe).

 

CAT pour (jeunes) médecins généralistes (en téléconsultation ou en consultation "présentielle") devant cas possible/probable et cas contact (NB : cliquer sur la photo pour accéder à la CAT) :

Prise en charge d'un cas suspect CoViD-19 en Médecine Générale (bis)

 

Références de prise en charge pour le stade 3 - post confinement :

Coronavirus SARS-CoV-2 : prise en charge à domicile ou en structure de soins (Haut Conseil de Santé Publique)

Prise en charge COVID19 au stade 3 - post confinement en Médecine Générale (Collège de Médecine Générale)

Algorithme simplifié des recommandations liées au COVID 19 - stade 3 pour la prise en charge des patients en Médecine Générale (Antibioclic)

Arbre décisionnel simplifié pour la prise en charge d'un patient suspect de CoViD-19 en ambulatoire (Ministère de la Santé)

Personnes à risque de formes sévères/graves de COVID19 (Ministère de la Santé)

Recommandations relatives à la prévention et à la prise en charge du COVID-19 chez les patients à risque de formes sévères (Haut Conseil de Santé Publique)

Prise en charge d'un patient asymptomatique au stade 3 - post confinement (Collège de Médecine Générale)

 

CoViD-19 et Organisation du centre médical :

CoViD-19 et organisation du centre médical

 

Recommandations avant un départ à l'étranger et au retour de l'étranger (stade 3 post confinement)

 

Le 07 mai 2020, le ministre de l'Intérieur annonce que les restrictions aux frontières de la France avec les pays de l'espace européen seront "prolongées jusqu'au 15 juin au moins" et les frontières avec les pays non-européens "resteront fermées jusqu'à nouvel ordre".

 

Confinement, gardes d'enfant et formalités médico-légales, administratives et fiscales 

 

 

 

Mesures dérogatoires de prises en charge sécurité sociale lors de la pandémie CoViD-19

 

Dérogation concernant la délivrance des ordonnances pour les traitements chroniques au-delà de la durée de validité d’une ordonnance :
Pour information, si vous êtes sollicités par vos patients, à titre exceptionnel, jusqu'au si la durée de validité d’une ordonnance renouvelable est expirée, afin d’éviter toute interruption de traitement préjudiciable, jusqu'au 31 mai 2020, les pharmacies d’officine peuvent prolonger la dispensation, dans des conditions précisées par arrêté (arrêté du 14 mars 2020, Journal officiel du 15 mars 2020).

L'Assurance Maladie entretient à l'attention des médecins et infirmier.es une page informative sur les autres mesures dérogatoires prise à l'occasion de la pandémie.

Vous y trouverez des informations sur :

- Assouplissement des conditions de réalisation et de facturation des téléconsultations
- Mise en place de mesures facilitant le suivi des patients par les infirmiers
- Examens de l'enfant
- Simplification du circuit des pièces justificatives à la facturation
- Prorogation automatique pour les patients dont l’ALD arrive à échéance
- Facilités de remplacement
- Aide médicale de l'État (AME) : mesures dérogatoires 

 

NB du 04 avril 2020 : L'Assurance maladie accepte la prise en charges de honoraires pour consultation téléphonique :

"au regard du contexte sanitaire actuel et de la nécessité de limiter les déplacements évitables, nous avons été saisis des difficultés rencontrées par certains patients qui ne disposent pas de l'équipement leur permettant de téléconsulter en visio (patients âgés par exemple).
C'est pourquoi il a été décidé, en accord avec le Ministère de la Santé (décret à paraitre), d'accepter à titre dérogatoire et pendant la seule période de l'épidémie et du confinement, la prise en charge des actes de téléconsultations réalisés uniquement par téléphone, au même tarif que les téléconsultations faites par vidéo, dans les situations suivantes :
- patients présentant les symptômes de l'infection ou reconnu atteint du COVID-19 
- patients en affection de longue durée (ALD) 
- patients âgés de 70 ans et plus et qui n'ont pas accès à un outil permettant une video et notamment un smartphone
- patients résidant dans les zones blanches
Ces téléconsultations devront être néanmoins tracées, notamment dans le dossier patient, dans les mêmes conditions qu'une téléconsultation classique."

 

Situations médicales particulières, kinésithérapie et soins dentaires pendant CoViD-19

 

CoViD-19, confinement et situations médicales particulières

CoViD-19, confinement et situations médicales particulières

 

Kinésithérapie et CoViD-19

NB : Kinés disponibles pour soins urgents pendant le confinement :

- Plateforme Ile de France (Ordre régional MK) ou Site Inzee.care (URPS MK)

Carte interactive des cabinets des kinés de Bretagne (URPS MK)

- Plateforme Kiné garde Occitanie (URPS MK)

 

Infos gestes barrières et autres recommandations (achats alimentaires, vetements, piscine, lieux de travail ou de résidence) pour patient.es

 

Mini site pour patient.es :

QR code du mini site :

 

Achats alimentaires :

 

Traitement du linge et nettoyage des locaux ayant hébergé un patient victime du CoViD-19 : 

Le lavage des vêtements se doit se faire pendant 30 minutes à 60°C (Avis SF2H - 07.02.20)

 

Téléphone portable et SARS - CoV-2 : 

 

Piscine et SARS - CoV-2 : 

Avis SF2H (09.03.20)

 

Situations de travail ou de résidence :