Epidémie CoViD-19 : infos générales

Mis à jour le Vendredi, 28 février 2020

 

NB du 28 février 2020 : Devant le développement de la maladie, nous n'avons gardé sur cette page que les informations générales sur le SARS-CoV-2 et le développement planétaire de la maladie CoViD-19. Toutes les informations pratiques pour (jeunes) médecins généralistes se trouvent désormais sur une page dédiée.

 

Sommaire de ce billet d'informations générales :

Epidémies à nouveaux coronavirus

Débuts de la nouvelle épidémie (avec présentations cliniques)

Suivi évolutif de la nouvelle épidémie

Documentation

Fils d'infos Twitter

 

 

Epidémies à nouveaux coronavirus :

 

Après le SARS en 2002/2003 et le MERS en 2012/2015, voici une autre épidémie dûe à un nouveau coronavirus (dénommée CoViD-19 le 11 février 2020) !

Rappel : Quatre coronavirus (229E, NL63, OC43, et HKU1) circulent habituellement chez l'homme, mais ils sont essentiellement responsables de rhumes (10 à 15% des cas dans le monde) et de pathologies respiratoires bénignes.

 

Le taux de mortalité du nouveau virus fluctue entre 0,2 % et 3,6 % (selon l'age des patients), bien supérieur à celui d'une grippe saisonnière (inférieur à 0,1% en France) mais loin des 9,6 % du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-1), qui a tué 774 personnes en 2002-2003, et très loin des plus de 30% du coronavirus du Mers (selon le Journal of Medical Virology).
Ce nouveau virus (SARS-CoV-2) est en revanche plus contagieux que ce que les premières données indiquaient début janvier. La contagiosité du virus (ou taux de reproduction de base) est estimée entre entre entre 1,5 et 3,5, ce qui signifie qu’en moyenne, chaque personne malade va infecter entre 1,5 et 3,5 nouvelles personnes. Pour comparaison, le SARS-CoV-1 avait une contagiosité estimée entre 2 et 5 (NB : la varicelle est à 8,5 et la rougeole à 9). Mais surtout, ce qui fait la différence entre les deux SARS-CoV, c'est que le 1 ne donnait que des formes cliniques sévères (et donc repérables) et que les patients infectés n'étaient contagieux que 3 jours après l'apparition des signes cliniques (laissant donc le temps de mettre en place des mesures d'isolement), ce qui n'est pas du tout le cas pour le 2 (voir ci après).
La période d’incubation pour le SARS-CoV-2, c’est-à-dire le délai entre l’infection et l’apparition des symptômes, n’est pas précisément connue mais varierait de 2 à 14 jours (NB : Selon une étude chinoise sur les mille premiers malades hospitalisés à Wuhan, la durée d’incubation se situerait entre 0 et 24 jours avec une médiane de 3 jours)

 

Débuts de la nouvelle épidémie (avec présentations cliniques) :

 

Une flambée de cas d'infections à coronavirus s'est développée en Chine à la fin de l'année 2019.
Cette flambée est associée à des expositions sur un marché d’animaux vivants de la ville de Wuhan (prononciation : wou-rran), dans la région du Hubei : le Huanan South China Seafood Market. Ce marché a été fermé le 1er janvier 2020.

La grappe de cas a été signalée pour la première fois le 31 décembre 2019. Les autorités chinoises ont isolé et identifié le 7 janvier 2020  un nouveau type de coronavirus (nommé, initialement : 2019-nCoV, puis, le 11 février 2020 : SARS-CoV-2). La majorité de ces premiers cas sont âgés de 40 à 69 ans. 

Les signes et symptômes cliniques rapportés sont principalement la fièvre, avec quelques cas de dyspnée, et des infiltrats pulmonaires invasifs bilatéraux, visibles sur les clichés radiographiques. 

La Commission nationale chinoise de la Santé a confirmé, lundi 20 janvier, que le nouveau virus se transmet bien d’homme à homme.

Selon l'étude du JAMA publiée le 07 février, il pourrait y avoir également des signes digestifs (comme dans un syndrome grippal) :

Selon une étude publiée le 18 février 2020 et portant sur 72 314 cas en Chine, la maladie est bénigne dans 80,9% des cas, "grave" dans 13,8% des cas et "critique" dans 4,7% des cas. Les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires sont les plus menacés par une issue fatale. Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque, avec un taux de mortalité de 14,8%. Aucun décès n'est à déplorer parmi les enfants de moins de 10 ans. Jusqu'à 39 ans, le taux de mortalité reste très bas, à 0,2%, puis s'élève progressivement avec l'âge.

 

Rappel : Les coronavirus humains sont généralement transmis lors de contacts étroits après l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par le cas ou après un contact avec des surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions. À température ambiante, et surtout en milieu aqueux, les coronavirus survivent en moyenne entre 4 et 5 jours. À des températures dépassant 30 °C, la résistance diminue considérablement, ne pouvant dépasser quelques heures. En revanche, des températures plus basses, en dessous de 20°C, favorisent la persistance des coronavirus humains qui survivent jusqu’à neuf jours, ainsi expliquant leur relative abondance en hiver.

 

Suivi évolutif de la nouvelle épidémie :

 

Comme Marc Gozlan, nous conseillons l'excellente infographie du South China Morning Post :

Signalons également l'impressionnante carte interactive établie par des chercheurs étatsuniens du Johns Hopkins University’s Center for Systems Science and Engineering :

 

NB : A propos du comptage de cas/décès

 

Documentation :

 

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