Des médecins en formation empêchés de finir leur cursus !

 

Alors qu'on déplore en France l'existence de déserts médicaux, des textes réglementaires passés par les gouvernements successifs depuis 2003 empêchent, pour des raisons purement administratives, des centaines de jeunes médecins de soutenir leur thèse de doctorat, pourtant indispensable à l'exercice de leur profession.

En effet, l'organisation des études médicales (1) impose un délai maximum de 6 années pour la validation du troisième cycle de Médecine Générale (stages, cours théoriques et thèse – thèse qu'il est souvent impossible de terminer pendant les stages d'internat, du fait d'horaires de services excessifs).

Au delà le médecin, qui fait alors fonction d'interne ou remplace en "médecine de ville", ne peut plus soutenir sa thèse (sauf dérogation) et est contraint de cesser d'exercer (suite à la perte de la licence de remplacement). Quant aux médecins liés aux réglementations d'avant les ECN (Epreuves Classantes Nationales), une date butoir de soutenance de thèse était fixée à fin 2012. Nombre d’entre eux n’ont pas pu la respecter.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a été interpellé par plusieurs médecins dans cette situation dramatique : 9 ans d'études et de réelles compétences, mais sans diplôme, sans métier, et aucune possibilité de reconversion professionnelle!

Le SNJMG dénonce ce gâchis économique et (in)humain et exige du gouvernement en urgence une solution réglementaire afin de permettre à ces jeunes médecins de terminer et de valider leur formation.

Par ailleurs, nous invitons les Résidents, Internes et jeunes médecins victimes de cette ineptie administrative à se faire connaître auprès du SNJMG, qui se chargera de les représenter et de les défendre.

(1) : Décret n° 2004-67 du 16 janvier 2004

Auteurs : Conseil National et Bureau du SNJMG

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