| Quand la crise menace de déborder en
ville et à l'hôpital (Quotidien du médecin,
13.04.05) Le chaudron des urgences bout et ses problèmes menacent de déborder. En ville comme à l'hôpital. En ville, tout d'abord, des organisations de médecins urgentistes hospitaliers et de généralistes libéraux viennent de dresser dans un texte commun un constat de « crise du système de santé », affirmant que, « dans un contexte de vieillissement de la population et de baisse de la démographie médicale », elle « dépasse largement la crise des urgences ». Signé par l'Association des médecins urgentistes de France (Amuhf), le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (Snjmg), le Syndicat de la médecine générale, MG-VA (une dissidence du syndicat de généralistes MG-France) et le Dr Christian Lehmann, auteur d'un Manifeste-Santé contre la réforme de l'assurance-maladie, ce texte appelle à un changement de perspective. « La problématique réelle, expliquent ses auteurs, est avant tout celle de l'accès aux soins des patients, et de la continuité des soins aux patients, bien plus que celle de la "permanence des soins" (PDS, gardes et astreintes). » Car urgentistes et généralistes protestataires font un constat : celui de « l'inadaptation à leur pratique du modèle dans lequel la logique déconomique actuelle tend à les enfermer : à l'hôpital, une tarification à l'activité qui sélectionne certains patients comme étant "peu rentables" (par exemple, les personnes âgées atteintes de plusieurs pathologies), en médecine générale, le paiement à l'acte exclusif, qui ne donne aucun moyen spécifique au généraliste d'assurer la synthèse et la coordination du parcours de soins du patient ». « Dans un cas comme dans l'autre, soignants et patients deviennent la variable d'ajustement d'une gestion économique ignorante de la dimension de santé publique de toute activité médicale », déplorent les signataires. A l'hôpital, ce sont la Confédération des hôpitaux généraux (CHG) et le Collectif des syndicats de praticiens hospitaliers qui s'enflamment. Car, pour eux aussi, la crise des urgences est un révélateur. « Ce mouvement, expliquent-ils dans un communiqué, est tout à fait exemplaire et représentatif des grandes difficultés traversées par l'hôpital public pour l'exercice de ses missions entre des moyens toujours revus à la baisse et l'augmentation, considérable dans certains secteurs, des demandes qui lui sont adressées par la population. » En guerre contre la réforme en cours du statut des médecins hospitaliers, les deux organisations annoncent qu'elles « envisagent de déposer un préavis de grève générale si des assurances ne (leur) sont pas apportées très rapidement sur l'évolution de ce dossier ». Karine. Pagineau.
Le
SNJMG "bouleversé" par le décès d'un interne
après sa garde Quotidien du Médecin, 1/12/2003
Le gouvernement sursoit à la baisse de la rémuneration des gardes des associés
Quotidien du médecin, 20-2-2000 |
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