Accueil du SNJMG

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes

 

 

Informations d'actualité pour les médecins généralistes en ambulatoire - 2007

 

 

Autres années

 

 


 

 

 

 

 

 

 

27 décembre 2007

 

- Convention : 3 avenants publiés au J.O.

 

Trois arrêtés parus au J.O. du 27 décembre portent approbation des avenants 25, 26 et 27 à la convention médicale.

L´avenant 25 prolonge la MPC jusqu´à la fin de la convention médicale. L´avenant 26 est relatif aux tarifs de la classification commune des actes médicaux techniques, correspondant à une nouvelle phase « d´accession aux tarifs cibles ». Le même avenant instaure une option « archivage », « proposée aux médecins conventionnés qui archivent les images de radiologie et exercent majoritairement en secteur libéral ». Signé et approuvé avant la fin de l´année 2007, cet avenant ne tombe pas sous le coup des mécanismes de régulation prévus par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008.

L´avenant 27 a trait à la permanence des soins et étend aux samedis après midi et aux ponts précédents les jours fériés la rémunération des astreintes de garde. En outre, pendant ces nouvelles périodes, les actes effectués donnent lieu à des majorations spécifiques et la participation des médecins libéraux à la régulation organisée avec le SAMU est rémunérée sur la base de 3 C de l´heure. « Ces mesures, précise l´avenant, interviendront, dans chaque département, dès qu´un arrêté préfectoral portant organisation de la permanence des soins… aura été pris. »

Pour en savoir plus :

- Arrêté du 21 décembre 2007 portant approbation de l'avenant n° 25 à la convention nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SJSS0773705A

- Arrêté du 21 décembre 2007 portant approbation de l'avenant n° 26 à la convention nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SJSS0773706A

- Arrêté du 21 décembre 2007 portant approbation de l'avenant n° 27 à la convention nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?

►Haut de page

 

 

26 décembre 2007

 

- Médicament : Les déremboursements provoquent d'importants reports de prescription 

 

A compter du 1er janvier, les veinotoniques (traitement des jambes lourdes) ne seront plus remboursés par la Sécurité sociale. Avec 94 millions de boîtes vendues en 2005, ils constituent la spécialité la plus importante parmi les médicaments dont le service médical rendu (SMR) a été jugé « insuffisant », et qui ont fait l'objet de trois vagues de déremboursements (2004, 2006, 2007). Les vasodilatateurs (arterite, trouble de la mémoire) figurent aussi sur cette liste, mais, à l'automne 2006, le gouvernement Villepin avait choisi de ne pas les dérembourser. Les conséquences du déremboursement des veinotoniques vont être observées de près. Déjà, le passage de 35 % à 15 % du taux de remboursement au 1er février 2006 a fait chuter de moitié les prescriptions. Les ventes en automédication ont, elles, augmenté d'un tiers. Au total, le nombre de boîtes écoulées est tombé à 74,5 millions en 2006, soit une baisse de 20 %. En 2007, les ventes se sont stabilisées.

Une des raisons pour lesquelles Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, avait refusé de dérembourser les vasodilatateurs, venait du fait qu'à l'époque rien ne prouvait que les déremboursements précédents se soient traduits par des économies en raison de possibles effets de report. Ces effets sont confirmés et décryptés dans une étude de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (ex-Credes, financé par les caisses de Sécurité sociale) parue ce mois-ci. 

Les auteurs se sont employés à observer les conséquences sur la prescription du déremboursement, au 1er mars 2006, des mucolytiques et des expectorants (50 millions d'euros de remboursements en 2005), utilisés en pneumologie et en ORL. Le nombre de consultations avec prescription d'expectorants a été divisé par deux. La chute s'observe pour les cas de bronchites, comme pour l'asthme, la toux, les affections aiguës des voies respiratoires ou les otites. Pour autant, « le nombre moyen de médicaments différents prescrits par consultation est identique avant et après le déremboursement » : une consultation donne toujours lieu à une prescription de 3,3 médicaments différents. L'Irdes observe ainsi « une augmentation des prescriptions pour de nombreuses classes thérapeutiques ». Les antitussifs et les broncho-dilatateurs sont ainsi davantage prescrits pour les bronchites et la grippe, les antibiotiques pour les affections aiguës des voies respiratoires et la toux, les anti-inflammatoires non stéroïdiens pour l'asthme, les analgésiques et les corticoïdes pour quasiment tous ces diagnostics. Une partie de ces hausses peut être liée à l'augmentation tendancielle des prescriptions, mais l'essentiel provient bien d'un effet report induit par les déremboursements.

« Sur le plan médical, certaines de ces évolutions sont peu explicables », comme le report « surprenant » vers les antitussifs, alors que « les indications de ces derniers sont inverses de celles des expectorants ».

Au niveau économique, les résultats sont plus que discutables. Le coût total moyen de l'ordonnance reste le même, à 29,4 euros, avec une prise en charge de 15,4 euros de l'assurance-maladie. « En termes de rationalisation des dépenses, cette politique de déremboursement des expectorants n'a pas d'impact mesurable », conclut l'IRDES. Et encore, cette estimation sur les prescriptions, qui ne tient pas compte d'éventuelles dépenses liées à une automédication, « sous-estime sans doute le coût pour le patient »

Pour en savoir plus : Etude de l'IRDES http://www.irdes.fr/Publications/Qes/Qes128.pdf
 

►Haut de page

 

 

19 décembre 2007


-  PDS : Signature de l'avenant conventionnel sur les astreintes du samedi après-midi et des ponts fériés


Ce jour, l’Assurance maladie et l'ensemble des syndicats médicaux signataires de la convention mais aussi MG-France, la FMF et les non représentatifs avec les syndicats de jeunes (SNJMG et ISNAR-IMG) et Espace Généraliste, se sont retrouvés au siège de la CNAM avec un ordre du jour simplifié : la permanence des soins, et plus précisément la négociation d’un avenant permettant de rémunérer enfin les astreintes du samedi après-midi et des ponts fériés pour les généralistes. Un conseil de l'UNCAM a eu lieu la veille pour mandater le directeur. Un an après le décret du 22 décembre 2006 sur l'extension de la PDS au samedi après-midi et aux ponts, cette séance de travail a permis de boucler le financement de ces périodes d'astreintes et les conditions de la réduction du nombre de secteurs, conformément aux instructions de Roselyne Bachelot. L'avenant n° 27, qui a été signé par l'ensemble des participants, représente tout de même une enveloppe de près de 30 millions d'euros. Il reprend le niveau des astreintes déjà en place, à savoir 50 euros par tranche de 4 heures, 100 euros par tranche de 8 heures et 150 pour une tranche de 12 heures. Les majorations d'honoraires proposées sont également les mêmes que celles déjà en vigueur. Quant à la régulation, elle serait elle aussi rémunérée sur les bases actuelles, à savoir 3 C de l'heure pour les nouvelles périodes de la permanence des soins. Le texte précise également que "compte tenu des engagements pris par le gouvernement de poursuivre la re-sectorisation de la permanence des soins, les mesures définies dans le présent avenant interviendront, dans chaque département, dès qu'un nouvel arrêté préfectoral portant organisation de la permanence des soins et conforme à ces orientations, aura été pris".

Le samedi matin, alors que de plus en plus de cabinets sont fermés ce matin-là, reste considéré comme plage de travail banale et ne bénéficiera donc pas des majorations de garde.

Rappel : toute la nomenclature en médecine générale avec les tarifs de jour et de garde est disponible ici :

http://www.snjmg.org/infos/page_nomenclature/nomenclature_des_actes_medicaux_snjmg.html
 

►Haut de page

 

 

18 décembre 2007


- Maladies professionnelles : nouveaux outils


L'Institut National de Recherche et de Sécurité et la Mutualité Sociale Agricole ont présenté ce jour la nouvelle édition du guide des maladies professionnelles. Ce guide donne accès aux tableaux du régime général et du régime agricole. Il facilite leur accès grâce à ses trois portes d'entrée : la classification par symptôme et pathologie, le lexique alphabétique par agent nocif ou situation de travail, la reproduction des tableaux des deux régimes classés par numéro. Ce guide comporte également une synthèse de la réglementation, des annexes sur les autres modes de réparation d'une maladie, le système complémentaire de reconnaissance des MP et le suivi post-professionnel. La brochure est disponible dans les CRAM (service prévention). La version électronique du guide reprend en partie le contenu de la brochure avec un enrichissement dans les modes d'accès aux tableaux.

Par ailleurs, la
 CRAMIF a lancé une nouvelle version de son site sur les maladies professionnelles. Il vise un double objectif : mieux connaître les maladies professionnelles et les situations à risques pour mieux les identifier, les traiter et les prévenir ; améliorer la déclaration des maladies professionnelles et permettre une prise en charge plus rapide des assurés sociaux par le régime AT-MP. Afin de mieux atteindre ces objectifs, la nouvelle version du site mise en ligne a été réalisée avec le concours de médecins du travail et de médecins généralistes. Elle offre trois espaces : "repérer une maladie professionnelle" avec un moteur de recherche par type de pathologie et des informations par métier ; "déclarer une maladie professionnelle" ; "orienter le patient". Le site propose également des cas cliniques, des liens utiles (formation, sites de référence) et une partie questions/réponses.


Pour en savoir plus :

- Le Guide des maladies professionnelles dans sa version électronique http://inrs.dev.optimedia.fr/mp3/

- CRAMIF SMP http://maladies-professionnelles.cramif.fr
 

►Haut de page

 

15 décembre 2007


- SNJMG : Assemblée Générale 2007


A l'occasion de cette Assemblée Générale, le SNJMG a approuvé à l'unanimité le travail accompli par sa direction lors de cette année et notamment lors du mouvement de protestation des jeunes médecins de cet automne.
Enfin, l'AG a élu le nouveau Bureau National du SNJMG (qui a confirmé Fabien Quedeville à la présidence du syndicat)
Pour en savoir plus : Compte rendu de l'AG
http://www.snjmg.org/infos/assemblee_generale_2007.html


►Haut de page

 

 

13 décembre 2007


- Convention : Les objectifs de maîtrise médicalisée 2007 ont été atteints à près de 60 %


Le directeur de l'Assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, a rappelé, dans Le Quotidien du médecin de ce jour, les résultats en demi-teinte de la maîtrise médicalisée pour l'année 2007. Le montant des économies atteint au final ne devrait être que de 367 millions sur les 623 millions d'euros escomptés, soit un taux de 59 %. Un résultat qui s'explique notamment par une reprise sur les arrêts de travail, sur lequel les efforts devaient être concentrés, qui ont augmenté de 1,5 % alors que l'objectif était une baisse de 2,5 %. En revanche, le directeur précise que la "pénétration des médicaments génériques grâce à l'action des pharmaciens", ainsi que des "résultats encourageants" sur la maîtrise médicalisée des dépenses à l'hôpital ont respectivement permis de réaliser 103 millions d'euros et 137 millions d'euros d'économies supplémentaires, des sommes comptabilisées à part. Tous postes confondus, la maîtrise médicalisée représentera environ 600 millions d'euros d'économies cette année. Selon lui, des "efforts importants" ont été réalisés concernant la consommation d'antibiotiques et de statines, ou encore les transports sanitaires. En revanche, les antihypertenseurs restent mal utilisés et "le résultat sur les psychotropes n'est pas atteint". "Sur les ALD, enfin, on gagne environ 65 millions d'euros chaque année, mais ce rythme reste trop lent au regard des objectifs" (146 millions). Au vu de ces résultats, le directeur de la CNAM reste très prudent sur le calendrier de revalorisation du C à 23 euros en 2008, qui au mieux serait reportée au dernier trimestre.
NB : Lors de la réunion des parties conventionnelles ce même jour, le directeur de l'Uncam a annoncé son intention de relancer rapidement les négociations sur le "secteur optionnel". Il se serait engagé à avancer sur le dossier de la Ccam clinique, qui devrait à terme déboucher sur une hiérarchisation des consultations des médecins.
 

►Haut de page

 

 

10 décembre 2007

 

- DMP : Roselyne Bachelot annonce le lancement d'une phase de concertation avant redémarrage

 

En ouverture des troisièmes rencontres parlementaires sur le DMP, la ministre de la Santé a annoncé ce jour la constitution d'une mission chargée d'établir des propositions sur le cadre stratégique du projet, l'amélioration de la gouvernance et l'organisation de la concertation sur le dossier médical personnel. Cette mission composée des principaux responsables du projet, avec un médecin, un représentant des usagers, des consultants, et pilotée par Michel Gagneux, inspecteur général des affaires sociales (une des auteurs du récent rapport IGAS sur le DMP), devra rendre des propositions d'ici trois mois sur ces trois sujets, pour accompagner la phase de concertation qui se conclura par un séminaire de deux jours en mars 2008, a expliqué Roselyne Bachelot. La ministre de la santé souhaite "relancer le DMP sans repartir de zéro mais en évitant toute précipitation". La phase de concertation autour du DMP, qui doit être lancée rapidement, doit aboutir à une feuille de route précise, recueillant un large consensus. Elle sera centrée sur deux sujets : "comment rendre le DMP le plus utile possible pour les professionnels de santé et les patients" et comment déterminer les modalités de déploiement les plus pertinentes, en associant les industriels à la réflexion. Plusieurs groupes de travail thématiques seront constitués pour cette phase de concertation, et le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) sera saisi sur l'informatisation des données de santé, notamment sur les modalités du masquage des données par le patient. La ministre de la Santé a également souligné qu'elle avait toute confiance dans l'issue positive des travaux déjà engagés comme le portail sécurisé d'accès au DMP, le rôle du tiers de confiance et l'élaboration de normes d'interopérabilité. Son souhait est de voir "fonctionner le plus vite possible un ou des prototypes complets de DMP, conçus en étroite association avec les professionnels de santé et les patients, et mis en place par des industriels". 

Tous les acteurs présents à ces troisièmes rencontres parlementaires se sont félicités de cette clarification du ministre. Dominique Coudreau, le président du GIP-DMP a signalé que "les difficultés sont encore devant nous", estimant qu'il faut trouver une méthode permettant aux professions de santé de travailler ensemble, "ce que nous ne savons pas faire correctement". A l'Etat et aux industriels d'en faire autant alors que l'absence de culture des hauts fonctionnaires en matière d'e-santé (c'est « un véritable désert culturel », selon Dominique Coudreau), a empêché la réalisation d'un consensus. "Le président du GIP-DMP a reconnu la réalité des problèmes de pilotage que le chantier du DMP a connus, tant au niveau politique qu'à celui de la maîtrise d'ouvrage".

Pour en savoir plus : Discours de Roselyne Bachelot http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-sante/discours/ouverture-3emes-rencontres-parlementaires-dossier-medical-personnel-dmp.html

►Haut de page

 

 

05 décembre 2007

 

- PDS : l'Ordre estime la responsabilité de l'Etat engagée pour les accidents lors de garde

 

Le Conseil national de l'Ordre des médecins vient de demander à l'Etat de prendre en charge, dans les meilleurs délais, les « dommages » subis par un praticien Corse dans le cadre de  la  permanence des soins. Dans la nuit du 31 juillet 2007, ce praticien de Corse du Sud a  été victime d'un accident grave sur la voie publique,  alors qu'il était de garde et intervenait à la demande du Centre 15. Ce praticien, poursuit l'Ordre,   a repris son activité « sans être guéri », après avoir dû  interrompre son activité professionnelle « une quinzaine de jours ».  Le médecin  a  présenté avec le soutien de son conseil départemental une demande d'indemnisation qui reste en attente de réponse à ce jour. Le  conseil de l'Ordre estime que l'accident  s'étant  déroulé « dans l'exécution de sa mission de service public », c'est  donc à l'Etat qu'incombe sa prise en charge.
 

►Haut de page

 

 

04 décembre 2007

 

- Rapport de l'IRDES sur les soins primaires à l'étranger

 

En France, la médecine de groupe en soins ambulatoires, souvent appelés soins primaires à l'étranger, est peu développée

comparativement à d'autre pays. Dans l'objectif d'éclairer la situation française, l'IRDES a analysé la situation du regroupement

des médecins généralistes dans six pays européens et deux provinces canadiennes : l'Allemagne, la Belgique, la Finlande, l'Italie, les

Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, l'Ontario et le Québec. En Finlande et en Suède, le regroupement s'opère dans des structures

publiques locales avec des équipes multidisciplinaires, tandis qu'au Canada, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, il s'organise dans des

structures privées gérées par des professionnels de santé indépendants dans un cadre contractuel. Parmi les facteurs explicatifs forts du regroupement, on relève d'une part une réelle volonté politique de placer les soins primaires au coeur du système, et d'autre part

l'évolution de la demande et de l'offre de soins : augmentation de la demande de soins dans un contexte de baisse de la densité médicale, nécessité d'une meilleure coordination des soins, recherche de conditions et de temps de travail moins contraignants...On perçoit également des règles et des pratiques nouvelles : mécanismes d'inscription volontaire des patients auprès d'un médecin en groupe, développement de la coopération entre professions de santé, modification de la rémunération des médecins et nouveaux contrats entre groupes et autorités de santé. Certains de ces signes sont tangibles en France, précurseurs certainement d'une accélération du processus de regroupement des médecins. La question reste ouverte d'une approche plus intégrée des soins primaires et des incitations à mettre en place pour promouvoir regroupement et interdisciplinarité.

Pour en savoir plus : Publication IRDES - Question d'économie de la santé n° 127 : http://www.irdes.fr/Publications/Qes/Qes127.pdf

 

- EGéOS : Le Bureau National du SNJMG affiche son volontarisme

 

Le premier ministre a confirmé ce week-end l'importance des États Généraux de l'organisation de santé, puisqu'ils seront à l'origine l'an prochain d'un projet de loi sur l'accès aux soins, qui devrait-être selon lui "un texte fondateur pour la modernisation de notre système de santé". Suite à cette annonce, le Bureau National du SNJMG a publié ce jour un communiqué de presse pour dire que le syndicat apportera toute son expérience et portera haut et fort les aspirations et revendications des jeunes médecins généralistes pour permettre un accès aux soins pour tous, et notamment aux soins de premiers recours/soins primaires, éléments indispensable d'un système de santé solidaire et organisé.

Pour en savoir plus : Communiqué de presse

 

►Haut de page

 


01 décembre 2007


- Syndicats médicaux : Création de CSMF jeunes médecins


Après s'être plaint de la balkanisation du syndicalisme médical et raillé l'interêt de syndicat de jeunes médecins, Michel Chassang se félicite ce jour de la création du syndicat : CSMF Jeunes Médecins. Ce syndicat se targue de réunir dès sa création environ 500 adhérents. Ce chiffre s'explique aisèment puisqu'il s'agit tout simplement du resencement des adhérents de moins de 40 ans de la CSMF : il ne s'agit donc que d'une opération purement comptable. La présidence du syndicat revient à Francois Charles Cuisignez, un "voisin" de Michel Chassang et ancien président de l'ISNAR-IMG. On trouve aussi dans le bureau du syndicat, Irene Bohn, responsable de la branche parisienne de l'ISNAR-IMG et par ailleurs compagne de FC Cuisignez. Histoire de donner une ame à cette opération, Michel Chassang a "nommé" à la présidence de ce nouveau syndicat Gabriel Ko, ancien membre du SIHP qui s'était illustré dans le mouvement des futurs et jeunes médecins de cet automne. Mais quand il a appris cette nouvelle, celui ci a fait savoir à Michel Chassang qu'il déclinait cette proposition...
 

►Haut de page

 

 

30 novembre 2007
- EGéOS : Installation du groupe permanent de concertation

 

La ministre de la Santé a précisé cette semaine le calendrier des "états généraux de l'organisation de la santé" (EGéOS), qui seront organisés début 2008. Un groupe permanent de concertation d'une vingtaine de membres est réuni sous la présidence du Pr Yvon Berland et de la directrice de l'hospitalisation (DHOS), a indiqué Mme Bachelot. "Ce groupe de travail va structurer les travaux des états généraux, et réunir les syndicats représentatifs de médecins libéraux, l'Ordre, les jeunes médecins, les élus et les malades" (à ce stade, les hospitaliers ont été exclus). Il devra auditionner pendant les deux prochains mois l'ensemble des professionnels de santé au cours de "conférences de concertation intermédiaires". Son installation par la ministre a eu lieu le 30 novembre. "Un autre groupe de travail réunira parallèlement les autres professionnels de santé". "Le travail étant ainsi préparé, les états généraux de la santé auront une séance plénière de restitution le 4 février 2008, précédée de deux autres réunions en province, l'une à Rennes le 25 janvier et l'autre à Châlons-en-Champagne le 1er février", a conclu la ministre.
Pour en savoir plus : Discours de Roselyne Bachelot http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-sante/discours/etats-generaux-organisation-sante-ouverture-travaux.html
 

►Haut de page

 

 

27 novembre 2007

 

- Honoraires médicaux : le Bureau National du SNJMG se plaint que les médecins généralistes soient délaissés par la convention
 

Suite à l'accord signé la semaine dernière entre les partenaires conventionnels permettant la prolongation (jusqu'à la fin de la convention) de la majoration dite « MPC » pour les médecins spécialistes, le Bureau National du SNJMG publie un communiqué de presse pour remarquer le souci des parties conventionnelles de ménager bien plus les spécialistes d'organes que les médecins généralistes (avec le PLFSS 2008, l'objectif C=CS semble une nouvelle fois repoussé). Le Bureau National du SNJMG en appelle donc aux prochains Etats Généraux pour traiter de la démographie médicale avec toutes les parties concernées (dont les jeunes médecins et les patients).
Pour en savoir plus : Communiqué de presse

 

►Haut de page

 

 

15 novembre 2007
- DMP : Le gouvernement pose les premiers jalons à la réorganisation du projet

Après avoir pris acte des critiques acerbes du rapport d'inspections (Igas, IGF, CGTI) sur la mise en oeuvre du dossier médical personnel (DMP), le gouvernement profite du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 pour préparer la suite, et entériner sans tarder certaines conclusions des rapporteurs. Dans un amendement adopté ce jour au Sénat, le ministère de la Santé prévoit que « le choix du nombre d'hébergeurs [du DMP] doit rester ouvert », alors que, jusqu'à présent, il était prévu une distinction entre un hébergeur de référence et des hébergeurs agréés. De fait, le rapport s'interroge sur la viabilité de ce modèle, et préconise de ne pas donner suite à l'appel d'offres en cours devant désigner l'hébergeur de référence. Une proposition que le gouvernement devrait suivre.
L'amendement clarifie également le cadre juridique du futur dossier médical sur une question sensible : la conservation des données après le décès. Il est fixé une durée de conservation de 10 ans, et précisé que « seul un juge pourra avoir accès à un dossier clos ». Le gouvernement revient aussi sur une disposition très critiquée introduite dans la loi sur le droit au logement opposable, qui permettait l'accès au dossier par un bailleur.
 

►Haut de page

 


12 novembre 2007
- DMP : Le gouvernement "prend acte" du rapport officiel dénonçant le fiasco du projet

C'est par une froide « prise d'acte » que le gouvernement a commenté le rapport d'audit définitif sur le dossier médical personnel (DMP). Emanant de plusieurs corps d'inspection (affaires sociales, finances, technologies de l'information), le texte est extrêmement sévère avec les ministres de la Santé qui se sont succédé (Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand) : "D’emblée, le projet DMP s’est vu attribuer une série d’objectifs à l’évidence hors d’atteinte, mais constamment mis en avant par les décideurs successifs (les ministres, ndlr)... Cela concerne tout à la fois : le calendrier des opérations, qui imposait de réaliser en trois ans un projet que tous les autres pays ont prévu de développer sur une décennie au moins; le coût du projet, longtemps et grandement sous-estimé, ce qui a notamment conduit à ne jamais accorder au GIP DMP les moyens humains, techniques et budgétaires qui lui étaient nécessaires ; le modèle économique du DMP, auquel diverses annonces ou « études » ont attribué à tort un potentiel d’économies importantes pour l’assurance maladie". Bref, tout était faux depuis le départ : "L’irréalisme de ces objectifs a en permanence placé les acteurs sous la pression des échéances politiques et sous le contrôle direct des cabinets ministériels. Il en est résulté une gestion de projet constamment précipitée, souvent improvisée, parfois inconséquente". Selon le rapport officiel, le DMP est ainsi passé d'un outil à l'usage principal des médecins à un dossier mis à disposition de l'assuré et contrôlé par lui, la priorité a été donnée à la dimension technique plutôt qu'à la réflexion sur le contenu et l'usage, le groupement d'intérêt public DMP a souffert d'une instabilité managériale « sous l'influence des choix ministériels », etc... Surtout, des questions cruciales restent non résolues, telles que l'identifiant sécurisé du DMP, les modalités pratiques pour les éditeurs de logiciels, le rôle du médecin traitant ou encore la viabilité même du modèle de l'hébergement (distinction entre hébergeur de référence et hébergeurs agréés) : "la stratégie actuelle comporte d’importantes zones de risques et d’incertitudes, qui nuisent à la crédibilité et à la lisibilité du projet. A cet égard, deux dangers principaux méritent d’être soulignés... La viabilité du modèle de l’hébergement n’est pas assurée et apparaît, en l’état actuel du dossier, source potentielle de contestations et de dérives (...) Ce modèle est fondé sur une répartition asymétrique de la fonction d’hébergement entre un hébergeur de référence et des hébergeurs agréés ... Dès lors, dans une période où le marché de l’hébergement des données de santé est loin d’être mature, trois séries de risques sont à considérer :-celui de voir l’ensemble du dispositif fragilisé par des contestations émanant de candidats malheureux; – celui de donner lieu à des pratiques contestables : reconstitution par un hébergeur du profil de ses clients par le traçage de leurs accès au DMP ; stratégies de captation de clientèle entre hébergeurs, voire entre professionnels de santé, ou, à l’inverse, d’actions commerciales ou d’influence en direction des acteurs censés pouvoir orienter le choix du patient, parmi lesquels les médecins et les pharmaciens seront les plus exposés ;enfin, celui d’un gaspillage de fonds publics". Le rapport recommande dès lors de ne pas donner suite à l'appel d'offres devant désigner l'hébergeur de référence. Il préconise un nouveau calendrier « non impératif, réaliste et glissant », privilégiant le traitement des problèmes de contenu et d'usage. S'il s'agit officiellement d'éviter « une remise en cause du projet », la mission demande de le reprendre au commencement sur bien des points.
Le gouvernement actuel a parfaitement reçu le message :"La réalisation de ce projet doit s'inscrire dans une perspective de longue durée: le gouvernement se donnera le temps nécessaire pour mettre en place un DMP de qualité, offrant une réelle utilité aux professionnels de santé et aux patients»,indique le communiqué des deux ministères concernés, santé et budget. «Une phase de concertation sera prochainement lancée, qui s'achèvera en mars 2008 ... A cette date, un séminaire associant professionnels de santé, représentants des patients et industriels aura pour objectif de préciser la "feuille de route" du projet DMP. Elle sera ensuite mise en place de manière pragmatique en privilégiant "des expérimentations sur le terrain" et un "déploiement progressif ciblé sur les professionnels de santé et les patients ayant le plus besoin du DMP»
A la lecture de ce communiqué, on est bien loin de l'époque, pourtant agée de quelques mois, où Xavier Bertrand niait en bloc quand les journalistes l'interrogeaient sur les retards et la viabilité du DMP...
 

►Haut de page

 

31 octobre 2007
- Liberté d'installation : le SNJMG acte la fin du mouvement des jeunes et futurs médecins*//*

Le SNJMG publie une lettre d’information pour remercier tous les futurs et jeunes médecins pour leur mobilisation dans ce combat qui n'était pas gagné d'avance, ainsi que les 4 autres organisations participantes (ANEMF, ISNAR-IMG, ISNIH et ISNCCA) pour la cohésion et la détermination de l’intersyndicale formée pour l’occasion…
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html

 
►Haut de page

 


29 octobre 2007
- Liberté d'installation : Signature d'un protocole d'accord

Les présidents des 5 organisations de futurs et jeunes médecins signent ce jour avec Mme Bachelot au ministère de la Santé le protocole d'accord négocié la semaine derniere. Cette signature "met effectivement fin au mouvement", qui a duré environ un mois, a déclaré le président du SNJMG, Fabien Quedeville. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a elle exprimé sa satisfaction à l'idée de "sortir de cette situation de crise". Toutefois, ce protocole ne satisfait pas toutes les revendications des grévistes: "un pas a été fait des deux côtés", mais "l'amendement n'écarte pas toutes les mesures négatives" susceptibles de "dissuader" les médecins libéraux de s'installer dans les zones où ils sont suffisamment nombreux, a expliqué Chloé Moulin, porte-parole de l'Anemf. Les syndicats se félicitent tout de même du fait que les mesures mises en place seront celles proposées par les états généraux de l'offre de soin, qui doivent se réunir en janvier. La tenue de ces états généraux fait partie du protocole d'accord signé par le ministère de la Santé et les grévistes. Leurs compétences et leur composition restent à déterminer, en accord avec les organisations signataires du protocole.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 


26 octobre 2007
- Liberté d'installation : Validation de l'amendement par l'Assemblée Nationale

Les députés ont adopté ce vendredi soir l'amendement au projet de budget de la sécu pour 2008 préconisant des mesures "notamment incitatives" à l'installation de médecins dans les zones sous-médicalisées et excluant "tout déconventionnement et non-conventionnement", comme le réclamaient les jeunes médecins en grève.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 

 
24 octobre 2007
- Liberté d'installation : Manifestation réussie et accord en vue

Entre 10.000 (selon la police) et 20.000 internes venus de toute la France ont manifesté ce mercredi après midi à Paris pour exiger une nouvelle fois le retrait des articles du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, conditionnant le conventionnement des médecins à leur zone d'installation./**/ Suite à la manifestation, une délégation des 5 organisations de futurs et jeunes médecins était reçue au ministère de la Santé. A leur sortie du ministère, la délégation annonçait que les 5 organisations étaient parvenues à un accord avec le ministère de la Santé sur un amendement au projet de budget 2008 de la sécurité sociale (PLFSS), qui ouvrait la voie à une fin de la grève des étudiants en médecine lancée depuis près d'un mois.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 


21 octobre 2007
- Liberté d'installation : Réunion pour une sortie de crise au ministère/

Suite à l’intervention du Dr Accoyer et avec la médiation de MG-France, une longue réunion de négociation s'est déroulé ce soir au ministère de la santé (de 20 heures à 1 heure du matin !) Elle s'est terminée avec la rédaction d'un projet de protocole d'accord.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
  

►Haut de page

 


17 octobre 2007
- Liberté d'installation : Rencontre décisive avec le président de l'Assemblée Nationale

La veille au soir, plusieurs députés UMP, dont l'un des rapporteurs Jean-Pierre Door, mais aussi Dominique Tian ou Jacques Domergue, ont joint leurs voix à la gauche pour voter la suppression des fameux articles. Ces députés ont été très rapidement rappelé à l'ordre et ce matin, les élus UMP ont réintroduit les 2 articles, lors d'une deuxième délibération, se contentant d'y ajouter le fait que les jeunes médecins seront associés à une négociation avec l'assurance maladie (formule vague qui n'engage à rien, ndlr). Mais le véritable tournant du mouvement s’est produit dans l’après midi à l’occasion d’une manifestation devant l’Assemblée Nationale. Suite à cette action, le Dr Accoyer, président de l'Assemblée, a accepté de rencontrer longuement une délégation de jeunes médecins composées de Charles Mazeaud de l'ANEMF, Gabriel Ko de l'ISNIH et Fabien Quedeville du SNJMG. A la sortie de la réunion, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a déclaré qu'il fallait "trouver une solution" au conflit des internes sur l'installation des médecins, suggérant "une réécriture" des dispositions législatives contestées : " Je pense que la réécriture permet souvent de trouver des solutions (...) Je vais me rapprocher du gouvernement pour essayer d'apporter ma contribution afin que les uns et les autres, gouvernement et internes, se mettent d'accord et que chacun puisse retourner à ses occupations.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 


16 octobre 2007
- Liberté d'installation : Le président de la République contourne les futurs et jeunes médecins à Bordeaux

Ce matin, le Président de la République est arrivé au CHU de Bordeaux en passant par les Urgences pour éviter la manifestation devant l'établissement hospitalier de quelques 500 futurs et jeunes médecins (selon la police, ndlr)./**/ Ensuite, et malgré l'accord intervenu la veille entre les RG et les 5 organisations, le Président de la République a refusé de rencontrer les représentants des futurs et jeunes médecins qui s'étaient spécialement déplacés pour l'occasion. Il a toutefois discuté, "en huis clos", avec "quelques internes triés sur le volet" selon les journalistes de Radio France accrédités auprès de l'Elysée (NB : Gabriel Ko, vice président de l’ISNIH a réussi a se glisser dans le groupe d’internes). Le Président de la République a profité de cette rencontre dont il maitrisait totalement le cadre pour tenir un discours offensif : pas de modification du PLFSS, nécessité d'allier mesures désincitatives (pour éviter de dire coercitives, ndlr) aux mesures incitatives, voix seulement consultative des organisations de futurs et jeunes médecins avant les discussions conventionnelles sur la démographie médicale...
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 
 
►Haut de page

 


15 octobre 2007
- Liberté d'installation : Premiere réunion des 5 organisations avec la ministre de la Santé

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a reçu ce lundi matin les 5 organisations de futurs et jeunes médecins en présence du Dr Berland, président de l'Observatoire National de la Démographie des Professionnels de Santé (ONDPS), le Dr Charpentier et Mme Annie Poder, directrice DHOS. Les 5 organisations ont réitéré leur revendication sur le retrait de l'article 33 du PLFSS 2008, qui prévoit de conditionner le conventionnement des médecins à leur région d'installation et leur demande d'Etats Généraux de la Santé, et non de la Démographie, en amont d'un projet de loi afin de pouvoir réfléchir, de poser les bonnes questions et de soulever les vraies problématiques. Ces revendications ont été une nouvelle fois rejetées par la ministre de la Santé...
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
  

►Haut de page

 


11 octobre 2007
- Liberté d'installation : Première manifestation nationale à Paris

Près de 10 000 internes en médecine ont manifesté Paris pour défendre le principe de la liberté d'installation, avec le soutien de syndicats de médecins libéraux. Partis vers 14h00 du secteur Montparnasse, les manifestants en blouse blanche se sont rendu au ministère de la Santé, avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement de Paris. "Jeunes médecins en grève" ou "Non à une médecine à deux vitesses", proclamaient les banderoles des manifestants, défilant dans un concert de sifflets et de pétards. Le journal de RTL à 12h30 consacre un "papier" au mouvement des futurs et jeunes médecins avec les interventions de Charles Lazarus pour l'ANEMF et de Fabien Quedeville pour le SNJMG.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html

►Haut de page

 


09 octobre 2007
- Liberté d'installation : le SNJMG invite les remplaçants (et les installés) à participer à la manifestation nationale du 11 octobre 2007

Le Bureau National du SNJMG publie un communiqué de presse pour appeler les médecins généralistes remplaçants à se joindre à la manifestation du 11 octobre 2007 (avalisée par les différentes AG) et invite les médecins généralistes à en faire autant.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 
 
►Haut de page

 


05 octobre 2007
- Liberté d'installation : Première journée de grève nationale des futurs et jeunes médecins

A Paris, environ un millier d'internes et étudiants en médecine en blouse blanche se sont rassemblés place de la Bastille. A Strasbourg et Lyon, des internes ont participé à des opérations de don du sang. Au CHU de Toulouse-Rangueil, l'essentiel des 600 internes se sont mobilisés. Des rassemblements et actions symboliques ont également eu lieu à Bordeaux (400 à 600 manifestants), Marseille, Dijon, Amiens, Nantes, Tours, Poitiers, Montpellier, Nice et Rouen (NB : Toulouse, Clermont-Ferrand, Limoges et Nice votent la poursuite de la grève totale au delà du 5 octobre). Sur BFM TV, un reportage avec intervention de Charles Mazeaud, président de l'ANEMF, étaient repris en boucle dans les journeaux de journée. Fabien Quédeville, président du SNJMG, était l'invité du matin sur BFM TV et intervenait à midi sur i>télé.*//*NB : L'ISNAR-IMG puis l'ISNIH proposent d'organiser une manifestation nationale le 11 octobre 2007, le SNJMG, l'ISNCCA et l'ANEMF approuvent le projet.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html

►Haut de page

 


04 octobre 2007
- Liberté d'installation : Roseline Bachelot recoit le SNJMG

Comme l'ISNAR-IMG la veille et avant l'ANEMF (le lendemain) et l'ISNIH le 08 octobre, l'ISNCCA puis le SNJMG ont été reçu par la ministre de la Santé entourée de ses principaux collaborateurs. Les 2 organisations sont restés fermes sur leur position initiale :
- retrait du PLFSS de la proposition rendant possibles des mesures négatives à l'installation voire des déconventionnements,
- grande négociation sur la démographie médicale (de la formation médicale jusqu'aux modalités d'exercice) dans laquelle toutes les organisations nationales de futurs et jeunes médecins auraient leur mot à dire et disposeraient d'un droit de veto.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html

►Haut de page

 


29 septembre 2007
- Liberté d'installation : Décision d'une journée nationale de grève totale le 05 octobre

Le Bureau de l'ISNIH vote ce jour la proposition d'une journée de grève totale et de mobilisation le 05 octobre 2007. Avec l'accord de l'ISNCCA et du SNJMG, cette proposition sera soumise aux votes des AG des différentes régions.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 
 

►Haut de page

 


27 septembre 2007
- Liberté d'installation : L'ANEMF se joint à la grève des gardes et des astreintes
L'ANEMF appelle à la grève illimitée des gardes, astreintes et des continuités de service dès le vendredi 28 septembre 2007, tant que les dispositions favorables à des mesures coercitives à l'installation des médecins libéraux n'auront pas été retirées du PLFSS 2008 + début de la Grève des gardes, astreintes et continuité de services à Paris et dans d'autres villes de CHU.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html

 
►Haut de page

 


24 septembre 2007
- Liberté d'installation : La présentation du PLFSS confirme les craintes des futurs et jeunes médecins
Présentation du PLFSS 2008 comportant une proposition rendant possibles des mesures négatives à l'installation voire des déconventionnements + Première AG commune internes/FFI, chefs de clinique, assistants et attachés à Paris (l'AG vote la grève des gardes, astreintes et continuité de services à compter du 27.09.07 à 20H)
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 


21 septembre 2007
- Liberté d'installation : Préavis de grève des gardes et astreintes à compter du 27 septembre 2007

Publication à l'instigation de Fabien Quédeville, président du SNJMG, d'un communiqué de presse commun aux 5 organisations et à MG-France, FMF Généraliste et Espace Généraliste + Dépôt par l'ISNIH, l'INSCCA et le SNJMG d'un préavis de grève à partir de jeudi 27 septembre 2007 pour les gardes, les astreintes et la continuité de service des internes, chefs de cliniques, assistants et attachés.
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 


20 septembre 2007
- Liberté d'installation : L'ISNAR-IMG et le SNJMG reçus au ministère de la Santé

Une délégation conjointe ISNAR-IMG / SNJMG est reçue au ministère de la Santé par le conseiller pour la médecine libérale, Mr Nabet qui leur annonce qu'il y aura bien des mesures "négatives" concernant l'installation dans le prochain PLFSS (propos également tenus le lendemain à l'ISNIH et à l'ANEMF).
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html

►Haut de page

 


19 septembre 2007
- Liberté d'installation : Rejet de toute coercition pour l'ensemble des organisations nationales de futurs et jeunes médecins

Fabien Quédeville, président du SNJMG, contacte les 4 autres organisations nationales de futurs et jeunes médecins afin de réagir en commun aux propos du Président de la République (un communiqué de presse commun sera publié dans la journée)
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html

 

►Haut de page

 


18 septembre 2007
- Liberté d'installation : Le Président de la République appelle à des mesures coercitives

Allocution de Nicolas Sarkozy au Sénat : "Le protocole d'accord de juin 2007 visant à limiter l'installation d'infirmières libérales dans les zones où elles sont en surnombre pourrait servir d'exemple pour améliorer la répartition des médecins sur le territoire".
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 


14 septembre 2007
- Liberté d'installation : Le SNJMG mobilise les organisations de futurs et jeunes médecins contre l'appel du Président de l'UNCAM à des mesures coercitives
Alors que l'UNCAM met en place l'avenant 20, prévoyant des mesures coercitives en cas d'échec de mesures incitatives peu ambitieuses, son président, Michel Régereau, a appelé avant hier à une remise en cause de la liberté d'installation. Fabien Quédeville, président du SNJMG, a réagi aussitôt en recontactant les 4 autres organisations nationale de futurs et jeunes médecins pour dénoncer ensemble les propos du président du conseil de l'UNCAM. Un communiqué de presse commun est ainsi publié ce jour...
Pour en savoir plus : Page spéciale
http://www.snjmg.org/infos/mobilisation_liberte_installation.html
 

►Haut de page

 


21 aout 2007
- Informatique médicale : Déploiement de l' "Historique des remboursements" (ex Web médecin)

La CNAMTS  lance ce jour sa campagne de communication sur le déploiement de l' "Historique des remboursements" (anciennement Web médecin). Prévu par la loi du 13 août 2004 et annoncé pour avril 2005, ce service Internet est enfin déployé cet été en métropole (grâce à l'autorisation du 10.07.07 de la CNIL) après avoir été expérimenté dans quatre départements pilotes (06, 78, 93 et 95). Il est le premier service sécurisé au moyen des cartes CPS et Vitale et se veut une aide à la pratique médicale. Il est complémentaire à "Mon compte Ameli" centré sur la gestion quotidienne de son activité. Ce service en ligne, inter régimes, permet à chaque médecin de consulter, avec l'accord explicite de son patient, le détail des remboursements de l'assuré présent dans son cabinet sur les 12 derniers mois. Les données affichées sont classées en 5 catégories : les actes médicaux et dentaires, les médicaments prescrits et délivrés, les actes de radiologie, les analyses de laboratoire et les indemnités journalières réglées.
Du côté des organisations de médecins, guère emballés par ce dispositif, on insiste sur la nécessité de ne pas confondre le médical et l'administratif. Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), a ainsi noté sur France-Info que cet historique n'était "pas un outil médical" et qu'il n'avait qu'un intérêt strictement "économique".
MG France va plus loin en avertissant dans un communiqué que ses membres refuseront d'endosser à la place de l'Assurance-maladie "le rôle d'agents de contrôle ou la responsabilité de baisses de remboursement des soins utiles à leurs patients".
Le Conseil national de l'Ordre des médecins réserve, lui aussi, un accueil mitigé à ce nouvel outil. Non seulement le CNOM a l'impression qu'on demande aux médecins de surveiller les dépenses de santé de leurs patients, mais il regrette aussi un manque de confidentialité dans la mesure où les médecins ont accès à toutes les informations.
« Il est problable qu'un patient en consultation chez un dermatologue n'ait pas forcément envie que ce dernier soit informé qu'il prend une trithérapie ou un traitement psychotrope », souligne le docteur André Deseur, vice-président de la branche exercice professionnel du Conseil national de l'Ordre des médecins.
Pour l'assurance maladie, il ne s'agit pas de ficher le patient pour repérer les gros consommateurs de soins. « Ce système a été conçu pour permettre une meilleure prise en charge des patients par le médecin : en évitant, par exemple, les interactions médicamenteuses. Et de cette manière, un praticien occasionnel peut prendre connaissance de l'historique du patient», précise un porte-parole de la Cnam.
Un avis que ne partage pas le docteur André Deseur: « Quand on suspecte un effet latéral produit par un médicament, on pose la question directement au patient. On peut aussi s'interroger sur le temps nécessaire à la connexion et à celui passé en ligne à piocher parmi une liste chronologique de remboursements. Et si l'outil n'est pas utilisé, pourra-t-on nous en tenir rigueur ? »
A défaut d'avoir su convaincre les professionnels, la Cnam tente de rassurer les patients. « Chacun peut refuser l'accès à l'historique de ses dépenses de santé et cette décision n'influera en rien sur les remboursements. »
En la matière, la Cnil a d'ailleurs émis une recommandation : « L'information des assurés est primordiale dans la mesure où ils remettent leur carte Vitale pour la télétransmission. Il faut que le médecin différencie les deux opérations, la consultation de l'historique et les remboursements, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur ce que le patient l'autorise à faire », précise Sophie Vulliet-Tavernier, directeur des affaires juridiques à la Cnil.

Au niveau de la sécurité, les garanties présentées par la l'assurance maladie sont apparues suffisantes à la Cnil : « Les informations ne sont accessibles que grâce à la carte CPS du professionnel et ses codes d'identification. Les données sont cryptées. Tout comme la communication entre le portail permettant d'accéder au Web Medecin et les serveurs des organismes complémentaires. » Toutefois, la Commission recommande l'utilisation d'un antivirus et d'un pare-feu, afin de réduire les risques d'intrusion sur l'ordinateur du médecin. 
A propos de technique, MG-France émet une mise en garde sur le fait que cet historique des remboursements "est basé sur la technologie Sesam-Vitale 1997, obsolète avec les ordinateurs de 2007 (et que) sa compatibilité avec tous les logiciels médicaux n'est pas assurée". Le syndicat rejoint ainsi l'avis du vice président de la Fédération des utilisateurs de logiciels médicaux (Fulmedico), le Dr Fraslin : « Cela ne surprendra pas les médecins blasés par les progiciels de FSE, l’installation en est complexe et hermétique. Pire elle peut déstabiliser le poste de travail et entraîner des conflits avec d’autres clients d’authentification. (...) Ses limites fonctionnelles et contraintes techniques le condamnent à un usage homéopathique. Son apport réel à la pratique du médecin est similaire à celui de Paris Hilton pour la philosophie contemporaine. » Le Dr Fraslin précise même qu'une Déléguée de l'Assurance Maladie chargée de promouvoir l'outil "a été totalement démoralisée par la démonstration en direct live des différents problèmes techniques"...

Pour en savoir plus :
- Dossier de présentation de la CNAMTS
http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/exercer-au-quotidien/index.php
- Les commentaires de Fulmedico
http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=453 <http://s3s.fr/l/5R27EDoSn27/wanadoo.fr/pmds.html> 

 

►Haut de page

 

 

20 aout 2007
- Informatique médicale : Référentiel de l'HAS sur la certification des logiciels d'aide à la prescription

La Haute autorité de santé (HAS) a mis en ligne le champ d'application du référentiel d'août 2007 concernant les Logiciels d'Aide à la Prescription (LAP). Ce champ d'application a pour objectif d'améliorer la qualité de la prescription ; de faciliter le travail du prescripteur et de favoriser la conformité réglementaire de l'ordonnance ; de diminuer le coût du traitement à qualité égale. Rappelons que la
loi du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie charge la Haute Autorité de Santé d'établir une procédure de certification des LAP. Les éditeurs peuvent se faire certifier par des organismes certificateurs, eux-mêmes accrédités par le Comité français d'accréditation (Cofrac).
NB : La HAS est en cours de réflexion pour définir le périmètre d'une certification des LAP hospitaliers.
Pour en savoir plus : Référentiel de certification des logiciels d'aide à la prescription en médecine ambulatoire (août 2007) http://www.has-sante.fr/portail/display.jsp?id=c_576417 

►Haut de page

10 aout 2007
- Exercice médical : La prise en charge des enfants en médecine générale

Les enfants de moins de 16 ans sont pris en charge pour les soins primaires aussi bien par des pédiatres que par des généralistes. Ils constituent d'ailleurs 13 % de l'ensemble des consultations et visites de ces derniers. 88 % des jeunes patients qui consultent un généraliste le font dans le cadre d'un suivi régulier. Les consultations ont le plus souvent lieu au cabinet du médecin et sont en moyenne plus courtes que celles des adultes. Il s'agit de pathologies a priori bénignes qui relèvent essentiellement d'affections des voies respiratoires hautes et d'actes de prévention et de dépistage. Un tiers des visites ou consultations ne donnent lieu à aucune prescription et près de la moitié des prescriptions relèvent de seulement trois sous-classes médicamenteuses. Les antibiotiques sont prescrits dans 14 % des cas. La prévention (une visite sur huit) concerne moins souvent les enfants issus de milieux défavorisés. La prise en charge des maladies chroniques par les médecins généralistes ne représente chez l'enfant que 10 % des séances contre 27 % chez les adultes pour le suivi des ALD.
Pour en savoir plus : DREES - "La prise en charge des enfants en médecine générale : une typologie des consultations et visites" - Études et résultats n° 588 - août 2007
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er588/er588.pdf <http://s3s.fr/l/5R27EDoSn22/wanadoo.fr/pmds.html>

 
►Haut de page

02 et 03 aout 2007
- Assurance Maladie : les premières mesures du plan de redressement publiées au JO

Les mesures de redressement de l'Assurance maladie présentées début juillet par les ministres Roselyne Bachelot et Eric Woerth  commencent à se mettre en place. Deux décrets ont été publiés au Journal officiel. Le premier précise que le forfait d'un euro par acte médical, jusqu'ici plafonné à 1 euro par jour, passera à 4 euros par jour en cas de consultations multiples, une mesure qui rapporterait 200 millions. Le second décret fixe la participation des patients qui ne respecteront pas le parcours de soins coordonné dans une fourchette de « 17,5 % à 22,5 % » contre « 7,5 % à 12,5 % » précédemment (150 millions d'euros attendus sur une année). C'est à l'UNCAM de déterminer le taux exact du ticket modérateur qui devrait passer le taux de remboursement de 60 % à 50 % pour les assurés hors parcours de soins.
Pour en savoir plus :
- Décret n° 2007-1166 du 1er août 2007
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SJSS0761720D
- Décret n° 2007-1170 du 2 août 2007
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SJSS0759227D
 
►Haut de page

 

30 juillet 2007
- Assurance maladie : Accord générique avec les pharmaciens

La CNAM a finalisé un accord avec les syndicats de pharmaciens - déjà signé par deux syndicats sur trois l'Unpf et l'Uspo - visant à généraliser la suppression du tiers payant pour les patients refusant un générique. Déjà en vigueur dans 22 départements, la mesure va être rapidement étendue à une quarantaine d'autres départements. L'accord relève aussi l'objectif de taux de pénétration des génériques de 75 % à 80 % à la fin décembre. Au total, la CNAM escompte 70 millions d'euros d'économies de cet accord qui inclut le Subutex, grâce à l'arrivée d'un nouveau générique. Préalablement à cet accord dont la publication devrait intervenir fin août début septembre, les syndicats s'étaient réunis avec le Comité économique des produits de santé (CEPS). Les parties sont tombées d'accord sur le fait d'intégrer automatiquement aux TFR les groupes de génériques ayant au moins deux ans d'âge et qui se substituent aux princeps à moins de 50 %. De plus, le Ceps a accepté de ne pas imposer de TFR aux molécules fortement substituées, soit à + 60/65 %, exception faite de l'amoxycilline.
Par ailleurs, le CEPS négocie avec les partenaires concernés (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux et prestataires) des baisses de prix induisant 150 millions d'euros d'économies sur les médicaments et 50 millions sur la LPP.
►Haut de page

 

25 juillet 2007
- Le SNJMG reçu au Ministère de la Santé

A l'occasion de l'arrivée de Mme Bachelot au ministère de la Santé et de Fabien Quedeville à la présidence du SNJMG, ce dernier a été reçu ce jour au ministère de la Santé pour un passage en revue des différents points concernant les jeunes généralistes (et notamment les questions relatives à l'installation). Le principe de réunions de travail ultérieures a été acté à l'issue de cette rencontre.

- Convention : Signature de l'avenant 24
La réunion de négociations conventionnelles de ce jour, entre les syndicats de médecins signataires de la convention médicale et la CNAMTS a abouti à la signature de l'avenant n° 24 qui permet notamment la mise en place de la deuxième tranche de la CCAM technique (qui sera effective le 12 septembre) et la concrétisation des évolutions tarifaires de certains actes des radiologistes annoncées dans le plan d'économies de l'Assurance-maladie. Les mesures d'économies concernant les radiologues (baisse des Tarifs des forfaits techniques IRM et scanner et création de suppléments pour l'archivage numérique des images radiologiques) ont été acceptées par la puissante Fédération Nationale des Médecins Radiologues après une négociation. Notons également la mise en place d’un accord de bonnes pratiques sur l’ostéodensitométrie osseuse et les radios du crâne.
Pour en savoir plus : Le texte de l'avenant 24
http://www.lesml.org/lesml/exerciceMedical/pdf/avenant24.pdf
 

►Haut de page

 

 

04 juillet 2007
- Assurance Maladie : Le gouvernement propose son plan pour respecter l'ONDAM 2007
Le gouvernement, confronté à une très nette dégradation des comptes de la "Sécu" en 2007, a présenté ce mercredi un plan de redressement de 1,225 milliard d'euros d'économies en année pleine. Le plan de redressement de l'assurance maladie présenté par les ministres de la Santé, Roselyne Bachelot, et des Comptes publics, Eric Woerth, devrait permettre de réaliser des économies de 417 millions d'euros dès cette année.
Les assurés seront mis à contribution à hauteur de 350 millions d'euros sur un an, avec des baisses de remboursement ciblées et un déplafonnement du forfait d'un euro par acte médical. Les patients qui consulteront un spécialiste sans passer par leur médecin traitant ne seront plus pris en charge qu'à 50% par la Sécurité sociale, contre 60% jusqu'à présent, et 70% pour les assurés qui passent par la case médecin traitant.
 

Par ailleurs, le forfait d'un euro par acte médical, institué en 2004, sera déplafonné : actuellement, ce forfait était plafonné à un euro par jour, quel que soit le nombre de consultations effectuées dans une même journée. Ce plafond est porté à 4 euros.
Enfin, les assurés devront accepter la délivrance de médicaments génériques s'ils veulent bénéficier du tiers payant (absence d'avance de frais).
Du côté des médecins, les radiologues et biologistes vont subir des baisses de certains de leurs tarifs (IRM et scanners).
Certains médicaments vont également voir leur prix baisser.
Le déficit du régime général (salariés du privé) devrait totaliser cette année 12 milliards d'euros pour "retrouver ainsi ses plus hauts niveaux de 2004 et 2005", selon les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) publiées mercredi. Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2007, présenté en septembre 2006 par Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, tablait pourtant sur un déficit de 8 milliards d'euros. Finalement, les charges devraient s'élever cette année à près de 300 milliards d'euros (comparé à 268 milliards pour le budget de l'Etat), quand les recettes atteignent 288 milliards d'euros.
Cette dégradation est liée aux déficits des branches maladie et vieillesse : 6,4 milliards d'euros pour la première contre 4 milliards initialement prévu, et 4,7 milliards pour la deuxième, contre 3,5 milliards initialement. La branche famille réduit très légèrement son déficit à 700 millions d'euros. Enfin, la branche accidents du travail-maladies professionnelles est en déficit de 300 millions d'euros. Cette nette dégradation intervient paradoxalement alors que la masse salariale augmente, entraînant des recettes supplémentaires. Mais pour la vieillesse, le déficit serait lié au "fort accroissement" depuis 2005 du nombre de départs en retraites (740.000 en 2007). Et pour la maladie, la CCSS constate "une reprise des dépenses" liées aux arrêts de travail et aux médicaments.

 
►Haut de page

 

01 juillet 2007
- Honoraires : Le C et le V n'augmentent que de 1 euro
Selon, l'avenant 23 à la convention médicale paru en mai au JO , le prix de la consultation de médecine générale (C et V) passe ce jour de 21 à 22 euros. Le passage à 23 euros ne devrait se faire que le 01.06.08 si les conditions financières le permettent... Ni l'engagement de Xavier Bertrand, ministre de la Santé, ni les discours d'intention des syndicats médicaux signataires de la convention n'auront été réalisés...
NB : La deuxième tranche de revalorisation des actes techniques des spécialistes qui devait intervenir également le 1er juillet est différée. L'avenant 23 prévoyait en effet d'une part, une baisse de certains tarifs de radiologie, d'autre part, une augmentation des tarifs d'autres actes de spécialistes. Mais, depuis, la CNAMTS a élaboré un projet de plan de redressement financier qui prévoit une baisse supplémentaire des honoraires des radiologues. La négociation d'un nouvel avenant conventionnel destiné à répondre au Comité d'Alerte et aux propositions du directeur de l'UNCAM est nécessaire pour que les hausses d'honoraires prévues soient débloquées...
 

►Haut de page

 

29 juin 2007
- Assurance Maladie : Le Comité d'alerte juge insuffisant les plans d'économies des caisses nationales pour 2007
Le comité d'alerte sur l'évolution des dépenses d'assurance maladie a émis ce jour des réserves sur les trois plans de redressement de l'Assurance maladie (général, agricole et indépendants) proposés au gouvernement qui permettraient d'économiser entre 1,6 et 2,4 milliards d'euros en année pleine. Selon l'avis du comité d'alerte, les économies réelles seraient de seulement entre 430 et 800 M d'euros en 2007 : "Compte tenu des délais de mise en oeuvre, des mesures décidées en milieu d'année ne peuvent avoir qu'un impact limité sur le montant des dépenses de l'année en cours. Leur effet plein portera sur l'exercice 2008". En attendant les décisions que devrait annoncer le gouvernement le 4 juillet, après la publication par la commission des comptes de la Sécurité sociale des comptes définitifs pour 2006, le comité d'alerte considère que "les mesures proposées ne sont pas de nature à assurer le respect de l'ONDAM 2007, compte tenu de l'ampleur du dépassement qui, au vu des données les plus récentes, semble d'ailleurs devoir être plus important qu'on ne l'envisageait le mois dernier".
Pour en savoir plus : Avis n° 5 du Comité d'alerte du 29 juin 2007 et annexe
http://www.securite-sociale.fr/institutions/comalerteam/caam.htm
 

►Haut de page

 

28 juin 20007
- SNJMG : Fabien Quedeville succède à Mickael Riahi à la présidence du syndicat
A l'occasion du comité directeur du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), le Dr Mickael Riahi a présenté sa démission de la présidence, pour raisons personnelles. Le Bureau National du SNJMG a élu le Dr Fabien Quedeville comme nouveau président (NB : Le Dr Fabien Quedeville, jeune installé en région parisienne, était précédemment secrétaire général du SNJMG).

►Haut de page

 

27 juin 2007
- DMP : le gouvernement veut une nouvelle relance
Dans un entretien au Monde du 22 juin, Roselyne Bachelot avait affirmé son intention de "relancer très vite" le dossier médical personnel informatisé : "Le DMP est au point mort, mais je vais le relancer très vite (...) il est impossible de mener une politique de santé dans ce pays, que ce soit en ville ou à l'hôpital sans DMP". Et ce jour, le journal La Tribune du 27 juin complete l'information : "le gouvernement envisagerait de frapper un grand coup pour mettre en ordre de marche le Dossier médical personnel". En effet, selon le journal, "l'Élysée, Matignon et le ministère de la Santé sont exaspérés par les retards et les problèmes accumulés, et mettent directement en cause les équipes en place (...) une enquête est actuellement menée par la Cour des comptes sur la gestion du projet par le GIP-DMP. L'inspection des finances pourrait être saisie ; une réflexion est en cours (...) depuis l'arrêt des expérimentations fin 2006, plus rien ne se passe. Or les effectifs du GIP ainsi que ses dépenses en audits, consultants et communications ont explosé". De son coté, le GIP a démenti faire l'objet d'un contrôle de la Cour des comptes, tout comme celui d'un groupe d'experts de l'UMP, comme croit le savoir La Tribune...
 
- Exercice médical : Plus d'un médecin francilien sur deux menacé d'épuisement professionnel
Plus d'un médecin francilien sur deux (53%) se dit "menacé" d'un "épuisement professionnel", en particulier les généralistes et les praticiens de secteur 1 (tarifs remboursables), selon une enquête de l'Union régional des médecins libéraux (URML) d'Ile-de-France. Quelque 2.243 médecins ont répondu à l'enquête lancée par l'URML et présentée ce mercredi. Selon cette étude, "53% des médecins  témoignent se sentir menacés d'un épuisement professionnel, ou "burn out", et particulièrement les médecins de secteur 1 et les généralistes". 47% des praticiens se disent en revanche "pas vraiment" ou "pas du tout" menacés. Parmi les causes de ce phénomène, les médecins interrogés citent, selon l'URML, "l'excès de paperasserie (96%), la non-reconnaissance de l'action du médecin (90,1%), la charge de travail (89,1%), l'augmentation des contraintes collectives (88,6%), la longueur des journées (85,3%), ainsi que l'exigence des patients (84,1%)". Les conséquences de ce "burn-out" sont "le mal-être
(90,1%) des médecins, la dégradation de la relation médecin/patient et l'altération de la qualité des soins (84,8%)", précise l'étude. L'étude dessine le profil de ces praticiens menacés "d'épuisement professionnel", à savoir des médecins âgées de 45 à 50 ans, qui exercent la médecine générale, en secteur 1, consultent sans rendez- vous, pratiquent la visite à domicile et réalisent plus de 6.000 actes médicaux par an. Pour améliorer la situation, les médecins plébiscitent "l'amélioration de leur protection sociale (97%), une meilleure définition de leur responsabilité médicale (95,2%) et des remplacements facilités et plus attractifs (88%)", explique l'étude.
Sondage réalisé par questionnaire auprès d'un échantillon représentatif (spécialité, sexe, département) de 10.000 médecins
auquel ont répondu 2.243 praticiens.
 

►Haut de page

 

24 juin 2007
- Liberté d'installation : La menace du Médecin traitant/Parcours de soins confirmée en 2 ans d'existence
Un intéressant article dans Le Généraliste de cette semaine met en évidence que la réforme du "médecin traitant" et son "parcours de soins" n'ont pas augmenté le nombre d'accès aux médecins généralistes (dont le nombre d'actes au contraire baisse ces deux dernières années), et qui suggère, comme le SNJMG l'avait préssenti, que ce dispositif n'était pas fait pour ça, mais pour préparer le terrain à des mesures plus coercitives envers patients et médecins : "La réforme avait pour but de lutter contre le « papillonnage » des assurés dans le système de soins. Mais on s'aperçoit aussi que les consultations non nécessaires de spécialistes ont toujours été très marginales, représentant environ 0,1 % des coûts. Peut-être que plus fondamentalement, le sens de la réforme est davantage à chercher dans une volonté d'organiser le système. Elle pose des bases structurelles pour l'avenir. Dans les autres pays où le médecin généraliste est devenu le « gate-keeper » du système de soins, le dispositif est obligatoire pour le patient et associé à des contraintes d'installation pour les médecins."
 

►Haut de page

 

22 juin 2007
- Rapport d'activité 2006 du FAQSV
Ce rapport met en évidence la contribution pérenne du FAQSV au financement du DMP, la décision des pouvoirs publics de réaliser 50 millions d'euros d'économies sur les crédits non consommés du DMP avec pour effet de ramener à 115 millions d'euros le montant maximal des dépenses du fonds, la priorité donnée au soutien des dispositifs de permanence des soins, les thématiques émergentes sur le champ de l'amélioration des pratiques et de l'évolution des modes d'exercice (Groupes Qualité en médecine générale, maisons de santé pluridisciplinaires), une exécution budgétaire très hétérogène selon les enveloppes et selon les régions, une année marquée par le renforcement des audits et des contrôles comptables à l'initiative de la CNAMTS et des URCAM (Rappel : Le FIQCS se substitue au FAQSV et à la DNDR au 1er juillet 2007).
Pour en savoir plus : rapport 2006 FAQSV
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/faqsv-rapport-2006.pdf
 

►Haut de page

 

20 juin 2007
- DREES : Comparaison des revenus des médecins libéraux à ceux des autres professions libérales et des cadres
Si les revenus d'activité libérale des médecins sont régulièrement évalués, ce n'est pas le cas de leurs revenus salariés. Or, 40 % des médecins libéraux perçoivent aussi des salaires. Cette étude de la DREES apporte pour la première fois des éléments de comparaison des revenus complets d'activité et du niveau de vie des médecins à ceux d'autres professions. Entre 35 et 64 ans, les revenus et le niveau de vie des médecins libéraux sont proches de ceux des autres professions libérales. Et s'ils gagnent en moyenne près de deux fois plus que les cadres, ils en sont relativement proches en termes de niveau de vie. Au sein des professions de santé, les médecins libéraux ont en moyenne des revenus légèrement inférieurs à ceux des pharmaciens et dentistes libéraux (-10%) mais supérieurs à ceux des professionnels de santé salariés. Ils gagnent ainsi 26% de plus que les médecins hospitaliers. Toutefois, en termes de niveau de vie, médecins libéraux et hospitaliers sont à parité. Les revenus d’activité des médecins libéraux hommes représentent environ 1,7 fois ceux des femmes, tandis que leur niveau de vie sont du même ordre. Enfin, les médecins libéraux ont des revenus et des niveaux de vie d'autant plus élevés qu'ils sont âgés.
Pour en savoir plus : DREES - Etudes et résultats n° 578, juin 2007:
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er578/er578.pdf
 

►Haut de page

 

19 juin 2007
- Assurance Maladie : le SNJMG interpelle l'UNCAM à l'occasion de la présentation de son plan de redressement
Suite à l'alerte déclenchée par le comité de vigilance des dépenses d'Assurance Maladie, M. Van Roekeghem, le directeur de la CNAMTS a présenté ce jour un plan d'économie pour 1.4 milliards d'euros.
L'architecture générale du plan tourne autour d'une idée simple : pour être accepté le moins mal possible, ce plan pese sur les différents acteurs du système de santé, assurés, médecins, industriels du médicament. Ainsi, plusieurs décotes tarifaires
concernant certains actes de radiologie (scanners et IRM) sont annoncées en renvoyant leur application concrete à des négociations avec les professionnels concernés. De même différentes économies sur les médicaments, feront l'objet de consultations avec les professions concernées et avec l'Union des complémentaires (Unocam).
Par ailleurs, 400 millions d'économies visent les patients, dont 100 à 200 millions provenant du déplafonnement des forfaits de 1 euro sur les consultations, les actes médicaux, les examens et analyses, actuellement limités à 50 euros par personne de plus de 18 ans et par an. La mesure, d'ordre réglementaire, est de celles qui ramènent le plus vite de l'argent dans les caisses...
Le reste proviendra de la baisse de remboursement à 50% les actes médicaux délivrés à des patients n'étant pas passés par un médecin traitant.
Ce dernier point a provoqué la réaction immédiate du Bureau National du SNJMG par voie de communiqué de presse. Le bureau y rappelle les effets négatifs du système du Médecin traitant/parcours de soins pour les jeunes installés en Médecine Générale et le peu d'efficacité (du fait d'une application retardée et largement incomplete) du moratoire de 5 ans chargé y remédier. Dans de telles conditions, un renforcement du système du Médecin traitant/parcours de soins va encore accroitre les problèmes des jeunes installés ; la situation devenant alors plus problématique pour la démographie médicale...
Pour en savoir plus : Communiqué du SNJMG
 

►Haut de page

 

14 juin 2007


- Fraudes à la Sécurité Sociale : Après MG-France, Espace Généraliste dénonce les abus des caisses


Ciblée essentiellement sur les arrêts de travail injustifiés et les abus de prescriptions de médicaments, la politique de lutte contre les fraudes de l'assurance maladie lui a permis en 2006 d'économiser 87 millions d'euros. Mais ces résultats sont ils le fait de contrôles pertinents ou de pressions exercées sur les prescripteurs ? Le premier syndicat de généralistes, MG-France (32% des voix aux élections), s'est manifesté en mai, en annonçant son intention de "porter plainte" contre l'assurance maladie pour "harcèlement".
Ce jeudi, c'est le syndicat Espace Généraliste (13% des voix) qui a pris le relais. "Les médecins généralistes font l'objet d'une pression inacceptable qui empoisonne leur quotidien", a déclaré Claude Bronner, son président, lors d'une conférence de presse.
Espace Généraliste qui a créé une cellule juridique pour conseiller les médecins en contentieux avec l'assurance maladie, a traité 150 à 200 dossiers depuis sa création, fin 2005.
"C'est la politique de la terreur et de l'intimidation", dénonce Serge Bernstein, généraliste à Villetaneuse (93), contrôlé en septembre 2006 sur ses prescriptions de médicaments et qui a créé en mai "une association de défense des médecins contrôlés".
"A côté de quelques médecins fraudeurs, la plupart de ceux qui subissent la pression des caisses le sont abusivement", estime Claude Bronner, déplorant que "les médecins passent pour des délinquants".
"Lutter contre les fraudes, c'est bien, mais à force de montrer du doigt les médecins, on est en train de discréditer cette profession", indique Fabrice Divizio, avocat d'Espace Généraliste, qui remarque "depuis 2004/2005 une forte augmentation des contentieux entre caisses et médecins".
Ce reproche de harcèlement est "totalement indécent", rétorque Pierre Fender, directeur de la répression des fraudes de l'Assurance maladie : "La détection des cas se fait à partir des données statistiques (et les) contrôles sont très encadrés par la loi (...) Sur les arrêts de travail, les médecins sont ciblés sur des prescriptions quatre fois et demi supérieures à la moyenne (...) En 2006 et 2007, sur les 54.000 généralistes existants, nous en avons mis 180 sous entente préalable (contrôle de chaque prescription par la Sécu, ndlr) pour les arrêts de travail (...) ces 180 généralistes représentent 35 millions d'euros d'économies potentielles".
Pour Michel Chassang, président de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français), "ces accusations de harcèlement sont peut-être fondées pour certains confrères, mais la situation n'est pas aussi généralisée que cela".
 

►Haut de page

 

 

29 mai 2007


- PDS : Création en Haute Garonne d'un numero de téléphone pour les "urgences non vitales"


Après le 15, pour les urgences, le 18, pour les pompiers, et le 112, numéro européen des urgences, voici venu à partir de ce soir le 08 05 85 31 31, pour la permanence des soins en Haute-Garonne.
“Ce numéro sera consacré aux appels d’urgence non vitaux”, précise Francis Soutric, sous-préfet du département et directeur de cabinet du préfet. La permanence sera ouverte de 20 heures à 8 heures chaque nuit, le week-end à partir du samedi à midi et les jours fériés. “En dehors de ces moments, il faut contacter son médecin traitant”, précise Jean-Louis Ducassé, chef de service du Samu à Toulouse.
L’initiative, actée le 04.04.07 par l’ensemble des partenaires de santé dans le département (DDASS, CDOM, SAMU, URML, CPAM, Regul'31, ARMEL, ADUM, SOS Médecins) “a été mise en place en vue de désengorger le 15, qui a vu son temps de réponse s’allonger en raison du grand nombre d’appels, surtout le soir et le week-end”, met en avant le président de l’association Régul’31, le docteur Pierre Massol.
Ainsi une différence est faite entre l’urgence vitale, toujours gérée par le 15, et les autres urgences. Pourquoi un numéro à dix chiffres (08 05 85 31 31) ? “Parce qu’un numéro court aurait coûté trop cher”, répond Jean-Louis Ducassé. Ce nouveau service proposé aux Haut-Garonnais coûtera le prix d’une communication locale.
NB : Le département a été divisé en cinquante-deux secteurs de garde (sept à Toulouse). Dans chacun d’eux, un médecin tient une permanence.
 

 

- Sécurité sociale : les experts des dépenses de l'assurance maladie sonnent l'alerte pour la première fois


Le Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses d'assurance maladie a averti ce mardi contre le "risque sérieux" d'un dépassement supérieur à 0,75% de l'objectif des dépenses d'assurance maladie (ONDAM) voté par le Parlement pour 2007, enjoignant les caisses d'assurance maladie de proposer des mesures de redressement d'ici un mois.
Dans son quatrième avis depuis sa création en 2004, le comité lance pour la première fois la procédure d'alerte, notant une augmentation de 5% des remboursements de la CNAM pour les soins de ville dans les quatre premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2007 : "Même si ces taux d'augmentation sont accrus par le contexte épidémique des premières semaines de 2007, et par le niveau assez bas des dépenses au début de 2006, ils traduisent un rythme d'évolution incompatible avec la réalisation de l'objectif". Le sous-objectif fixé pour les soins de ville dans la loi de financement pour 2007, un accroissement de 1,1% des dépenses, devrait être dépassé de deux points sur l'année, selon le comité, qui chiffre ce dépassement à environ deux milliards d'euros : "En conclusion, le dépassement observé sur la base annuelle de l'ONDAM 2006 et les tendances des dépenses de soins de ville constatées au cours des premiers mois de l'année conduisent le comité à considérer qu'il existe un risque sérieux de dépassement supérieur à 0,75% (...) Le comité décide donc de déclencher la procédure d'alerte", qui, selon le décret créant le Comité d'alerte, donne un mois aux caisses d'assurance maladie pour proposer des mesures de redressement.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot et le ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, Eric Woerth, ont pris "acte de cet avis". Dans un communiqué, les ministres "souhaitent connaître les propositions des caisses pour revenir au plus près de l'objectif voté par le Parlement (et réaffirment) leur détermination à maîtriser la croissance des dépenses d'assurance maladie tout en faisant progresser la qualité de notre système de soins (...) Le gouvernement sera également attentif à ce que les accords qui ont été signés avec les professionnels de santé soient respectés et s'accompagnent d'un renforcement de la maîtrise médicalisée des dépenses".
De son coté, le directeur de l'Uncam compte présenter, fin juin, un ensemble de mesures représentant 900 millions d'euros d'économies en année pleine (ce qui sera loin d'être suffisant pour 2007 selon l'avis de nombreux observateurs, ndlr).
Le Bureau national du Parti socialiste a jugé pour sa part que "ce constat signe définitivement l'échec de la réforme Douste-Blazy de 2004 qui prévoyait le retour à l'équilibre en 2007 (...) il faut s'attendre à des décisions hâtives et injustes de la part du gouvernement Fillon, comme de nouveaux déremboursements (Quant aux franchises médicales) le flou est désormais total (sur les) seuils d'exonération et (...) leur signification, entre dispositif de responsabilisation et instrument d'équilibre financier".
Le syndicat UNSA considère "que les assurés sociaux ont déjà largement participé à l'effort de redressement (...) Malheureusement, cet effort n'a pas été partagé par tous, notamment au travers des négociations conventionnelles avec les médecins (...) c'est dans l'organisation du système de soins et la remise en cause du seul paiement à l'acte qu'il faut trouver les pistes d'une réflexion de fond (...) Dans cette attente, l'UNSA ne cautionnerait aucune décision qui ferait porter aux assurés sociaux de nouveaux sacrifices". Le Medef, lui, refuse toute décision « pesant sur la compétitivité des entreprises ».
La CSMF (Confédération des syndicats médicaux français) prévient de son côté que les médecins sont "quitte", avertissant le gouvernement que "les mesures de redressement ne doivent en aucun cas toucher les honoraires médicaux (...) et que les économies doivent être recherchées dans d'autres secteurs, la responsabilisation des patients étant une piste parmi d'autres". La CSMF met en garde le gouvernement contre "la tentation du retour à la maîtrise comptable et contre toute mesure intempestive qui viendrait casser ce qui fonctionne".
Pour MG France, "Considérer à chaque alerte, la médecine de ville comme une variable d'ajustement est une impasse (...) Le revenu net des généralistes baisse de 1,6% en 2006 (...) La convention médicale 2005 (...) a vidé le concept de médecin traitant de tout contenu et organisé les contournements du parcours de soin. Au-delà de cette désorganisation génératrice de déficit, le Convention médicale de 2005 a mis en cause l'accès aux soins par les dépassements généralisés de tarifs (...) La gravité de la situation actuelle signe l'échec de la convention 2005 (...) MG France est prêt à participer à l'élaboration de la loi de santé primaire indispensable à la pérennisation d'un système de santé solidaire qui garantissent l'égal accès aux soins sur tout le territoire".
NB : Parmi les mesures à l'étude figurent la baisse du taux de remboursement pour les patients sans médecin traitant, des baisses de tarif de médicaments, de dispositifs médicaux, de tarifs d'actes techniques des spécialistes (radiologues), etc. Pour plusieurs de ces mesures, réglementaires, l'assurance-maladie aura besoin du soutien du gouvernement, donc à son tour en première ligne, après les législatives.
 

►Haut de page

 

 

24 mai 2007

 

- Démographie médicale : le HCAAM évoque des mesures contraignantes

Dans un avis adopté ce jour, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie se montre réservé sur les mesures d'incitation financières mises en oeuvre pour attirer des médecins dans les zones sous-dotées ou vers les spécialités peu prisées : « Il y a lieu de procéder rapidement à une évaluation des résultats de la politique actuelle (...). Si elle était décevante, il conviendrait (...) d'étudier des mécanismes plus directifs d'installation (notamment en mettant en place des mécanismes de désincitation à l'installation en zone de sur-densité) »… Le Haut Conseil fait, par ailleurs, état d'une « progression très significative du revenu par tête des médecins (en euros constants) » (1,14 % par an entre 1980 et 2004 pour les généralistes, 1,79 % pour les spécialistes), tout en mettant en avant un accroissement de l'activité et des disparités importantes entre spécialités.

 

- Polémique sur la consultation dite « officinale »

Un partenariat inédit entre une mutuelle et trois syndicats de pharmaciens créé des remous chez les médecins libéraux. Ce partenariat, conclu il y a un mois, offre la possibilité aux adhérents de la mutuelle Mtrl et des Assurances du Crédit Mutuel (ACM) de bénéficier, tous les deux ans, d'un bilan de prévention personnalisé réalisé par le pharmacien de leur choix. Plus concrètement, il ouvre la possibilité pour les pharmaciens de remplir, avec les souscripteurs dudit contrat intitulé « Réflexe Prévention Santé », un questionnaire permettant de faire le point sur leurs vaccinations, leurs traitements, leurs analyses biologiques, ou encore leurs facteurs de risque. Démarche pour laquelle les pharmaciens seront rémunérés… 21 euros ! Du côté des syndicats officinaux, cette initiative a été présentée comme un moyen de détecter chez un patient un problème particulier pouvant nécessiter une consultation chez son médecin traitant. Mais les syndicats médicaux, craignant certainement qu’elle fasse boule de neige et soit proposée par d’autres mutuelles, n’apprécient guère la démarche. La Csmf considère comme « dangereux » ce dispositif de rémunération « sans aucune concertation préalable avec les syndicats médicaux » et demande sa « suspension » . « Le rôle du pharmacien est de délivrer des conseils (…) qui ne peuvent en aucun cas se substituer ou être assimilés au diagnostic médical et à la définition des orientations thérapeutiques », estime-t-elle. MG-France s’élève également contre cet accord qui, dit-il, créé une « confusion des rôles » entre les pharmaciens et les médecins traitants. Enfin, le conseil national de l'Ordre des médecins a « fermement » condamné, ce jour, la création de ce « bilan personnalisé » de prévention réalisé par un pharmacien, en contrepartie d'une rémunération de 21 euros prise en charge par ces mutuelles (Mutuelle des transports de la région lyonnaise, Assurances du Crédit Mutuel). L'Ordre estime qu'il s'agit d'une véritable « consultation pharmaceutique »

 

►Haut de page

 

 

21 mai 2007
- Nouveau gouvernement : Le Bureau du SNJMG jugera sur pièces


Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a réagi à la composition du nouveau gouvernement. Dans un communiqué de presse publié ce jour, le BN du SNJMG se dit disponible pour discuter avec ce gouvernement sur 3 dossiers que le syndicat juge prioritaires : Revalorisation de la Médecine Générale, Défense des jeunes médecins généralistes et Gestion de la démographie médicale.
Pour en savoir plus : Communiqué de presse
 

►Haut de page

 


06 mai 2007
- Election 2007 : Nicolas Sarkozy, nouveau Président de la République


A l'occasion du second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République avec 53,04% des voix exprimées face à Ségolène Royal (46,96%). Le nouveau Président, investi le 17 mai, nommera le lendemain, François Fillon, Premier Ministre (NB : le nouveau gouvernement sera connu le 18 mai 2007).
 

►Haut de page

 

 

24 avril 2007
- Carte Vitale 2 : Début de la diffusion en Bretagne

Avec quelques semaines de retard sur l'annonce faite en début d'année, les nouvelles cartes Vitale ont été adressées aux bénéficiaires durant la première semaine d'avril. La phase de lancement de cette carte, qui prévoit de nouvelles applications et une sécurité renforcée, "s'est très bien passée", a estimé Bruno Quérel, sous-directeur des services informatiques à la CPAM d'Ille-et-Vilaine. Selon lui, ce lancement en avant-première, va permettre de "tirer des enseignements et de faciliter le lancement dans les autres régions". "On passe à une nouvelle technologie", a souligné M. Piton, directeur de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Ille-et-Vilaine. Dotée d'une capacité de mémoire quatre fois plus importante que l'ancienne génération, la carte Vitale 2 incorporera dans les prochains mois l'indication du médecin traitant de l'assuré puis, si l'assuré donne son accord, des données sur ses mutuelles ou compagnies d'assurance. Au deuxième semestre, s'y ajouteront les personnes à prévenir en cas d'urgence, a-t-il expliqué. L'ajout de ces informations a été validé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés CNIL, précise la CPAM. Elle souligne d'ailleursque l'idée d'un ajout ultérieur du dossier médical personnel, sujet très polémique, n'est pas à l'ordre du jour.La nouvelle carte vise aussi à renforcer la sécurité du système informatisé de remboursement des soins. Dans ce domaine, la carte Vitale 2 est "conforme aux standards des cartes bancaires", selon M. Quérel. L'ajout d'une photo doit dissuader la fraude, en rendant plus difficile l'utilisation d'une carte n'appartenant pas à l'assuré. Mais "les médecins et pharmaciensn'ont pas vocation à jouer un rôle de contrôle", assure M. Piton.Il espère que ces innovations seront l'occasion de développer les transactions informatisées. La carte Vitale 1, en service depuis 1998, permet déjà de traiter près d'un milliard de feuilles de soins électroniques par an au niveau national, soit un taux d'utilisation d'environ 70%. "Il serait souhaitable de passer à 80-90%", selon M. Piton. La CPAM insiste également sur "les coûts maîtrisés" de la nouvelle carte. Son coût unitaire serait de 2,70 euros, contre 3,26 euros pour l'ancienne carte.
 

►Haut de page

 

 

23 avril 2007
- Ordre des médecins : Enquête de l'Igas sur l'Ordre de Paris
Le ministre de la Santé Philippe Bas a demandé à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d"'enquêter" sur le Conseil de l'Ordre des médecins de Paris "pour s'assurer de son bon fonctionnement et éventuellement l'améliorer", aindiqué ce jour le ministère de la Santé :"Un rapport devra être remis fin juin"auministère. Selon "LeParisien/Aujourd'hui" daté de ce lundi, l'enquête de l'Igas porte sur la gestion de cette organisation, notamment sur le montant des indemnités perçues par les élus du Conseil (primes de "perte de ressources", prime de départ, à échéance dumandat), et sur "certains dysfonctionnements" tels que des travaux réalisés sans appels d'offres.
 

►Haut de page

 

 

19 avril 2007
- Les infirmières libérales obtiennent des revalorisations d'honoraires

Les infirmiers et infirmières libérales ont obtenu ce jeudi une revalorisation de leurs honoraires en deux phases, en 2007 puis en 2008 sous conditions, grâce à un accord conclu avec l'Assurance maladie, deux jours après une journée d'action de la profession.Au terme de quatre mois de négociations, les quatre syndicats représentatifs (Convergence infirmière, la FNI, l'Onsil et le Sniil) et l'Union des caisses d'assurance maladie (UNCAM) ont signé dans la nuit de mercredi à jeudi un protocole d'accord revalorisant les tarifs de la profession pour un montant de 300 M d'EUR sur 2007-2008.Une première phase de revalorisations, pour un montant total de 150 millions d'euros interviendra au 1er juillet 2007.Elle concernera la plupart des actes quotidiens prodigués par les infirmières. Ainsi, à cette date, l'acte médico-infirmier (AMI, dialyses, injections, soit 66% des actes prodigués) passera de 2,90 à 3 euros, l'acte infirmier de soins (aux personnes agées, handicapées) de 2,40 à 2,50 euros, l'indemnité forfaitaire de déplacement de 2 à 2,20 euros, et la majoration du dimanche de 7,62 à 7,80 euros.Selon l'Uncam, cela correspond à "une augmentation du revenu net des infirmières de 6%".Une seconde étape de revalorisations, pour un montant de 150 millions d'euros également, "sera mise en oeuvre au 1er août 2008", mais reste soumise à condition : elle sera "fonction des possibilités ouvertes par la loi de financement de la Sécurité Sociale votée chaque année par le Parlement, et dépendra de "l'engagement de la profession dans (des) mesures structurantes sur la répartition de l'offre de soins", indique le protocole. L'assurance maladie a en effet tenu à ce que les infirmières s'engagent dans une meilleure répartition de l'offre de soins infirmiers sur tout le territoire.Il s'agit d'éviter les "déséquilibres" constatés aujourd'hui entre certains départements, qui ont des "incidences en terme d'accès aux soins". Selon une étude de l'Uncam, on compte moins de 40 infirmières pour 100.000 habitants dans la Sarthe ou en Seine Saint Denis, contre plus de 200 dans les Bouches du Rhône, l'Hérault et en Corse. Les deux parties réfléchiront notamment à la mise en oeuvre de "mesures incitatives" (installation en groupe, aides au remplacement) "à l'installation dans les bassins de vie où la densité d'infirmières libérales est particulièrement faible". "C'est un accord équilibré, et pour les assurés sociaux, et pour les infirmières", a affirmé le directeur de l'Uncam Frédéric van Roekeghem, se félicitant que la profession "s'engage dans une réforme structurelle". La FNI, l'Onsil et le Sniil se sont déclarés "satisfaits", se félicitant d'avoir obtenu de "grosses avancées, sous la pression". Cette intersyndicale avait organisé mardi une journée d'actions (rassemblements, fermeture des cabinets) afin de protester contre le blocage de leurs honoraires et de montrer leur mécontentement face à l'avancée des négociations avec l'Uncam.Le protocole d'accord vise par ailleurs à favoriser de "nouveaux rôles" pour l'infirmière, comme celui de pouvoir prescrire et réaliser les vaccins anti-grippaux, sous réserve que la première prescription soit réalisée par le médecin. Les quelque 57.000 infirmières libérales avaient également obtenu, aux termes de décrets parus samedi, la création d'un Ordre infirmier - qui aura pour mission de défendre la profession - et le droit de prescrire certains dispositifs médicaux (pansements, seringues...).
 

►Haut de page

 


17 et 19 avril 2007
- Convention : Quatre avenants à la convention médicale enfin publiés au JO
Plusieurs avenants à la convention médicale (17, 18, 21 et 22), signés ces derniers mois, paraissent enfin au Journal officiel. Les quatre premiers ont été publiés le 17 avril, puis le 19 avril (une annexe manquante). Le premier (17bis) porte sur la formation professionnelle conventionnelle (FPC) : les médecins peuvent prétendre au versement d'une indemnité quotidienne pour perte de ressources, sous certaines conditions, dès lors que la formation est égale à au moins une journée entière contre deux jusqu'à maintenant (NB : Contrairement à une première version contestée par le SNJMG, cette version de l'avenant 17bis publiée au JO assure l'indemnisation des sessions de FPC aux médecins remplaçants). Le deuxième avenant (18) concerne les médecins référents, qui, en fonction de leur situation, recevront une indemnité forfaitaire proportionnelle et dégressive calculée en fonction du nombre de patients adhérents au système au 12 février 2005. Dans le troisième avenant (n° 21), l'UNCAM s'engage à informer les bénéficiaires de la CMU de leurs droits et à rembourser rapidement les professionnels qui assurent la dispense d'avance de frais. Le dernier avenant publié (n° 22) définit les modalités de la participation des médecins stomatologistes au dispositif de prévention bucco-dentaire pour les 6-18 ans : les jeunes de 6, 9, 12, 15 et 18 ans bénéficient d'un examen de prévention et des soins éventuellement préconisés (hors traitements orthodontiques et prothétiques) ; la rémunération de cet examen est fixée à 25 euros et sera versée directement par la CPAM.
Pour en savoir plus :
http://www.legifrance.gouv.fr/imagesJOE/2007/0419/joe_20070419_0092_0028.pdf

►Haut de page

 

 

16 avril 2007
- DMP : la CNIL pointe les failles de sécurité
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a passé au crible le fonctionnement du DMP en différents points de la chaîne : depuis le cabinet du médecin jusqu'à l'hébergeur, en passant par les centres hospitaliers. Ces contrôles  révèlent de graves lacunes en matière d'authentification ou de chiffrement de bases de données. La CNIL a ainsi constaté des transferts d'informations entre les hébergeurs et les établissements de soins sans cryptage. Les bases de données, où sont stockées les informations médicales des patients, ne sont pas systématiquement chiffrées, alors que la Cnil l'exige. Par ailleurs, en cas de perte des identifiants, certains centres d'appels fournissent le mot de passe par téléphone ou, en clair, dans un message électronique. Ces mêmes centres sont également critiqués sur le fait de ne pas utiliser les questions « défis » renseignées pour identifier les patients : « L'expérimentation a révelé une importante faille de sécurité sur le site Internet d'un hébergeur, où l'accès au DMP par les patients reposait sur des identifiants et mots de passe identiques et facilement déductibles. Bien que résolue dans de brefs délais, cette faille a démontré l'intérêt qui s'attache à la définition d'un mot de passe "robuste" ».
Toutes ces pratiques compromettent la confidentialité des informations, selon la Cnil, qui demande évidemment des améliorations. Même si dans les faits, la commission se veut rassurante sur ce point, puisqu'elle a vérifié que « les personnels administratifs et techniques, tant de l'hébergeur que des centres d'appels, n'ont pas accès aux données de santé contenues dans les DMP ».
 

►Haut de page

 

 

18 mars 2007

- Sécurité sociale : Xavier Bertrand se félicite de la réduction du déficit

Dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche (JDD) de ce jour, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui est également le porte-parole Nicolas Sarkozy, a dévoilé l'essentiel des comptes de la Sécurité sociale. S'ils sont restés dans le rouge en 2006, ils se sont nettement améliorés par rapport à l'année précédente, avec un déficit du régime général réduit à 8,7 milliards d'euros contre - 11,6 milliards en 2005. L'assurance maladie est à - 5,9 milliards contre – 6,1 milliards prévus. "En deux ans, nous avons divisé son déficit par deux", se félicite le ministre de la santé. Selon lui, la branche vieillesse est à - 1,9 milliard d'euros (contre - 2,4 milliards anticipés) et les caisses d'allocation familiales affichent - 0,9 milliards d'euros de déficit, au lieu des 9,8 milliards initialement prévus. Le ministre salue "les efforts des Français (qui) ont porté leurs fruits, avec au titre des bonnes nouvelles une accélération de la diffusion des génériques à partir de la mi-2006". La consommation de ces médicaments, qui sont des copies de produits de marque dont le brevet est tombé dans le domaine public, et sont vendus environ 30% moins cher, a généré 263 millions d'euros d'économies au premier semestre. 

Le ministre de la santé, défend aussi l'idée du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle (dont il est le porte parole) de mettre en place une franchise sur les actes médicaux afin de "responsabiliser les patients" : "Le montant de la franchise n'est pas encore déterminé et nous tiendrons compte de la situation des plus démunis, des enfants et des personnes gravement malades".

 

Post scriptum de la rédaction : Xavier Bertrand ne fait aucune allusion à l'efficacité de la réforme de l'Assurance Maladie (dont il fut l'un des artisans) pour expliquer la réduction du déficit de la Sécurité Sociale : oubli ou omission?

 

17 mars 2007

- Convention :  Accord sur une augmentation du C à 22 euros

Les positions de départ étaient claires... Pour l'UNCAM, pas de C à 22 euros durant le premier semestre de 2007 et possibilité du C à 23 euros en 2008 en fonction des comptes de l"Assurance maladie. Devant cette intransigeance, les syndicats médicaux étaient divisés. Pour le SML (dont le président a pris parti pour le candidat UMP à l'élection présidentielle) : signer immédiatement un accord sur le C à 22 euros applicable au 1er juillet, et renvoyer la négociation sur le C à 23 euros « après l'élection », lorsque le climat politique sera « plus serein ». Cette position était inacceptable pour la CSMF : «C'est une capitulation en rase campagne et la Csmf ne signera pas un accord de ce type. Nous avons tout fait pour ne pas en arriver là. Cette proposition n'est pas responsable et je n'imagine pas que le directeur de l'Uncam puisse signer un accord avec le seul SML, ce serait grotesque.» (Dr Chassang) «C'est un pari bien risqué que de vouloir fixer un rendez-vous après les élections (...) Cette position est très décalée par rapport à ce que réclame la base. C'est aussi une vision politique un peu courte que de croire que l'élection est déjà pliée. On n'est pas sûr que ceux qui promettent aujourd'hui tiendront leurs engagements demain.» (Dr Michel Combier, président de l'Unof). Résultat des négociations : les 3 syndicats de médecins ont finalement accepté le principe d'une revalorisation à 22 euros le 01.07.07 et celui d'une seconde revalorisation en juin 2008 au plus tôt et sous conditions. Les syndicats médicaux se sont engagés en contrepartie à renforcer la maîtrise médicalisée et conduire des actions de prévention dans quatre domaines : vaccination antigrippale, risques cardio-vasculaires et diabète, dépistage du cancer du sein et enfin iatrogénie des personnes âgées. Le relevé de conclusions prévoit également la mise en œuvre de mesures spécifiques pour les spécialités qui ont subi des baisses d'activité dans le cadre de la mauvaise présentation du parcours de soins (mais rien n'est prévu pour compenser la pénalisation des jeunes installés, ndlr) ainsi que la mis en place de la deuxième étape de la CCAM technique en 2 parties (1er juillet 2007 et 1er janvier 2008). Non signataire de la convention, la Fédération des médecins de France (FMF) a aussitôt dénoncé dans cet accord une " trahison " des engagements pris en faveur de la médecine générale. De son coté, Xavier Bertrand a salué cet accord : "Le passage à 22 euros représente 130 millions d'euros. C'est un accord important qui ne demandera pas d'efforts aux assurés sociaux. L'enjeu est clairement de montrer aux jeunes que la médecine générale reste attractive".

 

- Carte vitale : Précisions sur le déploiement de la carte Vitale 2 

Deux arrêtés ministériels sortis au JO ce jour complètent le dispositif réglementaire sur la carte vitale 2. Ils portent respectivement sur « les spécifications physiques et logiques de la carte d'assurance maladie et des données qu'elle contient » et « les conditions d'émission et de gestion des cartes » (mise à jour après tout changement et au moins une fois par an, droit d'accès et de rectification des données pour le titulaire...).

 

12 mars 2007

- Elections : Le SNJMG interpelle les candidats

Devant le peu de place occupé jusqu'à présent par la santé dans le débat électoral, le Bureau National du SNJMG publie ce jour 50 propositions issues de la plate forme du syndicat. Ces 50 propositions ont été envoyées aux différents candidats à l'élection présidentielle.

Pour en savoir plus : communiqué de presse du SNJMG

08 mars 2007

- Femmes MG : Le SNJMG rappelle ses revendications

A l'occasion de la journée de la femme, le Bureau National du SNJMG publie un communiqué de presse rappelant les revendications du syndicat pour les femmes médecins généralistes. Dans ce communiqué, le Bureau National constate qu'à ce jour l'actuel gouvernement n'a mis en place qu'une seule des 3 revendications communes qu'il avait reçu fin 2005 de la part de MGFrance, de l'ISNAR-IMG et du SNJMG.

Pour en savoir plus : communiqué de presse du SNJMG

 

- Convention : Nouvel échec sur le C

Après plus de sept heures de réunion dans la nuit de mercredi à jeudi, la cinquième séance de négociations conventionnelles a échoué sur la revalorisation du C. En pleine période électorale, le ministre de la Santé, et porte parole du candidat UMP, a essayé de donner des gages aux médecins en jugeant sur BFM « un peu incompréhensible » l'absence d'accord. Feignant d'ignorer l'opposition du conseil de l'UNCAM à tout passage du C à 23 euros en 2007, le ministre de la Santé a reproché à l'assurance-maladie, et plus précisément à son directeur, Frédéric van Roekeghem, de ne pas avoir la volonté d'aboutir : « Les médecins ont fait des propositions, mais le directeur de l'assurance-maladie n'a pas pu conclure ». Le PS, de son côté, a stigmatisé « l'échec » du ministre de la Santé, qualifiant les négociations de « bouffonnerie » : elles se résument « à marchander le niveau du tarif de l'acte médical sans aucune vision de l'avenir de la profession  ».


02 mars 2007

- Convention : Echec de la réunion de négociation sur le C à 23 euros

Le directeur de l'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem, et ses trois médicaux syndicats partenaires - CSMF, Alliance, SML - ne sont pas parvenus à un accord, ce vendredi, au terme d'une nouvelle séance d'une négociation entamée il y a plusieurs mois.

Les médecins demandent que le tarif des généralistes soit porté à 23 euros, contre 21 euros actuellement. Le coût d'une telle hausse est évalué à 500 millions d'euros en année pleine, alors que le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale devrait encore atteindre 3,9 milliards d'euros en 2007 et que des hausses tarifaires ont été récemment accordées aux kinésithérapeutes et dentistes.

L'UNCAM et les 3 syndicats médicaux seraient tombés d'accord sur une première revalorisation d'un euro qui interviendrait dès le second semestre de cette année. Mais ils peinent à s'entendre sur le calendrier et les conditions d'une seconde hausse en 2008.

M. Van Roekeghem a toutefois estimé se situer "dans la perspective d'un accord, même si les demandes des médecins sont très élevées". Le directeur de l'UNCAM a "proposé aux médecins que la deuxième tranche soit conditionnée en 2008 aux résultats de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé (contrôle des prescriptions d'arrêts de travail et des antibiotiques, développement des génériques, ndlr)", ce que les syndicats médicaux refusent, estimant avoir rempli leur contrat avec des économies d'un montant d'1,3 milliard d'euros en 2005 et 2006. "L'accélération de la maîtrise des dépenses" figure pourtant, a rappelé M. van Roekeghem, au rang des "priorités" de l'assurance maladie avec "l'amélioration de la prévention en matière d'iatrogénie (interaction) médicamenteuse et de dépistage du cancer du sein" et "l'accompagnement de la médecine générale dans son passage à une spécialité".

L'assurance maladie s'est également dite favorable, par la voix de son président (CFDT), Michel Regereau, au développement de forfaits liés à la qualité des soins, à la prévention et au suivi des patients pour rémunérer les généralistes.

La CSMF, a, malgré l'absence d'accord, redit sa volonté de "sauvegarder" le contrat passé en 2005 avec l'assurance maladie. Elle n'a cependant pas retiré sa menace d'organiser une "journée d'action" des praticiens avant l'élection.

Pour sa part, MG France qualifie cette négociation de « comédie ». Pour le syndicat, qui accuse ses homologues de « refuser l'évidence », « l'ensemble des médecins généralistes a droit à l'utilisation de la nomenclature spécialisée » : la consultation à 23 euros, mais aussi les majorations qui en découlent.


01 mars 2007

- Elections : Les usagers de la santé demandent plus d'égalité face aux soins

Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) a pressé ce jeudi les candidats à l'élection présidentielle d'oeuvrer contre les "inégalités de santé". Le CISS, qui regroupe 24 associations de personnes malades et handicapées, de familles et de consommateurs, a organisé ce jeudi et vendredi avec la chaire santé de Sciences-Po deux journées de rencontre et de réflexion, sur "les droits des malades et des usagers du système de santé". Le Collectif a invité à cette occasion les différents partis à se prononcer avant l'élection présidentielle sur sa plate-forme de cinq priorités: "renforcer le combat contre les inégalités de santé, refonder l'organisation du système de santé, rénover son financement, garantir la protection des données de santé personnelles et parachever la démocratie sanitaire". Pour chaque priorité, le CISS a dressé un état des lieux, relevant à l'aide d'un sondage Ipsos un certain nombre d'interrogations précises des usagers de la santé.

Le combat contre les inégalités de santé reste pour eux central, tant perdurent des "inégalités géographiques" et "un risque proportionnel de mauvaise santé inversement proportionnel au niveau de hiérarchie sociale", a souligné le collectif, qui réclame "un revenu de dignité de vie" permettant aux plus démunis de se soigner. Au passage, le Collectif critique le "parcours de soins" créé en 2004 par la réforme de l'assurance maladie qui prévoit le choix d'un médecin traitant par le patient ; ce parcours est jugé "plus difficile" par près de deux français sur cinq (19% exprimant un avis contraire et 42% estimant que la réforme a eu un effet neutre à ce sujet). Selon le sondage Ipsos, deux Français sur cinq (41%) ont aussi déclaré avoir été confrontés au cours des trois dernières années, eux-mêmes ou l'un de leurs proches, à un dépassement d'honoraires, c'est-à-dire un supplément légal mais non remboursé par la Sécurité sociale. Plus grave, 8% déclarent avoir été confrontés à une demande de "dessous de table", cette proportion atteignant même 11% pour les gens de plus de 34 ans...

Par ailleurs, le CISS affirme que les patients et leurs familles ne veulent pas être infantilisés et attendent de leur médecin une information sans détours sur le diagnostic et le choix de traitement face à la maladie, y compris sur ses doutes. Les Français aspirent, à la quasi-unanimité (93%), à un médecin qui, s'ils le souhaitent, "leur explique précisément la situation, leur présente les choix possibles et les associe à la décision", indique le sondage Ipsos. "Cette enquête démontre à quel point les usagers de la santé évoluent et à quel point leurs aspirations sont fortes en matière d'information et d'association aux décisions", a déclaré Christian Saout, vice-président du CISS et président d'Aides (association de lutte contre le sida). En cas de diagnostic ou de choix de traitement compliqué, les Français sont 78% à juger "primordial" (contre 68% en 2001) le fait que le médecin leur donne la totalité des informations dont il dispose. Et 76% (6% de plus qu'en 2001) jugent "essentiel" que le praticien les informe des difficultés qu'il rencontre dans le diagnostic ou le choix du traitement. Ils jugent aussi indispensable que le médecin les informe au préalable s'il consulte un confrère (55%, contre 51% en 2001) en cas de diagnostic compliqué. "Les Français ne veulent plus se trouver dans cette position d'inégalité et d'infantilisation vis-à-vis du médecin tout puissant, et semblent vouloir pour la plupart tout entendre", explique M. Saout.

Le CISS insiste aussi sur la garantie des données de santé personnelles à l'heure où un dossier médical personnel (DMP) est censé, non sans difficultés, de se mettre en place. Trois Français sur quatre (76%) estiment "souhaitable", voire "primordial", d'être les seuls à choisir les informations consultables dans leur dossier médical personnel (DMP). Defendu par le Collectif, le droit au "masquage sélectif" de son dossier médical est jugé "primordial" par près d'un Français puisqu'un sur deux.

Enfin, le collectif veut modifier "la gouvernance de l'assurance maladie en introduisant un plus grand nombre de représentants des usagers" et plaide pour "un droit à la formation ou à un congé représentation" pour ces représentants des malades et de leurs familles dans les instances médicales.

Vingt-sept associations de malades, familiales et de consommateurs ont reçu l'agrément pour pouvoir représenter les usagers dans les hôpitaux et les instances de santé publique. Environ 11.000 sièges sont réservés à ces représentants.

 

- Les médecins généralistes plutôt bien vus par les français

Pour le compte du magazine « ça m'intéresse », l'institut Ipsos a réalisé un sondage sur l'image des médecins en général et des généralistes en particulier. 

Le métier de médecin figure toujours en tête des métiers que les Français souhaiteraient pour leur enfant. La volonté d'être indépendant arrive en tête de ces souhaits d'avenir professionnel, juste devant la profession d'ingénieur (15 %). Mais arrivant en troisième position (11 %), le métier de médecin devance des professions aussi recherchées que celles d'enseignant (10 %), chercheur (9 %) ou avocat (6 %). L'image des généralistes ne souffre d'aucun discrédit par rapport aux spécialistes ou aux médecins hospitaliers. Les différences d'image entre ces confrères sont infimes : 88 % de bonnes opinions envers les spécialistes, 87 % envers les généralistes, 85 % envers les médecins travaillant dans les hôpitaux.

Si les médecins bénéficient d'une telle considération, c'est sans doute parce que les Français sont plutôt satisfaits de la manière dont se déroulent les consultations. Ainsi, le temps des consultations est jugé suffisant par 72 % des Français : seul un quart (26%) juge que leur médecin va plus vite qu'il ne faudrait lorsqu'il les examine. Globalement satisfaits, les Français sont fidèles. Seuls 1 % des personnes interrogées ne consultent jamais le même médecin généraliste.

Qu'est-ce qui les séduit le plus chez un médecin ? Ils s'avèrent assez partagés lorsqu'on leur demande s'ils font plus confiance à un médecin qui a une longue expérience pratique ou à un docteur qui est au fait des derniers progrès de la médecine : 43 % déclarent avoir plus confiance dans un jeune médecin familier avec les progrès de la science, 39 % déclarent avoir plus confiance dans un médecin âgé qui semble avoir une longue expérience.

Pour en savoir plus : Sondage Ipsos/ça m'intéresse du 28 février

 

►Haut de page

 

16 février 2007

- Elections : Ségolène Royal s'exprime dans le Généraliste

Dans un entretien paraissant ce vendredi dans l'hebdomadaire "Le généraliste", la candidate socialiste à la présidentielle présente son "pacte de confiance" avec les médecins. Elle fustige, en premier lieu, la politique sanitaire de la droite, qui "menace" l'accès aux soins et conduit "vers une médecine à deux vitesses". Selon elle, la réforme de l'Assurance-maladie lancée en 2004 est "un grave échec (...) les comptes sont dégradés comme jamais depuis 1995 (...) le parcours de soins est devenu un parcours du combattant (et le système s'avère) bureaucratique et injuste". Ségolène Royal se dit à nouveau opposée à l'idée de Nicolas Sarkozy d'une "une franchise" restant à la charge du patient : "L'idée de sanctionner chacun par une franchise dont le montant progresserait en fonction de la croissance des déficits me révolte (La droite veut) ériger un mur sanitaire en bloquant l'accès au médecin pour les plus modestes". La candidate socialiste à la présidentielle "propose une large concertation avec le Parlement, les professionnels, les partenaires sociaux et les usagers pour adapter l'architecture du financement de la santé. Les régimes complémentaires seront un partenaire essentiel de cette réforme". Elle souhaite "associer le régime général et les mutuelles à la recherche de solutions innovantes". Prônant un "dispositif de financement solidaire", elle considère que "les efforts demandés à nos concitoyens pour assurer leur couverture maladie doivent être proportionnels à leurs capacités contributives". Se fixant comme objectif "la santé pour tous", Ségolène Royal suggère de "réformer le parcours de soins, en le simplifiant, en le transformant en parcours coordonné de santé et en restaurant pleinement la notion de médecine de première ligne". Selon elle, il faut "consacrer le rôle du généraliste" et permettre au patient "d'avoir accès au dépistage tout au long de la vie et de bénéficier d'une garantie des soins nécessaires, grâce au tiers-payant, notamment". Quant à la façon de repeupler les "déserts" médicaux de l'Hexagone, la candidate socialiste se prononce pour des "solutions incitatives et non coercitives". "Je fais le pari d'un pacte de confiance avec les partenaires de santé. Par exemple, je propose, en partenariat avec les collectivités territoriales, des financements de bourses d'études, d'aides à l'installation et de services aux professionnels". Evoquant "les modes de rémunération, notamment dans les zones défavorisées", elle a suggéré "d'expérimenter des formes d'exercice mixtes, ou proposer à ceux qui le souhaitent d'opter soit pour le salariat, soit pour le forfait (...) On peut concevoir un exercice confraternel de groupe où travaillent ensemble des généralistes rémunérés à l'acte et d'autres qui font d'autres choix sur la base d'un contrat commun". Par ailleurs, s'il faut "conserver la convention nationale", "rien n'interdit de conclure en plus des accords régionaux et locaux autour d'objectifs de santé et de couverture du territoire", précise-t-elle. 

 

►Haut de page

15 février 2007

- Convention : le conseil de l'UNCAM repousse le C=CS en 2008 alors que l'Ordre reconnaît dès 2007 le statut de spécialistes à tous les médecins généralistes
La consultation des médecins généralistes devrait être portée de 21 à 22 euros dans le courant du deuxième semestre 2007, mais le passage à 23 euros, revendiqué par les syndicats de médecins avant la fin de l'année, ne devrait intervenir qu'en 2008 au plus tôt. C'est ce qui ressort d'une motion votée jeudi par le conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM). Votée par l'ensemble des partenaires, à l'exclusion de la CFDT et de la CGT qui se sont abstenues, cette motion a donné son aval à "une première étape" de revalorisation de la consultation des généralistes de 21 à 22 euros "dans le courant du second semestre 2007". Pour ce qui est du passage de 22 à 23 euros, "la deuxième étape devra se faire progressivement en fonction des résultats de la maîtrise médicalisée des dépenses obtenus en 2007 et 2008", a indiqué le conseil de l'Uncam, qui a ainsi fixé les orientations des négociations sur les honoraires, engagées depuis fin 2006 entre l'assurance maladie et les médecins. MG-France a dit "non" vendredi à "ce report après les élections présidentielles", et a appelé "les médecins généralistes à poursuivre la mobilisation". Avec deux autres syndicats, Espace Généraliste et la FMF-G, MG-France invite depuis fin janvier les généralistes à réclamer dès maintenant à leurs patients 23 euros pour leur consultation. "Le pacte de confiance entre les caisses et les médecins libéraux est rompu", a déclaré de son côté la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) dans un communiqué, en menaçant à demi-mots de boycotter la prochaine séance de négociation prévue le 2 mars. Pendant ce temps (coïncidence ?), l'Ordre national des médecins envoie une circulaire à ses conseils départementaux pour leur demander d'accorder, dès le 1er janvier 2007, la qualification de spécialiste en médecine générale à tous les omnipraticiens exerçant en France qui en feraient la demande, en vertu de la directive européenne 2005-36. Cette mesure symbolique a fait réagir le Conseil de l'UNCAM, qui a soulevé de nombreuses questions juridiques, notamment sur la nécessité d'un aménagement de la loi. Le Conseil a donc demandé à l'Ordre des médecins "de stopper toute décision en ce sens", dans l'attente des conclusions de plusieurs rapports en préparation sur le sujet, dont celui du secrétaire général du HCAAM, Pierre-Jean Lancry.
Pour en savoir plus :
- Circulaire de l'Ordre des Médecins

- Carte vitale 2 : Elle finit par arriver...
La carte Vitale 2 devrait entrer en service en Bretagne le mois prochain : "En fonction du rythme de retour des formulaires de collecte des photographies, les premières cartes délivrées aux assurés bretons seront disponibles à la mi-mars", dit le ministère dans un communiqué à l'occasion de la publication au Journal officiel du décret relatif à la nouvelle carte d'assurance maladie. Ce décret précise le contenu de la carte, mais aussi les conditions de distribution, de renouvellement et de mise à jour. La carte Vitale 2 sera d'abord distribuée aux assurés de plus de 16 ans qui reçoivent leur première carte personnelle, ainsi qu'aux assurés dont les cartes doivent être remplacées. Le déploiement sera généralisé à l'ensemble du territoire cette année. Le renouvellement de l'ensemble des cartes sera réalisé en quatre ans pour s'achever en 2010, alors que le calendrier initial annonçait un renouvellement national complet entre novembre et décembre 2006... Elément symbolique de la réforme de l'assurance maladie de 2004, la carte Vitale 2 a été voulue plus sécurisée que l'actuelle carte verte avec une capacité d'authentification et un système de signature électronique. La carte Vitale 2 comportera le nom du médecin traitant de l'assuré, la personne à prévenir en cas d'urgence, le nom de la mutuelle complémentaire, le cas échéant, la mention que l'assuré a bien bénéficié d'une information sur les dons d'organe et sur la manière de faire connaître sa position.
NB : Le décret relatif à la nouvelle carte d'assurance maladie précise également que l''ouverture du droit aux prestations en nature des assurances maladie maternité est désormais limitée à un an au lieu de quatre. De même le maintien des droits aux prestations en nature dans le dernier régime dont relevait l'assuré est ramené de 4 ans à 12 mois pour tous les assurés qui cessent de remplir les conditions pour relever d'un régime obligatoire


14 février 2007

- DMP : Regroupement industriel sur fond d'incertitude réglementaire

Le groupe de services informatiques Atos Origin a racheté, pour un montant non dévoilé, la société française Uni-Médecine, avec laquelle il avait formé un consortium pour participer à la mise en place du dossier médical personnel (DMP), a-t-il annoncé ce mercredi dans un communiqué. Créé en 1998, Uni-Médecine fournit "des applications internet dédiées aux échanges et au partage de données de santé, spécialisé dans la conception et la réalisation d'outils de communication électronique adaptés au domaine de la santé", explique Atos. En mars 2005, Atos et Uni-Médecine se sont regroupés dans un consortium pour être l'hébergeur du dossier médical personnel, outil informatique qui doit regrouper toutes les informations médicales de chaque assuré. En intégrant le groupe Atos, Uni-Médecine est renommé Santeos.

Annulé en octobre par le Tribunal administratif de Paris, l'appel d'offres pour sélectionner l'hébergeur de référence du DMP n'a toujours pas été relancé. Dans son édition de la veille, le journal "Les Echos" rappelle que dans le planning présenté à la Commission consultative des marchés des organismes de Sécurité sociale (CCMOSS), la publication de l'appel d'offres était initialement prévue pour le 17 janvier et la notification devait intervenir le 20 avril au plus tôt. Selon le journal, le blocage viendrait du cabinet du ministre de la Santé, "inquiet des deux annulations précédentes de l'appel d'offres, entend absolument vérifier que tout ce qui est décrit dans le cahier des charges est en conformité avec l'univers dans lequel va évoluer l'hébergeur de référence"...

Histoire de démentir les rumeurs d'impasse, le GIP-DMP a fait connaître le résultat de l'appel à projets qu'il avait lancé en novembre 2006 pour l'alimentation et l'initialisation des DMP en phase de généralisation. 26 projets (4 nationaux et 22 régionaux) ont été retenus, sur les 38 instruits. Les 4 projets nationaux sont le Dossier Pharmaceutique de l'Ordre des Pharmaciens, ANCRED (Association Nationale de Coordination des Réseaux Diabète), SYNERGIH ( Association qui regroupe les établissements de santé qui utilisent les logiciels de la société McKesson.) et APICEM (Association des médecins usagers de l’outil de messagerie Apicrypt). L'enveloppe consacrée à ces projets est de 26 millions d'euros. Les premières conventions devraient être signées en mars.

Pour en savoir plus :

- Article de Fulmedico sur l'actualité du DMP

- Dossier de Philippe Ameline : "Chronique : l'échec annoncé du DMP expliqué à un enfant de 5 ans"


►Haut de page


12 février 2007

- Démographie médicale : le Bureau National du SNJMG condamne la nouvelle version du projet d'avenant 20

Suite à la signature par les partenaires conventionnels le 07 février 2007 d'une nouvelle version du projet d'avenant 20, le Bureau National du SNJMG publie un communiqué de presse pour appeler au rejet de ce projet. En effet, les améliorations apportées sur les conditions d'obtention de l'aide à l'installation en zone "sous dotées" restent trop limitées. Mais surtout, la possibilité de mesures coercitives en zones "sur dotées" n'ont pas été remises en cause (même si désormais elle ne pèseront plus que sur les nouveaux installés "grâce" aux syndicats de médecins installés...) !

Pour en savoir plus : Communiqué du SNJMG 


►Haut de page

12 février 2007

- PDS : Réunion au ministère de la Santé
Sur demande de Xavier Bertrand, Annie Podeur, directrice de l'hospitalisation et de l'organisation des soins, a réuni ce jour, au ministère de la Santé, les principaux acteurs de l'urgence et de la permanence des soins afin de faire le point sur la prise en charge des demandes de soins non programmées. Étaient représentés : Ministère de la Santé, DHOS, CNAMTS, Syndicats de médicaux libéraux (CSMF, SML, MG-France, Espace généraliste, FMF, SNJMG), Fédération des MMG, SOS Médecin, SAMU de France, AMUHF et Hôpitaux de France. Mme Podeur a ouvert les débats en rappelant tout ce qui s’était passé depuis mai 2006 avec notamment le texte réglementaire de Décembre 2006, le renforcement de la régulation libérale, l'amélioration du statuts des Régulateurs libéraux et l'élargissement de la PDS au samedi après midi. Le docteur Jean-Yves Grall, conseiller général des établissements de santé, a ensuite présenté ses rapports d'évaluation du plan urgences et du dispositif des maisons médicales de garde. Le premier rapport intitulé "Évaluation à mi-parcours du plan Urgences 2004-2008" donne une évaluation quantitative et qualitative de la filière urgences. Les 380M€ délégués depuis 2005 se sont traduits par : la création de près de 5 300 emplois : environ 830 emplois médicaux, près de 4 000 emplois non médicaux (dont plus de 1 000 infirmiers dans les Smur ou les services d’urgences) et 344 permanenciers auxiliaires de la régulation médicale (Parm) dans les Samu - centres 15, la consolidation ou la création de près de 200 équipes mobiles gériatriques, la création d’environ 3 000 lits de soins de suites et de réadaptation (SSR), 1 400 lits de court séjour gériatrique, 100 lits en hôpital local et 3 000 places autorisées d’hospitalisation à domicile. Néanmoins pour faire face aux évolutions constatées dans la filière, le rapport préconise cinq axes d'évolution : adapter les évolutions de la permanence de soins (PDS) en renforçant la régulation médicale notamment libérale (seuls 9 départements n'ont pas de régulation libérale, ndlr), en structurant la PDS autour des maisons médicales de garde (il y avait 213 MMG en 2006, ndlr) et en organisant la réalisation des visites incompressibles (mais comme le demande le SNJMG, il n'est pas question d'envoyer des Internes de Médecine Générale dans des voitures, ndlr) ; améliorer la prise en charge des personnes âgées, notamment au niveau de la continuité des soins en établissement ; renforcer le rôle des ARH dans le cadre d'une politique volontariste et concertée ; favoriser les coopérations inter-hospitalières et ville-hôpital ; informer la population, notamment sur le bon usage du centre 15. Le second rapport présenté par le docteur Jean-Yves Grall concerne l'activité des MMG. La majeure partie de cette activité concerne les week-end (70 à 80%) et elle est variable en fonction des relations avec les services hospitaliers d'Urgences. Une circulaire devant mettre fin à leurs problèmes de financement (via le FICQS, fond issu de la fusion FAQSV/DNDR, ndlr), préciser leur cahier des charges et jeter les bases de leur contractualisation avec les MRS (qui piloteront le FICQS) devrait être bientôt publiée...
NB : Le ministre de la Santé a annoncé le 13 février vouloir introduire, dans le cadre du Plan Hôpital 2012, et en accord avec les Missions régionales de santé et les ARH un nouveau volet des SROS consacrés aux gardes, astreintes et à la permanence des soins. Enfin, le nombre de médecins généralistes participant à la permanence des soins augmente, indique le Conseil national de l'Ordre des médecins dans sa quatrième enquête nationale sur la permanence des soins, assurée par les médecins généralistes, réalisée en janvier 2007. Le taux global de volontaires serait supérieur à 60 % dans 85 % des départements. La participation des médecins libéraux concernerait désormais 84 % des départements contre 74 % l'année précédente, des chiffres qui masquent néanmoins des disparités.

Pour en savoir plus :
- Rapport "Evaluation du Plan urgences 2004-2008" :
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/evaluation_planurgences/rapport.pdf
- Enquête PDS 2007 de l'Ordre des Médecins :
http://www.web.ordre.medecin.fr/actualite/pds_questionnaire2007.pdf

09 février 2007

- PDS : le Bureau National du SNJMG condamne le recours aux Internes de Médecine Générale
Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de presse pour s'opposer à tout recours aux Internes de Médecine Générale en matière de permanence de soins. Ce communiqué fait suite à l'évocation par le ministère de la Santé de la possibilité de recourir aux Internes de Médecine générale pour remplir les zones blanches locales ou horaires de la permanence de soins. Tout en approuvant la complémentarité "ville/hôpital" en matière de permanence de soins (complémentarité demandée par le syndicat), le communiqué rappelle la revendication du SNJMG d'une garde ambulatoire reposant sur des médecins généralistes volontaires, formés pour cet exercice. Aussi, le SNJMG défend la possibilité pour les remplaçants remplissant ces conditions d'y participer mais s'oppose à tout détournement des Internes de Médecine Générale de leur objectifs universitaires : les internes ne sont pas des personnels médicaux taillables et corvéable à merci...
Pour en savoir plus : Communiqué du SNJMG 
 
- Elections : Nicolas Sarkozy s'exprime dans le Généraliste et dans le Quotidien du Médecin
Nicolas Sarkozy affiche sa volonté de s'appuyer sur les praticiens libéraux s'il est élu, dans deux interviews publiées aujourd'hui dans « Le Quotidien du médecin » et « Le Généraliste » (publications appartenant au même groupe de presse, ndlr). Il défend une revalorisation « au plus vite » du tarif de la consultation des généralistes, de 21 à 23 euros. Une telle décision relève des négociations entre les syndicats de médecins et l'assurance-maladie. Or, cette dernière n'est pas opposée à faire un geste, mais « à un rythme compatible avec le redressement des comptes ». « Cessons de regarder l'augmentation des dépenses de santé comme un drame », rétorque le candidat UMP. Nicolas Sarkozy propose en outre de rémunérer forfaitairement les médecins libéraux pour leur « participation à des missions de prévention, d'éducation à la santé, de dépistage précoce ». A cela s'ajouteraient des nouveaux « espaces de liberté tarifaire » pour « ceux qui s'engageront dans l'évaluation de leurs pratiques et dans la formation continue ». Celle-ci est une obligation, selon la loi de santé publique du 9 août 2004. Nicolas Sarkozy précise aussi ses intentions concernant la franchise sur les remboursements. Lundi, sur TF1, il avait parlé d'un montant annuel « par exemple de 5 à 10 euros », alors qu'une fourchette de 50 à 100 euros était évoquée précédemment. Il s'agirait finalement, à l'instar du forfait actuel de 1 euro par consultation, d'une retenue de « quelques centimes à quelques euros » sur chaque acte, consultation ou examen, dont le montant annuel serait plafonné « de manière générale ou selon les différents types d'acte », de façon « raisonnable ». « Une fois ce plafond dépassé, les remboursements interviendront à 100 % », affirme-t-il, estimant que « la franchise mettra fin aux comportements consuméristes ». Jugeant ce système « juste », il souhaite des « exonérations limitées » (enfants, minimum vieillesse). 


►Haut de page

07 février 2007

- PDS : La mission parlementaire publie son rapport

La mission d'information de l'Assemblée nationale présente dans son rapport rendu public ce jour, cinquante propositions afin d'améliorer la prise en charge des urgences médicales. Pour son président-rapporteur, le député Georges Colombier (UMP), l'efficacité du nouveau dispositif de permanence des soins est inégale sur le terrain et "connaît des difficultés liées à la démographie médicale, au pilotage du dispositif et au manque d'information de la population". De plus, son coût s'avère plus élevé que prévu. Le dispositif de permanence des soins doit donc exploiter au mieux les complémentarités entre la médecine de ville et l'hôpital. Afin de consolider la permanence des soins, la mission propose notamment de développer l'information de la population sur le bon usage de la permanence de soins et de l'aide médicale urgente, de favoriser le regroupement des secteurs de garde pour alléger les charges dans le respect du principe d'égalité aux soins, d'harmoniser les interconnexions informatiques des différentes plateformes participant à la régulation des appels (15, 18, libéraux, SOS Médecins), de charger officiellement les structures hospitalières publique ou privée de la permanence des soins après minuit quand celle-ci ne peut être assurée par des libéraux (avec affectation des moyens adéquats), d'encourager la participation des médecins libéraux au service public hospitalier. Pour simplifier le pilotage du dispositif de permanence des soins afin de le renforcer, la mission propose de clarifier les compétences respectives de l’État et de l'assurance maladie, de faire de la permanence des soins un volet du SROS, de conforter le préfet dans son rôle de coordonnateur opérationnel...). La mission estime ensuite que le développement des maisons médicales de garde (MMG) « doit constituer l'axe principal de la consolidation du dispositif de permanence des soins ». Quelque 200 maisons existent aujourd'hui (souvent à proximité ou dans les hôpitaux), où les médecins libéraux assurent des gardes, mais leur nombre est très insuffisant et elles sont mal réparties. D'où la nécessité de garantir à ces structures des financement pérennes, d'y appliquer le tiers payant et de rembourser les transports sanitaires comme pour les urgences. Dans son projet législatif, le PS promet la création de 500 « maisons de santé ». Avec la prise de position unanime des députés UMP en faveur des maisons médicales, ce qui n'a pas toujours été le cas, un consensus se dégage. Le PS craint cependant que les politiques incitatives pour faire venir les médecins en zone rurale ne suffisent pas : « Il faudra ouvrir la piste d'une régulation nationale et concertée des installations », estime Christian Paul...

NB : De son coté, la Cour des comptes estime, dans son rapport annuel publié cette semaine, que, si les urgences hospitalières se sont incontestablement améliorées ces dernières années, le dispositif est encore très perfectible. Pour la Cour, les urgences n’ont plus rien d’un service d'urgences, elles sont devenues essentiellement "des services de consultations non programmées", une pratique coûteuse. Le système gagnerait en efficacité si le pilotage du dispositif était simplifié et régionalisé, les systèmes d'information développés, le système de régulation de la demande bien organisé en amont des établissements de santé avec un fonctionnement connu de la population. La Cour plaide pour une "unification" des numéros d'appel entre l'hôpital et la ville. Selon elle, "l'amélioration du dispositif dépend moins de nouveaux moyens financiers que de mesures relatives à l'orientation des patients, à l'organisation des services et à la coordination de l'activité hospitalière avec celle de la médecine de ville".

 

- Convention : plusieurs avenant signés mais rien sur les honoraires 

La CSMF, après avoir lancé "un avertissement solennel à l'UNCAM" sur la revalorisation du C à 23 euros, a finalement claqué la porte de la réunion de négociations conventionnelles, estimant que l'UNCAM n'avait aucunement l'intention d'avancer. Le syndicat en appelle au ministre pour obliger l'Assurance maladie à tenir ses engagements. "Sans signe décisif de la part de l'UNCAM avant la fin du mois de février, la CSMF révisera son engagement dans la convention", indique-t-elle dans un communiqué. Pour son partenaire, le SML, c'est un "prétexte, cousu de fil blanc", le calendrier du passage à 23 euros du C n'ayant jamais été à l'ordre du jour de cette réunion. "La question qui se pose est de savoir si on peut donner des leçons de responsabilité et se livrer à ces petits jeux médiatico-politiques ? Est-ce la meilleure façon de faire avancer les choses ?, commente Dinorino Cabrera, le président du SML.

En attendant la prochaine réunion le 2 mars, la séance de ce jour a permis la signature de cinq avenants conventionnels : l'avenant CMU levant certaines difficultés de prise en charge pour les médecins des patients relevant de ce régime, l'avenant de convergence médecin traitant/médecin référent, l'avenant sur la démographie (avec quelques unes seulement des modifications demandées par le SNJMG, ndlr), l'avenant permettant aux stomatologistes de pratiquer le bilan bucco-dentaire remboursé par l'Assurance maladie, au même titre que les chirurgiens dentistes, l'avenant sur la FPC, qui permet des indemnisations pour une seule journée et assurant l'indemnisation des remplaçants (comme le demandait le SNJMG, ndlr). Enfin, le contrat de bonne pratique sur les médecins thermalistes a été prolongé jusqu'à la fin de la convention.

 

►Haut de page

05 février 2007

- Convention : la bataille du C à 23 euros

Différents syndicats de médecins invitent les généralistes à réclamer à leurs patients 23 euros pour leur consultation au lieu des 21 euros réglementaires. Lancé dans la Drôme mi janvier, ce mouvement s'appuie sur le fait que depuis cette année, la médecine générale est reconnue comme une spécialité médicale à part entière, d'où la revendication de porter le tarif de la consultation des généralistes (21 euros) au niveau de celle des spécialistes (23 euros).

Face à ces actions de revalorisation sauvage, l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) a tenu, ce lundi, à rappeler les règles en vigueur, à savoir que le tarif de la consultation des médecins généralistes était actuellement "fixé à 21 euros" et que les patients auxquels leur médecin généraliste demanderait 23 euros "ne seraient remboursés que sur la base de 21 euros".

De leur côté, les médecins qui ne respectent pas les tarifs fixés "s'exposent à des sanctions, comme la suspension de la prise en charge de leurs cotisations sociales par l'assurance maladie", a-t-elle prévenu.

Sans s'être exprimé sur le mot d'ordre lancé par les syndicats, Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, s'est prononcé en faveur de la revalorisation à 23 euros. Mais le Conseil de l'Uncam s'est inquiété fin janvier du coût d'une telle mesure (500 millions d'euros en année pleine) et des risques de dérapage des dépenses de santé si celle-ci était accordée dès le printemps.

La séance de négociation prévue mercredi entre l'assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux, la troisième depuis le mois de décembre, ne devrait donc pas déboucher cette fois-ci.

Pour protester contre "la lenteur" de ces discussions conventionnelles (aux quelles il ne participe pas, ndlr), MG-France a "invité les médecins généralistes reconnus spécialistes à part entière, à coter sur des feuilles de soin, leurs actes avec la lettre-clé CS". Partageant ce mot d'ordre, la FMF-G et Espace Généraliste ont demandé aux généralistes de "cesser toute télétransmission", sauf pour les bénéficiaires de la CMU, et de "cesser de recevoir les délégués d'assurance maladie".

La FMF-G exige que cette revalorisation "soit actée avant la fin mars au plus tard", faute de quoi, explique son président, Jean-Paul Hamon, "il y aura une guerre tarifaire et une forte contestation", prévient-il.

 

►Haut de page

 

02 février 2007

 

- DMP : MG-France pour le droit au "masquage"

MG-France a indiqué ce jour  être "favorable" au droit du patient à masquer des informations dans son Dossier médical personnel (DMP), à condition que ce soit lui-même qui effectue cette opération et non son médecin traitant : "MG-France confirme qu'il est favorable au droit du patient de masquer dans son DMP tout ou partie des données qui le concernent, mais refuse que le masquage soit effectué par le médecin traitant à la place du patient". Pour MG-France, le DMP "appartient au patient (...) Ce n'est pas un dossier médical professionnel et la responsabilité du professionnel ne saurait être engagée du fait d'informations masquées et donc ignorées". Si le masquage des informations était effectué par le médecin traitant, sur demande de son patient, "cela le rendrait seul responsable des conséquences des omissions de ce Dossier médical personnel", avertit le syndicat.

Dans un rapport remis mercredi au ministre de la Santé, le député Pierre-Louis Fagniez (UMP - Val de Marne) a préconisé plutôt "un droit de masquage partagé" entre le patient et un professionnel de santé, solution de compromis "entre protection optimale de la santé (masquage interdit) et liberté individuelle (masquage du masquage)". Pour lui, l'usage de ce droit doit effectivement être "limité et pertinent (et) cette pertinence ne peut être assurée qu'en favorisant (...) l'intervention d'un professionnel de santé (qui) seul, peut mesurer l'utilité d'une information dans le DMP et informer pleinement le patient sur le risque qu'il y aurait à la masquer". Le ministre de la Santé se prononcera courant février sur la question d'autoriser ou non le "masquage" de données du DMP, qui divise associations de patients et certains syndicats de médecins.

Rappel : pour la CSMF, « la possibilité (pour le patient) de masquer, de lui-même, des informations médicales pourtant inscrites avec son accord par son médecin, et ceci sans que nul n’en soit informé (serait) un des dysfonctionnements du Dossier Médical Personnel ». 

Pour en savoir plus : 

- Rapport Fagniez :

http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_070131.htm

- Communiqué du CISS

- Dossier Fulmedico :

http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=374

 

01 février 2007

 

- Élections : L'UMP remet à plat sa franchise sur les remboursements de soins

Devant les critiques croissantes sur sa proposition de franchise sur les remboursements de soins, Nicolas Sarkozy est en train de revoir les modalités de la mesure (comme il l'avait fait pour la généralisation du CNE) : « L'objectif est d'éviter un reste à charge aujourd'hui trop important pour certains Français, en mettant en place un «bouclier santé» », a expliqué, ce jour, Xavier Bertrand, porte-parole du candidat UMP à la présidentielle.

Initialement, l'idée était de faire des économies. Lors de la convention santé de l'UMP, en septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait proposé une franchise afin de redresser les comptes (elle évoluerait en fonction du déficit) et de « responsabiliser les assurés ». Une franchise de 40 à 50 euros par an avait déjà été envisagée au moment du plan Douste-Blazy, en 2004 : la Sécurité sociale ne rembourserait rien jusqu'à ce que ce montant de dépenses soit atteint. Mais Matignon, sous l'influence, notamment, de Xavier Bertrand, alors secrétaire d'État à l'Assurance-maladie, avait arbitré en faveur du forfait de 1 euro par consultation, jugé moins impopulaire.

De fait, la franchise a de sérieux défauts, soulignés par une note de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) révélée par « Le Canard enchaîné ». En prenant l'hypothèse d'une franchise de 100 euros par foyer et par an, un quart des assurés ne bénéficieraient plus d'aucun remboursement, au risque d'avoir le sentiment de cotiser pour rien. Et la mesure pèserait plus lourdement sur les bas revenus : « Les inconvénients socio-économiques paraissent, au total, l'emporter », souligne la DSS. 

L'UMP, dans sa plate-forme législative, chiffre les économies de la franchise à 1,7 milliard d'euros. L'institut de l'entreprise estime le gain à 1,2 milliard, en prenant pour hypothèse une franchise de 50 euros par an, visant 28 millions de foyers. Mais ces données devraient évoluer. Car si la franchise pénalisera bien les patients qui dépensent le moins, elle devrait aussi permettre de plafonner les sommes restant à la charge de certains assurés en raison des forfaits existants : 1 euro par consultation, 18 euros sur les actes lourds, forfait hospitalier de 16 euros par jour.

Dans un avis paru en 2005, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie avait pointé le fait que 2,3 millions d'assurés, non exonérés de ticket modérateur à l'hôpital, supportaient « de gros restes à charge, en moyenne 500 euros ». Le plafonnement du reste à charge - au-delà du montant de la franchise, les assurés seraient par exemple exonérés de ticket modérateur - « donnera de la visibilité », souligne Xavier Bertrand, qui a également annoncé la volonté du candidat UMP d'accompagner la franchise d'un meilleur remboursement des soins dentaires, de l'optique et des prothèses auditives.

 

- Démographie : L'IRDES publie un dossier sur la répartition géographique des professionnels de santé 
Le dernier numéro de la revue de l'IRDES "Questions d'économie de la santé" fait le point sur les recherches en matière d'inégalités d’implantation des professionnels de santé : "La capacité des systèmes de santé des pays développés à garantir l'accessibilité aux soins et services de santé sur l'ensemble du territoire se posera avec acuité face à la diminution attendue du nombre de professionnels de santé, notamment des médecins, dans les années à venir. La répartition géographique et la productivité des professionnels de santé seront également touchées par des modifications déjà perceptibles – faible investissement dans la médecine générale, difficultés d'installation dans certaines zones, attrait pour l'exercice en groupe ou en institution –, ces changements étant liés notamment à une évolution des arbitrages entre vie professionnelle et vie privée (...) La plupart des travaux se limitent à une description des inégalités de répartition géographique en fonction de critères principalement démographiques ou professionnels, et analysent plus rarement les politiques visant à améliorer la répartition géographique des professionnels de santé et leurs résultats. Sur ce dernier point, la littérature étrangère ne permet pas de mettre en évidence de « remède miracle ». Néanmoins, tout en rendant compte d'une grande diversité de mesures intervenant à différents moments du parcours professionnel, elle souligne les limites des deux mesures les plus mobilisées : d'une part, l'augmentation globale du nombre de médecins, jugée inefficace, et d'autre part, les mesures financières, considérées comme insuffisantes".

Pour en savoir plus : Questions d'économie de la santé, n° 116, décembre 2006 :  

http://www.irdes.fr/Publications/Bulletins/QuestEco/pdf/qesnum116.pdf
 

►Haut de page

 

 

30 janvier 2007

 

- Cancers professionnels: plusieurs milliers de morts évitables en France

La CNAMTS a organisé ce jour une conférence de presse sur la prévention des cancers professionnels.

Plus d'un salarié sur dix en France est exposé à des produits cancérogènes, soit 2,3 millions, dont 70% d'ouvriers, selon une étude que vient de publier l'Assurance maladie qui a fait de la prévention de ces cancers "un axe prioritaire pour 2007".

Dans la maintenance (installation, entretien, réglage et réparation) près d'un salarié sur deux est exposé à deux (ou plus) agents cancérogènes. Les cancers professionnels représentent "plusieurs milliers de morts, plusieurs milliers de cancers qui auraient pu être évités", a relevé Jean-François Certin (Assurance maladie, prévention des risques professionnels). "Le cancer de la vessie (d'origine professionnel) peut être éradiqué", a renchéri Michel Hery de l'Inrs (Institut national de recherche et sécurité) qui organisera en mars un colloque sur cette tumeur. "Les cancers professionnels représentent entre 11.000 et 23.000 nouveaux cas par an, dont la moitié sont mortels", soit plus que le nombre de tués sur la route en France, a rappelé M.Certin d'après les données de l'Institut de veille sanitaire (InVS). Interroger un patient sur sa carrière et les éventuels toxiques qu'il a pu manipuler ou inhaler est encore loin d'être la règle chez les médecins, si l'on en juge sur le nombre de cancers de la vessie reconnus comme professionnels - "même pas 10%" - et en fait 35 cas en 2005, selon le décompte de la caisse des salariés (Cnamts). Pour le cancer du poumon, risque qui touche de nombreux métiers (maintenance, prothésistes dentaires, construction métallique, sciage du béton garages...) en raison de l'exposition à divers produits (silice, chromates, houille, émissions de diesel....) un travail auprès des CHU devrait permettre d'améliorer la situation, indique le Pr Gérard Lasfargues (Afsset : agence de sécurité sanitaire environnement-travail).

En 2005, l'Assurance maladie (Cnamts, salariés), qui admet ce problème de sous-déclaration des cas privant les malades de leurs droits à indemnisations, a reconnu 2.059 cas de cancers professionnels sur 2.635 déclarés.

Selon l'étude SUMER, "en 2003, 2.370.000 salariés sont exposés à des produits cancérogènes", soit 13,5%". 70% des salariés exposés sont des ouvriers. Les hommes sont quatre fois plus exposés que les femmes. Ces dernières sont nombreuses à être exposées dans la santé et les services personnels et domestiques. Notant la diffusion des protections collectives, cette étude parue en 2005 pointait cependant que "plus du tiers des salariés exposés n'en bénéficient toujours pas". Les résultats d'une enquête 2006 (à paraître) devraient donner une idée des progrès.

Selon l'InVS, plus de 15% des cancers du poumon chez l'homme auraient une origine professionnelle: plus de 10% des cancers du sang, environ 10% des cancers de la vessie, 45% des cancers du nez et 85% des cancers de la plèvre...

Environ 10% des nouveaux cas annuels de cancers du poumon sont dus à l'amiante, selon un rapport parlementaire.

Les salariés ont conscience du risque. Un sondage réalisé en décembre dernier par l'institut Ipsos pour le compte de la CNAM montre qu'un quart des salariés estiment être exposé à un risque de cancer professionnel. Un taux qui grimpe à 43 % chez les ouvriers. Lorsque les salariés pensent subir une exposition, 63 % estiment que des mesures de protection sont appliquées. Ils sont 58 % à considérer qu'ils sont insuffisamment informés sur ce risque professionnel. 
 

Pour en savoir plus : Dossier du site de l'INRS

 

- Prévention : Lancement de l'expérimentation de la consultation gratuite à 70 ans

Une consultation de prévention à 70 ans, « prise en charge à 100% et sans avance de frais. » Voilà ce que Philippe Bas propose à titre expérimental. Pour l'heure, seuls le Finistère, le Bas Rhin et le Val de Marne sont concernés. Il s'agit en fait de l'application d'un des volets du Plan Solidarité Grand-Age présenté en juin dernier par le ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille. Il ambitionne ainsi de prévenir la perte d'autonomie qui touche entre 6% et 7% des plus de 70 ans. L'expérimentation s'effectuera en deux temps : en février, une première phase va permettre de valider l'auto-questionnaire et le dossier de consultation du médecin en situation réelle, et en mars, 43 000 assurés, entre 70 et 71 ans et habitant dans les 3 départements, vont recevoir de leur caisse d'assurance maladie une lettre leur indiquant qu'ils peuvent bénéficier de cette consultation prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie. L'expérimentation qui durera quatre mois fera l'objet d'une évaluation, avant de généraliser la consultation gratuite de prévention à l'ensemble du territoire dans le courant du second semestre 2007. Mémoire, troubles de l'équilibre, ostéoporose, dénutrition, incontinence, symptômes dépressifs... autant de facteurs de risques qui conduisent à la dépendance et seront systématiquement contrôlés. Pour Philippe Bas, « grâce à cette consultation, après avoir ajouté des années à la vie, nous allons pouvoir ajouter de la vie aux années » (c'était le slogan de l'OMS dans les années 80, ndlr)

Pour en savoir plus : Dossier sur le site du Ministere :

http://www.personnes-agees.gouv.fr/point_presse/d_presse/consult_prevention_70ans/sommaire.htm


►Haut de page

 

 

26 janvier 2007

 

- Médecin traitant : Le Bureau National du SNJMG stigmatise l'abandon des jeunes médecins généralistes

Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de presse sur l'étude commandée par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS), 18 mois après la mise en place de la  réforme du médecin traitant.
 

En effet, à aucun moment, il n'est question dans cette étude des conséquences de cette réforme sur l'activité des jeunes installés en  Médecine Générale ainsi que sur la démographie médicale. Une nouvelle preuve du peu d'utilité du moratoire en l'état...

Pour en savoir plus : Communiqué du SNJMG


- SNJMG : Mickael Riahi intervient dans le Quotidien du médecin 

Dans son édition du jour, le Quotidien du médecin publie un entretien avec le Dr Mickaël Riahi, 28 ans, nouveau président du Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG). Le Dr Mickaël Riahi y constate que les remplaçants sont « de plus en plus attaqués » et explique qu' « il faut comprendre pourquoi le grand saut de l’installation est si difficile à franchir »...

- Fraudes à la Sécurité Sociale : la CNAMTS signe un accord avec la police et la gendarmerie

Frédéric van Roekeghem, directeur général de la CNAMTS, Michel Gaudin, directeur général de la police nationale et Guy Parayre, directeur général de la gendarmerie nationale ont signé ce vendredi un accord de coopération pour lutter contre les fraudes aux prestations d'assurance maladie.L'objectif est d'"améliorer la prévention et la répression de la fraude à l'assurance maladie (La coopération entre les trois organisations vise à) instaurer des échanges à caractère technique sur les fraudes et infractions détectées ou commises, avec leurs modes opératoires, leurs typologies et les actions à mettre en oeuvre pour les combattre (...) A chacun des niveaux de coopération instaurés (national, régional et départemental), les représentants habilités des trois institutions devront, de manière générale et systématique, se tenir mutuellement informés, dès qu'ils en auront connaissance, des affaires sensibles et importantes (Cette collaboration pourra) notamment prendre la forme de groupes de travail spécifiques, en particulier lorsque des fraudes massives et organisées, nationales ou internationales seront détectées". La police et la gendarmerie pourront apporter leur contribution dans la "formation des personnels de l'assurance maladie spécialisés dans le domaine du contrôle-contentieux et de la répression des fraudes", notamment à la détection des faux. "Les représentants de l'Etat et de l'assurance maladie se réuniront une fois par an, et plus si nécessaire, afin de faire un bilan des actions entreprises et de dégager des perspectives et axes de travail communs", conclut l'accord. En 2006, la Sécu a recensé pour 2,5 millions d'euros de fraude en bande organisée et de facturations frauduleuses d'actes de biologie médicale.

Pour en savoir plus : Texte de l'accord :  

http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/protocole_260107.pdf

 

- Médicament : Le marché français des génériques freiné par les baisses de prix en 2006

Après une hausse de 30% en 2005, la croissance du marché des génériques a nettement ralenti en France en 2006 sous l'effet de baisses de prix "de 15 à 19% au 1er février 2006", dans le cadre des mesures de réduction des dépenses de l'Assurance Maladie imposées par les pouvoirs publics. Mais elle est tout de même restée de 14% à 1,646 milliard d'euros, a indiqué ce vendredi l'association Générique Même Médicament (Gemme) représentative des industriels du médicament générique. Un ralentissement que le président du Gemme, Pascal Brière, relativise : « Ce ralentissement cache en réalité une année exceptionnelle pour la progression des génériques. Si les prix étaient restés stables, la progression aurait été de 25 % à 30 %. » 

Les génériques représentent aujourd'hui 9 % du marché du médicament remboursable en valeur, et 17 % en volume. La France rattrape son retard sur les pays d'Europe du Nord, mais reste à la traîne. En Allemagne, au Royaume-Uni ou au Danemark, les génériques pèsent de 20 % à 30 % du marché en valeur. En 2006, la consommation de génériques en France a été tirée par l'expiration de brevets sur des molécules importantes comme la pravastatine, un anticholestérol vendu par Sanofi-Aventis et Bristol-Myers Squibb sous les marques Elisor et Vasten, ou le Triatec, un antihypertenseur de Sanofi.

En 2007, la croissance devrait rester "mesurée (...) de l'ordre de 15%", selon le Gemme, car, si l'effet baisse de prix fait désormais partie du passé, la base de chiffre d'affaires est désormais "beaucoup plus importante", et le nombre de brevets arrivant à échéance sera inférieur à celui de 2006. De plus, les échéances de brevets interviendront plus tard dans l'année, comme pour l'anti-ulcéreux Lanzor de Sanofi-Aventis, qui tombera dans le domaine public en décembre, ou l'Amlor de Pfizer (traitement de l'hypertension et de l'angine de poitrine), en août. Leurs effets sur les ventes de génériques devraient davantage se faire sentir en 2008, année où de nombreux brevets doivent également arriver à échéance, ce qui permettra une réaccélération du marché, explique Pascal Brière, sans toutefois donner de prévisions chiffrées. Les brevets protégeant l'anti-dépresseur Effexor de Wyeth, l'anticancéreux Cacodex d'AstraZeneca, ou encore le Fractal de Pierre Fabre et le Lescol de Novartis, utilisés tous deux contre l'hypocholestérolémie, tomberont en 2008.

Le marché des génériques est dominé par l'américain Merck (25,1% de part de marché) et le français Biogaran, filiale de Servier, (22,1%), devant le suisse Sandoz (14,9%), l'israëlien Teva (8,8%), l'allemand Ratiopharm (6,8%) et Winthrop (6,7%), filiale de Sanofi-Aventis, selon des chiffres du Gemme. Le numéro trois Sandoz, filiale du laboratoire suisse Novartis, a perdu du terrain en raison de problèmes comptables qui ont conduit à un changement de direction. A noter, la progression de Winthrop, la filiale de génériques de Sanofi-Aventis, qui gagne une place, en sixième position. Les fusions aidant, les acteurs sont moins nombreux. Après des années d'expansion commerciale, souvent au détriment des marges, « les génériqueurs ont moins investi en 2006 et rééquilibré leurs comptes », note Pascal Brière, qui est aussi le patron de Biogaran. En dehors de l'accident Sandoz, « le secteur dans son ensemble devrait être proche de l'équilibre pour la première fois », estime- t-il, les bénéfices des leaders devant compenser les pertes des autres acteurs.

 

- Le gouvernement assouplit sa position sur le médicament

Dans un communiqué diffusé ce matin, le Collectif Europe et Médicament «remercie» le Parlement d'avoir permis une transposition exacte de la Directive médicament et de s'être opposé « au projet du gouvernement d'un programme d'aide à l'observance des firmes pharmaceutiques ». Le ministre de la Santé Xavier Bertrand, a en effet reconnu hier la nécessité « d'un débat prolongé et serein sur la participation des (laboratoires pharmaceutiques) aux programmes d'aide à l'observance ». Auparavant, le gouvernement prévoyait de recourir aux ordonnances, privant ainsi la représentation nationale de tout débat. Une manière de gouverner qui a suscité une large opposition : associations de patients, syndicats de médecins, de pharmaciens, infirmiers, organisations de consommateurs, responsables d'institutions de santé publique, députés et sénateurs de la majorité comme de l'opposition…

Pour en savoir plus : Dossier du Sénat  : http://www.senat.fr/dossierleg/pjl06-155.html


►Haut de page

 

 

25 janvier 2007

 

- Démographie médicale : Le Bureau National du SNJMG demande le non agrément du projet d'avenant 20

Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de presse sur le projet d'avenant 20 sur la démographie médicale. Le Bureau National du SNJMG estime que le "bonus" proposé sous de multiples et contraignantes conditions aux médecins généralistes en zones médicalement sous dotées cache bien des "malus". Voyant dans ce projet, un "cheval de Troie" pour les mesures coercitives à l'installation, le Bureau National du SNJMG demande au ministère de la Santé de ne pas l'approuver...

Pour en savoir plus : Communiqué du SNJMG


►Haut de page

 

23 janvier 2007


- Dépenses de la CNAMTS : + 2,4% en 2006, contre +4,3% en 2005
Les dépenses maladie du régime général (salariés) de la sécurité sociale ont crû de 2,4% en 2006, contre 4,3% en 2005. Sur cette même période, les dépenses de soins de ville (c'est-à-dire les dépenses autres que celles des hôpitaux, cliniques et maisons de retraites) ont progressé de 2,5%, soit l'évolution la plus basse depuis 10 ans, mais c'est un résultat nettement plus élevé que l'Ondam soins de ville fixé pour 2006 à 0,9 %. En fait, la décélération des dépenses est en grande partie dûe "à la baisse des arrêts de travail, et au ralentissement des dépenses de médicaments qui sont en rupture par rapport aux années précédentes". Les versements d'indemnités journalières (arrêts de travail) ont été en baisse de 1,5%, et les remboursements de médicaments ont affiché une légère progression de 0,9%. Les remboursements d'honoraires médicaux et dentaires ont été quant à eux en hausse de 3,9%. Côté établissements de santé, les versements aux cliniques privées ont progressé de 7,7%, et ceux aux établissements médico-sociaux (maisons de retraites et foyers d'hébergement pour personnes handicapées) ont conservé un niveau de croissance élevé, à 8,2%. Les versements aux hôpitaux publics ont progressé de 0,1% en 2006. Mais,"ce taux correspond uniquement à l'évolution des flux de trésorerie entre les hôpitaux et les régimes d'assurance maladie" ; il devrait être révisé à la hausse. Malgré les ajustements à venir, les hôpitaux devraient avoir respecté leur Ondam en 2006 (3,4 %).
Ces chiffres correspondent aux remboursements effectués par l'assurance maladie, et non aux soins effectivement réalisés en 2006, qui seront connus plus tard, en fonction notamment des remontées d'information des établissements.
"En date de soins, l'évolution des dépenses de médecins de ville devrait être encore en dessous des 2,5%, par contre, les dépenses des hôpitaux seront au-dessus de 0,1%", a précisé l'assurance maladie. La loi de financement pour la Sécurité sociale pour 2006 avait fixé un objectif des dépenses d'assurance maladie (Ondam) en hausse de 2,5%. Ce chiffre est toutefois en fonction des dates de soins réalisés, et non en fonction des dépenses remboursées.

- Médecin traitant : la CNAMTS établit un premier bilan mitigé
Le parcours de soins coordonnés par le médecin traitant « s'est installé dans les mœurs » mais son impact financier sur les comptes de l'Assurance Maladie reste "mesuré". Tels sont les enseignements du bilan présenté ce mardi par la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAMTS), 18 mois après l'entrée en vigueur de la réforme.
Quelque 80% des assurés de plus de 16 ans, soit 40 millions de personnes, ont choisi leur médecin traitant (dans 99,5% des cas, ce médecin traitant est un généraliste). C'est 10% de plus qu'il y a un an. Mais ces chiffres cachent de nombreuses disparités, fonction d'abord de l'âge. Ce taux dépasse en effet 93% chez les plus de 60 ans. Et il tombe sous les 64% chez les moins 30 ans. Les comportements sont aussi assez différents selon les régions. Les assurés du Nord-Pas-de-Calais ou d'Alsace ont choisi un praticien référent à 86%, tandis que les Parisiens ou les Corses sont seulement 68%. Enfin, les patients en CMU sont seulement 65% à avoir un médecin traitant. Une disparité qui "se réduit", note toutefois la Cnamts, avec « un écart de 20 points il y un an, et de 15 points aujourd'hui ». Autre motif de satisfaction pour l'assurance maladie, « les assurés ont bien intégré le nouveau système ». Selon un sondage réalisé en novembre dernier, 96% des personnes interrogées ont compris le dispositif, et 89% savent qu'il faut passer par son médecin traitant avant de consulter un spécialiste, sous peine d'être moins remboursé (dans cette enquête, aucune question ne concernait le moratoire "jeunes installés", ndlr).
La conséquence, c'est que le recours aux spécialistes en première intention est en recul. La CNAMTS a ainsi enregistré une baisse de 4 % en volume moyen de l´activité clinique (actes de consultation sans les actes techniques, ndlr). Principalement touchés, les ORL, les rhumatologues, les spécialistes de rééducation fonctionnelle, les psychiatres et les dermatologues, dont les pertes ont été en
partie compensées par les mesures d´accompagnement ciblées intervenues début 2006. Ainsi, sur les 9 premiers mois de l´année, l´évolution des honoraires des ORL a été de + 1,3 %, celle des rhumatologues, de + 3,9 %, mais les rééducateurs fonctionnels sont encore en évolution négative : - 0,1 %, comme les psychiatres : - 0,8 % et les dermatologues : - 2,2 % (les accords intervenus pour revaloriser certains actes de dermatologie sont encore en attente de l´avis de la Haute autorité de santé, ndlr). Toutefois, ces chiffres sont loin des annonces pessimistes des syndicats des spécialités concernées et même des prévisions de la CNAMTS. Encore plus surprenant pour les signataires de la convention, le recul de l´activité de certaines spécialités cliniques ne s´est pas traduit en contrepartie par une forte augmentation de l´activité des généralistes. Au contraire, celle-ci a été marquée par un ralentissement (- 0,2 %), alors que les honoraires progressaient en valeur de + 1,,3 % en moyenne, sur la même période : « Nous avons échangé du volume contre du prix », a sobrement commenté Frédéric Van Roekeghem, le directeur général de la Cnamts...
NB : Lors de ce point d'information, le directeur général de la Cnamts a également parlé de l'information plus complète sur l'offre de soins proposée par les plates-formes de l'assurance maladie (Infosoins) qui permet désormais aux assurés de connaître les coordonnées des professionnels de santé proches de chez eux, les tarifs pratiqués et leur niveau de remboursement, mais aussi d'obtenir une fourchette des tarifs les plus utilisés par le médecin à honoraires libres. Ce service est une première étape qui va s'enrichir d'ici la fin de l'année 2007 en proposant aussi les tarifs des actes techniques (d'imagerie, de chirurgie, …) les plus fréquemment pratiqués en établissement ou en ville, ainsi que ceux des soins dentaires. Et ultérieurement, les assurés pourront s'informer sur les frais de séjour en établissement. Dernier point abordé : l'évolution de la prise en charge par l'Assurance maladie des transports de malades avec de nouvelles règles de prescriptions qui entrent en vigueur en mars 2007. Basée jusqu'à présent sur des critères essentiellement médico-administratifs, cette prise en charge est dorénavant conditionnée par certaines situations médicales (nouveau référentiel de prescriptions publié JO du 30 décembre). "C'est l'état du malade (son degré d'autonomie physique et éventuellement psychique) qui guide la prescription du mode de transport par le médecin : véhicule personnel ou transports en commun, taxi, véhicule sanitaire léger ou ambulance". La CNAM espère réaliser 60 millions d’euros d'économies en 2007 en infléchissant de "trois points" la tendance actuelle des dépenses (+ 10 %), particulièrement forte pour les taxis et les ambulances. Elle a prévu une information ciblée des acteurs concernés (libéraux, hospitaliers, transporteurs et assurés). Les nouvelles règles de prescriptions entrent en vigueur en mars 2007.
Pour en savoir plus : Documents de l'Assurance Maladie sur :
- le parcours de soins
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Medecins_traitant_23012007.pdf
- Les plateformes de service de l'Assurance Maladie
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Infosoins_23012007.pdf
- les transports de malades
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Transports_sanitaires_23012007.pdf

- Dépenses de Santé : Nicolas Sarkozy pour « une franchise modeste par famille »
« Je suis pour une santé fondée sur la solidarité, mais nous n'éviterons pas de responsabiliser les patients », explique au « Monde » (édition de ce jour) le candidat UMP à l'élection présidentielle, qui se prononce pour « une franchise modeste par famille et pas par individu, sur les premiers euros de dépenses annuelles en consultations médicales ou en examens biologiques ». Tous les ans, il y aura un débat au Parlement : « Si l'objectif national de dépenses est respecté, on baissera la franchise. Si ce n'est pas le cas, on l'augmentera. » Toutefois, précise Nicolas Sarkozy, « il y aura certaines exonérations », par exemple pour les ménages les plus modestes. Ce projet de franchise est, selon lui, « infiniment plus utile que l'augmentation de la CSG, qui n'a aucune vertu pédagogique et pèse sur les prélèvements obligatoires ».
Nicolas Sarkozy qui avait déjà évoqué le principe d´une franchise lors de la convention santé de l´UMP au printemps 2006 se déclare en revanche hostile à l´instauration d´un forfait non remboursé d´un euro par boîte de médicaments « qui pénalise, c´est un comble, ceux qui sont le plus gravement malades ». Le candidat est également opposé à ce que les cotisations maladie deviennent progressives alors qu´elles sont aujourd´hui proportionnelles.
Evoquant la responsabilité du corps médical, il accorde un satisfecit aux praticiens libéraux : « La médecine libérale, note-t-il, qui ne représente que 15 % des dépenses a fait beaucoup d‘efforts ».
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy entend réformer la gouvernance des hôpitaux « car (ils) ont besoin d´un patron ». Des propos qui indiquent clairement que le candidat souhaite aller plus loin que les dispositions adoptées dans le cadre du plan « Hôpital 2007 » et qui se sont traduites par la mise en place, dans les établissements, des nouvelles structures (notamment un conseil exécutif composé à parité de membres de l´équipe de direction et de praticiens et des pôles d´activité avec des responsables de pôles). Enfin, l´actuel ministre de l´Intérieur estime qu´il faut « conserver des équipements (hospitaliers) de proximité ».

►Haut de page

 


21 janvier 2007


- Convention médicale : Publication de l'avenant 19
L'avenant n° 19 à la convention nationale des médecins, signé le 29 novembre 2006 par l'UNCAM et les syndicats CSMF/SML/Alliance, est approuvé par un arrêté publié au JO ce jour. Il dresse la liste des spécialités donnant droit à la majoration forfaitaire transitoire (MPC) pour la consultation au cabinet du médecin spécialiste. Cette mesure, qui cessera de s'appliquer le 31 décembre 2007, est encore soumise à la publication préalable de la modification de la liste visée à l'article L162-1-7 du code de la sécurité sociale.
Concernant l'application des avenants 14 et 15 à la convention médicale, la CSMF "demande au Directeur Général de l'UNCAM de tout mettre en oeuvre pour que l'extension du champs de la MGE aux visites et les revalorisations de nomenclature pour certains actes conservateurs et chirurgicaux soient applicables".

►Haut de page

 


20 janvier 2007

- Exercice médical : Intervention du secrétaire général du SNJMG sur Europe 1

Fabien Quedeville, secrétaire général du SNJMG, est intervenu dans l'emission santé de Michel Cymes sur Europe 1. L'emission de ce jour était consacrée à la Médecine Générale : etat des lieux et avenir... Lors de son intervention, Fabien Quedeville est longuement revenu sur l'actuel mouvement à propos de la Filière Universitaire de Médecine Générale et l'importance de ses enjeux sur l'avenir de la profession...

- Revenus des médecins : un rapport pointe une hausse des revenus très supérieure à celle des salariés
En quatorze ans, le revenu des médecins spécialistes a progressé trois fois plus que celui des salariés et celui des généralistes 2,5 fois plus, selon un rapport du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie révélé ce samedi par « Aujourd'hui en France-Le Parisien ». Il souligne notamment que, « depuis 1990, les revenus des spécialistes ont bondi de 25 % (déduction faite de l'inflation) tandis que les revenus salariaux, de leur côté, progressaient cahin-caha... de 8 % ». Le pouvoir d'achat des médecins a progressé de 1,5% par an en moyenne entre 1993 et 2004 pour atteindre un revenu net moyen annuel de 63.700 euros pour un généraliste et de 102.300 euros pour un spécialiste, selon une étude du ministère de la Santé (Drees) reprise par le rapport du HCAM. Mais cette hausse cache de fortes disparités entre les spécialités, les radiologues décrochant le jackpot avec +3% de pouvoir d'achat par an durant cette période, devant les ophtamologues (+2,5%). Un peu moins bien lotis, les généralistes s'en sortent avec +1% par an. C'est beaucoup mieux que les dermatologues qui ont perdu en moyenne 0,3% par an, et les ORL, qui ont stagné à +0,2%.
Plusieurs syndicats de médecins ont vivement réagi à cette information. Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) a estimé que « vouloir comparer les revenus d´un exercice libéral à ceux des salariés relève de la manipulation (...) L´application des 35 heures a bloqué les salaires alors que les libéraux ont, dans le même temps, dû allonger leur temps de travail (...) Laisser croire qu´il y a eu une envolée des honoraires depuis 1990 est particulièrement malhonnête alors que ceux-si sont restés bloqués pendant plus de dix ans ! La réalité, c´est qu´en 2002, le volume des actes a augmenté du fait du vieillissement de la population et de l´absence d´une politique de santé orientée vers la prévention. La réalité, c´est que les médecins français ont des revenus nettement plus bas que leurs confrères européens et sont aujourd´hui aux derniers rangs du classement mondial (Par ailleurs) la durée de carrière (27,5 années) d´un médecin est raccourcie de plus de dix ans par rapport à celle de la majeure partie des salariés, du fait de la durée de leurs études, qui ne cessent de s´allonger ». Pour le syndicat « Espace généraliste, « au-delà du débat comptable, c´est la question de la présence des médecins généralistes au quotidien qui se pose ». Soulignant le fait que les généralistes ont des revenus de 47% inférieurs à la moyenne des spécialistes, le syndicat demande que « cette disparité soit réduite le plus rapidement possible ».

►Haut de page

 

19 janvier 2007


- FMC : L'UNCAM informe le SNJMG de l'abandon du projet d'avenant 17 à la convention médicale

Le SNJMG a reçu ce jour un courrier officiel de l'UNCAM annonçant le rejet par le ministre de la Santé du projet d'avenant 17 à la convention médicale excluant les médecins remplaçants de l'indemnisation de leur participation à la Formation Professionnelle Conventionnelle (FPC). Le Burea4 National du SNJMG ne s'arrête pas à cette première victoire et renouvelle sa demande de suppression de tout quota maximum de remplaçant par session de FPC...

 

Pour en savoir plus sur cette discrimination :

http://www.snjmg.org/infos/communiques_presse_2006.html#22122006

http://www.snjmg.org/infos/communiques_presse_2007.html#08012007


►Haut de page

 

18 janvier 2007


- Convention médicale : Bonus aux médecins en zone déficitaire et accord de convergence médecin référent/médecin traitant

La séance de négociation autour du bilan conventionnel – analyse des objectifs de maîtrise fixés pour 2006 et redistribution d´une partie des économies réalisées sous forme d´honoraires en 2007 - a débouché sur deux relevés de conclusion qui devront faire l´objet, après aval définitif, d´avenants à la convention médicale. Le premier accord concerne les médecins généralistes qui exercent en cabinet de groupe ou en maisons de santé pluridisciplinaires dans des zones définies par les services ministériels et les caisses où la démographie médicale est déficitaire. Cette mesure, valable jusqu'en février 2010, est censée combler les disparités régionales, en application du plan « démographie » annoncé par le ministre de la Santé en janvier 2006. « Cela pourra représenter environ 20.000 euros par médecin », a précisé Frédéric van Roekeghem, directeur général de l'UNCAM, soit un budget total pour l'assurance-maladie de 30 millions par an. Cette revalorisation sera versée par les caisses d'assurance-maladie sous la forme d'un forfait annuel, et ne sera donc pas payée par les patients. En outre, un observatoire de la démographie sera mis en place pour observer les répercussions de cette mesure. Xavier Bertrand s'est félicité de cet accord qui « favorisera le maintien et le développement d´une offre de soins de proximité dans ces zones (et) la continuité et la permanence des soins pour la population ». Le second accord concerne, avec un an de retard, la convergence entre le mécanisme du médecin référent, supprimé par la convention médicale de 2005, et celui du médecin traitant. Ce dispositif devrait prendre la forme d´une aide personnelle lissée sur trois ans, calculée en fonction de la perte subie par chaque médecin référent depuis la mise en place du médecin traitant. Les patients de ces ex-référents pourraient continuer à bénéficier du tiers-payant. Le SML qui doit tenir un conseil d´administration ce samedi, attend cette échéance pour signer ce relevé de conclusion « qui est satisfaisant ». Mais déjà, MG France, syndicat opposant à la convention, s´insurge en dénonçant une réparation « très partielle du préjudice subi, puisque le paiement de la première fraction est annoncé en fin d´année 2007, et se trouve soumis aux aleas des élections du printemps prochain ». En outre, souligne le syndicat du Dr Martial Olivier-Koehret, « le problème de l´année 2006 reste entier puisque seule une partie des forfaits normalement dûs a été réglée ». Reste enfin le gros morceau, à savoir la négociation sur les revalorisation des honoraires et l´échéancier du C à 23 euros en 2007 souhaité par Xavier Bertrand : elle a été repoussé à une prochaine négociation, le 7 février...

►Haut de page

 

17 janvier 2007


- DMP : Report officiel du lancement

La généralisation du Dossier médical personnel (DMP), initialement prévue pour le 1er juillet 2007, est reportée "autour de novembre", a déclaré ce mercredi aux Echos Jacques Sauret, directeur du groupement d'intérêt public (GIP). L'annulation de deux appels d'offres successifs sur l'hébergeur de référence du DMP sur Internet et la censure par le Conseil constitutionnel d'un article du budget de la Sécurité sociale concernant le DMP (accès en urgence, liens avec le dossier pharmaceutique...) ont conduit le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, à revoir le calendrier de déploiement. Le ministre reste optimiste en tablant sur 1 million de dossiers ouverts à la fin de l'année, 10 millions fin 2008. Jacques Sauret, directeur du groupement d'intérêt public du DMP, approuve ce report qui évitera de proposer un dossier au rabais mais qui, politiquement, fait désordre. Il ne croit pas pour autant à une remise à plat du projet après l'élection présidentielle. A condition que le gouvernement fasse bien paraître le décret sur le DMP d'ici à avril. A ce sujet, Jacques Sauret précise que "La concertation publique a permis de dégager un large consensus, par exemple sur les informations auxquelles pourront avoir accès les différents professionnels de santé. Il est aussi acquis que les données seront conservées dix ans après le décès d'une personne. Le dernier point à arbitrer reste à savoir si les patients pourront ou non cacher à leur médecin qu'ils ont masqué certaines informations. Xavier Bertrand a décidé de confier une mission au député Pierre-Louis Fagniez avant de prendre sa décision." Enfin, Jacques Sauret se veut rassurant sur l'utilisation du numéro de Sécurité sociale (NIR) dénoncé par certaines associations d'usagers :
"il s'agit uniquement de (s'en) servir comme un identifiant, et non comme un moyen d'accès sécurisé, ce que nous avons présenté à la CNIL (...) Les patients pourront accéder (au DMP) sur internet "après en avoir fait la demande : leur sera envoyé par SMS un mot de passe valable quelques minutes. C'est la solution la plus sûre et la plus adaptée. Chez le médecin, l'accès se fait via la carte professionnelle du praticien".
NB : L'hebdomadaire "L'Argus de l'assurance", dans son édition du 12 janvier, était revenu sur "la procédure d'appel d'offres de plus en plus erratique pour la sélection de l'hébergeur de référence". Retraçant l'historique des multiples cafouillages du GIP et après avoir qualifié " d'assassin" le rapport Penaud, les auteurs soulignaient que "le rapporteur n'a pas le sentiment que le GIP est en capacité de maîtriser cette procédure". L'Argus concluait sur la nécessité, pour ne pas perdre la face, de repartir sur des bases saines avec une mise en place progressive du DMP. Point positif, l'article cite Yannick Motel, délégué général de la fédération LESISS, selon lequel "les échanges s'améliorent entre les prestataires et les responsables politiques du dossier".
Pour en savoir plus : Article de l’Argus de l'assurance sur Fulmédico ()

►Haut de page

 

16 janvier 2007


- Antibiotiques: 17,7 millions de traitements inutiles évités en France depuis 2002

La baisse de consommation d'antibiotiques a permis d'économiser plus d'un demi-milliard d'euros et d'éviter 17,7 millions de traitements inutiles depuis 2002, année du démarrage du programme de l'Assurance maladie pour un meilleur usage de ces médicaments, a t elle indiqué ce mardi. Le recul est particulièrement marqué chez les jeunes enfants (0-5 ans), tranche d'âge forte consommatrice d'antibiotiques qui enregistre une baisse de 31%, dépassant l'objectif général d'une réduction de 25% en 2008. Sur l'ensemble de la population, la baisse des prescriptions se maintient depuis 3 ans autour de 3,5% par an en moyenne. Alors qu'aucune des 22 régions de l'Hexagone n'était en dessous du seuil de 0,5 prescription par habitant en 2001-2002, trois régions (Alsace, Pays-de-Loire, Rhône-Alpes) sont aujourd'hui sous ce seuil et 15 régions s'en rapprochent. "Cette année, nous allons très clairement mettre le pied sur l'accélérateur" pour soutenir l'effort entrepris, a relevé le Pr Hubert Allemand, médecin conseil national de l'Assurance maladie (CNAMTS). La France est, tant en Europe que dans le monde, aux premiers rangs des pays les plus consommateurs d'antibiotiques par habitant. Selon les données du réseau européen de surveillance de la consommation d'antibiotiques (ESAC 2005), elle est le 2e en Europe après la Grèce.

►Haut de page

 

12 janvier 2007


- Exercice médical : réunion sur les simplifications administratives

Xavier Bertrand a présenté le 12 janvier une "version finalisée" du programme de simplifications administratives aux syndicats médicaux (CSMF, SML, Alliance, FMF, MG-France, Espace généraliste, SNJMG) et l'Assurance maladie (CNAM, MSA, RSI). Ce programme s’appuie sur 4 grands axes : "la simplification des supports d'échange, et en premier lieu les formulaires, pour aboutir progressivement à la dématérialisation" des relations PS/caisse. "Une attention particulière est portée à la simplification du protocole de soins pour les patients en ALD ainsi qu'à la simplification voire suppression de procédures d’ententes préalables" ; "l'adoption d'une logique de guichet unique pour les relations entre les médecins et les caisses qui désigneront pour chaque médecin des interlocuteurs identifiés" (un médecin conseil et un administratif) ; "le développement par l'Assurance maladie d'un service sur Internet permettant au professionnel de santé de suivre sur un compte professionnel personnel son activité et de mieux être informé au moment de la sortie de nouveaux dispositifs" ; "l’instauration de services individualisés par l'assurance maladie afin de mieux appréhender les difficultés du professionnel de santé dans son exercice quotidien", mais aussi pour l'accompagner lors de leur installation. En outre, l'Assurance maladie va proposer une formation sur l’environnement médico-administratif aux futurs généralistes. Enfin, le ministère débloquera des fonds pour aider les médecins qui ne disposent pas d´ordinateur, à s´équiper et à se former à l´environnement Internet et informatique.
Mickael Riahi au nom du SNJMG, a apprécié les mesures concernant l'installation mais en a aussi profité pour dénoncé l'absence de motivation de l'UNCAM pour faire appliquer correctement et donner consistance au moratoire "jeunes installés" vis à vis du médecin traitant...
Pour en savoir plus : Communiqué de presse ministériel

►Haut de page

 

11 janvier 2007


- Médicament : Adaptation au droit communautaire

Le projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine du médicament (Directive européenne 2004/27/CE) a été adopté en première lecture, ce jour, par les députés. Le projet de loi prévoit des mesures permettant de faciliter et d'accélérer l'arrivée des médicaments génériques sur le marché. Il procède à la définition de la notion de médicaments biologiques similaires et précise celle du médicament homéopathique. Il modifie le régime juridique des autorisations de mise sur le marché dans le sens d'un renforcement de la sécurité sanitaire des médicaments et allège le régime des importations de médicaments par les particuliers. Enfin, il étend le champ des exonérations de responsabilité des professionnels de santé et des fabricants de médicaments au cas où le ministre chargé de la santé décide de permettre, pour faire face à une menace sanitaire grave, l'utilisation de médicaments en dehors des conditions prévues par leurs autorisations.
En outre, il contient un article qui fait couler beaucoup d'encre, l'article 29, qui habilite le gouvernement à prendre une ordonnance sur un sujet qui ne découle pas du droit communautaire : "les actions d'accompagnement des patients soumis à des traitements médicamenteux, conduites par les établissements pharmaceutiques". En clair, comme le souligne l'association UFC-Que Choisir, la possibilité pourrait être donnée « aux laboratoires pharmaceutiques de suivre individuellement, au domicile privé du patient, l'observance de son traitement (coaching privé) ». Ces programmes d'aide à l'observance, actuellement autorisés au compte-goutte par l'AFSSAPS (à l'exemple du traitement de l'ostéoporose), pourront être généralisés, l'obstacle juridique actuel étant levé. Un projet suscitant beaucoup de réserve, voire l’hostilité, de la part de nombreux acteurs de la santé dont le Syndicat de la Médecine Générale (SMG), la Mutualité française et le Collectif Europe et Médicament. De plus, le projet de loi omet des mesures essentielles pour les patients et les professionnels de santé en matière de transparence et de sécurité des médicaments, avertit le Collectif. "Il n'est pas question de faire des cadeaux aux laboratoires mais de mettre fin à un vide juridique", rétorque-t-on dans l'entourage du ministre de la Santé. Ce dernier a fait adopter un amendement apportant plusieurs garanties inscrites dans la loi : les autorisations seront délivrées "en cohérence avec les actions de santé publique menées par les autorités sanitaires, les organismes d'assurance maladie et les établissements de santé", la prescription médicale restera obligatoire, et le patient devra donner son accord et pourra mettre fin au programme à tout moment. "Aucun contact direct entre le patient et le laboratoire ne sera autorisé", a précisé Xavier Bertrand.
Enfin, l'UFC-Que Choisir, s'est indignée par la forme choisie : l'ordonnance. « Ce recours est une tactique procédurale visant à satisfaire les firmes pharmaceutiques en évitant tout droit de regard et de contrôle de la représentation nationale sur un sujet qui exige un vrai débat démocratique ». Le ministère de la Santé a répondu en se défaussant sur Matignon : « A la base, c'est un choix du Premier Ministre. De toutes façons, le Parlement ne peut pas débattre sur tous les sujets »
Par ailleurs, l'institution d'un abattement de la taxe sur le chiffre d'affaires des laboratoires, en fonction de leurs efforts de recherche et développement, une mesure chiffrée à 50 millions d'euros et qui figurait dans le budget 2007 de la Sécurité sociale avant d'être censurée par le Conseil constitutionnel, a été réintroduite dans le projet de loi. Enfin, un amendement gouvernemental (article 28 ter) stipule que "toute distribution et toute mise à disposition des médicaments collectés sont interdites. Ces médicaments sont détruits dans des conditions sécurisées". Le gouvernement accorde un délai transitoire de dix-huit mois maximum (la date sera fixée par décret), afin de permettre aux organisations caritatives de s'adapter, mais l'encadrement sera plus strict dans l'intervalle. C'est la fin du programme de recyclage Cyclamed.
Pour en savoir plus :
- Projet de loi
- Revue Prescrire : "Information-santé du public en France : les dangers d'un projet de loi"
- Dossier de la Mutualité française : "L'accompagnement des patients ne doit pas passer par les labos !"
- Communiqué du SMG

- Assurance Maladie : Médicalisation de la visite des délégués de l'Assurance maladie sur le médicament
11/01/07 - "Changer les comportements représente de l'avis de tous les experts le plus grand défi à relever pour réussir la réforme de notre système de santé et pérenniser son principe fondateur de solidarité", explique l'Institut PUPPEM « Pour Une Prescription Plus Efficiente du Médicament », dans un communiqué publié ce jour. Le PUPPEM "se réjouit de l'important tournant pris récemment pour notre système de soins par l'Assurance maladie, sous l'impulsion de sa Caisse nationale, laquelle a engagé son réseau de délégués (DAM) dans un processus de professionnalisation et de médicalisation". François PESTY, consultant et créateur de l'Institut, a développé une expertise dans l'assistance aux CPAM qui mènent des campagnes de visites médicalisées des délégués de l'Assurance maladie sur des thématiques du médicament. Souhaitant partager avec le plus grand nombre l'expertise acquise, l’Institut PUPPEM annonce dans son communiqué l'ouverture du 1er site Internet consacré à la médicalisation de la visite des DAM sur le médicament. Un site qui a pour vocation de propager les pratiques les plus efficientes en la matière, la visite médicalisée étant "un métier totalement nouveau pour l'Assurance maladie, aux antipodes des visites administratives qui prévalaient jusque là, et qui au contraire se situe à mi-chemin entre la visite médicale des laboratoires pharmaceutiques et la visite académique pratiquée par les payeurs institutionnels aux USA et au Canada". Un forum de discussion complète l'information en ligne.
Pour en savoir plus : Site de l'Institut Puppem

- Substituts nicotiniques : remboursement partiel
L'assurance-maladie remboursera, à partir du 1er février, une partie des dépenses liées à l'achat de substituts nicotiniques pour arrêter de fumer, à hauteur de 50 euros maximum par an.

►Haut de page

 

10 janvier 2007


- Médicament : Remise du rapport "Situation de l'automédication en France et perspectives d'évolution"

Réalisé à l'initiative du ministre de la Santé par Alain Coulomb, ex-directeur de la Haute Autorité de santé, et le professeur Alain Baumelou, président du groupe de travail sur l'automédication de l'AFSSPS (aussi directeur de publication du VIDAL de l'automédication), ce rapport favorable à la pratique de l'automédication a été remis ce jour à Xavier Bertrand. Mais son contenu a été largement dévoilé dans les médias deux mois avant. La France serait dans ce domaine très en retard par rapport à ses voisins européens. Seuls 6 % des médicaments achetés dans les officines françaises sont délivrés sans ordonnance, contre 15 % en Espagne, 14 % en Allemagne et 12 % en Grande-Bretagne. La faute à la politique de sécurité sociale. "En France, l'immense majorité des produits de prescription médicale facultative (PMF) est remboursable alors que de nombreux pays assimilent totalement ou largement PMF et médicaments non remboursables", indique le rapport. En conséquence, même pour un médicament qu'il pourrait acheter sans ordonnance, un patient ira plutôt chez son médecin se le faire prescrire afin d'être remboursé. Les rapporteurs formulent un certain nombre de préconisations comme "le déremboursement homogène et cohérent de certaines classes thérapeutiques" (pour des pathologies bénignes et ne nécessitant pas d'avis médical), car "la cohabitation dans la même classe de produits remboursables et de produits non remboursables constitue un obstacle à la lisibilité du marché pour le patient et nuit globalement au marché du non remboursable". Ils estiment qu'il faut "inscrire l'automédication dans le mouvement de responsabilisation des patients et du bon usage des médicaments", (communication institutionnelle, fiches d'information et référentiels de prise en charge), qu'il est souhaitable de développer l'information des patients et des professionnels (campagnes thématiques de promotion, notices plus lisibles, conseil pharmaceutique amélioré...) et conseillent des "expérimentations encadrées d'accès direct" à ces médicaments dans les officines. Enfin, ils suggèrent de développer l'offre par "la mise à disposition en automédication de molécules innovantes", en la sécurisant par une approche thérapeutique dans les suivis informatiques (DMP, DP), et préviennent que "la lisibilité du marché de l’automédication ne pourra s'accompagner d'une solvabilisation systématique par les organismes d'assurance complémentaire".
Dès les premières révélations du rapport dans la presse, le ministre de la Santé s'était empressé de se démarquer des propositions les plus provocantes en plaidant pour un meilleur encadrement de cette pratique. Avec plus d'informations et de conseils aux patients, pas d'explosion des prix des médicaments en vente libre (les industriels devront s'engager à ce sujet), et pas question de vente de médicaments en grandes surfaces ("il faudra forcément passer par le pharmacien"), ni de déremboursements déguisés, "car si l'automédication, c'est faire prendre en charge par le patient à la place de l'assurance maladie ces médicaments, ça ne m'intéresse pas", précise le ministre. C'est pourtant l'un des principaux arguments avancés par l'Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa) qui souligne qu'avec 5 % des médicaments prescrits passant à l'automédication, l'assurance maladie réaliserait 2,5 milliards d'économies. Cela pourrait être une manne pour les industriels car le marché de l'automédication, évalué à 1,6 milliards, pourrait atteindre les 6 milliards.
Suite à la remise du rapport, Xavier Bertrand a demandé à ses deux auteurs "de poursuivre leurs travaux, en concertation avec l'ensemble des acteurs et notamment les associations de patients, afin de lui soumettre des propositions concrètes d'actions à mettre en œuvre. Le ministre fera part de ses décisions d'ici la fin du mois de février 2007. Il est déjà clairement établi qu'aucune décision de déremboursement n'interviendra dans ce cadre", peut-on lire dans un communiqué ministériel.
Pour en savoir plus :
- Le rapport sur le site du ministère
- Livre blanc de l'AFIPA

►Haut de page

 

08 janvier 2007


- FMC : Le SNJMG dénonce les quotas de remplaçants dans les sessions de FPC

Après l'officieux rejet par le ministre de la Santé du projet d'avenant excluant les médecins remplaçants de l'indemnisation de leur participation à la Formation Professionnelle Conventionnelle (FPC), le Bureau National du SNJMG lance un nouveau combat contre les quotas de médecins remplaçants dans les sessions de FPC (10% maximum). Le Bureau National a donc publié un communiqué de presse pour condamner "une restriction d'accès à la formation continue d'une de médecins alors que la loi impose cette formation à tous les médecins quels qu'ils soient" et pour demander logiquement son annulation...
Pour en savoir plus : Communiqué du SNJMG

►Haut de page

 

06 janvier 2007


- Accès des malades à l'emprunt et à l'assurance : entrée en vigueur du dispositif AERAS

Le nouveau dispositif issu de la convention AERAS en vue de faciliter l'accès des personnes malades ou des anciens malades à l'emprunt et à l'assurance (dispositif remplaçant la convention Belorgey) a été signé le 6 juillet dernier. L'État, en tant que partie signataire de la convention, s'est engagé à garantir à l'ensemble de la population une information précise sur l'existence du dispositif pour que toute personne qui présenterait un risque aggravé de santé puisse bénéficier facilement de la convention. Ce dispositif d'information s'appuie sur l’ouverture d’un site Internet dédié, ainsi que sur les caisses d'assurance maladie. Le site de la convention AERAS vise à informer en priorité les bénéficiaires sur les nouvelles mesures concrètes entrées en vigueur ce jour. Le choix retenu d’une entrée par profil – particulier, professionnel, association et presse – permet un accès facilité et pratique en fonction des questionnements des internautes. L'Assurance maladie va également communiquer sur ses sites Internet (rubrique pérenne dédiée à la convention AERAS sur les trois sites des caisses nationales CNAMTS, RSI et MSA), mais également par la diffusion de brèves dans les lettres d'information et les revues professionnelles, et via les plates-formes téléphoniques des CPAM.
Le projet de loi relatif à l'accès au crédit des personnes présentant un risque aggravé de santé, voté le 11 décembre 2006 à l'Assemblée nationale, sera examiné le 18 janvier prochain par le Sénat. Il doit consacrer au plan législatif les avancées réalisées par la convention AERAS et en garantir la pérennité.
Pour en savoir plus :
- Communiqué ministériel du 5 janvier 2007
- Le site de la dédiée à la convention AERAS

►Haut de page

 

05 janvier 2007


- Le GIE Santéos choisi comme hébergeur du dossier pharmaceutique

Dans une dépêche de ce jour, l'Agence Presse médicale indique que le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens, porteur du projet, a retenu le 18 décembre 2006 comme hébergeur des données de ce dossier le GIE Santéos (Atos Worldline et UNI-MEDECINE), consortium formé notamment pour l'hébergement du DMP. Le DP recensera, avec l'accord du patient, les prescriptions médicamenteuses des douze derniers mois, et devra être accessible en permanence par les pharmaciens et préparateurs d'officines, dont les logiciels seront adaptés en conséquence. Après une phase expérimentale auprès de 600 d'entre elles dès le mois de mars, un déploiement sur l'ensemble du territoire est prévu à compter du second semestre et concernera à terme les 23 000 officines du territoire. Rappelant que ce dossier est censé constituer, à partir du 1er juillet 2007, le volet médicament du DMP, l'APM souligne toutefois que ces projets sont naturellement conditionnés au vote, par le Parlement, de diverses dispositions indispensables récemment repoussées par le Conseil constitutionnel.
Pour en savoir plus :
- Article dans Fulmedico
- Le programme fonctionnel du DP

►Haut de page

 

01 janvier 2007


- Assurance Maladie : Nouveautés du premier janvier

A compter de ce jour, le plafond de ressources pour bénéficier de l'aide à l'acquisition d'une couverture maladie complémentaire passe de 15 % à 20 % au-dessus du plafond de la couverture maladie universelle (598,23 euros). Le renouvellement de lunettes est possible chez l'opticien sans ordonnance pendant trois ans. Les pharmaciens sont autorisés à prescrire, pour des traitements chroniques et avec l'autorisation du médecin prescripteur, des renouvellements de traitements. De même, les infirmières peuvent prescrire certains dispositifs médicaux (pansements, prothèses etc.).


►Haut de page

 

 

© SNJMG

Contact

 

 

 

 

Contact