10 octobre 2006
- Médecin traitant : Le SNJMG obtient de la CPAM 31 l'application
pleine et entière du moratoire
Dans un communiqué de presse publié ce jour, le Bureau National du
SNJMG se félicite de la réponse que lui a faite la CPAM de la Haute
Garonne (31) quant à l'application du moratoire. Pour la première
fois, un organisme d'assurance maladie s'engage à respecter la
totalité de la réglementation concernant le moratoire : pendant la
période moratoire de 5 ans après l'installation d'un médecin
généraliste, il n'y a pas de pénalité financière "pour les assurés
et les ayants droit n'ayant pas choisi de médecin traitant ou
consultant un autre médecin sans prescription de leur médecin
traitant".
Le Bureau National du SNJMG demande à tous les autres organismes
d'assurance maladie de suivre cet exemple et de publier dans chaque
département des listes de médecins généralistes installés depuis
moins de 5 ans...
Pour en savoir plus : Communiqué de presse

05 octobre 2006
- Fraude à la Sécu: 12 à 20 M d'euros de médicaments expédiés à
l'étranger
La Sécurité sociale enquête sur une fraude aux médicaments, portant
sur 12 à 20 millions d'euros, dans une vingtaine de départements, et
qui alimenterait un trafic vers l'Asie du sud-est, l'Afrique et
l'Europe de l'Est, a confirmé la CNAMTS à la suite d'une enquête
révélée ce jeudi par Le Parisien/Aujourd'hui. Grâce à des
ordonnnances volées, acquises auprès de médecins de bonne foi ou
complices, les fraudeurs achetaient des médicaments en grande
quantité et se les faisaient rembourser avant de les expédier à
l'étranger.
Le directeur de la répression des fraudes de l'Assurance maladie,
Pierre Fender précise : "Un certain nombre d'ordonnances présentées
par des assurés ne correspondent à aucune pathologie chez eux, ce
qui nous a amené à les interroger sur la destination des médicaments
(...) nous savons par d'autres sources que des médicaments français
sont vendus en fraude à l'étranger (...) Ces deux informations nous
amènent à penser qu'il est fort probable que ces médicaments sont
envoyés en grande quantité à destination de ces pays (...)
actuellement le contrôle porte sur les assurés et que les médecins
seront rencontrés plus tard".
Les premières conclusions de l'enquête, "menée en lien avec la
justice et la police", seront remises le 12 octobre, a précisé M.
Fender, mais les investigations "se poursuivront tant que
nécessaire".
La liste des médicaments concernés touche toutes les pathologies :
on y retrouve aussi bien des antibiotiques (Clamoxyl) que des
psychotropes (Lexomil) ou des antiulcéreux (Cytotec).
Le Dr Jacques Lucas, secrétaire général du conseil national de
l'Ordre des médecins, a réagi le jour même à cette information : "Il
faut savoir si c'est vrai, quelle est l'ampleur, et quelle est la
responsabilité prise par des médecins s'il y en a, des pharmaciens
s'il y en a, les usagers et quelle est la part de responsabilité de
la Sécurité sociale qui rembourse depuis des mois des médicaments
qu'elle n'aurait pas dû rembourser (...) S'il y a une escroquerie de
cette nature, le médecin ou le professionnel de santé qui s'y est
prêté porte atteinte à l'honneur de la profession et sera alors
déféré devant les juridictions ordinales où il s'expliquera (Dans ce
cas, les sanctions possibles) vont de l'avertissement à
l'interdiction d'exercer (avec par ordre croissant d'importance de
la faute) l'avertissement, le blâme, la suspension provisoire
d'exercer et la radiation du tableau de l'Ordre qui correspond à une
interdiction définitive d'exercer (...) Il peut y avoir cent
médecins en France qui sont des escrocs et l'Ordre doit avoir une
attitude extrêmement ferme sur ce genre de pratiques, c'est
d'ailleurs ce qu'attendent les 200.000 médecins inscrits au tableau
qui eux ne s'y livrent pas (...) On peut aussi imaginer qu'il y a eu
des fausses ordonnances fabriquées dans des officines, on fabrique
bien des faux billets, tout cela mérite d'être examiné".

03 octobre 2006
- PLFSS 2007 : Avis défavorable de la Cnam
Le conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance
maladie (Cnam) a émis, ce mardi, un avis défavorable, à la majorité
de ses membres, sur le Projet de loi de financement de la Sécurité
sociale (PLFSS) pour 2007 : 17 administrateurs se sont prononcés
"contre" (CGT, FO, CFE-CGC, Medef, Ciss, Fnath) ce projet de loi, 10
se sont abstenus (CFDT, Unsa, Mutualité française CGPME), un a "pris
acte" (Unapl) et 7 l'ont approuvé (CFTC, UPA, Fonds CMU et Unaf)".
Ce vote défavorable, qui n'a qu'une valeur consultative, s'explique
par des prévisions de recettes jugées "trop optimistes" par de
nombreux administrateurs, une enveloppe allouée aux soins de ville
"trop basse", ainsi que par "l'absence de mesures structurelles sur
l'organisation du système de soins, concernant notamment le Dossier
médical personnel".
Dans un communiqué, la Fnath (association des accidentés de la vie)
"relève avec inquiétude une absence complète de mesures
structurelles propres à assainir les comptes de la Sécurité sociale
pour l'année à venir mais aussi pour les exercices futurs, ainsi que
de mesures relatives par exemple à l'accès aux soins ou à la
démographie médicale (...) Plus de deux années après l'entrée en
vigueur de la réforme de l'assurance maladie, l'essentiel des
efforts a été demandé, en premier lieu, aux malades (contribution
d'un euro par acte, augmentation du forfait hospitalier, forfait de
18 euros par acte de plus de 91 euros, augmentation des honoraires
et autres dépassements)".
La CFDT, dans un autre communiqué, avait elle aussi critiqué le
projet de loi présenté par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand,
estimant qu'il ne s'agissait que d'"un empilement de mesures
financières sans cohérence".

29 septembre 2006
- Etudes médicales : le SNJMG déplore les mauvais résultats de la
Médecine Générale aux ECNA 2006, Xavier Bertrand s'en félicite...
La procédure de choix des postes d’internes (Amphithéatre de
Granison) par les candidats aux épreuves classantes nationales
anonymes (ECNA) de 2006 s’est déroulée à Lognes du 14 au 27
septembre. En 2006, le nombre d’étudiants ayant effectué un choix de
poste est de 4 430, dont 393 résidents (sur les 504 qui se sont
inscrits aux ECNA) et 36 étudiants de l'UE, pour un nombre global de
postes offerts de 4 760 dont 2353 en médecine générale (soit un
ratio nombre de postes en médecine générale / nombre total de postes
de 49,5 %). A l’issue de la procédure de choix, le nombre brut de
postes restés vacants s’élève à 330, dont 323 en médecine générale
et 7 en médecine du travail.
Dans un communiqué de presse publié ce jour, le Bureau National du
SNJMG se desole, pour la troisième année consécutive, de ce résultat
prévisible et condamne l'absence de réaction des ministères
concernés malgré la répétition des mises en garde du syndicat... Le
BN du SNJMG rappelle aussi ses revendications : équivalence
résidents/internes, stage de DCEM en MG, Filière universitaire de
MG, aménagement du dispositif du médecin traitant, évolution de
l'exercice en MG...
De son coté, Xavier Bertrand, ministre de la santé et des
solidarités, "se félicite de la tendance à la baisse du nombre de
postes restés vacants en 2006 pour la médecine générale (323 contre
900 en 2005), conforme à sa volonté de la valoriser"...
Pour en savoir plus :
Communiqué de presse

22 septembre 2006
- DMP : Des questions restent en suspens...
La "première démonstration informatique" du Dossier médical
personnel (DMP) s'est déroulée ce vendredi à Amiens (Somme), un des
17 sites-pilotes des expérimentations, dans un cabinet médical et un
hôpital, sans lever toutes les incertitudes qui entourent cet outil
informatique censé être généralisé à partir de mi 2007. Au moment où
des voix s'élèvent parmi les usagers ou l'Ordre des médecins pour
s'alarmer du retard pris par ce chantier, l'objectif était de
montrer que les expérimentations entamées en juin et qui doivent se
prolonger jusqu'au 31 décembre portent leurs fruits : "Ce que
j'entends aujourd'hui ce ne sont pas des réticences mais des
questions", a déclaré M. Bertrand, devant la presse.
La première porte sur la possibilité pour le patient de masquer des
informations médicales et les conséquences en terme de
responsabilité médicale pour le médecin, et le ministre a précisé
qu'un "colloque sur la partie éthique du DMP aurait lieu début
décembre".
Aux médecins, qui craignent d'avoir une surcharge de travail, Xavier
Bertrand a assuré que "le DMP n'occasionnerait pas de double-saisie
(des ordonnances et rapports, ndlr), et donc pas de charge
supplémentaire pour les praticiens".
La troisième inquiétude porte sur l'efficacité de la sécurisation
des informations médicales, et le ministre a précisé que le dossier
ne sera pas consultable par la médecine du travail ou les
complémentaires santé.
Lors d'une visite chez le Dr Gilles Revaux, médecin généraliste à
Amiens, M. Bertrand a pu observé la création, en quelques minutes,
d'un DMP. Xavier Bertrand n'a pas pu répondre sur la façon dont le
médecin remplirait le dossier lors d'une visite à domicile. "Il y a
encore beaucoup de questions et c'est pourquoi ces expérimentations
sont menées", a-t-il reconnu.
Au CHU d'Amiens, où 3.000 DMP expérimentaux ont été ouverts, le Dr
Arnaud Loyer a vanté le "gain de temps" pour les médecins "et de
sécurité pour les patients" qu'il apportait.
Au total, "8.000 DMP ont été ouverts dans le cadre des
expérimentations et on en aura 10.000 ce week-end, plus 1.000 par
semaine, l'objectif étant d'atteindre 30.000 avant le 15 octobre", a
indiqué le directeur du groupement d'intérêt public (GIP) chargé de
mettre en place le dossier, Jacques Sauret. Il a par ailleurs
précisé :"Si le patient refuse au médecin l'accès à son dossier
médical personnel pour le consulter ou l'alimenter, le médecin le
fera savoir et cela aboutira à un moindre remboursement (En outre)
le médecin sera dégagé de sa responsabilité."Ce sera comme le
médecin traitant", a ajouté Jacques Sauret. En effet, le fait
d'avoir un médecin traitant n'est pas obligatoire - le dossier
médical sera également "facultatif" - mais les patients qui n'en ont
pas sont moins bien remboursés.

21 septembre 2006
- Convention médicale : Réunion commune des opposants
Onze organisations (MG-France, FMF-Généralistes, UCCMSF, Espace
Généraliste, SMG, SFTG, SFMG, CNGE, Syndicat des Généralistes
Enseignants, ISNAR-IMG et SNJMG) ont publié ce jeudi "une
déclaration commune" à l'issue d'une réunion répondant à une
invitation de MG-France .
Opposées à la convention médicale actuelle, elles estiment que les
résultats des élections professionnelles du 29 mai leur ont donné
"une forte majorité" aux opposants à la convention médicale
légitimant de revoir "en profondeur" ce texte.
Dans l'immédiat, elles demandent à l'assurance maladie de "dénoncer
la convention (et d'ouvrir) une négociation ayant pour terme la mise
en place d'un nouveau dispositif conventionnel avec l'ensemble des
syndicats légitimés par les électeurs".
Elles font savoir qu'en l'attente de l'ouverture de cette
négociation, "le droit d'opposition majoritaire sera
systématiquement appliqué à tous les textes élaborés avec les seuls
syndicats médicaux minoritaires".
Elles réclament par ailleurs que les textes permettant la mise en
place d'une véritable filière universitaire de médecine générale
soient publiés.
Pour la suite, elles arrêtent "le principe d'une concertation
permanente", qui "prendra la forme de groupes de travail, abordant,
dans les six mois qui viennent" les thèmes comme "les conditions de
travail, le niveau et les modes de rémunération, la formation...".
NB 1 : Le SNJMG avait appelé au lendemain des élections aux URML à
l'organisation d'une telle réunion et avait adressé aux 10 autres
organisations, une dizaine de jours avant la réunion, un ensemble de
propositions pouvant constituer une plateforme commune de
revendications
NB 2 : En réponse à la déclaration des opposants, l'Union des
caisses d'assurance maladie (Uncam) indique ce même jour qu'elle
"excluait de dénoncer" la convention médicale actuelle. Elle met en
garde les non-signataires "contre le risque de blocage des avancées
conventionnelles qui serait lié à un exercice systématique du droit
d'opposition", notamment à l'encontre du texte "qui prévoit la
revalorisation de la visite au 15 octobre". L'Uncam indique qu'elle
"pourra mettre en oeuvre, pour l'élaboration des principaux" textes
ultérieurs, une disposition qui prévoit "l'association de l'ensemble
des syndicats représentatifs de médecins libéraux à des sessions de
travail".
Pour en savoir plus : Déclaration commune
- PDS : l'Ordre des médecins fait part de son impatience
L'Ordre national des médecins s'est dit ce jeudi "impatient"
d'obtenir du gouvernement la mise en oeuvre de ses engagements sur
la permanence des soins (accès aux soins 24 heures sur 24) et les
réponses concrètes aux promesses faites sur ce thème par le ministre
de la Santé, Xavier Bertrand : "Un premier projet de décret relatif
à l'organisation horaire de la permanence des soins (a été
communiqué à l'Ordre qui) en a pris acte et attend de participer
effectivement au travail de mise en oeuvre de ce décret (...)
D'autres réponses à d'autres promesses (...) sont également
attendues (comme) la participation non encore effective dans
certains départements des médecins libéraux à la régulation médicale
(ainsi que) la définition et l'organisation de possibilités de
prescription transmises par téléphone dans le cadre de la
régulation".
L'Ordre demande également des réponses du ministère sur la faculté,
quand cela est "adéquat et opportun (de) confier la mise en place
effective de la permanence des soins de deuxième nuit à des
établissements d'hospitalisation publics ou privés avec les moyens
afférents".
"L'organisation des maisons médicales de garde fondée sur un
financement pérenne et transparent", est une autre demande de
l'Ordre.
NB : Le 23 février, le conseil de l'Ordre avait déjà appelé l'Etat à
"jouer son rôle" en reconnaissant le "samedi après-midi" comme une
période de permanence de soins. L'Ordre attendait également des
pouvoirs publics qu'il fasse de la permanence de soins "une mission
de service public".

19 septembre 2006
- Carte Vitale : Bertrand lance la
carte vitale 2 avec photo
En visite à la caisse primaire
d'assurance maladie de Sartrouville (Yvelines, le ministre de la
Santé, Xavier Bertrand, a présenté ce mardi à la presse la carte
Vitale 2 dont la mise en circulation débutera en Bretagne à
l'automne, pour concerner progressivement l'ensemble des régions de
France durant un processus de renouvellement qui s'achèvera en 2010
: "La carte vitale 2 est très attendue par les Français car elle va
être davantage personnalisée, plus complète, plus sécurisée et plus
utile".
Le Dr Jean Jacques Fraslin,
vice-président de Fulmédico (Fédération des utilisateurs des
logiciels médicaux) dans un entretien publié par Impact Médecine le
21 septembre 2006 n'est pas convaincu par cette nouvelle carte : "Je
ne vois plus l'intérêt de Vitale 2. En fait, on aurait dû mettre en
place un système de Vitale en ligne. En se connectant avec une carte
Vitale 1 ou 2 sur un serveur, le médecin pourrait ainsi interroger
en temps réel la base de données. L'amélioration pour le médecin
passe davantage par une gestion en ligne. La carte n'est pas utile
en soi. Elle pourrait servir de pointeur pour accéder au DMP ou aux
données administratives où sont indiquées les assurances
obligatoires et complémentaires. Par ailleurs, le gros problème de
Vitale 2, c'est qu'elle ne peut pas être actualisée en temps réel.
Or cela est important pour permettre aux patients de corriger les
données ou de les mettre à jour. Rien que pour le nom du médecin
traitant. Imaginez, le patient peut le changer tous les jours!
Comment la mettre à jour? La meilleure solution est, me semble-t-il,
la base de données en ligne".
De son coté, dans un communiqué publié
ce même jeudi, la CGT qualifie la carte Vitale 2 de "gadget
démagogique extrêmement coûteux" qui menace "les libertés
individuelles" en ne garantissant pas "la confidentialité des
données personnelles de santé. Pour le syndicat, "ce gâchis
financier est une provocation dans la période où se discutent le
projet de loi de financement de la sécurité sociale 2007 et un plan
de rigueur pour finir l'année 2006 (La carte Vitale 2) n'est lancée
que pour satisfaire la politique sécuritaire du gouvernement car
rien ne justifie la pose d'une photo d'identité (...) Cette
opération de communication intervient alors que des sacrifices
souvent insupportables sont demandés aux assurés sociaux, aux
malades, au nom des économies à réaliser".
- DMP : l'Ordre des médecins "inquiet
du retard"
Le président du Conseil national de
l'Ordre des médecins, Jacques Roland, se dit "inquiet" du "retard"
pris dans le chantier du futur Dossier médical personnel (DMP),
censé entrer en vigueur en juillet 2007, dans un entretien paru ce
mardi dans Le Quotidien du médecin : "L'Ordre a été bien associé à
la mise en place du DMP. Mais nous sommes inquiets car le dossier
prend du retard, ce qui montre qu'il reste des difficultés à
surmonter (...) Nous sommes également persuadés qu'il va coûter fort
cher et qu'il demandera de gros investissements, que l'entretien
coûtera cher et, pourtant, on n'est pas du tout certain qu'il y aura
un retour sur investissement en termes économiques (...) En
revanche, en termes de qualité des soins, ce sera un plus pour le
patient de disposer d'un dossier complet. Même chose en termes de
santé publique".
- Exercice médical : le plaidoyer de
Jacques Roland pour les réflexions du SNJMG et de l'ISNAR-IMG
Le président du Conseil national de
l'Ordre des médecins, Jacques Roland, cite le SNJMG et l'ISNAR-IMG
en référence en matière de réflexion sur l'évolution de l'exercice
médical, dans un entretien paru ce mardi dans Le Quotidien du
médecin : " (Ces syndicats) réfléchissent à l'évolution de
l'exercice sans être accrochés à des schémas antérieurs. Il n'y a
qu'en discutant avec eux, en les comprenant, que l'on y arrivera".
- Revalorisation de la Médecine
Générale : le BN du SNJMG demande du concret...
Le Bureau National du SNJMG a publié ce
jour un communiqué de presse pour s'étonner du hiatus entre les
annonces du ministre de la Santé en vue de la revalorisation de la
Médecine Générale et la quasi absence persistante d'actes concrets.
Le Bureau National du SNJMG stigmatise les effets négatifs de la
réforme de l'Assurance Maladie d'août 2004 et de la convention
médicale de 2005, l'absence d'avancée en matière de filière
universitaire en Médecine Générale (et l'impréparation concernant le
stage chez le praticien en DCEM), et le double langage en matière de
démographie médicale illustré par l'echec du moratoire pour les
jeunes installés...
- Interpellation d'un homme qui
s'était fait prescrire 2.500 boîtes de Subutex
Les trois hommes ont été interpellés à
Strasbourg après avoir échangé quelques grammes d'héroïne.Sur l'un
d'eux, âgé de 37 ans, la police a en outre retrouvé du Subutex .
Elle a pu mettre en évidence que cette
personne s'était fait prescrire 2.563 boites de ce produit de
substitution depuis janvier 2004, représentant 14 fois la
consommation quotidienne maximale autorisée sur une telle période.
Selon des chiffres publiés en janvier
2005 par l'Agence Régionale de l'Hospitalisation (ARH), l'Alsace
figure au premier rang national pour les ventes de Subutex (+30 %
depuis 1998) et de méthadone. "Nous sommes la première région en
terme de prescription. C'est normal que cela se répercute au niveau
des trafics", avait récemment indiqué la direction départementale de
la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin. Ville frontalière,
Strasbourg attire en effet une "clientèle" allemande friande d'un
produit qu'il est nettement plus difficile de se voir prescrire
outre-Rhin.
- PDS : Indemnité de 75 euros par
nuit de garde pour les pharmaciens
Les pharmaciens percevront désormais une
indemnité d'astreinte d'un montant de 75 euros par nuit de garde, le
dimanche et jour férié, selon un arrêté publié au journal officiel
ce samedi. Cet arrêté prévoit également des honoraires de 6 euros
par ordonnance pour les pharmaciens assurant le service de garde de
nuit et 4 euros par ordonnance les dimanches et jours fériés.Cette
revalorisation officielle de la permanence des soins (nuits et
week-ends) fait suite en effet à l'accord conclu en janvier entre
l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) et les
pharmaciens dont l'application avait été initialement annoncée pour
avril. Cette revalorisation officielle de la permanence des soins
(nuits et week-ends) fait suite à l'accord conclu en janvier entre
l'Uncam et les pharmaciens dont l’application avait été initialement
annoncée pour avril. S'ils se réjouissent que l'arrété soit enfin
publié au JO, les 3 syndicats de pharmaciens (Fspf, Uspo et l'Unpf)
contestent toutefois son article 2 qui stipule que les honoraires
"ne pourront être perçus que si les médicaments sont délivrés en
dehors des heures normales d'ouverture", excluant ainsi les
pharmacies qui se déclarent ouvertes la nuit, celles assurant un
service de garde par roulement la nuit, aux heures où ces pharmacies
sont normalement ouvertes au public, ainsi que les pharmacies
assurant la garde du dimanche et des jours fériés quand elles
restent ouvertes au public. Sont également dénoncés le lien entre
l'horaire de garde et l'indemnité d’astreinte, et le maintien de
trois tarifs différents. Comme pour les astreintes, la Fspf souhaite
que "la perception des honoraires de garde repose sur les tableaux
de garde fournis par les syndicats à l'assurance maladie", explique
Pierre Leportier, son président.

- Convention : Les avenants 14 et 15
signés
L’avenant n° 14 à la convention sur la
revalorisation de la visite a été signé ce jour par le directeur de
l'Uncam et les présidents de la Csmf, du SML et d'Alliance. Le tarif
de la visite des généralistes sera portée à 21 euros à partir du 15
octobre. La visite des médecins spécialistes est portée à 23 euros.
Les partenaires conventionnels ont par ailleurs convenu d'étendre
aux visites la majoration de 3 euros pour la prise en charge des
jeunes enfants par les généralistes (MGE). En contrepartie de ces
revalorisations, l'Assurance maladie veut parvenir à un taux de
visites de 10 % en 2008, soit 4 points de moins qu'actuellement. Les
partenaires ont décliné régionalement cet engagement de maîtrise,
qui fera l'objet d’un AcBUS. L'avenant n° 15 sur la stomatologie,
également paraphé, "permet de délimiter le champ de l'accès
spécifique à la spécialité et d'aligner le tarif des stomatologistes
sur ceux des dentistes pour les actes communs à ces deux
disciplines, en permettant notamment aux stomatologistes de
participer au bilan bucco-dentaire".
- DMP : expérimentations prolongées
jusqu'à fin 2006
Les expérimentations locales sur le
Dossier médical personnel (DMP) lancées en juin pour trois mois sont
prolongées jusqu'à la fin 2006, en raison notamment de "difficultés
de terrain", a annoncé ce jeudi le groupement d'intérêt public (GIP)
chargé de le mettre en place.
Le 1er juin, le GIP avait annoncé le
début d'expérimentations locales devant aboutir à l'ouverture de
30.000 dossiers de patients réels par des médecins volontaires, dont
les données de santé seraient hébergées par six consortiums. Selon
le GIP, "pour en tirer tout le bénéfice attendu et saisir au mieux
la réalité et les difficultés de terrain, il est apparu nécessaire
que les DMP soient effectivement utilisés jusqu'à la fin de cette
année (...) l'été n'est pas une période favorable pour une
expérimentation de ce type (...) Les dossiers pourront être ouverts
jusqu'au 15 octobre (la limite initiale de prise en charge de 5.000
dossiers par hébergeur) a été levée (et) chaque hébergeur pourra
dépasser ce chiffre s'il le souhaite (...) La prolongation des
expérimentations permet donc de se donner plus de temps dans cette
phase cruciale et ainsi d'optimiser le retour d'expérience (...) Ce
délai sera aussi mis à profit pour affiner le suivi grâce à des
enquêtes qualitatives et quantitatives menées en parallèle aux
expérimentations et renforcer les réseaux locaux de coordination".
En fait, cette décision était inévitable car seulement 2046 dossiers
de patients réels avaient été créés au 24 août, soit seulement 7 %
de l'objectif de 30 000 dossiers fixé initialement pour le... 22
août !
NB : le GIP-DMP vient de sélectionner
les cinq groupes de candidats qui sont en concurrence pour devenir
"l'hébergeur de référence" : Bull, Santeos et Thalès-Cegedim
(présents dans les 6 consortiums qui expérimentent depuis le 1er
juin le DMP sur 17 sites), ainsi que deux sociétés étrangères Cerner
(américaine), et Indra (espagnole). Enfin, le GIP se renforce avec
l'arrivée de Christian de Castelbajac au poste de directeur de la
maîtrise d’ouvrage. Il était jusqu'à présent responsable au sein de
l’Agence pour l’Informatique Financière de l’Etat, à Bercy, de la
coordination du passage à la LOLF des systèmes d’information
ministériels.
- Patiente décédée: prison avec
sursis pour 2 médecins ex-adeptes d'une secte
Deux médecins, anciens membres de la
secte Graal, ont été condamnés ce jeudi à deux ans de prison avec
sursis par le tribunal correctionnel de Lille pour non-assistance à
personne en danger après la mort d'une patiente en 1997. Une
interdiction définitive d'exercer la médecine a également été
prononcée contre les deux prévenus, Gérard Gueniot, 60 ans, et
Michel Saint-Omer, 59 ans, qui comparaissaient pour homicide
involontaire. Ils devront par ailleurs verser collectivement 130.000
euros de dommages et intérêts à la famille de la victime.
Le tribunal n'a pas suivi le procureur
qui avait requis trois ans d'emprisonnement, dont un ferme, à
l'encontre des deux praticiens spécialistes de l'homéopathie et
d'acupuncture, peine selon lui "exemplaire au regard des idées
extrêmement dangereuses" qu'ils diffusaient. Ils avaient prescrit,
selon le procureur, "un traitement totalement inapproprié" à Evelyne
Marsaleix, une mère de deux enfants atteinte d'un cancer du sein, et
décédée à 31 ans en janvier 1997. Cette dernière, dont le cancer
avait été dignostiqué début 1995, craignait de suivre une
chimiothérapie et s'était alors tournée vers MM. Gueniot et
Saint-Omer.
Le Graal, classé comme secte dans un
rapport parlementaire de 1995, recommande notamment les thérapies
parallèles plutôt que la médecine classique. Une peine de six mois
de prison avec sursis a par ailleurs été prononcée à l'égard de
Joseph Ohl, un membre du Graal. Un an avant son décès, Evelyne
Marsaleix avait observé un jeûne de 21 jours à son domicile et suivi
des soins à base de cataplasme d'argile.
Deux ans avec sursis pour les deux
médecins, "c'est peu, il reste beaucoup à faire dans la lutte contre
les sectes en France", a réagi Charline Delporte, présidente
régionale de l'Association de défense des familles et de l'individu
victimes de sectes (AFI).
Me Francis Jacquot, défenseur de M.
Guéniot, a de son côté dénoncé un "jugement totalement aberrant".
"Le contexte ambiant de lutte contre les sectes n'a pas permis à la
justice de statuer sereinement", a-t-il estimé, précisant que son
client allait faire appel.
- Fraude à la Sécurité sociale :
amendes requises contre cinq médecins niçois
Des peines d'amende ont été requises ce
mercredi à l'encontre de cinq médecins oncologues niçois jugés
devant le tribunal correctionnel de Nice pour avoir facturé des
actes médicaux auxquels ils n'auraient pas participé. Le maximum de
la peine encourue, 3.049 euros, a été requis à l'encontre de quatre
d'entre eux ainsi que mille euros à l'encontre d'une cinquième
collègue.
Tous praticiens d'expérience spécialisés
en cancérologie et intervenant dans une clinique et un hôpital de
Nice, ils sont poursuivis pour s'être faits rembourser indûment un
total de 12.070 euros par la Caisse primaire d'assurance maladie
(CPAM) et de 12.062 euros par la Caisse régionale des commerçants et
artisans de la Côte d'Azur.
Entre septembre 1999 et juillet 2000, il
est reproché aux praticiens d'avoir facturé plusieurs centaines de
séances de chimiothérapie sans avoir mené en personne l'acte médical
systématiquement conduit par le personnel infirmier, comme le
prévoit le règlement pour ce type de traitement.
Durant l'audience, les médecins ont
contesté cette version de l'accusation en affirmant que, sans être
présents durant la totalité de l'acte, ils étaient systématiquement
d'astreinte et susceptibles d'être appelés en cas de problème.
Le représentant du parquet, Philippe
Bruey, a mis en exergue "le louvoiement des réponses" des accusés
qui attesteraient de "leur mauvaise foi" tout en qualifiant cette
fraude de "pratique typiquement azuréenne". L'enquête de la CPAM
ayant entraîné la procédure judiciaire contre les médecins niçois
avait en effet conduit le parquet de Grasse (Alpes-Maritimes) à
entamer des poursuites pour le même chef contre dix autres
praticiens du département qui n'ont pas encore été jugés.
Le tribunal correctionnel de Nice a mis
son jugement en délibéré au 25 octobre.
- Xavier Bertrand plaide pour une
revalorisation de la Médecine Générale mais annonce peu de concret
Lors d'un point organisé par
l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), le
ministre de la Santé Xavier Bertrand a estimé ce mercredi qu'il
fallait "continuer le mouvement de revalorisation de la médecine
générale (...) Je pense qu'au 31 décembre 2007, il faudra que
l'assurance maladie et les médecins aient pu trouver un accord. A
quel moment cela va s'appliquer ? Ca, c'est à eux de trouver la
solution (...) Moi, mon rôle, c'est de faire en sorte que (dans la
LFSS 2007) il puisse y avoir des marges de manoeuvre (Si les
médecins) peuvent trouver eux-mêmes d'autres marges (...) je pense
que cela va faciliter les choses (...) Le mouvement (de
revalorisation des honoraires, nldr) qui a été engagé est un
mouvement nécessaire (...) si on ne fait rien dans les années qui
viennent, on a un problème sur la chirurgie et la médecine générale
(...) J'ai le sentiment aujourd'hui que les médecins généralistes ne
sont pas trop payés dans notre pays (...), et qu'il faudra continuer
ce mouvement de revalorisation dans les années qui viennent (Le but
n'est pas) d'augmenter forcément le revenu des médecins, mais tout
simplement de pouvoir leur permettre de passer plus de temps par
patient (Il faut) envoyer des messages clairs aux jeunes qui
rentrent dans la filière médecine générale".
Des dispositions pour créer une
véritable filière universitaire de médecine générale, comme que
l´exigent depuis fort longtemps plusieurs organisations dont le
SNJMG, seront arrêtées « dans les semaines qui viennent ». Par
ailleurs « cinq millions d´euros seront également débloqués afin de
mettre en place un stage de médecine générale dès le deuxième cycle
des études médicales ».
- Hausse des revenus des
généralistes, baisse pour certaines spécialités
Selon le bilan fiscal établi par l'Union
nationale des professions libérales (Unapl) et de l'Union nationale
des associations agréées (Unasa), le revenu des médecins
généralistes a augmenté de 3,9% en 2005. Les trois disciplines déjà
en tête en 2004 restent les mieux rémunérées en 2005 :
l'anesthésiste, qui déclare en moyenne 143.900 euros par an, devance
ainsi le radiologue (139.900 EUR) et le chirurgien (128.600). Les
25.200 praticiens généralistes, déclarant en moyenne 75.100 euros,
ont pour leur part enregistré une hausse de leurs revenus de 3,9%
par rapport à 2004. Est ce l'effet de l'évolution divergente de la
demande de soins et de la démographie médicale ou l'effet du
dispositif médecin traitant/parcours de soins ? Pour Olivier Aynaud,
secrétaire général de l'UNAPL, "l'effet tarifaire a joué en 2005
mais sans doute à la marge"...

31 août 2006
- Médecin traitant : Le SNJMG dénonce sur RMC la situation du
moratoire
A l'occasion de l'émission "Les grandes gueules", Mickael Riahi,
vice président du SNJMG, est intervenu aujourd'hui sur les ondes de
RMC info à propos du moratoire en faveur des jeunes installés...
Pour en savoir plus :
Podcast
des "Grandes gueules"

24 août 2006
- Convention médicale : Protocole d'accord pour les mois à venir
Après plusieurs heures de discussions, les syndicats de médecins
libéraux signataires de la convention médicale (CSMF, Alliance, SML)
et la direction de l'UNCAM ont acté un protocole d´accord sur les
chantiers à venir. Il a notamment été décdé que la revalorisation du
tarif de la visite de 1 euro devrait être effective au 15 octobre
prochain. La mesure qui concerne aussi bien les généralistes que les
spécialistes coûtera 7 millions d'euros en 2006 en année pleine pour
l'Assurance maladie et 36 millions d'euros en 2007, selon la
direction de l'UNCAM, qui attend "en contrepartie une baisse des
visites médicalement injustifiées" (NB : un nouvel AcBUS fixera un
objectif de modération du taux de visite décliné au niveau
régional). Dans le protocole d'accord, il est aussi question de la
deuxième tranche de la CCAM technique, du suivi des conséquences du
parcours de soins sur l’activité et les honoraires des spécialités
cliniques, de l’informatisation des cabinets médicaux par le
déblocage du FoRMMeL, des soins de stomatologie,de la mise en œuvre
de la CCAM clinique, de la simplification des démarches
administratives des médecins, de l'accès aux soins aux tarifs
opposables, particulièrement pour les bénéficiaires de la CMUC...
Pour en savoir plus : Le protocole d'accord du 24.08.06 (http://www.csmf.org/actualites/temp/2006/protocole060824.pdf)

16 août 2006
- Comptes de la Sécurité Sociale : la dette de l'Etat atteint un
niveau record
Les Echos dans leur édition de ce jour se penchent sur le montant
détaillé des dettes de l'Etat vis-à-vis des régimes sociaux. Le
dernier bilan établi à fin 2005 fait apparaître une dette nette de
4,36 milliards d'euros. Sur les prestations sociales versées pour le
compte ou prises en charge par l'Etat, sans que les budgets votés
chaque année suffisent à couvrir la dépense, l'Etat doit 1,26
milliard d'euros, dont 654 millions à l'Assurance maladie au titre
de l'Aide Médicale d'Etat (AME), 231 millions aux allocations
familiales au titre de l'allocation de parent isolé, ou encore 96
millions pour l'AAH. Si ces créances de plus de 4 milliards sont
inscrites au bilan de la sécu et ne pèsent pas directement sur les
comptes des régimes sociaux, elles grèvent considérablement leur
trésorerie en générant plusieurs centaine de millions d'euros de
frais financiers. Selon Les Echos, le ministère de la Santé prévoit
d'inscrire dans le PLFSS 2007 "le principe de pénalités devant être
versées par l'Etat au titre des frais financiers générés par le
non-paiement de ses engagements". Toutefois, "la mesure n'est pas
encore arbitrée : ce geste, qui peut représenter jusqu'à 300
millions d'euros par an, risque de susciter l'hostilité de Bercy.
Mais il pourrait avoir le soutien de nombreux parlementaires de la
majorité, ulcérés par le comportement de mauvais payeur de l'Etat".

10 août 2006
- CMU et AME : Publication des chiffres de 2005
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation, et des
statistiques (Drees) publie ce jour les chiffres de bénéficiaires de
la CMU et de l'AME au 31.12.05.
A cette datte, 1,7 million de personnes bénéficiaient de la CMU de
base (+ 3,5 % par rapport à 2004), dont 300 000 dans les
départements d'outre-mer (DOM). Les deux-tiers des affiliés
bénéficient également de la CMU complémentaire (CMUC), couverture
complémentaire gratuite sous condition de ressources. La CMUC
totalisait 4,7 millions de bénéficiaires (+ 2 % par rapport à 2004),
dont 600 000 dans les DOM. Selon la DREES, 44 % des bénéficiaires de
la CMUC ont moins de 20 ans et leur répartition géographique fait
toujours apparaître de fortes disparités, les taux de couverture
étant compris entre 3,3% (Haute-Savoie) et 12,7% (Seine-Saint-Denis)
pour la France métropolitaine, et 37% dans les DOM. L'étude souligne
que les CPAM continuent à gérer la plupart des dossiers des
bénéficiaires de la CMUC. Le désengagement des organismes
complémentaires du dispositif se poursuit avec seulement 12 % de
dossiers gérés. La dépense moyenne par bénéficiaire au titre de la
CMUC a augmenté de 3 % par rapport à 2004. Depuis le 1er janvier
2005, une aide à l'acquisition d'une couverture complémentaire santé
est prévue pour les personnes dont les revenus se situent entre le
plafond fixé pour bénéficier de la CMUC et 15% au-delà. Près de
210.000 attestations de droit à crédit d'impôt avaient été délivrées
au 31 décembre 2005, concernant environ 400.000 personnes. Fin
février 2006, 203.000 personnes avaient effectivement souscrit un
contrat d'aide complémentaire avec ces attestations valables six
mois, soit un taux d'utilisation de 50 %. La réduction accordée
représente 40 % du prix souscrit, soit 243 euros pour un prix moyen
de 632 euros.
De son coté, l'Aide Médicale d'Etat (AME) "couvrait 180.000
personnes au 31 décembre 2005 (Malgré le durcissement des conditions
d'accès suite à la publications de 2 décrets le 29 juillet 2005) Le
nombre de ses bénéficiaires a progressé de 20% en 2005, suite à une
diminution de 14% en 2004 (...) Fin 2005, les caractéristiques de
cette population demeurent inchangées: elle est composée à 70%
d'adultes âgés de 20 à 49 ans et sept bénéficiaires sur dix résident
en Ile-de-France". L'AME est destinée à prendre en charge, sous
condition de ressources, les frais de santé des personnes qui ne
peuvent pas remplir les condition de stabilité et de régularité de
résidence pour bénéficier de la Couverture maladie universelle (CMU).
Pour en savoir plus :
« Études et Résultats » n° 512 - août 2006

07 août 2006
- Assurance maladie : Signature de la COG 2006/2009 entre l’État
et la CNAMTS
La Convention d’objectifs et de gestion 2006/2009 entre l’État et la
CNAMTS a été signée ce jour. Elle comporte les trois axes suivants :
placer la gestion du risque au cœur de l’action de l’assurance
maladie ; s’engager sur une offre de service homogène sur l’ensemble
du territoire, modernisée et diversifiée, facilitant et simplifiant
les démarches administratives des assurés, des professionnels de
santé et des employeurs ; renforcer la performance et l’efficience
globale de la branche. Suite à cette convention, la CNAMTS devrait
engager avec les caisses locales la négociation des Contrats
Pluriannuels de Gestion.
Pour en savoir plus : COG 2006/2009 (http://www.securite-sociale.fr/secu/cog/cnamts/cogcnamts2006-09.htm)

06 août 2006
- Dépenses de soins "de ville" : Léger ralentissement de la
croissance en 2005
Selon l'étude de la Direction de la recherche, des études, de
l'évaluation, et des statistiques (Drees) publiée ce jour, l’année
2005 a été marquée par un léger ralentissement de la croissance des
volumes de soins de ville remboursés par le régime général (+ 3,6 %,
contre + 3,8 % en 2004), notamment en ce qui concerne les honoraires
et les produits inscrits sur la liste des produits et prestations
sanitaires. Conjugué à des progressions modestes des prix, ce
ralentissement a permis de limiter à + 3,4 % l’évolution en valeur
des dépenses de soins de ville remboursées. Selon la DREES, le
ralentissement de l´activité économique peut avoir eu une incidence
sur cette évolution des dépenses. De même que l´épidémie de grippe
qui a duré tout le premier trimestres de l´année, dans la mesure où
aucune épidémie de grippe n´avait frappé la France en 2004. La
participation forfaitaire de un euro prévue dans le cadre de la
réforme de l´Assurance maladie a permis en 2005 une économie de
l´ordre de 350 millions d´euros. Pour les médicaments, les
évolutions observées ne font pas ressortir d’inflexion notable en
volume sur l’ensemble de l’année, avec toutefois une inflexion à la
baisse au quatrième trimestre, liée à l’introduction des génériques.
Les prescriptions d’auxiliaires médicaux et d’analyses biologiques
ont par ailleurs continué à évoluer à un rythme soutenu : + 4,5 % en
2005 contre 3,8 % en 2004. Enfin, la diminution des indemnités
journalières entamée depuis quelques années s’est poursuivie et
accentuée en 2005.
Pour en savoir plus : « Études et Résultats » n° 511 - août 2006 (http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er511/er511.pdf)

01 août 2006
- Honoraires médicaux : Augmentation du C effective ce jour
La consultation des médecins généralistes est revalorisée d'un euro
ce mardi 1er août, conformément à l'avenant 12 à la convention
médicale. La consultation d'un généraliste pour un patient de plus
de 6 ans coûtera 21 euros, 24 euros pour un enfant entre 2 et 6 ans,
et 26 euros pour un enfant de moins de 2 ans (Attention ! l'avenant
ne prévoit absolument pas l'augmentation du V de 20 à 21 euro). Pour
les assurés le taux de remboursement est inchangé, la revalorisation
étant prise en charge par l'assurance maladie. Cette hausse d'un
euro coûtera à l'Uncam quelque 210 millions en année pleine. En
contrepartie de cette revalorisation, les médecins se voient
assigner des économies de près de 1,4 milliard d'euros en 2006 et
2007. MG-France estime que "le compte n'y est pas", demandant que le
tarif de la consultation des médecins généralistes soit alignée sur
celle des spécialistes à 28 euros. De son coté, l'Unof (branche
généraliste de la CSMF, co signataire de l'avenant 12) qui avait
menacé le 12 juin de lancer "un mouvement de protestation" en cas de
non revalorisation de la visite à domicile d'un euro au 1er août (30
à 31 euros), a trouvé, par la voix de son président, "pas déplacé
que les médecins prennent un euro de plus" sur les visites à
domicile à partir du 1er août.
NB : La dernière version des outils informatiques de nomenclature
proposés par le SNJMG inclue ce jour l'augmentation du C de 20 à 21
euro mais aussi les déclinaisons spécifiques aux DOM (Réunion,
Guyane et Antilles) et la mise en conformité du calcul des
indemnités kilométriques.
Pour en savoir plus : Outils de nomenclature du SNJMG (http://www.snjmg.org/infos/page_nomenclature/nomenclature_des_actes_medicaux_snjmg.html)

31 juillet 2006
- Carte Vitale 2 : SAGEM Défense Sécurité numérisera les photos
d'identité
Suite à un appel d'offres, le GIE Sesam-Vitale a retenu la société
SAGEM Défense Sécurité pour numériser les photos des assurés qui
seront apposées sur la nouvelle carte Vitale. Ce marché devrait
porter sur la numérisation d'un minimum de 24 millions d'imprimés
avec photo.

28 juillet 2006
- Refus de soins aux bénéficiaires de la CMU : "inadmissible"
pour l'UJCD
Saisie sur le dossier des refus de soins par un courrier de Xavier
Bertrand en date du 10 juillet, l'Union des Jeunes Chirurgiens
Dentistes rappelle sa position au ministre de la Santé : "L'UJCD-Union
dentaire, indignée par la campagne organisée par un autre syndicat
début 2005, avait alors rappelé à la profession qu'il était
inadmissible de refuser les soins dentaires (aux patients en
Couverture maladie universelle - CMU) Nous ne pouvons donc
aujourd'hui que réitérer notre position, à savoir le refus de toute
forme de discrimination à l'encontre des patients bénéficiaires de
la CMU (...) Nous nous associerons donc bien volontiers à toute les
actions visant à lutter contre les comportements que vous (Xavier
Bertrand) dénoncez, et nous vous assurons que notre syndicat
continuera, comme il l'a fait par le passé, à rappeler à nos
consoeurs et confrères leurs devoirs de professionnels de santé".
Rappel : Le premier syndicat de dentistes, la Confédération
nationale des syndicats dentaires (CNSD), avait fait sensation en
janvier 2005 en appelant ses adhérents à mettre sur liste d'attente
les bénéficiaires de la CMU complémentaire (gratuité des soins pour
les personnes à faibles revenus) pour les soins prothétiques et
orthodontiques, dont le montant est fixé par forfait et sur lesquels
les dentistes ne peuvent pas pratiquer de dépassement. La CNSD a
fait ensuite machine arrière devant les protestions du ministre de
la santé, du secrétaire d'Etat à l'assurance maladie et de
l'assurance maladie.

20 juillet 2006
- DMP : Le directeur du GIP intervient sur Fulmedico
Jacques Sauret, directeur du GIP DMP, est intervenu ce jour sur le
forum Fulmedico : "Il est évident que les médecins, et notamment les
médecins généralistes seront les acteurs les plus à même de faire du
DMP une réussite. Et il est également évident que le DMP ne peut
être accepté par eux que s’il est un outil efficace, non
chronophage, non coûteux et qui au contraire fait diminuer la charge
de travail en même temps qu’il apporte un service. Mais le DMP ne
peut pas être envisagé comme se substituant au dossier médical du
médecin lui-même. En fait, l’analyse montre qu’il y aura 3 types de
dossiers : le dossier métier sur lequel le médecin travaille pour
l’ensemble de son activité (...) les dossiers "thématiques", au sein
desquels des informations sont partagées entre professionnels de
santé (à l'exemple des dossiers élaborés dans le cadre de réseaux de
soins), et, enfin, le DMP qui est le dossier du patient. C’est à ce
titre que le patient dispose du droit de masquage (...) Un des
enjeux consiste donc à faire que la coexistence de ces 3 types de
dossiers soit harmonieuse, de façon à ce que chacun d’eux apporte
une valeur ajoutée au médecin".
Pour en savoir plus : jacques Sauret sur Fulmedico (http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=376)

19 juillet 2006
- LFSS 2006 : Recours devant le Conseil d'Etat contre le forfait
de 18 euro
La Fnath (handicapés, "accidentés de la vie") et le Collectif
interassociatif sur la santé (CISS, usagers) ont annoncé ce mercredi
le dépôt d'un recours devant le Conseil d'Etat contre le forfait de
18 euros pour les actes de plus de 91 euros, entré en application le
20 juin. Le gouvernement attend un supplément de recettes de 100
millions d'euros de cette disposition controversée de la loi de
financement de la Sécurité sociale de 2006, dénoncée par les
syndicats de salariés, les mutuelles santé complémentaires, les
associations d'usagers.
Dans leur recours, les deux associations invoquent tout d'abord une
question de forme: "annoncée sans aucune concertation préalable et
préparée par le gouvernement dans la plus grande discrétion, une
telle participation aurait dû être instaurée par le conseil de l'Uncam".
La Fnath et le CISS font également valoir que "cette disposition
rend illisible le dispositif tarifaire actuel et aggrave sa
complexité (...) Cette complexité est susceptible de générer des
inégalités d'accès aux soins, comme le soulignait la Commission
nationale des Droits de l'Homme en janvier dernier".
"Mais plus encore, la Fnath et le CISS reprochent à cette
disposition de porter atteinte au droit à la santé garanti à tous
par le Préambule de la Constitution de 1946 et de venir
incontestablement augmenter le reste à charge des personnes qui sont
déjà confrontées à des frais de santé importants (...) Cette
participation de 18 euros s'ajoute au forfait journalier
(hospitalier, ndlr) dont le montant ne cesse d'augmenter, à la
contribution forfaitaire de 1 euro, à la hausse des honoraires des
professionnels de santé et à la pratique de plus en plus
systématique des dépassements d'honoraires (...) Il est désormais
urgent de promouvoir un nouveau mode de financement plus juste et
plus efficace, permettant un accès à des soins de qualité et à des
revenus de remplacement décents".

18 juillet 2006
- Démographie médicale : l'IRDES publie une étude sur
l'amélioration de la répartition géographique des professionnels de
santé
Une étude menée par l'IRDES s'est fixée pour objectifs de recenser
les différentes mesures publiques visant à améliorer la régulation
de la répartition géographique des professionnels de santé en France
(mesures réglementaires et législatives de l'Etat, mesures mises en
œuvre par les différents échelons de l'Assurance maladie),
d’analyser leurs caractéristiques (nature, évaluation, efficacité…)
et de les mettre en perspective, au regard de la littérature
internationale et d'une enquête auprès des Comités régionaux de l'ONDPS.
"L'étude de la littérature souligne l'absence de solution unique,
durable et satisfaisante au problème récurrent de la répartition
optimale des services de santé sur le territoire (Elle est) plus
favorable pour les politiques visant à réformer la formation
initiale". De plus, elle met en avant l'importance "des approches
conjointes sur les différentes professions, de l'articulation des
différents leviers d'action locaux, régionaux et nationaux". Dans
notre pays, les nombreuses mesures au niveau national portent
"principalement sur les leviers financiers" et sont, "pour partie,
récentes et globalement peu suivies et peu évaluées (...) La
coordination et la synergie des actions visant à mieux définir et
répartir la ressource humaine en santé apparaît bien comme un enjeu
important. Le niveau régional est confirmé".
Pour en savoir plus : Rapport de l'IRDES juin 2006 (http://www.irdes.fr/Publications/Bibliographies/bibresusom/2006/rap1635.htm)

17 juillet 2006
- Médicaments : la France en tête de la consommation et en retard
sur les génériques
En tête pour la consommation de médicaments par habitant, devant
l'Allemagne et le Royaume-Uni, la France accuse un certain retard
dans la pénétration des génériques, selon une étude comparative de
la direction des études des ministères de la Santé et de l'Emploi
(Drees), portant sur 2004.
Cette étude, publiée ce lundi, a considéré les ventes de médicaments
aux officines dans les "cinq plus importants marchés européens"
(Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne) : il en ressort
que la France enregistre les ventes de médicaments par habitant les
plus élevées, soit 284 euros par habitant, devant l'Allemagne (244
euros), 200 euros au Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne, pour une
moyenne de 210 euros. La Drees estime que cette supériorité de la
France est due "principalement à la consommation d'un nombre
d'unités standards nettement supérieure à celles des autres pays, de
l'ordre de 1.500 unités (comprimés) par habitant, soit autour de 40%
de plus que la moyenne (989)".
Pour les ventes globales de médicament - près de 70 milliards
d'euros en 2004 pour ces cinq pays -, l'Allemagne montre le plus
gros chiffre d'affaires: 20 milliards, contre 17 à la France, 12 à
l'Italie et au Royaume-Uni et 8 milliards à l'Espagne. Ces chiffres
sont en progression, principalement en raison de l'augmentation du
prix moyen des médicaments", indique la Drees, qui l'impute à une
"diminution des écarts entre pays" dans la période récente.
Stable en Allemagne (22,7% du chiffre d'affaires) et en forte
progression au Royaume-uni (20,6%), l'évolution de la consommation
des médicaments génériques reste très faible en France (6,4%), en
Espagne (5,2%) et en Italie (2%). Le générique a toutefois fortement
augmenté en France dans le sillage de la réforme de l'assurance
maladie (en 2005: 14,6% du nombre de boîtes de médicaments, 8,6% du
montant des remboursements de médicaments). "Les génériques ont
contribué à la baisse du prix moyen des médicaments au Royaume-Uni
", souligne la Dress, précisant que c'est au Royaume-Uni qu'on
trouve "le prix moyen le plus bas (0,18 euro par habitant)" mais
aussi les ventes pharmaceutiques les "plus faibles". En revanche,
"le marché italien a les prix moyens des médicaments les plus
élevés, en raison de la faible pénétration des médicaments
génériques et d'une consommation sans doute davantage tournée vers
des produits onéreux". Malgré une "faible" pénétration des
génériques, les ventes pharmaceutiques en Espagne sont les moins
élevées "en raison du marché des copies de médicaments", certaines
étant légales jusqu'en 1992. C'est en Allemagne que les médicaments
seraient les plus chers: on y a enregistré une "plus forte
augmentation du prix moyen des médicaments, à hauteur de 10,7% en
2004, alors que c'est aussi Outre-Rhin que le nombre de médicaments
différents est le plus élevé à la consommation: quatre à cinq fois
plus que dans les quatre autres pays étudiés.
Dans les cinq pays étudiés, les médicaments traitant l'appareil
cardiovasculaire forment la part de marché la plus importante,
environ un quart du chiffre d'affaires des ventes des officines,
suivis des statines et des inhibiteurs de la pompe à protons.
La Drees juge enfin que cette progression "disparate" du marché
européen du médicament est "le reflet de spécificités nationales"
(dates de mise sur le marché, "habitudes de consommation et de
prescriptions, politique industrielle des laboratoires".

13 juillet 2006
- HCAAM : Le rapport 2006 remis à Xavier Bertrand
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) vient
de remettre au ministre de la Santé et au Parlement son deuxième
rapport annuel. Ce texte approuvé le 6 juillet à l'unanimité de ses
membres, dresse un bilan de la réforme de 2004. Il souligne qu'un an
après la mise en place de celle-ci, les déficits de l'Assurance
maladie, s'ils demeurent importants, diminuent et se situent "en
très net retrait (par rapport à 2004) où la tendance spontanée des
dépenses (était) supérieure de 2,5 points à la croissance du PIB".
"L’infléchissement des dépenses remboursées est dû pour l’essentiel
à une modération de la croissance des dépenses de soins. Dans ce
contexte, le reste à charge n’a augmenté que de façon "modérée".
Mais il existe dans notre système assurantiel "globalement sain" des
situations de fragilité à ses marges comme le refus de soins (CMU
C), les « gros » tickets modérateurs à l’hôpital, les maladies
orphelines, ou encore la validation des protocoles de soins ALD.
Le conseil constate que si le dispositif général du médecin traitant
est "connu", "des difficultés de compréhension de l'accès
spécifique" subsistent : "une partie des assurés n'aurait pas
compris le concept même d'accès direct et aurait renoncé à consulter
les spécialistes en cause". Le HCAAM s'intéresse également à la
"forte progression des cotisations" des complémentaires santé ces
dernières années (+ 39 % entre 2001 et 2005), très supérieures à
celle des dépenses de soins (+ 25 % sur la même période). Rien ne
semble justifier cette différence, même si le Haut conseil reconnaît
une "forte zone d'incertitude" concernant la prise en charge des
dépassements.
Pour en savoir plus : Rapport HCAAM 2006 (http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/hcaam/rapport_2006.pdf)

12 juillet 2006
- Comptes nationaux de la santé : les chiffres de 2005
La DREES publie ce jour les comptes nationaux de la santé pour 2005.
Le montant total des dépenses de santé s'est élevé à 190,5 milliards
d’euros en 2005, soit 3038 euros par habitant et 11,14 % du PIB,
contre 11,07 % en 2004. En son sein, le montant de la consommation
de soins et de biens médicaux (CSBM) est de 150,6 milliards d’euros
en 2005, en progression de 3,9% en valeur et de 2,7 % en volume par
rapport à 2004.
La part de la CSBM dans le PIB est de 8,81 %. La croissance des prix
des soins et biens médicaux (+1,1%) poursuit le ralentissement
entamé en 2004 (+1,7% après +3,0 % en 2003). Un ralentissement
s’amorce également pour les volumes de soins consommés (+2,7 %
contre +3,4 % en 2004). Comme cela s’observe depuis 1997, c’est
encore le médicament qui contribue le plus en 2005 à la croissance
de la consommation en volume, suivi par le secteur hospitalier et
les soins ambulatoires.
La part de la Sécurité sociale (qui a atteint 77,13 %) et des
organismes complémentaires (12,8 %) dans le financement des dépenses
de santé diminue de 0,27 point en 2005, le reste à charge des
ménages augmentant dans les mêmes proportions (8,74 % contre 8,47 %
en 2004). Pour les seuls soins ambulatoires, la hausse est plus
marquée, à +1,1 %. La part de l'Etat, qui prend en charge la CMU et
l'AME, et des collectivités territoriales reste quasi inchangée (à
1,3 %).
La dépense nationale de santé, agrégat retenu pour les comparaisons
internationales, représente 10,6 % du PIB en 2005 (+0,1 point par
rapport à 2004). En 2004, avec un ratio de 10,5 %, la France se
situait en 4e position des pays de l’Organisation de coopération et
de développement économique (OCDE).
Pour en savoir plus : « Études et Résultats » n° 505 – juillet 2006
(http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er505/er505.pdf)
- PDS : Remise du Rapport Grall relatif aux maisons médicales de
garde
Remis au ministre de la Santé ce jour, le rapport du Dr Jean-Yves
Grall, cardiologue, conseiller médical de l'ARH d´Île-de-France,
établit pour la première fois un état des lieux complet des quelque
200 maisons médicales de garde implantées sur le territoire. Il
intervient alors que plusieurs d'entre elles ont été menacées de
fermeture ou ont dû fermer, faute de financement pérenne. Le rapport
confirme "la pertinence de cette forme d’organisation lorsqu’elle
répond à certains critères d’implantation, d’effectifs, de période
d’ouverture et de relations avec les structures hospitalières
existantes". Le Dr Grall formule plusieurs recommandations,
notamment de "confier aux Missions Régionales de Santé (MRS), en
lien avec les préfets de département, le pilotage et le financement
des MMG, de simplifier et alléger les procédures d’éligibilité et de
suivi des maisons médicales de garde et de pérenniser le dispositif
par un financement contractualisé sur 5 ans (d'établir) un cadre
minimal type de fonctionnement (de) favoriser une filière de prise
en charge des urgences cohérente en coordonnant mieux l’intervention
les maisons médicales de garde avec les structures hospitalières".
L'ouverture des maisons médicales doit être circonscrite aux
week-ends. Leur implantation doit être faite au sein d´un hôpital ou
d´un EHPAD chaque fois que c´est possible. Enfin, le dispositif de
permanence de soins doit être "simplifié et lisible, en effectuant
notamment un redécoupage des secteurs autour des maisons médicales
de garde installées. Une large information sur l’utilisation de la
PDS à destination du grand public est par ailleurs nécessaire. A
l'occasion de la remise du rapport, le ministre a confirmé "sa
volonté de maintenir et développer les maisons médicales de garde
comme outil d’organisation de la permanence des soins (...)
L’ensemble des préconisations qui seront retenues après cette phase
de concertation sera applicable avant la fin de l’année".
Pour en savoir plus : Rapport Grall (http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/grall/rapport.pdf)

07 juillet 2006
- SOS Life propose un dossier médical accessible sur Internet
La société SOS Life lance ce mois-ci en France le Life Badge, un
dossier médical personnalisé. Ce dossier médical consultable sur le
site Internet Life Badge s'affichera dans la langue du pays où se
trouve le patient. Ce service qui aurait déjà séduit quelque 600 000
Belges, Italiens et Brésiliens, est unique sur l'hexagone et est
seulement facturé via le prix d'une communication audiotel (1,34
euro l'appel) qui fournit le numéro d'activation de la carte valable
une année. Une démonstration de dossier est disponible sur le site
et montre l'étendue des possibilités : photos, radios, vidéos
peuvent être incluses dans le dossier. En pratique, le client de ce
service construit son dossier médical personnalisé en remplissant,
avec ou sans l'aide de son médecin, les cases de son choix
(médicaments, allergies, vaccins, volonté de donner ses organes,
groupe sanguin, radiographies...). Michel Becquevort, directeur
général de SOS Life France, explique que sa société avait proposé
son projet aux pouvoirs publics français en janvier. Un partenariat
n'a pas été possible, "tous les acteurs en France n'étant pas
d'accord" sur les méthodes à utiliser pour mettre en place ce DMP,
ce qui a poussé SOS Life France à faire cavalier seul.
Pour en savoir plus : le site Life Badge (http://www.lifebadge.org/site/index.php?lang=fr)

05 juillet 2006
- Refus de soins aux bénéficiaires de la CMU : le Conseil de la
CNAMTS demande une étude
Le Conseil de la CNAMTS s'est inquiété de "l'ampleur" des refus de
soins par des professionnels de santé opposés à des bénéficiaires de
la CMU : "Le Conseil, tout en actant le caractère peu extrapolable
en l'état des informations recueillies, s'est déclaré très préoccupé
dès lors que des taux importants de refus de soins ont été
enregistrés chez certains médecins ou chirurgiens dentistes (Le
Conseil) a demandé qu'une étude soit conduite par les services de la
CNAM, en coordination avec le Fonds CMU et l'ensemble des acteurs
concernés, afin que soit appréciées de manière plus exhaustive
l'ampleur de ce phénomène et les raisons invoquées par les
professionnels de santé (Cette étude) devra, au-delà de la phase
purement analytique, proposer des solutions permettant de garantir
l'accès effectif à des soins de qualité pour l'ensemble de la
population".
- Le Collectif des groupements de pharmaciens demande un droit de
prescription
Le Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine (CNGPO),
qui représente 60 % du chiffre d’affaires total de la pharmacie
d’officine et près de la moitié des pharmaciens, vient de sortir son
Livre blanc intitulé "Officine 2010 : réflexions et propositions sur
missions du pharmacien de demain". Il présente 13 propositions, en
réponse aux défis de la pharmacie de demain : la compétence, la
performance et la qualité de service. "Un des objectifs de ce Livre
blanc est d’autoriser les prescriptions thérapeutiques pour des
maladies bien déterminées, en vue de pallier les dysfonctionnements
actuels et de réaliser des économies substantielles", a expliqué le
président du CNGPO, Pascal Louis, lors de sa présentation. Selon le
Collectif, "le pharmacien prescripteur pourrait, soit orienter le
patient vers le médecin, soit délivrer, sans ordonnance médicale,
mais avec une prescription pharmaceutique, certains médicaments pris
en charge, dans certaines conditions, par la Sécurité sociale ou les
organismes complémentaires". Sont notamemnt visés les domaines des
maladies chroniques avec une possibilité de renouvellement
intermédiaire du traitement, le traitement des affections et
troubles bénins ou courants, ou encore les prescriptions liées à la
prévention et au dépistage. "Il ne s’agit pas de concurrencer les
prescriptions médicales, mais de faire face au déficit démographique
des professions de santé, qui risque de s’aggraver dans les années à
venir", a précisé Pascal Louis. Le CNGPO envisage de "lancer des
expérimentations, en 2007, avec des pharmaciens volontaires", en
matière de prescription, notamment. Autres propositions du rapport :
donner au pharmacien un accès élargi au futur DMP, optimiser son
rôle dans l’observance des traitements par le développement de la
consultation pharmaceutique et par la constitution du dossier
pharmaceutique, renforcer le rôle de coordinateur du pharmacien en
favorisant sa participation aux réseaux de santé publique, favoriser
les «paniers de soins», dans le cadre d’un partenariat entre
organismes complémentaires et pharmaciens centré sur le
développement de la médication officinale, avec responsabilisation
de l’assuré et prescription pharmaceutique...
Pour en savoir plus : Le livre blanc du CNGPO - juin 2006 (http://www.collectif-groupements-pharmaciens.fr/images_bdd/actualites/Livre_Blanc_CNGPO.pdf)

04 juillet 2006
- FASQV : Rapport d'activité 2005
Le Fonds d'aide à la qualité des soins de ville (FAQSV) a vocation à
financer des actions visant à améliorer la qualité et la
coordination des soins dispensés en ville. Les faits marquants de
l'année 2005 : 458 dossiers acceptés en régions (un chiffre pour la
première fois en diminution avec de fortes disparités régionales)
pour un montant d'aides accordées de 42 millions d'euros ; 9 projets
nationaux mobilisant 23 millions d'euros (hausse importante qui
s’explique par l'importance de deux projets : le DMP et l'EPP des
médecins, qui représentent 89 % des montants alloués) ; une
exécution budgétaire en progression ; la confirmation de la
Permanence des soins en tant que thématique prioritaire (166
dossiers acceptés)...
Pour en savoir plus : Le rapport FASQV 2006 (http://www.ameli.fr/pdf/2692.pdf)

29 juin 2006
- Médicament : l'avis du HCAAM
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM) a
adopté ce jour son avis consacré au médicament. Il s’est attaché
essentiellement à étudier la place du médicament dans le système de
l'Assurance maladie. Le HCAAM constate que "la France a misé sur un
système très encadré afin de garantir une distribution et une
dispensation de qualité et un accès rapide de la population à des
médicaments efficaces et sûrs". Les médicaments pris en charge par
l’Assurance maladie représentent la quasi-totalité du marché puisque
90 % des unités et 93 % du marché sont remboursables par les régimes
sociaux. Dans le même temps, "les données disponibles vont toutes
dans le sens d’une forte prescription de médicaments par les
praticiens français (...) La France est (...) le pays où le poids du
médicament dans le PIB est le plus élevé (sans que cela soit dû à un
niveau de prix plus élevé)". La forte prescription observée "renvoie
plus à une pratique d'ensemble des médecins français qu'au
comportement aberrant d'une minorité de médecins gros
prescripteurs". Sont visés "la formation initiale des médecins,
jugée trop éloignée de la pratique médicale « en ville », de
l’examen clinique et des relations humaines", ou encore la FMC qui
"tarde à s'imposer". En outre, regrette le HCAAM, l"'information des
médecins sur le médicament est le plus souvent jugée déséquilibrée,
laissant une part prépondérante à la visite médicale organisée par
les industriels du médicament (...) Quant aux systèmes d'information
mis en place par les pouvoirs publics, ils sont à ce jour
insuffisants". Le Haut comité déplore "l’absence d’une base publique
d’information sur les médicaments (et que) la certification des
logiciels d’aide à la prescription ne voit pas le jour avant le
premier semestre 2007". De plus, "le patient est insensible aux prix
puisque la plupart du temps, les contrats de complémentaires
couvrent le ticket modérateur". Le Haut conseil déplore "la modestie
relative du marché français des génériques", les médecins
prescrivant "encore insuffisamment dans le répertoire alors qu'ils
pourraient le faire davantage". En revanche, il juge le système de
fixation des prix du médicament "plutôt efficace", l'innovation bien
valorisée (!) et constate que "les produits sans amélioration du
service médical rendu sont introduits à des prix qui génèrent des
économies pour l'assurance maladie" (on peut se demander pourquoi
ils sont introduits, ndlr). Enfin, il aborde le sujet de
l´automédication et préconise soit une labellisation des produits
d´automédication ou la mise en place d´un SMR d´automédication, soit
"la diffusion lors de l´AMM d´une information pertinente sur
l´efficacité du médicament concerné".
Pour en savoir plus : L'avis sur le médicament (http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/hcaam/avis.htm)

27 juin 2006
- RSI : Dominique Liger nommé directeur
Le conseil d'administration du RSI (Régime social des indépendants)
a avalisé ce jour la nomination par le gouvernement de Dominique
Liger, conseiller spécial auprès de Jean-louis Borloo, comme
directeur du Régime spécial des indépendants. Jacques Augustin,
directeur de l'instance nationale provisoire ne mènera donc pas à
bien la fusion effective des trois régimes composant le RSI.
Rappel : le 30 mai dernier, au cours de la première séance du
conseil d’administration national du RSI, Gérard Quevillon a été élu
Président national du RSI. Louis Grassi et Henri Walbert ont été
élus Vice-Présidents.
Pour en savoir plus : le conseil d'administration du RSI (http://www.le-rsi.fr/elections/election_president_ca_cn.php)
- Convention Santé UMP : quatre grands axes de réforme
C´est à l´initiative du député Paul-Henri Cugnenc, secrétaire
national de l´UMP en charge de la santé que s'est tenue le 27 juin
la quatorzième convention santé de l´UMP. A cette occasion, Xavier
Bertrand a défendu son bilan. Nicolas Sarkozy, en conclusion de la
convention, a exposé les grands axes de réforme qu’il entend
proposer aux Français et aux professions de santé pour garantir la
pérennité de notre système, qui traverse aujourd’hui trois crises
majeures : "une crise financière, une crise de performance, une
crise de confiance". Pour "redonner confiance aux acteurs de notre
système de soins, en leur ouvrant de nouvelles perspectives et en
les mettant davantage en responsabilité", il souhaite un pacte avec
les médecins libéraux (évaluation des pratiques conte liberté
tarifaire régulée), renforcer l'aide à l'acquisition d'une
complémentaire santé, indemniser forfaitairement les médecins
traitant, revaloriser la fonction de généraliste en cabinets de
groupe, généraliser les réseaux ville-hôpital, remettre à plat le
DMP en repoussant l'échéance de 2007, mais aussi, accroître la
souplesse de gestion et l'autonomie des établissements, notamment en
revoyant complètement les conditions d'application des 35 heures.
Les autres axes de la réforme proposée par Nicolas Sarkozy sont :
"conforter l'effort de recherche biomédicale et soutenir
l'innovation thérapeutique, renforcer les moyens et les résultats
des politiques de prévention, garantir l'unité et la pérennité du
système de santé en restaurant la cohérence d'ensemble de son
fonctionnement et les grands équilibres de son financement". Dans ce
dernier axe, le ministre soutient la création d'agences régionales
de santé, le pilotage du réseau des agences étant unifié et organisé
autour d'une agence nationale de santé. La chasse aux abus,
gaspillages et fraudes, qui représenteraient selon certaines
estimations entre 5 et 10 % des dépenses de santé, soit entre 7 et
14 milliards d'euros, est ouverte à travers deux propositions :
l'instauration d'une carte de crédit santé sécurisée (code
d'activation et éléments de biométrie) remplaçant la "carte vitale",
et l'activation des capacités de contrôle des anomalies dans la
consommation et la prescription des soins de l'assurance maladie.
Pour sensibiliser les assurés au coût des soins, il préconise
l'introduction dans des conditions équitables d'une franchise sur la
consommation de soins. Une évaluation approfondie, sur des bases
médicales, du dispositif des ALD sera menée. Une réforme du
financement visera à alléger voire supprimer les cotisations pesant
sur le travail pour aller vers un financement par l'impôt. Enfin,
pour relever le défi de la prise en charge de la perte d'autonomie,
il propose qu'on réfléchisse à la reconnaissance d'un 5ème risque et
à la création d'une 5ème branche d'ASsurance Maladie.
Pour en savoir plus :
- Discours de Xavier Bertrand (http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/33_060627xb.htm)
- Discours de Nicolas Sarkozy (http://www.u-m-p.org/site/GrandDiscoursAffiche.php?IdGrandDiscours=217)
- Convention Santé de l'UMP (http://www.conventions-ump.org/Sante.htm)
- Refus de soins aux bénéficiaires de la CMU : Le Comegas saisit
la HALDE
Le Collectif des médecins généralistes pour l'accès aux soins (Comegas)
a saisi ce jour la Haute autorité de lutte contre les
discriminations et pour l'égalité (Halde) "devant ces pratiques
illégales et discriminatoires, qui, outre leur caractère éthiquement
inacceptable, contribuent à accroître l'exclusion et les inégalités
sociales de santé". Le Comegas s'étonne, enfin, de la réaction du
Conseil de l'ordre des médecins, qui a affirmé ne pas recevoir de
plaintes de la part de patients confrontés à ce type de
discriminations, "alors qu'il reconnaissait l'inverse dans un
courrier au Comegas daté de février 2005 et que le Comegas reçoit
lui-même des demandes d'aide de patients confrontés à ces refus".

26 juin 2006
- Médecin traitant : le Bureau du SNJMG condamne les projets
d'aménagement évoqués par X.Bertrand
Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de presse
pour condamner la proposition du ministre de la Santé reprise dans
le Figaro du 15 juin 2006 : «nous allons faire en sorte que,
lorsqu'un médecin reprend la clientèle d'un confrère, il n'y ait
plus à remplir un nouveau formulaire de choix du médecin traitant.»
Le Bureau National estime que ce projet "va donner encore plus de
poids au phénomène des "patientèles captives" et relancer la
marchandisation des reprises de cabinets médicaux". Le Bureau
National du SNJMG demande donc l'abandon de ce projet et une rapide
réponse aux problèmes d'installation non résolus par le moratoire
tel qu'il existe à ce jour.
Pour en savoir plus :
Communiqué de presse

22 juin 2006
- Refus de patients en CMU: une étude qui fait du bruit...
Plus de quatre médecins spécialistes sur dix (41%) ont refusé de
prendre en charge les patients les plus démunis, bénéficiaires de la
Couverture maladie universelle (CMU), lors d'une enquête menée par
le Fonds CMU. Le Fonds a réalisé un "testing" téléphonique auprès
d'un échantillon de professionnels de santé installés dans six
villes du Val-de-Marne.
Pour réaliser cette enquête, une personne se faisait passer auprès
des médecins, au téléphone, pour un bénéficiaire de la CMU. Lorsque
le praticien motivait le refus de rendez-vous par un manque de
place, par exemple, une seconde personne, se présentant comme un
assuré ordinaire, téléphonait à son tour, obtenant généralement sans
difficulté un rendez-vous.
Le résultat montre que 41% des médecins spécialistes sollicités ont
refusé de prendre en charge des patients inscrits en CMU. A
l'inverse, les généralistes ne refusent que dans 4,8% des cas ces
patients (1,6% pour les généralistes de secteur 1).
Parmi les spécialistes, les gynécologues (44%) et les psychiatres
(50%) sont les praticiens qui présentent les taux de refus les plus
élevés. Un tiers des ophtalmologues (33%) et 40,9% des pédiatres ont
eux aussi refusé. S'agissant des dentistes, 39% ont refusé une prise
en charge.
Le Fonds remarque en outre que les patients non bénéficiaires de la
CMU ont souvent droit de la part des praticiens à une "attitude plus
aimable, avec une recherche de plus d'informations sur la situation
du patient".
Le Fonds donne plusieurs explications à cette attitude : certains
praticiens privilégient des "logiques économiques", avec des
dépassements d'honoraires, supposant que les patients ne seront pas
en situation de les acquitter, d'autres voient la CMU "comme un
dispositif pour les pauvres dont la place est dans les structures
publiques".
Suite à la publication de cette étude, la Caisse nationale
d'assurance maladie (Cnam) exprime "ses préoccupations et se
félicite de la saisine du Conseil de l'ordre des médecins, garant du
respect du code de déontologie médicale, par le ministre de la
Santé, Xavier Bertrand (...) L'assurance maladie rappelle son
attachement à l'égalité d'accès aux soins".
De son coté, le premier syndicat de spécialistes, Umespe-CSMF, avait
expliqué qu'il voyait "dans cette évolution récente, la conséquence
des problèmes réglementaires et informatiques liés à la mise en
place du parcours de soins par les CPAM où les médecins spécialistes
sont pénalisés financièrement lorsque les patients bénéficiant de la
CMU n'ont pas déclaré de médecin traitant".
Selon la Cnam, les "refus de soins aux assurés bénéficiaires de la
CMU complémentaire ne sauraient en aucune manière être justifiés par
de quelconques difficultés administratives liées au parcours de
soins et sont contraires aux obligations déontologiques des médecins
libéraux".

20 juin 2006
- Décès dû à un médicament contre-indiqué: un an avec sursis pour
un médecin généraliste
Un médecin généraliste de Bastia a été condamné ce mardi à un an de
prison avec sursis pour "homicide involontaire" après le décès en
2003 d'une patiente de 25 ans asthmatique, à qui il avait prescrit
un médicament contre-indiqué pour cette pathologie. Le tribunal
correctionnel de Bastia, qui rendait son jugement en délibéré, a
également condamné le médecin à 10.000 euros d'amende. Lors de
l'audience, le 7 juin, le parquet avait requis huit mois
d'emprisonnement avec sursis.
La jeune femme, étudiante en droit, avait consulté ce médecin , le
21 juillet 2003, notamment pour un excès de stress, selon ce
dernier. Il lui avait prescrit un bêtabloquant, l'Avlocardyl,
utilisé pour traiter les personnes souffrant d'hypertension
artérielle, mais qui, à petites doses, peut être administré en cas
de stress ou de tachycardie. Il est, dans tous les cas,
rigoureusement contre-indiqué en cas d'asthme, comme c'était le cas
pour la victime. La jeune femme, que le médecin suivait depuis 15
ans, avait succombé, le soir même de sa visite, à un "bronchospasme
majeur".
A l'audience, un expert a concédé que les risques d'un tel accident
était rares, mais souligné que le médecin aurait dû faire un point
précis de l'état de sa patiente et ses antécédents avant
d'administrer ce médicament et, qu'en tout état de cause, il
paraissait difficile de croire qu'il n'était pas au courant de son
asthme.
"Quand un tribunal va au-delà des réquisitions du ministère public
en la matière, c'est suffisamment rare et notable pour pouvoir
souligner que les juges ont pris une décision extrêmement bien pesée
et réfléchie", a déclaré l'avocat de la famille de la jeune femme,
Me Gérard Tiberi.
- LFSS 2006 : le forfait de 18 euros sur les actes lourds publié au
JO
Le décret instaurant le forfait de 18 euros sur les actes médicaux
dont le tarif est égal ou supérieur à 91 euros a été publié au
journal officiel ce jour. Le texte précise que les actes de
radiographie, d'imagerie par résonance magnétique (IRM) et de
scanographie en sont exemptés, de même que les frais de transport
d'urgence. Demeurent exonérés de ce forfait les patients en ALD, les
femmes enceintes, les nouveaux-nés hospitalisés, les titulaires
d'une rente AT/MP et d'une pension d'invalidité, les bénéficiaires
de la CMU C. Faute d'aménagements informatiques, la perception du
forfait va nécessiter un dispositif technique transitoire pour les
cliniques comme pour les hôpitaux. Le gouvernement attend un
supplément de recettes de 100 millions en année pleine. Le montant
du forfait sera revalorisé chaque année conformément à l'évolution
du tarif moyen pondéré afférent aux actes de la CCAM constaté à la
fin de l'année précédente. Ce ticket modérateur a vocation à être
pris en charge par les complémentaires santé. Pour Jean-Michel
Laxalt, président de l'union nationale des organismes
complémentaires de l'assurance maladie, la décision du gouvernement
montre clairement que l'Etat se désengage à 100 % de l'assurance des
actes lourds et se retourne sur les complémentaires.

17 juin 2006
- Médecin traitant : Un responsable de l'UNOF reconnaît
implicitement les effets pervers sur les jeunes installés
L'Association des Internes en Médecine Générale de Midi Pyrénées (AIMG-MP)
a tenu ce jour dans le Tarn (81) un séminaire sur l'installation.
Lors de la discussion, à la quelle participait le Dr Pierre Martin,
porte parole du SNJMG pour les élections aux URML, le consensus
s'est fait sur les conséquences négatives du dispositif du médecin
traitant sur les installations en Médecine Générale. L'inefficacité
du moratoire a été également stigmatisée. Pris à partie par
l'assistance, le Dr Galouye (UNOF-CSMF), président de l'URML
sortante de Midi Pyrénées, a précisé qu'il avait alerté les
instances dirigeantes de son syndicat sur ces risques plus que
potentiels mais qu'hélas, il n'avait pas été entendu

16 juin 2006
- Dépenses de santé : L'Uncam va proposer "un milliard d'euros
d'efforts supplémentaires" en 2007
L'assurance maladie va "proposer un milliard d'euros d'efforts
supplémentaires" en 2007, notamment par de nouvelles mesures
d'économies sur le médicament, a indiqué ce vendredi son directeur
Frédéric van Roekeghem dans un entretien au Figaro économique. Ce
nouvel "effort" s'ajoutera aux mesures déjà prévues par ailleurs,
pour atteindre l'objectif d'un déficit à 3,5 milliards d'euros de la
branche maladie, fixé dans la dernière loi de financement de la
Sécurité sociale, alors que les prévisions sont de 6,3 milliards
pour 2006. "Nous visons 500 millions d'économies additionnelles sur
le médicament", a précisé M. van Roekeghem, expliquant qu'en France,
ce poste de dépenses "représente 2,11% du PIB, contre 1,6% à 1,7% en
moyenne en Europe".
Pour atteindre cet objectif, l'Uncam compte poursuivre ses campagnes
de sensibilisation contre la consommation excessive de médicaments :
"Si cela ne suffit pas, nous demanderons au comité qui fixe les prix
des médicaments, où l'Etat est majoritaire, de se pencher sur les
différences de prix entre produits à effets équivalents".
L'assurance maladie poursuivra par ailleurs ses "efforts sur la
fraude" et envisage de "baisser les tarifs de certains actes, par
exemple en médecine nucléaire".
"Côté recettes, nous réitérons nos propositions de l'an dernier,
mais que le gouvernement n'avait pas retenues" visant les
exonérations de charges non compensées par l'Etat, et suggérant un
alignement du taux de cotisation patronale de l'Etat pour ses agents
sur celui des entreprises.
Dans les hôpitaux et les cliniques, où les dépenses ont moins reculé
que pour les soins de villes, l'assurance maladie va en outre
"intensifier (ses) contrôles pour vérifier que les facturations
correspondent bien aux actes pratiqués".
L'ensemble de ces mesures, qui produiront donc selon le directeur de
l'Uncam (Union nationale des caisses d'assurance maladie), un
milliard d'euros d'économies, s'ajouteront aux "800 M EUR
d'économies supplémentaires" attendues grâce au plan médicament,
"déjà décidé, mais dont l'application a pris un peu de retard", et
aux "600 M EUR grâce à la maîtrise médicalisée des dépenses signée
avec les médecins".

14 juin 2006
- Médicament : Xavier Bertrand réagit au rapport d'une mission
sénatoriale
Au terme d'une mission d'information conduite par Marie-Thérèse
Hermange (UMP) et Anne-Marie Payet (UDF), la commission sénatoriale
a adopté 25 recommandations "destinées à restaurer la confiance des
patients", après le retrait du marché de médicaments tels que le
Vioxx, dont la prise avait entraîné des accidents.
Elle propose notamment d'"étendre l'obligation de publicité à
l'intégralité des travaux et à toutes les agences sanitaires" et de
"rendre obligatoire la mise à disposition d'essais comparatifs de
médicaments dans les dossiers de demande d'AMM (autorisations de
mise sur le marché des médicaments)".
La mission a analysé le rôle des différentes structures en charge de
la politique du médicament. Elle est parvenue à la conclusion que
"leurs modalités de financement doivent être revues et renforcées,
afin d'assurer leur indépendance, notamment à l'égard des
laboratoires pharmaceutiques".
Elle s'est également penchée sur le rôle des experts, jugeant
"indispensable qu'ils soient indépendants et désignés selon une
procédure incontestable et que les conditions soient réunies pour
assurer la pérennité d'une expertise de haut niveau".
A cet égard, le rapport préconise "trois actions" à entreprendre
"sans tarder": "la valorisation du travail des experts intervenant
pour le compte des agences, le développement de la recherche
publique en matière de sécurité sanitaire et la définition d'un
statut d'expert".
Pour Xavier Bertrand, "les 25 propositions de la mission confortent
pour l'essentiel la politique engagée par le ministère de la Santé
pour renforcer la rigueur et améliorer la transparence de
l'évaluation du médicament en France". M. Bertrand "s'associe aux
propositions de la mission d'information concernant la gestion et la
valorisation de l'expertise en matière de produits de santé", et
souhaite "engager rapidement une réflexion sur un statut de
l'expert". Estimant en outre qu'"aucune action de santé publique ne
peut être efficace sans une participation active des patients", le
ministère de la Santé souhaite que "les actions de formation sur le
médicament en direction du grand public se multiplient, sur le
modèle de celles réalisées par la Cnam sur les génériques et la
iatrogénie".
En revanche, le ministre de la Santé est opposé à la suppression,
prônée par la mission sénatoriale, du Comité économique des produits
de santé (CEPS), l'instance qui pilote, au nom des pouvoirs publics,
les discussions avec les laboratoires pharmaceutiques notamment sur
les tarifs : "La suppression du CEPS entraînerait celle de la
capacité de négocier le juste prix du médicament en tenant compte à
la fois des priorités de santé publique et de l'équilibre des
dépenses de santé".
Enfin, le ministre de la Santé reste muet sur les demandes
d'indépendance vis à vis de l'industrie pharmaceutique.

13 juin 2006
- DMP : l'URML Midi-Pyrénées renonce à l'expérimentation
L'URML de Midi-Pyrénées, qui avait été retenue comme "expert de la
pratique médicale libérale au sein du DMP" dans ce projet lancé il y
a deux ans par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé,
indique ce jour dans un communiqué qu'aucune des "nombreuses
recommandations, indispensables à la réussite" de cette
expérimentation, n'a été prise en compte tant au niveau régional que
national. "Devant le rejet de ses demandes (...) l'URML
Midi-Pyrénées se retire de l'expérimentation", la jugeant "trop peu
fiable tant pour les patients que pour les médecins".
Dans un communiqué, le GIP souligne que "cette décision intervient
dans un moment particulièrement délicat, entre le résultat début
juin des élections aux URML et la désignation du président de l'URML
fin juin (...) Le GIP-DMP s'était donné comme règle de ne pas
intervenir dans cette période électorale: il prendra contact avec
les responsables désignés à l'occasion de la prochaine élection, en
vue de trouver des solutions (...) Cette décision de l'URML
n'interrompt pas le déroulement de l'expérimentation qui a démarré
le 1er juin"...
- Pubs anti-cholestérol: "Carence du droit" selon UFC-Que Choisir
Le président de l'UFC-Que Choisir Alain Bazot a estimé ce mardi
qu'il y avait une carence du droit en matière de publicité, "de
nature à induire en erreur les consommateurs", après avoir été
débouté par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris.
UFC-Que Choisir souhaitait faire interdire les publicités associant
la Maaf et Unilever en faveur de produits anti-cholestérol de la
marque Proactiv. L'association de consommateurs estimait que la
campagne publicitaire lancée par la mutuelle et l'industriel de
l'agroalimentaire était "de nature à induire en erreur les
consommateurs quant aux résultats qui peuvent être attendus" de la
consommation des produits de la marque.
Selon M. Bazot, "il y a une carence du droit. Si nous sommes
déboutés, c'est que le droit ne peut pas réguler ce genre de
publicité (...) Le droit est sans doute mal fait (peut-être) parce
que le texte sur la publicité "de nature à induire en erreur"
(datant de 1973) n'est plus adapté à certaines allégations (Ou bien)
c'est le juge qui l'interprète de façon beaucoup trop restrictive et
dans ce cas, il y aura peut-être matière à ce qu'on interjette
l'appel (...) Je suis stupéfait que le droit aujourd'hui, à travers
cette décision de justice, autorise ce genre de campagne
publicitaire".
- Patiente décédée : prison requise pour 2 ex-médecins anciens
adeptes de secte
Une peine d'un an de prison ferme et deux ans avec sursis a été
requise ce mardi contre deux ex-médecins, anciens membres de la
secte Graal, jugés devant le tribunal correctionnel de Lille pour
homicide involontaire après la mort en 1997 d'une patiente atteinte
d'un cancer du sein.
Une interdiction définitive d'exercer la médecine a aussi été
requise à l'encontre des deux praticiens suspendus par le conseil de
l'Ordre, Gérard Gueniot, 60 ans, et Michel Saint-Omer, 59 ans,
poursuivi également pour non assistance à personne en danger.
Selon l'avocat général Dominique Hoflack, les deux hommes,
spécialistes de l'homéopathie et d'acupuncture exerçant dans la
métropole lilloise, ont prescrit "un traitement totalement
inapproprié" à Evelyne Marsaleix, une mère de deux enfants, décédée
à 31 ans en janvier 1997.
Cette dernière, dont le cancer avait été dignostiqué début 1995,
craignait de suivre une chimiothérapie et s'était alors tournée vers
MM. Gueniot et Saint-Omer.
Une peine d'un an de prison avec sursis a également été requise
contre Joseph Ohl, membre du Graal, et sa femme Françoise, pour non
assistance à personne en danger. A leur domicile un an avant son
décès, la victime avait observé un jeûne de 21 jours et suivi des
soins à base de cataplasme d'argile.
Partie civile au procès, l'Association de défense des familles et de
l'individu victimes de sectes (ADFI), a dénoncé les méthodes des
deux médecins qui se réclamaient du Mouvement du Graal. Classé comme
secte dans un rapport parlementaire de 1995, ce dernier recommande
notamment les thérapies parallèles plutôt que la médecine classique.
Contre les ex-médecins, Mme Hoflack a demandé une peine "exemplaire
au regard des idées extrêmement dangereuses que vous diffusez".
Les avocats des deux hommes ont plaidé la relaxe. Pour Me Francis
Jacquot, la victime n'a consulté qu'une seule fois M. Gueniot qui
l'aurait poussée à ne pas délaisser la médecine classique. Me
Patrick Beucheur, défenseur de M. Saint-Omer, a fait remarquer que
Mme Marsaleix avait elle-même refusé la chimiothérapie, et même
ensuite l'homéopathie.
- Convention : Le SML critique les "tracasseries" de la Sécu à
l'encontre des médecins
Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a réagit, ce mardi, aux
résultats des élections aux URML : "Nous demandons fermement à
l'assurance maladie de mettre fin aux contraintes administratives
inutiles et aux tracasseries des Caisses à l'encontre des médecins".
M. Cabrera a également demandé au gouvernement et à l'Union
nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) de "prendre toute
initiative et dispositions visant à simplifier le système (...) Dans
l'attente de la concrétisation de ses demandes (le SML rappelle sa
décision de) lever le pied dans l'accompagnement de la convention
(et menace, si ces) chantiers ne sont pas ouverts dans des délais
rapides, de tirer les conclusions sur l'intérêt d'être signataire
d'une convention médicale déséquilibrée, voire figée, et contraire à
l'esprit initial".

02 juin 2006
- Femmes MG : Amélioration de la couverture maternité
Un décret du 1er juin 2006 relatif aux prestations maternité des
professionnelles de santé relevant du régime des praticiens et
auxiliaires médicaux conventionnés est publié ce jour au Journal
Officiel. Ce texte permet l'alignement de la couverture maternité
des médecins conventionnés sur celle des médecins salariés. C'était
l'une des revendications portées conjointement par MG-France,
l'ISNAR-IMG et le SNJMG auprès du gouvernement l'hiver dernier.
Pour en savoir plus :
décret n° 2006-644 du 1er juin 2006
- URML : Lourde défaite des syndicats signataires de la
convention médicale
C'est aujourd'hui que les votes aux URML ont été dépouillés. Par
rapport au scrutin de 2000, la participation est en recul: 50,4%
dans le collège des généralistes contre 53,6% il y a six ans, 41,1%
pour les spécialistes contre 51,7%. Les résultats montrent surtout
une modification profonde du paysage syndical, avec la lourde
défaite des syndicats signataires de la convention médicale au
profit des organisations qui la contestent.
Chez les généralistes, la CSMF perd ainsi la première place passant
de 41% en 2000 à 25,9%. Autre syndicat signataire de la convention,
le SML voit son score fondre de 16 à 10,4%. MG France, qui a
aussitôt demandé une renégociation de la convention, devient le
premier syndicat malgré une faible progression de 31 à 31,2%. La
FMF, qui fédère la mouvance la plus libérale du monde médical, fait
une percée remarquée, de 5 à 16,5%. Le nouveau venu, Espace
généraliste, transforme son coup d'essai avec un score de 16%.
Enfin, parmi les 7 candidats issus du SNJMG qui se présentaient à
ces élections, François Pélissier est élu en Alsace.
Chez les spécialistes, la CSMF enregistre un recul sévère, passant
de 60 à 38,6%. Elle conserve toutefois la première place de
justesse, talonnée par une FMF qui multiplie son score par cinq,
grimpant de 7 à 35,7%. Le SML, partenaire conventionnel de la CSMF,
est en repli, de 22% en 2000 à 15,4%.

31 mai 2006
- Dépenses de santé : Mise en garde du Comité d'alerte
Le Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses maladie a décidé ce
mercredi de ne pas mettre en oeuvre "à ce stade" la procédure
d'alerte prévue en cas de dérapage des dépenses, tout en mettant en
garde les pouvoirs publics sur "un risque" possible de dépassement
des dépenses : "Les informations recueillies par le comité montrent
qu'il existe actuellement un risque de dépassement de l'objectif de
dépenses d'assurance maladie fixé pour 2006 - 140,7 milliards
d'euros (...) Le comité considère que le dépassement total peut être
contenu dans la limite des 0,75% (soit 1 milliard d'euros) (...). Il
a donc décidé de ne pas mettre en oeuvre cette procédure (d'alerte)
à ce stade (Toutefois, il) se réserve de rendre un nouvel avis au
cours des prochains mois si le risque de dépasser le seuil d'alerte
devait se renforcer (Le comité) estime que la réalisation de
l'objectif nécessite une inflexion supplémentaire de l'évolution des
soins de ville et une grande vigilance dans le suivi des
établissements de santé".
NB : Ce comité est composé du directeur général de l'Insee
Jean-Michel Charpin, du secrétaire général de la commission des
comptes de la Sécurité sociale François Monier et du directeur
général de l'institut de conjoncture Rexecode Michel Didier.

26 mai 2006
- URML : le SNJMG rappelle l'enjeu du scrutin
L'avant dernier jour de la campagne électorale, une lettre
d'information du site snjmg.org est diffusée pour rappeler les
enjeux des élections aux URML et donc l'importance du vote...

24 mai 2006
- DMP : Le Canard enchainé dénonce un "pari idiot"
Estimant que le projet du DMP s'inscrit désormais dans un contexte
de « pari idiot lancé par Douste-Blazy voilà deux ans » sensé être
lancé "juste avant la présidentielle", l'hebdomadaire satirique
dresse l'inventaire des obstacles : panne de décrets indispensables,
valse des responsables d'une maîtrise d'ouvrage du projet déjà
sous-dimensionnée, absence de financement. Le Canard Enchaîné
précise également que le Comité d'orientation, dont le ministre fait
l'épicentre de sa concertation, n'a pas d'existence légale et se
compose donc d'une cinquantaine de sommités "qui font semblant". A
l'instar des industriels spécialisés ou les parlementaires du Sénat,
l'article prédit l'impasse du projet en rappelant que l'opacité
autour des modalités financières, tant pour les investissements à
consentir que pour la rémunération des médecin, semble relever du
"secret-défense". Enfin, le Canard enchaîné conclut en soulevant le
risque de voir les données de santé "traitées en Chine ou dans
d'autres paradis informatiques".
Pour en savoir plus :
article du Canard enchaîné reproduit par Fulmédico

23 mai 2006
- URML : Le SNJMG précise ses consignes de vote
Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un nouveau communiqué de
presse pour rappeler ses consignes de vote pour les élections aux
URML (en appelant notamment à voter pour l'une des listes
d'opposants à la convention dans les régions où le syndicat n'a
conclu aucun accord).
Pour en savoir plus : communiqué de presse
(http://www.snjmg.org/infos/communiques_presse_2006.html)
- DMP : le GIP annonce la généralisation pour "mi-juillet 2007"
Le directeur du Groupement d'intérêt public (GIP) chargé de mettre
en place le Dossier médical personnel (DMP), Jacques Sauret, assure
dans un entretien accordé à La Croix ce mardi que l'objectif de voir
généralisé à partir de mi-juillet 2007 le DMP serait "tenu".
Selon M. Sauret, "Au printemps 2007, toute personne qui en fera la
demande pourra ouvrir un DMP sur un portail internet qui sera géré
dans un premier temps par la Caisse des dépôts et consignations
(...) Pour toutes les personnes qui n'ont pas d'ordinateur,
l'ouverture du dossier (pourrait) se faire par téléphone".
Toujours selon M. Sauret, "il n'est pas question d'établir un
document exhaustif comportant toute l'histoire médicale du patient :
en dix minutes de consultation, un médecin n'a pas le temps de se
plonger dans un dossier de 150 pages, il faudra qu'il puisse voir en
un seul coup d'oeil les informations les plus pertinentes".
M. Sauret indique toutefois que le déremboursement des patients qui
refuseraient l'accès de leur dossier à un médecin "ne devrait pas
intervenir dès 2007 (...) Il faut laisser un peu de temps pour que
les choses se mettent en place".
- DMP : Xavier Bertrand optimiste à l'occasion des 2èmes
rencontres parlementaires
A l'occasion des deuxièmes rencontres parlementaires consacrées au
DMP, à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé a confirmé,
"au vu des avancées déjà réalisées, que l’objectif de juillet 2007
sera tenu". Après avoir rappelé qu'il avait "organisé une large
concertation, afin d’obtenir un dispositif simple, au service de
tous les acteurs", il a estimé que les propositions des industriels
"ne diffèrent pas fondamentalement du scénario de généralisation
présenté" par le GIP. Il a expliqué, en détail, le contenu du DMP.
Un volet données générales (antécédents personnels, médicaux,
allergies, intolérances,..), alimenté par les professionnels et les
établissements de santé, un volet soins (Résultats d’examens
biologiques, Compte rendu d’actes, d’hospitalisation, Suivi des
soins, informations du dossier pharmaceutique) alimenté par les
professionnels de santé concernés, un volet prévention et un volet
images (documents radiologiques ou d’imagerie médicale). Enfin, il a
annoncé les premiers agréments d’hébergeurs, le 16 mai, par le
comité mis en place en février dernier. La décision de la CNIL, qui
doit autoriser les expérimentations DMP, est reportée au 30 mai. Les
expérimentations terrain pourront donc débuter début juin et seront
prolongées jusqu’à la fin 2006. Quant au « service DMP », qui
ouvrira en juillet 2007, il sera composé de trois entités : portail
unique d’accès, hébergeurs de DMP, service d’assistance
téléphonique.
Enfin, le site du GIP publie l’appel à candidature pour retenir un
hébergeur de dossier médical personnel (DMP) chargé de mettre en
place la solution d’hébergement de référence des DMP pour l’ensemble
des bénéficiaires de l’Assurance maladie conformément à la loi du 13
août 2004 (une loi qui ne prévoyait pourtant pas d'"hébergeur de
référence" !). Les candidatures doivent arriver sur le bureau de
Dominique Coudreau avant le 5 juillet 2006 minuit.
Pour en savoir plus :
-
Discours du ministre de la Santé
- "Bla
bla bla à la deuxième journée parlementaire sur le DMP" sur le blog
du DMP
-
"Mélodie en sous-sol pour le DMP" sur Fulmedico
-
Dossier de consultation pour l'hébergeur de référence

22 mai 2006
- DMP : les industriels font connaître leurs doléances
Les Entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux (Lessis)
et le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem)
dénoncent ce jour, dans une note de trente pages adressée aux
responsables politiques actuels et à venir, les brusques changements
de stratégie et de déploiement du DMP sans aucune concertation et
qui passent "par profits et pertes la dynamique qui s'était engagée
(à la demande de l’Etat) depuis près de dix-huit mois, basée sur une
démarche pragmatique d'opérations de préfiguration". Les industriels
dressent dans cette note l'inventaire des principaux obstacles à la
réussite de ce projet essentiel pour le devenir de notre système de
santé et les options réalistes visant à éviter un nouveau fiasco
(comme le "dispendieux carnet médical papier"). Ils recommandent
vivement "une véritable concertation avec l’ensemble des acteurs du
DMP, en n’oubliant pas les enseignements de l'expérience".
Pour en savoir plus :
"De l’urgence de renouer avec une dynamique partagée par l’ensemble
des acteurs"
- Typologie des contrats d’assurance maladie complémentaire en
2003
D'après l’enquête statistique de la Drees auprès des organismes
d’assurance maladie complémentaire pour l’année 2003, ce sont les
remboursements des prothèses dentaires, des lunettes et des
dépassements d’honoraires pour les consultations de médecine de
ville qui différencient le plus les contrats offerts. Parmi les
quatre groupes de contrats de la typologie, deux d’entre eux sont de
niveau intermédiaire et couvrent huit personnes sur dix. Ils
comprennent à la fois des contrats « standards », dont les
prestations servent ici de référence et des contrats qui apportent
une meilleure couverture en dentaire. Les contrats « d’entrée de
gamme » remboursent, quant à eux, rarement au-delà du tarif de la
Sécurité sociale mais couvrent l’intégralité du ticket modérateur en
pharmacie. Au contraire, les contrats « haut de gamme », qui sont
souvent des contrats collectifs, ne le couvrent pas toujours
complètement, mais ils offrent des garanties deux à trois fois
supérieures à celles des contrats « standards » en matière
d’optique, de prothèses dentaires et de dépassements d’honoraires.
Pour en savoir plus :
« Études et Résultats » n° 490 – mai 2006

16 mai 2006
- Honoraires : la MGE au JO
La décision de l'UNCAM de créer la majoration MGE conformément à
l'avenant 12 de la convention médicale est publiée ce jour au
Journal Officiel (majoration de 3 euros pour les consultations des
enfants de 2 à 6 ans) avec 1 mois de retard sur la date initialement
prévue.
- DMP : le CISS demande un "débat citoyen sur les données de
santé"
Le conseil d’administration du Collectif interassociatif sur la
santé (CISS), réuni ce jour, a manifesté son attachement à
l’instauration d’un DMP et a décidé de continuer à participer aux
instances du GIP jusqu’au prochain séminaire du comité d’orientation
prévu en juillet, tout en réclamant l’ouverture en France d’un débat
citoyen portant sur l’éthique et les conditions de gestion des
données de santé informatisées ; un débat qui "devrait aboutir à la
définition d’une doctrine partagée, sous la forme d’une conférence
de consensus ou d’un jury citoyen. L'outil existe déjà : le forum
des droits sur l'Internet, à l'image des débats sur la carte
d'identité électronique en 2005.
Pour en savoir plus :
Communiqué "Ouvrons enfin un débat citoyen sur les données de santé"

11 mai 2006
- Violences contre les médecins : les médecins généralistes en
ville sont les plus touchés
Six cent trente neuf déclarations d'incidents touchant des médecins
ont été enregistrées en 2005, la moitié ayant eu lieu en ville (47%)
et concernant surtout des généralistes (55%), selon une synthèse
publiée ce jeudi et réalisée par Ipsos pour le Conseil national de
l'Ordre des Médecins dans le cadre de l'Observatoire de la sécurité
des médecins.
Les 639 déclarations représentent 0,31% de la population de
référence qui compte 205.864 médecins en activité en 2005, soit un
taux identique à celui observé en 2003 (0,32%).
En 2005, les incidents ont touché à 55% des généralistes contre 59%
en 2003. Chez les spécialistes touchés, les ophtalmologistes, les
psychiatres et les gynécologues/obstétriciens sont les plus
concernés.
L'agression verbale entre un patient et le médecin constitue
l'incident le plus fréquemment observé (50%) en 2005, tendance en
augmentation par rapport à 2003 (42%). Le vol vient en seconde
position en 2005 (23%) comme en 2003 (27%).
Parmi les causes provoquant ces incidents, "un temps d'attente jugé
excessif" est le motif le plus fréquemment cité (10%) devant le
"refus de prescription" (8%).
62% des incidents ont eu lieu au cabinet du praticien et dans 86%
des cas, l'incident n'a pas occasionné d'interruption temporaire de
travail.
34% des médecins concernés ont déposé une plainte, alors que pour
44% d'entre eux, il n'y a pas eu de suite.
Concernant la répartition géographique, le Val d'Oise arrive en tête
en 2005 (38 fiches) suivi de la Drôme (32) et du Nord (30). En 2003,
le Val-de-Marne était en tête (63 fiches) suivi du Pas-de-Calais
(49) et du Nord (37).

10 mai 2006
- Permanence des soins : le ministre répond aux "réserves" du
président de l'Uncam
Dans un courrier daté de ce mercredi et adressé au président de l'Uncam,
Michel Régereau (CFDT), le ministre de la Santé Xavier Bertrand
répond aux "réserves", exprimées à la suite de la présentation la
semaine dernière de nouvelles mesures destinées à aménager le
dispositif de permanence des soins (PDS).
M. Régereau avait notamment rappelé que le conseil de l'UNCAM du 20
avril "avait rappelé son attachement à une obligation collective de
résultat en terme de participation de la médecine de ville à la
PDS", alors que la PDS est organisée sur le principe du volontariat.
Il avait également indiqué que "le conseil préférait que les
médecins participent à la régulation libérale au lieu du
renforcement de la garde hospitalière".
Pour la PDS, pendant la deuxième partie de la nuit (entre minuit et
08H00), le ministre a en effet annoncé que les préfets "auront la
possibilité, au cas par cas et en l'absence de solution alternative,
de confier à un ou plusieurs établissements hospitaliers
l'organisation de la permanence des soins" pendant cette période,
"accompagnée des moyens correspondants".
Dans son courrier, M. Bertrand fait valoir que les orientations
récemment présentées interviennent après un rapport commun de
l'Inspection générale de l'action sociale et de l'Inspection
générale de l'administration et qu'elles "prennent en compte
également les propositions faites par les diverses organisations
(représentant) tout le champ de l'organisation la permanence des
soins et de l'urgence". Arguant ainsi d'une "large concertation (et
d') un large assentiment", M. Bertrand souligne que "la possibilité
d'étendre la permanence des soins le samedi après-midi - et au seul
samedi après-midi - ne sera mise en oeuvre que pour autant que le
besoin en est exprimé localement (Dans ces conditions) l'objectif
est bien, comme vous l'appellez de vos voeux, de mobiliser davantage
les médecins libéraux, lorsque c'est nécessaire, pour éviter
l'engorgement des SAMU et des urgences". Il fait valoir que "la
possibilité pour les préfets de s'appuyer dans certains cas sur les
structures hospitalières a le même objectif", comme moyen
alternatif: "garantir que partout sur le territoire, nos concitoyens
auront une réponse médicale de qualité".

05 mai 2006
- ALD : un guide associatif pour compléter le protocole de soins
Depuis la fin 2005, les demandes de prise en charge à 100 % au titre
d'une ALD doivent être faites sur un nouveau formulaire : le
protocole de soins. Sa mise en place a complexifié l'accès à l'ALD
pour les personnes gravement malades. Aussi, Le TRT-5, qui regroupe
huit associations de lutte contre le VIH/sida, en collaboration avec
la SFLS, Société Française de Lutte contre le Sida, a élaboré un
guide destiné aux médecins traitants, médecins spécialistes de
l'infection par le VIH, médecins conseils des caisses d'assurance
maladie… - et, bien sûr, aux personnes atteintes par le VIH. Ce
guide rappelle le dispositif général du nouveau protocole de soins
et précise les dispositions obtenues pour limiter les difficultés
qui ont accompagné les premiers pas de la mise en place du
formulaire.
Pour en savoir plus :
article du
TRT-5

04 mai 2006
- URML : le SNJMG désigne un porte parole national pour la
campagne électorale
A l'occasion de la publication d'un communiqué de presse, le SNJMG
détaille les listes communes accueillant des candidats issus du
syndicat et les listes ayant convenu un accord pour bénéficier
localement du soutien du SNJMG. Ce communiqué de presse annonce
également la désignation du Dr Pierre Martin (candidat en Midi
Pyrénées) comme porte parole national pour la campagne électorale.
Pour en savoir plus :
communiqué de presse
- PDS : une nouvelle réunion au ministère et des propositions du
ministre
A l’initiative de Xavier Bertrand, une réunion de différents acteurs
de la permanence des soins (PDS), ce jour au ministère de la Santé,
a abordé les thèmes suivants : la régulation, l’organisation, la
clarification et la simplification des circuits de décisions et de
financement, et notamment la question du financement des MMG par le
Faqsv, l’évaluation de la permanence des soins, la communication en
direction du grand public.
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé le lendemain, dans
un communiqué, de nouvelles mesures "pour fiabiliser et rendre plus
efficace et plus homogène sur le territoire le dispositif" : la
"généralisation, dans tous les départements" de la participation des
médecins libéraux à la régulation des appels téléphoniques réalisés
par le Samu (centres 15), un financement des maisons médicales de
gardes "simplifié et pluriannuel" et une nouvelle évaluation de ces
structures demandée au Dr. Jean-Yves Grall pour le 15 juillet
prochain. Pour la permanence des soins pendant la deuxième partie de
la nuit (la période entre minuit et 08h00), le ministre indique que
les préfets "auront la possibilité, au cas par cas et en l'absence
de solution alternative, de confier à un ou plusieurs établissements
hospitaliers l'organisation de la permanence des soins" pendant
cette période, "accompagnée des moyens correspondants". "Les préfets
pourront également étendre, s'ils le jugent nécessaire, la période
de permanence au samedi après-midi. Un décret en Conseil d'Etat
rendra cette disposition applicable pour l'été. Enfin, il sera
demandé aux préfets d'établir une organisation particulière pour les
périodes de pics saisonniers ou épidémiques, en tenant compte
également des jours fériés". D'autre part, "une campagne
d'information à destination du grand public sur le bon usage du 15
sera lancée avant la fin de l'année". Enfin, le ministre a décidé
"d’institutionnaliser, sous la forme d’un comité national de la
permanence de soins, des réunions régulières avec les différents
partenaires de la permanence des soins".
Pour en savoir plus :
Communiqué ministériel
- CNAMTS : Les administrateurs annulent leur conseil
Les administrateurs du conseil de la CNAMTS ont annulé leur conseil
ce jour, pour protester contre une dérive "technocratique" du
fonctionnement de cet organisme. Présidée par Michel Régereau (CFDT)
la séance a été interrompue par les représentants des différentes
organisations syndicales mais aussi ceux du MEDEF, de la Mutualité
française et les personnes qualifiées : "il y a eu un mouvement de
colère de la part des administrateurs qui ont dit qu'ils en avaient
assez de ne recevoir les documents à examiner que la veille pour le
lendemain", a déclaré Bernard Salengro de la CFE-CGC. Ceux-ci
demandent au directeur général de la CNAMTS un strict respect du
règlement intérieur : ils n'accepteront plus de délibérer en conseil
sur des sujets qui ne leur auraient pas été soumis au moins huit
jours auparavant. M. Régereau a indiqué qu’il souscrivait aux griefs
exprimés par les administrateurs, ajoutant que "c’est l’organisation
de la maison" qui est en cause. "La réorganisation (issue de la
réforme) n’a pas pris en compte le rôle du conseil, les travaux des
différentes commissions et la nécessité d’anticiper". Le directeur,
Frédéric van Roekeghem a reconnu qu’il "y avait une marge de
manoeuvre d’amélioration, du côté des services de la CNAM, mais
aussi du côté de l’organisation des conseils", soulignant qu’un
séminaire de travail avec les chefs de groupe avait été décidé "pour
une meilleure optimisation des travaux".
Pour en savoir plus :
Article de l'argus de l'Assurance

02 mai 2006
- URML : le Bureau National du SNJMG officialise la participation
du syndicat aux élections
Le Bureau National du SNJMG officialise la participation de
candidats issus du syndicat dans des listes d'union (avec MG-France
en Midi Pyrénées, avec Espace Généraliste en Alsace, Ile de France
et PACA)et le soutien sans participation d'autres listes (listes
MG-France en Aquitaine et Basse Normandie). Dans les régions où le
SNJMG ne participe pas à des listes communes et n'a pas conclu
d'accord local, le Bureau National du SNJMG invite les électeurs à
voter pour n'importe quelle liste d'opposition à la convention
médicale de 2005.
- Modes d'accès aux spécialistes : état des lieux avant la mise
en place du parcours de soins
D’après les données de l’enquête Santé et Protection sociale menée
par l’IRDES en 2004, et donc avant la mise en place de la réforme de
l’Assurance maladie d’août 2004, environ un tiers des séances de
spécialistes résultait d’un accès direct des patients, avec
d’importantes variations selon la spécialité du praticien. Trois
catégories de spécialistes se distinguent : les spécialistes pour
lesquels l’accès est principalement à l’initiative du patient
(dermatologues, ophtalmologues et gynécologues), les spécialistes
consultés très majoritairement après conseil médical (anesthésistes,
radiologues, endocrinologues, chirurgiens, pneumologues,
cardiologues, gastro-entérologues et rhumatologues), enfin, ceux qui
ont un accès mixte (psychiatres et ORL). Parmi les consultants de
spécialistes, le mode d’accès (conseillé ou non par un médecin)
était peu influencé par le statut socio-économique des patients,
mais dépendait principalement de leur état de santé, du lieu de la
séance (ville ou hôpital) ou encore de la spécialité concernée.
Pour en savoir plus :
enquête IRDES

26 avril 2006
- L'instruction sur le faux médecin de Dordogne dépaysée à
Limoges
Suivant la requete du parquet général, la chambre de l'instruction
de la cour d'appel de Bordeaux a rendu ce mercredi un arrêt
dépaysant au tribunal de grande instance de Limoges l'affaire du
faux médecin de Dordogne, qui exerçait depuis 2002 à Périgueux sans
avoir obtenu son doctorat de fin d'études. Le faux médecin, X. B.,
45 ans, qui avait réussi à s'inscrire au conseil de l'ordre des
médecins de la Dordogne en présentant un fausse attestation de
réception de thèse de l'université Paris VII, a été mis en examen le
8 avril pour "exercice illégal de la médecine, escroquerie, faux et
usage de faux".
Placé en liberté conditionnelle avec interdiction de résider en
Dordogne, l'homme risque jusqu'à cinq ans de prison pour les faits
d'escroquerie, relatifs aux honoraires qu'il a perçus pendant plus
de trois ans. Le montant du préjudice pour les différents régimes de
l'Assurance Maladie a été évalué à environ 250.000 euros, selon la
CPAM de la Dordogne.
X. B. qui avait ouvert avec sa femme un service de garde du type SOS
Médecins, a été démasqué par un magistrat du parquet général de
Bordeaux quand le prétendu généraliste avait voulu s'inscrire sur la
liste des experts près la cour d'appel, présentant une
impressionnante collection de diplômes, notamment en médecine légale
et toxicologie.

15 avril 2006
- Convention : Imbroglio pour la consultation Jeune Enfant
L'Union nationale des omnipraticiens français (Unof) et MG France
appellent les médecins généralistes à appliquer dès ce samedi une
revalorisation de la consultation pour les enfants de 2 à 6 ans
prévue pour ce jour par l'avenant 12, alors que la réglementation ne
prévoit son application qu'après avis de l'Unocam (complémentaires
santé).
L'Unof (la branche généraliste de la CSMF) "encourage les médecins
de famille à appliquer cette majoration dès le 15 avril".
MG France a déclaré dans un communiqué "ne pas accepter que les
généralistes soient une fois de plus méprisés et (leur) demande
d'appliquer les majorations prévues par l'avenant 12 à la convention
et paru au journal officiel du 30 mars 2006".
Le SNJMG a inclu dès ce jour la majoration dans son outil de
cotation...

14 avril 2006
- AGF suspend projet assurance santé de luxe en raison de
l'"émotion" suscitée
Dans un communiqué publié ce jour, l'assureur français AGF annonce
sa décision de suspendre son projet d'assurance santé de luxe, "AGF
Excellence Santé" : "Certains aspects de ce projet suscitent
incompréhension et émotion puisqu'est mise en cause sa compatibilité
avec les principes et le fonctionnement de notre système de soins et
avec la déontologie médicale (...) Aussi, les AGF ont décidé de se
donner un temps supplémentaire de réflexion dans un esprit de
concertation pour tenir compte des sensibilités qui se sont
exprimées".
Le projet des AGF de lancer une assurance santé complémentaire de
luxe réservée aux très gros revenus, qui auraient un accès
prioritaire à des praticiens que l'assureur présente comme les
meilleurs dans leur domaine, battrait en brèche le principe de
solidarité de l'assurance maladie obligatoire et a déclenché un
tollé. Le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) a
notamment écrit à l'assureur pour lui demander "des précisions", se
disant "interpellé" par ce projet "sur le plan de la déontologie".
Par ailleurs, plusieurs organisations syndicales et politiques (dont
la CFTC et le PCF) s'étaient élevées contre ce projet.
- Honoraires des médecins généralistes : revenus bruts plus
élevés et plus homogènes en 2004 qu'en 1983
Les honoraires des médecins généralistes ont augmenté de 27,5% en
euros constants entre 1983 et 2004 et leur croissance a surtout
bénéficié aux médecins ayant les plus faibles revenus, révèle ce
vendredi une étude de la Drees (ministères de l'emploi et de la
santé).
Selon cette étude, "le pouvoir d'achat moyen des omnipraticiens
(...) a augmenté de manière significative entre 1983 et 2004, leurs
honoraires annuels moyens, calculés en euros constants de 2004,
étant passés de 94.231 à 120.188 euros en 2004, soit une hausse de
27,5%". Leurs revenus nets sont toutefois inférieurs à ces chiffres,
compte tenu des charges.
Cette hausse des honoraires s'est accompagnée d'une diminution des
inégalités entre généralistes. Selon l'étude, les 10%
d'omnipraticiens les mieux rémunérés gagnaient en 2004 3,3 fois plus
que les 10% les moins bien rémunérés, contre 3,8 fois en 1992 et 4,2
fois en 1983 : "Cette homogénéisation trouve son origine dans une
croissance du pouvoir d'achat plus forte (des omnipraticiens les
moins bien rémunérés) pour l'essentiel "des femmes et des
omnipraticiens en début de carrière".
Ainsi, "les honoraires des femmes étaient de 25% inférieurs à ceux
des hommes en 2004, contre 58% inférieurs en 1983 (...) Le métier de
généraliste étant presque exclusivement masculin avant les années
80, plus de 60% des femmes présentes en 1983 commençaient à peine
leur carrière" et avaient de ce fait des honoraires modestes. Par
ailleurs, la baisse de la dispersion des honoraires s'explique
également par la réduction de la part des généralistes en début de
carrière qui est tombée à 12% en 2004, contre 45% en 1983, du fait
des politiques gouvernementales en matière de numerus clausus.
- Les consultations et visites des médecins généralistes durent
en moyenne 16 minutes
Les consultations et visites des médecins généralistes libéraux
durent en moyenne 16 minutes avec des disparités notables en
fonction des revenus des patients ou du sexe du médecin, révèle ce
vendredi une étude menée par la Drees (direction du ministère des
Affaires sociales).
Selon cette étude menée en 2002 auprès de 922 médecins généralistes
libéraux sur 44.000 consultations en cabinet et 6.000 visites à
domicile, "la durée moyenne de séance évaluée par le médecin est de
16 minutes, 15 minutes pour les consultations au cabinet et 18
minutes pour les visites".
Les causes des variations de durée des séances sont attribuables
pour deux tiers aux disparités des patients et pour un tiers aux
différences de pratique d'un généraliste à l'autre.
Selon l'étude, "les cadres et professions libérales ont des durées
de séances significativement supérieures (17 minutes) à celles des
employés (15,4 minutes) et des bénéficiaires de la CMU
complémentaire (14,6 minutes)".
Les médecins à honoraires libres (secteur II) consacrent plus de
temps à leurs patients (18,3 minutes) que les médecins du secteur I
("tarifs Sécu") qui consacrent en moyenne 15,6 minutes par séance.
Les femmes médecins gardent également en moyenne leurs patients plus
longtemps que les hommes et la durée de la séance s'allonge avec
l'âge des médecins atteignant 19,1 minutes pour les femmes médecins
de 55 ans et plus contre 15,9 minutes pour leurs homologues
masculins de la même tranche d'âge.
Selon l'étude, les séances sont plus longues lorsqu'il s'agit de
patients atteints de pathologies psychologiques ou psychiatriques
(18,2 minutes contre 14,3 minutes pour les infections des voies
aériennes), de personnes souffrant d'affections de longue durée
(18,7 minutes), de personnes âgées (16,8 minutes pour les personnes
de plus de 70 ans contre 13,5 minutes pour les 7-14 ans) ou de
nouveaux patients (15,9 minutes contre 15 minutes pour un patient
occasionnel).

11 avril 2006
- Permanence de soins : Un rapport sévère de l'Igas
L'inspection des affaires sociales (Igas) dresse un tableau sévère
de la permanence des soins (PDS) - accès aux soins en dehors des
heures d'ouverture des cabinets libéraux -, jugeant le dispositif
"non abouti", peu fiable, trop "complexe", dans un rapport au
ministre de la Santé. Le rapport de l'Igas, écrit conjointement avec
l'Inspection générale de l'administration (Iga), avait été commandé
par le ministre de la Santé Xavier Bertrand. Il lui a été remis la
semaine dernière et a été rendu public ce jour sur le site internet
de La documentation française.
Selon ce rapport, "le dispositif de la permanence des soins, malgré
les avancées apportées (par le décret d'avril 2005 et le texte
conventionnel) n'est pas abouti et demeure fragile (Si) le
dispositif s'est quasiment déployé sur l'ensemble du territoire (,)
sa fiabilité n'est pas assurée (...) Des difficultés apparaissent
tant dans l'organisation de la régulation (fait pour un médecin, de
répondre et d'orienter le patient au téléphone, ndlr) qu'au plan de
la disponibilité d'intervenants sur le terrain"
Les auteurs, qui se sont rendus dans six régions et dix
départements, notent que "la réponse de la médecine libérale à la
demande de soins" y est "variable", une situation qui "résulte
notamment du caractère volontaire de la participation" aux tours de
gardes.
Quoi qu'il en soit, ils constatent "une tendance générale au
désengagement de la médecine libérale" de minuit à 08h00 et
"souvent, une absence de couverture intégrale des autres plages
horaires de la PDS (...) Ces insuffisances dans la couverture de la
population ne permettent pas au public de s'orienter correctement
dans le système".
Autre critique: "l'efficience du nouveau dispositif n'est pas
assurée", juge-t-il, soulignant que l'estimation faite en avril d'un
coût de 60 M EUR en année pleine "sera probablement dépassée".
Enfin "le pilotage est trop complexe", note le texte, qui observe
une "confusion des rôles et des intérêts" de l'Etat et de
l'assurance maladie.
Pour répondre à ces défauts, les auteurs du rapports édictent 23
propositions d'améliorations à apporter au système. Parmi 23
propositions, l'Igas et l'Iga préconisent d'élargir les horaires de
la PDS au samedi après-midi, d'"adopter un numéro unique d'appel
commun à la PDS et à l'aide médicale urgente".
Privilégier "une rémunération à l'activité plutôt qu'une
revalorisation des astreintes au montant déjà élevé", "consolider
les régulations mixtes (samu-libéraux)" et mobiliser, notamment en
deuxième partie de nuit, les hospitaliers "dans les départements où
la PDS est mal assurée" sont d'autres recommandations.
Interrogé, le président de la CSMF, Michel Chassang, a qualifié le
tableau dressé de "tissu de mensonges" et "pures calomnies". Il a
toutefois jugé positif "la reconnaissance du samedi après-midi comme
période de garde" et le fait de faire appel aux hospitaliers après
minuit.

05 avril 2006
- Marketing Santé : le CLCV dénonce l'accord entre Danone et les
AGF
Les AGF, filiale de l'assureur allemand Allianz, proposent aux
assurés de sa complémentaire santé de rembourser, entre avril et
décembre 2006, l'achat de produits "Danacol" de Danone, présentés
comme ayant des propriétés anticholestérol.
L'association de consommateurs CLCV a dénoncé ce mercredi cet accord
entre le groupe agroalimentaire Danone et les AGF : "Inquiète des
dérives actuelles, la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie)
se demande dans un communiqué à qui profite "le crime" (...) Aux
professionnels, incontestablement: les AGF y gagneront des assurés
et Danone des parts de marché et des marges substantielles, les
yaourts enrichis étant deux fois plus chers (...) Quant aux
consommateurs, ils risquent de nouveau d'être abusés par des
messages trompeurs. C'est pourquoi, la CLCV se réserve le droit
d'agir en justice contre les professionnels concerné (...) Il s'agit
là d'un nouveau coup "marketing santé", en tout point comparable à
l'opération lancée par Unilever et la Maaf autour des produits
Proactiv",
La veille, l'association UFC-Que Choisir avait déjà réagi, affirmant
que ce partenariat n'est "qu'une action marketing scandaleuse".

31 mars 06
- URML : La Revue Prescrire dénonce le partenariat avec
l'industrie pharmaceutique
Dans son numero d'Avril 2006 publié ce jour, le Revue Prescrire
dénonce le partenariat de la conférence des URML, présidée par le Dr
Monod (CSMF), avec Pfizer pour la création d'un portail Internet
commun aux URML (site financé à 80% par le laboratoire
pharmaceutique).
NB : ce partenariat a fait l'objet d'une des questions adressées par
le SNJMG aux différents syndicats amenés à participer aux élections
aux URML
- Nomenclature : Réunion annulée
La commission de hiérarchisation des actes devait se réunir ce jour
à propos de la majoration enfant (+ 3 euros pour la consultation
généraliste de l´enfant de 2 à 6 ans) prévue pour être appliquée au
15 avril 2006 et sur les spécialités perdantes. Mais la commission
n´a pas pu se tenir pour absence de quorum*. En effet, les 4
représentants du SML, les deux représentants de la FMF et les deux
représentants d´Alliance étaient absents. Seuls les quatre
représentants de la CSMF et les deux de MG France étaient présents.
Selon la CSMF, « le retard que va engendrer cette position
irresponsable risque d´empêcher l´application de la nouvelle
majoration enfant permettant le passage à 23 € de la consultation de
l´enfant de 2 à 6 ans au 15 avril 2006 ». MG France, pour sa part,
considère cet « événement » comme la preuve de « la fragilisation
d´une convention dont la légitimité doit désormais être vérifiée par
les élections professionnelles du mois de mai ».
NB : La prochaine réunion de la Commission est en principe
programmée au 12 avril prochain, soit trois jours avant l´entrée en
vigueur de cette majoration enfant.

30 mars 06
- Convention : L’avenant n°12 publié au JO
L’arrêté du 23 mars portant approbation de l’avenant n°12 à la
convention nationale des médecins généralistes et spécialistes a été
publié au « Journal officiel » du 30 mars. Ce texte a été conclu le
3 mars dernier entre l’Union nationale des caisses
d’assurance-maladie (UNCAM), la Confédération des syndicats médicaux
français (CSMF) et l’Alliance intersyndicale des médecins
indépendants de France. Il fixe pour 2006 trois nouvelles missions
de prévention pour les quelque 50.000 généralistes choisis comme
médecins traitants ainsi qu’un objectif de maîtrise médicalisée de
1,4 milliard d’euros pour les généralistes et les spécialistes sur
2006-2007. Il prévoit en outre un certain nombre de revalorisations
pour les praticiens, dont certaines entrent en application ce
vendredi. Ainsi le tarif des consultations à l’intérieur du parcours
de soins est majoré de 1 euro, tout comme la consultation du médecin
correspondant. Pédiatres, psychiatres et cardiologues bénéficient
également de tarifs bonifiés...
- Carte Vitale : la carte 2, promoteur du don d’organes
On devrait voir mentionner sur la future carte Vitale 2 que le
titulaire de la carte a bien été informé de la réglementation en
vigueur sur le don d'organe. L’apposition de cette mention
signifiera que l’on « connaît bien la loi et qu'on est donc tout à
fait favorable au don d'organe ». Elle aura un caractère facultatif,
a annoncé hier le ministre de la santé Xavier Bertrand, à l’occasion
du 20e anniversaire de la Course du cœur. « Ce dispositif, qui peut
s'apparenter à l'utilisation actuelle de la carte de donneur, ne
change en rien le principe du consentement présumé et la possibilité
de s'inscrire sur le registre national du refus », a commenté ce
jour l'Agence de la biomédecine dans un communiqué. Cette annonce du
ministre « offre l'opportunité supplémentaire à chaque personne de
prendre position sur le don d'organe, d'en parler en famille et avec
ses proches ».
NB : A l'heure actuelle, on peut s'opposer au don soit en
s'inscrivant sur le registre national des refus, soit en témoignant
de son opposition à ses proches.

29 mars 2006
- PDS : Xavier Bertrand annonce qu'aucune maison médicale de
garde ne fermera au 1er avril
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a répondu ce jour au
député (UMP) de Seine-Maritime, Daniel Fidelin sur la pérennité des
maison médicale de garde (MMG) : "Au 1er avril, aucune maison
médicale de garde ne fermera ses portes, faute de financement (...)
La loi de financement (de la Sécurité sociale) pour 2006 prévoit une
hausse des crédits alloués aux maisons médicales mais ces moyens ne
sont toujours pas disponibles (...) J'ai demandé une nouvelle fois,
dans un courier, au directeur de l'assurance maladie (Frédéric van
Roekeghem, ndlr) et au président de la Cnam (Michel Régereau, ndlr)
d'envoyer une instruction à l'ensemble des caisses locales
d'assurance maladie pour que les financements soient bien débloqués
(...) Je recevrai, courant avril, les représentants de l'assurance
maladie, des syndicats médicaux et du secteur hospitalier pour faire
le point sur ce dispositif auquel je suis très attaché car il permet
un désengorgement des services d'urgences".
NB : Le budget alloué aux MMG par l'assurance maladie été divisé au
moins par quatre pour 2006 et prévoit une réorientation des fonds
vers les zones rurales.
- Médicaments : Plus de 7 Français sur 10 favorables à des
prescriptions par les pharmaciens
Plus de sept Français sur dix (73%) accepteraient que les
pharmaciens effectuent des prescriptions de médicaments "pour des
pathologies à petits risques", selon un sondage Ipsos réalisé à
l'occasion du salon Pharmagora qui se tient ce week end.
Quelque 60% des sondés seraient par contre défavorables à ce que les
pharmaciens soient autorisés à "rédiger une ordonnance après le
diagnostic d'un médecin", et 61% à ce qu'ils puissent "modifier ou
adapter le traitement en fonction de l'évolution de la maladie".
Les pharmaciens revendiquent pour leur part à 68% la possibilité de
rédiger une ordonnance après le diagnostic d'un praticien et à 55%
celle de modifier ou adapter un traitement.
Les sondés indiquent également, pour 45% d'entre eux, qu'ils en
"parleraient d'abord à leur médecin" si leur pharmacien leur
apprenait à modifier certains de leurs comportements. 43% indiquent
qu'ils écouteraient leur pharmacien, ayant "suffisamment confiance
en lui".
Ce sondage a été réalisé les 12, 13 et 14 janvier auprès d'un
échantillon de 1.016 personnes représentatif de la population
française de 15 ans et plus, et auprès de 204 pharmaciens
d'officine.

24 mars 06
- Malades étrangers: la CNAM suspend sa décision d'exclusion de
la CMU
Dans l'attente d'une analyse juridique approfondie des services du
ministère de la Santé, le directeur général de l'assurance maladie a
suspendu l'application d'une lettre recommandant l'exclusion des
malades étrangers titulaires de l'Autorisation provisoire de séjour
de la CMU (couverture maladie universelle) complémentaire, indique
la Cnam vendredi. Cette annonce intervient après l'envoi d'une
lettre par l'Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE)
au ministre de la Santé et au directeur général de la Caisse
nationale d'assurance maladie, qui dénonçait la mesure. Dans cette
lettre, l'ODSE faisait état d"'une vague de refus d'ouverture ou de
renouvellement de la complémentaire CMU à l'encontre d'étrangers
gravement malades (et) titulaires d'une autorisation provisoire de
séjour (APS)". Selon l'Observatoire, ces pratiques faisaient suite
"à des consignes données en ce sens aux directeurs des caisses
primaires d'assurance maladie par la Cnam, notamment dans une
lettre-réseau du 27 février 2006" qui précise que ces étrangers "ne
sont pas considérés comme remplissant la condition de stabilité de
résidence". L'ODSE estimait à "plus de 6.000 le nombre de personnes
gravement malades titulaires d'une APS et qui seraient exclus de la
complémentaire CMU".
- Marketing Santé: UFC-Que Choisir assigne la Maaf en justice
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a assigné la mutuelle
Maaf Assurances en justice pour sa publicité mettant en avant les
produits ayant des propriétés anti-cholestérol de marque Proactiv
(Unilever) : "L'UFC-Que Choisir considère que ces publicités
présentées à la télévision, dans la presse et sur Internet, sont de
nature à induire en erreur les consommateurs quant aux résultats qui
peuvent être attendus du produit (Ces communications omettent de
mentionner) la nécessité de consulter un médecin avant de consommer
ces produits, les autres facteurs qui interviennent dans le taux de
cholestérol (activité physique, tabagisme, alcool, poids ...), le
suivi médical obligatoire lors d'une consommation prolongée (...)
Les recommandations des experts, notamment de l'Afssaps, indiquent
pourtant sans ambiguïté que le traitement des problèmes de
cholestérol nécessite un suivi médical, ainsi qu'une modification
globale de l'hygiène de vie (...) L'UFC-Que Choisir dénonce cette
publicité simpliste et dangereuse risquant d'encourager une
consommation non contrôlée de ces produits en l'absence de tout
suivi médical et nutritionnel".

23 mars 06
- Revenus nets des médecins libéraux en baisse (avec des
disparités)
Les revenus nets de charges des médecins libéraux ont diminué en
moyenne de 0,7% en 2004 par rapport à 2003, marqués toutefois par
une baisse pour les généralistes et une hausse pour les
spécialistes, selon la Caisse autonome de retraite des médecins de
France (CARMF) qui gère l'ensemble des régimes obligatoires de
retraite et de prévoyance des médecins libéraux (128.000 cotisants,
52 000 prestataires).
En 2004, les revenus nets (honoraires moins frais et charges) "se
sont élevés en moyenne à 75.692 euros, en diminution de 0,7% par
rapport à 2003". Cette baisse intervient toutefois après deux années
de hausse. De ce fait, sur la période 2001 à 2004, les revenus des
praticiens libéraux ont progressé en moyenne de 5% "en euros
courants" (2,9% hors inflation).
Les généralistes ont gagné en moyenne en 2004 62.871 euros, soit une
baisse de revenus de 5,1% sur un an, et les spécialistes 91.697
euros, soit une hausse de 3,8%, précise la Carmf.
Parmi les spécialités ayant les revenus les plus élevés, on trouve
l'anesthésie réanimation (133.296 euros), la radiologie imagerie
médicale (131.459 euros) et la chirurgie orthopédique et
traumatologique (124.917 euros).
Parmi les revenus des spécialistes les moins élevés, on relève la
gynécologie médicale (53.628 euros), la pédiatrie (60.936 euros) et
la psychiatrie générale (62.927 euros).
"Les médecins du secteur 2 (à honoraires libres) gagnent en moyenne
26,1% de plus que ceux du secteur 1 (honoraires "Sécu"), mais avec
des situations différentes pour les généralistes (- 5,6 %) et les
spécialistes (+ 19,6 %)"? précise la Carmf.
Nb : Une étude du ministère de la Santé publiée en janvier avait
indiqué que le pouvoir d'achat des généralistes avait reculé de 4,3%
en 2004 pour les généralistes, et augmenté de 1,4% pour les
spécialistes.
- Femmes MG : Relance du SNJMG sur la licence de remplacement et
du statut des internes enceintes
Suite à l'annonce de la prochaine publication du decret sur la
revalorisation de la couverture maternité des femmes médecins
libérales, Yassine Bouakaz a rappellé au ministère de la Santé les
autres revendications portées par MG-France, l'ISNAR-IMG et le SNJMG
: la prise en compte des arrêts maternité pour la période de
validité de la licence de remplacement et l'instauration d'un choix
validant en surnombre pour les internes enceintes. Yassine Bouakaz a
particulièrement insisté sur la revendication spécifiquement
présentée par le SNJMG sur la licence de remplacement. Il a ainsi
demandé que tout arrêt maternité (mais aussi) maladie rallonge
d'autant la période de validité de la licence de remplacement.

22 mars 06
- Femmes MG : Annonce de la prochaine publication du décret de
revalorisation de la couverture maternité
Le ministère de la santé a informé ce jour le SNJMG que le
décret alignant la couverture maternité des médecins libéraux sur
celle des salariés serait publié fin Avril au Journal Officiel. Cet
alignement demandé depuis plusieurs mois par le SNJMG avait fait
l'objet à l'automne dernier d'une action concertée de MG-France, de
l'ISNAR-IMG et du SNJMG auprès du gouvernement.

21 mars 06
- Convention : Avis favorable de l'Uncam à l'avenant du 3 mars
Le Conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam)
a rendu, ce mardi, un avis favorable à l'avenant signé le 3 mars par
l'assurance maladie et deux syndicats de médecins libéraux - CSMF et
Alliance - qui prévoit, entre autres, une hausse d'un euro du tarif
de la consultation des généralistes à partir du 1er août en
contrepartie d'économies sur les prescriptions en 2006 et 2007.
L'avis a recueilli 13 voix "pour" (MSA, Canam, Medef, CGPME, CFDT) ;
CGT, FO, CFTC, CFE-CGC n'ont pas pris part au vote.

20 mars 06
- CPAM : Démission de Claude Frémont
Claude Frémont, 63 ans, directeur de la Caisse primaire d'assurance
maladie (Cpam) de Nantes, figure atypique par ses prises de position
notamment lors des conflits entre Cpam et médecins, a annoncé ce
lundi sa démission en rappelant son opposition à la réforme de
l'assurance Maladie et en critiquant le "fonctionnement à marche
forcée" de la sécu : "Je ne me reconnais plus dans cette institution
(...) Aujourd'hui on responsabilise les médecins en augmentant leurs
revenus et on responsabilise les patients en augmentant leurs
cotisations, ça ne correspond pas aux valeurs que j'ai défendues
pendant trente ans (...) La sécu je la vois aujourd'hui comme je ne
l'avais jamais vue jusqu'à maintenant".
Dès septembre 1994, Claude Frémont avait fait parler de lui en
dénonçant les "turpitudes de différents professionnels de santé". Le
début d'une croisade contre tous les abus et les fraudes afin de
"défendre la sécu qui a trop longtemps été considérée comme une
vache à lait".
Claude Frémont est le premier directeur de Cpam en France à avoir
fait entendre sa voix sans mâcher ses mots lors des différents
conflits avec les professionnels de santé mais aussi pour critiquer
les coupes de budget de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM)
: "Je n'ai pas dirigé cette caisse dans la discrétion, je ne la
quitte pas dans la discrétion", a argué M. Frémont qui quittera son
poste dans six mois.

15 mars 06
- Santé des démunis : le Comegas interpelle les syndicats de
médecins
Dans une lettre adressée ce jour aux syndicats participant aux
élections aux URML, le Collectif des médecins généralistes pour
l'accès aux soins (Comegas) leur demandent de donner clairement
leurs positions sur le "tiers-payant", qui évite au patient d'avoir
à avancer les frais médicaux. Les médecins généralistes du Comegas
soulignent que la convention médicale actuelle "ne prévoit pas la
dispense d'avance des frais" - dit tiers-payant - pour les malades
démunis qui consultent des généralistes.
Conformément à un avenant de juin 2005, la convention médicale
prévoit certes le tiers payant pour les personnes bénéficiant de la
couverture maladie universelle (CMU) complémentaire et celles dont
les revenus excèdent de 15% le seuil pour pouvoir en bénéficier
(675,2 euros mensuels maximum pour une personne seule), mais pas
pour les patients dont les revenus sont supérieurs.
"Nous ne comprenons pas que tous les syndicats ne défendent pas
(...) le droit pour chaque médecin d'utiliser la dispense d'avance
(...) Malgré les effets significatifs de la CMU (le rapport de
l'Observatoire national de la pauvreté vient pourtant) de souligner
les difficultés persistantes des ménages pauvres en matière de santé
(...) la possibilité pour les généralistes de pratiquer la dispense
d'avance des frais a montré son efficacité (...) Largement utilisée
par les confrères spécialistes pour les actes techniques, pourquoi
devrait-elle être interdite ou restreinte chez le médecin
généraliste, médecin de premier recours ?".

14 mars 06
- Réforme de l'Assurance maladie : débat houleux au Medec
Plusieurs militants de l´association Act-Up, furieux du peu de cas
réservé aux patients en affection de longue durée et notamment aux
malades du sida ont perturbé un débat sur la réforme de l'Assurance
Maladie. Interpellant tour à tour Frédéric Van Roekeghem, directeur
de l´Uncam et Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale
qui venait d'arriver (avec beaucoup de rtetard), les représentants
de l´association ont dénoncé les multiples refus de prise en charge
à 100% des soins nécessaires à ces patients en ALD. Des médecins
présents avouaient essuyer de nombreux refus de la part des
médecins-conseils de la Cnam « pour une virgule mal placée » sur un
protocole de soins. Selon les militants d´Act-Up, ce protocole de
soins aurait besoin d´être revu, tant il est « impossible à remplir
» convenablement.
Face à ces critiques, Frédéric Van Roekeghem a concédé
qu´effectivement, il semble important de simplifier le parcours des
malades en ALD et a accepté de rencontrer les représentants
d´associations de malades. De son coté, Philippe Bas s´est dit «
tout à fait déterminé à examiner les difficultés que vous (les
malades en ALD, ndlr) rencontrez (…). Les difficultés que vous
évoquez ne sont pas telles qu´elles ne puissent être résolues ».
Cette polémique se fait jour alors que d´autres difficultés avaient
déjà été mises à jour il y a quelques semaines s´agissant des
affections de longue durée. En effet, alors que le parcours de soins
n´oblige pas les assurés sociaux à déclarer un médecin traitant,
l´article L 324-1 de al loi du 13 août 2004 pose que le protocole de
soins doit être établi conjointement par le médecin traitant et le
médecin-conseil de l´assurance maladie : obligation est donc
tacitement faite aux malades en ALD de choisir un médecin traitant,
faute de quoi leurs soins ne seront pas pris en charge à 100 %.

13 mars 06
- Soins de longue durée: le SML retire son appel auprès des
médecins
Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a indiqué ce lundi qu'il
avait "décidé de suspendre" son appel aux médecins à ne pas suivre
le protocole prévu pour la prescription des soins des patients
atteints d'affection de longue durée (ALD).
Le SML constate "que l'action sur les ALD qu'il a engagée récemment
suscite chez certains patients un émoi relayé par des associations
de malades (voir l'info du 10 mars 06, ndlr) L'objectif n'était pas
de pénaliser les patients, puisque l'action ne concernait que les
bénéficiaires d'une couverture complémentaire. Il consistait à faire
pression sur les caisses d'assurance maladie et les complémentaires
(...) Dans ce contexte, pour dissiper tout malentendu et pour éviter
toute angoisse à des patients en situation difficile et parfois
précaire, le SML a décidé de suspendre cette action (...) Pour
éviter toute rupture dans les prises en charge, le SML va rencontrer
les associations de patients afin de déterminer avec elles la
meilleure réponse à ce problème".

10 mars 06
- Soins de longue durée: Act-Up demande au SML de retirer son
appel au boycott
Act-Up a demandé ce vendredi au Syndicat des médecins libéraux (SML)
de retirer son appel au boycott des formulaires de soins qui
permettent la prise en charge à 100% (par la sécurité sociale) des
personnes touchées par une affection de longue durée (ALD) : "Si cet
appel était suivi par les médecins, des personnes vivant avec le VIH
ne pourraient plus avoir recours aux traitements et aux soins qui
les maintiennent en vie (...) Il est inacceptable et scandaleux que
le SML menace la santé et la vie des maladies dans le cadre des
négociations (...) Act-Up exige que le SML retire son appel et qu'il
adresse publiquement ses excuses aux malades du sida qu'il a voulu
instrumentaliser".
Le 21 févier, le SML avait appelé les praticiens à ne pas inscrire
sur les feuilles de soins de leurs patients disposant d'une
assurance complémentaire les soins relevant d'un protocole ALD (pris
en charge à 100%) pour protester contre l'échec de négociations avec
l'assurance maladie.
En réponse à Act Up, le SML affirme que "contrairement (à ces)
affirmations, l'action ALD n'a rigoureusement aucune conséquence sur
la prise en charge médicale des patients et le remboursement de
leurs soins (...) En aucun cas il ne s'agit pas de pénaliser les
patients".

07 mars 06
- Femme MG : Le SNJMG rappelle ses revendications
A la veille de la journée de la Femme, le Bureau National du SNJMG
apublié un communiqué de presse pour rappeler ses revendications :
évolution de l'exercice médical tenant compte des aspirations des
nouvelles générations (et notamment des femmes, de plus en plus
nombreuses), alignement de la couverture maternité des "libérales"
sur celle des salariés, prise en compte des arrêts maternité (et
maladie) pour la durée de validité de la licence de remplacement et
instauration d'un choix validant en surnombre pour les internes
enceintes.
Pour en savoir plus :
communiqué de
presse du SNJMG

06 mars 2006
- Convention : la presse économique décrypte le "contrat de
dupes"
Les Echos de ce jour remarquent que « ni les syndicats de médecins
libéraux signataires, ni l’assurance-maladie n’ont crié victoire
après l’accord conventionnel paraphé dans la nuit de jeudi à
vendredi ». Toutefois, le journal précise qu’« obligé de lâcher une
hausse de 1 euro du tarif de la consultation des généralistes dès le
1 er août, Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’Uncam, estime
avoir limité les dégâts en imposant à la CSMF, principal syndicat
médical, une série de contreparties : engagement des praticiens dans
des actions de prévention sans rémunération spécifique à la clef et
dans des programmes d’économies sur les prescriptions pour 2006 (800
millions d’euros), mais aussi pour 2007 (600 millions) ».
Ce que confirment les Echos (« l’Uncam espère ainsi éviter une
nouvelle hausse des honoraires d’ici à l’élection présidentielle »)
et la Tribune (« La maîtrise médicalisée se trouve ainsi mise à
l’abri de toute pression l’an prochain, à la veille de l’élection
présidentielle »).

03 mars 06
- Convention : Un accord pour 2006
C'est au terme de neuf heures de négociations que l'UNCAM, la CSMF
et Alliance ont signé ce vendredi matin un avenant à la convention
médicale.
Principaux points de l'accord :
REVALORISATIONS
- Hausse d'un euro du tarif des généralistes, à partir du 1er août.
La consultation coûtera alors 21 euros.
- Hausse de trois euros à partir du 15 avril de la consultation des
généralistes pour les enfants de 2 à 6 ans. La consultation coûtera
alors 23 euros.
- Hausse d'un euro, à partir du 31 mars, des majorations dont
bénéficient les généralistes et spécialistes consultés après passage
par le médecin traitant. Ces majorations s'élèveront à cette date à
3 euros, mais seront portées à 4 euros pour les psychiatres,
neuropsychiatres et neurologues consultés après le médecin traitant.
- Revalorisations ciblées d'un montant total de 34 millions d'euros
pour sept spécialités, dont la dermatologie, l'allergologie, la
cardiologie, l'oto-rhino-laryngologie et la rhumatologie, qui ont
subi une baisse de leur activité depuis l'instauration du médecin
traitant.
PRÉVENTION
Les quelque 50 000 médecins traitants – dont 95 % sont des
généralistes – se voient fixer des missions de prévention :
- dépistage du cancer du sein chez les patientes de 50 à 74 ans ;
- dépistage de troubles cardio-vasculaires chez les diabétiques ;
- lutte contre la iatrogénie médicamenteuse (pathologies liées à la
consommation de médicaments incompatibles entre eux) chez les
personnes de plus de 65 ans.
OBJECTIFS D'ÉCONOMIES
Les médecins libéraux vont devoir atteindre des objectifs
d'économies d'un montant proche de 1,4 milliard d'euros en 2006 et
2007.
Ces objectifs de "maîtrise médicalisée" des dépenses prévoient :
- la baisse de 10 % des montants de prescription d'antibiotiques en
2006 ;
- la baisse de 1 % des dépenses liées aux arrêts de travail en 2006,
stabilisation en 2007 ;
- la baisse de 5 % des prescriptions d'anxiolytiques et
d'hypnotiques en 2006, puis en 2007 ;
- la promotion des médicaments génériques ;
- la baisse du nombre d'actes médicaux redondants.
Principales réactions:
Dr Cabrera, président du SML parle d’un «contrat de dupes qui ferme
la possibilité d’une consultation des généralistes à 23 euros en
2007».
M. Costes (MG-France) : "Un euro gagé à l'été, ça ne représente rien
par rapport aux besoins d'investissement pour la médecine générale
(...) Cet accord confirme notre opposition à une convention qui
renforce les engagements et les responsabilités des médecins
traitants, sans leur donner les moyens nécessaires à leurs missions
(...) Les médecins spécialistes obtiennent presque immédiatement une
augmentation de 1 euro de toutes leurs consultations, plus des
dédommagements pour nombre de spécialités et pour les généralistes,
ça sera 1 euro à l'été et sous condition (...) A ce train, là, il ne
faut pas s'étonner de l'abandon du choix des jeunes pour l'exercice
de la médecine générale".
Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT : "Les parties
signataires confortent le rôle du médecin traitant dans
l'organisation du système de soins, en particulier sur la prévention
(...) De même, il est réaffirmé que les économies devront porter en
priorité sur les pratiques des médecins en matière de prescription.
Ces engagements vont dans le sens des orientations du conseil de
l'Union des caisses de l'assurance maladie (...) En revanche, la
CFDT regrette que l'augmentation de 1 euro du tarif de la
consultation des généralistes intervienne avant même que l'on sache
si les objectifs de maîtrise médicalisée 2006 et 2007 seront
atteints (...) La CFDT conteste le caractère général et aveugle de
cette augmentation. C'est, pour la CFDT, une occasion manquée de
progresser vers d'autres formes de rémunération pour les médecins
qui encouragent davantage les bonnes pratiques, comme l'avait, par
ailleurs, souhaité le conseil de l'Uncam".
Daniel Prada, responsable protection sociale à la CGT : "On ne
conteste pas le fait qu'il faille revaloriser l'acte médical, mais
il ne faut pas ce cela se fasse au détriment des assurés sociaux
(Or) l'accord est la poursuite de la logique de la réforme
Douste-Blazy: on est bien dans une logique où c'est sur les
économies demandées aux assurés sociaux - notamment en réduisant les
arrêts de travail - qu'on prélève des sommes pour revaloriser les
actes médicaux (...) Il faudrait que cette revalorisation
s'accompagne d'un meilleur remboursement de l'assuré, or on n'est
pas dans cette logique (Depuis plusieurs mois et années) ce sont les
assurés qui font les efforts, avec le forfait d'un euro par
consultation ou acte médical à leur charge, avec l'augmentation du
forfait hospitalier".
L'Unsa juge l'accord "équilibré", dans un communiqué : "Au 1er août
2006, on peut en effet penser que les médecins auront réalisé les
engagements d'économies pris l'an dernier (...) La poursuite de la
maîtrise médicalisée des dépenses de santé en 2006 et 2007 permet
donc à la fois de réaliser des moindres dépenses pour l'assurance
maladie et de mieux rémunérer les médecins généralistes dont le
tarif de la consultation était figé depuis juin 2002".
M. Régereau (CFDT) président du Conseil de l'Union des caisses
d'assurance maladie (UNCAM) "appelle l'ensemble des médecins à
mettre en oeuvre avec détermination et sans délai les engagements
anciens (...) et nouveaux, puisque ces revalorisations ont été
actées avant que les effets financiers de ces derniers ne soient
acquis (...) Le conseil de l'Uncam ne saurait prendre le risque
d'une saisine du comité d'alerte (instance chargée de tirer la
sonnette d'alarme en cas de dérapage des dépenses de santé, ndlr)
et, par là, celui de déremboursements (Par ailleurs, je me) félicite
en particulier du développement, au bénéfice des patients, de la
fonction de prévention du médecin traitant dans le cadre du parcours
de soins coordonné (...) Compte tenu que ces revalorisations
viennent après celles mises en oeuvre en 2005 tant pour les
spécialistes (...) que pour les généralistes (...), la présidence de
l'Uncam n'envisage pas de proposer au Conseil de fixer de nouvelles
orientations pour une négociation tarifaire avant que soit tenu
l'engagement pris pour 2006 et 2007", avertit-elle.
Réaction personnelle de M. Laxalt, président de l'Union Nationale
des Organismes Complémentaires d'Assurance Maladie (Unocam) :
"J'observe que la revendication des médecins s'est faite sous la
menace d'une réduction de la qualité des soins (...) Les
contreparties pour les médecins (dans l'accord) ne sont que des
engagements de bonne pratique: quand j'entends dire qu'ils
s'engagent à prescrire moins d'arrêts de travail ou d'antibiotiques,
je considère que c'est de la simple déontologie (...) J'entends dire
aussi que ces contreparties permettront de faire des économies, mais
je n'aime pas ce mot: les moindres dépenses sur certains médicaments
permettront de prendre mieux en charge des traitements pour
certaines pathologies".

02 mars 06
- Réforme de l'Assurance maladie : Des associations de malades
graves dénoncent le "désordre" de la réforme
Plusieurs associations de malades comme Aides, Act Up-Paris ou Sida
Info Service, ont demandé ce jeudi au ministre de la Santé de
"mettre fin au désordre" provoqué selon elles par la réforme de
l'assurance maladie, en particulier ses mesures concernant les
maladies graves.
La réforme de l'assurance maladie prévoit que les patients atteints
d'une affection de longue durée (ALD, diabète, cancer, sida ...),
qui sont remboursés à 100% par la Sécurité sociale pour les soins
liés à cette maladie, doivent faire établir par leur médecin
traitant un protocole de soins, qui doit ensuite être présenté à
chaque médecin qui le suit pour son ALD.
Or cette nouveauté présente des défauts et les associations
s'alarment : "Depuis un mois, les refus administratifs de prise en
charge à 100% des soins nécessaires à des pathologies graves se
multiplient. Les médecins (...) s'énervent, n'y comprennent rien et
les malades non plus ! Une vraie pagaille dont la victime (...) est
toujours le patient ! (...) Les médecins sont désarçonnés par les
nouveaux formulaires qu'on leur demande de remplir: dans le cas de
personnes gravement malades, atteints de pathologies complexes, la
prise en charge médicale ne peut pas être résumée en trois ligne sur
un formulaire!".
Les associations dénoncent aussi d'autres "dysfonctionnements",
comme des malades "ne trouvant pas de médecin traitant", ne
disposant pas de "recours clair en cas de problème" et ceux
"particulièrement pénalisés" parce qu'ils ont de faibles revenus.
Elles demandent donc "au ministre de la Santé de réagir pour mettre
fin à ce désordre".
Dans une interview paru le lundi suivant dans Le Panorama du
médecin, Xavier Bertrand reconnaît ces problèmes puisqu'il indique
qu'il a "demandé à l'assurance maladie de mettre un terme dans les
plus brefs délais à des dysfonctionnements" dans la mise en place du
parcours de soins.

01 mars 06
- Démographie médicale : Plus nombreuses, les femmes médecins
veulent travailler différemment
Les femmes médecins, de plus en plus nombreuses, souhaitent plus que
leur confrères masculins travailler en groupe et à temps partiel,
selon une enquête du Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom)
publiée ce mercredi.
Après une enquête auprès de près de 800 étudiant(e)s et de 2.224
médecins, le Conseil a constaté "que, sur toutes les générations, la
plupart des femmes veut travailler à temps partiel et en groupe". En
3e cycle, 87% des étudiants se projettent dans un exercice en
cabinet de groupe et parmi eux les femmes davantage que les hommes.
Le Cnom recommande donc la création de "maisons de santé" permettant
l'exercice en groupe ou dans plusieurs cabinets. Il préconise
d'augmenter le "numerus clausus" à 8.000 contre 7.000 en 2006 et de
développer le temps partiel.
La féminisation de la profession s'est en effet accompagné de
"mutations générationnelles" et la revendication d'une certaine
"qualité de vie", à lier avec "l'esprit des 35 heures", est
désormais affirmée, selon l'étude.
Plus souvent salariées que les hommes (49% contre 25%), les femmes
médecins travaillent déjà 50 heures par semaine en moyenne, contre
56 heures pour les hommes. Les femmes sont aussi plus nombreuses à
écarter certaines "spécialités à forte pénibilité telles que la
neurochirurgie, la chirurgie cardio-vasculaire", et les pouvoirs
publics doivent "anticiper" cette évolution afin de "maintenir la
qualité et l'accès aux soins" sur le territoire, met en garde le
Conseil.
Rappel : Il y avait 36% de femmes médecins en 2003 contre 10% en
1962 ; en 2006, dans certaines facultés, le taux d'étudiantes est de
64%.

27 février 06
- Dépenses de santé : Visiteurs médicaux invités à réduire la
promotion de certains médicaments
Le Comité économique des produits de santé (CEPS) a déterminé une
liste de quatre catégories de médicaments, dont il entend que la
promotion auprès des médecins par les visiteurs médicaux soit
réduite.
Selon M. Renaudin (président du CEPS), cette action entre dans le
cadre d'un texte signé en juillet entre le CEPS et les entreprises
du médicaments (Leem) qui vise à inciter les visiteurs médicaux à
limiter la fréquence de leurs visites chez les médecins pour
promouvoir certaines catégories de médicaments, sous peine de voir
le prix de ces produits baisser.
Selon M. Renaudin, "maintenant que cette liste a été arrêtée - et
transmise il y a dix jours aux syndicats de l'industrie
pharmaceutique - nous allons ouvrir la discussion sur les taux de
réduction" de la fréquence des visites, sur trois années, pour les
quatre classes concernées.
Les classes concernées sont "les antihypertenseurs, les statines
(anti-cholestérols), certains médicaments de traitement de l'asthme,
et les antibiotiques fluoroquinolones".
"Quand un médecin est visité 15 ou 25 fois dans l'année pour le même
médicament, c'est beaucoup", a fait remarquer M. Renaudin.

24 février 06
- Informatique de l'Assurance Maladie : Encore un bug de sécurité
!
La revue Le Généraliste de ce jour (n° 2361) révèle les dessous d'un
nouveau bug de sécurité informatique dans le domaine de la
confidentialité de données. Il y a quelques jours, la rédaction du
journal médical découvrait en libre accès, sur le site de l'Urcam du
Limousin, le compte-rendu nominatif des entretiens de près de 110
médecins libéraux de la Corrèze rédigé par les Délégués de
l'Assurance maladie (DAM) de la Cpam de Corrèze : "Tout y est, du
refus ou de l'acceptation du praticien de recevoir le DAM, à
l'appréciation de la qualité de la visite par ce dernier, en passant
par les scores de chaque médecin au regard de la prescription
d'antibiotiques, de statines, d'anxiolytiques, d'IJ, d'ALD, de
génériques, et les explications données par le médecin de famille,
telles qu'elles sont retranscrites par les DAM"...
Le président de la FMF-Généralistes dénonce un "dérapage
scandaleux", demande un entretien avec le directeur de la CNAM et le
ministre de la Santé, et se réserve le droit de porter cette affaire
devant la justice. L’Urcam du Limousin minimise cette "anomalie
informatique" dans la sécurisation de l'extranet sécurisé qui aurait
rendu une partie de cet espace accessible. "Nous n’avions aucun
intérêt à mettre ces informations à disposition de tout le monde",
affirme le directeur de l’Urcam. Quant à la CNAM, elle aurait pris
l’affaire très au sérieux en diligentant "un audit sur le site
Internet de l’Urcam Limousin et sur les conditions de validation de
son contenu"...
Pour en savoir plus :
Article du Généraliste ()

23 février 06
- Assurance maladie : Renforcement de la lutte contre les abus et
les fraudes
Le Petit déjeuner presse de la CNAMTS a porté ce jour sur sa
politique de contrôles et de lutte contre les abus et les fraudes à
l’Assurance maladie. Elle a rappelé avoir mis en oeuvre en 2005 "un
programme d’information et de sensibilisation vers les
professionnels de santé et les assurés pour faire évoluer les
comportements" et parallèlement, "un plan de contrôle et de lutte
contre les fraudes autour de trois thèmes prioritaires : les arrêts
maladie, les dépenses de soins indûment prises en charge à 100 % au
titre des ALD, et les consommations ou prescriptions médicales
frauduleuses ou dangereuses". Les résultats 2005 "sont probants",
notamment en matière d’arrêts de travail avec une forte progression
des contrôles d’arrêts de travail (750 000 réalisés en 2005, contre
600 000 en 2004 et 450 000 en 2003), une diminution du nombre de
journées de travail indemnisées de 4,1 %, et les premières
procédures de pénalités financières et de mise sous accord préalable
engagées à partir du second semestre 2005. Concernant les contrôles
des arrêts de travail de courte durée et répétitifs, près de 15 %
des arrêts de travail se sont révélés médicalement injustifiés. Et
le service du contrôle médical a refusé la poursuite de 17,5 % des
arrêts de travail lors des contrôles d’arrêts de longue durée. Sur
le thème des prescriptions en ALD, 1300 médecins ont été retenus
pour faire l’objet d’une procédure de pénalités financières.
Pour 2006, la CNAMTS poursuit son programme de contrôle des arrêts
de travail, renforce son action portant sur le respect des règles de
prise en charge à 100 % par les professionnels de santé, en ville et
à l'hôpital, et ouvre de nouveaux chantiers dont les fraudes dans le
domaine de la chirurgie esthétique et les abus dans les
prescriptions de transports sanitaires. Au total, l’Assurance
Maladie estime les économies potentielles à environ 100 millions
d’euros sur un an.
Pour en savoir plus :
Le dossier de
presse ()
- Médicaments : Propositions de nouveaux instruments pour
développer les génériques
Le Haut Conseil pour l'avenir de l'Assurance maladie (HCAAM) estime
dans un projet de note soumise au vote ce jeudi que "la progression"
des médicaments génériques nécessite d'être favorisée par de
"nouveaux instruments" : "La progression des génériques est
indéniable (mais) demeure insuffisante (...) La part des génériques
sur le marché français peut encore croître dans de grandes
proportions (...) les génériques ne représentent en 2005 que 8,6%
des remboursements de médicaments (en valeur) et 14,6% en volume. A
titre de comparaison, en Allemagne, ces chiffres sont respectivement
34% et 56% (On) devrait constater dans les années qui viennent une
nouvelle progression des génériques et/ou de fortes économies pour
les payeurs".
Pour arriver à cet objectif, le HCAAM propose un système
d'intéressement des pharmaciens à délivrer des médicaments "sous le
niveau" du tarif forfaitaire de responsabilité (TFR, remboursement
d'un médicament de marque sur la base du prix de son générique,
souvent deux fois moins cher).
Autre suggestion: obliger les assureurs complémentaires (mutuelles,
etc) à ne pas rembourser un médicament au delà de ce prix dans le
cadre des contrats responsables (proposés depuis cette année dans le
cadre du dispositif du médecin traitant).
Le HCAAM s'interroge ainsi sur la possibilité d'obliger les médecins
à respecter des "référentiels" de prescription définis par la Haute
autorité de santé.
NB : Dans ce rapport, le Haut Conseil pointe également du doigt les
nombreuses (et efficaces) stratégies de contournement de l’industrie
pharmaceutique

21 février 06
- Cures thermales : UFC-Que Choisir juge "inacceptable" le
forfait de 10 euros
L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a jugé,
mardi, "inacceptable" le forfait de 10 euros qui est demandé aux
patients en cure thermale médicalisée, sans être remboursé par la
Sécurité sociale. Selon UFC-Que Choisir, le Conseil national des
exploitants thermaux (Cneth) "prélève illégalement, depuis plusieurs
mois, une taxe de 10 euros par curiste qui lui rapporte annuellement
5,5 millions d'euros (...) Par cette pratique à la hussarde,
l'objectif du Cneth est d'obtenir une réévaluation du prix des cures
(...) le procédé est inacceptable et ne doit en aucun cas faire
école".
L'association de défense des consommateurs reproche également à
"certains" médecins généralistes "d'exiger des patients un euro
supplémentaire par consultation" pour obtenir une hausse du tarif de
leur consultation. L'association "interpelle le ministre de la Santé
(Xavier Bertrand) pour qu'il contraigne la Cnam à jouer son rôle de
gendarme des conventions avec les professionnels de santé et appelle
les caisses primaires d'assurance maladie à sanctionner les
professionnels qui ne le respectent pas".
- FMC : Le ministere de la Santé veut confier la gestion des
fonds confiées aux Ordres professionnels
Le ministère de la Santé a annoncé ce mardi qu'il "proposerait aux
ordres professionnels de gérer, par délégation, les crédits du
budget de l'Etat affectés aux moyens de fonctionnement des conseils
nationaux et régionaux de formation continue" des professionnels de
santé.
L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a remis au
ministère un rapport "sur l'organisation juridique, administrative
et financière de la formation continue des professionnels de santé"
(voir info du 09 février 2006, ndlr). Selon le ministère de la
Santé, ce rapport "souligne que, depuis 1996, plusieurs lois
affirmant l'application d'une obligation de formation continue des
professionnels de santé ont été adoptées sans être mises en oeuvre".
Cette obligation va "devenir effective" après la parution, en mars,
des décrets d'application de la loi du 9 août 2004 relative à la
politique de santé publique : "Conformément aux conclusions de ce
rapport, l'Etat proposera aux ordres professionnels, en charge de
l'amélioration des compétences, de gérer, par délégation, les
crédits du budget de l'Etat affectés aux moyens de fonctionnement
des conseils nationaux et régionaux de formation continue (...)
Cette délégation de gestion sera assortie de garanties quant au
maintien du financement du fonctionnement des conseils de formation
continue par l'Etat et à l'indépendance des conseils de formation
continue vis-à-vis des ordres professionnels (Par ailleurs) afin
d'assurer la transparence du financement des actions de formation
par l'industrie pharmaceutique, et l'indépendance de ces formations
à l'égard des laboratoires, le ministère entamera prochainement une
concertation avec Les entreprises du médicament (LEEM)".

15 février 2006
- Médecin traitant : Division des syndicats de salariés sur
l'application des règles du dispositif aux CMU
Le non remboursement des dépassements d'honoraires aux personnes
bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU) et n'ayant
pas choisi de médecin traitant fait débat au sein des
administrateurs de la CNAMTS.
Ce mercredi, un projet de décret devant "étendre aux personnes
bénéficiaires de la CMU complémentaire (les) mesures de
responsabilisation (du parcours de soins)" a été soumis au vote
(avis consultatif) des membres de la commission de la réglementation
de la Cnam. Le projet de décret a recueilli 22 voix "pour" (Medef,
CGPME, UPA, Unapl, FO, CFTC, CGC), 9 voix "contre" (Fonds CMU, Unsa,
Fnath, CFDT, CGT) et 3 "abstentions" (Mutualité Française), selon l'Unsa.
Dans un communiqué expliquant son vote, l'Unsa précise qu'elle "est
favorable à la mise en place d'un parcours de soins coordonné,
permettant une prise en charge efficace autour du malade, mais cela
ne doit pas se faire au détriment de l'accès aux soins des plus
défavorisés (...) Seuls 50% des titulaires de la CMU ont choisi un
médecin traitant et on peut penser que le parcours de soins sera
encore plus complexe pour des personnes qui se situent en dessous du
seuil de pauvreté (Les reste-à-charge que) ces personnes en
situation de précarité devront payer, dans ce cas (seront de) 2
euros en cas de consultation d'un généraliste, 9,5 euros en cas de
consultation d'un spécialiste et 13,5 euros en cas de consultation
d'un cardiologue".
- Médecin traitant : les suites du bug du service d'info de la
CNAMTS
La menace exprimée hier par la CNAMTS de poursuivre les médecins de
Fulmédico a suscité chez de nombreux médecins un mouvement de
soutien auquel a participé Yassine Bouakaz, président du SNJMG.
Pendant ce temps, l'affaire a fait le régal du Canard enchainé...
Pour en savoir plus :
-
Mouvement de soutien à Fulmédico
- L'article du Canard Enchaîné du 15 février - "Chirac
assuré social indiscipliné" - repris par le blog de la section
CFDT-CNAMTS

14 février 2006
- Médecin traitant : remise en ligne du service d'info de la
CNAMTS
La CNAMTS annonce la réouverture ce jour (avec les correctifs
nécessaires) de son service d'info en ligne sur le médecin traitant.
Dans un communiqué, la CNAMTS "confrontée à une utilisation
détournée de ce service par certains médecins", précise avoir du
revoir les modalités d'accès et renforcer la sécurité du service.
"L'Assurance Maladie attirera sans délai l'attention du Conseil
national de l'ordre des médecins sur les manquements aux règles
élémentaires de déontologie qui lui semblent caractériser ces
utilisations détournées du service proposé et la divulgation
publique d'informations relevant de la sphère privée, elle se
réserve le droit d'engager toutes poursuites judiciaires
adaptées"...
Après le trou de sécurité des cartes Vitale (correction en cours),
cette nouvelle affaire pose à nouveau la question de la sécurisation
de l’accès informatique aux données de santé. Malgré ces soucis de
sécurisation, la CNAMTS annonce une prochaine version du médecin
traitant en ligne avec l’affichage des coordonnées du médecin
choisi, mais aussi l'arrivée d'ici la fin de l'année de l'historique
des remboursements, sans oublier la généralisation du DMP...
- Convention : des associations ne veulent plus voir "les usagers
pris en otage"
L'Unaf (associations familiales), la Fnath (accidentés de la vie) et
le Ciss (patients) ont déploré, ce mardi, que les "usagers soient
pris en otage" par les médecins qui appellent à des dépassements
d'honoraires pour obtenir une hausse des honoraires : "Certains
syndicats de médecins menacent de faire payer aux usagers des
dépassements d'honoraires s'ils n'obtiennent pas immédiatement la
majoration d'un euro du prix de la consultation (...) Avec une
moyenne de 5.000 consultations par an, il s'agirait donc d'une
augmentation annuelle de 5.000 euros: une demie année de salaire
d'un smicard ! (...) Pour le justifier, ces syndicats estiment
qu'ils ont été de parfaits exécutants de la réforme de l'assurance
maladie et (...) prétendent être à l'origine d'un peu plus des 700
millions d'euros d'économie sur l'objectif d'un milliard indiqué
dans la convention qu'ils avaient signée avec l'assurance maladie en
2005 (...) Le CISS, la Fnath et l'Unaf ne peuvent que dénoncer avec
force la tendance, toujours plus importante de certains syndicats ou
coordinations, à prendre en otage les usagers du système de soins
afin de peser dans une négociation avec l'assurance maladie (...)
Surtout, si l'économie avancée est bien confirmée, elle est en
réalité le fait de tous, professionnels comme usagers (...) Aussi,
si la revendication des syndicats des médecins devait aboutir, les
associations demandent en symétrie que la franchise d'un euro
demandée aux usagers depuis la loi du 13 août 2004 (réforme de
l'assurance maladie, ndlr) soit abrogée".

13 février 06
- Convention : Le SNJMG rappelle ses revendications
A l'occasion du premier anniversaire de la convention médicale, le
Bureau National du SNJMG publie un communiqué de presse pour
rappeler ses revendications dans l'attente d'un accord
d'actualisation annuel :
* la prorogation de l'option médecin référent et sa réouverture pour
les médecins généralistes qui se sont installés depuis le 01.01.05
* l'intervention du Ministre de la Santé auprés du directeur de l'UNCAM
pour faire véritablement appliquer le moratoire concernant les
jeunes installés).
Le Bureau National du SNJMG recommande aussi aux médecins
généralistes de :
* ne pas utiliser la télétransmission de feuilles de soins pour les
tiers payants
* favoriser dans les associations de médecins généralistes la
désignation du groupe médical lui même comme médecin traitant
Enfin, le Bureau National du SNJMG rappelle aux jeunes installés
qu'au travers de l'Observ'moratoire, il peut les soutenir auprès de
leurs CPAM pour une applicartion locale du moratoire.

12 février 2006
- Médecin traitant : Défaillance du service d'info en ligne de la
CNAMTS
Mis en place depuis le 8 février, le service "médecin traitant en
ligne" a été fermé par la CNAMTS ce dimanche afin de corriger une
faille de sécurité qui rendait le portail Internet "sécurisé",
réservé aux professionnels de santé, ouvert à n'importe quel
internaute. Cette faille permettait d'avoir directement accès à la
page internet où le professionnel de santé peut rentrer le numéro de
sécurité sociale de l'assuré, en s'affranchissant de l'identifiant
et du mot de passe nécesaire pour avoir accès au service. La
Fédération des utilisateurs de logiciels médicaux et communicants (Fulmédico)
a profité de l'occasion pour constater qu'à ce jour, Jacques Chirac
et Nicolas Sarkozy n'ont pas choisi de médecin traitant !!!
Pour en savoir plus :
Dossier complet sur Fulmedico ()
- Neuf médecins sur dix limitent les visites à domicile en
Ile-de-France
Près de neuf médecins généralistes sur dix d'Ile-de-France limitent
les visites à domicile, et la plupart en ont une opinion négative,
indique une étude de l'Union régionale des médecins libéraux (URML)
d'Ile-de-France révélée dimanche par Le Parisien. Selon cette
enquête publiée sur internet, les médecins interrogés "limitent pour
86,4% d'entre eux leurs visites à domicile", tandis que "84,5%
estiment que la visite à domicile ne paraît pas justement
rémunérée". Pour 57% d'entre eux, la visite à domicile représente
une "contrainte", pour 49,2% une "nécessité" et pour 35% un
"devoir", poursuit cette étude de l'URML, qui a contacté 10.000
médecins franciliens, dont 1.578 ont répondu au questionnaire. Une
majorité (près de 60%) de praticiens considère que ce type de
consultation "relève plus du social que du médical" et qu'elle fait,
pour plus de 85% d'entre eux, "perdre du temps". "Pourtant, 84% des
médecins reconnaissent que voir leurs patients lors des visites est
instructif car la visite renseigne le praticien sur la vie de ses
patients et complète l'information recueillie", tempère l'UMRL.
42,7% des visites concernent des personnes "non autonomes"
(personnes âgées ou handicapées), des patients pour lesquels,
souligne l'UMRL, "la visite à domicile reste justifiée". Mais il
reste encore "trop de demandes injustifiées", comme les attentes
trop longues au cabinet médical (39,3%) ou les obligations
professionnelles (36,7%).
Ainsi 73,5% des médecins "veulent redéfinir la visite justifiée
comprenant urgence, manque de mobilité et perte d'autonomie". Plus
de 60% souhaiteraient une "revalorisation des actes vraiment
justifiés", tandis que 57,7% "seraient pour une dissuasion
financière pour les visites injustifiées".
Les médecins effectuent en moyenne 16 visites par semaine et
consacrent 41 minutes par visite, tandis qu'une consultation en
cabinet dure en moyenne 18 minutes. Le tarif moyen appliqué par les
médecins franciliens est de 34 euros, "mais plus de la moitié (56%)
pratique un tarif de 30 euros", ajoute l'enquête.

11 février 2006
- Convention : Nouvel échec de la dernière séance de négociation
annuelle Uncam-médecins
L'Assurance maladie et les syndicats signataires de la convention
médicale (CSMF, SML et Alliance) se sont retrouvés le 10 février
après-midi pour une nouvelle séance de négociations tarifaires.
"Cette fois-ci ça passe ou ça casse", avaient prévenu les syndicats
médicaux signataires. Dans un projet d'avenant, le directeur de l'Uncam
a proposé, "sous réserve de l'atteinte des objectifs de la maîtrise
médicalisée pour 2006 et de l'engagement des médecins traitants dans
les actions de prévention, de porter, au 1er novembre 2006, à 21
euros la valeur de la lettre C des médecins généralistes". Une
revalorisation jugée "trop tardive" par les syndicats médicaux. Le
projet d'avenant prévoit en outre l'application à compter du 15 mars
de deux mesures tarifaires prévues dans la convention médicale, à
savoir la majoration de 3 euros pour les consultations des 2-6 ans
chez les généralistes, et l'augmentation de 1 euro de la majoration
de coordination pour les spécialistes qui reçoivent un patient
adressé par son médecin traitant. Le directeur promet aussi pour le
15 mars "de réévaluer certains actes parmi les moins rémunérés des
spécialités touchées par les changements d'habitude des patients,
avec le parcours de soins : ORL, dermatologues, endocrinologues ou
rééducateurs fonctionnels". Le projet d'avenant fixe en outre les
postes de dépenses sur lesquels les médecins doivent engager une
maîtrise médicalisée des dépenses. Les thèmes de 2005 seront
poursuivis en 2006. Les praticiens sont ainsi appelés à mesurer
leurs prescriptions d'arrêts de travail, d'antibiotiques,
d'hypnotiques/anxiolytiques et de statines. Parmi les nouveaux
champs de maîtrise des dépenses en 2006 figurent le développement
des génériques, en partenariat avec les pharmaciens, ainsi que de
meilleurs contrôles des prescriptions d'inhibiteurs de la pompe à
protons et de transports sanitaires. Pour 2006, le projet d'avenant
ne comprend pas d'objectif chiffré global d'économies attendues au
titre de la maîtrise médicalisée.
Le SML, dans un communiqué, constate que malgré "plus de onze heures
de pseudo-négociations", il n’y avait aucune chance d’aboutir à un
accord équilibré car les propositions de l'Assurance maladie sont
"très éloignées des aspirations légitimes des médecins". Le SML
envisage "des ripostes graduées" qui pourraient se traduire par un
boycott de la télétransmission et un refus de participer aux
expérimentations du DMP.
Michel Chassang, le président de la CSMF, a déclaré : "il est clair
que l'Uncam a reçu des ordres du gouvernement dans la nuit pour
entériner un retour au plan Juppé et à sa maîtrise comptable des
dépenses (...) Le gouvernement a rallumé la guerre avec les
médecins, nous en tirerons toutes les conséquences".
Frédéric van Roekeghem, directeur général de l'assurance maladie (Uncam),
a justifié la fermeté de l'Uncam en arguant du nécessaire respect
des "grands équilibres" financiers : "C'est très compliqué, on est
pris entre deux feux (...) D'un côté, il y a les demandes des
syndicats de médecins, mais elles sont très peu négociables de leur
point de vue. De l'autre, il y a la nécessité de nous assurer, avant
de procéder à ces revalorisations, que nous avons la visibilité qui
les permette et que nous ne sommes pas dans un risque qui nous
conduirait à prendre des mesures correctives selon le mécanisme
prévu par la loi de 2004 (...) Nous avons un accord sur le principe
de la revalorisation de la médecine générale (+1 euro par
consultation, ndlr) mais c'est le rythme qui pose problème (Etant
donné) qu'au mois de février montent encore en charge les
rémunérations liées à la mise en place du médecin traitant (,) nous
ne pourrons pas chaque année revaloriser à un rythme qui ne serait
pas compatible avec les grands équilibres de l'assurance maladie les
rémunérations des médecins".

10 février 2006
- Convention médicale : le SNJMG dénonce les carences de
l'Assurance Maladie
A la veille du premier anniversaire de la convention médicale, le
SNJMG publie un communiqué de presse pour dénoncer l'incapacité de
l'Assurance Maladie d'organiser le dispositif du médecin
traitant/parcours de soins qu'elle a elle même mise en place avec
les syndicats médicaux signataires. Le SNJMG dénonce
particulièrement la mise en place plus que difficile (parfois
inexistante) du moratoire en faveur des jeunes installés...
Pour en savoir plus : Communiqué de presse

09 février 06
- FMC : Rapport accablant de l'IGAS
Le Quotidien du médecin de ce jour révèle que le rapport de l’IGAS
sur l’«organisation juridique, administrative et financière»
actuelle de la FMC, est accablant. Le rapport pointe ainsi un
dispositif coûteux, avec seulement 20 % des médecins participant à
des formations, mais aussi "l'omniprésence de conflits d'intérêts du
dispositif de FMC en cours de mise en place", entre les instances
d'agrément des organismes de formation et les organismes eux-mêmes,
entre unions régionales de médecins libéraux et prestataires
d'évaluation des pratiques professionnelles. "Plus généralement, les
organismes de formation sont fortement dépendants de l'industrie
pharmaceutique pour leur financement". L'IGAS formule une liste de
35 recommandations pour rendre plus transparents l'organisation et
le financement de la FMC...
Pour en savoir plus :
rapport de l'IGAS sur la FMC ()

07 février 06
- DMP : 17 sites pilotes retenus pour la phase d'expérimentation
La sélection de 17 sites pilotes sur 13 régions a été validée par le
GIP-DMP pour les expérimentations 2006 du Dossier médical personnel.
Ces sites intègrent des établissements de santé publics et privés,
des réseaux de soins, des professionnels de santé libéraux, des
laboratoires de biologies et des cabinets de radiologies :
"L’expérimentation lancée par le GIP DMP concerne 30 000 dossiers de
patients réels. Elle se fait sur la base du volontariat des patients
et des professionnels de santé. Elle mobilise environ 1 500
professionnels de santé libéraux, 68 établissements de soins publics
et privés et 37 réseaux de soins. Cette expérimentation sera
conduite sous la responsabilité technique du GIP-DMP par six
consortiums qui devront préalablement être agréés comme hébergeurs
de données de santé, après avis de la CNIL et du comité d’agrément".
Le comité d'agrément a été constitué le même jour. Le GIP rencontre
la CNIL le 8 février. Cette expérimentation dotée d'un budget de 15
millions d'euros doit démarrer en avril et se poursuivre cinq mois.
A l'issue de cette expérimentation, un cahier des charges définitif
du projet ainsi qu'un décret définissant précisément le contenu du
dossier, seront rédigés. Un second appel d'offres sera lancé pour la
phase de déploiement.
Pour en savoir plus :
La liste
détaillée des sites pilotes ()

02 février 2006
- Médecin traitant : L'Ordre des médecins dénonce une mise en
oeuvre toujours difficile
Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) a jugé dans un
communiqué publié ce jeudi qu'"un an après" l'introduction du
parcours de soins coordonné autour du médecin traitant, les
difficultés de mise en oeuvre "se sont aggravées",.
En janvier 2005, le Cnom avait accueilli "favorablement la mise en
place du médecin traitant (mais avait) cependant émis des critiques
sur la complexité du parcours de soins et adressé une mise en garde
(à l'assurance maladie) sur un encadrement administratif et une
surveillance tatillonne qui s'éloignerait des objectifs de la
réforme (de l'assurance maladie) Non seulement les réserves
formulées par le CNOM n'ont pas été levées en un an, mais les
difficultés se sont aggravées (...) Les imprimés liés au "parcours
de soins coordonnés" sont longs à remplir et entraînent une
surcharge administrative pour les praticiens, à contre-courant de
tous les rapports et études qui font état de la nécessité dans une
situation de démographie médicale tendue de diminuer le temps
administratif au profit du temps médical (...) Les médecins en
formation confrontés aux arcanes du dispositif sur lequel aucune
information ne leur a été donnée par l'assurance maladie
s'interrogent sur l'opportunité d'une installation (...)
L'exaspération grandit face aux rigidités d'un système mal expliqué
aux patients, où le médecin traitant fait plus figure de
distributeur de tickets de soins que de réel coordonnateur de la
prise en charge du patient. Ce mode de fonctionnement ne peut
satisfaire ni les médecins généralistes, ni les médecins
spécialistes, ni les patients (...) La surveillance tatillonne et
l'encadrement administratif que le Conseil craignait se sont déjà
mis en place dans certaines caisses".

01 février 2006
- Convention : Nouvelle réunion sans résultat
La sixième séance de négociation des parties signataires de la
Convention médicale n'a toujours pas abouti sur un accord tarifaire,
même partiel, les discussions achoppant une nouvelle fois sur le
calendrier de la hausse de la consultation du généraliste. Les
partenaires conventionnels doivent se réunir une nouvelle fois le 10
février pour séance de négociation annoncée comme étant la dernière.
La CSMF demande à l'Assurance maladie "de bien réfléchir avant la
prochaine réunion (...), aux conséquences désastreuses de son refus
sur l’avenir du système conventionnel et de la réforme (...)
elle-même (et) à tous les médecins libéraux de reporter tous les
rendez-vous prévus avec les délégués de l’Assurance Maladie (et) à
tous ses syndicats départementaux et régionaux de reporter jusqu’à
nouvel ordre la tenue de toutes les réunions conventionnelles
locales et régionales", tant qu’un accord n’aura pas été trouvé.
- Honoraires médicaux : MG-France réclame que la consultation
généraliste passe à 26 euros
Le président du syndicat de médecins libéraux MG-France
(généralistes), Pierre Costes, a demandé ce mercredi que la
consultation du généraliste soit au même tarif que celle du
spécialiste.
Les syndicats qui négocient actuellement avec l'Union des caisses
d'assurance maladie (Uncam) "vont signer un accord dans lequel la
consultation (de base) spécialiste va passer de 25 à 26 euros, c'est
quasiment acté. Nous voulons, par égalité de traitement, que la
consultation généraliste passe à 26 euros (Avec la réforme du
médecin traitant) on demande au médecin généraliste (qui est la
plupart du temps choisi comme médecin traitant, ndlr) d'organiser
les parcours de soins sur des bases bureaucratiques, de réguler
l'accès aux spécialités, de diminuer les prescriptions, de suivre
les complexités informatiques, mais on ne lui donne aucun moyen qui
va avec (La consultation à) 26 euros, ce n'est pas une histoire
d'argent. La médecine générale est une spécialité très difficile.
Les étudiants ne la choisissent plus", a ainsi expliqué M. Costes.

29 janvier 2006
- Revenus des médecins libéraux : 81.600 euros en moyenne en 2004
Les médecins libéraux ont perçu en moyenne 81.600 euros de revenus
nets de charges en 2004, avec des disparités entre généralistes et
spécialistes, selon une étude de la Direction de la recherche, des
études, de l'évaluation et de la statistique (Drees) : "En 2004, un
généraliste aurait en moyenne perçu 63.700 euros tandis qu'un
spécialiste aurait disposé de 102.300 euros".
Par spécialité, les radiologues sont les mieux lotis (196.126 euros
en moyenne estimés en 2004), devant les anesthésistes (150.177
euros), alors que certains (psychiatres, pédiatres et dermatologues)
touchent moins que les généralistes.
En pourcentage, le pouvoir d'achat des généralistes a reculé
(-4,3%), "après une augmentation importante en 2003 (+6,8%) et en
2002 (+7,8%)".
Si en 2002, "les généralistes ont vu le tarif de base de leurs
consultations passer de 17,53 euros à 20 euros", leurs tarifs ont
été "quasi-stables" en 2004, et ils ont connu "une sensible
réduction de leur activité".
"Le pouvoir d'achat des spécialistes a continué de croître en 2004
(+1,4%)", ajoute la Drees, avec des disparités : "le revenu réel des
pédiatres a par exemple diminué de 4,6%, tandis que celui des
ophtalmologues s'est accru de 3,1%".
"Globalement, sur quatre ans, entre 2000 et 2004, toutes les
spécialités, comme les généralistes, ont toutefois connu une
augmentation moyenne de leur pouvoir d'achat: 4,5% pour les
anesthésistes, 2,6% pour les généralistes, et 1,3% pour les
radiologues", conclut l'étude, qui porte sur des résultats
provisoires, et ne concerne que les revenus libéraux des médecins (à
l'exclusion de leur éventuelle activité salariée).

27 janvier 2006
- Un médecin écroué dans un réseau d'escroquerie à l'assurance
maladie
Un médecin a été écroué ce vendredi à Paris dans le cadre du
démantèlement d'une vaste escroquerie à l'assurance maladie dont le
préjudice global a été estimé à 1,7 million d'euros.
En avril 2005, 34 personnes avaient notamment été interpellées lors
d'une opération menée par 155 gendarmes et policiers. L'enquête
menée depuis un an par la brigade de recherches de gendarmerie de
Paris et le groupe d'intervention régional (Gir) de Paris avait
alors permis de mettre au jour une "bande organisée dans le milieu
yougoslave" qui constituait de faux dossiers d'arrêts maladie afin
de percevoir les indemnités journalières dévolues à d'importants
faux salaires.
Huit personnes sont écrouées depuis dans cette enquête qui s'est
poursuivie. Vingt-six personnes au total ont été mises en examen
dont le présumé cerveau et le faussaire dans le cadre d'une
commission rogatoire délivrée, en mars 2004, par un juge
d'instruction parisien.
Le mode opératoire était le suivant : quatre-vingt ressortissants
yougoslaves, titulaires de cartes de résidents et pour la plupart
inscrits aux Assedic et au RMI, présentaient de faux bulletins de
paie, accompagnés de fausses attestations salariales et de faux
arrêts maladie pour se faire payer des indemnités journalières. Les
sommes versées sur les différents comptes bancaires étaient ensuite
retirées en espèces et "redistribuées par un système pyramidal
jusqu'à la tête du réseau".
L'enquête a été bouclée avec l'interpellation la semaine dernière de
deux médecins parisiens généralistes présumés "complaisants" et de
deux secrétaires médicales d'origine yougoslave.
Ils sont présumés avoir fourni les documents nécessaires à
l'établissement des arrêts maladie moyennant rétribution. L'un des
deux médecins, âgé de 61 ans, a été écroué vendredi et le second,
victime d'un arrêt cardiaque et hospitalisé au moment de son
interpellation, sera entendu ultérieurement. Les deux secrétaire
médicales ont été remises en liberté.

26 janvier 2006
- Permanence de soins : Deux médecins du Cher condamnés en appel
après le décès d'un malade
Deux médecins du Cher, qui avaient tardé à envoyer des secours chez
un malade mort après un malaise, ont été condamnés jeudi à 3 mois de
prison avec sursis pour homicide involontaire par la cour d'appel de
Bourges. Les deux médecins ont également été condamnés à verser des
dommages et intérêts aux enfants de la victime.
Le médecin de garde de Sancerre, Martine Chimay, a vu sa
condamnation aggravée par rapport au jugement de première instance
du tribunal correctionnel de Bourges en août. Elle avait alors été
relaxée au plan pénal et condamnée seulement à verser des dommages
et intérêts.
Le médecin régulateur du Samu, le Dr Maher Rifard, a en revanche vu
sa peine diminuée. Il avait été condamné en première instance à 10
mois de prison avec sursis. Les deux médecins avaient fait appel du
premier jugement. Ils ont désormais cinq jours pour se pourvoir
éventuellement en cassation.
Le 18 février 2002, Patrick Cagnet, habitant à Sancerre, était
décédé des suites d'un malaise cardiaque, qui avait été signalé au
Samu par son fils Fabien âgé de 10 ans. Le Dr Rifard avait conseillé
au jeune garçon d'appeler le médecin de garde à Sancerre, qui était
toutefois resté injoignable.
Effrayé, Fabien avait fini par rappeler le Dr Rifard, qui avait
alors alerté le Samu de Cosne (Nièvre). Mais l'équipe dépêchée sur
place était arrivée trop tard : Patrick Cagnet décédait dix minutes
après sa prise en charge.
Depuis ce drame, une plate-forme commune, rassemblant les centres
d'appels des pompiers et du Samu, a été mise en place en juin à
Bourges, afin de coordonner rapidement les secours aux personnes
dans tout le département et de permettre aux pompiers et au médecin
régulateur de travailler en concertation.
- Démographie médicale : Avis trés mitigé du Bureau National du
SNJMG
Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de presse
pour dire sa satisfaction de retrouver l'esprit de ses propositions
dans les orientations du plan proposé par Xavier Bertrand mais aussi
pour faire part de ses doutes sur la pleine efficacité de ce plan
(qui ne s'inscrit pas dans une vraie politique d'aménagement du
territoire et ne permet pas une évolution des conditions d'exercice
des médecins généralistes). De plus, le SNJMG s'indigne que le
ministre de la santé ne s'implique absolument pas dans l'application
du moratoire pour les nouveaux installés vis à vis du médecin
traitant.

25 janvier 2006
- Xavier Bertrand présente son plan de lutte contre la
désertification médicale
Avec plus d'un trimestre de retard, Xavier Bertrand, ministre de la
Santé, a détaillé le 25 janvier son plan « démographie médicale »
visant à assurer un égal accès aux soins sur tout le territoire.
Basé sur le rapport Berland, il consiste pour l'essentiel à inciter
les médecins à exercer en zones sous-médicalisées. Le premier axe de
ce plan porte sur l'amélioration des outils d’information et de
pilotage afin de renforcer la capacité de prévision des besoins en
formation et d’améliorer la connaissance statistique de la
démographie médicale : mise en œuvre dès l'été 2006 du répertoire
partagé des professions de santé (DDASS, ordre et assurance
maladie). Le second axe vise à faciliter l’exercice professionnel :
allongement du congé maternité des femmes médecins et des
infirmières, incitation des professionnels à prolonger leur activité
après 65 ans (cumul emploi-retraite plus favorable) et mise en œuvre
du statut de collaborateur libéral. Le troisième axe vise à mieux
organiser la répartition et l’accès égal aux soins sur tout le
territoire : politiques incitatives fortes et ciblées (aides
conventionnelles comme la majoration d'honoraires de 20 % pour les
médecins exerçant en cabinet de groupe ou maisons
multidisciplinaires, aides des collectivités locales, aides
fiscales), cohérence et visibilité des aides (guichet unique et
portail Internet régional d'information), soutien à la création des
maisons de santé pluridisciplinaires financées par le FAQSV,
développement de la télémédecine... Le dernier axe porte sur
l'amélioration de la formation des professionnels du soin et le
développement de leur champ de compétences : augmentation du numerus
clausus (porté à 7 000 en 2006 et maintenu ce ce niveau jusqu'en
2010), meilleure prévision du nombre nécessaire de médecins à former
par spécialité et par région, développement de la délégation de
certaines tâches dans le domaine des soins (NB : une première vague
d’expérimentations de délégations est en cours et une seconde vague
débutera en 2006). La HAS se verra confier la mission d’organiser
cette démarche sur le plan de la méthode et de l’évaluation dans
deux domaines prioritaires : l’ophtalmologie et le suivi des malades
chroniques. Selon Xavier Bertrand, le coût global de ces mesures
s'élèvera de 30 à 35 millions d´euros par année pleine.
NB 1 : Une version relative à la démographie des praticiens
hospitaliers sera présentée en juin prochain - le Pr. Yvon Berland
est à ce titre chargé d´une mission dont les conclusions devront
être rendues en mai.
NB 2 : La MSA a approuvé dans un communiqué un plan en phase avec
son action sur les territoires ruraux.
Pour en savoir plus :
Plan démographie médicale présenté par Xavier Bertrand ()
- Colloque sur la Médecine Générale au Sénat
Un colloque organisé conjointement par le CNGE, l'ISNAR-IMG,
MG-France, MG-Form, le SNJMG et la SFTG a réuni plusieurs centaines
de personnes ce mercredi après midi au Sénat. Ce colloque intitulé
"Médecine Générale : L’heure des choix" a fait le point sur les
défis et les menaces que doit affronter cette discipline. A cette
occasion, Yassine Bouakaz, président du SNJMG, a présenté l'Observ'moratoire
et a rappelé les revendications des jeunes médecins généralistes en
matière d'évolution d'exercice et de formation.

24 janvier 2006
- Honoraires généralistes : l'Uncam dit non à une hausse cette
année
Dans un entretien publié ce mardi dans le Quotidien du médecin, le
directeur général de l'Assurance maladie, Frédéric van Roekeghem,
oppose une fin de non-recevoir à la demande des syndicats de
médecins qui souhaitent revaloriser la consultation du généraliste
en 2006, dans une interview au à paraître mardi : "Nous ne brûlerons
pas les étapes (...) nous ne pouvons pas nous engager aujourd'hui
dans des politiques de revalorisations qui ne seraient pas financées
ou qui ne seraient pas compatibles avec les grands équilibres votés
par le Parlement".
- Médecin traitant : le SNJMG crée un observatoire du moratoire
Scandalisé par l'absence de suivi officiel, le Bureau National du
SNJMG a créé ce mardi un observatoire du moratoire (Observ'moratoire).
Cet observatoire a pour objet de collecter les différentes modalités
d'application locale dans le but de mutualiser toutes les
informations susceptibles d'aider les médecins généralistes dont
l'installation est mise à mal par le dispositif du médecin traitant.
Pour en savoir plus : Communiqué de presse

23 janvier 2006
- Médecin traitant : Le Bureau national du SNJMG critique la très
mauvaise application du moratoire
Devant la "conspiration du silence" qui entoure le moratoire et ses
premières conséquences négatives pour de nombreux jeunes installés,
le Bureau National du SNJMG interpelle les pouvoirs publics dans un
communiqué de presse publié ce lundi.
Pour en savoir plus : Communiqué de presse

19 janvier 2006
- Tarifs médicaux: La CSMF demande retrait d'un projet
d'information des assurés
La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a demandé,
ce jeudi, le retrait d'un projet de l'assurance maladie
d'information téléphonique des assurés sur les coordonnées des
médecins, les actes qu'ils pratiquent, ainsi que leurs tarifs. Ce
dispositif, qui pourrait être élargi à l'internet, devrait être
expérimenté à partir du 30 janvier à Versailles, puis en février à
Toulouse, Clermont-Ferrand et Moulins (Allier), indique Le Figaro de
ce jour.
Selon la CSMF,"l'assurance maladie dépasse là son domaine de
compétence (...) Elle devrait concentrer ses efforts sur
l'information des remboursements aux assurés qui est devenue
incompréhensible, et qu'elle est incapable de gérer (...) lles
médecins étant interdits de publicité, par leur code de déontologie,
il est tout à fait inacceptable que l'assurance maladie puisse
mettre en place un système de publicité comparative basé sur des
tarifs moyens qu'elle aurait soi-disant constatés".
La CSMF, qui se dit "tout à fait favorable à la transparence sur les
prix dans les cabinets médicaux (affichage dans les salles d'attente
des fourchettes de tarifs, information par le médecin des prix
pratiqués avant la consultation...)", demande "fermement aux caisses
d'assurance maladie de renoncer à un tel projet qui n'a fait l'objet
d'aucune concertation et qui est inutile, dangereux et provocateur".
NB : Quand la CSMF s'en prend à "l'information des remboursements
aux assurés qui est devenue incompréhensible, et que (l'Assurance
Maladie) est incapable de gérer", elle oublie de dire qu'en tant que
syndicat signataire de la Convention, elle est co responsable de ce
système incompréhénsible et difficile à gérer...
- Convention : Le Conseil de l'UNCAM reste ferme sur les demandes
de revalorisation des honoraires médicaux
Le Conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam)
a adopté ce jeudi ses orientations pour 2006 et décidé d'étudier
d'éventuelles hausses d'honoraires médicaux "après la date
anniversaire" de la convention médicale, soit le 11 février :
"Concernant la réalisation des économies liées aux objectifs de la
maîtrise médicalisée, le Conseil de l'Uncam prend acte de leur
atteinte partielle (722 millions d'euros pour un objectif de 998
millions d'euros). Fort de ce constat, le Conseil propose que les
résultats de maîtrise médicalisée soient étudiés après la date
anniversaire de la convention médicale pour tenir compte de la tenue
des engagements prévus".
L'Uncam a également proposé que les actions de maîtrise médicalisée
engagées en 2005 soient poursuivies en 2006, "et complétées par de
nouveaux thèmes tels que les prescriptions médicamenteuses et les
transports (sanitaires, comme les ambulances, ndlr)". Les
prescriptions effectuées à l'hôpital seront également suivies de
près par l'assurance maladie.
Le Conseil indique par ailleurs qu'elle "souhaite disposer
d'informations complémentaires avant d'envisager une éventuelle
négociation sur la création d'un secteur optionnel concernant
certains spécialistes du secteur 1 (tarifs "sécu", ndlr)". La
création d'un secteur optionnel permettant des espaces de liberté de
tarification des honoraires pour les praticiens de secteur 1
figurait dans un accord signé en août 2004 par les chirurgiens
libéraux, l'ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, et
l'assurance maladie. Si le Conseil de l'Uncam "reconnaît que la
co-existence à qualification égale de médecins de secteur 1 et de
secteur 2 (dépassements tarifaires autorisés, ndlr) créée une vraie
difficulté, il demande que de nouvelles propositions lui soient
faites permettant de garantir l'égal accès aux soins, et visant la
maîtrise des dépenses de l'assurance maladie, des organismes
complémentaires et des ménages".

13 janvier 2006
- Voeux du ministre de la Santé : Xavier Bertrand annonce son
progrmme pour 2006
Voici les principaux chantiers évoqués ce vendredi par le ministre
de la Santé pour l'année 2006, lors de la présentation de ses voeux
à la presse :
PREVENTION: des états-généraux doivent se tenir cette année, à une
date non précisée
TABAC: des orientations dans la lutte contre le tabac seront
présentées dans les "semaines qui viennent"
ALCOOLISME: des états généraux s'ouvriront au "printemps"
OBESITE: un deuxième Programme national nutrition santé sera proposé
en "mars"
DEMOGRAPHIE MEDICALE: un plan sera présenté "tout prochainement", il
reposera sur "trois piliers: les incitations, la formation, les
conditions d'exercice"
PERMANENCES DES SOINS (gardes et astreintes médicales le week-end et
la nuit): des mesures seront annoncées "au printemps" sur la prise
en charge du samedi après-midi et pour donner une "meilleure
lisibilité" aux maisons médicales de garde
HOPITAL: . annonce cette année d'un nouveau plan "Hôpital 2012",
d'une baisse du tarif des actes hospitaliers facturés à la Sécurité
sociale, du lancement d'une campagne de promotion des métiers
hospitaliers, de la présentation fin janvier" d'un tableau de bord
sur les infections nosocomiales à l'hôpital "
RETRAITES: la publication des derniers décrets d'application de la
réforme Fillon (2003) interviendra cette année, tandis que sera mis
en place un outil de simulation sur internet
PROTECTION SOCIALE: conformément aux voeux du président de la
République, le chantier de la réforme du financement de la
protection sociale s'ouvre cette année.
CARTE VITALE II: le lancement de la Carte Vitale "avec photo" aura
lieu au "dernier trimestre"
DOSSIER MEDICAL PERSONNEL (DMP): premières expérimentations
techniques en "janvier", et sur le terrain au "printemps"
CANCER: le dépistage du cancer du sein devrait concerner 80% des
femmes de 50 à 74 ans
SIDA: "très prochainement" des propositions pour mettre fin à la
discrimination contre les séropositifs pour l'accès au crédit
HANDICAP: la parution des textes d'application de la loi du 11
février 2005 (lutte contre les discriminations, droit à
compensation, accessibilité) est attendue
ADOPTION: cette année sera marquée par la mise en place de l'Agence
de l'adoption
ENFANCE: le ministère compte préparer une loi relative à la
protection de l'enfance
FAMILLE: M. Bertrand souhaite "reprendre les propositions" du
président d'Emmaüs France, Martin Hirsch, "pour améliorer la
situation matérielle des familles les plus démunies"
SECURITE SANITAIRE: le ministre vise à les renforcer (notamment en
cas de grippe aviaire)
FIN DE VIE: parution en "début d'année" des décrets d'application de
la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie

12 janvier 2006
- Démographie médicale : Le Bureau National du SNJMG attend du
concret
Avant l'annonce, plusieurs fois retardée, du plan Démographie
Médicale, le Bureau National du SNJMG publie un communiqué de presse
pour avertir le ministre de la Santé que le syndicat ne se
contentera pas de voeux pieux...
Pour en savoir plus : Communiqué de presse
- Parcours de soins : une atteinte à la qualité des soins pour
une majorité de professionnels de santé
Selon une enquête du Journal International de la Médecine (JIM), 63
% des professionnels de santé jugent que l’institution du parcours
de soin risque de détériorer la qualité des soins. Si selon la
précédente enquete du JIM, seuls 15 % de confiants croyaient aux
économies dégagées par la réforme, ils ne sont aujourd'hui que 11 %
à voir se profiler une amélioration de la qualité des soins. Enfin,
20 % d’immobilistes ne pensaient assister à aucune évolution
économique et 24 % affirment aujourd’hui que la qualité des soins ne
changera pas avec le parcours des soins.
- Dépenses de santé : Dossier polémique du Point sur les
gaspillages
Le numéro 1739 du Point consacre sa Une et un long dossier aux «
petits abus qui alimentent le déficit de la France ».
Jacques Marseille, également auteur du « Grand gaspillage, les vrais
comptes de l’Etat » (Perrin), se penche entre autres sur les
affections de longue durée, « dont plus de 6 millions de Français
sont atteints ». L’auteur constate que « la France est aujourd’hui
malade, gravement malade, presque à l’agonie, puisque près d’un
Français sur 10, tous âges confondus, ou encore un Français sur 2 de
plus de 60 ans souffre d’une maladie dont la gravité et la
chronicité seules peuvent donner droit à un remboursement à 10 % des
soins (...) Cela représente plus de 20 milliards d’euros sur les
50,6 milliards déboursés par la CNAM pour les soins de ville (...)
Une note bigrement salée. Mais qui ne cesse de s’alourdir (...)
Force est d’imputer ces petits abus de biens publics qui font les
grandes rivières à l’irresponsabilité de ceux qui ne veulent pas
décevoir leurs patients – pardon, leurs clients – et au manque de
courage de ceux qui (…) ne dénoncent pas fermement ces dérives pour
ne pas irriter les citoyens – pardon, leurs électeurs ».
Le Point aborde aussi « l’abus de bien public apparemment bénin,
mais fort coûteux, (qu’est) le petit arrêt de maladie pour «mal de
tête» ou «petite fatigue» », ou encore rappelle que les Français
sont « numéro 1 » pour la consommation d’anticholestérol.

11 janvier 2005
- Convention : Bilan de la "maitrise" pour la nouvelle réunion de
négociations
Lors de cette réunion, Frédéric van Roekeghem, directeur de l'UNCAM,
a dressé un bilan des résultats de la maîtrise médicalisée en 2005.
Les économies réalisées à fin 2005 sont évaluées à 722 millions
d'euros. La palme revient aux indemnités journalières avec une
économie de 432 millions d´euros (contre 150 millions attendus).
Pour le reste, on notera les 117 millions d´euros économisés sur le
poste des statines, 88 millions sur les ALD et le respect de
l´ordonnancier bizone, 44 millions sur les génériques, 30 millions
sur les antibiotiques et 10 millions sur les psychotropes.
Le parcours de soins coordonné a eu des effets divergents en terme
d'honoraires. Le directeur de l'Uncam a démontré que "2005 avait
déjà été l'année des généralistes" : Grâce au forfait de 40 euros
perçu par les médecins traitants pour chaque patient souffrant d'une
ALD, et grâce à un regain de leur activité (volume d'actes + 2,4 %),
les honoraires des généralistes ont progressé de 4,5 % sur les 11
premiers mois de l'année, et même + 5 % pour les praticiens exerçant
en secteur 1. Dans le même temps, la perte de revenus pour certains
spécialistes, liée au dispositif du médecin traitant, n'est pas
aussi importante que ce que s'alarmaient les syndicats médicaux
signataires. Ainsi, les dermatologues, les plus touchés, ont vu
leurs honoraires diminuer de 3,5 % par praticien (et non 20ù comme
annoncé), devant les cardiologues (2,2 %) et les rhumatologues (1,3
%). Mais les honoraires des pneumologues ont progressé de 1,4 % (par
personne), ceux des psychiatres de 2,1 % et ceux des pédiatres de
4,4 %.
- Honoraires médicaux : MG-France lance une campagne en direction
des patients
Le syndicat de généralistes MG-France a annoncé, ce mercredi, le
lancement d'une campagne d'information en direction des patients
pour "qu'ils sachent que les praticiens ne sont pour rien dans la
complexité actuelle" des tarifs mis en place dans le cadre du
nouveau parcours de soins.
Explication du Dr Costes, président de MG-France : La convention qui
a instauré ce nouveau parcours articulé autour du médecin traitant
"a créé une paperasserie d'enfer pour les médecins et les patients
(...) Aujourd'hui, les patients ne connaissent plus les tarifs, ce
qui nous laisse craindre que 2006 soit l'année de l'insécurité des
remboursements (...) Pour éviter que les patients ne se tournent que
vers les médecins, et non vers l'assurance maladie ou les
complémentaires, nous allons placer dans les salles d'attente, où
défilent chaque jour un million de personnes, des affiches qui
expliquent que la complexité du parcours de soins est indépendante
de la volonté des médecins (En effet, les caisses) demandent
désormais aux médecins d'inscrire sur les feuilles de soins
"parcours" ou "hors parcours" (...) Ce n'est pas aux praticiens de
faire ce tri administratif, ou alors il faut que l'assurance maladie
leur détache des secrétaires médicales".
- Assurances complémentaires : Santéclair réfléchit à la création
d'un dispositif "d'automédication accompagnée"
Partant du constat que certains assurés sont de "faibles
consommateurs" en matière de santé, Santéclair, société commune des
assureurs AGF, Maaf et MMA spécialisée dans le service et le conseil
en matière de santé, a décidé d'aborder le sujet de
l'automédication.
Selon une étude menée sur le portefeuille santé de Maaf Assurances,
46% des assurés consultent moins de quatre fois par an un médecin
(généraliste et spécialiste) et leurs dépenses de pharmacie
remboursées chaque année par l'assureur complémentaire sont
inférieures à 45 euros.
La moyenne de consultation par assuré est plutôt "de l'ordre de 10 à
11" par an et les dépenses de santé bien supérieures à 45 €, a
précisé Marianne Binst, la directrice générale de Santéclair.
Par ailleurs, Santéclair souhaite également jouer sur un "réel
potentiel": dans 40% des cas, les généralistes sont consultés pour
des motifs qui relèvent de l'automédication.
Dès lors, la société envisage de créer un forfait annuel
d'automédication -de 20 à 30 euros- utilisable auprès de ses
prestataires partenaires et "donner accès à un panier de services
pour aider l'assuré à arbitrer ses dépenses", a expliqué Mme Binst.
Santéclair, créé en 2003, effectue des analyses de devis (optique,
dentaire, audition), dispose de réseaux de prestataires (opticiens,
chirurgiens dentaires, pharmacie). La société, qui compte 4 millions
de bénéficiaires, a géré 350.000 appels en 2005 et analysé 40.000
devis.

09 janvier 2006
- Une femme médecin soupçonnée de "tentative d'empoisonnement"
Le Monde de ce jour indique que « soupçonnée d'avoir pratiqué une
injection létale à une personne âgée de 74 ans, morte le 25 décembre
2005 à l'hôpital de Belley (Ain) des suites d'un choc septique, une
femme médecin du centre hospitalier était en garde à vue à la
gendarmerie de la ville, vendredi, et y était entendue depuis la
veille (...) le procureur de la République de Belley devait ouvrir
une information judiciaire pour «tentative d'empoisonnement» dans la
journée de samedi (...) selon une source proche du dossier, cette
praticienne aurait reconnu son geste devant les enquêteurs.
Cependant, malgré ces aveux, le déroulement précis des faits restait
encore difficile à établir, tant les déclarations de la suspecte
paraissaient contradictoires ».
Le quotidien note que cette femme médecin, originaire de Belgique et
« connue pour ses positions en faveur de l'euthanasie (,) aurait eu
auparavant des démêlés avec la justice belge (Toutefois) le produit
injecté dans l'organisme de la patiente du centre hospitalier de
Belley n'aurait pas provoqué son décès. Celui-ci serait survenu près
de 48 heures après l'injection ».

06 janvier 2006
- Génériques: Les pharmaciens et l'Uncam ont signé un accord
L'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) a indiqué
ce vendredi qu'elle avait conclu ce jour un accord avec les trois
syndicats représentatifs des pharmaciens (FSPF, USPO et UNPF).
L'accord fixe pour la fin 2006 un objectif de délivrance en
pharmacie de 70% de génériques, contre environ 60% aujourd'hui, un
pourcentage dont il faut souligner qu'il se rapporte aux seuls
médicaments pour lesquels un générique existe : "L'accord
pluri-annuel (2006-2008) sur les médicaments génériques fixe
l'objectif de pénétration des médicaments génériques à 70 % du
répertoire pour la fin 2006 avec un objectif à mi-année de 66 % (Il
précise aussi que) ces objectifs seront révisés annuellement (et
qu'ils) sont par ailleurs déclinés par officine, en fonction de leur
taux de délivrance actuel des médicaments génériques".
Par ailleurs, le protocole d´accord national sur la permanence
pharmaceutique prévoit l´indemnisation du service de garde et
d´urgence "à hauteur de 75 euros par nuit de garde, journée du
dimanche et jour férié à compter du 15 avril 2006". Jusqu'ici seule
une majoration de 1,96 à 3,98 euros par ordonnance était appliquée.
Mais, contrairement aux médecins, les pharmaciens ne touchaient rien
pour une garde au cours de laquelle aucun patient ne se présentait.
Il en coûtera 27 millions par an à la Sécurité Sociale.
Quant à l'accord tripartite UNCAM-pharmaciens-médecins favorisant la
prescription et la délivrance du médicament générique, prévu pour
être signé avant la fin de l’année 2005, il n'en est pas question
dans ce protocole.

05 janvier 2006
- DMP : un décret ouvre la voie à l'expérimentation
La publication ce jeudi au Journal officiel d'un décret relatif à
l'hébergement des données de santé à caractère personnel ouvre la
voie à l'expérimentation du futur dossier médical personnel (DMP),
censé être généralisé à partir de 2007.
Le décret stipule que les candidats à l'agrément (des consortiums
informatiques hébergeurs des données médicales) "doivent offrir un
certain nombre de garanties parmi lesquelles figure la mise en
oeuvre de règles de confidentialité et de sécurité (...) L'agrément
est délivré par le ministre chargé de la santé, après avis de la
Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et
d'un comité national d'agrément comprenant des personnalités
qualifiées et des représentants des usagers du système de santé". Ce
décret prévoit par ailleurs "la possibilité pour le patient de
consulter son dossier médical par voie électronique dans les
établissements de santé qui en auront les moyens techniques".

04 janvier 2006
- Médicaments : les médecins conditionnent la consommation en
France, Allemagne et Angleterre
Les écarts des dépenses publiques de médicaments entre la France,
l'Allemagne et l'Angleterre sont liés aux comportements des médecins
en matière de prescription et non au nombre de produits pris en
charge par la Sécurité sociale, selon une étude de l'Institut de
recherche et de documentation en économie de la Santé (Irdes)
L'IRDES confirme tout d'abord qu'avec une dépense de 30 milliards
d'euros en 2004, la France "est réputée pour son haut niveau de
consommation de médicaments (...) Représentant plus de 18% des
dépenses publiques de santé (contre 13,9% en Allemagne et de 12,3%
en Angleterre), le coût public des médicaments (en France) est parmi
les plus élevés des pays de l'OCDE".
L'IRDES a comparé, dans ces trois pays, les dépenses liées à trois
types de médicaments: les benzodiazépines (traitements des troubles
du sommeil, de l'angoisse, de l'épilepsie), les vasodilatateurs
(maladies des artères, vasculaires cérébrales, etc.) et les
médicaments visant à améliorer la qualité de la vie (obésité,
tabagisme...).
L'IRDES constate, à partir des deux premiers types de médicaments,
que "ce n'est pas la taille du panier de médicaments pris en charge
qui explique les écarts de consommation (...) Dans le cas des
benzodiazépines et des vasodilatateurs et malgré un panier
comparable, la France a une consommation deux fois plus élevée que
l'Allemagne (Pour les vasodilatateurs) les différences de
consommation sont essentiellement liées à des différences dans les
comportements de prescription des médecins (...) il semble que
l'utilisation de budgets et/ou volumes de prescription
individualisés, ainsi que les incitations financières directes qui
leur sont adressées, aient eu un effet sur les prescriptions des
médecins anglais ou allemands".
Les médecins anglais sont en effet responsables de leurs budgets de
prescriptions, tandis que leurs homologues allemands sont
susceptibles de reversements à la caisse s'ils dépassent de 25% un
volume-cible mis en place chaque année et ajusté par spécialité, ce
qui n'est pas le cas en France.
Le cas des médicaments visant à améliorer la qualité de la vie est
un peu particulier. Ils ne sont généralement pas pris en charge en
France et en Allemagne. En revanche, l'Angleterre prend en charge 16
molécules pour le sevrage tabagique, l'obésité et les
dysfonctionnements érectiles, pour 150 millions d'euros en 2002.
Pour en savoir plus :
Etude de l'IRDES

03 janvier 2006
- Médecin traitant : le SNJMG réagit à la publication au JO du
moratoire pour les jeunes médecins
Le décret d'application permettant aux patients de ne pas être
pénalisés financièrement s'ils consultent, sans passer par le
médecin traitant, un jeune médecin pendant les cinq premières années
suivant son installation, est paru ce mardi au Journal Officiel,
soit 2 jours après la mise en place des sanctions financières en cas
de non respect du parcours de soins.
Le Bureau National du SNJMG a publié aussitôt un communiqué de
presse pour apprécier la parution de ce décret, qui "instaure une
mesure de protection des médecins en cours d'installation" et pour
demander "à la Sécurité sociale de lancer des campagnes
d'information auprès des patients pour les avertir qu'ils ne seront
pas pénalisés s'ils consultent un jeune installé, qu'ils aient ou
non choisi un autre médecin comme médecin traitant".
Pour en savoir plus :
Communiqué de presse du SNJMG
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