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30
décembre 2004
- Convention : le SNJMG
propose une conférence de presse commune
Faisant le point de la
situation, le Bureau National du SNJMG a estimé
qu’il était nécessaire que toutes les structures qui
ont manifesté leur opposition à la convention se
rencontrent et s’expriment conjointement lors d’un
conférence de presse commune. Le Bureau a mandaté
Sandrine Buscail pour organiser ce rendez capital
dans la contestation de la convention médicale.
23
décembre 2004
-
Reprise des réunions du comité de gestion du FoRMMeL
Ce matin se tenait la
première réunion du comité de gestion du FoRMMeL mis en sommeil pendant
plusieurs mois à cause de la mise en place de la réforme de l'Assurance
Maladie. Les organisations mono catégorielles de généralistes (MG-France,
SNJMG et ISNAR-IMG) ont proposé d'augmenter les primes à l'installation
(dont on attend toujours une circulaire d'application après l'abrogation
du texte définissant les zones sous médicalisées), de ré-ouvrir les
primes à l'informatisation à tous les jeunes installés depuis 98 et à
tous ceux qui vont s'installer et de mettre en place des aides aux
remplacements.
- Convention :
signature d'un "relevé de fin de négociation"
Un "relevé de fin de négociation" d'une cinquantaine de pages a été
signé ce jeudi matin par le directeur de l'UNCAM, Frédéric van Roekeghem,
et les trois syndicats de médecins - CSMF, SML et Alliance - qui avaient
déjà signé le "protocole d'accord" du 17 décembre.
Les parties s'engagent, dans ce relevé, à "procéder à la signature de la
convention nationale avant le 15 janvier (après que les) instances
délibératives" des syndicats médicaux se soient prononcées sur le texte,
début janvier.
Pour en savoir plus :
télécharger le
Relevé de fin de négociation :
 
22
décembre 2004
-Convention :
Réunion pour la rédaction du texte définitif
Le directeur de l'UNCAM,
Frédéric van Roekeghem, et les cinq syndicats de médecins installés se
sont retrouvés ce jour pour procéder à la rédaction du texte définitif
de la convention médicale.
A cette occasion, le
syndicat MG-France a invité dans sa délégation les organisations de
futurs et jeunes généralistes : ISNAR-IMG et SNJMG.
MG-France, "consterné
par la tournure des débats", a quitté la réunion à 18 heures. La CSMF
est restée sourde aux demandes de Sandrine Buscail, présidente du SNJMG,
concernant le système du médecin traitant et les nouveaux installés,
l'option médecin référent et la diversification des modes de
rémunérations des généralistes ainsi que l'indépendance de la FMC.
- Installation de la
Haute autorité de santé
Le ministre de la
Santé, Philippe Douste-Blazy, a procédé, ce mercredi, à l'installation
de la Haute autorité de santé, nouvelle instance instituée par la
réforme de l'assurance maladie.
Cette nouvelle structure était prévue dans le volet "pilotage" de la
réforme de l'assurance maladie votée cet été et qui entre en vigueur au
1er janvier. Un décret daté du 26 octobre avait défini ses "missions" et
un décret du 20 décembre en a donné la composition.
Dotée d'un budget de 50 millions d'euros, la Haute autorité sera
notamment chargée de "l'évaluation périodique du service attendu des
produits, actes ou prestations de santé et du service qu'ils rendent",
selon le décret du 26 octobre. Ces évaluations contribuent aux décisions
prises pour les remboursements par la sécurité sociale.
Elle doit ainsi "émettre des avis", "proposer l'inscription des
médicaments" sur la liste de produits remboursables, ou encore par
exemple "formuler des recommandations" sur le "bien-fondé et les
conditions de remboursement d'un ensemble de soins".
La Haute autorité est
composée de huit membres : 2 Membres désignés par le Président de la
République (M. Laurent Degos et M. Raoul Briet), 2 Membres désignés par
le président de l'Assemblée nationale (M. Jean-Paul Guerin et M. Bernard
Guiraud-Chaumeil), 2 Membres désignés par le président du Sénat (Mme
Pascale Briand et M. Gilles Bouvenot) et 2 Membres désignéspar le
président du Conseil économique et social (M. Etienne Caniard et M.
Claude Maffioli). Elle est présidée par le Pr Laurent Degos,
actuellement président du conseil d'administration (CA) de l'Agence
française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et
président du CA de l'Etablissement français des greffes.
M. Douste-Blazy a
expliqué que "l'installation de la Haute autorité constitue un acte
fondateur de la nouvelle gouvernance de notre système de santé (…) notre
système de santé souffrait jusqu'à présent d'une lacune majeure : le
manque de coordination dans la promotion de la qualité" des produits de
santé et des pratiques médicales.
21
décembre 2004
-Convention : les généralistes enseignants dénoncent un projet contraire
à toute logique médicale, économique voire éthique.
Dans un communiqué de
presse publié ce jour, le Collège National des Généralistes Enseignants
(CNGE) s’inquiète de la signature du protocole d'accord entre l'union
des caisses d'assurance-maladie (UNCAM) et certains syndicats médicaux :
"(Le CNGE le) considère contraire à toute logique médicale,
économique voire éthique, au moment où l'université française reconnaît
à la médecine générale un statut de spécialité (…) Le CNGE attire
donc l'attention des pouvoirs publics et de l'assurance maladie sur les
risques majeurs de cet accord qui n’améliore pas les
problématiques d'accès aux soins, décourage davantage les jeunes
médecins à choisir la filière médecine générale".
-
Convention : Un vrai progrès vers la
fin d’un système de soins solidaire selon l'association
"L'atelier".
Dans un communiqué
publié ce jour, l'association
de réflexion sur le système de soins et sur la médecine générale « L'ATELIER
» dénonce les principaux éléments de la convention en cours
d'élaboration : "Les médecins
généralistes deviennent les portiers obligatoires et dociles d’un
système qui leur échappe. On leur demandera tout de même de maîtriser
les dépenses
de soins
(…) La fin de l’option référent (signifie) la sacralisation de
la course à l’acte (…) La revalorisation des spécialistes
d’organes est prévue sans aucun discernement des problématiques
spécifiques de certaines spécialités par rapport aux autres et sans
aucun engagement de démarche qualité de leur part (…) Il n’y a
toujours aucune vision d’avenir cohérente de la répartition nécessaire
entre médecins toutes spécialités confondues".
-
Convention : les Verts critiquent une "négociation de boutiquiers"
Les Verts ont réagi ce
mardi à la convention médicale en estimant qu'il ne s'agissait que d'"une
négociation de boutiquiers sans vision d'avenir".
Dans un communiqué, les
Verts dénoncent l'"irresponsabilité (du gouvernement et de ses
partenaires) face au déficit de l'assurance maladie (avec
l'engagement de) 500 millions d'euros de dépenses supplémentaires en
échange d'engagements largement virtuels (et aussi) face aux
problèmes de santé actuels (…) principalement liés à
l'augmentation du nombre de maladies chroniques".
Ils suggèrent une
réforme qui s'appuie notamment sur "un système de santé coordonné, en
régionalisant et en développant des réseaux et maisons de santé (et
sur) une réelle politique de santé publique en agissant sur les
facteurs de risque et en développant l'éducation à la santé".
-
Forfait d'un euro: le conseil de la CNAM émet un avis négatif
Les 35 membres du
conseil de la Caisse nationale d'assurance (CNAM) étaient appelés ce
jour à donner leur avis (consultatif) sur le projet de décret relatif à
la nouvelle contribution demandée aux patients de plus de 18 ans et non
remboursée par la sécurité sociale pour chaque consultation et acte
médical à partir du 1er janvier, instaurée dans le cadre de la réforme
de l'assurance maladie.
Les cinq confédérations
syndicales (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC,), la Mutualité française
(mutuelles), la FNATH (accidentés de la vie), l'UNAF (associations
familiales), l'UNSA et le CISS (usagers) ont voté contre ce projet de
décret, portant à "20 le nombre de voix contre".
Le patronat (Medef,
CGMPE, UPA) et les professions libérales (Unapl) ont voté pour, ce qui
représente "14 voix pour". Une organisation (représentant de la
Couverture maladie universelle) n'était pas présent.
20
décembre 2004
-
Convention : La SFTG dénonce les menaces sur l'indépendance de la FMC
Dans un communiqué
de presse publié ce jour, "la SFTG , société scientifique de médecine
générale et organisme de formation médicale continue manifeste de très
vives inquiétudes après
l'annonce du protocole d'accord signé entre l'UNCAM, la CSMF, le SML et
Alliance
(…) La réforme en cours laisse pressentir le désengagement de la
Sécurité Sociale, non seulement pour la prise en charge des plus démunis
de nos patients mais aussi de la Formation Médicale Continue (FMC)
indépendante et indemnisée accessible à tous les médecins (…)
Nous exigeons que la Formation Professionnelle Conventionnelle soit
maintenue. Nous ne sommes pas dupes que sa disparition ferait la part
belle au financement de la formation par les firmes pharmaceutiques
(…) Il est indispensable que la nouvelle convention garantisse à tous
les médecins les moyens pour l'indépendance absolue de leur formation".
18
décembre 2004
- Convention : Mise en
ligne d’un manifeste contre le protocole d’accord
Suite à la signature du
protocole d’accord, un texte intitulé " La
contre-réforme du système de santé: un tissu de mensonges" a été
co rédigé par Sandrine Buscail (Présidente du
Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes), Philippe Foucras
(fondateur du Formindep, collectif "pour une formation médicale
indépendante au service des seuls professionnels de santé et des
patients"), Christian Lehmann et Martin Winckler (médecins généralistes
et romanciers) et Philippe Le Rouzo (Président du Syndicat Départemental
des Médecins Généralistes du Morbihan MG56). Ce texte destiné à être
publié dans la presse a été diffusé le 17 décembre sur diverses listes
de discussions médicale. Les très nombreuses réactions de soutien à ce
texte ont amené ses rédacteurs à le mettre en ligne et à proposer de le
signer à l'adresse suivante :
http://www.manifeste-sante-mg.org
17
décembre 2004
- Convention : « Le
grand cafouillage » selon la presse
Le quotidien Le
Parisien remarque que « l’accord conclu de haute lutte entre certains
syndicats de médecins et l’assurance-maladie pose autant de questions
qu’il en résout. Celles-ci notamment : va-t-il permettre réellement de
faire des économies ? Ne crée-t-il pas une médecine à deux vitesses ?
Sans compter son extrême complexité, qui risque de perturber les
patients comme les praticiens ».
De son coté, La Tribune
relève que « l’accord Sécu-médecins oppose spécialistes et
généralistes (…) l’encre du «protocole d’accord» conventionnel n’était
pas encore sèche que le texte était déjà critiqué ».
L’Humanité estime que
« le projet de convention entre les médecins et l’assurance-maladie
rend l’accès aux soins plus difficile et plus coûteux (et qu’) il
instaure une médecine à deux vitesses ».
Enfin, Le Figaro (pages
Economie) constate que « l’accord avec les médecins est loin de faire
l’unanimité ».
16
décembre 2004
-
Convention : le Bureau National du SNJMG renouvelle son total désaccord
Le Bureau
National du SNJMG a publié ce jour un communiqué de presse pour dénoncer
le protocole d’accord signé entre le directeur de l’UNCAM et 3 syndicats
médicaux. Selon le bureau ce texte est potentiellement dangeureux pour
tout le monde : l’Assurance Maladie, les patients, les généralistes
voire même les spécialistes.
- Convention : L’ISNAR-IMG
manifeste son opposition
L’ISNAR-IMG publie ce
jour un communiqué de presse pour dénoncer une convention à contresens
et stigmatiser la liberté tarifaire accordée aux spécialistes qui
valorise le non respect de la coordination de soins.
-
Convention : "formidable tromperie" pour le SMG
Le Syndicat
de la médecine générale (SMG) a dénoncé ce jour le protocole d'accord
conventionnel conclu mercredi entre médecins et caisses
d'assurance-maladie : "Il y a une formidable tromperie à prétendre
améliorer la coordination des soins en favorisant dans le même temps les
dépassements d'honoraires pratiqués hors de ce parcours coordonné et en
supprimant à brève échéance l'option de coordination existante (…)
Il y a une formidable imposture à garantir l'augmentation des revenus
des médecins en contrepartie d'engagements de modération dans les
prescriptions et au détriment de l'accès aux soins des patients
(…) Il y a une formidable désinformation à présenter cet accord comme
une amélioration du système de protection sociale, alors que ce n'est
qu'une aggravation de l'injustice sociale".
Selon le
SMG, le système appelé "médecin référent" qui est progressivement
abandonné au profit du dispositif du médecin "traitant", était une "option
qui valorisait financièrement et humainement la coordination des soins
et permettait aux plus démunis de bénéficier du tiers payant (…)
L'accord qui vient d'être signé n'est pas une surprise (...) : il
s'inscrit dans le cadre de la loi de réforme de l'assurance-maladie
votée par le parlement cet été" qui constitue une "privatisation
partielle de l'assurance-maladie par la baisse de la prise en charge des
soins avec obligation de recours aux assurances complémentaires (Le
SMG) appelle tous ceux qui ont à coeur un véritable système de santé
solidaire (...) à entrer en résistance".
-
Convention : Philippe Douste-Blazy pris à parti par des médecins à
Belfort
Au cours
d’un déplacement à Belfort, le ministre des Solidarités, de la Santé et
de la Famille, a été interpellé par plusieurs dizaines de médecins de la
FMF et des coordinations du territoire aux cris de « Médecin traitant =
médecin mal traité ». Le Dr Guy Barberet a expliqué au ministre la
convention « est inique. Nous n'acceptons pas d'être les OS de la
médecine générale ». Puis, le ton est monté d'un cran quand 2
médecins ont affirmé que « trois syndicats ont abandonné la médecine
pour toucher des subsides de l'assurance-maladie ». «Ce n'est pas
parce que je suis ministre que vous devez me cracher dessus», a
rétorqué Philippe Douste-Blazy passablement agacé…
-
Convention : La FNATH juge « immorale » la possibilité de dépassements
de tarifs
La Fnath,
qui regroupe des accidentés du travail, des malades, des invalides et
des handicapés, a réagi ce jeudi à l'accord signé la veille par trois
syndicats de médecins et l'assurance maladie : "La Fnath porte un
jugement sévère sur cet accord, qu'elle juge dangereux pour l'équilibre
financier de l'assurance maladie comme pour la qualité des soins (…)
Assurer 500 millions d'euros de revalorisation d'honoraires aux
médecins -privilégiant les spécialistes-, sans contrepartie ni
engagement sur l'organisation et la qualité des soins (...) est
proprement inconséquent (…) C'est mettre « la charrue avant les
bœufs » que de récompenser par avance les médecins sur des économies
attendues, alors même que tous les éléments déterminants de la réforme
de l'assurance maladie ne sont pas en place".
La Fnath a
qualifié de "mesure immorale" le dépassement tarifaire de 17,5% autorisé
pour les spécialistes consultés directement par les patients, sans être
passés auparavant par leur médecin traitant.
-
Convention : La Mutualité craint les dépassements de tarifs
La
Mutualité française qui regroupe 98% des mutuelles santé en France et
revendique 38 millions de personnes protégées, a réagi ce jeudi au
protocole d'accord conventionnel signé entre l'assurance maladie et
trois syndicats de médecins libéraux : "l'enjeu de cette négociation
est essentiel: permettre une nouvelle organisation des soins qui
favorise un parcours coordonné autour du médecin traitant (…) Dans
l'état actuel du texte, qui ouvre notamment de trop nombreuses
possibilités de dépassements de tarifs, le dispositif prévu ne permet
pas d'aller au bout de cette démarche(…) La Mutualité française
craint qu'il ne conduise à un résultat opposé à celui recherché et que
tous les Français ne puissent bénéficier d'un médecin traitant pourtant
gage d'un parcours de soins de qualité (La Mutualité regrette)
l'abandon du dispositif « médecin référent » qui risque de décourager
les millions de Français qui avaient choisi de s'inscrire dans cette
démarche (La Mutualité) veillera à ce que l'organisation de
l'accès à des soins de qualité et à des tarifs opposables soient au
centre des préoccupations".
-
Convention : Première étape largement insuffisante pour la CFDT
Dans un
communiqué intitulé "un accord déséquilibré", la CFDT "regrette que
le contenu du protocole d'accord conclu avec les syndicats médicaux
n'ait pas réuni les conditions d'une signature par l'ensemble des
organisations (Cet accord) auquel adhèrent pour l'instant trois
syndicats sur cinq, n'est qu'une première étape largement insuffisante
(Or) pour la réussite de la réforme, en particulier le lancement du
médecin traitant et du dossier médical, la participation d'une très
grande majorité de professionnels de santé est indispensable (Pour
la CFDT) l'amélioration des parcours de soins aurait dû être au
centre de la négociation (or) le protocole ne répond pas à cette
ambition (car il) privilégie la question de la rémunération des
professionnels au détriment de l'organisation du système des soins
(En outre, il) programme l'arrêt du médecin référent pour 2006
(Or ce dispositif) a fait la preuve de son efficacité, tant pour les
patients, en matière de coordination des soins, que sur la maîtrise des
dépenses (La CFDT estime que les) dépassements d'honoraires
institués par la loi pour les patients qui ne passeraient pas par le
généraliste (...) portent atteinte à l'égalité de l'accès aux
soins".
-
Convention : la CFE-CGC craint une "médecine à deux vitesses"
"La
CFE-CGC est inquiète (car) si le parcours de soins est de nature à mieux
soigner les assurés, à terme il porte en germe le risque d'une médecine
à deux vitesses (…) Il reste à faire le pari que cela soit source
d'économies (…) le seul élément certain pour l'heure étant la
hausse des tarifs des médecins (…) il est urgent d'élargir
l'assiette des recettes par la mise en place d'une cotisation sociale
sur la consommation, rempart le plus sérieux pour défendre les valeurs
de la Sécurité sociale(En effet) il n'est pas réaliste d'agir
seulement sur les dépenses d'assurance maladie, dont la tendance
structurelle est à la hausse".
-
Convention : "accord déséquilibré" et économies "virtuelles" pour l’UNSA
"L'Unsa
constate que si les dépenses de l'assurance maladie vont progresser de
500 millions d'euros de façon effective, les économies prévues sont,
elles, toutes virtuelles (En outre, les médecins) n'ont ni contraintes,
ni encouragements à s'inscrire dans le mécanisme du médecin traitant, ce
qui risque de mettre à mal la coordination des soins (De plus, les
médecins pratiquant une tarification libre continuent) à pouvoir
pratiquer des dépassements d'honoraires sans véritable encouragement à
se situer dans un parcours de soins coordonné (Au final) les
salariés verront, par l'augmentation des prélèvements de la CSG en
janvier, leur pouvoir d'achat diminuer pour permettre aux professionnels
de santé de gagner encore plus".
-
Convention : Gerard Bapt (PS) dénonce un "système à deux vitesses"
Le
député-maire de Saint Jean (31), Gérard Bapt (PS) a réagi ce vendredi
dans un communiqué à l'accord conclu entre l'assurance maladie et trois
syndicats de médecins libéraux : " (Alors que les médecins spécialistes
apparaissent comme les) grands gagnants (de cet accord) sur le
plan de la revalorisation de leurs revenus (les assurés sociaux non
couverts par une assurance complémentaire) supporteront la charge
supplémentaire (…) c'est bien un système à deux vitesses,
discriminant selon les revenus, dont nous avions dénoncé le risque de
généralisation durant le débat estival de la réforme de l'assurance
maladie, qui est en train de se mettre en place".
-
Convention : Guillaume Sarkozy (Medef) menace les médecins
Guillaume
Sarkozy (Medef) a reconnu ce jour que le directeur de
l'assurance-maladie a «négocié au mieux», mais il juge «dommage» que
l'accord ne soit pas signé de tous les syndicats de médecins. Surtout,
insiste-t-il, «si l'année prochaine les économies ne sont pas au
rendez-vous, il faudra prendre des mesures difficiles avec les médecins».
- CNPS : Scission
consommée
Après l’élection du Dr
Cabrera à la tête du CNPS, 10 présidents de syndicats de professionnels
de santé ont décidé ce jour de quitter cette structure :
- Marie Hélène Abadie,
présidente du SNAO (Syndicat national représentatif des orthoptistes)
- Marcel Affergan,
président de Convergence Infirmière (syndicat national représentatif des
infirmières)
- Jean Benoit,
président du SDB (Syndicat national représentatif des biologistes)
- Pierre Costes,
président de MG France (syndicat national représentatif des médecins
généralistes)
- Jean-Paul David,
président de la FFMKR (Fédération syndicale nationale représentative des
masseurs rééducateurs kinésithérapeutes)
- Nicole Denni Drichel,
présidente de la FNO (Fédération syndicale nationale représentative des
orthophonistes)
- Jacques Deniaud,
président de l´UJCD-Union Dentaire (Union nationale syndicale
représentative des chirurgiens dentistes)
- Pierre Leportier,
président de la FSPF (Fédération syndicale des pharmaciens français)
- Claude Japhet,
président de l´UNPF (Union nationale représentative des pharmaciens)
- Louis Olié, président
de la FNP (Fédération nationale des podologues).
15
décembre 2004
-
Convention : Le directeur de l’UNCAM et 3 syndicats (CSMF, SML et
Alliance) signent un protocole d’accord
La réunion
conclusive entamée à 10h30 a atteint son objectif avec la signature vers
24h d’un protocole d’accord sur les bases du 2e point d’étape
des négociations conventionnelles.
Seuls 3 des
5 syndicats ont signés cet accord : la CSMF, SML et Alliance. MG-France
qui avait rejeté ce point d’étape n’a pas signé. La FMF qui a obtenu le
maintien du CALD annuel et 5 (+1) euros pour les majorations 0-2 ans
des généralistes, a fait le constat que le texte proposé n'était pas
acceptable tant pour les généralistes que pour les spécialistes
Secteur1.Pourtant, la FMF a fait l’objet de multiples pressions du
directeur de l’UNCAM lui assurant qu’il avait fait le maximum et qu'il
en avait besoin de sa signature : "3 sur 5, c'est pas bon. Il faut 4
syndicats qui signent".
Même Douste
Blazy est intervenu en téléphonant sur le portable de Jean Claude
Regipour lui demander de signer car « il fallait un élan fort pour la
réforme de l'Assurance Maladie avec au moins 4 signatures de syndicats… »
Pour en
savoir plus :
Télécharger le protocole d’accord
14
décembre 2004
-
Convention : le Bureau National du SNJMG manifeste son total désaccord
Le Bureau
National du SNJMG a publié ce jour un communiqué de presse pour dénoncer
le dernier point d’étape des négociations conventionnelles. Il estime
que cette base de convention médicale constitue une humiliation pour la
médecine générale et une régression pour les médecins généralistes et
dénonce le risque de démotivation des installations en médecine
générale.
-
Convention : Insatisfaction de la CFDT, colère de la CFE-CGC
Le
président (CFDT) de l'Uncam, Michel Régereau, s’est interrogé ce jour
dans Les Echos sur la convention médicale qui doit être conclue le
lendemain : "A ce stade, j'ai du mal à voir comment l'UNCAM sera en
mesure de vérifier que les engagements des médecins seront tenus, alors
que les engagements de l'assurance maladie, eux, sont clairs (…)
L'assurance maladie est allée au bout de ses possibilités ouvertes par
le respect du cadrage financier fixé par le Parlement". Il a aussi
renouvelé son soutien à l’Option Médecin Référent : «Il faut donner
toute leur place aux professionnels qui se sont engagés dans des formes
d'organisation novatrices (…) Je souhaite que le système du
médecin référent soit conservé tant que les missions du médecin traitant
ne sont pas au même niveau».
Plus tard
dans la journée, la CFDT a manifesté sa déception à propos du projet
d'accord en cours de négociation entre médecins libéraux et assurance
maladie : "Jusqu'à présent, le projet d'accord, en cours de
négociation entre la direction de l'Uncam (Union nationale des Caisses
d'assurance maladie) et les médecins libéraux, concerne essentiellement
la rémunération des professionnels et insuffisamment l'organisation des
soins (…) A ce stade de la négociation, le projet demeure très
insuffisant pour l'intérêt des patients (la nouvelle convention médicale
doit absolument contenir) des moyens de contrôle(des engagements
souscrits par les médecins) sous peine d'une dérive des dépenses sans
que cela améliore la prise en charge des soins, ce que la CFDT ne
saurait cautionner (La CFDT) rappelle qu'elle s'était opposée à
la possibilité pour les médecins de pratiquer des dépassements
d'honoraires en cas d'accès direct aux spécialistes".
Enfin, le
secrétaire général de la CFE-CGC, Jean-Luc Cazettes, s’est élevé contre
les conditions de la négociation : "On s'interroge sur notre présence
au Conseil d'administration de la Cnam et de l'Uncam (…) Nos
craintes concernant une étatisation de l'assurance maladie se trouvent
confortées par la négociation (…) Ce n'est plus le Conseil
d'administration de la Cnam qui négocie mais le directeur, nommé en
Conseil des ministres (…) c'est une étatisation absolue, on s'en
doutait, on en a désormais la preuve (…) Nos administrateurs à la
Cnam ne sont tenus au courant de rien, ils suivent l'avancée des
négociations dans la presse (…) Si la nouvelle gouvernance de la
Sécurité sociale consiste à faire du Conseil d'administration de la Cnam
une simple chambre d'enregistrement , si on nous présente un dossier
déjà ficelé, on envisage de quitter le régime".
13 décembre 2004
- Convention : Vers une
signature SML-CSMF-Alliance…
Dinorino Cabrera a été
mandaté à hauteur de 95, 27 % pour poursuivre les négociations et, le
cas échéant, signer rapidement une convention. Le président du SML
estime que "le texte est en-deçà des espérances des médecins mais il
apporte une enveloppe financière et une reconnaissance spécifique des
médecins spécialistes". Avant d’ajouter pour résumer sa volonté de
signer au plus vite la convention : "Il
reste des points en suspens mais il faut en finir mercredi. Il faut que
ça se termine"...
Du côté d´Alliance,
Félix Benouaich émet deux critiques quant au point d´étape de vendredi
dernier : « les médecins sont mécontents que la consultation
coordonnée soit portée à 27 €. Ils voulaient 30 €. Et puis le plafond
des DE nous semble trop bas ». Le président d´Alliance ne voit
néanmoins pas d´obstacles majeurs à une signature rapide car,
argue-t-il, les choses pourront toujours évoluer par voie d´avenants.
Du coté de la CSMF,
Michel Combier, président de l’UNOF (branche généralistes) estime que
« Après vingt heures d'affilée de
négociations, un certain de nombre d'avancées ont été obtenues. Les
difficultés financières de l'Assurance Maladie ne sont pas les mieux
venues pour permettre un réel investissement dans une réforme qui se
veut ambitieuse.»
Et Jean-François Rey,
président de l´U.ME.SPE., branche spécialistes de la CSMF se dit «
relativement optimiste » quant à l´issue de la journée de mercredi.
A la FMF, il n´y a pas
eu d´assemblée générale ce week-end, comme cela a été le cas pour tous
les autres syndicats représentatifs. Son le président, Jean-Claude Régi,
attend la fin des négociations« Nous ne nous positionnerons que
lorsque nous aurons un texte définitif ».
Enfin, le
président du syndicat de médecins généralistes MG-France a réclamé ce
jour un rendez-vous "en bilatéral" avec le directeur de
l'assurance-maladie, Frédéric Van Roekeghem pour lui faire entendre les
griefs de son syndicat envers le 2e point d’étape : "L'objectif de la
réforme était d'améliorer la qualité des soins, l'accès aux soins,
encourager le parcours vertueux du patient (…) l'esprit de la
réforme est maintenant déformé (…) Au lieu d'organiser un
parcours gagnant, on organise son contournement en le rendant plus
rentable pour les médecins spécialistes". En outre, Pierre Costes a
regretté que "les médecins généralistes ne soient pas dotés des
moyens, tant sur le plan pratique qu'économique, d'assurer leur mission"
et que le dispositif existant du médecin référent ne soit pas reconduit
en l'état, alors que deux millions de patients en bénéficient.
11
décembre 2004
-
Convention : MG-France rejette le point d’étape alors que le SML
l’accepte
La CSMF,
MG-France et le SML tenaient ce samedi, leurs assemblées générales au
cours desquelles les responsables de ces syndicats soumettaient aux
délégués le texte élaboré avec l'assurance maladie dans la nuit de jeudi
et vendredi au terme de 20 heures de discussions.
L'AG du
Syndicat des médecins libéraux (SML) a approuvé le texte "à 95,27%".
En revanche, l'AG de MG France a considéré "à l'unanimité de ses
membres (que) les propositions de la direction de l'Union
Nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) sont inacceptables".
Le
président de la CSMF, Michel Chassang, a déclaré que son AG, "extrêmement
houleuse", avait dit "oui,
mais"
au texte, soulignant que "le texte n'était pas à la hauteur des
attentes des médecins mais comportait des avancées significatives".
Le syndicat
Alliance tient son AG dimanche, mais son président, Félix Benouaich, a
d'ores et déjà indiqué que "les échos étaient très favorables"
au texte et qu'il était "dans une optique de signature".
Pour en
savoir plus : télécharger
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10
décembre 2004
-
Convention : Fin du second « séminaire de négociations » après 20 h de
discussions
Les
négociations entre Frédéric Van Roekeghem, le directeur de l'Union
nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM), et les syndicats
médicaux, entamées hier jeudi vers 17HOO, se sont terminées ce vendredi
à la mi journée après 20 heures de discussions. Les deux parties doivent
se retrouver mercredi 15 décembre pour une réunion conclusive.
Comble du
ridicule de la situation : Les discussions ont joué la montre (en
parlant permanence de soins…) pour attendre 6 heures du matin, l’heure
du reveil de Xavier Bertrand, afin que Frédéric Van Roekeghem puisse
l’appeler pour demander un arbitrage. De même, le directeur de l’UNCAM a
attendu 8h30 pour appeler Philippe Douste Blazy…
NB : La FMF
a délaissé la table des négociations à 8 heures et MG-France à 11heures.
Principales
déclarations au terme des discussions :
- Frédéric Van
Roekeghem, directeur de l'Union des caisses d'assurance maladie (UNCAM)
:
"L'UNCAM a des
moyens limités, les professionnels de santé le savent. Malgré ces marges
restreintes, nous avons pu aboutir à des points d'étape substantiels: un
accord sur les modalités de rémunération du médecin traitant ainsi que
sur les principes de rémunération du médecin correspondant. Nous avons
aussi accepté de majorer les rémunérations des généralistes lorsqu'ils
prennent en charge les nourissons de 0 à 2 ans (…) Il y a
énormément de choses dans ce projet de texte que nous allons maintenant
nous échanger pour le finaliser (…)Il est clair que l'ensemble
des parties n'a pas pu aboutir à un accord total et qu'un certain nombre
de nos revendications ont dû être amendées pour permettre de rapprocher
nos positions."
- Michel Chassang,
président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) :
"Après 20 heures de
discussions, nous ne sommes pas parvenus à un accord. Nous allons
arriver samedi devant notre assemblée générale avec une pauvreté en
documents, un relevé qui reprend un certain nombre d'orientations assez
générales, donc pas un texte conventionnel. Tout reste à faire
finalement. personne n'a signé le relevé d'étape. Nous avons buté sur le
fameux problème des dépassements tarifaires. Pour l'instant c'est un
demi-échec puisque nous avons décidé de nous revoir mercredi. Mais ce
n'est pas une rupture."
- Dinorino Cabrera,
président du Syndicat des médecins libéraux (SML) :
"A cette heure, on
ne peut parler à proprement d'un accord, puisque nous n'avons pas
l'intégralité du texte conventionnel. Je ne dis pas que tout ce qu'il y
a dans ce texte est mauvais. Mais il est en deça des demandes de nos
médecins, le compte n'y est pas.
Nous allons présenter
le texte à notre Assemblée générale. J'ai du mal à faire un pronostic.
S'il y a une acceptation de ce texte, elle sera à minima. La séance de
mercredi ne changera pas grand chose. On est allés au bout de ce que les
uns et les autres pouvaient concéder."
- Pierre
Costes, président de MG-France (à l’occasion de son départ des
négociations):
"je ne
voyais plus de clarté dans le dispositif (..) Je ne claque pas la
porte des négociations (...) Je vais me reposer. ... Le texte est
fait puis défait (...) A cette heure, je n'ai plus de clarté dans
le dispositif".
07
décembre 2004
-
Convention : Les syndicats médicaux dénoncent la situation de blocage
Des
rencontres bilatérales se tiennent aujourd'hui et demain, pour tenter de
trouver un compromis, avant une nouvelle séance plénière jeudi.
Hier, la
CSMF a exigé que "les dépassements d'honoraires soient suffisamment
significatifs pour donner du sens à la future organisation". Le
syndicat a indiqué qu'il s'agissait là "d'un point très dur"
conditionnant "son engagement conventionnel éventuel".
De son
coté,la FMF s'interroge "sur l'origine politique du blocage",
alors que la coordination des généralistes (dont certains membres
dirigeants font partie de la délégation FMF) estime que la nouvelle
convention n’apporte « pas de revalorisation pour les Médecins
Généralistes » mais « des contraintes administratives
supplémentaires ».
Enfin, le
président de MG-France, Pierre Costes, déclare ce jour :"Nous
connaissons les masses macroéconomiques en jeu destinées aux médecins,
il devrait y avoir équité entre généralistes et spécialistes sur deux
ans (Il) faut même plutôt donner un avantage aux premiers (…)
On va leur demander une fonction plus ardue dans la coordination des
soins avec la fonction de médecin « traitant » et ils vont contribuer
pour la plus grande part à la maîtrise médicalisée en modifiant leur
pratique sur la prescription (…) On ne voudrait pas être dans la
situation où ce sont les généralistes qui maîtrisent et les spécialistes
qui encaissent".
Pour
en savoir plus : télécharger
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03
décembre 2004
-
Négociations conventionnelles : Accord sur un "point d'étape"
L'assurance maladie et les syndicats médicaux représentatifs, réunis
jeudi et vendredi à Jouy-en-Josas pour un premier "séminaire de
négociation", sont parvenus à s'entendre sur un "point d'étape" qui fixe
notamment un objectif d'économies pour 2005 de près d'1 milliard
d'euros.
Dans ce
"point d'étape" de 8 pages, les deux parties "ont défini une partie des
principes généraux de l'accord conventionnel qu'ils souhaitent signer
avant la fin de l'année 2004".
Le
principal élément acté dans ce document est l'objectif d'un montant de
près d'un milliard d'euros d'économies en 2005. Ce milliard d'euros
d'économies - 998 millions d'euros exactement - serait obtenu à la
faveur de six domaines "d'engagements" chiffrés visant les affections
longue durée (450 M d'EUR d'économies potentielles), le contrôle des
indemnités journalières (140 M d'EUR), mais aussi la prescription
d'antibiotiques, d'anxiolytiques, de statines (anti-cholestérol) et
grâce au développement des médicaments génériques.
L'assurance maladie et les cinq syndicats de médecins ont par ailleurs
précisé, dans ce point d'étape, les "missions" du médecin traitant, créé
par la réforme de la Sécu et qui doit être mis en place à partir du 1er
janvier.
Enfin, les
signataires sont tombés d'accord pour que la nouvelle classification
commune des actes médicaux (CCAM), une refonte totale des actes médicaux
qui doit aboutir à une nouvelle grille tarifaire, entre bien en vigueur
le 1er mars 2005.
Le
directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam),
Frédéric Van Roekeghem, ainsi que les représentants de trois des cinq
syndicats médicaux, la CSMF, le SML et Alliance, devaient de nouveau se
réunir samedi à partir de 14H00 pour poursuivre la négociation.
Les deux
autres organisations syndicales, MG France et la FMF, doivent à leur
tour être reçues par M. Van Roekeghem lundi, avant une nouvelle séance
plénière, jeudi prochain.
Ces
nouvelles rencontres doivent surtout porter sur les contreparties
financières réclamées par les syndicats de praticiens en échange de
leurs efforts d'économies et leur participation à un "parcours de soins
coordonné".
- Daniel
Lenoir nommé directeur général de la Mutualité française
La
Mutualité française a annoncé, ce vendredi dans un communiqué, la
nomination de Daniel Lenoir au poste de directeur général à compter du
1er janvier 2005.
M. Lenoir,
ancien élève de l'ENA, âgé de 49 ans, va succéder à Jean-Louis Bancel
qui occupait le poste de directeur général de la Mutualité française
depuis 1997.
Ancien
membre de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) de 1990 à
1994, M. Lenoir a été successivement directeur général de la Mutualité
fonction publique (MFP) et de la Mutualité sociale agricole
Nommé en
2002 directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), M.
Lenoir a été remplacé en octobre par Frédéric Van Roekeghem, ancien
directeur de cabinet de Philippe Douste-Blazy.
Selon la
Mutualité française, M. Lenoir "arrive au moment où entre en
application un plan de réforme de l'assurance maladie qui pourrait enfin
permettre à la mutualité d'être mieux associée à l'organisation du
système de santé, comme le demande une majorité de Français".
02
décembre 2004
-
Négociations conventionnelles : Ouverture d’un premier "séminaire de
négociation"
L'assurance maladie et les 5 syndicats médicaux représentatifs se
réunissent ce jour et demain à Jouy-en-Josas pour un premier "séminaire
de négociation".
Ce premier
seminaire devrait porter sur la définition en pratique du parcours de
soins (Définition et rôle du médecin traitant, définition et rôle du
correspondant et relation entre les uns et les autres) et sur la
maîtrise médicalisée (champs d'intervention, possibilité d'économie, ALD,
arrêts de travail...).
24
novembre 2004
-
Convention médicale : la CSMF confiante devant des interlocuteurs
voulant
"trouver un
accord"
Le
directeur de l’UNCAM, Frédéric Van Roekeghem, et les cinq syndicats de
médecins libéraux ont entamé les négociations pour définir le nouveau
dispositif d'accès aux soins dessiné par la réforme de l'assurance
maladie ("médecin traitant", parcours de soins, tarifs, etc.). La CSMF a
été le premier syndicat reçu, ce mercredi soir et, à l’issue de la
rencontre, M. Chassang (président de la CSMF) s’est montré confiant : "Nous
avons trouvé chez nos interlocuteurs une volonté de trouver un accord.
Nous n'avons jamais vu une situation aussi favorable (…) J'ai dit
à M. Van Roekeghem que l'application stricte, chez les médecins et chez
les patients, des règles qui concernent les soins des personnes
inscrites en affections de longue durée (ALD) permettrait de générer une
économie d'un milliard d'EUR en 2005 (…) les chiffrages de
l'assurance maladie ne sont pas loin (…) Ce sera la priorité pour
2005 (Mais, il y aura aussi) les génériques, psychotropes,
indemnités journalières de courte durée".
Les deux
parties ont aussi discuté du "dispositif du parcours de soins"
(cheminement du patient d'un médecin à un autre) dans le cadre de la
réforme de l ‘Assurance Maladie : "Nous avons défini un parcours qui
serait valorisant à la fois pour le patient et pour le médecin, mais il
reste à déterminer" les montants des revalorisations des nouvelles
fonctions attribuées aux médecins, ainsi que le niveau de remboursement
de l'assuré, a précisé M. Chassang
16
novembre 2004
-
Démographie médicale : Douste-Blazy attend des propositions "avant trois
mois"
Le ministre
de la Santé, Philippe Douste-Blazy, est intervenu ce jour à l'Assemblée
nationale sur la démographie médicale : "Il y a des disparités
géographiques, il y a des déserts médicaux, c'est la raison pour
laquelle nous souhaitons qu'il y ait une Commission nationale de la
démographie qui devra nous faire des propositions avant trois mois (…)
Je demande au doyen Berland de la présider avec les doyens, les médecins
libéraux, les internes, les chefs de clinique (…) Je souhaite, à titre
personnel, que l'on revienne sur le concours classant, validant sur
toute la France, et que l'on fasse des inter-régions pour commencer à
pallier les déserts médicaux français (…) La démographie médicale est
aujourd'hui très préoccupante (Il faut) diviser les périodes à venir en
trois (…) Jusqu'en 2007, il y aura une équivalence entre le nombre de
nouveaux médecins et le nombre de départs à la retraite (…) Entre 2008
et 2015, il y aura une différence considérable, avec beaucoup plus de
départs à la retraite que de nouveaux médecins (…) Après 2015, grâce au
numerus clausus, il y aura un rattrapage"
NB : M.
Douste-Blazy répondait au député (UMP) d'Indre-et-Loire, Pascal Ménage.
06
novembre 2004
- Réforme
de l’Assurance maladie: la composition du conseil de l'Uncam publiée au
JO
La
composition du conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance
maladie (UNCAM), instance créée par la loi réformant l'assurance maladie
du 13 août 2004, a été publiée ce jour au Journal Officiel.
Le
président et le vice-président de l'Uncam sont les mêmes que ceux de la
CNAMTS (Caisse nationale d'assurance maladie), soit respectivement
Michel Régereau (CFDT) et Guillaume Sarkozy (Medef), l'élection de ce
dernier marquant le retour du Medef et de la CGPME, qui avaient quitté
les instances de l'assurance maladie en 2001.
Parmi les
18 titulaires, douze (six syndicats et six représentants du patronat)
sont issus de la CNAMTS (dont MM. Régereau et Sarkozy), trois de la
CANAM (dont son président) et trois de la MSA (dont sa présidente).
La
Mutualité française, qui est présente dans le conseil de la CNAMTS,
avait vivement déploré le fait de ne pas être représentée à l'UNCAM,
dénonçant le paritarisme "pur et dur" syndicats-patronat dans les
instances de pilotage de l'assurance maladie.
De même,
trois associations - Le Collectif interassociatif des usagers (Ciss), la
Fnath (accidentés de la vie) et l'Unaf (associations familiales) - ont
également regretté qu'"aucune place n'ait été offerte aux usagers" dans
l'UNCAM alors que
"La loi du 13 août relative à l'assurance maladie avait prévu d'ouvrir la
participation aux questions d'assurance maladie à l'ensemble de la
société civile". Le Ciss, la Fnath et l'Unaf qui ont chacun une voix au
conseil de la CNAMTS (contre 13 pour les syndicats, et 13 pour les
employeurs) ont regretté cet état de fait : "Comment être des acteurs
que chacun souhaite responsable quand on est exclu de la négociation,
relégué au rang de supplétif ?" et ont demandé que l'on sorte "du
paritarisme de grand-papa".
En revanche, Jean-Louis
Deroussen, secrétaire général adjoint de la CFTC, s’est félicite du
"triomphe du paritarisme" à l'occasion de la mise en place de l'Union
nationale des caisses d'assurance maladie et s’est dit satisfait de
constater que "les associations et la Mutualité aient été écartés (…) On
voit que le paritarisme a de beaux jours devant lui, ce qui est une
bonne chose car les missions de l'assurance maladie sont bien du ressort
des partenaires sociaux".
28 Octobre 2004
- Réforme de
l’Assurance Maladie : Installation du nouveau CA de la CNAMTS
La composition du
nouveau conseil de la Cnamts est parue aujourd'hui au Journal officiel.
Le conseil comprend 35 membres dont 13 représentants des syndicats (3
CGT, 3 FO, 3 CFDT, 2 CFTC, 2 CGC), et 13 représentants des employeurs (7
Medef, 3 CGPME, 3 UPA) : un dosage qui donne à chacun des deux collèges,
s'il reste uni, une minorité de poids puisque la majorité des deux tiers
est requise pour bloquer une décision. La Mutualité conserve ses 3
sièges actuels, au côté de « six représentants d'institutions
intervenant dans le domaine de l'assurance-maladie » : les
accidentés de la vie (Fnath), les professions libérales (Unapl), les
familles (Unaf), le fonds de financement de la CMU, le collectif
interassociatif sur la santé (usagers), et l'Unsa à qui, faute de
représentativité reconnue, le gouvernement donne un lot de consolation.
Ce nouveau conseil a
été installé ce même jour par Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand.
Seul candidat à la Présidence, Michel Régereau (CFDT), jusqu´ici
président de l´Union régionale des caisses d´assurance maladie (URCAM)
de Bretagne a été élu sans contestation : 31 voix pour et 4 bulletins
blancs.
Dans son discours de
candidature, il a pointé trois dossiers sur lesquels il estime qu’il
faudra rapidement se positionner :
-
« la mise en place
dans de bonnes conditions, pour le patient d´abord, du parcours de soins
autour du médecin traitant et donc des conditions d´accès, dans ce
cadre, au médecin spécialiste au tarif opposable.
- le développement des
relations avec les professions de santé sur la base d´accords
conventionnels "gagnant/gagnant", interprofessionnels et professionnels,
accords de bon usage des soins, contrats de pratique professionnelle…
- l´achèvement de la
négociation autour de la CCAM (classification commune des actes
médicaux) en recherchant un compromis acceptable entre : les attentes
des professionnels d´une part, le respect de marges financières qui ne
sont pas extensibles à merci d´autre part et enfin la nécessité d´une
meilleure transparence sur l´activité des professionnels concernés, quel
que soit leur lieu d´exercice ».
Il a aussi prévu de
s´attaquer aux autres chantiers que sont le dossier médical partagé, le
suivi de la qualité des soins, des protocoles et des pratiques
professionnelles, l´évaluation des économies attendues, mais aussi «
la dimension hospitalière dans la contribution de l´assurance maladie à
l´organisation des soins et le suivi de la tarification à l´activité, le
médicament et l´inscription au remboursement des actes et prestations
dans la perspective du positionnement de la représentation de la CNAMTS
au sein de l´UNCAM, la démographie des professionnels de santé, les
modes d´organisation en ville, les relations ville /hôpital, les
urgences, la permanence des soins, les objectifs d´amélioration de la
qualité de service, les axes de la politique de communication,
l´organisation du réseau des organismes du régime général ».
27 Octobre 2004
- Haute Autorité
en Santé : le décret est publié ce jour au J.O.
Le décret
instaurant la Haute Autorité en santé est paru ce jour au Journal
Officiel. Composée d´un collège de huit membres et de commissions
spécialisées présidées par un des membres du collège, la Haute Autorité
devrait selon toutes vraisemblances être dirigée par Alain Coulomb,
actuel directeur général de l´ANAES (agence appelée à disparaître au
profite cette nouvelle institution). La Haute Autorité en Santé se voit
confier « l´évaluation périodique du service attendu des produits,
actes ou prestations de santé et du service qu´ils rendent » ; dans
ce cadre, elle émet des avis et formule des recommandations et des
référentiels. De même, il lui appartient par exemple de définir des
procédures dans le cadre de l´évaluation des pratiques professionnelles
et d´informer les professionnels de santé et le public du bon usage des
soins et des pratiques.
22 octobre
2004
- 1ere
session des Etats Généraux de la FMC
A
l'initiative de la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG),
s’est tenue ce jour la première session des "Etats Généraux de la
Formation Médicale Continue (FMC)". Participaient à cette réunion : le
collectif Formindep, la revue Prescrire et le SNJMG.
Cette
réunion a notamment débouché sur la rédaction d'une charte éthique de la
FMC.
Présent aux états généraux, le Dr Bernard Ortolan, président du CNFMC
des médecins libéraux, s'est dit prêt à intégrer la charte éthique dans
le rapport qui sera remis au ministre de la Santé le 19 novembre. Il a
reconnu que le financement de la FMC restait « un écran noir sur ses
nuits blanches » tout en estimant utopiste une FMC totalement
indépendante de l’industrie pharmaceutique.
Par
ailleurs, le Dr Baumann, fondateur de la SFTG, a exprimé son intention
de soumettre à l'Ordre des médecins une évolution du code de
déontologie. Il se dit séduit par une disposition du code québécois, qui
stipule qu'un médecin « ne doit adhérer à aucune entente ni accepter
aucun bénéfice susceptible de compromettre son indépendance
professionnelle, notamment dans le cadre des activités de formation
médicale continue ».
Enfin,
Sandrine Buscail, présidente du SNJMG, a rappelé les revendications du
syndicat concernant la FMC (revendications validées le mois dernier par
son AG).
21 octobre
2004
-
Médecin traitant: la CSMF veut un forfait de 46 à 50 euros par médecin
par an
La
Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) propose que le
médecin "traitant", dispositif instauré au 1er janvier 2005 et prévu par
la loi réformant l'assurance maladie, bénéficie en plus de ses
honoraires, d'une "rémunération annuelle forfaitaire", via un "contrat
de santé publique" et d'un "montant compris entre 46 € et 50 EUR". Ce
projet correspond au socle de propositions que le syndicat aimerait voir
repris dans le texte qui doit être négocié dans les deux mois qui
viennent entre l'assurance maladie et les médecins.
30 septembre 2004
-
Arrêts maladie: M. Bertrand pour une "vraie discussion" sur les
sanctions
Xavier
Bertrand, le secrétaire d'Etat à l'assurance maladie s’est expliqué dans
une interview à La Provence de ce jour sur les sanctions à prévoir pour
les personnes et entreprises qui abusent des arrêts maladie (arrêts
maladie injustifiés qu’il estime au moins entre 6 et 8%) : "En
concertation avec l'ensemble des acteurs, nous mettons en place un
système pour renforcer les contrôles (…) Nous pouvons aller jusqu'à des
sanctions financières pour les personnes comme les entreprises qui
abusent. Mais nous souhaitons une vraie discussion sur ce thème avant la
mise en place du dispositif, le 1er janvier 2005".
Interrogé sur le médicament, le secrétaire d'Etat a affirmé que "une
boîte de médicament prescrite sur cinq n'est jamais ouverte (…) il y
aura donc des boîtes plus petites pour éviter le gaspillage et des
boîtes plus grosses pour les traitements lourds" afin d'en améliorer
l'observance.
29 septembre 2004
- Le Canard
Enchainé relate la « colère » d’Hubert Falco vis à vis de Philippe
Douste Blazy
Dans son édition
de ce jour, l’hebdomadaire satyrique relate un violent échange entre le
ministre délégué aux personnes agées et le ministre de la Santé. Peu
avant le conseil des ministres du 22 septembre 2004, Hubert Falco serait
entré dans le salon d’attente de l’Elysée en s’écriant : « Où est Douste ?
Où est ce connard de Douste ? ». Une fois les 2 ministres face à face,
un dialogue rugueux se serait ouvert :
« Tu es un
enfoiré. Tu vas le payer cher !
- Qu’est ce qui
t’arrive ?
- Tu m’as eu,
espèce d’ordure !
- Ce n’est pas
moi, ce sont mes collaborateurs ! »
Hubert Falco
aurait alors expliqué à l’assistance qu’il y a une quinzaine de jours,
Philippe Douste Blazy lui avait demandé de lui envoyer une brochure sur
la Maladie d’Alzheimer que le ministère des personnes agées s’apprêtait
à publier. Le ministre de la Santé aurait alors repris à son compte la
publication destinée aux maisons de retraite et il aurait signé l’édito
de son nom, remplaçant en outre la photo d’Hubert Falco par la sienne.
« C’est
dégueulasse » aurait conclut le ministre des Personnes Agées.
22 septembre 2004
- M. Van Roekeghem
nommé directeur de l'UNCAM en Conseil des ministres
Le directeur de
cabinet du ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, Frédéric Van
Roekeghem, a été nommé directeur de l'Union nationale des caisses
d'assurance maladie (UNCAM), ce jour en Conseil des ministres.
21 septembre 2004
- Jean Marie
Spaeth annonce son départ de la présidence à l’occasion de
l’inauguration du nouveau siège de la CNAMTS
Le
nouveau siège de la Caisse nationale d'Assurance maladie, a été inauguré
ce jour par Jean-Pierre Raffarin et Philippe Douste-Blazy à l'occasion
de la présentation du Projet de loi de financement de la Sécurité
sociale (PLFSS 2005).
Jusqu'alors répartis entre les quartiers Montparnasse, Ourcq, Miromesnil
et Nation, les 1.300 collaborateurs de la CNAMTS ont rejoint en mai-juin
dernier le Frontalis, situé 26-50 avenue du professeur André Lemierre
dans le 20ème arrondissement, près de la Porte de Montreuil.
Acheté
clé en mains auprès de Bouygues immobilier pour une valeur globale de
114,671 millions d'euros - soit un prix de 3.390 Euros HT au m2,
conforme au prix du marché immobilier dans ce quartier, souligne la CNAM
dans un communiqué -, le Frontalis comprend 30.000 m2 de surface utile.
Cet investissement a été financé par la revente de biens immobiliers
parisiens appartenant à la CNAMTS, tandis que les locaux loués à
Montparnasse, où se trouvait l'ancien siège, ont été rendus à leur
propriétaire. Le nouveau siège de la CNAMTS se situe dans un nouveau
quartier d'activité tertiaire de l'est parisien, au sein d'un pôle
s'étendant sur les communes de Bagnolet, Montreuil et Vincennes, où de
grands entreprises - Air France, Hewlett-Packard et la BNP - sont déjà
implantées. Selon la CNAM, cette installation va générer une économie
annuelle de l'ordre de 6 à 7 millions d'euros.
A
l’occasion de cette inauguration,
Jean Marie Spaeth
a annoncé qu’il se retirerait de la présidence du conseil
d’administration de la CNAMTS lorsque le
"nouveau conseil se
mettra
en place, c'est-à-dire probablement vers la fin octobre (…) Pour moi une
page se tourne, ce second mandat sera le dernier, je crois pouvoir me
retirer avec le sentiment du devoir accompli". Jean-Marie Spaeth, qui a
dit n'avoir "pas vocation à être président à vie" avait été élu à la
présidence de la CNAMTS en juillet 1996. L'élection à ce poste de ce
proche de Nicole Notat, alors secrétaire générale de la CFDT, face au
président sortant Jean-Claude Mallet (FO), marquait un tournant
historique pour cette institution jusqu'alors "chasse gardée" de FO.
Selon
plusieurs sources proches du dossier, l'ancien président de l'Union
régional des caisses d'assurance maladie (Urcam) de Bretagne et
administrateur CFDT à la CNAMTS, Michel Régereau, serait le candidat
cédétiste à la succession de M. Spaeth lorsque le nouveau conseil se
mettra en place, probablement vers la fin octobre. Il devrait briguer la
présidence de la CNAMTS et aussi celle de l'UNCAM (Union nationale des
caisses d'assurance maladie), créée par la réforme.
20 septembre 2004
-
L'aide médicale des étrangers sans papiers restera sous-dotée en 2005
Comme
en 2004, le gouvernement ne prévoit que 233 millions d'euros pour l'aide
médicale d'Etat (AME) dans le projet de budget 2005. Cette couverture
maladie, créée par Lionel Jospin, est gratuite pour les étrangers sans
papiers dont les revenus n'excèdent pas 566 euros par mois (NB : le
nombre de bénéficiaires oscille actuellement entre 150.000 et 170.000,
contre 75.000 il y a quatre ans).
Le
gouvernement n'avait inscrit que 233 millions dans le projet de loi de
Finances pour 2004, au titre de l'AME. Une enveloppe largement
sous-évaluée, ce qui va imposer un effort supplémentaire d'environ 250
millions en loi de Finances rectificative. Et la situation risque fort
de se reproduire l'an prochain, en dépit des critiques de la Cour des
comptes, puisque les crédits consacrés à l'AME dans le projet de budget
2005 sont inchangés.
Le
gouvernement table sur une diminution des dépenses en raison de la mise
en place d'une réforme, votée en deux temps (2002 et 2003), qui durcit
les conditions d'accès à ce dispositif. Les bénéficiaires doivent
désormais prouver qu'ils résident de manière continue depuis plus de
trois mois en France. Ce qui déclenche la colère des associations et de
l'opposition, qui estiment que de nombreux sans-papiers renoncent déjà à
se soigner. Cette réforme a déjà entraîné une stabilisation du nombre de
bénéficiaires comme du coût du dispositif. Mais une stabilisation à un
niveau que la commission des Finances juge trop élevé. Voilà pourquoi
Gilles Carrez (UMP), rapporteur du budget à l'Assemblée, demande la
parution des décrets d'application toujours en attente. L'un d'eux
précise la liste des documents à présenter pour justifier des trois mois
de résidence et des conditions financières. Signé par tous les
ministres, il est toujours bloqué à Matignon. Un autre décret créant un
ticket modérateur pour les étrangers sans papiers n'a toujours pas été
transmis au Conseil d'Etat. A l'inverse, les associations continuent,
elles, de réclamer la parution de la circulaire rétablissant l'accès en
urgence à l'AME, promise cet été par Philippe Douste-Blazy.
18 septembre 2004
- AG 2004 du SNJMG :
Nouveau Bureau et nouvelle plate forme politique
Cet après midi à
la Faculté de la Pitié (Paris), s’est tenue l’AG ordinaire 2004 du SNJMG.
Les différents rapports d’activité ont été approuvés. La plate forme
politique du syndicat a été adoptée après quelques petites
modifications. L’AG a également donné son accord à la participation du
syndicat au collectif contre la réforme de l’AME et à la communauté des
organisations de jeunes médecins. Enfin, Cecile Bernard et Yassine
Bouakaz, résidents à Paris, ont rejoint le Bureau National du SNJMG.
15 septembre 2004
-
Permanence des soins : Le ministre de la Santé et de la Protection
sociale n'homologue pas l'avenant n° 14
Dans
une lettre adressée aujourd’hui aux parties signataires, Philippe
Douste-Blazy et Xavier Bertrand expliquent être « au regret de ne
pouvoir approuver (…) en l’état » l’avenant n°14 à la convention des
médecins généralistes relatif à la permanence des soins : « s’il revient
en matière de permanence de soins aux partenaires conventionnels de
fixer les modalités de rémunération pour les professionnels de santé
(Les dispositions de l’avenant n°14) doivent être regardées, à ce jour,
comme non fondées juridiquement (…) la loi portant réforme de
l’assurance maladie ouvre de nouvelles perspectives en matière
d’optimisation régionale dans le respect du cadre national (Nous vous
proposons donc) un nouveau calendrier de travail (de manière) à
garantir, dans les délais les plus brefs, à nos concitoyens un cadre
stable et efficace pour les soins urgents (A cet effet, nous confions au
directeur de la DHOS une mission) d’aménager avec l’ensemble des
partenaires (les dispositions réglementaires sur la garde) ».
NB :
Les ministres chargent par avance le sénateur Charles Descours d’une «
mission de suivi » de la mise en place de ce futur dispositif.
27
aout 2004
- Forfait de 1 euro : Bercy veut accélérer le calendrier
Selon le quotidien « Les Echos » de ce jour, le ministère
des Finances souhaite anticiper l´entrée en vigueur du
forfait de un euro sur les consultations médicales (NB : selon
le calendrier initial, fixé par la loi de réforme de l´assurance
maladie, cette mesure ne doit s’appliquer qu’à compter
du 1er janvier 2005). De son coté, Xavier Bertrand, le secrétariat
d´Etat à l´assurance maladie juge impossible d´avancer
l´application de cette mesure qui nécessite la publication
de plusieurs décrets et la fixation officielle du montant de
ce forfait par l´Union nationale des caisses d´assurance
maladie (UNCAM).
26
aout 2004
- CCAM technique : Nouvelles avancées des négociations
Suite à l’accord du 22 juin 2004, les cinq syndicats représentatifs
des médecins libéraux et les trois caisses d´assurance
maladie se sont mis d’accord sur un relevé de conclusions
dans le cadre de la future classification commune des actes médicaux
techniques.
Ils ont décidé de la création d´un «
groupe de travail spécifique (qui) sera constitué sans
délai sur les activités cliniques de psychiatrie ».
Ils ont aussi convenu de la « révision régulière
de la définition des actes remboursables et de la rémunération
de l´activité médicale en fonction de l´évolution
des techniques médicales, des conditions de réalisation
des actes, des évolutions économiques et des besoins de
la population ». La valeur des « points travail »
- pour l´instant pas fixée – devra etre revue chaque
année, lors d´une négociation entre les partenaires
conventionnels, laquelle devra « s´achever au plus tard
le 15 juin de chaque année ».
Par ailleurs, les signataires ont posé qu´une « instance
de maintenance technique (aura pour charge) d´assurer le suivi
et de conduire les travaux préparatoires aux ajustements successifs
nécessaires de la liste des actes remboursables ».
Enfin, les signataires prévoient :
- l’élaboration d’accords de bon usage des soins
et des contrats d´adaptation visant « à accompagner
l´entrée en vigueur des nouvelles règles de rémunération
»
- la création d’un observatoire qui évaluera les
conditions de mise en œuvre de l´accord et « son impact
économique sur les rémunérations des professionnels
».
18
aout 2004
- Canicule d’Aout 2003 : le SMG estime que « rien n’a
vraiment changé sur le fond » en 2004
Le Syndicat de la médecine générale (SMG) est revenu
ce jour dans un communiqué sur la canicule d'août 2003
: "Hormis les messages de prévention diffusés à
l'avance par les différents médias, la situation est strictement
la même que l'année précédente (Le SMG se
réjouit que la canicule ne soit) pas au rendez-vous, car sur
le fond, rien n'a vraiment changé (…) Les médecins
généralistes isolés et soumis à la difficulté
de trouver des remplaçants tentent de concilier, plus ou moins
difficilement selon leur lieu d'exercice, leur présence sur le
terrain et leur besoin de se reposer (…) Les urgences restent
trop souvent la porte d'entrée de l'hôpital, aucune coordination
n'ayant été instituée entre la médecine
ambulatoire et l'hôpital (…) sur le terrain, la coordination
est aléatoire avec les autres soignants, infirmier(e)s, services
de maintien à domicile, eux aussi débordés (Enfin)
les maisons de retraite manquent toujours cruellement de personnel ainsi
que l'hôpital public".
17
aout 2004
-Réforme de l ‘Assurance Maladie : Publication au JO
Définitivement adoptée le 30 juillet par l´Assemblée
nationale et le Sénat, déclarée conforme à
la Constitution par le Conseil constitutionnel le 12 août, la
loi réformant l´Assurance maladie est parue au JO du 17
août 2004.
La loi comporte 76 articles, instaurant notamment une nouvelle gouvernance
de la Sécurité Sociale, un dossier médical partagé
(DMP), le choix d´un "médecin traitant" (généraliste
ou spécialiste) sous peine de moindre remboursement, une contribution
forfaitaire – en principe d´un euro - pour chaque consultation
et une hausse de la CSG.
Ces mesures devraient entrer en vigueur à partir du début
de l´an prochain, Philippe Douste-Blazy ayant précisé
à plusieurs reprises que les premiers décrets et arrêtés
seraient publiés dès septembre, 80% devant l´être
avant la fin de l´année.
A l´occasion de la parution de la loi de réforme de l´assurance
maladie, le Conseil national de l´Ordre des médecins, «
prenant acte des pouvoirs considérables dévolus par la
loi aux organismes d´assurance maladie et de la place qui sera
faite aux assureurs complémentaires, déclare mesurer l´importance
de son rôle de garant de la déontologie médicale
et de l´indépendance professionnelle des médecins
face aux gestionnaires du système de santé ».
31
juillet 2004
- Permanence de soins : Publication au JO de l’Avenant 14 à
la convention des médecins généralistes
L’avenant 14 à la convention des médecins généralistes
reprend l’accord sur la permanence de soins signé entre
les 3 caisses de sécurité sociale et les 2 syndicats médicaux
signataires de la convention (MG-France et SML).
30
juillet 2004
-Réforme de l ‘Assurance Maladie : Adoption définitive
par le Parlement
La réforme a été définitivement adoptée
ce jour par le Sénat et l´Assemblée Nationale.
29
juillet 2004
- Contrats de bonne pratiques sur l’exercice médical
Ce jour, les trois régimes d'assurance maladie ont signé
avec deux des syndicats de médecins généralistes,
le SML et MG France, une série d'accords relatifs aux spécificités
de l'exercice des médecins généralistes en milieu
rural, dans les zones urbaines défavorisées et en stations
de montagne.
Face à la rareté des installations en milieu rural, aux
départs croissants de médecins encore en exercice et à
la surcharge d'activité de ceux qui restent, la MSA a élaboré
une aide qui permettra aux praticiens de financer un remplaçant
en cas d'absence pour raisons professionnelles ou personnelles. Ils
bénéficieront pour cela d'un complément de rémunération
à hauteur de 300 euros par jour dans la limite de 10 jours par
an. En contre partie l'assurance maladie demande aux médecins
contractants de suivre une formation de deux jours par an. Ce cycle
portera, dans la mesure du possible, sur des problématiques médicales
rurales. Les médecins pourront également choisir de participer
à des groupes de pairs afin d'échanger sur leurs pratiques
et de se constituer un réseau d'interlocuteurs.
Par ailleurs, syndicats et représentants des trois caisses nationales
ont cherché à apporter des réponses aux problèmes
rencontrés par certaines spécialités médicales
confrontées notamment à la progression sensible des primes
d'assurance en responsabilité civile professionnelle (RCP).
Les parties se sont entendues sur des "contrats de bonne pratique",
ce qui permet d'associer des garanties supplémentaires de qualité
pour les patients en contrepartie, d'une part, de rémunérations
forfaitaires modulées selon le niveau d'activité des professionnels
et, d'autre part, d'une participation substantielle des caisses aux
primes de RCP pour les professionnels qui choisiront d'y adhérer.
26
Juillet 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : Le Sénat élargit
les compétences de la Haute autorité de santé
Le Sénat a entériné ce jour la création
de la Haute autorité de santé, prévue aux articles
19 et 20 de la réforme de l'assurance maladie, et voté
une série d'amendements visant à en élargir les
compétences.
Dénoncée par la gauche comme "un instrument de déremboursement",
cette "autorité publique indépendante à caractère
scientifique" procédera à "l'évaluation
périodique (des) produits, actes ou prestations de santé
et du service qu'ils rendent".
Ses prérogatives ont été renforcées par
un amendement centriste stipulant que la Haute autorité "décide
du bien fondé et des conditions de remboursement d'un ensemble
de soins ou d'une catégorie de produits ou prestations et, le
cas échéant, des protocoles de soins les associant".
A l'initiative du rapporteur Alain Vasselle (UMP, Oise), elle aura également
la responsabilité d'"élaborer les guides de bon usage
des soins ou de bonne pratique", d'"établir et mettre
en oeuvre des procédures d'accréditation des établissements
de santé", ainsi que de fixer les règles de "certification
des sites informatiques dédiés à la santé
et des logiciels d'aide à la prescription médicale".
L'article 20 transfère à la Haute autorité certaines
des compétences jusqu'alors exercées par l'Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).
Enfin, les sénateurs ont voté un amendement de la commission
des Affaires sociales qui intègre à la Haute autorité
l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en
santé (ANAES).
La Haute autorité sera composée d'un collège de
huit membres et de commissions spécialisées. Ses membres
seront désignés, à raison de deux chacun, par le
président de la République, et par les présidents
du Sénat, de l'Assemblée nationale et du Conseil économique
et social.
23
juillet 2004
- Accord Sécurité Sociale/Syndicats médicaux sur
la nouvelle classification des actes techniques
Les 5 syndicats représentatifs de médecins libéraux
et les 3 caisses d'assurance maladie annoncent qu’ils ont signé
hier un texte dans lequel ils s'engagent à mettre en oeuvre la
classification commune des actes médicaux (CCAM) techniques au
1er octobre 2004.
La CCAM techniques est une refonte totale de la nomenclature actuelle,
un nouveau référentiel des actes, qui aboutira à
une nouvelle grille tarifaire pour les médecins libéraux.
Selon le relevé de conclusions, elle "permettra une hiérarchisation
objective des actes techniques aboutissant à une tarification
équitable, fondée sur des critères objectifs de
contenu et de pratique médicale".
22
juillet 2004
- Dossier médical partagé : plusieurs organisations dénoncent
un "casier sanitaire"
Plusieurs organisations, dont Attac, le Syndicat de la magistrature,
le Parti radical de gauche ou encore la Ligue des droits de l'Homme
et SOS Homophobie, ont annoncé, ce jour, qu'elles lançaient
un appel contre le Dossier médical personnel (DMP).
Les signataires (dont plusieurs médecins et notamment des psychiatres)
jugent que le DMP "porte atteinte à la relation de confiance
et à la confidentialité qui régit le colloque singulier
médecin-malade, sans qu'il soit prouvé qu'il contribue
efficacement à la promotion de soins de qualité (Il risque,
en outre) d'être coûteux pour des économies aléatoires
(…) C’est dangereux pour les droits fondamentaux et les
libertés individuelles, en tendant à constituer un véritable
« casier sanitaire » (puisque) l'usage d'un identifiant
dérivé du numéro de sécu rendra possible
le rapprochement des données de santé avec d'autres données
personnelles du patient (Enfin, il) constitue une mesure inéquitable
et injuste pour les citoyens, du fait de l'obligation de le présenter
à chaque praticien de santé sous peine de non-remboursement
total ou partiel des actes".
20
juillet 2004
-Réforme de l ‘Assurance Maladie : Adoption de la loi par
l’Assemblée Nationale
La loi réformant l´Assurance maladie a été
adoptée ce jour par l’Assemblée Nationale. Sans
perdre de temps, le gouvernement va aussitôt transmettre le texte
au Sénat…
15
juillet 2004
- Réforme de l ‘Assurance Maladie : Opération d’Act
up au ministère de la Santé
Une douzaine de militants ont aspergé, ce jour, vers 14H00, les
portes d'entrée du bâtiment du ministre de la Santé,
Philippe Douste-Blazy, de liquide couleur sang, afin de "dénoncer
certains aspects de la réforme de l'assurance maladie qui auront
une conséquence désastreuse dans la prise en charge des
malades du sida".
Les militants s'étaient ensuite allongés sur les marches
du perron, avant d'être délogés par les forces de
l'ordre, qui les avaient embarqués dans un fourgon de police.
Ils ont été relâchés après presque
quatre heures passées au commissariat de police du XVIIe arrondissement.
13
juillet 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : plusieurs organisations
dénoncent l'assujettissement des accidentés du travail
à la franchise de 1 euro
Les députés ont adopté le 9 juillet, en première
lecture, l'article 11 du projet de réforme de l'assurance maladie,
qui instaure une contribution forfaitaire non remboursée des
patients à chaque acte médical, y compris en cas d’accident
de travail. La gauche avait longuement plaidé, en vain, pour
une exonération des victimes d'accidents du travail ou atteintes
d'une maladie professionnelle, à laquelle se sont opposés
le gouvernement et la majorité.
Cette décision a motivé cette semaine les protestations
de plusieurs organisations.
L'Association nationale de défense des victimes de l'amiante
(Andeva) "dénonce cette mesure scandaleuse", dans un
communiqué publié ce jour. L'Andeva déplore que
"le gouvernement et sa majorité parlementaire (...) remettent
en cause la gratuité des soins pour toutes les victimes des risques
professionnels (…) Les victimes de l'amiante payent déjà
un lourd tribut de souffrances et de morts pour une catastrophe évitable
(…) Leur faire payer cette franchise reviendrait à leur
demander d'autofinancer une partie des soins nécessités
par leur état de santé, autrement dit de payer leurs propres
préjudices, tout en subventionnant indirectement les employeurs
(…) Ce serait encourager ceux qui ont contaminé des centaines
de milliers de travailleurs, par négligence et mépris
des règles élémentaires de prudence, à persévérer".
Cette dénonciation est également partagée par les
syndicats de salariés :
Bernard Salengro, délégué national CFE-CGC à
la protection sociale : "Mettre un euro sur les consultations des
victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles ne viendra
pas abonder la branche maladie (puisque les prestations qu'ils reçoivent
proviennent de la branche AT-M) La branche AT-MP ne devant plus payer
ce un euro, les employeurs qui l'abondent verront leur taux de cotisation
diminuer : c'est une prime aux employeurs, un cadeau (alors même
que les accidents et maladies liés au travail sont) notoirement
sous déclarés et pèsent donc sur l'assurance maladie
(Cette mesure est) antinomique avec l'esprit de la branche AT-MP de
la Sécurité sociale, qui est destinée à
assurer les employeurs contre les risques de maladies et d'accidents
qu'ils font courir à leurs salariés".
André Hoguet, vice-président (CFTC) de la commission des
accidents du travail et maladies professionnelles de la sécurité
sociale : "Cet euro par acte médical a été
imposé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin comme une
mesure non négociable. Nous avions dénoncé la rupture
de solidarité que cela représentait pour les assurés
sociaux. Là, son extension aux accidents du travail et maladies
professionnelles, c'est un coup fourré (…) Concrètement,
on va faire financer aux victimes d'accidents du travail et maladies
professionnelles (AT-MP) un risque qui doit être pris en charge
à 100% par les entreprises (…) La branche AT-MP a été
créée pour assurer collectivement les employeurs contre
les risques qu'ils font courir à leurs salariés (…)
Cette mesure est inadmissible, irrecevable et irrespectueuses des salariés
victimes d'accidents du travail, au nombre de 1,5 million en 2002, sans
compter ceux qui ne sont pas déclarés comme tels ni ceux
atteints de maladies professionnelles".
CGT : "En transférant sur les salariés victimes une
partie de la prise en charge des accidents du travail (...) ou des maladies
professionnelles, le gouvernement fait un cadeau royal au patronat (Les
députés de la majorité) remettent ainsi en cause
le principe « responsable égal payeur » (…)
un pas supplémentaire (vient) d'être franchi, qui donne
peu à peu la véritable physionomie des réformes
en cours et leurs véritables bénéficiaires (La
CGT) appelle les salariés, les victimes d'accidents du travail
et de maladies professionnelles à manifester leur indignation,
leur refus de cette mesure et à agir pour l'amélioration
de leurs conditions de travail"
-
Réforme de l’Assurance Maladie : création d’un
comité de la démographie médicale
L’Assemblée Nationale a votée jour un amendement
portant création d’un comité de la démographie
médicale qui sera associé à l’Observatoire
de la démographie des professions de santé.
12
juillet 2004
- Dossier médical partagé : un syndicat de psychiatres
estime qu’il n'est "pas recevable en l'état"
Le Syndicat des psychiatres français (SPF) a publié, ce
jour, un communiqué de presse critiquant la mise en place du
Dossier médical partagé (DMP) :" (Le DMP) n'est pas
recevable en l'état (…) Tout particulièrement dans
notre discipline, la psychiatrie, le respect de la stricte confidentialité
est un impératif consubstantiel (...) qui concerne l'ensemble
de nos actes, sans exception (…) Il nous semble, de surcroît,
que créer un lien entre le respect de la stricte confidentialité
et les possibilités financières personnelles des assurés
sociaux serait extrêmement pervers et tout aussi inacceptable"
Le SPF signale que son objectif est de "pouvoir maintenir, en toute
régularité, la priorité de l'intérêt
thérapeutique et strictement personnel des patients, ainsi que
les limites du partage déontologique du secret avec d'autres
confrères", tout en précisant qu'il avait "alerté
solennellement un certain nombre d'acteurs de la Santé (députés,
Conseil national de l'Ordre des médecins...) afin qu'ils défendent
la déontologie qui préside à la pratique des psychiatres".
10
juillet 2004
- Réforme de l’Assurance maladie : les députés
votent l'apposition d'une photo sur la carte Vitale
Les députés ont voté ce jour un amendement présenté
par le président de la commission spéciale Yves Bur (UMP),
prévoyant l'apposition d'une photographie de l'assuré
social sur la carte Vitale, à partir du prochain renouvellement
de la carte, prévu en 2006.
La gauche a voté contre cette mesure, l'ancien ministre PS de
la Santé Claude Evin déclarant qu'elle allait "provoquer
des dépenses supplémentaires sans avoir aucun effet".
Xavier Bertrand, secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie,
lui a répondu : "Nous pensons que la carte Vitale doit évoluer
pour devenir une véritable carte d'identité pour la santé
(Je ne vois) rien d'anormal à ce qu'elle comporte une photo".
Le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy a en outre annoncé
que son ministère "avait décidé de mettre
sur la carte Vitale des aspects biométriques", précisant
qu'il "était en train d'étudier" quels éléments
de reconnaissance (empreintes, etc...) seraient choisis : "Nous
allons mettre en place un système qui ne porte atteinte à
aucune liberté individuelle".
09
juillet 2004
- Un médecin remplaçant condamné par le Conseil
de l'ordre pour consultations fictives
Un médecin remplaçant d'un cabinet de la banlieue de Nancy
a été condamné par le conseil régional de
l'ordre des médecins à trois ans d'interdiction de donner
des soins aux assurés sociaux pour avoir facturé 422 consultations
fictives.
Ce médecin, qui s'était fait rembourser ces fausses consultations
par la Sécurité sociale, ne peut prescrire de soins mais
peut encore exercer la médecine, comme médecin du travail
par exemple qui n'établit pas de prescription, a précisé
le Conseil régional de l'ordre.
Une enquête de la Caisse primaire d'assurance maladie avait montré
qu'en 2002 ce praticien généraliste avait facturé
45 actes en moyenne par jour contre 19 ordinairement effectués
par le médecin qu'il remplaçait dans un cabinet.
Il profitait de patients bénéficiant de la couverture
médicale universelle (CMU) et qui donc n'avancent pas de frais,
pour rédiger des feuilles de soins à leur place. Mais
certains patients se sont étonnés auprès de la
CPAM de recevoir des comptes rendus de remboursement de visites
qu'ils n'avaient pas effectuées, alors qu'ils étaient
en vacances ou qu'ils avaient déménagé.
- Réforme de l’Assurance
Maladie : les députés votent la contribution forfaitaire
de 1 euro
Les députés ont adopté ce jour (47 voix - UMP/UDF
- contre 6 - PS/PCR)l'article instaurant une contribution forfaitaire
d'un euro par consultation à la charge de l'assuré social.
Le secrétaire d'Etat chargé de l'assurance-maladie, Xavier
Bertrand, a indiqué que la contribution n'avait "pas vocation
à augmenter" et "qu'en aucun cas la liberté
d'accès aux soins est entamée (…) C'est une mesure
destinée avant tout à une prise de conscience et de responsabilisation"
.
Les moins de 16 ans, les femmes enceintes, les bénéficiaires
de la CMU et les personnes hospitalisées seront exonérés
de cette contribution qui ne sera remboursée ni par la Sécurité
sociale ni par les assurances complémentaires.
Plusieurs amendements ont été adoptés ont un à
l'initiative du gouvernement qui dispose que l'assuré "acquitte
également cette participation pour tout acte de biologie médicale".
Un autre amendement du gouvernement renvoie à des décrets
pour fixer le nombre maximum de participations forfaitaires supportées
par l'assuré au titre d'une année civile. Le secrétaire
d'Etat a estimé que ce seuil pourrait être de l'ordre de
50 euros. Le même amendement prévoit un plafonnement de
cette participation à la charge de l'assuré pour les cas
où il bénéficie de plusieurs actes ou consultations
effectués par un même professionnel de la santé
au cours de la même journée.
08
juillet 2004
- Permanence des soins: MG-France, le SML et Alliance acceptent
de signer le protocole d'accord avec la Sécurité Sociale
Le 16 juin, les trois Caisses (Cnam, Canam et MSA) avaient proposé
aux syndicats de médecins libéraux un dispositif de permanence
des soins dont la montée en charge serait progressive.
3 syndicats ont accepté de le signer : MG-France, le SML et Alliance.
Pour le SML, "ce protocole concrétise le volontariat individuel
des médecins à la participation à la permanence
des soins, (...) instaure une régulation médicalisée
et définit la permanence des soins pour ce qu'elle doit être,
c'est-à-dire une demande médicale nécessitant une
réponse urgente, en dehors des heures normales d'ouverture des
cabinets médicaux (En revanche) les revalorisations des astreintes,
des majorations de nuit, dimanches et jours féries seront à
revoir lors de l'évaluation du dispositif (…) L'absence
réelle de prise en compte de la participation des spécialistes
est un point faible mais il y a un engagement à conclure un accord
sur ce point avant le 1er octobre 2004"
De son coté, "la CSMF ne souhaite pas parapher ce projet
(…) Pour les médecins de famille (...), les revalorisations
prévues sont en « trompe l'œil » car dégressives
en fonction du nombre d'actes effectué en garde, insuffisantes
au regard des enjeux de santé publique (…) Pour les médecins
spécialistes, qui tous les jours remplissent les mêmes
obligations en assurant l'astreinte à leur domicile ou la garde
sur place, la CSMF regrette qu'ils soient oubliés, mises à
part certaines disciplines très ciblées et de façon
insuffisante".
NB : le président de MG-France a accepté de signer le
protocole en l’état alors que son comité directeur
s’y était opposé le 26 juin 2004 à Bagnolet.
07
juillet 2004
- Permanence des soins : Reprise des réunions pléni ères
de la commission Descours
Après avoir été confirmé dans sa mission
par Philippe Douste Blazy, le sénateur honoraire Descours a repris
ce jour le cycle des réunions plénières. Lors de
cette réunion, Sandrine Buscail est intervenue au nom du SNJMG
pour rappeler les revendications des jeunes généralistes
en matière de gardes et urgences.
- Philippe Douste Blazy repousse
la création d’un statut de médecin collaborateur
A l’occasion de la discussion du projet de réforme de l’Assurance
Maladie, Philippe Douste Blazy a demandé le rejet des amendements
présentés par Gérard Bapt visant la création
d’un statut de médecin collaborateur : « Dans le
but de faciliter les nouvelles formes d'exercice de la médecine,
notamment en groupe, sans remettre en cause le principe de l'indépendance
du médecin, le Gouvernement examinera l'an prochain la possibilité
de créer un statut du médecin collaborateur. Certains
internes le demandent, mais les esprits ne sont pas mûrs, c'est
pourquoi je suis défavorable à ces amendements intéressants
mais prématurés. »
06 juillet 2004
- Dossier médical partagé : malgré les garde-fous
imposés par les députés, la LDH s’inquiète
pour les libertés publiques
L'Assemblée a adopté une série de limitations à
l'accès au dossier médical personnel (DMP) dans le cadre
des débats sur la réforme de l'assurance-maladie.
Les députés ont voté des dispositions qui interdisent,
"même avec l'accord de la personne concernée",
l'accès au dossier "lors de la conclusion d'un contrat relatif
à une protection complémentaire en matière de couverture
des frais de santé et à l'occasion de la conclusion de
tout autre contrat dont la conclusion exige l'évaluation de l'état
de santé d'une des parties".
L'accès ne pourra pas non plus "être exigé
ni préalablement à la conclusion d'un contrat, ni à
aucun moment ou à aucune occasion de son application" et
le DMP "n'est pas accessible dans le cadre de la médecine
de travail".
Des sanctions, pouvant atteindre un an d'emprisonnement et 15.000 euros
d'amende sont prévues.
L'Assemblée a aussi prévu que les décrets d'application
soient précédés de l'avis du Conseil national de
l'ordre des médecins, et de celui des dentistes.
L'article 2 prévoit que d'ici au 1er juillet 2007 chaque assuré
social disposera d'un dossier médical personnel (DMP) qui centralisera
toutes les informations médicales le concernant.
Le niveau de remboursement des soins sera "subordonné à
l'autorisation" d'accès à son dossier donnée
par "le patient à chaque consultation ou hospitalisation,
aux professionnels de santé".
Malgré les limitations votées par les députés,
la Ligue des droits de l'Homme s'est inquiétée le lendemain
du vote du dossier médical partagé (DMP) : Cette mesure
"remet en cause trente ans de respect des principes protecteurs
de la vie privée (…) La voie serait ainsi ouverte pour
l'interconnexion des fichiers personnels de santé avec d'autres
fichiers de données personnelles (…) Le risque est trop
élevé pour les libertés publiques pour accepter,
au nom d'une prétendue efficacité, un tel dispositif,
alors que des alternatives existent".
- Nouvelle réunion
infructueuse pour la cellule « jeunes » du Conseil de l’Ordre
Malgré la présence du Dr Ducloux, président du
CNOM, aucune avancée n’est à signaler pour cette
nouvelle réunion de la cellule « jeunes » : le conseil
de l’ordre n’a toujours pas présenté son projet
de statut de médecin collaborateur…
05
juillet 2004
- Reforme de l’Assurance Maladie : 2 propositions différentes
pour la création d’une union des professionnels de santé
A l’occasion de l'examen du projet de loi de réforme de
l'Assurance par l'Assemblée nationale, les syndicats représentatifs
du monde de la santé s'accordent sur la nécessaire création
d'une Union nationale des professionnels de santé. Mais, il existe
deux propositions différentes. D'un côté, MG France,
la Fédération nationale des orthophonistes, le syndicat
des biologistes et la Fédération des syndicats pharmaceutiques
de France, plaident pour une « structure interprofessionnelle,
porteuse d'accords interprofessionnelles, dotée d'un conseil
national et de conseils de régions identifiant un collège
par profession ». De l'autre, la CSMF, le SML, Alliance et la
FMF militent pour la création d'une Union « regroupant
l'ensemble des organisations représentatives des professionnels
de santé libéraux, au prorata des effectifs de chaque
profession ». Ces quatre syndicats médicaux demandent «
la simple transformation du Centre nationale de professions de santé
en Union nationale des professions de santé libérales
» - sans déclinaison régionale - et pouvant «
conclure des accords interprofessionnels dans un cadre défini
».
02
juillet 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : la CGT dénonce
"un racket" à propos de la complémentaire santé
financée par la Sécu
La confédération et la fédération des organismes
sociaux CGT se sont élevées, ce jour contre un amendement
au projet de réforme de l'assurance maladie qui prévoit
la création d'un "crédit d'impôt" devant
permettre aux personnes juste au-dessus du seuil de la CMU d'acheter
une complémentaire santé auprès d'une mutuelle
ou d'une assurance privée, du moment que l'organisme respecte
un cahier des charges précis (notamment non sélection
en fonction du risque). Dénonçant le terme de "crédit
d'impôt", la CGT et sa fédération affirment
que "cette aide n'a rien à voir avec l'impôt : l'amendement
prévoit en effet de faire financer l'aide sur les fonds sociaux
de la Sécurité sociale (et non sur ceux de l'Etat) C'est
purement scandaleux,(...) c'est un nouveau racket sur l'assurance maladie
(alors que) les budgets d'action sociale sont déjà en
diminution (…) Il est demandé à la Sécurité
sociale de financer les assureurs privés avec les cotisations
des salariés actifs et retraités, cet amendement est inacceptable
et révèle comment la logique purement financière
du projet de loi peut remettre en cause, à terme, la Sécu
dans notre pays".
30
juin 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : Vote d'un amendement
donnant plus de pouvoir aux assurances complémentaires
Parmi les amendements votés ce matin matin, la commission spéciale
chargée d'examiner le projet sur l'assurance maladie a approuvé
l’amendement du rapporteur Jean-Michel Dubernard (UMP) et du président
de la commission Yves Bur (UMP) sur les complémentaires. Il s'agit
pour les auteurs de "consolider la place des organismes d'assurance
maladie complémentaire" dans la réforme. Ces organismes
auront donc la faculté "de signer les conventions sur les
accords avec les professionnels de santé dans le respect de la
prééminence des régimes de base d'assurance maladie",
selon l'exposé des motifs de cet amendement.
24
juin 2004
- Permanence des soins : SOS Médecins dénonce un projet
"bureaucratique"
SOS médecins a vivement dénoncé ce jour dans un
communiqué l'apparition d'une "permanence des soins bureaucratique",
quelques jours après les propositions d’accord de l'assurance
maladie.
Explications d’ Emile Hobeika, président de SOS Médecins
France : "Ce qui nous inquiète le plus est l'aspect dogmatique
de ce texte qui risque de détruire ce qui marche bien aujourd'hui
comme les SOS médecins et les médecins qui font des gardes,
sans apporter une réponse adoptées aux besoins du malade
(…) Ce système engorgera les centres 15, qui ne pourront
plus s'occuper en priorité des urgences vitales - qui sont leur
mission première - et cela va aboutir à une régulation
qui va en plus engorger les urgences hospitalières (…)
Sur 100 interventions de médecins de SOS, moins de 1% vont à
l'hôpital : cela ne peut se savoir qu'avec le déplacement
d'un médecin à domicile".
Pour lui, le passage obligatoire par le centre 15 relève de la
"bureaucratie" où "l'intérêt du malade
est totalement ignoré". De plus, SOS Médecins "a
la conviction que le texte proposé se résume à
un marchandage financier", basé sur les rémunérations
d'astreintes, entre syndicats de médecins et assurance maladie.
Curieusement, plutôt que de boycotter les discussions avec la
sécurité sociale, SOS médecins a décider
de marquer son mécontentement en suspendant "sa participation
à la commission sur la permanence des soins", présidée
par le sénateur honoraire Charles Descours.
22
juin 2004
- Liberté d’installation : Le SNJMG réagit aux sous
entendus de Xavier Bertrand
Dans un entretien publié dans le Quotidien du médecin
le 17 juin 2004, le secrétaire d’Etat à l’Assurance
Maladie, Xavier Bertrand, a expliqué la politique du gouvernement
en matière de démographie médicale : « D'un
point de vue général, notre plan prévoit un retour
à l'équilibre pour 2007, son but est de garantir notre
système pour les 10, 15 ans qui viennent. Ne pas ouvrir le champ
du possible comme nous le faisons dans ce cas précis de l'installation
des médecins, ce serait être en recul par rapport à
cet objectif (…) Nous avons décidé d'être
dans une démarche d'incitation. A court terme, c'est le meilleur
système. A nous, ensuite, d'évaluer très rapidement
l'impact des mesures incitatives."
En réaction à ces propos, le Bureau National du SNJMG
a publié ce jour un communiqué de presse pour dénoncer
la mise en place d’instruments réglementaires qui pourraient
être utilisés dans un sens coercitif (ce que n’exclue
pas le secrétaire d’Etat). Enfin, ce communiqué
rappelle qu’il est impossible d'évaluer correctement et
honnêtement l'efficacité de mesures incitatives en quelques
mois comme le suggère le secrétaire d’Etat.
19
juin 2004
- Difficultés d’exercice : Sandrine Buscail intervient
dans un article de Madame Figaro
Un article de Marion Louis sur « Le blues des blouses blanches
» est publié ce jour dans Madame Figaro. Sandrine Buscail,
présidente du SNJMG, y intervient en tant que représentante
des nouvelles générations de généralistes.
18
juin 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : le gouvernement fait
la promotion de sa réforme pour près de 7 M d’euros
Le ministère de la Santé a donné ce vendredi le
coup d'envoi d'une campagne de publicité assurée par Publicis
consultants qui coûtera près de 7 millions d'euros pour
faire la promotion de la réforme de l'assurance maladie. Des
encarts sont parus ce jour dans la presse écrite nationale et
paraîtront ce samedi et ce dimanche dans la presse quotidienne
régionale.
Texte de la publicité :
"Pour qu'il n'existe jamais une médecine à deux vitesses".
"Ce qui fait la qualité de notre système de sécurité
sociale et la fierté de notre pays, c'est que nous puissions
tous être soignés de la même façon. Sans cette
réforme, cet acquis serait remis en cause (…) En faisant
que chacun (gestionnaires de l'assurance maladie, professionnels de
la santé, patients) adopte de nouveaux comportements, nous allons
non seulement préserver l'égalité des soins dans
notre pays mais aussi améliorer notre système de santé".
"C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer".
Ce plan média constitue la première phase de la campagne.
Une deuxième est prévue en septembre "pour expliquer
les mesures, leur application, le calendrier".
Par ailleurs, une plate-forme téléphonique a été
mise en place pour les renseignements (numéro indigo : 0 825
396 396, pour 0,15 euros par minute).
L'agence Publicis Consultants a remporté l'appel d'offres du
gouvernement, pour un budget global "d'un peu moins de 7 millions
d'euros", un marché conclu jusqu'à avril 2005. Publicis
avait déjà été choisie l'an dernier, avec
l'agence Altedia pour orchestrer la campagne de communication lancée
par le gouvernement sur la réforme des retraites, ce qui avait
coûté 16 millions d'euros.
- Réforme de l’Assurance
Maladie : le Conseil de l'ordre opposé à certaines dispositions
Le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) a indiqué
ce jour qu'il "s'oppose à certaines dispositions d'une réforme,
par ailleurs nécessaire, qui mettent en cause les droits fondamentaux
des malades". Le président du CNOM, Michel Ducloux, s'inquiète
notamment de la mise en place du dossier médical personnel, "qui
peut avoir des effets intéressants mais à condition que
la confidentialité, l'intimité de la personne, de même
que le secret qui justifie la confiance que la personne a en son médecin
soient respectés (…) Or dans le projet de loi actuel de
réforme (…) il n'y a pas cette garantie". M. Ducloux
a aussi demandé "que soit bien défini ce qu'est le
médecin traitant. Il ne faut pas que cela puisse limiter le libre
accès aux soins".
S'agissant des mesures de "responsabilisation" voulues par
le gouvernement, M. Ducloux estime qu'"il ne faudrait pas que cela
se réduise à la contribution forfaitaire (En revanche,
il faudrait que la loi) encadre les limites de cette contribution. Aujourd'hui,
c'est un euro, qui dit que cela ne sera pas plus après?".
17
juin 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : le gouvernement "incapable
de justifier" les 10 mds d'économies
Pierre-Yves Chanu, le représentant CGT à la commission
des comptes de la Sécurité sociale a denoncé, ce
jour, dans un communiqué, le redressement financier prévu
dans le projet de réforme de l'assurance maladie : "La discussion
sur le financement de la réforme a confirmé que le gouvernement
est incapable de justifier les chiffres qu'il avance de 10 milliards
d'euros d'économies liées à la réforme de
l'organisation du système de soins".
Le gouvernement vise 16 milliards de ressources nouvelles à partir
de 2007 : 5 milliards de recettes (CSG, taxes tabacs, etc) et 10 milliards
de "maîtrise médicalisée" du système
de santé.
Par ailleurs, le représentant CGT a souligné "la
volonté, dans le rapport, de dramatisation de la situation, avec
l'accent mis sur le déficit de l'ensemble des branches de la
Sécu fin 2004 (…) Si le document confirme sans surprise
l'importance du déficit de l'assurance maladie (12,9 mds d’euros
pour 2004), un examen attentif des comptes prévisionnels 2004
révèle que les déficits prévus s'expliquent,
pour chacune des trois autres branches, par des transferts décidés
par l'Etat".
16
juin 2004
- Permanence de soins : La Sécurité Sociale propose son
projet aux syndicats médicaux
Les trois Caisses ont proposé ce jour aux syndicats de médecins
libéraux un dispositif de permanence des soins dont la montée
en charge serait progressive. Ce dispositif est assorti d'une revalorisation
de la rémunération des médecins de garde. Il prévoit,
outre des revalorisations progressives des rémunérations
d'astreintes des médecins, que la permanence des soins la nuit,
le dimanche et jours fériés se fasse par une régulation
téléphonique via le 15 (Samu).
08
juin 2004
- Réforme de l'AME : Des associations dénoncent les méfaits
de la réforme
Médecins du monde (MDM), Médecins sans frontières
(MSF), le Samu Social de Paris et la Comede (Comité médical
pour les exilés) ont affirmé ce jour lors d'une conférence
de presse commune que la réforme de l'Aide médicale d'Etat
(AME) mettait "tous les jours en danger la santé de milliers
de personnes parmi les plus vulnérables".
"On demande un retour au texte de 1999, c'est-à-dire le
rétablissement de l'accès immédiat à l'AME
quand la situation l'exige (…) On demande aussi la suppression
des exigences de preuves de résidence en France sur les trois
derniers mois (…) Ce n'est pas la mer à boire", a
déclaré le président du Samu Social, Xavier Emmanuelli.
D'après les associations, le durcissement des conditions d'accès
à l'AME, votée fin 2003 par le Parlement, entraîne
des "retards dans l'accès aux soins", ce qui "aggrave
les pathologies, majore les coûts des traitements et contribue
à l'engorgement des hôpitaux". Selon elles, l'AME
concerne quelque 150.000 personnes, pour un coût d'environ 600
millions d'euros.
Instituée en 2000 pour les exclus de la Couverture maladie universelle
(CMU), l'AME concerne principalement des étrangers qui n'ont
pas - ou plus - de titre de séjour et vivent avec moins de 566
euros par mois. Sa réforme, adoptée dans une loi de finance
rectificative, introduit notamment une condition de séjour (les
bénéficiaires doivent résider en France "de
manière ininterrompue depuis plus de trois mois") et supprime
l'accès direct à l'AME quand "la situation l'exige".
- Nouvelle réunion infructueuse pour la cellule « jeunes
» du Conseil de l’Ordre
Devant l’absence de résultat de la cellule « jeunes
», cette nouvelle réunion n’a rassemblé qu’une
faible participation. Et comme les fois précédentes, les
absents avaient raison: le conseil de l’ordre n’a toujours
pas présenté son projet de statut de médecin collaborateur…
05
juin 2004
- Réforme de l‘Assurance Maladie : Succès mitigé
pour les manifestations des syndicats
A l’appel de toutes les centrales syndicales de salariés,
118 cortèges ont été organisés ce jour dans
toute la France pour la défense de l'assurance-maladie Elles
auraient rassemblé plus de 200 000 personnes. Pour important
qu'il soit, ce chiffre reste en deçà de celui des manifestations
de l'an dernier contre la réforme des retraites (1 million et
demi le 13 mai 2003), ou celles d'il y a 9 ans contre la réforme
de la Sécurité sociale d'Alain Juppé (2 millions
le 12 décembre 1995).
Au vu de ce résultat, la CGT a appelé à une nouvelle
journée de manifestation le 15 juin alors que FO faisait savoir
sa préférence pour une journée de grève
interprofessionnelle. De son coté, L'Union syndicale G10 a demandé
une suite à cette journée : "Avec plus de 200.000
manifestants dans toute la France la journée du 5 juin a été
une première étape de mobilisation contre le projet de
l'assurance maladie qui fait porter l'essentiel des efforts financiers
sur les salariés et remet en cause l'exigence de solidarité
inscrite au coeur de la sécurité sociale". Affirmant
que "la franchise d'un Euro par acte médical ouvre la porte
à un désengagement de l'assurance maladie (que) l'instauration
d'un médecin « traitant » va entrainer un accès
aux soins à deux vitesses", l'Union syndicale G10 appelle
à amplifier la mobilisation : "il faut que l'ensemble du
mouvement social et associatif propose rapidement une nouvelle échéance
: mouvement de grève interprofessionnelle, journée de
manifestations ... faire un saut qualitatif dans la mobilisation engageant
ainsi une dynamique victorieuse". Enfin, le responsable de la FSU,
Gérard Aschiéri, a estimé que "s'il doit y
avoir une nouvelle action" contre le projet de réforme de
la sécurité sociale, "il faut qu'elle arrive assez
vite", et n'a pas exclu "la grève".
04
et 05 juin 2004
- Permanence des soins : Le SNJMG participe au 1er congrès des
maisons médicales de gardes (MMG)
La Fédération des maisons médicales de garde a
tenu ce week end son premier congrès le 5 juin à Grenoble.
Cette réunion s’est déroulé dans un climat
d’incertitude quant au financement des MMG. Actuellement,l'assurance-maladie
fournit l'essentiel des ressources (70 % en moyenne, selon une étude
récente). Le reste se répartit entre les villes (11,5
%), les agences régionales de l'hospitalisation (4,5 %), les
départements (3,3 %) et les hôpitaux (2,4 %). Mais aucune
MMG ne dispose d’un financement perenne. Par ailleurs, il existe
de grandes disparités dans les objectifs que se fixent les MMG
: du dispensaire de soins ouvert à toutes heures et à
tous au dispensaire à accès régulé ne fonctionnant
que sur des plages horaires précises…
Lors de ce congrès, Sandrine Buscail est intervenue au nom du
SNJMG pour rappeler les revendications des jeunes généralistes
en matière de gardes et urgences.
03
juin 2004
- Liberté d’installation : Le SNJMG dénonce les
ambiguités du projet de réforme de l ‘Assurance
Maladie
Au lendemain de l’entretien de Xavier Bertrand publié dans
Le Monde, le Bureau National a publié un communiqué de
presse pour dénoncer l’ambiguité de l’article
29 du projet de réforme de l’Assurance Maladie. Cet article
confie à la convention " le soin de définir désormais
les modalités d'organisation du dispositif d'aide à l'installation,
en particulier les obligations auxquelles sont soumis les bénéficiaires
de ces aides et les modalités d'attribution des aides par les
URCAM (et) le soin de fixer les éléments de la participation
des caisses d'assurance maladie au financement de leur cotisations sociales
". Autrement dit, ce sont les partenaires conventionnels (d’où
sont exclus les jeunes médecins) qui seront les maîtres
d’œuvre pratiques des mesures relatives à l’installation.
De plus, si le texte ouvre la possibilité à une modulation
positive de la prise en charge des cotisations sociales des médecins,
il laisse également possible une modulation négative de
cette prise en charge ; d’où le risque d’un conventionnement
pour le moins « adapté » voire sélectif…
NB : La veille, Le Monde avait publié un entretien avec le secrétaire
d'Etat à l'Assurance Maladie. Xavier Bertrand y rappelait que
"sur le temps court, l'incitation est le meilleur système"
mais précise que "si cela ne fonctionne pas, il faudra passer
à autre chose. Les professionnels en conviennent (…) Certains
nous disent qu'il faudra, dans ce cas, dire les choses clairement aux
futurs étudiants, que ce soit sur l'installation géographique
et les spécialités (…) Il y a également matière
à réflexion, tant en termes de démographie médicale
que de négociation tarifaire, sur le paiement des cotisations
sociales".
02
juin 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : les assureurs demandent
l’accès aux données de santé
Lors d'un colloque ce jour, les compagnies d'assurances ont plaidé
pour un accès aux données de santé des Français,
faisant valoir que cela permettra de mieux répondre aux besoins
de leurs clients et d'améliorer le système de santé.
Gilles Johanet, le président du comité chargé de
l'assurance maladie au sein de la FFSA (assurances), explique cette
demande dans un entretien au Quotidien du médecin publié
le lendemain:
"Nous disons aux pouvoirs publics : si vous ne mettez pas en oeuvre
cette circulation des données de santé, ne comptez pas
sur une amélioration de la performance du système (…)
Il faut d'abord un accord entre les pouvoirs publics ou l'assurance
maladie obligatoire et les complémentaires sur la répartition
données nominatives/données anonymes (…) Ensuite
(...) au-delà d'un cahier des charges initial, les assureurs
sont parfaitement d'accord pour être contrôlés. Sur
pièces ou sur place. Que ce soit par la Cnil (Commission nationale
de l'informatique et des libertés, ndlr) ou par un autre organisme".
Selon M. Johanet, chargé aux AGF des activités de santé
et d'assurances collectives (et ancien directeur de la Caisse nationale
d'assurance maladie), l 'accès aux données de santé
est l'un des "deux soucis" ressentis par le comité
de l'assurance maladie de la FFSA vis-à-vis de la réforme
du ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy. Le second est
"la coordination entre assurance maladie obligatoire et assurance
maladie complémentaire (…) Pour le reste, cette réforme
est une étape. Il y en aura d'autres".
01 juin 2004
- SMR insuffisant pour 1 médicament prescrit sur 5 en 2001
Selon une étude de l'Institut de recherche et documentation en
économie de santé (Irdes, ex-Credes) menée avant
la première phase de déremboursement de médicaments
à SMR insuffisant entreprise par l'ancien ministre de la Santé
Jean-François Mattei, "la prescription de médicaments
à SMR insuffisant n'est pas une pratique marginale : tous les
médecins généralistes ont prescrit au moins une
fois un médicament à SMR insuffisant en 2001 (…)
Chez ces derniers, une ligne de prescription sur cinq concerne un produit
à SMR insuffisant". La fréquence de prescription
varie selon la spécialité: elle s'élève
à 62% pour les angiologues, 39% pour les pédiatres et
les ORL et 7% pour les gynécologues, selon l'étude.
NB : Le SMR d'un médicament est apprécié en fonction
de plusieurs facteurs; efficacité, effets indésirables,
place dans la stratégie thérapeutique, gravité
de la pathologie traitée, intérêt pour la santé
publique... Il comporte quatre niveaux: insuffisant/faible/modéré/majeur
ou important.
28
mai 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : deux associations d'usagers
fustigent la démarche de Philippe Douste-Blazy
Le ministre de la Santé et de la protection sociale "pratique
une démarche participative voisinant le néant", estiment
Marcel Royez, secrétaire général de la Fnath et
Christian Saout, président de Aides dans un texte intitulé
"Pauvre démocratie sociale" publié ce jour par
Libération : "Après avoir égrené ses
intentions (à la télévision) le ministre transmet
aux partenaires sociaux une note d'une dizaine de pages comme base de
discussion et leur apprend par la radio son intention d'augmenter le
forfait hospitalier... Curieuse méthode! ".
Parmi les carences du projet de réforme, ils relèvent
notamment "l'absence" de l'éducation sanitaire et de
la prévention ou encore une recherche de qualité des soins
au stade de "voeu pieux".
Les deux associations revendiquent une place à côté
des syndicats, traditionnellement considérés comme les
représentants des assurés sociaux.
27
mai 2004
- La santé est "l'inégalité la plus radicale",
selon un baromètre alternatif
La santé et les écarts d'espérance de vie représentent
"l'inégalité la plus radicale", selon les chercheurs,
associatifs et syndicalistes à l'origine du Baromètre
des inégalités et de la pauvreté (BIP-40), qui
craignent que la réforme de l'assurance maladie conduise à
un accroissement des inégalités : "En 1982, un cadre
vivait en moyenne presque cinq années de plus qu'un ouvrier.
Vingt ans plus tard, l'écart atteint un niveau record de huit
années (…) la volonté de « responsabiliser
» les patients qui s'affirme aujourd'hui avec les projets de réforme
de l'assurance maladie ne peut conduire qu'à un accroissement
des inégalités, puisqu'il s'agit de laisser à la
charge des patients une part plus grande de la dépense de santé".
26
mai 2004
- Liberté d’installation : Douste Blazy souhaite "inciter"
les installations de médecins, pas les "obliger"
Le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, s’est exprimé
ce jour sur RMC sur la liberté d’installation : "Les
Français sont attachés à la liberté d'installation
de leurs médecins, mais c'est vrai aussi que ceux qui habitent
dans des zones rurales, et qui commencent à ne pas avoir de médecins
ni d'infirmières autour d'eux, ça pose un sacré
problème (…) Je crois qu'il faut inciter au maximum les
médecins à s'installer dans des endroits aujourd'hui déserts
sur le plan médical (…) Alors par exemple ça peut
être une aide fiscale, ça peut être aussi une aide
d'un village ou d'une commune : en disant, on va vous payer des études
(à vous) jeune étudiant en première année
de médecine. Et puis vous allez remercier le canton ou la commune
en restant sur 5 ans ou 10 ans chez nous (…) Ca c'est des choses
qui vont arriver sur le plan de la loi, ça va être possible
(…) Si un jour, je reviens sur la liberté d'installation
des médecins (...), on va multiplier par cinq ou par dix ou par
vingt le prix du cabinet médical dans le sud de la France, et
ça c'est évidemment très dangereux (...) Il faut
inciter, pas obliger"
20
mai 2004
- Reforme de l’assurance maladie : La CSMF contre la franchise
d'un euro par consultation
Le président de la CSMF, Michel Chassang, a indiqué ce
jour qu'il négociait "pied à pied" la réforme
de l'assurance maladie avec Philippe Douste-Blazy, s'opposant à
la franchise de remboursement d'un euro aux frais du patient : "On
pense que c'est infaisable pour les cabinets médicaux (…)
60% des actes médicaux sont en tiers payant, ce qui veut dire
que c'est la caisse (de remboursement) qui nous paie, pas le patient.
Cela reviendrait à faire percevoir par les médecins une
taxe (auprès du patient). On ferait l'aumône, la quête.
On y est complètement hostile".
19
mai 2004
-Réforme de l’assurance Maladie : Philippe Douste Blazy
annonce l’augmentation du forfait hospitalier
Invité de l’émission « Questions directes
» sur France-Inter, Philippe Douste Blazy a annoncé un
prochain relèvement du forfait hospitalier. Le ministre de la
Santé avait omis de faire cette annonce voici 2 jours lors de
la présentation de son projet de réforme de l’Assurance
Maladie dans l'émission "100 minutes pour convaincre"
sur France 2.
17
mai 2004
-Réforme de l’assurance Maladie : Philippe Douste Blazy
présente son projet sur France 2
Invité de l'émission "100 minutes pour convaincre",
le ministre de la Santé a manifesté son intention de jouer
à la fois sur les dépenses et les recettes en mettant
en oeuvre "une philosophie de l'équité et de la responsabilité".
"Si le système n'est pas sauvé, il y aura une médecine
à deux vitesses. Les plus modestes seront les plus mal soignés",
a-t-il fait valoir, rappelant que l'assurance maladie perdait "23.000
euros par minute", pour un déficit prévisionnel de
12,9 milliards d'euros en 2004. Le projet de M. Douste-Blazy vise "entre
15 et 16 milliards d'euros (d'économies) par an".
Il a confirmé la création d'une Haute autorité
de santé publique indépendante, précisant que ses
12 membres seront désignés par le chef de l'Etat, les
présidents du Sénat, de l'Assemblée nationale et
du Conseil économique et social : "Ce seront des scientifiques
et des économistes qui évalueront chaque fois l'efficacité
des médicaments, mais aussi l'efficacité des actes médicaux".
M. Douste-Blazy a prôné la responsabilisation des patients,
se prononçant pour qu'"un euro" par consultation soit
mis à la charge du patient.
M. Douste-Blazy a aussi envisagé un relèvement de 0,4%
du taux de la CSG "des retraités imposables", actuellement
à 6,2 %. Les actifs aujourd'hui assujettis à un taux de
7,5% ne seront pas touchés.
Le ministre a encore envisagé un renforcement de la lutte contre
les abus en matière d'arrêts maladie, évoquant des
mesures qui "pourraient aller jusqu'au remboursement des indemnités
journalières" par les entreprises, sur intervention d'une
commission ad hoc.
Concernant l'organisation des soins, il a déclaré : "Je
suis contre le médecin référent , ce n'est pas
mon idéologie", il s'est prononcé en faveur du "médecin
traitant": "Si on va voir un spécialiste il faut passer
par ce médecin traitant, parce que là on pourra bénéficier
de tout le système conventionnel de remboursement des spécialistes
- 23 ou 25 euros".
Sur la démographie médicale, il s'est prononcé
pour des mesures incitatives à l'installation mais il s'est voulu
"directif" sur le nombre de médecins formés
par spécialités.
Il s'est par ailleurs déclaré favorable à ce que
la carte Vitale devienne une "carte d'identité de santé"
lors de son renouvellement en 2006, avec photo, de sorte "que l'on
soit sûr que le porteur de la carte Vitale en soit le bénéficiaire".
M. Douste-Blazy a estimé que le dossier médical informatisé,
qui permettra de connaître les antécédents d'un
patient, devait être mis en place "dans deux ans", avec
dans les trois mois la "mise en commun" par les médecins
de "tout ce qu'ils ont sur chaque malade".
Concernant les médicaments, il a annoncé, à la
faveur d'un décret le 18 mai, qu'il allait faire passer de 15
à 10 ans le délai avant lequel un médicament peut-être
"généricable", afin d'augmenter le nombre de
médicaments génériques sur le marché.
Enfin, M. Douste-Blazy a souhaité "que l'Etat donne un milliard
d'euros" pour compenser les exonérations consenties aux
entreprises.
Il a indiqué qu'il était "possible" de faire
passer la dette cumulée de 32 mds de l'assurance maladie sur
la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades), en "prolongeant"
sa durée de vie au delà de 2014.
NB : Pendant toute l’émission, Philippe Douste Blazy n’a
jamais prononcé le terme « médecin généraliste
»…

14
mai 2004
- Mesures du préfet de police de Paris pour faciliter la circulation
des médecins en urgence
Le préfet de police de Paris a révélé ce
jour un train de mesures (arrétées mardi) destinées
"à faciliter la circulation et le stationnement" des
médecins intervenant en urgence dans la capitale.
Deux dispositifs sont créés pour deux catégories
de médecins: d'une part les urgentistes (médecins du SAMU,
de SOS-médecins ou de ville), d'autre part les médecins
de ville participant à l'urgence ponctuellement en se rendant
au domicile d'un patient par exemple.
Les premiers seront désormais autorisés à emprunter
les couloirs de bus "pour les besoins exclusifs" de leur mission
d'urgence. Ils seront à cet effet dotés d'une plaque portant
la mention "médecin de permanence" qu'ils devront rendre
visible sur leur véhicule, et d'un gyrophare bleu dont ils seront
tenus de faire usage dans ces mêmes couloirs réservés
aux bus. "En cas d'extrême urgence", ils disposeront
aussi d'un avertisseur sonore deux tons. Ils pourront par ailleurs bénéficier
de "mesures de tolérance" pour stationner sur des endroits
gênants, tels que prévus par la réglementation,
toujours en arborant leur caducée.
Les seconds pourront emprunter aux aussi les couloirs de bus et "bénéficier"
de la même tolérance en matière de stationnement
gênant. Leurs véhicules devront être équipés,
en deux endroits, de la mention "médecin d'urgence"
mais ils n'auront ni avertisseur ni dispositifs lumineux.
Ces mesures, réclamées de longue date par les médecins
qui se plaignent souvent de la circulation et des contraintes de le
vie parisienne, ont été prises "après concertation"
avec le conseil départemental de l'Ordre des médecins
de Paris. Le Conseil va établir une liste des praticiens concernés
chaque année par ce train de mesures, liste qui sera ensuite
arrêtée par le préfet de police.
13
mai 2004
- Reforme de l’Assurance Maladie : le PS présente ces contre
propositions
Le PS propose une réforme d'ensemble "dans un cadre pluriannuel
sur trois ans" qui s'appuie sur trois grands principes: "égalité,
qualité et liberté de choix".
Pour assurer le financement de l'assurance-maladie, le PS considère
que la CSG "doit rester le socle financier d'un système
solidaire" et suggère de baptiser "contribution santé
universelle" la part de la CSG affectée à l'assurance-maladie.
Le PS envisage aussi dans ses propositions de modifier le mode de calcul
de la contribution des entreprises pour l'asseoir sur la valeur ajoutée
plutôt que sur les salaires.Dans un premier temps, la contribution
sociale sur les bénéfices serait doublée. La mesure
rapporterait entre 1,5 et 1,6 milliard d'euros. Le PS suggère
également d'affecter à la Sécurité sociale
les taxes sur le tabac et l'alcool ainsi que la taxe sur les conventions
d'assurance, une recette évaluée à 17 milliards
d'euros par an.
Pour faire des économies, le PS préconise de "revenir
à un bon usage du médicament" et fixe comme objectif
de diminuer "de 20% la dépense de médicament par
habitant en trois ans". L'économie escomptée est
de 3,5 milliards d'euros.
Le PS veut également renforcer le rôle du médecin
traitant. Ceux qui s'engageraient dans des actions de prévention,
de santé publique ou des contrats de bonnes pratiques pourraient
ainsi être rémunérés forfaitairement et pas
seulement à l'acte.
Enfin, le PS souhaite renégocier le plan Hôpital 2007.
12
mai 2004
- Santé et libéralisation des services : le ministre belge
des Affaires sociales et de la Santé s’oppose au projet
de directive Bolkestein
Rudy Demotte, ministre belge des Affaires sociales et de la Santé,
estime que le projet de directive Bolkestein concernant la libéralisation
des services au sein de l’Union européenne ne peut être
appliqué aux soins de santé, sous peine de conséquences
désastreuses (NB : Frits Bolkestein est le commissaire néerlandais
de l’UE, responsable du marché intérieur, de la
fiscalité et des questions douanières).
Pour Rudy Demotte, il convient de «fixer des objectifs communs
tout en conservant la responsabilité intacte des Etats membres
à organiser leurs systèmes de santé». Et
de proposer la création d’un organe comparable au Comité
de protection sociale, «qui agirait comme organe de la filière
santé (et ultérieurement le) développement d’une
méthode ouverte de coordination en matière de santé».
Il a en tout cas explicitement précisé que «la Belgique
n’est absolument pas d’accord avec le point de vue développé
dans le projet de directive Bolkestein».
Rudy Demotte s’élève contre l’inclusion dans
la directive de sujets comme «les mécanismes nationaux
de planification, d’agrément des établissements
de soins et de financement, qui sont les instruments garantissant l’accessibilité,
la qualité et la viabilité financière de notre
système de soins».
11
mai 2004
- Cas suspects de fraude à la carte Vitale: environ 1 pour 100.000
selon la CNAM
Interrogé sur les propos tenus la semaine dernière par
le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, qui a estimé
sur la foi d'un rapport de l'Igas qu'il y avait "10 millions de
cartes Vitale en surnombre en France", M. Lenoir, directeur de
la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), a répondu: "il
y a une réalité: nous avons à sécuriser
davantage le système Vitale".
A cet effet, il a cité "les mesures prises l'année
dernière qui visent à mettre en place une liste d'opposition,
qui sera effective à partir du 1er juin, (et) permettront d'éliminer
ces cartes en surnombre". Mais "chacun sait - le ministre
lui-même l'a dit - que c'est une part faible des possibilités
de fraudes (…) Nous avons, dans le cadre des contrôles (...),
identifié, sur 2.800 assurés sociaux « surconsommants
», 26 suspicions de fraude à la carte Vitale, ce qui fait
un taux qui est de l'ordre de 1 pour 100.000 (Ces cas de fraude,) même
s'ils sont marginaux, sont tout à fait inadmissibles".
A la question de savoir si une photo d'idendité aposée
sur la Carte Vitale permettrait de réduire la fraude, M. Lenoir
a répondu: "le rapport de l'Igas propose trois solutions
pour sécuriser l'accès aux soins à la carte Vitale.
Le débat va être ouvert à partir des ces trois solutions
avec ses avantages et ses inconvénients".
08
et 09 mai 2004
- Intervention du SNJMG lors du Congrès du SMG
Ce week end, se déroulait à Marly le congrès du
SMG consacré à la réforme de l'assurance maladie.
Lors de ce congrès, Sandrine Buscail est intervenue au nom du
SNJMG pour rappeler les revendications des jeunes généralistes
en matière de systeme de soins et sécurité sociale.
07
mai 2004
- Publication du livret du SNJMG sur Ethique et Permanence de soins
Lors d’un conférence de presse (EGORA.FR , PANORAMA DU
MEDECIN, IMPACT MEDECINE, LE GENERALISTE, le QUOTIDIEN DU MEDECIN et
L'HUMANITE), le Bureau National du SNJMG a présenté ce
jour le livret reprenant les différentes interventions du colloque
sur la Permanence de soins qu’il avait organisé le 06 septembre
2003 à Lille.
- Réforme de l’Assurance
Maladie : Discussions sur fond de mécontentements
Les directeurs de cabinet de Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé
et de la protection sociale, et de Xavier Bertrand, secrétaire
d'Etat à l'assurance maladie, ont rencontré ce jour les
principaux syndicats de salariés (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC,
UNSA) ainsi que la Mutualité française, les représentants
des organisations patronales (Medef, UPA, CGPME), puis les représentants
des syndicats médicaux (CSMF, FMF, SML, Alliance et MG France).
Les participants se sont vu remettre 17 fiches thématiques, traitant
des trois volets de la réforme, le pilotage, l'organisation du
système de soins et le financement.
Lors de cette rencontre, les syndicats de salariés ont réclamé
des "négociations et pas seulement des discussions".
De son coté, l'association des accidentés de la vie (FNATH)
faisait connaître sa désapprobation sur la façon
de procéder du gouvernement : "Après avoir entendu
jeudi soir, les déclarations télévisées
du Premier ministre, la FNATH exprime sa vive déception quant
à l'absence de présentation globale des grandes lignes
de la réforme (La FNATH déplore que) l'essentiel du discours
gouvernemental vise à une forme de culpabilisation des seuls
assurés sans aborder celle première des prescripteurs
et de l'industrie de la santé (La FNATH) juge suicidaire le refus
gouvernemental d'évoquer toute augmentation des recettes de l'assurance
maladie pour en assurer un financement solidaire, équitable et
pérenne."
06
mai 2004
- Réforme de l’Assurance Maladie : Philippe Douste Blazy
souhaite l’apposition d’une photo d’identité
sur la carte vitale
Invité du journal de 20 heures de TF1, Philippe Douste-Blazy
a estimé sur la foi d'un rapport de l'Igas qu'il y avait "10
millions de cartes Vitale en surnombre en France". Décidé
à combattre la fraude, le ministre de la Santé a proposé
l’apposition d’une photo d’identité sur la
carte vitale.
Réactions :
Michel Chassang (Le Quotidien du Médecin du 10/05/2004 ): «
Dix millions de cartes qui se baladent dans la nature, ce n'est ni une
louche, ni une brouette, c'est un camion-benne. Cela démontre
l'incurie dans la gestion du système Sesam-Vitale par l'assurance-maladie.
Imaginez la même chose pour les cartes bancaires ! Tout cela n'est
pas sérieux. La proposition d'apposer une photo sur la carte
n'est pas forcément une mauvaise idée. Cela aura une valeur
moralisatrice, même si je ne suis pas certain que cela engendre
beaucoup d'économies. En revanche, je m'oppose à ceux
qui proposent que les médecins exigent une pièce d'identité.
Les médecins ne sont pas des flics »
Pierre Costes (Egora .fr 07/05/2004) : « La présentation
des choses, au journal de 20 heures de TF1 a été pour
le moins surprenante. La simultanéité des propos sur les
10 millions de cartes en surnombre, la description de fraude possible,
la stigmatisation d’un comportement à partir du cas d’une
personne faisant bénéficier des avantages du 100 % à
sa famille, et le déficit de 15 milliards de l’assurance
maladie a ouvert la porte à tous les amalgames. Cette présentation
est d’autant plus dangereuse qu’elle ne repose sur aucune
réalité. L’essentiel du surnombre
s’explique simplement par les changements de régimes d’affiliation,
de département, ou de simple renouvellement de cartes perdues
ou défectueuses. Mettre une photo serait coûteux, ne changerait
pas les droits et ne modifierait en rien la dépense. Car avec
ou sans carte, tous les résidents bénéficient de
la sécurité sociale. Le coût de la mesure ne saurait
être inférieur à l’usage illégal et
marginal des seuls illégaux. Par contre le « coût
» en terme de renforcement du racisme ou de la xénophobie
me paraît incommensurable ».
NB : la question de la photo sur la Carte Vitale avait été
abordée lors de la discussion de la LFSS 2004 à l’automne
2003. Le ministre de la Santé de l’époque, Jean
François Mattéi, avait convenu que la mesure s’avérerait
coûteuse et ces bénéfices aléatoires : le
Parlement avait alors rejetté cette mesure…
30
avril 2004
- Liberté d’installation : Publication d’un article
co-signé par Sandrine Buscail et Martin Winckler
L’Humanité publie ce jour d'un article co-signé
par Sandrine Buscail et Martin Winckler sur la liberté d’installation
: "Peut-on contraindre un généraliste à s'installer
à la campagne ?"
28
avril 2004
- Démographie médicale : Philippe Douste Blazy annonce
un numerus clausus à 7.000 étudiants
M. Douste-Blazy a annoncé ce jour à l'Assemblée
nationale le relèvement du numerus clausus de 5.700 à
7.000 étudiants en deuxième année de médecine
: « Nous avons aujourd´hui 206.000 médecins en activité.
Il n´y en aura dans dix ans que, au maximum, 175.000 (…).
Il y a également le problème de la pénurie de médecins
dans certaines spécialités et pas des moindres : soit
des spécialités qui sont très dures, comme la gynécologie-obstétrique,
la pédiatrie ou encore la réanimation, soit des spécialités
à risque de judiciarisation comme la chirurgie ». Enfin,
il s´est prononcé pour un développement d´une
part de la formation médicale continue qui permette aux médecins
de passer d´une spécialité à l´autre
et de l´autre de diplômes universitaires permettant «
de valoriser de nouvelles compétences ».
Réactions :
Michel Chassang, président de la Confédération
des syndicats médicaux français (CSMF) : "Je trouve
que c'est une mesure aveugle et prématurée. C'est un peu
hasardeux d'augmenter le numerus clausus brutalement (…) C'est
une décision quantitative, mais qui n'a pas d'effets qualitatifs.
Moi, ce que j'attends, ce sont des mesures ciblées qui portent
sur la répartition des médecins, d'une part dans les spécialités
qui en manquent - chirurgie, anesthésie, obstétrique -
d'autre part sur le territoire (…) Quand on considère le
nombre de médecins en France, nous sommes bien placés
par rapport à nos voisins européens. Là où
le problème se pose, c'est qu'il en manque dans certaines zones
et dans certaines disciplines (…) Je reste sur ma faim. Cette
décision ne saurait rester isolée"
MG-France : "Cette annonce ne produira ses premiers effets qu’en
l’an 2015, stabilisant la démographie médicale en
France à ce qu‚elle était dans les années
1980. La démographie des médecins en France est considérablement
déséquilibrée avec deux médecins spécialistes
pour un médecin généraliste. C ‘est de ce
déséquilibre qui est une exception de la France que souffre
notre système de santé. MG France estime nécessaire
que des mesures rapides soient mises en oeuvre pour au minimum un équilibre
entre spécialité et médecine générale
dès le prochain concours de l’internat. MG France demande
que des mesures concrètes facilitant le maintien des médecins
généralistes dans les zones difficiles, et valorisant
ce métier indispensable, soient prises".
SNJMG : Nous demandons un relèvement sensible et progressif du
numerus clausus (avec un ratio de 2 généralistes pour
1 spécialistes) entrant dans le cadre d’une politique globale
de santé publique et non dans une logique de fonctionnement des
services hospitaliers.
NB : Par la suite, le ministère de la Santé précisera
que le chiffre de 7000 est un objectif qui ne pourra être atteint
que sur plusieurs années…
27
avril 2004
- Première réunion de la commission nationale " Urgences
- Eté 2004 "
Aujourd'hui, s'est tenu au ministère de la santé la première
réunion de la commission ayant pour but " d'assurer une
transparence totale dans l'affectation des moyens financiers pour les
services d'urgence hospitaliers et d'évaluer la mise en place
de la permanence des soins ambulatoires dans chaque département
". Cette commission avait été créée
par Philippe Douste Blazy après avoir rencontré le Dr
Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes
hospitaliers de France (Amuhf) et après avoir contacté
les autres syndicats urgentistes.
Présidée par Edouard Couty, directeur de la direction
de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS), cette réunion
rassemblait notamment les directeurs de cabinet de Philippe Douste Blazy,
Xavier Bertrand et Hubert Falco, les principales administrations concernées
(DGS, InVS, DGAS) de Patrick Pelloux, président de l'association
des médecins urgentistes de France, et de Marc Giroux, président
de SAMU de France (NB : Seul le Dr Rua, representant le SML, était
présent pour les syndicats de médecins libéraux).
Suite à cette réunion, le ministère de la Santé
a annoncé qu'il avait arrêté " un calendrier
de réunions quotidiennes du 28 avril au 7 mai inclus avec les
directeurs d'ARH (agence régionale de l'hospitalisation) accompagnés
des directeurs de DDASS (direction départementale des affaires
sanitaires et sociales) " pour mettre en place un dispositif anti-canicule.
26
avril 2004
- Liberté d'installation : Dinorino Cabrera estime la coercition
inéluctable
Dans une entretien publié ce jour par Egora.fr, le président
du SML réagit aux propos de Philippe Douste Blazy sur une possible
remise en cause de la liberté d'installation : " il est
certain que ce message s´adresse plus aux bacheliers d´aujourd´hui
qu´aux étudiants en médecine (
). Je crois
qu´on n´y coupera pas (
) A mon avis, il ne faut donc
pas dramatiser sur le sujet. Il n´y a rien de très choquant
dans tout cela. Et cela ne constitue pas un problème majeur sauf
à remettre en cause l´existant finalement ".
Pour en savoir plus : Article
d'Egora.fr
25
Avril 2004
- Liberté d'installation : Philippe Douste Blazy n'écarte
pas la contrainte
Invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1 ce dimanche, Philippe
Douste-Blazy s'est exprimé sur la liberté d'installation.
Il a considéré que face à la répartition
très inégale de l´offre et à la création
de véritables " déserts médicaux ", il
ne pouvait exclure qu´il faille demain être plus dirigiste
en limitant la libre installation des médecins.
24
avril 2004
- Intervention du SNJMG lors des Etats Généraux de la
Santé et de l'Assurance Maladie
Sandrine Buscail, présidente du SNJMG, est intervenue ce jour
dans le débat sur le système de soins lors des Etats Généraux
de la Santé et de l'Assurance Maladie organisés à
Paris par l'association ATTAC. Participaient également à
ces Etats Généraux : FSU, Sud Santé, UFMICT-CGT,
Collectif "la santé n'est pas une marchandise", Union
Syndicale Solidaire, UNEF, Mutuelle des Etudiants, Syndicat de la Médecine
Générale, Union nationale des groupements des mutuelles
solidaires (UNGMS), Coordination nationale de défense des hôpitaux
de proximité, CADAC, UFAL, les Verts, MCR, LCR, Coordination
nationale infirmière, Act up, Collectif des syndicats de praticiens
hospitaliers, CHG, Confédération paysanne
- FMC : appel pour l'indépendance
Le collectif " Formindep " constitué à l'instigation
du Dr Foucras (Médecin Généraliste - 59) demande
" aux membres des trois Conseils nationaux de la formation médicale
continue, qui vont décider de l'avenir de la formation médicale
continue de l'ensemble des professions de santé en France, de
déclarer leurs "conflits d'intérêts",
c'est-à-dire les relations qui les lient à des organismes
pouvant avoir d'autres intérêts que celui de la santé
des patients (
) Le Formindep se réjouit qu'un des trois
Conseils nationaux, celui des médecins salariés, semble
accepter le principe de cette déclaration des conflits d'intérêts
(
) Enfin le Formindep s'associe au projet d'états généraux
de la formation médicale continue lancé par la SFTG (Société
Française de Thérapeutique du Généraliste)
pour le mois d'octobre ".
NB : En 1 mois, plus de 220 médecins généralistes,
spécialistes, pharmaciens,
paramédicaux, patients, citoyens et usagers de santé ont
signé l'appel du Formindep (parmi ceux ci : Sandrine Buscail,
présidente du SNJMG)+
23
avril 2004
- Philippe Douste Blazy soigne sa communication
Le TRT-5 (groupe inter-associatif Traitement et Recherche Thérapeutique)
et le CHV (Collectif Hépatites Virales) ont organisé,
ce jour, à la Direction Générale de la Santé,
une journée de réflexion sur la co-infection VIH/hépatites
virales. L'objectif principal de cette journée était de
faire entendre les besoins des personnes co-infectées. Philippe
Douste-Blazy, le ministre de la santé, était invité
pour parler des politiques publiques en matière de co-infection
en clôture de la journée, vers 17h30. Mais le matin même,
dans les locaux de la DGS, Philippe Douste-Blazy a averti les organisateurs
de la journée qu'il ne pourrait pas répondre favorablement
à leur invitation.
En fait, il est parti sur Toulouse pour inaugurer, à 18h, un
salon de la moto dans la ville rose. Puis, le ministre est rentré
sur Paris, afin de rendre une visite médiatique au service des
urgences de l'Hôpital St Antoine où exerce le Dr Pelloux.
Le ministre a dit avoir voulu "faire une garde" dans cet hôpital
parisien jugé "représentatif pour se rendre compte
de l'état des services d'urgence". Philippe Douste-Blazy,
cardiologue de profession, a revêtu une blouse blanche pour l'occasion
et apporté son aide, réalisant notamment un plâtre
pour une patiente
- Une nouvelle étude du CREDES sur l'évolution de l'activité
des généralistes
L'évolution de la croissance des effectifs médicaux, forte
dans les années 70-80 puis relativement faible dans la dernière
décennie, n'est pas sans conséquences sur la carrière
et l'activité des médecins. Une précédente
étude du Credes de 1996 portant sur les années 1979-1993
concluait que la montée en charge de l'activité des jeunes
générations de généralistes était
plus lente que celle de leurs aînés. Cette tendance s'est
aujourdhui inversée. A l'heure actuelle, les jeunes médecins
généralistes sinstallent plus tard que leurs aînés
(35 ans en 2001 contre 31 dans les années 80), mais rattrapent
rapidement le niveau d'activité de leurs confrères déjà
installés. L'analyse confirme que, quelle que soit la génération
de médecins, la part des visites dans leur pratique diminue au
fil de leur carrière et que plus la génération
est jeune, plus cette part est faible. Pour toutes les générations,
les montants de prescription pharmaceutique à prix constants
par acte ont tendance à augmenter avec l'âge du médecin,
la prescription des jeunes générations étant dès
le début de leur carrière de même niveau que celle
des médecins en exercice. Enfin, une accélération
de l'activité des médecins est constatée pour les
quatre dernières années
d'exercice. Tous ces résultats qui confirment un changement dans
l'exercice de la médecine générale (carrière
plus courte, plus tardive, plus soutenue pour les jeunes et pour les
femmes...) doivent être retenus dans la perspective de régulation
de l'offre de soins, indique le Credes qui
souhaite poursuivre l'étude afin d'avoir une vision plus globale
du déroulement de carrière du médecin.
22
avril 2004
- Aides à l'installation : Publication d'une circulaire d'application
Le Bulletin Officiel publie ce jour une circulaire en date du 26 mars
2004 chargée de mettre en application les aides à l'installation
prévues par la LFSS de
2002. Cette circulaire adapte les
critères retenus par le décret du 28 novembre 2003 pour
définir les zones médicalement déficitaires. Si
cette circulaire atténue le critère (décalé
et obsolète) du nombre d'acte, elle complique la donne avec la
notion de temps plein ou " partiel " des généralistes.
Mais, surtout, cette circulaire ré introduit une obligation de
participation à la permanence des soins !!!
21
avril 2004
- Résultats en demi-teintes d'une expérience de collaboration
infirmières-généralistes
Le Journal International de la Médecine publie ce jour sur son
site Internet les résultats d'une étude néerlandaise
sur la collaboration entre infirmières et médecins généralistes
dans 7 cabinets de MG regroupant 48 praticiens.
Globalement, il apparaît que cette collaboration qui se fondait
sur un principe de délégation de soins n'a pas réduit
la charge de travail des MG. En revanche, grâce à cette
collaboration, la qualité des soins semble avoir été
améliorée
20
avril 2004
- Liberté d'installation : le SNJMG s'exprime sur i>télé
A l'occasion d'une émission de i>télé (la chaîne
d'informations en continu de Canal+) consacrée à la démographie
médicale, Mathias Huitorel, ancien président du SNJMG,
est intervenu pour donner le point de vue des jeunes généralistes.
- Frédéric Van Roekeghem, directeur de cabinet de Philippe
Douste-Blazy
L'ancien directeur de l'Acoss (la "banque" de la Sécu)
Frédéric Van Roekeghem, a été nommé
directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la protection
sociale Philippe Douste-Blazy, selon un arrêté paru ce
jour au Journal Officiel.
Né en 1961, M. Van Roekeghem a une formation d'ingénieur
chef de l'armement, a fait l'Ecole Polytechnique et l'Ensta (Ecole nationale
supérieure des techniques avancées).
De mai 1995 à mai 1997, M. Van Roekeghem avait été
conseiller technique en charge de l'emploi et des affaires sociales
auprès de Jean Arthuis alors ministre de l'Economie et des finances
du gouvernement Juppé 1 puis conseiller technique au cabinet
d'Alain Lamassourre, ministre délégué au Budget,
porte-parole du Gouvernement du gouvernement JUPPÉ 2.
De 1997 à 2001, il a été auparavant directeur du
Fonds de solidarité vieillesse (FSV).
Après avoir été directeur à l'audit du groupe
d'assurances AXA de 2001 à 2003, Il était depuis février
2003 le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité
sociale (Acoss).
Il est marié et père de quatre enfants
19
Avril 2004
- Démographie médicale : une enquete sur les conséquences
de la féminisation
Sachant que " tous âges confondus, les femmes représenteront
à l´horizon 2020 50% des médecins en exercice ",
l´URML de Rhône-Alpes a procédé à une
enquête auprès d´un échantillon aléatoire
de 1.500 médecins, auprès de services de scolarité
d´une faculté de médecine lyonnaise mais aussi auprès
d´une promotion d´étudiants de 6è année.
Selon cette étude, les femmes spécialistes se dirigent
plus volontairement vers la gynécologie médicale, l´endocrinologie,
la dermatologie et la pédiatrie que les hommes. De même,
" on retrouve moins de femmes généralistes à
la campagne, moins de femmes spécialistes en milieu typiquement
urbain et davantage en milieu périurbain ou dans des petites
villes ". Par ailleurs, il semble que chez les médecins
libéraux, les femmes travaillent en moyenne 12h de moins que
les hommes par semaine lorsqu´elles sont généralistes
et 13 heures de moins lorsqu´elles sont spécialistes. Elles
sont également moins nombreuses à faire des visites à
domicile : 68 % contre 87 % des hommes. Et les femmes généralistes
prennent aussi moins de garde : 66% contre 82% des hommes.
Selon l´URML de Rhône-Alpes, la féminisation de la
profession " peut représenter un enrichissement de la prise
en charge médicale de la population dans les domaines du soin
et de la prévention pour peu que l´on sache en anticiper
l´impact ".
Voilà des résultats qui confirment les analyses du SNJMG
!!!
16
avril 2004
- Liberté d'installation : communiqué de presse commun
ANEMF/ISNIH/SNJMG
Les trois organisation de futurs et jeunes médecins publient
ce jour un communiqué de presse pour défendre la liberté
d'installation et demandent à rencontrer le ministre de la Santé.
Pour en savoir plus : Voir la page
Communiqué
de presse
15
avril 2004
- Liberté d'installation : communiqué de presse de l'ISNAR
Après avoir décliné la proposition d'un communiqué
de presse commun avec d'autres organisations de futurs et jeunes médecins,
l´ISNAR publie ce jour un communiqué de presse pour demander
des mesures d´incitation à l´installation dans les
zones sous-médicalisées du territoire : " Nous ne
voulons pas de mesures coercitives à l´installation qui
nous obligeraient - après neuf ans d´études - à
nous installer dans des secteurs que nous n´aurions pas choisi
". Pour résoudre les difficultés autour de la question
de la démographie médicale, l´ISNAR souhaite également
que les collectivités locales s´impliquent notamment en
mettant à la disposition des professionnels de santé des
locaux dans lesquels ils pourraient se regrouper. Le syndicat se dit
en outre favorable au " transfert de compétences (moyennant
une formation et sous réserve d´un encadrement adaptés)
au personnel infirmier, aide-soignant, ergothérapeute et aux
secrétaires ".
09
avril 2004
- Liberté d'installation : L'ISNAR décline la proposition
du SNJMG
Sans réponse de l'ISNAR aux différentes propositions du
SNJMG sur une action commune pour la défense de la liberté
d'installation, Sandrine Buscail a contacté, ce jour, Olivier
Marchand. Mais, à la différence de l'ISNIH et de l'ANEMF,
le président de l'ISNAR a décliné cette proposition
d'action commune.
- Permanence de soins : Première réunion dans le cadre
conventionnel
Une réunion sur la permanence de soins a eu lieu ce jour entre
la Caisse d'Assurance Maladie et les syndicats médicaux. Le débat
de la réunion a porté sur la difficulté de faire
rentrer les financements dans un cadre légal puis a abordé
la question de la démographie en évoquant une série
de mesures :
- Mise en oeuvre des aides à l'installation,
- Aide aux stages d'internes en milieu éloigné,
- Mesures favorisant les remplacements en campagne et les rapprochements,
sous forme de CPP (Une première proposition a été
faite de CPP en aide au remplacement apportant 300 euros par jour dans
la limite de 10 jours remplacés effectivement et par an et qui
peut concerner un millier de médecins généralistes
dans les cantons les plus difficiles).
Trois nouvelles rencontres sont prévues:
- Le 22 avril de 17 à 20 H : La Permanence des Soins régulée
en ville.
- Le 28 avril de 9H30 à 12 H 30 : Permanence des soins et urgences
au sein des établissements privés (Upatou) concernant
les médecins spécialistes mais aussi les généralistes
urgentistes
- Le 6 mai : Finalisation de la CCAM Technique, ouvrant la phase de
négociation de la tarification des actes techniques des médecins
spécialistes (essentiellement concernés).
Une réunion aura lieu le 12 mai de 17 à 20 H pour la validation
de l'accord global en séance plénière.
08 avril 2004
- Liberté d'installation : L'ISNIH accepte le principe d'une
action commune avec le SNJMG et d'autres structures
Cher(e)s collegues, chers confreres, cheres consoeurs
L'ISNIH est tout à fait favorable à une action commune
en ce qui concerne la remise en cause de notre liberté d'installation.
Nous sommes plutôt favorable à l'établissement d'un
communiqué de presse commun, mais cela mérite d'être
discuté.
Devant la gravité de la situation et parce que ce sont les plus
jeunes qui risquent d'être touchés, il est a notre sens
fondamental d'associer les externes a ce communique.
Dans l'attente de votre réponse, recevez nos salutations confraternelles.
Pierre Loulergue (Président de l'ISNIH)
07
avril 2004
- Les compétences du nouveau ministre de la Santé
Le Conseil des ministres de ce jour a précisé les champs
de compétences respectifs des nouveaux ministres du gouvernement
Raffarin III. Philippe Douste-Blazy obtient sensiblement les mêmes
que son prédécesseur Jean-François Mattei. Le ministre
de la Santé et de la Protection sociale reçoit la responsabilité
de la politique de santé publique, de l'organisation du système
de soins ainsi que de la Sécurité sociale : " Sa
compétence sur les comptes de la Sécurité sociale
est expressément reconnue et il a en particulier la charge de
la branche maladie et de la branche vieillesse. Il est également
compétent pour la politique en faveur des personnes handicapées
et des personnes âgées ".
06
avril 2004
- Troisième réunion de la " cellule jeunes "
du Conseil National de l'Ordre des Médecins
Cette réunion s'est déroulée dans la plus grande
cacophonie. Une fois de plus, les représentants de l'Ordre ont
repoussé à plus tard la divulgation de leur projet de
médecin collaborateur. Raison avançée : le projet
n'est pas finalisé (pourtant, ce projet aurait déjà
été soumis au gouvernement). Faute d'avancer sur ce sujet,
la discussion est revenue sur la démographie médicale
sans aboutir à quelque chose de concret
- Liberté d'installation : L'Académie de médecine
s'interroge sur les mesures restrictives
L'ancien président du Conseil national de l'Ordre des Médecins,
le Pr Jean Langlois a présenté ce jour devant l'Académie
de Médecine un rapport sur la démographie médicale
en France.
Selon ce rapport, d'ici 2020, le recrutement de jeunes médecins
ne remplacera pas les départs en retraite. Pour éviter
d'aller dans le mur, des mesures drastiques sont envisagées :
comme par exemple de remettre en cause la liberté d'installation
des médecins afin d'éviter la création de déserts
médicaux
02
avril 2004
- Liberté d'installation : le SNJMG relance l'ANEMF, l'ISNIH
et l'ISNAR
Chers collègues,
Voici plus de 2 mois, nous vous avons contacté au sujet des menaces
pesant sur la liberté d'installation.
Estimant qu'une action commune est toujours préférable
à des actions individuelles, nous vous avons proposé de
discuter d'éventuelles action(s) commune(s).
Nous vous rappelons que nous sommes disposés à envisager
avec vous toutes les actions possibles (communiqué de presse
commun, lettre ouverte, pétition intersyndicale...).
Devant l'importance de la menace, nous pensons qu'il convient d'agir
sans tarder.
En vous remerciant par avance de votre réponse, nous vous adressons
nos salutations syndicales.
Le Bureau National du SNJMG
01
avril 2004 Dernière réunion du groupe de travail
ministériel sur la répartition de l'offre de soins
Au cours de cette réunion, Sandrine Buscail est intervenue pour
donner la position argumentée du SNJMG.
Pour en savoir plus : Intervention de Sandrine Buscail
31
mars 2004 Nouveau gouvernement : Douste-Blazy à
la Santé
Suite aux résultats des élections régionales et
cantonales, J.Chirac vient de nommer ce soir un nouveau gouvernement
sous la responsabilité de Jean Pierre Raffarin, confirmé
au poste de premier ministre. Dans ce gouvernement, Philippe Douste
Blazy est nommé ministre de la santé et Xavier Bertrand
secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie.
16
mars 2004
- Réforme de l'Assurance Maladie : "le gouvernement a ses
pistes" de réforme, selon le SML
Le président du syndicat des médecins libéraux
(SML), Dinorino Cabrera, a tenu ce jour une conférence de presse
sur la réforme de l'Assurance Maladie : "Le gouvernement
a ses pistes, on verra ce qu'il restera comme marges de négociation
dans les grandes orientations qu'il donnera mi-avril (il a) une bonne
partie de sa stratégie (mais il attend) la fin du tour de table
ou des élections".
Concernant la gestion de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam),
dont le Medef (patronat) rejette le paritarisme classique, M. Cabrera
a estimé que "l'existant avait vécu (
) On semble
plutôt s'orienter vers une instance politique qui pourrait prendre
la forme d'un directoire élargi dont les membres pourraient être
nommés par le gouvernement sur proposition du conseil d'administration".
A côté, pourrait exister une "instance de guidage"
où médecins, représentants des assurés sociaux
et des mutuelles "en prise avec le réel" apporteraient
leur expertise.
De son coté, le SML propose trois situations possibles d'exercice
pour le médecin : hors convention (le patient n'est pas remboursé
par la Sécu, les honoraires sont libres), dans un accord minimal
(patient remboursé à 50%, cotisations du médecins
non prises en charge, honoraires libres) et dans une convention. Dans
ce dernier cas, la consultation doit être portée "au
plus vite à 23 euros" (contre 20 euros actuellement), le
patient est remboursé à 75% (comme aujourd'hui), voire
plus, la couverture sociale du médecin est prise en charge par
la Sécu mais le praticien est soumis à de nombreux engagements
(honoraires fixes, télétransmission des feuilles de soin,
formation continue, évaluation de sa pratique, coordination des
soins, régulation de l'installation).
15 mars 2004
- Liberté d'installation: le SNMKR opposé "aux mesures
de contrainte"
Le président du Syndicat national des masseurs-kinés-rééducateurs
(SNMKR), Jean-Jacques Magnies, a rencontré, ce jour, avec le
ministre de la Santé, Jean-François Mattei, dans le cadre
de la phase de concertation sur la réforme de l'assurance maladie.
A la sortie du ministère, Jean-Jacques Magnies a déclaré
: "Nous sommes fermement opposés à des mesures de
contrainte (
) Par contre, nous sommes favorables à des
incitations fortes (
) si le système de santé (devait)
être mieux organisé, il (devait) être administré
et non réformé par un empilement de strates, comme un
mille-feuilles (
) L'assurance maladie doit revenir aux soins (
)
Il faut que les Conseils d'administration des caisses puissent accueillir
de réels représentants des assurés (...) il est
indispensable de conserver un véritable statut de professionnel
libéral (Les centres de rééducation devraient)
être désengorgés de 25% de leurs patients au profit
des cabinets (ce qui permettrait de) libérer 8.000 lits par an".
12
mars 2004
- Réforme de l 'Assurance maladie : Trois caisses de sécurité
sociale contre le projet de loi de simplification administrative
Les CA des 3 caisses de Sécurité Sociale été
saisis en urgence par les ministères des Affaires sociales et
de la Santé pour avis (consultatif) sur un "projet de loi
de simplification du droit" qui vise à autoriser le gouvernement
à légiférer en matière de sécurité
sociale.
Lors du CA qui se tenait à l'Acoss ce jour, le vote sur ce projet
de loi de simplification s'est soldé par un vote défavorable.
Toutes les organisations syndicales ont voté contre, l'UPA (artisans)
s'est abstenue et une personnes qualifiée a voté pour.
Mercredi, le CA de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf)
a également émis un vote unanime défavorable à
ce sujet. Les organisations syndicales, les personnes qualifiées
et l'Union nationale des associations familiales (Unaf) ont voté
contre, l'UPA, s'est abstenue.
Mardi, un CA restreint de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam)
a également abouti à un vote défavorable: la CGT,
la CFE-CGC, FO, la CFTC ont voté contre, la CFDT a "pris
acte", la Mutualité française a refusé de
prendre part au vote et l'UPA s'est abstenue.
Dans un communiqué publié ce jour, les administrateurs
CGT des trois instances estiment que "les orientations qui sous-tendent
le projet d'habilitation paraissent anticiper sur les conclusions des
discussions en cours sur l'avenir de l'assurance maladie, et ce sur
des sujets essentiels (
) C'est un chèque en blanc donné
au gouvernement, mais on ne sait pas ce qu'il veut faire derrière".
11 mars 2004
- 2e réunion du groupe de travail ministériel sur la répartition
de l'offre de soins
Pour cette 2e réunion, le groupe de travail accueillait deux
nouveaux participants : le SNJMG et l'ISNAR.
La réunion a débuté par un résumé
de la premier réunion qui s'est tenu le 26 février, puis
le débat a été lancé par la question suivante
: Comment construire un diagnostic partagé de l'offre de soins
globale des établissement de santé, de ville et du secteur
medico social ?
CGT : Il faut ajuster la demande à la démographie de la
population , et la régler par le conventionnement.
FO : Il y a une régulation de l'offre de soins dans les établissements
mais pas en ambulatoire ; il faut donc un conventionnement sélectif
ou une sélectivité du conventionnement.
MG France : le conventionnement sélectif n'est pas la solution.
CSMF : Non à toute obligation de s'installer dans des zones définies
FMF/Coordinations : La situation démographique sera catastrophique
d'ici 20 ans (
) la féminisation importante de la profession
est à prendre en compte (
) il y a une augmentation de la
fuite des MG vers le Salariat (
) le fond du problème, c'est
la PDS et tant qu'il n'est pas résolu, il constitue un frein
aux installations (
) Il faut rendre attractif ce métier
et ce n'est pas avec le conventionnement sélectif que nous y
arriveront.
SNJMG : Le conventionnement sélectif n'est pas la solution aux
problèmes de démographie (
) La solution ne peut
venir que des mesures incitatives, les mesures coercitives provoquant
une fuite vers le salariat (ou ailleurs) et accentuant le problème.
ISNAR : Le problème de démographie pose le problème
du milieu de vie pour le médecin et sa famille. C'est à
ce niveau qu'il faut agir.
Le représentant du ministère est intervenu pour recentrer
le débat non sur la liberté d'installation mais sur les
mesures incitatives .
MG France : Tarifications spéciales en zones rurales, amélioration
de la qualité de vie, aides pour les locaux.
FMF/Coordinations : Les actuelles mesures sur la ruralité ne
peuvent pas s'appliquer dans la Mayenne.
CNOM : Exercice multisite et médecin collaborateur (
) l'incitation
passe par l'amélioration de la qualité de vie et pas par
l'argent (NDLR : le CNOM ne dit pas comment améliorer les conditions
de vie).
CNAM : Non à la valorisation en fonction de l'acte.
CSMF: Qu'es-ce qui est du ressort de l'assurance maladie et des collectivités
locales ? (
) La CSMF est contre la tarification spéciale
en zones rurales mais pour des compléments de pénibilité.
SNJMG : Rappel du rapport Descourt avec toutes les mesures perennes
qu'il recense (NDLR : la plupart de ces mesures ont été
proposées par le SNJMG) dont notamment le statut libéral
ou salarié de collaborateur et les aides aux remplacements en
milieu rural.
Fin de la réunion à 12H 30 Prochaine réunion le
1er avril
- Liberté d'installation: la FFMKR favorable à des "incitations
fortes"
Le président de la Fédération française
des masseurs-kinésithérapeutes-rééducateurs
(FFMKR), Jean-Paul David, a rencontré, ce jour, le ministre de
la Santé, Jean-François Mattei, dans le cadre des négociations
sur la réforme de l'assurance maladie. A sa sortie du ministère,
M. David a déclaré : "Nous sommes favorables à
des incitations extrêmement fortes, mais pas à des obligations
(
) M. Mattei est également favorable à des incitations
avant, éventuellement, une gestion plus sanctionnante dans quatre
ou cinq ans (
) Pour M. Mattei, ce n'est pas la liberté
d'installation des médecins qui compte mais la liberté
du choix du patient".
La FFMKR a par ailleurs exprimé son inquiétude au ministre
devant "la forte diminution de la progression de la consommation
de soins en kiné depuis 2000, alors qu'en parallèle, il
y a une hausse du nombre de kinés".
La question des ostéopathes, qui revendiquent toujours la reconnaissance
de leur titre, a également été abordée :
"Nous proposons de bien conserver ce patrimoine dans nos compétences
mais l'ostéopathe doit intervenir en deuxième intention,
derrière le médecin".
05
mars 2004
- Installation: 2 organisations de spécialistes jugent intolérables
d'éventuelles limites
Dans un communiqué de presse publié ce jour, l'Umespe
et l'UCCSF, les branches de spécialistes de la CSMF et d'Alliance,
"réagissent fortement aux propositions de certains voulant
régler le problème de la démographie par des limites
à l'installation des médecins spécialistes dans
le secteur libéral (
) Toute restriction dans ce domaine
serait intolérable et considérée comme une remise
en question du statut de médecin libéral (Les 2 organisations)
sont par contre favorables à toutes les mesures incitatives positives
(fiscales, honoraires...) incitant et facilitant l'installation d'une
manière pérenne dans les régions où les
médecins spécialistes ne sont pas assez nombreux".
03
mars 2004
- Liberté d'installation : J.F.Mattéi jure de ne pas y
toucher dans les 10 ans à venir
M. Régi, président de la FMF a rencontré ce jour
le ministre de la santé. Concernant la liberté d'installation,
M. Mattei a réitéré son engagement, "la main
sur le coeur", selon M. Régi, qu'il n'y aurait "pas
d'atteinte à cette liberté avant 10 ans, si toutes les
voies explorées d'ici là n'apportent pas de résultat".
01
mars 2004
- AME : des associations dénoncent les projets du gouvernement
Le gouvernement "revient à l'attaque" sur le dossier
de la réforme de l'Aide médicale d'Etat (AME), et "remet
en cause le principe d'un droit aux soins", ont dénoncé
ce jour une vingtaine d'associations et syndicats oeuvrant dans la santé
et le soutien aux étrangers.
"Depuis plus d'un an, le gouvernement remet en cause le droit d'accès
aux soins pour tous et cherche à exclure des soins les étrangers
sans titre de séjour en démantelant l'AME: sous la pression,
le gouvernement avait temporairement reculé en 2003 mais il est
revenu à l'attaque", affirment les associations dans un
communiqué commun.
Parmi les signataires figurent des associations luttant contre le Sida
(Act UP, Aides), en faveur des étrangers (Gisti, Cimade), des
représentants des médecins (Syndicats de la médecine
générale, Coordination nationale des réseaux),
le collectif "la Santé n'est pas une marchandise" ou
encore la fédération Sud-Santé sociaux.
27
février 2004
- AME : MG-France, Act-Up et la CGT dénoncent le projet de réforme
La CGT s'est exprimée ce jour dans un communiqué sur la
réforme de l'Aide médicale d'Etat (AME) : "Le projet
(de décret) gouvernemental vise à complexifier l'accès
à l'AME au point de la rendre inaccessible: il pénalise
les personnes sans papiers et les sans domicile fixe qui ont besoins
d'être soignées (
) la création d'un ticket
modérateur, l'aggravation des critères d'attribution pèseront
gravement sur la santé publique et la sécurité
sanitaire (la CGT) demande le rétablissement immédiat
des facilités d'accès à l'AME (et propose que)
ces personnes puissent bénéficier de la couverture maladie
universelle".
De son côté, Act Up Paris revendique aussi "l'intégration
à la CMU des sans-papiers, après leur régularisation",
rappelant dans un communiqué que l'AME est actuellement "le
seul dispositif qui permet aux sans-papiers d'accéder à
des soins gratuits".
L'association appelle "les salariés des ministères
de la Santé, des Affaires sociales et de Matignon à combattre
le démantèlement de l'AME".
Le syndicat de médecins généralistes libéraux
MG France a lui aussi fait part aujourd'hui de ses critique sur le projet
de réforme de l'AME : "La disparition de la dispense d'avance
de frais (induite par la réforme de cette aide adoptée
fin 2003, ndlr) pour ces patients met le soignant de ville, et notamment
le médecin généraliste, face à l'impossible
choix entre le renvoi des patients sur les urgences hospitalières
et l'exercice médical bénévole (MG France) demande
que soient étudiées dans les plus brefs délais
avec les caisses primaires d'assurance maladie les plus concernées,
des modalités conservatoires permettant de maintenir l'accès
aux soins de ville pour ces patients (
) 70% de la population concernée
par l'AME réside dans la région Ile-de-France, dont plus
de la moitié sur les seuls départements de Pariset de
Seine-Saint-Denis".
25
février 2004
Liberté dinstallation : MG-France juge inadmissibles toutes
"mesures autoritaires"
Reprenant
les arguments de la lettre ouverte du SNJMG, le Dr Pierre Costes, président
de MG-France, a estimé ce jour dans le Quotidien du Médecin
que d'éventuelles "mesures autoritaires" concernant
la régulation des installations de médecins seraient inadmissibles
: "La régulation autoritaire des installations est grave
parce que tout ce qui paraît comme une contrainte de plus pour
les généralistes (par exemple, trois ans d'exercice dans
le 93 avant d'avoir le droit de s'installer où on veut) diminue
encore les installations et oriente le choix des jeunes généralistes
sur des métiers plus confortables (
) On ne peut pas agiter
la menace quand on n'a mis en place aucune aide, aucune facilitation".
Evoquant le dispositif actuel de permanence des soins, le président
de MG-France estime que "l'Ordre des médecins se comporte
mal, d'abord parce qu'il fait porter la charge de la permanence des
soins réglementaire sur les seuls généralistes
(alors que celle-ci) concerne tous les médecins libéraux
conventionnés, généralistes et spécialistes
(
) L'Ordre n'a pas à fournir aux préfets uniquement
des noms de généralistes dans les listes de médecins
à réquisitionner (
) c'est de la discrimination".
- Canicule
: les conclusions de la commission denquête condamnent sévèrement
le ministère de la santé
Si
lon fait exception du député communiste Maxime Gremetz,
les membres de la commission denquête parlementaire sur
les conséquences sanitaires et sociales de la canicule ont adopté
à lunanimité un rapport qui évoque "un
éventail de responsabilités ", dénonce sévèrement
les "dysfonctionnements clairement mis en évidence "
du cabinet du ministre de la Santé et qui sinterrogent
sur la "qualité de la communication entre cabinets du ministre
des Affaires sociales, du secrétaire dEtat aux personnes
âgées et celui du ministre de la Santé ".
Si le nom de Jean-François Mattei nest pas cité,
le ministre de la Santé se retrouve implicitement épinglé
au travers de son cabinet et de son administration. Outre le cabinet
du ministre, lInVS et la DGS sont, en effet, accusés. Ainsi,
pour les membres de la commission denquête, lInVS
"na pas du tout joué son rôle ", tandis
que la DGS a été "inconsciente de la gravité
de la situation ".
Si le ministère de la Santé est donc sévèrement
blâmé et si le ministère des Affaires sociales ne
récolte aucune éloge, les services du Premier ministre
ne connaissent pas le même sort : "Limplication du
cabinet du Premier ministre a été totale et rapide dès
quil a eu connaissance des premiers éléments alarmants,
par le biais de lintervention télévisée du
Dr Patrick Pelloux, le 10 août au soir ". De même,
le cabinet du ministère de lIntérieur ne figure
pas sur la liste des premiers responsables, ce dernier sétant
en effet montré "réactif " selon les membres
de la commission, bien qualerté trop tardivement. Enfin,
François dAubert rappelait ce matin laction dHubert
Falco, secrétaire dEtat aux personnes âgées
qui en juin 2002 et en juin 2003 attirait lattention de ses services,
par voix de circulaire, sur les dangers de la chaleur ; circulaire qui
semble sêtre perdue dans les affres de ladministration.
Second volet du texte, les députés dressent une liste
de cinquante deux propositions qui devraient permettre d'éviter
la survenue dune nouvelle crise. On retrouve notamment évoquées
la nécessité délaborer des "plans canicule
" à limage de ceux existants pour les grands froids
et lurgence dinstaller la climatisation dans toutes les
maisons de retraite. Augmenter les effectifs dans les hôpitaux
et les établissements dédiés aux personnes âgées,
mais également mieux gérer leur présence pendant
lété sont des mesures également préconisées
par les trente députés.
24
février 2004 AME
: avis défavorable de la CNAM sur les projets de décrets
du gouvernement
Le
Conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance maladie
des travailleurs salariés (CNAM) a émis, à l'unanimité,
un avis défavorable sur les projets de décrets que lui
avait soumis le gouvernement en vue de modifier les conditions d'accès
à l'Aide médicale d'Etat (AME) :
"En imposant des conditions d'accès particulièrement
complexes qui ignorent les situations de précarité et
de fragilité sanitaire dans lesquelles se trouvent les populations
concernées, les projets du gouvernement compromettent l'accès
aux soins de ces personnes et risquent en outre de conduire à
un report des charges de l'AME sur l'assurance maladie (
) Au-delà
même, ce recul dans l'accès aux soins contrevient aux exigences
élémentaires de santé publique et de sécurité
sanitaire, sans garantir au demeurant aucune efficacité économique".
20
février 2004
Canicule : L'Amuhf demande des excuses aux politiques et administratifs
L'association
des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf), présidée
par le Dr Patrick Pelloux, a réagi ce jour au bilan démographique
annuel de lINSEE : "Suite à la publication des chiffres
de l'Insee, force est de constater que ce que les urgentistes disaient
lors de la canicule était juste et véridique".
Dans son bilan annuel présenté hier, l'Insee indique que
la France a enregistré 560.300 décès en 2003 (550.000
en métropole contre 534.000 en , soit le niveau le plus important
depuis 1985, un pic "bien sûr" lié à la
canicule d'août 2003, explique-t-elle.
L'Amuhf demande "des excuses publiques à la Nation de la
part de tous les responsables sanitaires et sociaux qui au plus haut
niveau de la hiérarchie de l'Etat et de l'Administration, ont
tenté de minimiser les conséquences de la canicule".
18
février 2004
Liberté dinstallation : MGVA répond au SNJMG
La
position de MGVA sur la liberté d'installation est simple : elle
doit rester totale. Ce sont des mesures positives qui doivent aider
à la nécessaire régulation des installations sur
le territoire et non des contraintes et il serait évidemment
intolérable qu'il y ait en cela une discrimination entre anciens
et nouveaux intallés
Dr Claude Bronner
17
février 2004
Liberté dinstallation : le SNJMG renouvelle sa proposition
daction commune aux autres organisations de médecins installés
et de jeunes et futurs médecins
Chers
collègues,
Nous vous adressons ci joint la composition du nouveau Bureau National
du SNJMG.
Nous profitons de ce message pour vous signaler que, sauf erreur de
notre part, nous n'avons reçu aucune réponse de votre
organisation à notre précédent mail concernant
la liberté d'installation...
En vous remerciant par avance d'une rapide réponse sur ce sujet
important, nous vous adressons nos salutations syndicales.
Le
Bureau National du SNJMG
- Selon la CFE-CGC, la concertation sur la Sécu sert à
"tester les zones de sensibilité"
Danièle
Karniewicz, secrétaire nationale de la CFE-CGC a dénoncé
ce jour la technique du ministre de la santé concernant la réforme
de lAssurance Maladie : "M. Mattei fait son tour de piste
avec des ballons d'essais: sa concertation sert à tester les
zones de sensibilités particulières (
) le gouvernement
sait où il veut aller et le document de M. Mattei semble pour
beaucoup déjà ficelé par Matignon et l'Elysée".
La secrétaire nationale en charge de la protection sociale a
relevé plusieurs pistes avancées par le ministre comme
autant de "ballons d'essai". Sur le chapitre de la pratique
médicale, M. Mattei "a évoqué des critères
d'incitation et de dés incitation" tant pour l'installation
des praticiens que pour la question de leur engagement dans la formation
continue.
Concernant la "responsabilisation" des assurés sociaux,
le ministre "nous a beaucoup interrogé sur le " reste
à charge " de l'assuré, qui serait de 1 ou 2 euros
par acte médical ou par boîte de médicaments".
Quant aux recettes supplémentaires, "nous avons rappelé
notre préférence pour la CSG si elle reste proportionnelle,
la rendre progressive serait franchir la ligne jaune (
) Le ministre
nous a dit que la progressivité des recettes existait dans des
pays voisins, et Bercy réfléchit à des recettes
progressives: cela conforte notre idée qu'il a ça dans
ses cartons".
Enfin, Mme Karniewicz a déploré que "M. Mattei ne
parle ni des accidents du travail et des maladies professionnelles,
ni de l'hôpital, considérant que c'est déjà
fait par le biais du plan Hôpital 2007 alors qu'une réforme
dépasse le simple cadre d'une coordination entre la ville et
l'hôpital".
- Un rapport propose le non remboursement de la consultation médicale
d'aptitude à la conduite
Lors d'une conférence de presse, ce jour, à l'Académie
de médecine à Paris, Pr Henry Hamard a présenté
le rapport quil a remis au gouvernement concernant laptitude
médicale à la conduite.
Selon ce rapport, la consultation de son médecin pour obtenir
un "certificat de non contre-indication médicale à
la conduite", nécessaire pour prendre le volant, ne sera
pas remboursée : "Le prix de cette consultation sera sans
aucun doute supérieur au prix d'une consultation habituelle.
Elle ne sera pas remboursée. Elle ne coûtera pas à
la Sécurité sociale". Il a estimé que cette
consultation pourrait coûter au conducteur d'un à trois
euros de plus qu'une consultation ordinaire d'un médecin généraliste
et pourrait avoir "une action de dépistage" de maladies.
En plus des candidats au permis de conduire, tous les conducteurs devront
à terme se soumettre à cette visite médicale et
faire une déclaration sur l'honneur mentionnant leurs éventuelles
pathologies. Le périodicité de ces visites sera de dix
ans pour les moins de 70 ans, de cinq ans entre 70 et 75 ans, puis de
deux ans pour les plus de 75 ans.
La déclaration sur l'honneur, document officiel en trois exemplaires,
entraînera la responsabilité de l'automobiliste. Un exemplaire
sera conservé par le conducteur, un autre par le médecin
traitant et le troisième sera transmis au préfet.
Le dispositif ne sera pas mis en place avant fin 2004, a estimé
à titre personnel le Pr Hamard.
16
février 2004
Un rapport dresse une appréciation "globalement positive"
de la CMU
Un
rapport d'évaluation de la couverture maladie universelle (CMU)
dresse, quatre ans après la mise en place de ce dispositif d'accès
aux soins pour les plus démunis, une appréciation "globalement
positive", estimant que son "objectif a été
atteint".
"L'appréciation générale que l'on peut porter,
et que portent tous les acteurs du dispositif qui ont été
rencontrés, est globalement positive", affirme ce rapport
rédigé par le Fonds de financement de la protection complémentaire
de la couverture universelle du risque maladie.
Ce bilan fait suite à un premier rapport de l'Inspection générale
des Affaires sociales (IGAS) de décembre 2001 qui avait déjà
souligné l'effet positif de la CMU tout en relevant les problèmes
de sa mise en place.
"Les difficultés rencontrées au début de la
mise en oeuvre du dispositif ont été pour la plupart résolues",
explique le nouveau rapport.
"Sur le plan financier, la CMU ne peut être accusée
d'avoir apporté une dérive", explique-t-il, rappelant
cependant "la nécessité d'améliorer le dispositif".
A cet égard, "concernant la fraude à la CMU",
le rapport fait remarquer qu'"il serait tout aussi inexact de croire
qu'elle est inexistante, que de considérer qu'elle est d'une
ampleur majeure".
Néanmoins, la situation des catégories sociales situées
aux abords du seuil du plafond des ressources qui y donne droit ou qui
perdent le droit à la CMU après une légère
augmentation de leurs revenus demeure problématique : "Le
contrat de sortie de la CMU et les dispositifs mis en place par les
grands régimes d'assurance maladie pour aider à l'acquisition
d'une couverture complémentaire se sont tous révélés
être jusqu'à présent des échecs".
- Liberté
dinstallation : J.P.Hamon (FMF/Coordination des généralistes)
répond au SNJMG
J'ai
lu avec intérêt l'interview de Sandrine Buscail dans panorama
et aimerais connaître vos propositions sur les mesures perennes
d'incitations fiscales à l'installation. A la FMF en plus de
l'aide à l'installation on demande une fiscalité de type
zone franche sans taxe professionnelle et avec un abattement fiscal
(imposition à partir de 48000 _ de bénéfices).
J'ai une petite divergence sur le 6° semestre et demande qu'une
disposition législative soit prise pour permettre au résident
qui viendrait effectuer son 6° semestre dans un zone démographiquement
faible puisse continuer de fonctionner comme à l'hosto avec les
récupérations post garde mais aussi la possibilité
de garder une partie des honoraires faites dans le cadre de
l'exercice libéral. Des maires de ces zones sont prêts
à fournir le logement gratuit pour avoir la garantie d'avoir
un interne. j'aimerais pouvoir en parler avec vous. Cordialement
DR Jean-Paul HAMON vice Président FMF, port parole de la CONAT
des généralistes
13
février 2004
Liberté dinstallation : le SNJMG adresse une lettre ouverte
à J.F.Mattéi
Le
syndicat national des jeunes médecins généralistes
(SNJMG) sest exprimé sur la liberté dinstallation
dans une lettre ouverte signé de Mathias Huitorel (président
dhonneur) et Sandrine Buscail (nouvelle présidente) adressée
ce jour au ministre de la Santé Jean-François Mattei :
"Vos déclarations réitérées ces derniers
mois, faisant peser la menace d'une remise en cause de la liberté
d'installation, ne peuvent que nous amener à réagir (
)
Nous sommes frappés par la radicalité, voire la brutalité,
des traitements que certains comptent apporter aux dysfonctionnements
du système de soins, tant en ville qu'à l'hôpital
(
) On ne peut pas décemment penser que l'on va motiver
des hommes entreprenants par la contrainte".
Pour en savoir plus : lettre
ouverte
- Avenir de lAssurance Maladie : Claude Maffioli prend position pour un libéralisme à géométrie variable
Dans l'hebdomadaire Le Généraliste de ce jour, le Dr Claude Maffioli, nouveau président de l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) et président d'honneur de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), estime que la réforme l'assurance maladie ne doit pas conduire "à la disparition d'une vraie médecine libérale".
"Si autant de médecins installés et de jeunes lorgnent vers le salariat, c'est grave", estime Claude Maffioli, ajoutant que "la question de la liberté d'installation n'est pas un critère fort de définition du professionnel libéral".
11 février 2004 La CFDT contre la liberté dinstallation
Dans le journal "Les Echos" de ce jour, la CFDT réclame le "courage politique (de) s'attaquer au problème de la libre installation des médecins".
Ce même jour, en visite à Gaillac (Tarn), François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT a regretté qu'il faille attendre deux mois pour connaître le projet du gouvernement sur la réforme de la Sécurité Sociale : "Les groupes de travail mis en place avec les différents partenaires visent à gagner du temps car le gouvernement a la possibilité de nous proposer un projet dès maintenant (
) le gouvernement ne veut dévoiler ses propositions pour des raisons électorales (
) A la CFDT, nous ne nous prononcerons que sur les propositions formulées par le gouvernement, c'est-à-dire qu'il faut attendre deux mois après les élections".
- Permanence de soins : Polémiques en Midi-Pyrénées
Afin d'alléger les gardes, l'Association de régulation de médecine libérale (Armel) de Midi-Pyrénées a ouvert le 5 février un centre téléphonique visant à réguler les appels aux généralistes. Le système est simple : depuis une semaine, la nuit ou le week-end, le médecin qui se fait réguler transfère ses appels vers l'Armel. Plusieurs cas de figure se présentent. Premier cas: le patient a besoin d'un simple conseil, on le lui procure par téléphone. Deuxième cas: le médecin régulateur contacte le praticien de garde car il estime son intervention nécessaire. Troisième cas: c'est une urgence vitale. L'appel est immédiatement transféré au Samu.
Pour l'instant, l'Armel ne régule que 300 généralistes sur les 3.000 de la région. Pour chaque adhérent, une fiche expose les desiderata et habitudes du médecin, permettant au régulateur d'affiner la prise en charge du malade. Après chaque appel, un message précisant le traitement préconisé, parvient par fax ou par mail au médecin traitant qui garde ainsi le lien avec sa clientèle.
Dans le Pas-de-Calais, une telle régulation, organisée par les médecins libéraux, fonctionne depuis 2002. Pour le directeur du Centre de régulation des appels libéraux (CRAL) d'Arras, le Dr Pierre Grave, "il est obligatoire que de telles initiatives se développent". Il affirme quavec le CRAL, "les gardes sont devenues moins pénibles et des femmes ou des médecins seniors qui ne prenaient plus de gardes depuis 10 ans s'y sont remis". Les dépenses de santé ont également considérablement baissé, les visites majorées chutant en un an de 90%.
A Toulouse comme à Arras, les médecins libéraux expliquent vouloir travailler en interconnexion avec les Samu, mais ne pas "être à leurs ordres".
"Depuis que les Samu existent, nous avons géré la permanence des soins en coopération avec des généralistes présents dans nos locaux, et jusqu'ici on n'a pas fait trop de conneries", rétorque à Albi le Dr Fabien Catala, délégué régional des Samu de France.
De son coté, le président du conseil de l'Ordre des Médecins de Haute-Garonne, Alain Gleises (ancien responsable local de la CSMF), estime "ridicule d'envisager une régulation régionale avec des Samu départementaux". La préfecture, témoigne-t-il, vient d'adresser un courrier à l'Armel, pour lui demander de surseoir à l'ouverture du centre, évoquant un risque de confusion entre l'Armel et le centre 15, ainsi qu'un non-respect des textes.
Sur ce point, l'Urcam de Midi-Pyrénées, qui finance le projet, dénonce "une interprétation fallacieuse des textes". Son directeur Daniel Fernandez estime que "lArmel se heurte à une polémique néfaste et inutile (
) En mutualisant, on évite de multiplier les dépenses inutilement dans 8 départements".
De son coté, le Dr Grave félicite l'Armel pour "avoir fait tomber ce tabou des barrières administratives. Nous aurions aussi souhaité réguler la région mais pour des raisons politiques, le Nord ne voudra jamais être régulé par le Pas-de-Calais".
Signalons enfin quil existe aussi sur Toulouse une concurrence larvée entre la maison médicale de garde ouverte à lHôpital la Grave par lADUM (association départementale des urgences médicales) et la consultation de médecine générale ouverte par SOS Médecin à la clinique des Pyrénées.
10 février 2004
Deuxième réunion de la " cellule jeunes " du Conseil de lOrdre
Lors de cette réunion, le Conseil de lOrdre a annoncé que le statut de collaborateur libéral quil a élaboré seul, a été adopté par le gouvernement. Le Conseil de lOrdre laisse deux mois aux membres de la " cellule jeunes " pour formuler leurs propositions de modifications. Sandrine Bucail, au nom du SNJMG, sest dit déçue que la cellule jeune soit consultée après et non avant la présentation du projet au gouvernement et a rappelé la demande du syndicat pour un statut salarié. Le Dr Pouillard a répondu au nom du Conseil de lOrdre que le statut salarié ne serait pas envisagé puis il sest déclaré certain que "les mesures coercitives (pour linstallation) ne seraient pas appliquées, que le statut de collaborateur améliorerait nos conditions de remplaçants, qu'enfin il n'y avait aucune raison d'angoisser pour l'avenir et que la PDS se mettait en place ! "
Bref, tout va très bien, Madame la Marquise
NB : En marge de la réunion, Valérie Duthil, secrétaire générale de l'ISNAR, est venue à la rencontre de Sandrine Buscail pour s'excuser de ne pas avoir eu le temps de répondre à la demande du SNJMG daction commune sur la liberté dinstallation. En revanche, ni lANEMF ni lISNIH ne se sont exprimés
- Urgences : Samu de France demande la généralisation des plateformes virtuelles interservices
Samu de France a donné ce jour lors d'une conférence de presse les chiffres concernant les soins non programmés : Plus d'un Français sur dix a recours chaque année à la régulation médicale des Samu. Pour moins de 10% des appels, le Smur (service mobile d'urgence et de réanimation) se déplace. Le médecin généraliste de permanence intervient dans 30% des cas, comme une ambulance privée ou un véhicule des pompiers (30%), alors que 30% des appels font l'objet d'une dispense de conseils, a précisé.
Marc Giroud, président de Samu de France a précisé que le nombre d'appels au Samu croît chaque année de 10%, et que les nouveaux cas "relèvent essentiellement de la visite du médecin de garde ou du simple conseil (Or) les personnes les plus démunies ont également un recours plus important aux services d'urgence. Les aspects sociaux, souvent intimement liés aux situations d'urgence, doivent aussi être pris en compte". Cette augmentation du recours aux structures d'urgence nécessite "de continuer à garantir l'accès aux soins d'urgence pour tous (et les centres de régulation) doivent évoluer vers des plateformes d'appels médico-psycho-sociales regroupant l'ensemble des acteurs" pour davantage d'efficacité.
Selon Christine Amiratti, secrétaire générale adjointe, "c'est une fausse bonne idée de dire qu'il faut mettre tout le monde - urgentistes, généralistes, pompiers (numéro 18), policiers (numéro 17) - dans la même pièce. 80% des appels que chacun de ces services publics reçoivent leur sont uniquement destinés. Nous défendons par contre l'idée d'une plate-forme virtuelle d'échange d'informations" via les nouvelles technologies.
- FMC : Installation des Conseils Nationaux
Les 3 Conseils Nationaux de FMC ont été installés officiellement par le ministre de la Santé, Jean-François Mattei.
Le conseil des médecins libéraux est présidé par le Dr Bernard Ortolan (Csmf); les vice-présidents sont les Dr Philippe Bonnet (président de l'Union nationale des associations de FMC - Unaformec) et Michel Legmann (Conseil national de l'Ordre des médecins - Cnom) ainsi que le Pr Bernard Nemitz (université d'Amiens).
Le conseil des médecins salariés non hospitaliers est présidé par le Dr Alain Beaupin (Association intersyndicale des médecins salariés pour la FMC) et les vice-présidents sont les Dr Jean-Paul Serbib (issu de la même association), Jackie Ahr (du Conseil de lOrdre) et le Pr Jean-Paul Keisbauer (université de Marseille).
Le conseil des hospitaliers est présidé par le Dr Dominique Bertrand et les vice-présidents sont le Pr Hugues Robert (du Conseil de lOrdre) et les Dr Rachel Bocher (président de l'Inph - Intersyndicat national des praticiens hospitaliers) et Michel Bussone (Conférence nationale des présidents de CME de centre hospitalier).
Enfin, le Comité de coordination de la formation médicale continue (où chacun des trois conseils nationaux de la FMC est représenté par quatre membres) est lui aussi sur pied. Le Pr Jacques Roland (du Conseil de lOrdre et ancien président de la conférence des doyens) le préside et le Dr Jacques Thébaut (Csmf) en est le vice-président.
- Avenir de lAssurance Maladie : Le SMG dénonce les projets gouvernementaux
Dans un communiqué publié ce jour, le Syndicat de la médecine générale (SMG) a sévèrement critiqué la politique du gouvernement en matière dAssurance Maladie : "Les mesures et les projets gouvernementaux vont non pas sauver, mais assassiner (
) Sous prétexte de sauver l'assurance maladie en rétablissant son équilibre financier (...) c'est (sa) privatisation qui est organisée avec transfert de gestion vers les assurances complémentaires (
) Pour connaître les véritables projets du gouvernement, il n'est pas besoin d'attendre la concertation (il) suffit de regarder les mesures qui viennent d'être prises ces derniers mois (comme) la remise en cause de l'Aide médicale d'Etat (ou) l'augmentation du forfait hospitalier".
- Avenir de lAssurance Maladie : la Mutualité française et CSMF publient un communiqué de presse commun
Surprise ! La Mutualité française, allié traditionnel de MG-France, et la CSMF, qui entretient de nombreux contacts avec les sociétés dassurance privées, ont publié ce jour un communiqué commun pour affirmer "l'urgence d'une réforme rassemblant le plus grand nombre d'acteurs possibles" : "La Mutualité Française et la CSMF considèrent qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre des actions d'optimisation entre les professionnels de santé, l'assurance maladie obligatoire et complémentaire, dans le cadre d'un partenariat équilibré afin d'assurer la maîtrise médicalisée des dépenses de santé (Nous demandons) une responsabilisation de tous les acteurs, professionnels de santé, gestionnaires et patients (Nous réclamons) une meilleure coordination et répartition des rôles entre les secteurs hospitaliers (public et privé) et la médecine de ville, afin d'assurer un suivi médical efficace et en toutes circonstances, la permanence et la continuité des soins (Nous prônons) une meilleure utilisation des prescriptions afin de privilégier l'innovation lorsqu'elle répond aux besoins de la population".
9 février 2004 Avenir de lAssurance Maladie : Jean Francois Mattéi lance la phase de concertation
Le ministre de la Santé a réuni ce jour une soixantaine dorganisations impliquées dans lassurance maladie pour lancer la phase de concertation faisant suite au diagnostic établi par le Haut Conseil le 23 janvier dernier.
Huit groupe de travail ont ainsi été formés. Le Dr. Chassang a annoncé que la CSMF participera à tous les groupes de travail, même sil dit regretter " qu´un groupe s´appelle abus et gaspillages. En aucune façon ce sont les abus et les gaspillages qui expliquent les déficits de l´assurance maladie ". La CMH et MG-France ont annoncé la même intention de participer à tous les groupes de travail. En revanche, les Drs. Rachel Bocher (INPH), Félix Benouaich (Alliance) et Jean-Louis Caron (SML), ont annoncé qu´ils ne participeront pas à tous les groupes de travail. Ainsi, l´INPH devrait s´inscrire aux groupes portant sur la coordination entre la ville et l´hôpital, sur la répartition géographique de l´offre de soins, sur la qualité de la prescription et le bon usage du médicament et sur la régulation des dépenses. L´Alliance n´a pas encore pris sa décision mais son président se dit intéressé notamment par la coordination des soins et la répartition géographique. Le SML, enfin, n´a pas encore communiqué ses choix.
7 février 2004 Nouveau Bureau National pour le SNJMG
Après une assemblée extraordinaire qui a voté le report à 10 ans des limites statutaires et ladhésion du syndicat au collectif " Europe et médicament ", le SNJMG sest doté dun nouveau Bureau National (départ de Paul Terraux et arrivée de Charlotte Tourmente) qui a élu Sandrine Buscail à la présidence. Un grand bravo à tou-te-s !
- Liberté dinstallation : la CSMF répond au SNJMG
Chers confrères,
Pour la CSMF, la limitation de liberté d'installation n'est pas à l'ordre du jour. Pour la CSMF le problème de la démographie doit trouver sa réponse dans des mesures incitatives pourvu qu'elles soient suffisamment attractives et pérennes. S'il devait y avoir un jour d'autres mesures elles ne sauraient en aucun cas concerner ceux qui se sont déjà engagés dans le cursus médical.
Dr Hubert Wannepain, Secrétaire général
6 février 2004 Liberté dinstallation : le SNJMG propose une action commune aux autres organisations de médecins installés
Chers collègues,
Comme vous le savez, les pressions du Ministre de la Santé se font sentir depuis plusieurs semaines pour remettre en cause la liberté d'installation, s'appuyant sur des interventions multiples et répétée dans les médias médicaux et grand public cherchant à banaliser cette idée.
Ceci alors même que les aides à l'installation ne sont pas encore en place et n'ont donc pas pu faire leurs preuves, ce qui demandera de toute façon du temps.
Le rapport du Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie vient de mettre un point d'orgue à cette volonté par des menaces explicites, proposant dans sa synthèse de revoir le "bien fondé de la totale liberté d'installation des professionnels de santé libéraux" et, dans son développement, proposant l'outil du conventionnement sélectif.
Le SNJMG a été interpelé par ce dernier fait. Aussi, fidèle à sa philosophie qu'une action commune est toujours préférable à des actions individuelles, nous interrogeons toutes les structures de généralistes installés pour connaître leur position sur le sujet et discuter d'éventuelles action(s) commune(s).
Nous sommes disposés à envisager avec vous toutes les actions possibles (communiqué de presse commun, lettre ouverte, pétition intersyndicale...) et à nous associer à celles qui sont peut-être déjà en cours.
Devant l'urgence de la situation (le 9 février 2004, débutent les négociations avec le gouvernement), vous remerciant par avance d'une rapide réponse, nous vous adressons nos salutations syndicales.
Le Bureau National du SNJMG
1er février 2004
Liberté dinstallation : le SNJMG propose une action commune aux autres organisations de jeunes et futurs médecins
Chers collègues,
Comme vous le savez, les pressions du Ministre de la Santé se font sentir depuis plusieurs semaines pour remettre en cause la liberté d'installation, s'appuyant sur des interventions multiples et répétée dans les médias médicaux et grand public cherchant à banaliser cette idée.
Ceci alors même que les aides à l'installation ne sont pas encore en place et n'ont donc pas pu faire leurs preuves, ce qui demandera de toute façon du temps.
Le rapport du Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie vient de mettre un point d'orgue à cette volonté par des menaces explicites, proposant dans sa synthèse de revoir le "bien fondé de la totale liberté d'installation des professionnels de santé libéraux" et, dans son développement, proposant l'outil du conventionnement sélectif.
Le SNJMG a été interpelé par ce dernier fait. Aussi, fidèle à sa philosophie qu'une action commune est toujours préférable à des actions individuelles, nous interrogeons toutes les structures de jeunes et futurs médecins pour connaître leur position sur le sujet et discuter d'éventuelles action(s) commune(s).
Nous sommes disposés à envisager avec vous toutes les actions possibles (communiqué de presse commun, lettre ouverte, pétition intersyndicale...) et à nous associer à celles qui sont peut-être déjà en cours.
Devant l'urgence de la situation (le 9 février 2004, débutent les négociations avec le gouvernement), vous remerciant par avance d'une rapide réponse, nous vous adressons nos salutations syndicales.
Le Bureau National du SNJMG
31 janvier 2004 FMC : la composition de trois conseils nationaux publiée au JO
Au mois de novembre, paraissait au Journal officiel un décret portant création de trois conseils nationaux de formation continue. Ce jour, un arrêté de nomination a été publié au Journal Officiel : le Dr. Dominique Bertrand a été nommé à la tête du conseil des médecins hospitaliers, le Dr. Bernard Ortolan (CSMF) à la tête du conseil des médecins libéraux et le Dr. Alain Beaupin au conseil des médecins salariés. Il faudra encore attendre le 10 février pour que les conseils commencent véritablement leurs travaux, date à laquelle ils seront officiellement installés par le ministre de la Santé.
Pour en savoir plus : Arrêté du JO
- Publication d'un décret sur la pharmacovigilance au JO
Un décret relatif à la pharmacovigilance déterminant les conditions de suspension ou de retrait de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de médicaments et la procédure d'information en cas "d'effet indésirable grave" est paru ce jour au Journal Officiel.
Ce décret pris en application d'une directive européenne, définit "effet indésirable", "grave" ou "inattendu" de médicaments ou produits de santé, voire leur "mésusage" ou "abus".
Il prévoit que le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) "informe immédiatement" l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments et les autres Etats membres de "tout projet de suspension, de retrait ou de modification d'office d'une autorisation de mise sur le marché d'un médicament fondée sur l'évaluation des données de pharmacovigilance".
L'Afssaps doit les aussi informer de "tout effet indésirable grave survenu en France et susceptible d'être dû à un médicament qui lui a été déclaré".
Toute entreprise pharmaceutique ou organisme exploitant un médicament doit disposer "en permanence" d'un reponsable de la pharmacovigilance et déclarer "sans délai" et "au plus tard dans les quinze jours" à l'Afssaps "tout effet indésirable grave et susceptible d'être dû à ce médicament ou produit", survenu en France ou dans un pays tiers, qui lui a été signalé ou dont il peut prendre connaissance dans des publications ou bases de données.
Pour en savoir plus : Décret du JO
30 janvier 2004 Avenir de lAssurance Maladie : le CNPS regrette la "discrétion" des mesures destinées à l'hospitalisation publique
Le Centre national des professions de santé (CNPS) qui a participé aux travaux du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, sest exprimé sur le rapport remis au ministre de la Santé Jean-François Mattei le 23 janvier : "Le CNPS regrette la disproportion entre les mesures précises et immédiates destinées au secteur ambulatoire et la discrétion de celles proposées pour l'hospitalisation publique, alors que celle-ci génère à elle seule plus de la moitié des dépenses d'assurance maladie (Le rapport du Haut conseil) représente un bon document de base de travail pour la période qui s'ouvre maintenant et pendant laquelle les différents acteurs du système de santé devront élaborer leurs propositions de réforme".
29 janvier 2004 Avenir de l Assurance Maladie : "pas question" de privatiser, ni d'étatiser selon J.F.Mattei qui juge loffre de soins inégalitaire et désorganisée
Le ministre de la Santé Jean-François Mattei a réaffirmé ce jour qu'il n'était "pas question" que la réforme à venir de l'assurance maladie rime avec "privatisation" ou "étatisation", lors des questions au gouvernement au Sénat.
Pour lui, ne faire qu'augmenter la CSG (contribution sociale généralisée) "n'est pas une réforme".
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, qui a remis son rapport le 23 janvier, "nous a apporté les pistes de réflexion", a par ailleurs expliqué M. Mattei, en citant "la modernisation et le fonctionnement de notre système" de santé, l'amélioration de "l'offre de soins, qui est aujourd'hui inégalitaire et désorganisée", et enfin une meilleure coordination des soins", notamment entre la ville et l'hôpital.
- Démographie : L'Ordre des médecins juge le numerus clausus "nettement insuffisant"
Dans sa brochure de démographie médicale éditée chaque année et réalisé avec le Centre de recherche d'étude et de documentation en économie de la santé (CREDES), le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) prend position sur le dernier relèvement du numerus clausus : "Le chiffre retenu en 2004 pour le numerus clausus est de 5.550, soit une augmentation de 9% par rapport à 2003 (5.100) et de 35% en cinq ans (
) Mais ce chiffre est nettement insuffisant et contribuera encore à creuser le déficit déjà important qui va se manifester à partir des années 2008-2010". Le Conseil national de l'Ordre des médecins a "donc proposé un numerus clausus réévalué entre 7.000 et 8.000".
Pour en savoir plus : Document CNOM sur la démographie
23 janvier 2004 Remise du rapport du Haut Conseil sur lAvenir de lAssurance Maladie
Bertrand Fragonard a remis ce jour à Jean François Mattéi le rapport du Haut Conseil sur lAvenir de lAssurance Maladie dont il assurait la présidence.
Pour en savoir plus :
- Rapport du Haut Conseil
- Réactions
22 janvier 2004
Avenir de lAssurance Maladie : le SNJMG rejette toute remise en question de la liberté dinstallation
A la veille de la remise du rapport du haut conseil de lAssurance Maladie, le Bureau National du SNJMG publie ce jour un
communiqué de presse pour sélever contre toute remise en question de la liberté dinstallation.
20 janvier 2004 Permanence des soins : La justice relaxe un généraliste du Loir-et-Cher qui avait refusé la réquisition
Le tribunal correctionnel de Blois a relaxé ce jour un médecin généraliste de cette ville qui avait refusé d'assurer une garde sur réquisition du préfet en mars dernier, alors qu'il était gréviste.
Le médecin généraliste Georges Delamare, 50 ans, avait suivi les consignes de la coordination nationale des médecins (CONAT) et observé un mouvement de grève (NB : Il était le seul gréviste sur Blois). Le préfet, à la veille du week-end, avait publié un arrêté pour le réquisitionner, mais le médecin avait refusé d'assurer la garde qui lui était imposée.
Défendu par Me Vincent Potié, qui a gagné d'autres procès similaires, le médecin blésois a été relaxé. La justice a considéré que l'arrêté de réquisition du préfet Marc Cabane, en date du 21 mars, était entaché de nullité.
16 janvier 2004 Le milieu social influence fortement le recours à un spécialiste ou un dentiste
Le milieu social influence fortement le recours à un médecin spécialiste mais peu le recours à un généraliste, révèle une enquête nationale concernant l'année 2002 sur l'état de santé, le recours aux soins et la couverture maladie des personnes vivant en France, publiée ce jour par le Credes.
Pendant le mois qu'a duré l'étude, plus du tiers des personnes ont eu recours au moins une fois à un médecin (34%), 25% déclarent avoir consulté un généraliste et 15% un spécialiste.
La proportion de personnes qui consultent un spécialiste ou un dentiste est très influencée par toutes les variables relevant de la situation socio-économique: revenu, milieu social, absence de couverture complémentaire, etc
Ainsi, le taux de patients s'adressant à des spécialistes et des dentistes est pratiquement divisé par deux lorsque les personnes interrogées ne disposent pas d'une couverture complémentaire maladie.
L'enquête de la Credes montre par ailleurs que 11,2% des adultes interrogés déclarent avoir renoncé au moins une fois à des soins de santé pour des raisons financières. Ce taux est particulièrement faible par rapport aux années précédentes, précise le Credes, notant qu'en 2000, ce pourcentage s'élevait à 15,7%.
15 janvier 2004 Avenir de la sécurité sociale : des universitaires appellent à la mobilisation contre la privatisation
Trois universitaires, Catherine Mills, José Caudron et Jean-Paul Domin, également auteurs d'une note de la Fondation Copernic sur l'assurance maladie, estiment "urgent de se mobiliser contre les tentatives de privatisation" de la Sécurité sociale, dans une tribune publiée ce jour par Libération :
" (Les travaux du Haut Conseil) font preuve d'un catastrophisme semblable à celui qui a favorisé le laminage (des retraites des fonctionnaires) afin de pousser à la capitalisation (
) Concernant l'assurance maladie, il s'agit de convaincre que la privatisation est désormais la seule voie possible (
) Le vent de la privatisation (dans la santé souffle aussi) sur le système hospitalier (avec le plan Hôpital 2007)".
Afin de résorber les déficits abyssaux de l'assurance maladie milliards d'euros en 2003, 10,9 prévus en 2004) et financer les progrès à venir (prévention, renforcement de l'efficacité de l'hôpital...), ces économistes proposent de "faire contribuer les revenus financiers des entreprises et des institutions financières" à la hauteur des cotisations patronales (ce qui rapporterait 20 mds EUR par an, NDLR) et de moduler ces mêmes cotisations afin de pénaliser les entreprises qui licencient ou compriment les salaires.
Créée en 1998, à l'initiative de 331 chercheurs, universitaires, militants associatifs, culturels, syndicalistes ou politiques, la fondation, dans son appel fondateur, se fixait notamment pour objectif de démontrer que "sur chaque problème, d'autres politiques que celles qu'inspire le libéralisme sont possibles".
14 janvier 2004 Une lettre ouverte sur "l'accès aux soins des plus pauvres" adressée à Mattei
Une dizaine de personnalités du monde médical ont interpellés mercredi le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, pour s'inquiéter de "l'accès aux soins des plus pauvres en France", dans une lettre ouverte mise en ligne par Médecins du Monde (www.medecinsdumonde.org).
Alors que s'ouvre au Sénat le débat sur la politique de santé publique, les signataires font part de leur "incompréhension de ne pas trouver dans les 5 axes prioritaires énoncés (dans le projet de loi, NDLR), la question centrale de l'accès aux soins des plus pauvres en France".
Les auteurs déplorent notamment plusieurs mesures récentes contribuant à restreindre l'accès aux soins et qui auront, selon eux, "rapidement des effets contre-productifs en termes de santé publique (plus de pathologies non soignées, aggravées et traitées avec retard) et en termes budgétaires (prise en charge en secteur hospitalier via les urgences, hospitalisations plus longues, soins plus lourds et plus coûteux, dont la charge retombera sur la collectivité)".
Ils estiment que l'accès aux soins des plus démunis devrait être inscrit comme un sixième axe prioritaire au projet de loi : "10 millions de personnes, soit 17% de la population, vivent en France avec moins de 700 euros par mois. Moins de la moitié bénéficient de la CMU (Couverture médicale universelle), car ils perçoivent plus de 566 euros mensuels. Les autres ne peuvent acquitter l'assurance volontaire (
) Si les 10 millions de personnes qui résident en France, trop pauvres pour payer leurs soins, ne peuvent y accéder gratuitement, quel sens civique et éthique donner à la richesse de notre pays, le 4e au rang des plus riches de la planète ?".
Parmi les signataires, les Drs Patrick Pelloux , Xavier Emmanuelli (président du Samu social), Claude Moncorge (président de MDM), les professeurs de santé publique Roger Salamon, Antoine Lazarus, Bernard Pissaro et des spécialistes d'autres disciplines, les Prs Michel Kazatchkine (sida) André Grimaldi (diabète), Emmanuel Hirsch (éthique).
13 janvier 2004
Permanence des soins : Reprise des travaux du groupe Descours
A la demande du ministre de la Santé Jean-François Mattei, Le sénateur honoraire Charles Descours a réuni, ce jour, son groupe de travail originel, élargi aux représentants des médecins de cliniques et de SOS. But de ces retrouvailles: "Faire le point sur la mise en uvre de la circulaire d'application." Le sénateur honoraire souhaite réunir son groupe de travail tous les quinze jours : la prochaine réunion se tiendra le 27 janvier.
- Canicule : les incohérences de Jean François Mattéi épinglées
Auditionné par la commission, Marc Payet, journaliste du Parisien, a décrit la chronologie des évènements et a pu mettre en exergue l´incohérence des propos de certaines personnes auditionnées jusqu´ici, au premier rang desquelles Jean-François Mattéi. Le vendredi 8 août, Marc Payet tombe sur une dépêche AFP révélant que la canicule sévit en Espagne et qu´elle a déjà fait huit morts. Il se demande alors comment il est possible que la France n´en déplore aucun. Marc Payet rencontre alors une consur qui habite près de l´hôpital Saint-Antoine et qui s´étonne d´avoir entendu les sirènes des ambulances et des pompiers toute la nuit. De coup de fil en coup de fil (brigade de sapeurs pompiers et SAMU notamment), il apprend que les cas de malaise se multiplient et de la bouche du responsable presse de la brigade des sapeurs pompiers, il découvre que l´on dénombre quatorze morts. Cela étant, ajoute-t-il, quelques heures plus tard, son interlocuteur pompier le rappelle pour l´informer de ce qu´un mot d´ordre émanant de la préfecture de Paris interdit toute communication de chiffres à la presse.
Ces propos ont fait réagir Claude Evin : "les pompiers ont donné des informations à la presse qu´ils n´ont pas été capables de fournir à la commission parlementaire"
9 janvier 2004 La presse médicale au secours de J.F.Mattéi
Dans son premier éditorial de la nouvelle formule du Quotidien du Médecin, Gérard Kouchner, le PDG du groupe éditeur, réagit aux rumeurs de remaniement ministériel et vole au secours de J.F.Mattéi : «Pourquoi ne pas loyalement considérer tout à la fois lampleur des problèmes, les actions entreprises, les réformes en cours et donner du temps au temps».
Le même jour, Impact Médecine, dans son numéro bilan 2003, revient sur les déboires de J.F. Mattei et se termine
par une curieuse conclusion à propos de son prochain départ : «Dommage pour le corps médical, qui lapprécie à juste titre pour ses compétences techniques et sa vision de la politique de santé». Manifestement, lhebdomadaire semble oublier les lourds conflits qui opposent le ministre aux médecins hospitaliers et aux médecins généralistes
Il faut dire que le ministre lui même voudrait «scotomiser» ces conflits car, dans lentretien quil donne le 12 janvier au Quotidien du Médecin (décidément ! NDLR), il fait preuve dune incroyable innocence : «QdM: Les généralistes ont très peu apprécié les accusations lancées contre eux lors de la canicule et des épidémies de bronchiolites. Etait-ce un malentendu JFM : La critique émanait du rapport coordonné par le Dr Lalande (...) Sur les bronchiolites, j'ai évoqué le manque de coordination de la permanence des soins entre médecine de ville et urgences médicales, mais pas le travail des généralistes, qui travaillent 50 à 70 heures par semaine, et sont les pivots de la médecine familiale».
7 janvier 2004 Remaniement gouvernemental : J.F.Mattéi se préparerait au départ
Le Canard enchainé de ce jour reprend linfo donnée par Le Point le 2 janvier 2004: J.F.Mattéi serait à la recherche dun «nègre» pour laider à rédiger son bilan. Comme le dit lhebdomadaire satyrique, «ca sent le départ»
6 janvier 2004 Remaniement gouvernemental: J.F.Mattéi et Luc Ferry à nouveau donnés partants
Libération publie ce jour un article de Vanessa SCHNEIDER intitulé: Sept ministres proches du licenciement. Selon la journaliste, « e remaniement postélectoral semble inéluctable » et certains ministres « sont dans le collimateur du chef de l'Etat et de Jean-Pierre Raffarin . Parmi ceux ci : Luc Ferry et Jean François Mattéi.
Extrait de l article : Depuis la canicule, rien ne va plus pour Jean-François Mattei. De l'avis des proches de Jean-Pierre Raffarin, le ministre de la Santé n'a pas été à la hauteur lors du drame qui a causé la mort de plus de 15 000 personnes âgées l'été dernier. Lui assure n'avoir «pas le sentiment d'avoir commis une faute». «Ce qui s'est passé n'est évidemment pas de sa faute, souligne un de ses collègues, mais il n'a pas assez pris la mesure de l'événement.» Son intervention le 11 août sur TF1, depuis sa maison de vacances du Var en polo dans son jardin, est restée comme le symbole du décalage entre les responsables politiques et l'urgence sanitaire. Fragilisé depuis la canicule, Mattei a perdu la confiance de ses interlocuteurs. Certains de ses collaborateurs font déjà leurs cartons.
2 janvier 2004 Avenir de l'assurance maladie: La CFR (retraités) juge les propositions Bouton "discriminatoires"
Dans un communiqué intitulé "Inacceptable, Monsieur Bouton !", la Confédération française des retraités (CFR), qui compte deux millions d'adhérents, "proteste énergiquement contre cette surprenante provocation". Elle dénonce notamment la proposition de "limitation du nombre et du coût des médicaments par chaque ordonnance", d'"augmentation du taux de la CSG en fonction de l'âge" et de "récupération sur les successions par la Sécurité sociale des dépenses médicales des dernières années de la vie" : "La CFR compte sur l'humanisme et le réalisme des responsables de la protection sociale pour adopter des dispositions conformes aux principes d'éthique solennellement proclamés par notre Nation".
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