Le bureau National de MG France réuni à Paris le jeudi 9 Juin, est scandalisé de l’annonce du gouvernement qui réduit le choix du médecin traitant le 1er juillet à un dispositif uniquement comptable, ouvrant droit aux dépassements tarifaires des médecins spécialistes, comme si l’instauration d’une franchise annuelle de 50 euros, prélevée euro par euro, le transfert de dépenses du régime de base vers le régime complémentaire, la hausse des cotisations et l’augmentation du reste à charge pour les patients ne suffisaient pas.

MG France prend acte qu’à ce jour, 75 % des patients (36 millions sur les 48 millions concernés, tous régimes confondus) et l‚essentiel des généralistes ne se sont pas engagés, comme le préconisait MG France, dans un dispositif médecin traitant réduit à un système administratif et comptable.

Par un communiqué en date du 7 Juin, le gouvernement vient de confirmer publiquement l’ouverture de la liberté tarifaire et l’autorisation large des dépassements pour l’ensemble des médecins spécialistes à la date du premier juillet 2005, sans que soient mises en place, à la même date, les règles médicalisées de la prise en charge des suppléments d’honoraires par les mutuelles et les assurances complémentaires.

MG France dénonce par ailleurs l’attitude de certaines Caisses Primaires qui exercent une pression sur les personnes, notamment en conditionnant -illégalement- le maintien des droits au remboursement des personnes fragiles (ALD, CMU, prestations diverses…) à la signature et au renvoi d’un formulaire administratif de déclaration médecin traitant.

MG France réaffirme qu’il serait illusoire d‚attendre des résultats, en terme de qualité des soins ou de maîtrise des dépenses, d’un système clairement administratif et comptable reposant sur la menace, la contrainte ou la coercition. Tant des patients que des généralistes.

MG France réunira son Comité Directeur le Samedi 18 Juin qui prendra toutes les décisions nécessaires quant à la suite de son action.

Paris le 9 Juin 2005