31 décembre 2007
- Gardes hospitalières : Le
mouvement se durcit
Les médecins urgentistes et les anesthésistes réanimateurs des
hôpitaux prévoient de refuser gardes et astreintes à partir de jeudi
18h30 jusqu'à ce qu'un protocole d'accord soit signé avec le
ministère de la Santé sur une revalorisation de l'indemnité de garde
et une négociation sur les heures supplémentaires et les comptes
épargne temps (CET).
Quatre syndicats de médecins (le SNMARNU et le SNPHAR pour les
anesthésistes, l'AMUF et le SAMU de France pour les urgentistes),
qui veulent une revalorisation de l'indemnité de garde et une
négociation sur les heures supplémentaires et les comptes épargne
temps, ont à nouveau demandé lundi à être reçus par la ministre,
Roselyne Bachelot.
"Le mouvement de grève, qui pour l'instant n'est qu'un
avertissement, va s'amplifier et durer tant qu'un protocole d'accord
n'est pas signé", disent-ils dans un communiqué commun.
Les urgentistes, en grève depuis le 24 décembre, ont été rejoints la
semaine dernière par les anesthésistes réanimateurs.
Jusqu'à jeudi, les urgentistes prévoient d'assurer les assignations
qui permettent aux services d'urgence de fonctionner presque
normalement. Leur mouvement de grève est reconductible de jour en
jour de façon illimitée.
Roselyne Bachelot a annoncé la semaine dernière l'ouverture d'une
concertation le 7 janvier dans laquelle les syndicats ne voient
qu'une "pseudo négociation" et un "effet d'annonce".
Ils doutent notamment des moyens mis en oeuvre par le gouvernement
pour régler le problème des 23 millions d'heures supplémentaires non
réglées à l'hôpital.
►Haut de page
26 décembre 2007
- Gardes hospitalières : Le
mouvement s'étend
Le Syndicat des médecins anesthésistes réanimateurs non
universitaires (Smarnu), membre de la Confédération des praticiens
hospitaliers, appelle à la grève des gardes et astreintes à partir
du 3 janvier 2008, rejoignant ainsi le mouvement lancé par
l´Association des médecins urgentistes de France et Samu de France.
Evoquant les différentes orientations qui se dessinent pour l´année
prochaine (agences régionales de santé, restructurations, «
changements statutaires des actuels praticiens hospitaliers »,
permanence des soins), le syndicat - qui appartient aussi à la
Fédération de la permanence des soins - annonce que les «
urgentistes et les anesthésistes réanimateurs sont au rendez-vous »
et « réclament les budgets pour faire tourner les hôpitaux… et des
mesures de simple dignité pour rendre attractifs ces métiers
contraignants et en grande crise démographique ». Le syndicat
conseille aux praticiens hospitaliers de vider leur compte épargne
temps (CET) « avant le déluge » et de ne plus dépasser les
obligations de service.
De son coté, le Syndicat national des praticiens hospitaliers
anesthésistes réanimateurs (Snphar) fait le constat que l´hôpital «
souffre actuellement d´une baisse de l´attractivité des carrières
médicales », notamment pour les médecins qui participent à la
permanence des soins. Outre le règlement du CET, le Snphar réclame «
une revalorisation substantielle » de la permanence des soins,
gardes et astreintes, « à concurrence des rémunérations proposées
aux médecins libéraux ou aux médecins mercenaires dans les hôpitaux
publics ». Il demande des négociations sur ces deux points ainsi que
sur « un statut de médecin hospitalier rénové ». « Les discours ne
suffisent pas. Les actes doivent suivre », avertit le Snphar dont le
conseil d´administration se réunira le 7 janvier pour décider de la
suite à donner au mouvement « en fonction des signaux émis par le
gouvernement. »
Enfin, le syndicat des médecins salariés des hôpitaux et
établissements à but non lucratif et à but lucratif (affilié à la
CGC), rejoint le mouvement de grève des gardes. L´ensemble de ses
praticiens engagés dans la permanence des soins demandent que les
gardes « à haute pénibilité et à haute responsabilité soient
reconnues comme du temps de travail, intégrées dans celui-ci et
dignement rémunérées. »
►Haut de page
24 décembre 2007
- Gardes hospitalieres : Roselyne
Bachelot à la rencontre des grévistes
Les urgentistes hospitaliers ont entamé ce jour une grève illimitée
pour dénoncer « des promesses non tenues du gouvernement en matière
de pénibilité, de compte épargne temps, de rémunération des gardes
et de retraites ».. Venue à leur rencontre à l'hôpital Saint-Antoine
de Paris, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a indiqué
qu'une « concertation » s'ouvrirait le 7 janvier sur les 23 millions
d'heures supplémentaires et 3,5 millions de jours de RTT impayés à
l'ensemble des salariés des hôpitaux, « soit 800 à 900 millions
d'euros ». Elle a ajouté disposer de 572 millions d'euros, dont 324
fournis par les hôpitaux eux-mêmes. « Nous avons l'argent, mais il y
a un certain nombre de modalités à préciser », a indiqué la
ministre, selon qui certaines « organisations du personnel
souhaiteraient non pas recevoir de l'argent mais acquérir des points
de retraite ».
Ces propositions ont été jugées « insuffisantes » par les grévistes.
Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes
de France (Amuf), présent pendant la visite, a en outre contesté les
chiffres avancés par Roselyne Bachelot : « Il y a un certain nombre
de représentants des directions qui sont là ; ils sont très étonnés,
l'argent n'a pas été provisionné, on ne sait pas où il est. »
Pour Marc Giroud, président de Samu de France, la ministre a fait
état d'« intentions agréables à entendre qui ne suffisent pas » : «
Il faudra qu'il sorte quelque chose » des discussions du 7 janvier,
sans quoi « la colère va changer de nature ». Brandissant aussi la
menace d'un durcissement, la CGT Santé a appelé à « l'amplification
du mouvement avec l'ensemble des salariés de la santé afin d'obtenir
de vraies négociations ». Pour l'instant, la grève n'a aucune
conséquence pour les patients, car les grévistes sont « assignés »
et travaillent tout en étant comptabilisés comme grévistes.
De son côté, le président de la République s'est rendu, lundi
également, à l'hôpital Necker pour enfants malades, à Paris.
Soulignant les « efforts » des personnels médicaux, il a promis d'oeuvrer
pour leur « rémunération naturelle » et de faire de « la question de
la gouvernance des hôpitaux, des moyens de l'hôpital et de la carte
hospitalière une question prioritaire » en 2008.
►Haut de page
21 décembre 2007
- Système hospitalier : La mission
Larcher veut renforcer les obligations des cliniques privées
Ancien président de la Fédération hospitalière de France puis
ministre délégué au Travail, Gérard Larcher, a présenté ce vendredi
un premier bilan d'étape de sa commission sur les « missions de
l'hôpital ». Il a insisté, dans son état des lieux, sur la nécessité
de voir les hôpitaux publics et les cliniques privées lutter à armes
égales alors que les établissements seront rémunérés de manière
identique par la Sécurité sociale d'ici à 2012, afin d'éviter un
décrochage du secteur hospitalier et la disparition du service
public dans certains territoires. Tandis que dans son discours du 16
octobre à Bordeaux, Nicolas Sarkozy s'était focalisé sur la «
libération » de l'hôpital (recrutement, rémunération, achats,
gestion, etc.), l'ancien président de la Fédération hospitalière de
France a équilibré le débat en pointant le rôle, et les obligations
du privé. Car le constat dressé par la commission qu'il préside est
sans appel : si « le système de santé français est reconnu comme
l'un des meilleurs au monde », l'hôpital public est en grand danger
et risque « de voir encore diminuer son rôle dans la prise en charge
chirurgicale ». Avec des conséquences directes pour l'accès aux
soins. « Il y a des territoires où le secteur 1 (tarifs opposables)
a disparu », constate Gérard Larcher. Il faut donc, comme l'a
indiqué le chef de l'Etat, permettre aux hôpitaux de se rapprocher
des conditions de fonctionnement du privé. Le sénateur a évoqué
plusieurs pistes : des statuts des hôpitaux variables selon leur
taille, une rémunération plus incitative des médecins, etc... « Pour
un radiologue, le différentiel est de 350 % à 400 % en faveur du
privé !», a-t-il souligné. Mais, sachant que « la quasi-totalité des
établissements de santé, quel que soit leur statut, participent d'un
service à la population majoritairement financé par des fonds
publics », il faut aussi « redéfinir précisément les conditions de
fonctionnement des établissements privés ».
Gérard Larcher s'inquiète en particulier de « l'intérêt des fonds
d'investissement internationaux dont les objectifs de rentabilité,
pour légitimes qu'ils puissent être, peuvent poser des questions de
compatibilité avec les préoccupations du service public ». En
d'autres termes, puisque les cliniques sont incontournables, il va
falloir leur imposer un cahier des charges de délégation de service
public plus fourni et transparent : respect des tarifs de Sécurité
sociale pour une part de leur activité, par exemple, ou encore
garanties renforcées pour les médecins face aux intérêts du
management. « Dès lors que l'investissement financier suit un cycle
court, il ne doit pas conduire à privilégier une offre de soins à
rentabilité immédiate ni à exercer une pression sur l'activité des
médecins de nature à porter atteinte à leur indépendance », écrit la
commission. « Les bénéfices n'ont pas vocation à être à deux
chiffres », exprime plus explicitement Gérard Larcher, qui interroge
: « Que se passera-t-il si des fonds d'investissement décident de
vendre massivement des établissements et qu'il n'y a pas de
repreneur ? » La commission rendra son rapport définitif à la
mi-avril, après de nouvelles concertations pour transformer ces
premières idées en « propositions concrètes ».
►Haut de page
19 décembre 2007
- La FHF publie un atlas national
hospitalier et médico-social
Dans l'Atlas hospitalier et médico-social (112 pages) rendu public à
l'occasion de sa convention nationale, le 19 décembre, la Fédération
hospitalière de France (FHF) dresse un bilan sans complaisance des
forces et faiblesses des établissements publics, mais aussi privés
commerciaux ainsi qu'à but non lucratif (mutuelles, fondations,
congrégations...). L'enquête approfondie de la FHF, menée sur deux
années en 2005 et 2006, prend en compte l'ensemble des centres de
chaque région, les disciplines comme les spécialités. Le document
commenté par Le Monde dresse un diagnostic sévère avec 52 % des
établissements hospitaliers présentant des critères de
"vulnérabilité" dans les spécialités de chirurgie et d'obstétrique.
La menace pesant bien plus lourdement sur le secteur public (62 %)
que sur le privé (47 %), la Fédération s'inquiète avant tout de la
situation et de l'avenir du service public de l'hôpital, de plus en
plus menacé par un secteur privé offensif, dont la réorganisation
est bien engagée, et par l'insuffisante prise en compte, par l'Etat,
de ses missions spécifiques d'intérêt général, de permanence de
soins et d'aménagement du territoire. Elle présente donc un "plan
d'action pour développer le service public". Les dirigeants de la
FHF préconisent une "recomposition de l'offre hospitalière, sur la
base d'une stratégie de regroupement, de convergences et
d'opportunités" qui inclut les établissements médico-sociaux de
prise en charge des personnes âgées, de la dépendance et du
handicap. Dans ce projet, ils proposent également une "meilleure
articulation avec la médecine de ville", notamment pour assurer la
permanence de soins ou le maintien d'activités dans les zones
déficitaires, ainsi qu'une "approche plus opérationnelle des
territoires de santé". Comme piste de réhabilitation pour les
établissements les plus menacés, la FHF évoque l'hospitalisation à
domicile ou encore la reconversion en maison de retraite. Avec cet
Atlas, elle souhaite ainsi alimenter le débat sur les recompositions
hospitalières futures.
- Médicament : l'AP-HP et
l'assurance maladie signent une convention de partenariat pour
développer les génériques
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a signé ce jour une
convention avec l'assurance maladie dans laquelle elle s'engage à
favoriser la délivrance de médicaments génériques. En juin, "le taux
de pénétration des médicaments génériques a atteint 73 % en
Île-de-France mais seulement 61 % pour les prescriptions effectuées
par les médecins hospitaliers et délivrées en ville", relève
l'AP-HP. Selon l'AP-HP, "le potentiel d'amélioration est d'autant
plus fort que les prescriptions hospitalières délivrées en ville
représentent une part importante des prescriptions totales : 1,7
milliard d'euros pour la seule région Île-de-France en 2006, dont
955 millions par les médecins de l'AP-HP, et 25 % du montant au
niveau national". La convention signée avec la CPAM de Paris prévoit
"la diffusion aux pharmaciens d'officine d'un courrier de
recommandation" qui pourrait être cosigné par la CPAM et l’AP-HP,
ainsi que "l'apposition systématique sur les ordonnances de l'AP-HP
exécutées en ville de la mention +substituable par un générique+,
sauf si le médecin prescripteur écarte la substitution pour des
raisons médicales". Une "campagne interne de sensibilisation des
prescripteurs hospitaliers de l'AP-HP" va également être engagée.
►Haut de page
15 décembre 2007
- LFSS 2008 : Le SNJMG exprime
officiellement son désaccord au 100% de T2A pour financer l'hôpital
Réuni ce jour en AG, le SNJMG a condamné la mesure de la LFSS 2008
instaurant le financement à 100% de l'hôpital public par la T2A
(mesure dont les effets pervers ont été dénoncés par le Comité
Consultatif National d'Ethique - CCNE - ndlr).
►Haut de page
06 septembre 2007
- Hôpital : Une mission de concertation pour Gérard Larcher
La mission chargée d'organiser la concertation sur l'hôpital public,
confiée à l'ancien ministre du travail et ancien président de la
Fédération Hospitalière de France (FHF), Gérard Larcher, remettra en
décembre son "rapport d'étape" qui servira de base aux
"concertations" ultérieures, a affirmé jeudi David Martinon,
porte-parole de l'Elysée : "Cette commission, composée de
personnalités qualifiées, issues notamment de l'hospitalisation
publique et privée (sera) installée (...) début octobre (et un)
rapport d'étape sera remis au président de la République début
décembre (...) Ce rapport servira de base à la concertation qui se
déroulera en décembre et janvier pour une remise des propositions
début 2008"
►Haut de page
27 aout 2007
- Infections hospitalieres : Plusieurs cas de gale à l'hôpital
d'Ambert (63)
Une femme a contracté la gale à l'hôpital d'Ambert (Puy-de-Dôme), et
20 à 30 patients et membres du personnel soignants ont été
contaminés, selon le directeur de l'hôpital, Djamel Bouzit. Les deux
services concernés, celui de chirurgie et celui de médecine, n'ont
pas été fermés, mais l'entrée de nouveaux patients a été retardée,
et les patients hospitalisés dans ces services ont été déplacés dans
d'autres le temps du nettoyage.
Un
dermatologue et un expert des maladies nosocomiales ont été chargés
d'établir comment la gale avait pu entrer et se propager dans
l'établissement.
►Haut de page
22
aout 2007
- Hôpital : Le rapport du GACAH sur les
coûts unitaires des activités de production hospitalière
Depuis 1992, le Groupe pour l'Amélioration de la Comptabilité
Analytique Hospitalière (GACAH) est missionné par le ministère de
la Santé pour promouvoir le développement du contrôle de gestion
dans les établissements de santé. La Direction de l'hospitalisation
et de l'organisation des soins (DHOS) a mis en ligne ce jour le
rapport du Groupe sur les coûts unitaires des activités de
production hospitalière pour l'année 2005. L'échantillon, renouvelé
annuellement, est composé de 135 établissements, dont 17 CHU, 13 CHS
et trois établissements privés participant au service public
hospitalier (PSPH). Tous les établissements n'ont pas fourni des
données pour toutes les activités. Les données sur les coûts des
hôpitaux publics ont été traitées par la Banque de données
hospitalières de France (BDHF) dont la gestion est assurée par le
CHU d'Angers. Le rapport détaille les coûts de 42 activités. "Les
fiches d'analyse d'écarts représentent la première approche validée
pour permettre aux établissements de santé qui le souhaitent, de se
comparer à un échantillon d'établissements ayant réalisé une
présentation comptable homogène", précise la DHOS dans sa note
d'accompagnement. La comparaison peut se faire sur le coût unitaire
total d'une activité et sur sa composition afin de permettre la
détermination des causes d'un éventuel surcoût. La DHOS souhaite que
ces données soient utilisées par les gestionnaires hospitaliers et
constituent un "outil de maîtrise interne des coûts de production
des activités hospitalières". Elle indique qu'"un nombre
significatif d'établissements a pu grâce à la comparaison de leurs
propres coûts unitaires aux fiches d'analyse d'écarts, identifier la
cause de surcoûts et ainsi agir en conséquence (...)Dans l'avenir,
les acteurs hospitaliers pourront ainsi avoir une connaissance
précise de leurs performances économiques de production qui est un
des préalables indispensables à une maîtrise réussie des dépenses
hospitalières".
Pour en savoir plus : Rapport "Calcul des coûts par activité, fiches
d'analyse d'écarts données 2005"
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/gacah_2005/accueil.htm
►Haut de page
14 aout
2007
- Violences
à l'hôpital : Grève du personnel des urgences du CHU de Purpan à
Toulouse
Le personnel des urgences du CHU de Purpan à Toulouse s'est déclaré
en grève ce mardi pour protester contre ses conditions de travail et
le manque de moyens de sécurité dans l'établissement, tout en
assurant son service après avoir été assigné par la direction. "La
grève de 24 heures est suivie à 100%" par l'ensemble du personnel
médical, infirmiers et aide-soignants en service mardi, a déclaré le
Dr Marie Ecoiffier, déléguée de l'Association des médecins
urgentistes de France (AMUF). La directrice du pôle des urgences du
CHU, Anne Decq, a confirmé que les 7 médecins et 57 infirmiers et
aide-soignants de service étaient en grève et qu'ils étaient tous
"assignés". "On assure les soins urgents, on travaille normalement
après avoir été assignés hier par notre direction. Il n'y a pas de
répercussion pour les patients, sauf pour les consultations non
urgentes", a précisé Mme Ecoiffier.
Les grévistes dénoncent la dégradation des conditions de travail et
d'accueil et demandent le renforcement des mesures de sécurité,
après des agressions perpétrées par des malades psychiatriques, dont
l'une à l'arme blanche, fin juillet/début août, contre des
infirmières et des médecins des urgences.
Dans l'après-midi, près de 80 personnes, dont les blouses blanches
portaient la mention "en grève", se sont rassemblées devant l'entrée
principale de l'hôpital, où était accrochée une banderole "grève:
urgences en danger". Elles ont bloqué la circulation par
intermittence afin de distribuer des tracts. "Nous demandons une
réorganisation complète du service d'accueil des urgences
psychiatriques et somatiques car nous pensons que les mélanger dans
un seul bâtiment cela ne va pas", a expliqué Monique Durrieu (CGT).
L'AMUF dénonce "un manque de personnel et de lits entraînant des
délais d'attente à l'accueil et pour l'hospitalisation, générateurs
d'une agressivité des familles (de malades) et de l'entourage".
"On ne peut plus continuer à travailler dans ces conditions", a
souligné Mme Ecoiffier, appelant la direction à "prendre rapidement
des décisions pour une unité d'accueil dans laquelle on puisse
soigner dans des conditions dignes" et à donner au personnel médical
"les moyens de bien soigner".
"Il n'est pas normal que l'on se fasse insulter, agresser avec des
couteaux. Il y a là un fait de société qui est majeur", a estimé
Jean-Louis Ducassé, coordinateur médical du pôle des urgences. "Il y
a des aménagements à faire, des financements à trouver" pour
améliorer ce service et les filières de prise en charge des
patients, a-t-il ajouté.
Le service des urgences du CHU de Purpan est le plus important de la
région Midi-Pyrénées. Il accueille annuellement plus de 50.000
patients, dont les urgences psychiatriques depuis 2001.
-
Hôpital : Rapport d'activité de la MAINH 2006/2007
La Mission nationale d'appui à l'investissement
hospitalier est "chargée d'accompagner techniquement le
programme de rénovation du patrimoine hospitalier dans le plan
Hôpital 2007. C'est une structure d'appui qui accompagne
notamment l'administration centrale, les ARH et les
établissements de santé. Dans son rapport d'activité 2006-07, le
directeur de la Mainh se félicite dans l'éditorial que "pour la
première fois les investissements réalisés par les hôpitaux
publics dépassent les cinq milliards d'euros. A douze mois de la
fin du Plan Hôpital 2007, 85 % des opérations, publiques et
privées sont achevées ou en cours de réalisation. La montée en
puissance des montages innovants (marché de conception et de
réalisation, partenariats public-privé) se confirme, permettant
une première évaluation des outils générés par l'ordonnance du 3
septembre 2003". "Mais l'élément le plus marquant est sans doute
l'identification du lien majeur entre investissement et
exploitation, la nécessité de dégager un rapport optimal entre
l'euro consommé et la qualité, le volume de l'activité servie,
la prestation rendue", souligne-t-il en évoquant la
systématisation des études d'impact et une gestion plus
rigoureuse des projets.
Pour en savoir plus : Rapport MAINH
2006/2007
-
Assurance Maladie : L'ensemble des fédérations hospitalières
exigent une hausse de l'ONDAM pour 2008 d'au moins 3,5 %
Dans un communiqué commun envoyé le 24 juillet dernier aux
ministres Roselyne bachelot et Eric Woerth, la Fédération de
l'hospitalisation privée (FHP) ainsi que La Fédération des
établissements hospitaliers et d'assistance privés à but non
lucratif (Fehap), la Fédération hospitalière de France (FHF) et
la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC)
ont alerté les ministres sur la nécessité de définir un taux
d’évolution de l'ONDAM hospitalier pour 2008 compatible avec
l'augmentation des charges structurelles des établissements de
santé. Ce taux ne doit pas être inférieur à 3,5 % hors mesures
nouvelles liées notamment aux plans de santé publique, aux
créations d'établissements nouveaux en soins de suite et de
réadaptation ou aux financements des molécules et dispositifs
coûteux. Les quatre fédérations soulignent que leur réclamation
est "conforme aux estimations du Haut Conseil pour la réforme de
l'assurance maladie". Elles appellent l'Etat à mettre en place
"un dispositif efficace de maîtrise de la croissance des
dépenses de médicament et dispositifs médicaux facturables en
sus des tarifs".
Pour en savoir
plus : La lettre commune des organisations hospitalieres
►Haut de page
11 juin 2007
- Incident de radiothérapie : Le ministère de la Santé suspend
l'activité de radiothérapie du cerveau dans quatre hôpitaux
Le ministère a annoncé lundi soir la suspension dans 4 hôpitaux (CHU
de la Pitié-Salpétrière à Paris, Centre Alexis Vautrin de Nancy, CHU
de Montpellier, et CHU Bretonneau de Tours) des radiothérapies
destinées à traiter les tumeurs et malformations du cerveau
effectuées par ces appareils de radiothérapie stéréotaxique.
Le dysfonctionnement s'est manifesté par un décalage du faisceau de
rayonnement d'environ 1 mm. Il est dû à un "problème de couplage
entre trois éléments", a expliqué mardi à la presse Jean-Claude
Ghislain, de l'Afssaps : l'appareil de radiothérapie Brainlab, le
cadre (Leksell) et le logiciel (Brainlab).
Le problème a été identifié lors de la mise en service d'une
configuration de ce type en Espagne, a indiqué M. Ghislain. La
société Brainlab a averti mercredi 6 juin les quatre sites concernés
en France, "court-circuitant" les autorités sanitaires, "ce qui a
créé clairement une difficulté", a précisé le directeur général de
l'Afssaps, Jean Marimbert. L'alerte a été donnée dimanche soir par
le ministère de la Santé.
Les autorités sanitaires n'ont pas "à ce jour" identifié d'"effet
délétères" chez les patients concernés, a indiqué M. Ghislain,
confirmant les déclarations des responsables à Nancy (51 patients
traités) et à Montpellier (16 patients concernés).
Jean-Luc Godet, de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a estimé que
"l'événement se situerait plutôt dans le bas" d'une échelle de
gravité "à venir", précisant que l'ASN travaillait à la mise en
place de cet instrument d'évaluation. "Mais il faut analyser les
effets à six mois ou un an", a-t-il tempéré.
"La situation individuelle de chaque patient" doit être prise en
compte, a renchéri M. Marimbert.
Interrogé sur les risques encourus, M. Ghislain a évoqué une
éventuelle "perte d'efficacité du traitement" et le fait que le
faisceau ait pu atteindre des tissus sains, sans que cela ait
forcément "des conséquences".
Le ministère de la Santé a exclu tout lien avec l'incident de
Toulouse-Rangueil, où 145 patients traités ont été victimes d'une
erreur de calibrage des doses, dont 6 à des niveaux préoccupants,
avec un autre type de matériel de la société Brainlab.
Aucun rapport non plus avec le grave accident de l'hôpital Jean
Monnet à Epinal, qui avait provoqué en 2004 et 2005 la
surirradiation de 24 patients dont cinq sont décédés.
L'Afssaps et l'ASN ont expliqué que dans le cas présent, il
s'agissait d'un "dysfonctionnement au niveau d'un matériel" et non
d'un problème de mise en oeuvre du traitement.
La société Brainlab a précisé qu'outre les quatre sites français,
deux autres hôpitaux sont concernés en Amérique du Nord. En France,
les mises en service du matériel vont de fin 2003 pour la
Pitié-Salpétrière à seulement quelques mois pour Montpellier.
Un numéro numéro national, le 0820.03.33.33 a été mis en place pour
répondre à toute demande d’information des patients et de leurs
proches.
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05 juin 2007
- Hôpital : Roselyne Bachelot veut "forcer le
pas" dans la restructuration de certaines activités de soins
Lors d'un déplacement à l'hôpital Bon Secours
de Metz, Mme Bachelot a déclaré : "Je souhaiterais forcer le pas sur
les restructurations (en demandant) un réexamen de l'implantation
des activités de soins au sein des établissements (Cet) enjeu majeur
va dominer la période qui s'ouvre (...) Ces recompositions (sont
justifiées par) l'évolution démographique des territoires (...)
Certaines pratiques comme la chirurgie (qui requièrent) un matériel
coûteux et des équipes pluridisciplinaires (ont) fortement évolué
(Je veux) les regrouper pour en garantir l'excellence et la sécurité
(...) Dans les domaines de la chirurgie et de l'obstétrique, il
n'est plus possible de diluer les moyens, surtout quand la ressource
première, les médecins, se raréfie".
Les restructurations permettront par exemple
"le redéploiement de nouveaux services mieux adaptés aux personnes",
notamment "aux personnes agées". La ministre a défini un objectif de
15.000 places d'hospitalisation à domicile à atteindre d'ici à 2010
contre 8.000 actuellement. Mme Bachelot compte sur 10 milliards
d'euros d'investissement du plan Hôpital 2012, qui seront un "levier
exceptionnel de modernisation des établissements".
Ces premières annonces de la ministre sur ce
sujet risquent de susciter des remous, notamment chez les élus
locaux, où la question est ultra-sensible...
Pour en savoir plus :
- Communication officielle du gouvernement
http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/restructurer_offre_soins_un_56526.html
- Site Internet du gouvernement dédié aux recompositions
hospitalières avec sa carte interactive :
http://www.recomposition-hospitaliere.sante.gouv.fr
►Haut de page
27 mai 2007
- Hôpital : le casse tête des RTT
L'inflation des heures supplémentaires et jours de réduction du
temps de travail accumulés par les personnels hospitaliers depuis
plusieurs années constitue une "bombe à retardement" pour le
gouvernement, qui va devoir trouver de quoi les financer. Interrogée
ce jour sur Europe 1, Mme Bachelot aestimé qu'il "faut absolument
que l'on puisse avoir les financements pour payer les heures
supplémentaires qui ont été stockées par le personnel soignant (le
sujet sera) à la réflexion dans le projet de loi de financement de
la sécurité sociale (pour 2008)" présenté à l'automne.
Selon elle, il faut également trouver "550 millions d'euros pour
financer" le temps de travail accumulé dans des comptes épargne
temps (CET), qui représentent "un million de jours pour les
médecins, 1,25 million pour le reste du personnel soignant". Depuis
la mise en place des 35 heures à l'hôpital en 2002, les personnels
de la fonction publique hospitalière peuvent en effet épargner dans
un CET leurs jours de RTT non pris et leurs heures supplémentaires
non récupérées et non indemnisées.
Pour Didier Bernus, de la fédération FO Santé, "le problème, c'est
qu'avec la pénurie de personnels et le manque de budget des
établissements pour recruter, on assiste à une inflation galopante
du nombre d'heures supplémentaires effectuées (...) La situation est
explosive, les agents en ont marre, il y a un turnover
impressionnant, ce n'est plus tenable". FO a calculé dans plusieurs
grands établissements, le nombre d'heures accumulées, placées dans
ou hors CET: "760.000 aux Hospices civils de Lyon, 420.000 au CHU de
Montpellier, 210.000 à Strasbourg, 133.000 à Belfort, plusieurs
millions à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris".
Et Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de
France (représentant la quasi-totalité des hôpitaux publics) de
prévenir : "ces heures supplémentaires et journées RTT n'ont pas été
provisionnées par les établissements, qui sont en sous-financement
chronique (...) On est face à une bombe à retardement",
analyse-t-il, déplorant qu'on "n'ait pas l'argent pour rémunérer les
personnels existants". Selon lui, le chiffre de 550 millions d'euros
avancé par Mme Bachelot est "probablement sous-estimé".
Pour Nadine Prigent (CGT), "les pouvoirs publics n'ont pas su
anticiper les besoins (...) l'hôpital n'est pas malade des 35 heures
mais d'un manque de moyens et des différents plans d'économies subis
depuis vingt ans".
Du côté des médecins, Pierre Farragi (CHG, syndicat de praticiens
hospitaliers) rappelle que les CET, d'une durée de vie de 10 ans,
"sont à effet limité (et qu') il va bien falloir décider de quelle
manière on apure les arriérés".
Dans l'immédiat, la situation ne devrait pas s'améliorer: un décret
paru le 12 mai au Journal Officiel relève le plafond annuel d'heures
supplémentaires, pour le personnel des hôpitaux (médecins exclus),
de 120 à 180 heures, et pour les infirmiers spécialisés, cadres
infirmiers, sages-femmes, personnels d'encadrement technique,
ouvriers et manipulateurs radio, à 220 heures par an.
Selon la FHF, plus de deux tiers des hôpitaux publics prévoient
d'être en déficit en 2006, pour un montant total de 500 M d'euros.
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23 mai 2007
- Accident médical : 145 patients sur irradiés au CHU de Toulouse
Rangueil
145 patients traités au CHU Rangueil de Toulouse ont reçu début 2007
des doses excessives de rayonnement, révèle ce jour Le
Parisien/Aujourd'hui en France. La vie des patients ne semble pas en
danger.
Pour ce groupe de patients soignés au sein du service de
neurochirurgie, "ce sont les cerveaux qui étaient exposés à des
doses de rayonnement excessives", selon Le Parisien.
Une déficience de l'informatique serait à l'origine de ces
accidents. "Le constructeur de l'appareil, qui installe ces machines
un peu partout dans le monde, s'est rendu compte récemment que
l'étalonnage était mal fait, entraînant des rayonnements trop
élevés", explique un spécialiste interrogé par le quotidien.
L'Autorité de sûreté nucléaire, dont les enquêteurs sont sur place
depuis trois semaines, doit "très prochainement communiquer sur ce
sujet", ajoute le quotidien. Le ministère de la santé est pour
l'instant resté silencieux sur ces accidents.
NB : A l'hôpital d'Epinal, la mauvaise utilisation d'un appareil de
radiothérapie avait provoqué l'année dernière la sur-irradiation de
près de 400 patients. Vingt-quatre d'entre eux avaient été gravement
atteints, quatre étaient décédés
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22 mai 2007
- Hôpital : Nicolas Sarkozy charge Roselyne Bachelot d'organiser une
grande concertation en vue d'une réforme
Nicolas Sarkozy a préconisé ce mardi de "réformer l' hôpital, la
carte hospitalière, l'organisation de l'hôpital", en affirmant qu'il
fallait répondre au "malaise" du secteur hospitalier, à l'occasion
d'une visite du centre hospitalier de Dunkerque (Nord) : "Je
souhaite que l'on réfléchisse à ce que sont les missions de
l'hôpital. Je souhaite que la ministre de la Santé conduise une
grande concertation sur les missions de l'hôpital". Pour le chef de
l'Etat, il s'agit notamment de libérer des lits et de ne pas
engorger les urgences par des soins qu'il a qualifiés "de
commodité". Il a aussi demandé à Mme Bachelot de se pencher sur la
question de la rémunération des heures supplémentaires, une question
souvent posée par des membres du personnel.
Le président de la République a également affirmé qu'il fallait
"lancer un gigantesque mouvement d'accueil des personnes âgées" et
"d'extrême dépendance", en mettant en place des structures d'accueil
en dehors de l'hôpital.
Il avait visité auparavant le service d'urgence et d'hémodyalise du
centre hospitalier de la ville : "Je suis parfaitement conscient
qu'il y a un malaise (...) les gens qui travaillent à l'hôpital se
dévouent avec un coeur extraordinaire et beaucoup de compétence. Je
veux, avec la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, apporter une
réponse à ce malaise (...) Il faut prendre conscience qu'il y a
beaucoup de douleur, et beaucoup de souffrance et que le personnel
qui supporte tout ça mérite de la considération, considération à la
fois morale, personnelle et financière".
Lors de sa visite de l'hôpital maritime de Zuydcoote en début de
journée, il avait annoncé que le gouvernement allait doubler les
moyens des unités de soins palliatifs : "J'ai demandé à la ministre
(de la Santé Roselyne Bachelot) de réfléchir à ce qu'on puisse
doubler les unités de soins palliatifs (...) Ce n'est pas un luxe,
c'est un droit; ça s'appelle le droit à la dignité (...) Voilà que
le destin frappe une personne, que la médecine est impuissante à la
guérir, et la médecine doit tout mettre en oeuvre pour qu'elle ne
souffre pas, ou qu'en tout cas la souffrance ne soit pas telle qu'il
n'y ait plus de dignité. C'est justement parce qu'on est faible,
qu'on est vieux, qu'on est fragile que la dignité est importante".
Il a noté que la France comptait "deux fois moins d'unités" de soins
palliatifs que le Canada et le Royaume-Uni. Pour lui, "ce n'est pas
possible, ce n'est pas acceptable (...) Ce sera pour moi une
priorité de mon quinquennat".
Nicolas Sarkozy a par ailleurs annoncé une "évaluation" de la loi
Leonetti de 2005 sur la fin de vie, "une bonne loi" avec un "bon
équilibre". "Peut-être la ministre pourra évaluer la loi Leonetti
régulièrement pour voir si elle a besoin d'être complétée, amendée,
pérennisée, mais on va le faire de façon ouverte (...) Je défends
l'idée de la vie, mais je dis qu'en 2007 personne ne doit être
condamné à souffrir à tel point que cela lui fait perdre sa
dignité".
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25 janvier 2007