Attachés et Assistants à l'hopital

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ANNEE 2004

18 déc 2004

Double meurtre à l’Hôpital de Pau

Une infirmière et une aide soignante ont été assassinée dans la nuit de vendredi à samedi dans le pavillon de psycho-gériatrie du Centre Hospitalier des Pyrénées à Pau (64). C'est le personnel de relève qui a alerté la police après avoir vu une vitre brisée et des traces de sang à son arrivée dans le bâtiment. Le cadavre de la première victime, mutilé, se trouvait dans une salle de détente. Le corps de la seconde victime, égorgée, était dans un couloir, à deux mètres de la salle.

Sous la pression des organisations hospitalières de médecins et de personnels non médicaux horrifiées par ce drame, une réunion de crise s’est tenue au ministère de la Santé le lendemain après midi. A l’issue de cette réunion, Philippe Douste Blazy a décidé un moratoire sur la fermeture de lits en Psychiatrie.

 

23 nov 2004

Hôpital G.Pompidou: "réorganisation" entamée après un audit

Un audit sur l'activité chirurgicale de l'hôpital européen Georges Pompidou (HEGP), effectué à la demande de l'Assistance publique-hôpitaux de paris (AP-HP), dont dépend l'hôpital Pompidou, a révèlé, selon l'édition de ce jour du Canard enchaîné, une prise en charge insuffisante de la douleur et une mauvaise organisation des blocs opératoires.

Ce jour même, Mme Monique Ricomes, directrice de l'hôpital, est intervenue pour donner quelques précisions : "Nous étions soucieux d'évaluer les raisons pour lesquelles l'activité opératoire de l'hôpital n'était pas à la hauteur de nos attentes, en termes de volume, 4 ans après son ouverture (…) Nous avons donc demandé un audit fin avril à trois experts extérieurs, afin d'avoir un regard nouveau sur l'hôpital. Cet audit, remis en juillet, a mis à jour des dysfonctionnements, sur lesquels nous avions déjà des constats internes, mais qui n'ont jamais mis en cause la sécurité des patients (…) Depuis la remise de cet audit, il y a quatre mois, nous nous sommes mis au travail, une réorganisation a été entamée et nous avons déjà obtenu des résultats très positifs: les déprogrammations d'interventions chirurgicales ont diminué, du personnel spécialisé a été recruté...".

 

10 mai 2004

CHU Toulouse:

les personnels manifestent contre un budget 2004 "insuffisant"

Environ 300 salariés du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse se sont rassemblés lundi devant l'Hôtel Dieu pour dénoncer "un budget 2004 insuffisant pour couvrir les besoins de fonctionnement des différents établissements du CHU".

Dans l'après-midi, le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, qui présidait jusqu'à la semaine dernière le conseil d'administration (CA) du CHU en tant que maire de Toulouse, a annoncé une rallonge budgétaire exceptionnelle de 12 millions d'euros dans une lettre faisant état de "l'impasse financière dans laquelle se trouve le CHU et dans l'attente d'une éventuelle révision des tarifs".

Cette rallonge n'a pas satisfait l'intersyndicale CGT-FO-CFDT-SUD : "Ces 12 millions d'euros permettent d'atteindre le niveau du budget 2003, mais nous estimons qu'il manque 58 millions d'euros pour couvrir les besoins réels de fonctionnement et d'investissement".

L'intersyndicale a soumis au CA une motion dans laquelle elle indique qu'elle rejette le plan hôpital 2007, et notamment la tarification à l'unité de certains actes qui "représente une invitation à la sélection des malades rentables". Elle se déclare opposée à la volonté ministérielle de "vouloir inclure l'hôpital dans la réforme de l'assurance maladie".

Cette motion a été rejetée lundi par le CA par 12 voix contre 10.

 

07 mai 2004

Plusieurs syndicats réclament des décisions concrètes pour l’hôpital

Les syndicat d'agents hospitaliers CGT, FO, Sud, CFTC, et de médecins hospitaliers CHG, SNPH-CHG, UPHP, CFE-CGC,USP et Amuhf ont indiqué vendredi dans un communiqué que la hausse du numerus clausus des médecins et l'organisation d'assises régionales de l'hôpital "ne peuvent suffire et doivent s'accompagner de décisions concrètes".

Ils réclament l'ouverture "de réelles négociations qui intègrent les problèmes démographiques et traitent de l'emploi, de formation, des statuts et des moyens financiers".
Ils demandent le retrait du plan Hôpital 2007 car "le maintien de la tarification à l'activité (dite "T2A") et de la réforme de la gouvernance serait contradictoire avec la volonté affichée de moderniser, humaniser et démocratiser l'hôpital".
Les syndicats réitèrent enfin leur exigence d'un "véritable débat national sur les missions et les moyens de l'hôpital public".

 

01 mai 2004

Hôpital de Saint-Affrique : résolution du conflit et évacuation du viaduc de Millau occupé par les défenseurs de l’hôpital

es défenseurs de l'hôpital de Saint-Affrique et le ministère de la Santé sont parvenus à un consensus samedi et le chantier du viaduc de Millau, occupé depuis vendredi matin, a été évacué.

Après la remise il y a une semaine d'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui préconisait le maintien à Saint-Affrique et à Millau de deux sites hospitaliers avec notamment des services d'urgence et de maternité, les ultimes négociations ont abouti à la restauration d'un service de chirurgie à Saint-Affrique.

Le rétablissement de ce service, fermé en juin 2003 pour travaux mais jamais rouvert, était l'une des revendications principales des personnels et de la population depuis le mois d'octobre.

Ce service s'inscrit toutefois dans un cadre expérimental d'une durée de deux ans et sera soumis à des évaluations régulières, a précisé dans un communiqué l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH).

Il a également été décidé de créer un comité de suivi des préconisations de l'IGAS et une commission consultative médicale qui devrait permettre à Saint-Affrique d'être mieux représenté au sein du Centre hospitalier intercommunal, la structure administrative qui chapeaute les établissements de Millau et Saint-Affrique.

Les projets de réorganisation des deux établissements et surtout l'annonce en 2003 d'un futur site unique proche de Millau avaient déclenché la mobilisation des usagers de Saint-Affrique.

Après des mois de combat - manifestations mais aussi grèves de la faim de personnels - et de négociations avec les autorités de tutelle, l'IGAS a proposé "de renoncer à l'objectif d'un plateau unique (...) au profit du maintien des deux sites", et une aide financière substantielle pour Saint-Affrique.

Le conseil d'administration du Centre hospitalier intercommunal devrait se prononcer sur ces propositions le 13 mai et adopter un calendrier de mise en oeuvre.

 

23 Avril 2004

Recensement des médecins hospitaliers sans poste

Le Dr. Pain, chef du service des urgences de l´hôpital de Parthenay dans les Deux-Sèvres mène actuellement le recensement des médecins hospitaliers en manque de reconnaissance véritable : ce sont entre 60 et 100 médecins qui devraient être titulaires de leur poste (car ayant été reçus au concours national de praticien des établissements publics de santé - CNPH) mais qui ne bénéficient pas de poste de titulaire. Pour le Dr. Frédéric Pain, cet état de fait est une aberration, d´autant que cela ne se justifie même pas financièrement : « la différence de coût n´est pas énorme entre un PH contractuel et un PH titulaire ».

Selon lui, l´explication est purement idéologique : « on considère trop souvent qu´un titulaire de la fonction publique ne travaille pas donc à quoi bon titulariser ces jeunes médecins ? Autant les maintenir dans leur statut de contractuel » . Les responsables de cette situation : les directeurs d´établissements et les ARH qui, si elles ont le dernier mot, « suivent globalement l´avis du directeur ».

Au fil de son recensement, Frédéric Pain note que les PH concernés travaillent généralement comme contractuels et quelques-uns ont des postes d´attachés. « Certains sont à la limite de la dépression, certains prennent une plaque », raconte le Dr. Pain. Aussi, le chef des urgences de l´hôpital de Parthenay considère que ce serait tout de même « un beau geste de la part du ministre de la Santé de faire quelque chose pour ces gens-là ». Dans cet objectif, les informations émanant de ce recensement seront envoyés avenue de Ségur dans les jours qui viennent.

 

21 avril 2004

RTT : une enquête sur son application à l’hôpital

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a mené une enquête sur l'application de la réduction du temps de travail à l'hôpital. L'organisme a sollicité les « opinions et jugements » de plus de 750 agents hospitaliers. Il en résulte un sentiment général de « conditions de travail plus difficiles » car ce passage aux 35 heures n'a pas été compensé par des apports d'effectifs. Il en résulte parfois des dysfonctionnements. Mais, globalement, les personnels jugent que la mesure a « un impact appréciable » sur leur vie propre en dehors de l'hôpital. La pénurie en moyens humains ne touche d'ailleurs pas uniquement les agents non médicaux. Avec, dans le cadre des directives européennes, un travail limité à 48 heures (gardes comprises) les 40 000 médecins hospitaliers s'estiment désormais, eux aussi, en sous-nombre pour répondre dans de bonne condition à la demande de soins.

 

20 avril 2004

Les défenseurs de l'hôpital de Saint-Affrique manifestent à Toulouse

Plusieurs centaines de personnes venues de Saint-Affrique (Aveyron) - 250 selon la police, 500 selon les organisateurs -, ont manifesté mardi après-midi à Toulouse pour défendre l'avenir de leur hôpital. Les manifestants, opposés à un protocole de réorganisation avec l'hôpital de Millau, exigent notamment la reprise de l'activité chirurgicale et de l'astreinte radiologique.

Une délégation conduite par le maire socialiste de la ville Alain Fauconnier est ressortie de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) avec le sentiment "d'un mûrissement de l'administration et de la fin du mépris pour les hôpitaux de proximité".

Les organisateurs de la Coordination pour l'hôpital de Saint-Affrique se veulent cependant "méfiants après les promesses non tenues et entendent maintenir la mobilisation ".

Le mouvement, débuté à Saint-Affrique en octobre, a débouché sur la création début avril d'une Coordination nationale de défense des hopitaux de proximité.

"Notre combat a eu un tel écho au niveau national que le nouveau ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, a donné son accord de principe pour me rencontrer en tant que président de la Coordination nationale. Le temps du mépris à l'égard des hôpitaux de proximité semble passé", a estimé M. Fauconnier.

 

19 avril 2004

286 médecins appellent à "défendre le service public hospitalier"

Près de 300 médecins hospitaliers, professeurs de médecine et chefs de service, signent dans le quotidien Le Monde publié ce soir et daté du mardi 20 avril, un appel intitulé "Défendons notre service public hospitalier" : "La situation est si grave que nous considérons de notre devoir de médecins de vous informer (…) Nos hôpitaux, qui pratiquent une médecine de très haut niveau, sont en train d´être disloqués. Notre système de soins, hier encore considéré comme un des meilleurs du monde, est en train d´être détruit.Vous devez savoir que nous sommes de plus en plus souvent placés dans la situation de ne plus pouvoir apporter à nos semblables les soins efficaces dont ils ont besoin ".

Cet appel a été rédigé à l´initiative du Bureau du Comité national de défense de l´hôpital (CNDH), créé en octobre 2000 pour défendre la qualité du système de soins ; il regrouperait environ 500 praticiens hospitaliers.

 

14 avril 2004

 Canicule  2003 : Patrick Pelloux sort un livre

Le président de l’AMUHF sort aujourd‚hui en librairie Urgentiste, ouvrage de 260 pages au fil desquelles Patrick Pelloux raconte l’été 2003 tel qu’il l’a vécu (Urgentiste, par Patrick Pelloux, avec la collaboration d´Alain Dugrand, Editions Fayard. ISBN : 35-2069-9; 18 €)

 

09 avril 2004

 Plan urgences : Philippe Douste-Blazy fait le point des créations de postes

Ce vendredi matin, Philippe Douste-Blazy s´est rendu au Congrès annuel des urgences à Paris, occasion pour lui de faire le point sur le plan Urgences annoncé en septembre dernier, au lendemain de la crise de la canicule et prévoyant une enveloppe de 489 millions d´euros – dont 150 dès 2004 – ainsi que la création de 10.000 postes sur cinq ans.

Selon le nouveau ministre de la Santé, « le bilan réalisé à la fin mars 2004 révèle que 759 postes médicaux et paramédicaux ont été créés au sein des services d´urgences, des SAMU et des SMUR ». Les créations de postes se décomposent comme suit : 144 postes de permanenciers, 266 postes d´infirmières dans les SMUR et aux urgences, 176 postes de praticiens hospitaliers - dont 93 en SAMU-SMUR et 83 aux urgences -, 52 postes d´ambulanciers de SMUR et enfin 121 postes d´aides-soignants et d´agents de service hospitalier. Philippe Douste-Blazy a en outre à nouveau rappelé qu´il procèderait à un suivi régulier ( « tous les six mois, hôpital par hôpital ») des dépenses du plan afin de « savoir en toute transparence où va l´argent ».

Pour Patrick Pelloux, président de l´association des médecins urgentistes, l´important, c´est que « le ministre a reconnu que les hôpitaux ne sont pas prêts à affronter une nouvelle canicule (…). Il nous a également dit qu´il souhaitait travailler avec nous. Nous ne sommes pas contre ». S´ils comptent sur une évolution des choses qui soit constructive, les urgentistes de l´AMUHF se disent toutefois inquiets quant au choix de Philippe Douste-Blazy de garder auprès de lui « des conseillers techniques qui ont été mis en cause pendant la canicule ». Enfin, ils veulent bien croire que des postes ont été créés mais disent-ils, « on ne sait pas où, on n´a pas de visibilité là-dessus ». Du coup, ils attendent de Pierre Mardegan, chargé du suivi de l´application du plan Urgences, qu´il reconnaisse les difficultés rencontrées et que les choses avancent.

 

09 avril 2004

 Hôpital 2007 : Création d’un collectif de médecins hospitaliers

Dans un courrier daté de ce vendredi, le collectif pour la défense de l’hôpital public demande au ministre de la Santé qu’il retire purement et simplement le plan Hôpital 2007 et qu’il ouvre immédiatement des  « négociations intégrant la question de la démographie médicale, des effectifs, de la formation, des statuts et des moyens financiers adéquats. Il s‚agit de répondre à l’urgence d’une situation fortement dégradée ».

Officialisé ce jour, le Collectif des syndicats de praticiens hospitaliers (CSPH) pour la défense de l´hôpital public regroupe la CHG et ses membres, l´USP (Union syndicale pour la psychiatrie, organisation n´appartenant à aucune intersyndicale) mais aussi les déçus de l´INPH et de la CMH que sont le SNPH-CHG, l´UNSMPH, l´Union CFE-CGC et l´AMUHF.

 

04 Avril 2004

 Les hôpitaux de proximité coordonnent leur défense

Ce week-end, 700 à 800 personnes se sont rassemblées à Saint-Affrique pour se constituer en une coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité.

«L´appel du 4 avril 2004 » de la coordination demande « l´arrêt immédiat de la fermeture des services et des hôpitaux » mais aussi la réouverture de structures hospitalières « là où des populations ont été mises en danger ». De plus, la coordination refuse en outre toute réforme de la sécurité sociale et de financement des hôpitaux qui ne permettraient pas une « politique égalitaire de la santé ».

 

31 mars 2004

 Nouveau gouvernement : Douste-Blazy à la Santé

 Suite aux résultats des élections régionales et cantonales, J.Chirac vient de nommer ce soir un nouveau gouvernement sous la responsabilité de Jean Pierre Raffarin, confirmé au poste de premier ministre. Dans ce gouvernement, Philippe Douste Blazy est nommé ministre de la santé et Xavier Bertrand secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie

 

11 mars 2004

 Hôpital 2007 : Manifestations à Paris et à Saint Etienne

Environ 500 personnes selon la police, près d'un millier d'après les organisateurs, ont manifesté ce matin dans les rues de Saint-Etienne pour demander plus de moyens dans les hôpitaux et l'arrêt du plan Hôpital 2007. Après un rassemblement devant le Centre National d'Etudes Supérieures de Sécurité Sociale (CNESSS), basé à Saint-Etienne, les manifestants, arborant des banderoles de la CGT, de FO et de Sud ont défilé jusque devant la préfecture perturbant la circulation dans la grand'rue de Saint-Etienne.
A Paris, quelque 2.000 aides-soignants, infirmiers et médecins des hôpitaux de Paris, selon les organisateurs, se sont rassemblés, en milieu de matinée, devant le siège de l'AP-HP (Assistance publique - hôpitaux de Paris). Les manifestants brandissaient des drapeaux frappés du sigle des organisations syndicales, CGT, FO, Sud Santé ou CFDT, notamment. Parmi eux un grand nombre d'étudiants des écoles d'infirmières venus plaider pour la liberté de "choix des postes, motivation et qualité des soins". Après ce rassemblement devant le siège de l'AP-HP, les manifestants sont partis en cortège pour rejoindre le rassemblement place de la Bastille contre le plan Hôpital 2007.
Celui-ci était organisé à partir de 11h00 dans le cadre de la journée nationale d'action des personnels hospitaliers à l'initiative de syndicats d'agents hospitaliers et de médecins pour dénoncer une insuffisance de moyens et de personnel à l'hôpital.
Lors de ce rassemblement, Sandrine Buscail est intervenu à la tribune pour donner la position du SNJMG.
Pour en savoir plus : Allocution de Sandrine Buscail

 

10 mars 2004

Hôpital 2007: INPH signe relevé de conclusion sur la gouvernance  

 Le ministère de la Santé a annoncé ce soir dans un communiqué que l'Inter syndicat national des praticiens hospitalier savait "adhéré au relevé de conclusions sur la Gouvernance hospitalière", un des principaux volets du projet de réforme Hôpital 2007.
L'INPH est un des sept syndicats hospitaliers qui appellent, demain, à une journée de grève pour dénoncer un "manque de personnels et de moyens", ainsi que le plan "Hôpital 2007".
L'INPH rejoint "les deux autres organisations syndicales de praticiens hospitaliers, la Coordination médicale hospitalière (CMH) et le Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des Hôpitaux publics (SNAM), qui avaient signé le 15 janvier, ainsi que le syndicat des chefs de clinique (…) Les signataires ont convenu que les incompréhensions soulevées en janvier pouvaient être levées et que rien ne s'opposait à ce que l'INPH, partenaire constructif de la modernisation hospitalière, rejoigne les organisations syndicales et professionnelles (...) déjà parties prenantes à la réforme".
Parmi les garanties obtenues auprès de M. Mattei, Mme Develay, vice-présidente de l'INPH, a expliqué que "le point le plus positif (concernait) la garantie que la nomination des praticiens hospitaliers (PH) restera du ressort du ministre de la Santé".
- Plan "Urgences": 483 postes créés dans les SAMU/SMUR
"Moins d'un mois après la notification de la circulaire budgétaire, ce sont 483 postes médicaux et para-médicaux qui ont été créés au sein des SAMU/SMUR", a annoncé ce jour le cabinet du ministre dans un communiqué.
Ces 483 postes se décomposent en 134 postes de permanenciers, 171 d'infirmières, 99 de praticiens hospitaliers, 31 d'ambulanciers et 48 d'aides-soignants.
Le communiqué du ministère précise que : "Les autres axes du plan urgences sont également en phase de concrétisation, en particulier le renforcement des services gériatriques et de l'accueil et l'orientation au sein des services d'urgences (…) Le développement des lits de soins de suite, indispensables pour réduire les files d'attente dans les services d'urgences, est en cours pour être opérationnel avant l'été au sein des agences régionales de l'hospitalisation en liaison étroite avec les professionnels".
Le ministre de la Santé Jean-François Mattei avait estimé, le 30 septembre, que son plan, doté de 489 millions d'euros, dont 150 millions dès 2004, et comprenant notamment la création de plus de 10.000 postes sur cinq ans et 15.000 lits de sortie d'urgence, était "un plan d'une ambition jamais égalée".

 

16 février 2004

 Jean-François Mattei accueilli sous les huées au CHU de Nîmes

En scandant : "de l'argent pour l'hôpital public", une cinquantaine de manifestants réunis à l'appel des syndicats CGT et FO, la plupart en blouse blanche, ont hué ce jour le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, lors de l'inauguration du CHU Carémeau à Nîmes.
Les manifestants, qui ont réclamé une entrevue avec M. Mattei, ont dénoncé le manque de moyens pour mettre en oeuvre le plan gouvernemental de restructuration du système hospitalier :
"On parle de notre CHU comme un fleuron français. C'est très joli, mais cela ne sert à rien s'il n'y a pas de personnel à l'intérieur", a indiqué André Abel, secrétaire départemental FO pour le secteur Santé.
Lors d'un point-presse à l'issue de sa visite du le ministre a déclaré qu'il y avait "toujours des inquiétudes quand on change les règles", tout en promettant aux hôpitaux un "budget proportionnel à leur activité".

 

10 février 2004

Urgences: Samu de France demande la généralisation des plateformes virtuelles interservices

Samu de France a donné ce jour lors d'une conférence de presse les chiffres concernant les soins non programmés : Plus d'un Français sur dix a recours chaque année à la régulation médicale des Samu. Pour moins de 10% des appels, le Smur (service mobile d'urgence et de réanimation) se déplace. Le médecin généraliste de permanence intervient dans 30% des cas, comme une ambulance privée ou un véhicule des pompiers (30%), alors que 30% des appels font l'objet d'une dispense de conseils, a précisé.
Marc Giroud, président de Samu de France a précisé que le nombre d'appels au Samu croît chaque année de 10%, et que les nouveaux cas "relèvent essentiellement de la visite du médecin de garde ou du simple conseil (Or) les personnes les plus démunies ont également un recours plus important aux services d'urgence. Les aspects sociaux, souvent intimement liés aux situations d'urgence, doivent aussi être pris en compte". Cette augmentation du recours aux structures d'urgence nécessite "de continuer à garantir l'accès aux soins d'urgence pour tous (et les centres de régulation) doivent évoluer vers des plateformes d'appels médico-psycho-sociales regroupant l'ensemble des acteurs" pour davantage d'efficacité.
Selon Christine Amiratti, secrétaire générale adjointe, "c'est une fausse bonne idée de dire qu'il faut mettre tout le monde - urgentistes, généralistes, pompiers (numéro 18), policiers (numéro 17) - dans la même pièce. 80% des appels que chacun de ces services publics reçoivent leur sont uniquement destinés. Nous défendons par contre l'idée d'une plate-forme virtuelle d'échange d'informations" via les nouvelles technologies.

  

10 février 2004

 FMC : Installation des Conseils Nationaux

 Les 3 Conseils Nationaux de FMC ont été installés officiellement par le ministre de la Santé, Jean-François Mattei.
Le conseil des médecins libéraux est présidé par le Dr Bernard Ortolan (Csmf); les vice-présidents sont les Dr Philippe Bonnet (président de l'Union nationale des associations de FMC - Unaformec) et Michel Legmann (Conseil national de l'Ordre des médecins - Cnom) ainsi que le Pr Bernard Nemitz (université d'Amiens).
Le conseil des médecins salariés non hospitaliers est présidé par le Dr Alain Beaupin (Association intersyndicale des médecins salariés pour la FMC) et les vice-présidents sont les Dr Jean-Paul Serbib (issu de la même association), Jackie Ahr (du Conseil de l’Ordre) et le Pr Jean-Paul Keisbauer (université de Marseille).
Le conseil des hospitaliers est présidé par le Dr Dominique Bertrand et les vice-présidents sont le Pr Hugues Robert (du Conseil de l’Ordre) et les Dr Rachel Bocher (président de l'Inph - Intersyndicat national des praticiens hospitaliers) et Michel Bussone (Conférence nationale des présidents de CME de centre hospitalier).
Enfin, le Comité de coordination de la formation médicale continue (où chacun des trois conseils nationaux de la FMC est représenté par quatre membres) est lui aussi sur pied. Le Pr Jacques Roland (du Conseil de l’Ordre et ancien président de la conférence des doyens) le préside et le Dr Jacques Thébaut (Csmf) en est le vice-président.

  

7 février 2004

 Nouveau Bureau National pour le SNJMG

Après une assemblée extraordinaire qui a voté le report à 10 ans des limites statutaires et l’adhésion du syndicat au collectif " Europe et médicament ", le SNJMG s’est doté d’un nouveau Bureau National (départ de Paul Terraux et arrivée de Charlotte Tourmente) qui a élu Sandrine Buscail à la présidence. Un grand bravo à tou-te-s !

  

31 janvier 2004

 FMC : la composition des trois conseils nationaux publiée au JO

Au mois de novembre, paraissait au Journal officiel un décret portant création de trois conseils nationaux de formation continue. Ce jour, un arrêté de nomination a été publié au Journal Officiel : le Dr. Dominique Bertrand a été nommé à la tête du conseil des médecins hospitaliers, le Dr. Bernard Ortolan (CSMF) à la tête du conseil des médecins libéraux et le Dr. Alain Beaupin au conseil des médecins salariés. Il faudra encore attendre le 10 février pour que les conseils commencent véritablement leurs travaux, date à laquelle ils seront officiellement installés par le ministre de la Santé.
Pour en savoir plus : Arrêté du JO

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30 janvier 2004

 Avenir de l’Assurance Maladie : le CNPS regrette la "discrétion" des mesures destinées à l'hospitalisation publique

 Le Centre national des professions de santé (CNPS) qui a participé aux travaux du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, s’est exprimé sur le rapport remis au ministre de la Santé Jean-François Mattei le 23 janvier : "Le CNPS regrette la disproportion entre les mesures précises et immédiates destinées au secteur ambulatoire et la discrétion de celles proposées pour l'hospitalisation publique, alors que celle-ci génère à elle seule plus de la moitié des dépenses d'assurance maladie (Le rapport du Haut conseil) représente un bon document de base de travail pour la période qui s'ouvre maintenant et pendant laquelle les différents acteurs du système de santé devront élaborer leurs propositions de réforme".

  

22 janvier 2004

 Grève à l'hôpital contre la "pénurie chronique" de moyens et la réforme gouvernementale "Hôpital 2007"

Les médecins et personnels de l'hôpital public étaient appelés ce jour à faire grève et à descendre dans la rue pour dénoncer "la dégradation permanente des conditions de travail", avec en toile de fond la réforme gouvernementale "Hôpital 2007". Dans les quelque 30 centres hospitaliers universitaires (CHU), le ministère a donné un taux de participation à la grève de 7,14% pour la fonction publique hospitalière, et de 10,53% pour les médecins.
La participation de la fonction publique hospitalière (hors médecins) a été plus ou moins forte selon les régions, avec des pointes en Limousin (22,41%), Midi-Pyrénées et Pays de la Loire (un peu plus de 15%), Poitou-Charentes et Paca (un peu plus de 10%), et une participation un peu en-dessous de la moyenne en Ile-de-France (7,46%) et Rhône-Alpes (7,08%). Le ministère a précisé qu'il s'agissait de la participation effective à la grève, et non de la mobilisation, qui incluait le personnel hospitalier qui avait l'intention de faire grève, mais n'a pas pu y participer. Le ministère a évoqué un taux de mobilisation de 18,79% dans la fonction publique hospitalière.
Concernant les médecins, les taux de grévistes les plus importants ont été enregistrés dans des hôpitaux de province, notamment dans la Sarthe (35% de médecins en grève), Marseille (29% de médecins mobilisés), Albi avec 18 à 20%, Roanne avec 47,85%, Bordeaux (16,79%), Nantes (11,5%) ou encore Rennes (9,3%).
A Paris, plusieurs milliers de médecins, soignants et agents hospitaliers - 5.000 selon les organisateurs, 2.000 selon la police - ont défilé côte à côte jusqu'au ministère de la Santé à l'appel de l'intersyndicaleSud, INPH, CHG et CMH). A Marseille, ils étaient près de 3.000 manifestants, selon les organisateurs, à réclamer le retrait de Hôpital 2007. Des rassemblements ont également été organisés à Avignon (Vaucluse), Toulouse, Caen et Lille notamment.
Le décompte effectué par les administrations a été mis en cause par certains organisateurs de la grève qui se sont étonnés que les assignations, qui permettent aux personnels hospitaliers de se déclarer en grève tout en assurant la "permanence des soins", n'aient pas été enregistrées dans certains établissements.
Le ministre de la Santé Jean-François Mattei a demandé aux hospitaliers "de la patience, de la confiance, de la volonté et de la détermination" avant d'ajouter, en marge d'un colloque sur le plan "Hôpital 2007" à l'Assemblée nationale: "Je ne nie pas le malaise parce que c'est une réalité".
Une délégation de quatorze membres de l'intersyndicale a été reçue, à l'issue de la manifestation parisienne, au ministère de la Santé par des membres de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS) pour leur faire part, selon un des représentants syndicaux, de leur "colère plus que de (leur) inquiétude".
Les organisations syndicales se sont accordées à dire que la mobilisation future dépendait largement "des associations de malades, d'usagers de l'hôpital public".

  

20 janvier 2004 

 Le SNJMG annonce sa participation à la grève du 22 janvier 2004

 Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de presse pour appeler les internes/résidents en médecine générale et les jeunes généralistes hospitaliers à participer à la grève du 22 janvier 2004.
- Jean-François Mattei nomme un "M. Urgences"
Le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, a chargé le docteur Pierre Mardegan, 45 ans, chef du service des urgences du centre hospitalier de Montauban (Tarn-et-Garonne), de superviser l'application du plan Urgences. Première "réponse" d'ampleur à la crise sanitaire de l'été 2003, le plan de rénovation des urgences, présenté par M. Mattei à son lancement, le 30 septembre, comme un dispositif d'une "ambition jamais égalée", est doté de 489 millions d'euros sur cinq ans. Ce plan prévoit notamment la création de 10.000 postes et l'ouverture de 15.000 lits en cinq ans mais il n'a pas emporté la pleine adhésion du corps médical.
Pierre Mardegan, qui sera chargé de mission auprès de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS), "devra s'assurer que le plan Urgences s'applique le mieux possible, selon les réalités et les besoins locaux (…) Le calendrier détaillé de mise en place du Plan urgences sera fixé dans les tous prochains jours à l'occasion de la publication de la circulaire budgétaire".

  

17 janvier 2004

 Réforme de l'hôpital: opposition de la CGT, FO, Sud et CFTC

La CGT (près de 33% des voix fin 2003, où 439.744 personnes -sur 722.764 inscrits- ont voté) a repoussé le "relevé de conclusions sur la réforme de la gouvernance de l'hôpital public", de même que FO (22,34%), Sud (8,15%) et la CFTC (3,4%).
L'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa, 5,18%) a indiqué qu'elle signerait.
Les non-signataires rejoignent l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH), la Confédération des hôpitaux généraux (CHG) et l'associations des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf).
Dans une déclaration commune, tous confirment leur appel à la grève jeudi et demandent l'ouverture "de réelles négociations" pour "des moyens financiers supplémentaires" à l'hôpital public.

  

16 janvier 2004

 Publication d’une enquête du Credes sur les patients consultant les urgences hospitalières

Une enquête nationale sur le recours aux soins des personnes vivant en France en 2002 révèle qui consulte aux urgences hospitalières.
Les résultats présentés par le Credes (Centre de recherche, d'étude et de documentation en économie de la santé) sont issus de l'enquête Santé et protection sociale (ESPS) menée tous les deux ans auprès d'environ 20.000 personnes.
Une personne interrogée sur dix déclare avoir été soignée au moins une fois aux urgences d'un hôpital ou d'une clinique en 2002. Les pourcentages de consultation les plus élevés (17%) s'observent chez les enfants de moins de 2 ans et chez les patients de 80 ans ou plus. Le Credes précise aussi que :
- "Les taux de consommateurs sont très élevés chez les chômeurs et les personnes vivant dans un ménage d'employés ou d'ouvriers non qualifiés".
- "Le taux est également très élevé chez les personnes vivant seules ou dans une famille monoparentale, chez les personnes ayant un faible niveau d'études ou de revenu".
- Le recours aux urgences hospitalières est très répandu "chez les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire ou encore chez les personnes sans couverture complémentaire maladie".

  

15 janvier 2004 

 Agression aux urgences à Lyon : 6 mois ferme pour les 3 fils d'une patiente

Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné jeudi à 12 mois de prison, dont six avec sursis, les trois fils d'une patiente de l'hôpital Saint-Luc/Saint-Joseph, jugés pour avoir provoqué un pugilat, où neuf membres du personnel médical avaient été blessés, le 20 décembre.
Le procureur de la République avait requis un an de prison, dont quatre mois avec sursis, à l'encontre de l'aîné un cadre de 29 ans, poursuivi comme ses frères pour "violences aggravées en réunion et avec arme sur personnes chargées du service public".
Contre les 2 frères agés de 23 ans et 18 ans, il avait réclamé 10 mois dont quatre avec sursis.
"A aucun moment, il n'est écrit que l'amour filial doit rendre aveugle et sourd", a déclaré le procureur de la République, faisant état de "faits tellement surprenants dans leur gravité".
Le tribunal a accordé un euro à l'hôpital au titre du préjudice moral, mais il a rejeté le préjudice matériel.

  

15 janvier 2004

 Réforme de l’Hôpital : 2 syndicats de médecins hospitaliers minoritaires approuvent le projet de J.F.Mattéi

Ce jeudi, le SNAM et la CMH (Coordination médicale hospitalière) ont signé le relevé de conclusions sur la réforme de la gouvernance de l´hôpital public tel que rédigé dans sa quatrième et dernière mouture. Pour le Dr Aubart, " les malades doivent être pris en charge dans des pôles qui regroupent autour d´eux les moyens et les organisations utiles à leur prise en charge. Ces pôles à responsabilité médicale affirmée doivent disposer de moyens de gestion et d´anticipation. Les équipes médicales, au service du malade, doivent être regroupées au sein de services sur la base de leurs compétences et de leurs spécialités médicales. La communauté médicale doit disposer au sein du conseil exécutif d´une place et d´un rôle non de directeur médical mais de codécideur au service des malades ". Pour ces raisons, la majorité des syndicats composant la CMH ont choisi, lors d´une assemblée exceptionnelle organisée ce lundi, d´accepter le texte proposé par Jean-François Mattéi. Le SNGC (syndicat national de gérontologie clinique), présidé par Jean-Marie Vetel et l´AMUHF (Association des médecins urgentistes) présidée par Patrick Pelloux ont pour leur part considéré que le texte n´était pas acceptable. Pour le Dr. Pelloux, en effet, entrer dans un dispositif tel que celui prévu par le relevé de conclusions engendrerait notamment la mise en place d´une structure mandarinale à l´hôpital.
Comme prévu, l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH) et la Confédération des hôpitaux généraux (CHG), qui représentent plus des deux tiers de praticiens hospitaliers, n'ont pas signé ce volet du plan hôpital 2007
Selon Pierre Faraggi, le président de la CHG, "la sérénité n'est pas au rendez-vous, c'est un mauvais projet de réforme. Nous allons essayer de mobiliser au maximum et nous ferons notre travail d'opposant à ce texte en allant voir les parlementaires (Ce projet) va entraîner des rigidités supplémentaires, une bureaucratisation du fonctionnement hospitalier et un éloignement du médecin de la prise de décisions et de la capacité d'initiative (…) C'est une franche plaisanterie de dire que cela apporte de la souplesse et de la responsabilité aux médecins ! ".
De son coté, Rachel Bocher, président de l'INPH a déclaré :"J'ai toujours trouvé le texte de réforme illisible et emprunt d'une certaine suspicion de par sa méthode précipitée, les changements de versions et les discours différents tenus aux uns et aux autres (Ce projet) crée un système pyramidal, trop hiérarchisé, oligarchique: le ministre de la Santé donne l'hôpital à quelques uns, praticiens ou directeurs (…) Cette réforme ne rendra pas l'hôpital plus attractif pour les médecins et risque d'aggraver la pénurie (de praticiens, ndlr) et donc de désorganiser les soins"

 

 14 janvier 2004

 Hôpital 2007 : J.F.Mattéi juge "sans fondement" les inquiétudes de la Conférence des doyens

Hier, la Conférence s'était déclarée "inquiète de la précarité des références à la dimension universitaire des centres hospitaliers et universitaires (CHU)" dans le projet de réforme de l'hôpital. Ce jour, le ministre de la Santé répond à cette crainte dans un communiqué : "Les inquiétudes manifestées par la Conférence des doyens et la coordination hospitalo-universitaire sur la gouvernance des CHU apparaissent sans fondement au vu du projet de texte (…) Le projet sur l'organisation interne de l'hôpital s'inscrit dans le strict respect de l'ordonnance de 1958 concernant la mission hospitalo-universitaire des CH et U (…) C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce projet ne s'étend pas sur la définition de cette mission de recherche et d'enseignement des CHU mais la conforte (…) les services demeurent entièrement compétents en matière de prise en charge médicale, qu'il s'agisse des protocoles médicaux, de l'évaluation des pratiques professionnelles ou, le cas échéant, de l'enseignement et de la recherche (…) Des travaux complémentaires sont prévus afin, notamment, de préciser l'association des instances universitaires à la définition des activités d'enseignement et de recherche médicale des établissements hospitalo-universitaires et de leurs pôles".

 

9 janvier 2004

 Organisation interne des hôpitaux: l’INPH et la CHG rejette le projet de J.F.Mattéi

Le ministre de la Santé a reçu en bilatérales lundi et mardi les quatre syndicats de praticiens (INPH, CHG, CMH et SNAM-HP) afin de tenter de trouver un compromis sur le volet «gestion hospitalière» du plan «Hôpital 2007». Une quatrième version du projet de réforme de la "gouvernance" - présentée comme la version "finale" - a été envoyée aux syndicats jeudi soir, ainsi qu'un "relevé de conclusion".
"Ce projet de réforme non seulement ne prend pas en compte les difficultés majeures de l'hôpital en termes de moyens et de démographies professionnelles mais il va détériorer durablement la place et les responsabilités des médecins et donc la qualité des soins", ont dénoncé l'INPH et la CHG dans un communiqué commun. Ils estiment que ce projet "ligote la place du médical, dans une subordination de fait au décideur administratif", en charge de la gestion financière, ce qui reviendrait à ce que "la logique de gestion exclusivement comptable prenne le pas sur la logique de soins".
L'INPH et la CHG "ne peuvent donc envisager la signature d'un protocole d'accord" et appellent à nouveau l'ensemble des praticiens hospitaliers à se joindre à la journée de grève du 22 janvier organisée conjointement avec un autre syndicat de médecins (la CMH) et les syndicats d'agents hospitaliers (CGT, FO, CFTC et Sud).

 

1 janvier 2004

 Nouvelle agression aux urgences à Lyon : quatre employés (dont un médecin) légèrement blessés

Quatre membres du personnel médical de l'hôpital Saint-Luc/Saint-Joseph de Lyon ont été légèrement blessés par un groupe de personnes, dont une patiente, excédé par le temps d'attente dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Selon le quotidien «le Progrès», les agresseurs présumés, âgés de 20 à 30 ans, parmi lesquels deux hommes, et trois femmes dont la patiente blessée à l'arcade sourcilière, ont porté des coups sur un médecin, deux infirmières, et un brancardier. Toujours selon le quotidien, le médecin a eu une dent cassée, le brancardier a été atteint à l'arcade sourcilière ainsi qu'à la lèvre, et les infirmières présentent une ITT de trois jours.
NB : Dominique Montaigu, directrice de l’hôpital Saint Luc/Saint Joseph avait pourtant fait appel aux services d’un vigile depuis le 24 décembre suite à l’importance du traumatisme subi par les professionnels de santé présents le samedi 20 décembre lors de la première scène de violence.
- Publication au JO des nouveaux montants des rémunérations des médecins hospitaliers
Le JO de ce jour officialise l’augmentation indiciaire systématique des différentes rémunérations des médecins hospitaliers.

 


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