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18 déc 2004 |
Double meurtre à l’Hôpital de Pau |
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Une
infirmière et une aide soignante ont été assassinée dans la nuit
de vendredi à samedi dans le pavillon de psycho-gériatrie du
Centre Hospitalier des Pyrénées à Pau (64). C'est le personnel
de relève qui a alerté la police après avoir vu une vitre brisée
et des traces de sang à son arrivée dans le bâtiment. Le cadavre
de la première victime, mutilé, se trouvait dans une salle de
détente. Le corps de la seconde victime, égorgée, était dans un
couloir, à deux mètres de la salle.
Sous la pression des organisations hospitalières de médecins et
de personnels non médicaux horrifiées par ce drame, une réunion
de crise s’est tenue au ministère de la Santé le lendemain après
midi. A l’issue de cette réunion, Philippe Douste Blazy a décidé
un moratoire sur la fermeture de lits en Psychiatrie. |
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23
nov 2004 |
Hôpital
G.Pompidou: "réorganisation" entamée après un audit |
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Un audit sur
l'activité chirurgicale de l'hôpital européen Georges Pompidou (HEGP),
effectué à la demande de l'Assistance publique-hôpitaux de paris
(AP-HP), dont dépend l'hôpital Pompidou, a révèlé, selon
l'édition de ce jour du Canard enchaîné, une prise en charge
insuffisante de la douleur et une mauvaise organisation des
blocs opératoires.
Ce jour même,
Mme Monique Ricomes, directrice de l'hôpital, est intervenue
pour donner quelques précisions : "Nous étions soucieux
d'évaluer les raisons pour lesquelles l'activité opératoire de
l'hôpital n'était pas à la hauteur de nos attentes, en termes de
volume, 4 ans après son ouverture (…) Nous avons donc demandé un
audit fin avril à trois experts extérieurs, afin d'avoir un
regard nouveau sur l'hôpital. Cet audit, remis en juillet, a mis
à jour des dysfonctionnements, sur lesquels nous avions déjà des
constats internes, mais qui n'ont jamais mis en cause la
sécurité des patients (…) Depuis la remise de cet audit, il y a
quatre mois, nous nous sommes mis au travail, une réorganisation
a été entamée et nous avons déjà obtenu des résultats très
positifs: les déprogrammations d'interventions chirurgicales ont
diminué, du personnel spécialisé a été recruté...". |
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10 mai 2004 |
CHU Toulouse:
les personnels manifestent contre un budget 2004 "insuffisant" |
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Environ 300 salariés du Centre hospitalier universitaire (CHU)
de Toulouse se sont rassemblés lundi devant l'Hôtel Dieu pour
dénoncer "un budget 2004 insuffisant pour couvrir les besoins de
fonctionnement des différents établissements du CHU".
Dans l'après-midi, le ministre de la Santé Philippe
Douste-Blazy, qui présidait jusqu'à la semaine dernière le
conseil d'administration (CA) du CHU en tant que maire de
Toulouse, a annoncé une rallonge budgétaire exceptionnelle de 12
millions d'euros dans une lettre faisant état de "l'impasse
financière dans laquelle se trouve le CHU et dans l'attente
d'une éventuelle révision des tarifs".
Cette rallonge n'a pas satisfait l'intersyndicale
CGT-FO-CFDT-SUD : "Ces 12 millions d'euros permettent
d'atteindre le niveau du budget 2003, mais nous estimons qu'il
manque 58 millions d'euros pour couvrir les besoins réels de
fonctionnement et d'investissement".
L'intersyndicale a soumis au CA une motion dans laquelle elle
indique qu'elle rejette le plan hôpital 2007, et notamment la
tarification à l'unité de certains actes qui "représente une
invitation à la sélection des malades rentables". Elle se
déclare opposée à la volonté ministérielle de "vouloir inclure
l'hôpital dans la réforme de l'assurance maladie".
Cette motion a été rejetée lundi par le CA par 12 voix contre
10. |
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07 mai 2004 |
Plusieurs syndicats réclament des
décisions concrètes pour l’hôpital |
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Les syndicat
d'agents hospitaliers CGT, FO, Sud, CFTC, et de médecins
hospitaliers CHG, SNPH-CHG, UPHP, CFE-CGC,USP et Amuhf ont
indiqué vendredi dans un communiqué que la hausse du numerus
clausus des médecins et l'organisation d'assises régionales de
l'hôpital "ne peuvent suffire et doivent s'accompagner de
décisions concrètes".
Ils réclament
l'ouverture "de réelles négociations qui intègrent les problèmes
démographiques et traitent de l'emploi, de formation, des
statuts et des moyens financiers".
Ils demandent le retrait du plan Hôpital 2007 car "le maintien
de la tarification à l'activité (dite "T2A") et de la réforme de
la gouvernance serait contradictoire avec la volonté affichée de
moderniser, humaniser et démocratiser l'hôpital".
Les syndicats réitèrent enfin leur exigence d'un "véritable
débat national sur les missions et les moyens de l'hôpital
public". |
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01 mai 2004 |
Hôpital de Saint-Affrique : résolution du conflit et évacuation
du viaduc de Millau occupé par les défenseurs de l’hôpital |
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es
défenseurs de l'hôpital de Saint-Affrique et le ministère de la
Santé sont parvenus à un consensus samedi et le chantier du
viaduc de Millau, occupé depuis vendredi matin, a été évacué.
Après la remise il y a une semaine d'un rapport de l'Inspection
générale des affaires sociales (IGAS), qui préconisait le
maintien à Saint-Affrique et à Millau de deux sites hospitaliers
avec notamment des services d'urgence et de maternité, les
ultimes négociations ont abouti à la restauration d'un service
de chirurgie à Saint-Affrique.
Le
rétablissement de ce service, fermé en juin 2003 pour travaux
mais jamais rouvert, était l'une des revendications principales
des personnels et de la population depuis le mois d'octobre.
Ce
service s'inscrit toutefois dans un cadre expérimental d'une
durée de deux ans et sera soumis à des évaluations régulières, a
précisé dans un communiqué l'Agence régionale d'hospitalisation
(ARH).
Il
a également été décidé de créer un comité de suivi des
préconisations de l'IGAS et une commission consultative médicale
qui devrait permettre à Saint-Affrique d'être mieux représenté
au sein du Centre hospitalier intercommunal, la structure
administrative qui chapeaute les établissements de Millau et
Saint-Affrique.
Les projets de réorganisation des deux établissements et surtout
l'annonce en 2003 d'un futur site unique proche de Millau
avaient déclenché la mobilisation des usagers de Saint-Affrique.
Après des mois de combat - manifestations mais aussi grèves de
la faim de personnels - et de négociations avec les autorités de
tutelle, l'IGAS a proposé "de renoncer à l'objectif d'un plateau
unique (...) au profit du maintien des deux sites", et une aide
financière substantielle pour Saint-Affrique.
Le
conseil d'administration du Centre hospitalier intercommunal
devrait se prononcer sur ces propositions le 13 mai et adopter
un calendrier de mise en oeuvre. |
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23 Avril 2004 |
Recensement des
médecins hospitaliers sans poste
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Le Dr. Pain,
chef du service des urgences de l´hôpital de Parthenay dans les
Deux-Sèvres mène actuellement le recensement des médecins
hospitaliers en manque de reconnaissance véritable : ce sont
entre 60 et 100 médecins qui devraient être titulaires de leur
poste (car ayant été reçus au concours national de praticien des
établissements publics de santé - CNPH) mais qui ne bénéficient
pas de poste de titulaire. Pour le Dr. Frédéric Pain, cet état
de fait est une aberration, d´autant que cela ne se justifie
même pas financièrement : « la différence de coût n´est pas
énorme entre un PH contractuel et un PH titulaire ».
Selon lui,
l´explication est purement idéologique : « on considère trop
souvent qu´un titulaire de la fonction publique ne travaille pas
donc à quoi bon titulariser ces jeunes médecins ? Autant les
maintenir dans leur statut de contractuel » . Les
responsables de cette situation : les directeurs
d´établissements et les ARH qui, si elles ont le dernier mot,
« suivent globalement l´avis du directeur ».
Au fil de son
recensement, Frédéric Pain note que les PH concernés travaillent
généralement comme contractuels et quelques-uns ont des postes
d´attachés. « Certains sont à la limite de la dépression,
certains prennent une plaque », raconte le Dr. Pain. Aussi,
le chef des urgences de l´hôpital de Parthenay considère que ce
serait tout de même « un beau geste de la part du ministre de
la Santé de faire quelque chose pour ces gens-là ». Dans cet
objectif, les informations émanant de ce recensement seront
envoyés avenue de Ségur dans les jours qui viennent. |
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21 avril 2004 |
RTT : une enquête sur son
application à l’hôpital |
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La Direction de
la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques
(Drees) a mené une enquête sur l'application de la réduction du
temps de travail à l'hôpital. L'organisme a sollicité les «
opinions et jugements » de plus de 750 agents hospitaliers. Il
en résulte un sentiment général de « conditions de travail plus
difficiles » car ce passage aux 35 heures n'a pas été compensé
par des apports d'effectifs. Il en résulte parfois des
dysfonctionnements. Mais, globalement, les personnels jugent que
la mesure a « un impact appréciable » sur leur vie propre en
dehors de l'hôpital. La pénurie en moyens humains ne touche
d'ailleurs pas uniquement les agents non médicaux. Avec, dans le
cadre des directives européennes, un travail limité à 48 heures
(gardes comprises) les 40 000 médecins hospitaliers s'estiment
désormais, eux aussi, en sous-nombre pour répondre dans de bonne
condition à la demande de soins. |
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20 avril 2004 |
Les défenseurs de
l'hôpital de Saint-Affrique manifestent à Toulouse |
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Plusieurs centaines de personnes venues de Saint-Affrique
(Aveyron) - 250 selon la police, 500 selon les organisateurs -,
ont manifesté mardi après-midi à Toulouse pour défendre l'avenir
de leur hôpital. Les manifestants, opposés à un protocole de
réorganisation avec l'hôpital de Millau, exigent notamment la
reprise de l'activité chirurgicale et de l'astreinte
radiologique.
Une délégation conduite par le maire socialiste de la ville
Alain Fauconnier est ressortie de l'Agence régionale
d'hospitalisation (ARH) avec le sentiment "d'un mûrissement
de l'administration et de la fin du mépris pour les hôpitaux de
proximité".
Les organisateurs de la Coordination pour l'hôpital de
Saint-Affrique se veulent cependant "méfiants après les
promesses non tenues et entendent maintenir la mobilisation
".
Le
mouvement, débuté à Saint-Affrique en octobre, a débouché sur la
création début avril d'une Coordination nationale de défense des
hopitaux de proximité.
"Notre
combat a eu un tel écho au niveau national que le nouveau
ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, a donné son accord
de principe pour me rencontrer en tant que président de la
Coordination nationale. Le temps du mépris à l'égard des
hôpitaux de proximité semble passé", a estimé M. Fauconnier. |
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19 avril 2004 |
286 médecins
appellent à "défendre le service public hospitalier" |
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Près de 300
médecins hospitaliers, professeurs de médecine et chefs de
service, signent dans le quotidien Le Monde publié ce soir et
daté du mardi 20 avril, un appel intitulé "Défendons notre
service public hospitalier" : "La
situation est si grave que nous considérons de notre devoir de
médecins de vous informer (…) Nos hôpitaux, qui pratiquent une
médecine de très haut niveau, sont en train d´être disloqués.
Notre système de soins, hier encore considéré comme un des
meilleurs du monde, est en train d´être détruit.Vous devez
savoir que nous sommes de plus en plus souvent placés dans la
situation de ne plus pouvoir apporter à nos semblables les soins
efficaces dont ils ont besoin ".
Cet appel a été
rédigé à l´initiative du Bureau du Comité national de défense de
l´hôpital (CNDH), créé en octobre 2000 pour défendre la qualité
du système de soins ; il regrouperait environ 500 praticiens
hospitaliers.
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14 avril 2004 |
Canicule
2003 : Patrick Pelloux sort un livre |
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Le président de
l’AMUHF sort aujourd‚hui en librairie Urgentiste, ouvrage
de 260 pages au fil desquelles Patrick Pelloux raconte l’été
2003 tel qu’il l’a vécu (Urgentiste, par Patrick Pelloux, avec
la collaboration d´Alain Dugrand, Editions Fayard. ISBN :
35-2069-9; 18 €) |
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09 avril 2004 |
Plan
urgences : Philippe Douste-Blazy fait le point des créations de
postes |
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Ce vendredi
matin, Philippe Douste-Blazy s´est rendu au Congrès annuel des
urgences à Paris, occasion pour lui de faire le point sur le
plan Urgences annoncé en septembre dernier, au lendemain de la
crise de la canicule et prévoyant une enveloppe de 489 millions
d´euros – dont 150 dès 2004 – ainsi que la création de 10.000
postes sur cinq ans.
Selon le nouveau
ministre de la Santé, « le bilan réalisé à la fin mars 2004
révèle que 759 postes médicaux et paramédicaux ont été créés au
sein des services d´urgences, des SAMU et des SMUR ». Les
créations de postes se décomposent comme suit : 144 postes de
permanenciers, 266 postes d´infirmières dans les SMUR et aux
urgences, 176 postes de praticiens hospitaliers - dont 93 en
SAMU-SMUR et 83 aux urgences -, 52 postes d´ambulanciers de SMUR
et enfin 121 postes d´aides-soignants et d´agents de service
hospitalier. Philippe Douste-Blazy a en outre à nouveau rappelé
qu´il procèderait à un suivi régulier ( « tous les six mois,
hôpital par hôpital ») des dépenses du plan afin de «
savoir en toute transparence où va l´argent ».
Pour Patrick
Pelloux, président de l´association des médecins urgentistes,
l´important, c´est que « le ministre a reconnu que les
hôpitaux ne sont pas prêts à affronter une nouvelle canicule
(…). Il nous a également dit qu´il souhaitait travailler avec
nous. Nous ne sommes pas contre ». S´ils comptent sur une
évolution des choses qui soit constructive, les urgentistes de
l´AMUHF se disent toutefois inquiets quant au choix de Philippe
Douste-Blazy de garder auprès de lui « des conseillers
techniques qui ont été mis en cause pendant la canicule ».
Enfin, ils veulent bien croire que des postes ont été créés mais
disent-ils, « on ne sait pas où, on n´a pas de visibilité
là-dessus ». Du coup, ils attendent de Pierre Mardegan,
chargé du suivi de l´application du plan Urgences, qu´il
reconnaisse les difficultés rencontrées et que les choses
avancent. |
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09 avril 2004 |
Hôpital
2007 : Création d’un collectif de médecins hospitaliers |
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Dans un courrier
daté de ce vendredi, le collectif pour la défense de l’hôpital
public demande au ministre de la Santé qu’il retire purement et
simplement le plan Hôpital 2007 et qu’il ouvre immédiatement des
« négociations intégrant la question de la démographie
médicale, des effectifs, de la formation, des statuts et des
moyens financiers adéquats. Il s‚agit de répondre à l’urgence
d’une situation fortement dégradée ».
Officialisé ce
jour, le Collectif des syndicats de praticiens hospitaliers
(CSPH) pour la défense de l´hôpital public regroupe la CHG et
ses membres, l´USP (Union syndicale pour la psychiatrie,
organisation n´appartenant à aucune intersyndicale) mais aussi
les déçus de l´INPH et de la CMH que sont le SNPH-CHG, l´UNSMPH,
l´Union CFE-CGC et l´AMUHF. |
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04 Avril 2004 |
Les
hôpitaux de proximité coordonnent leur défense |
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Ce week-end, 700
à 800 personnes se sont rassemblées à Saint-Affrique pour se
constituer en une coordination nationale des comités de défense
des hôpitaux de proximité.
«L´appel du 4
avril 2004 »
de la coordination demande « l´arrêt immédiat de la fermeture
des services et des hôpitaux » mais aussi la réouverture de
structures hospitalières « là où des populations ont été
mises en danger ». De plus, la coordination refuse en outre
toute réforme de la sécurité sociale et de financement des
hôpitaux qui ne permettraient pas une « politique égalitaire
de la santé ».
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31 mars
2004 |
Nouveau gouvernement :
Douste-Blazy à la Santé |
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Suite aux résultats des élections
régionales et cantonales, J.Chirac vient de nommer ce soir un
nouveau gouvernement sous la responsabilité de Jean Pierre
Raffarin, confirmé au poste de premier ministre. Dans ce
gouvernement, Philippe Douste Blazy est nommé ministre de la
santé et Xavier Bertrand secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie |
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11 mars
2004 |
Hôpital 2007 : Manifestations à
Paris et à Saint Etienne |
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Environ 500 personnes selon la
police, près d'un millier d'après les organisateurs, ont
manifesté ce matin dans les rues de Saint-Etienne pour demander
plus de moyens dans les hôpitaux et l'arrêt du plan Hôpital
2007. Après un rassemblement devant le Centre National d'Etudes
Supérieures de Sécurité Sociale (CNESSS), basé à Saint-Etienne,
les manifestants, arborant des banderoles de la CGT, de FO et de
Sud ont défilé jusque devant la préfecture perturbant la
circulation dans la grand'rue de Saint-Etienne.
A Paris, quelque 2.000 aides-soignants, infirmiers et médecins
des hôpitaux de Paris, selon les organisateurs, se sont
rassemblés, en milieu de matinée, devant le siège de l'AP-HP
(Assistance publique - hôpitaux de Paris). Les manifestants
brandissaient des drapeaux frappés du sigle des organisations
syndicales, CGT, FO, Sud Santé ou CFDT, notamment. Parmi eux un
grand nombre d'étudiants des écoles d'infirmières venus plaider
pour la liberté de "choix des postes, motivation et qualité des
soins". Après ce rassemblement devant le siège de l'AP-HP, les
manifestants sont partis en cortège pour rejoindre le
rassemblement place de la Bastille contre le plan Hôpital 2007.
Celui-ci était organisé à partir de 11h00 dans le cadre de la
journée nationale d'action des personnels hospitaliers à
l'initiative de syndicats d'agents hospitaliers et de médecins
pour dénoncer une insuffisance de moyens et de personnel à
l'hôpital.
Lors de ce rassemblement, Sandrine Buscail est intervenu à la
tribune pour donner la position du SNJMG.
Pour en savoir plus :
Allocution de Sandrine Buscail |
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10 mars 2004 |
Hôpital 2007: INPH signe relevé
de conclusion sur la gouvernance |
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Le ministère de la Santé a annoncé
ce soir dans un communiqué que l'Inter syndicat national des
praticiens hospitalier savait "adhéré au relevé de conclusions
sur la Gouvernance hospitalière", un des principaux volets du
projet de réforme Hôpital 2007.
L'INPH est un des sept syndicats hospitaliers qui appellent,
demain, à une journée de grève pour dénoncer un "manque de
personnels et de moyens", ainsi que le plan "Hôpital 2007".
L'INPH rejoint "les deux autres organisations syndicales de
praticiens hospitaliers, la Coordination médicale hospitalière
(CMH) et le Syndicat national des médecins, chirurgiens,
spécialistes et biologistes des Hôpitaux publics (SNAM), qui
avaient signé le 15 janvier, ainsi que le syndicat des chefs de
clinique (…) Les signataires ont convenu que les
incompréhensions soulevées en janvier pouvaient être levées et
que rien ne s'opposait à ce que l'INPH, partenaire constructif
de la modernisation hospitalière, rejoigne les organisations
syndicales et professionnelles (...) déjà parties prenantes à la
réforme".
Parmi les garanties obtenues auprès de M. Mattei, Mme Develay,
vice-présidente de l'INPH, a expliqué que "le point le plus
positif (concernait) la garantie que la nomination des
praticiens hospitaliers (PH) restera du ressort du ministre de
la Santé".
- Plan "Urgences": 483 postes créés dans les SAMU/SMUR
"Moins d'un mois après la notification de la circulaire
budgétaire, ce sont 483 postes médicaux et para-médicaux qui ont
été créés au sein des SAMU/SMUR", a annoncé ce jour le cabinet
du ministre dans un communiqué.
Ces 483 postes se décomposent en 134 postes de permanenciers,
171 d'infirmières, 99 de praticiens hospitaliers, 31
d'ambulanciers et 48 d'aides-soignants.
Le communiqué du ministère précise que : "Les autres axes du
plan urgences sont également en phase de concrétisation, en
particulier le renforcement des services gériatriques et de
l'accueil et l'orientation au sein des services d'urgences (…)
Le développement des lits de soins de suite, indispensables pour
réduire les files d'attente dans les services d'urgences, est en
cours pour être opérationnel avant l'été au sein des agences
régionales de l'hospitalisation en liaison étroite avec les
professionnels".
Le ministre de la Santé Jean-François Mattei avait estimé, le 30
septembre, que son plan, doté de 489 millions d'euros, dont 150
millions dès 2004, et comprenant notamment la création de plus
de 10.000 postes sur cinq ans et 15.000 lits de sortie
d'urgence, était "un plan d'une ambition jamais égalée".
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16 février 2004 |
Jean-François Mattei accueilli
sous les huées au CHU de Nîmes |
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En scandant : "de l'argent pour
l'hôpital public", une cinquantaine de manifestants réunis à
l'appel des syndicats CGT et FO, la plupart en blouse blanche,
ont hué ce jour le ministre de la Santé, Jean-François Mattei,
lors de l'inauguration du CHU Carémeau à Nîmes.
Les manifestants, qui ont réclamé une entrevue avec M. Mattei,
ont dénoncé le manque de moyens pour mettre en oeuvre le plan
gouvernemental de restructuration du système hospitalier :
"On parle de notre CHU comme un fleuron français. C'est très
joli, mais cela ne sert à rien s'il n'y a pas de personnel à
l'intérieur", a indiqué André Abel, secrétaire départemental FO
pour le secteur Santé.
Lors d'un point-presse à l'issue de sa visite du le ministre a
déclaré qu'il y avait "toujours des inquiétudes quand on change
les règles", tout en promettant aux hôpitaux un "budget
proportionnel à leur activité". |
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10 février 2004 |
Urgences: Samu de France demande la généralisation des
plateformes virtuelles interservices |
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Samu de France a donné ce jour lors
d'une conférence de presse les chiffres concernant les soins non
programmés : Plus d'un Français sur dix a recours chaque année à
la régulation médicale des Samu. Pour moins de 10% des appels,
le Smur (service mobile d'urgence et de réanimation) se déplace.
Le médecin généraliste de permanence intervient dans 30% des
cas, comme une ambulance privée ou un véhicule des pompiers
(30%), alors que 30% des appels font l'objet d'une dispense de
conseils, a précisé.
Marc Giroud, président de Samu de France a précisé que le nombre
d'appels au Samu croît chaque année de 10%, et que les nouveaux
cas "relèvent essentiellement de la visite du médecin de garde
ou du simple conseil (Or) les personnes les plus démunies ont
également un recours plus important aux services d'urgence. Les
aspects sociaux, souvent intimement liés aux situations
d'urgence, doivent aussi être pris en compte". Cette
augmentation du recours aux structures d'urgence nécessite "de
continuer à garantir l'accès aux soins d'urgence pour tous (et
les centres de régulation) doivent évoluer vers des plateformes
d'appels médico-psycho-sociales regroupant l'ensemble des
acteurs" pour davantage d'efficacité.
Selon Christine Amiratti, secrétaire générale adjointe, "c'est
une fausse bonne idée de dire qu'il faut mettre tout le monde -
urgentistes, généralistes, pompiers (numéro 18), policiers
(numéro 17) - dans la même pièce. 80% des appels que chacun de
ces services publics reçoivent leur sont uniquement destinés.
Nous défendons par contre l'idée d'une plate-forme virtuelle
d'échange d'informations" via les nouvelles technologies. |
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10 février 2004 |
FMC : Installation des Conseils
Nationaux |
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Les 3 Conseils Nationaux de FMC ont
été installés officiellement par le ministre de la Santé,
Jean-François Mattei.
Le conseil des médecins libéraux est présidé par le Dr Bernard
Ortolan (Csmf); les vice-présidents sont les Dr Philippe Bonnet
(président de l'Union nationale des associations de FMC -
Unaformec) et Michel Legmann (Conseil national de l'Ordre des
médecins - Cnom) ainsi que le Pr Bernard Nemitz (université
d'Amiens).
Le conseil des médecins salariés non hospitaliers est présidé
par le Dr Alain Beaupin (Association intersyndicale des médecins
salariés pour la FMC) et les vice-présidents sont les Dr
Jean-Paul Serbib (issu de la même association), Jackie Ahr (du
Conseil de l’Ordre) et le Pr Jean-Paul Keisbauer (université de
Marseille).
Le conseil des hospitaliers est présidé par le Dr Dominique
Bertrand et les vice-présidents sont le Pr Hugues Robert (du
Conseil de l’Ordre) et les Dr Rachel Bocher (président de l'Inph
- Intersyndicat national des praticiens hospitaliers) et Michel
Bussone (Conférence nationale des présidents de CME de centre
hospitalier).
Enfin, le Comité de coordination de la formation médicale
continue (où chacun des trois conseils nationaux de la FMC est
représenté par quatre membres) est lui aussi sur pied. Le Pr
Jacques Roland (du Conseil de l’Ordre et ancien président de la
conférence des doyens) le préside et le Dr Jacques Thébaut (Csmf)
en est le vice-président. |
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7 février
2004 |
Nouveau Bureau National pour le
SNJMG |
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Après une assemblée extraordinaire
qui a voté le report à 10 ans des limites statutaires et
l’adhésion du syndicat au collectif " Europe et médicament ", le
SNJMG s’est doté d’un nouveau Bureau National (départ de Paul
Terraux et arrivée de Charlotte Tourmente) qui a élu Sandrine
Buscail à la présidence. Un grand bravo à tou-te-s ! |
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31 janvier 2004 |
FMC : la composition des trois
conseils nationaux publiée au JO |
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Au mois de novembre, paraissait au
Journal officiel un décret portant création de trois conseils
nationaux de formation continue. Ce jour, un arrêté de
nomination a été publié au Journal Officiel : le Dr. Dominique
Bertrand a été nommé à la tête du conseil des médecins
hospitaliers, le Dr. Bernard Ortolan (CSMF) à la tête du conseil
des médecins libéraux et le Dr. Alain Beaupin au conseil des
médecins salariés. Il faudra encore attendre le 10 février pour
que les conseils commencent véritablement leurs travaux, date à
laquelle ils seront officiellement installés par le ministre de
la Santé.
Pour en savoir plus :
Arrêté du JO |

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30 janvier 2004 |
Avenir de l’Assurance Maladie :
le CNPS regrette la "discrétion" des mesures destinées à
l'hospitalisation publique |
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Le Centre national des professions
de santé (CNPS) qui a participé aux travaux du Haut conseil pour
l'avenir de l'assurance maladie, s’est exprimé sur le rapport
remis au ministre de la Santé Jean-François Mattei le 23 janvier
: "Le CNPS regrette la disproportion entre les mesures précises
et immédiates destinées au secteur ambulatoire et la discrétion
de celles proposées pour l'hospitalisation publique, alors que
celle-ci génère à elle seule plus de la moitié des dépenses
d'assurance maladie (Le rapport du Haut conseil) représente un
bon document de base de travail pour la période qui s'ouvre
maintenant et pendant laquelle les différents acteurs du système
de santé devront élaborer leurs propositions de réforme". |
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22 janvier 2004 |
Grève à l'hôpital contre la
"pénurie chronique" de moyens et la réforme gouvernementale
"Hôpital 2007" |
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Les médecins et personnels de
l'hôpital public étaient appelés ce jour à faire grève et à
descendre dans la rue pour dénoncer "la dégradation permanente
des conditions de travail", avec en toile de fond la réforme
gouvernementale "Hôpital 2007". Dans les quelque 30 centres
hospitaliers universitaires (CHU), le ministère a donné un taux
de participation à la grève de 7,14% pour la fonction publique
hospitalière, et de 10,53% pour les médecins.
La participation de la fonction publique
hospitalière (hors médecins) a été plus ou moins forte selon les
régions, avec des pointes en Limousin (22,41%), Midi-Pyrénées et
Pays de la Loire (un peu plus de 15%), Poitou-Charentes et Paca
(un peu plus de 10%), et une participation un peu en-dessous de
la moyenne en Ile-de-France (7,46%) et Rhône-Alpes (7,08%). Le
ministère a précisé qu'il s'agissait de la participation
effective à la grève, et non de la mobilisation, qui incluait le
personnel hospitalier qui avait l'intention de faire grève, mais
n'a pas pu y participer. Le ministère a évoqué un taux de
mobilisation de 18,79% dans la fonction publique hospitalière.
Concernant les médecins, les taux de grévistes
les plus importants ont été enregistrés dans des hôpitaux de
province, notamment dans la Sarthe (35% de médecins en grève),
Marseille (29% de médecins mobilisés), Albi avec 18 à 20%,
Roanne avec 47,85%, Bordeaux (16,79%), Nantes (11,5%) ou encore
Rennes (9,3%).
A Paris, plusieurs milliers de médecins,
soignants et agents hospitaliers - 5.000 selon les
organisateurs, 2.000 selon la police - ont défilé côte à côte
jusqu'au ministère de la Santé à l'appel de l'intersyndicaleSud,
INPH, CHG et CMH). A Marseille, ils étaient près de 3.000
manifestants, selon les organisateurs, à réclamer le retrait de
Hôpital 2007. Des rassemblements ont également été organisés à
Avignon (Vaucluse), Toulouse, Caen et Lille notamment.
Le décompte effectué par les administrations a
été mis en cause par certains organisateurs de la grève qui se
sont étonnés que les assignations, qui permettent aux personnels
hospitaliers de se déclarer en grève tout en assurant la
"permanence des soins", n'aient pas été enregistrées dans
certains établissements.
Le ministre de la Santé Jean-François Mattei a
demandé aux hospitaliers "de la patience, de la confiance, de la
volonté et de la détermination" avant d'ajouter, en marge d'un
colloque sur le plan "Hôpital 2007" à l'Assemblée nationale: "Je
ne nie pas le malaise parce que c'est une réalité".
Une délégation de quatorze membres de
l'intersyndicale a été reçue, à l'issue de la manifestation
parisienne, au ministère de la Santé par des membres de la
Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins
(DHOS) pour leur faire part, selon un des représentants
syndicaux, de leur "colère plus que de (leur) inquiétude".
Les organisations syndicales se sont accordées à
dire que la mobilisation future dépendait largement "des
associations de malades, d'usagers de l'hôpital public". |
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20 janvier 2004 |
Le SNJMG annonce sa
participation à la grève du 22 janvier 2004 |
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Le Bureau National du SNJMG publie
ce jour un communiqué de presse pour
appeler les internes/résidents en médecine générale et les
jeunes généralistes hospitaliers à participer à la grève du 22
janvier 2004.
- Jean-François Mattei nomme un "M. Urgences"
Le ministre de la Santé, Jean-François
Mattei, a chargé le docteur Pierre Mardegan, 45 ans, chef du
service des urgences du centre hospitalier de Montauban
(Tarn-et-Garonne), de superviser l'application du plan Urgences.
Première "réponse" d'ampleur à la crise sanitaire de
l'été 2003, le plan de rénovation des urgences, présenté par M.
Mattei à son lancement, le 30 septembre, comme un dispositif
d'une "ambition jamais égalée", est doté de 489 millions
d'euros sur cinq ans. Ce plan prévoit notamment la création de
10.000 postes et l'ouverture de 15.000 lits en cinq ans mais il
n'a pas emporté la pleine adhésion du corps médical.
Pierre Mardegan, qui sera chargé de mission
auprès de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation
des soins (DHOS), "devra s'assurer que le plan Urgences
s'applique le mieux possible, selon les réalités et les besoins
locaux (…) Le calendrier détaillé de mise en place du Plan
urgences sera fixé dans les tous prochains jours à l'occasion de
la publication de la circulaire budgétaire". |
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17 janvier 2004 |
Réforme de l'hôpital: opposition
de la CGT, FO, Sud et CFTC |
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La CGT (près de 33% des voix fin
2003, où 439.744 personnes -sur 722.764 inscrits- ont voté) a
repoussé le "relevé de conclusions sur la réforme de la
gouvernance de l'hôpital public", de même que FO (22,34%), Sud
(8,15%) et la CFTC (3,4%).
L'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa,
5,18%) a indiqué qu'elle signerait.
Les non-signataires rejoignent l'Intersyndicat
national des praticiens hospitaliers (INPH), la Confédération
des hôpitaux généraux (CHG) et l'associations des médecins
urgentistes hospitaliers de France (Amuhf).
Dans une déclaration commune, tous confirment
leur appel à la grève jeudi et demandent l'ouverture "de réelles
négociations" pour "des moyens financiers supplémentaires" à
l'hôpital public. |
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16 janvier 2004 |
Publication d’une enquête du
Credes sur les patients consultant les urgences hospitalières |
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Une enquête nationale sur le recours
aux soins des personnes vivant en France en 2002 révèle qui
consulte aux urgences hospitalières.
Les résultats présentés par le Credes (Centre de
recherche, d'étude et de documentation en économie de la santé)
sont issus de l'enquête Santé et protection sociale (ESPS) menée
tous les deux ans auprès d'environ 20.000 personnes.
Une personne interrogée sur dix déclare avoir
été soignée au moins une fois aux urgences d'un hôpital ou d'une
clinique en 2002. Les pourcentages de consultation les plus
élevés (17%) s'observent chez les enfants de moins de 2 ans et
chez les patients de 80 ans ou plus. Le Credes précise aussi que
:
- "Les taux de consommateurs sont très élevés
chez les chômeurs et les personnes vivant dans un ménage
d'employés ou d'ouvriers non qualifiés".
- "Le taux est également très élevé chez les
personnes vivant seules ou dans une famille monoparentale, chez
les personnes ayant un faible niveau d'études ou de revenu".
- Le recours aux urgences hospitalières est très
répandu "chez les bénéficiaires de la Couverture maladie
universelle complémentaire ou encore chez les personnes sans
couverture complémentaire maladie". |
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15 janvier 2004 |
Agression aux urgences à Lyon :
6 mois ferme pour les 3 fils d'une patiente |
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Le tribunal correctionnel de Lyon a
condamné jeudi à 12 mois de prison, dont six avec sursis, les
trois fils d'une patiente de l'hôpital Saint-Luc/Saint-Joseph,
jugés pour avoir provoqué un pugilat, où neuf membres du
personnel médical avaient été blessés, le 20 décembre.
Le procureur de la République avait requis un an
de prison, dont quatre mois avec sursis, à l'encontre de l'aîné
un cadre de 29 ans, poursuivi comme ses frères pour "violences
aggravées en réunion et avec arme sur personnes chargées du
service public".
Contre les 2 frères agés de 23 ans et 18 ans, il
avait réclamé 10 mois dont quatre avec sursis.
"A aucun moment, il n'est écrit que l'amour
filial doit rendre aveugle et sourd", a déclaré le procureur de
la République, faisant état de "faits tellement surprenants dans
leur gravité".
Le tribunal a accordé un euro à l'hôpital au
titre du préjudice moral, mais il a rejeté le préjudice
matériel. |
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15 janvier 2004 |
Réforme de l’Hôpital : 2
syndicats de médecins hospitaliers minoritaires approuvent le
projet de J.F.Mattéi |
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Ce jeudi, le SNAM et la CMH
(Coordination médicale hospitalière) ont signé le relevé de
conclusions sur la réforme de la gouvernance de l´hôpital public
tel que rédigé dans sa quatrième et dernière mouture. Pour le Dr
Aubart, " les malades doivent être pris en charge dans des pôles
qui regroupent autour d´eux les moyens et les organisations
utiles à leur prise en charge. Ces pôles à responsabilité
médicale affirmée doivent disposer de moyens de gestion et
d´anticipation. Les équipes médicales, au service du malade,
doivent être regroupées au sein de services sur la base de leurs
compétences et de leurs spécialités médicales. La communauté
médicale doit disposer au sein du conseil exécutif d´une place
et d´un rôle non de directeur médical mais de codécideur au
service des malades ". Pour ces raisons, la majorité des
syndicats composant la CMH ont choisi, lors d´une assemblée
exceptionnelle organisée ce lundi, d´accepter le texte proposé
par Jean-François Mattéi. Le SNGC (syndicat national de
gérontologie clinique), présidé par Jean-Marie Vetel et l´AMUHF
(Association des médecins urgentistes) présidée par Patrick
Pelloux ont pour leur part considéré que le texte n´était pas
acceptable. Pour le Dr. Pelloux, en effet, entrer dans un
dispositif tel que celui prévu par le relevé de conclusions
engendrerait notamment la mise en place d´une structure
mandarinale à l´hôpital.
Comme prévu, l'Intersyndicat national des
praticiens hospitaliers (INPH) et la Confédération des hôpitaux
généraux (CHG), qui représentent plus des deux tiers de
praticiens hospitaliers, n'ont pas signé ce volet du plan
hôpital 2007
Selon Pierre Faraggi, le président de la CHG,
"la sérénité n'est pas au rendez-vous, c'est un mauvais projet
de réforme. Nous allons essayer de mobiliser au maximum et nous
ferons notre travail d'opposant à ce texte en allant voir les
parlementaires (Ce projet) va entraîner des rigidités
supplémentaires, une bureaucratisation du fonctionnement
hospitalier et un éloignement du médecin de la prise de
décisions et de la capacité d'initiative (…) C'est une franche
plaisanterie de dire que cela apporte de la souplesse et de la
responsabilité aux médecins ! ".
De son coté, Rachel Bocher, président de l'INPH
a déclaré :"J'ai toujours trouvé le texte de réforme
illisible et emprunt d'une certaine suspicion de par sa méthode
précipitée, les changements de versions et les discours
différents tenus aux uns et aux autres (Ce projet) crée un
système pyramidal, trop hiérarchisé, oligarchique: le ministre
de la Santé donne l'hôpital à quelques uns, praticiens ou
directeurs (…) Cette réforme ne rendra pas l'hôpital plus
attractif pour les médecins et risque d'aggraver la pénurie (de
praticiens, ndlr) et donc de désorganiser les soins" |
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14
janvier 2004 |
Hôpital 2007 : J.F.Mattéi juge
"sans fondement" les inquiétudes de la Conférence des doyens |
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Hier, la Conférence s'était déclarée
"inquiète de la précarité des références à la dimension
universitaire des centres hospitaliers et universitaires (CHU)"
dans le projet de réforme de l'hôpital. Ce jour, le ministre de
la Santé répond à cette crainte dans un communiqué : "Les
inquiétudes manifestées par la Conférence des doyens et la
coordination hospitalo-universitaire sur la gouvernance des CHU
apparaissent sans fondement au vu du projet de texte (…) Le
projet sur l'organisation interne de l'hôpital s'inscrit dans le
strict respect de l'ordonnance de 1958 concernant la mission
hospitalo-universitaire des CH et U (…) C'est d'ailleurs la
raison pour laquelle ce projet ne s'étend pas sur la définition
de cette mission de recherche et d'enseignement des CHU mais la
conforte (…) les services demeurent entièrement compétents en
matière de prise en charge médicale, qu'il s'agisse des
protocoles médicaux, de l'évaluation des pratiques
professionnelles ou, le cas échéant, de l'enseignement et de la
recherche (…) Des travaux complémentaires sont prévus afin,
notamment, de préciser l'association des instances
universitaires à la définition des activités d'enseignement et
de recherche médicale des établissements
hospitalo-universitaires et de leurs pôles". |
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9 janvier 2004 |
Organisation interne des
hôpitaux: l’INPH et la CHG rejette le projet de J.F.Mattéi |
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Le ministre de la Santé a reçu en
bilatérales lundi et mardi les quatre syndicats de praticiens (INPH,
CHG, CMH et SNAM-HP) afin de tenter de trouver un compromis sur
le volet «gestion hospitalière» du plan «Hôpital 2007». Une
quatrième version du projet de réforme de la "gouvernance" -
présentée comme la version "finale" - a été envoyée aux
syndicats jeudi soir, ainsi qu'un "relevé de conclusion".
"Ce projet de réforme non seulement ne prend pas
en compte les difficultés majeures de l'hôpital en termes de
moyens et de démographies professionnelles mais il va détériorer
durablement la place et les responsabilités des médecins et donc
la qualité des soins", ont dénoncé l'INPH et la CHG dans un
communiqué commun. Ils estiment que ce projet "ligote la place
du médical, dans une subordination de fait au décideur
administratif", en charge de la gestion financière, ce qui
reviendrait à ce que "la logique de gestion exclusivement
comptable prenne le pas sur la logique de soins".
L'INPH et la CHG "ne peuvent donc envisager la
signature d'un protocole d'accord" et appellent à nouveau
l'ensemble des praticiens hospitaliers à se joindre à la journée
de grève du 22 janvier organisée conjointement avec un autre
syndicat de médecins (la CMH) et les syndicats d'agents
hospitaliers (CGT, FO, CFTC et Sud). |
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1 janvier 2004 |
Nouvelle agression aux urgences
à Lyon : quatre employés (dont un médecin) légèrement blessés
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Quatre membres du personnel médical
de l'hôpital Saint-Luc/Saint-Joseph de Lyon ont été légèrement
blessés par un groupe de personnes, dont une patiente, excédé
par le temps d'attente dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Selon
le quotidien «le Progrès», les agresseurs présumés, âgés
de 20 à 30 ans, parmi lesquels deux hommes, et trois femmes dont
la patiente blessée à l'arcade sourcilière, ont porté des coups
sur un médecin, deux infirmières, et un brancardier. Toujours
selon le quotidien, le médecin a eu une dent cassée, le
brancardier a été atteint à l'arcade sourcilière ainsi qu'à la
lèvre, et les infirmières présentent une ITT de trois jours.
NB : Dominique Montaigu, directrice de l’hôpital
Saint Luc/Saint Joseph avait pourtant fait appel aux services
d’un vigile depuis le 24 décembre suite à l’importance du
traumatisme subi par les professionnels de santé présents le
samedi 20 décembre lors de la première scène de violence.
- Publication au JO des nouveaux montants des
rémunérations des médecins hospitaliers
Le JO de ce jour officialise l’augmentation
indiciaire systématique des différentes rémunérations des
médecins hospitaliers. |
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