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26 décembre 2003 |
Grève au centre hospitalier de
Nouméa (Nouvelle Calédonie) |
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Les médecins et pharmaciens du
centre hospitalier territorial (CHT) de Nouméa, en grève depuis
lundi 22, ont souhaité ce jour un alignement de leur statut sur
celui de leurs collègues de métropole : "Le temps de travail,
l'évolution des carrières et les salaires sont les principaux
points de revendication que nous voulons voir figurer dans un
nouveau statut".
Jacques Robert, président du syndicat des
médecins et des pharmaciens de Nouvelle-Calédonie a précisé que
le statut actuel des médecins et pharmaciens hospitaliers de
Nouvelle-Calédonie datait de 1991 et qu'il était nécessaire
aujourd'hui de l'aligner sur le nouveau statut mis en place il y
a trois ans en métropole. Les praticiens du CHT ont mis en cause
des temps de travail hebdomadaires largement supérieurs aux "48
heures fixées par une directive européenne" et ont estimé qu'il
fallait créer entre 15 à 17 postes pour parvenir à un
fonctionnement offrant aux malades "toutes les conditions de
sécurité".
Les médecins et pharmaciens discutent depuis
près de deux ans avec le gouvernement calédonien sur la
rédaction d'un nouveau statut mais les négociations ne
parviennent pas à aboutir. Depuis lundi, seules les urgences
sont assurées au CHT de Nouméa. |
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20
décembre 2003 |
Scène de violence aux Urgences
de l’hôpital Saint Luc/Saint Joseph de Lyon |
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Cet après-midi, une femme s’est
présentée aux urgences, flanquée de ses trois fils, âgés entre
18 et 29 ans. Elle souffre d’hypertension et est rapidement
examinée par un médecin. N’appréciant pas une remarque du
médecin, elle s'est soudain mise à crier. Alertés par les cris,
les trois fils manifestent alors une incompréhensible violence,
se ruant sur le personnel hospitalier, frappant et blessant neuf
personnes, dont le médecin, un brancardier et un externe. Les
traumatismes subis par les victimes sont tels que sept d’entre
elles ont dû cesser leurs activités pendant sept jours.
Les trois hommes ont été interpellés sur place
par la police, remis en liberté dimanche et à nouveau placés en
garde à vue mardi. Sept personnes ont porté plainte contre eux
pour coups et blessures. L’assistance d’un psychiatre est
offerte à l’ensemble du personnel hospitalier.
NB : Deux des trois fils ont été placés mercredi
sous mandat de dépôt. Le jugement sur le fond de cette affaire a
été renvoyé au 15 janvier 2004. |
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19 décembre 2003 |
Organisation interne des
hôpitaux: le ministère a proposé une nouvelle version du texte
aux syndicats |
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Une nouvelle version (la troisième,
NDLR) du projet de ré-organisation interne des hôpitaux a été
transmise aux syndicats de médecins et aux huit organisations
syndicales représentant les personnels hospitaliers. Ce projet,
appelé "gouvernance", est l'un des volets du plan "Hôpital 2007"
présenté par le ministre de la Santé Jean-François Mattei. Les
négociations devraient être "finalisées début janvier", puis, le
ministère entend transcrire ces propositions, via des textes
législatifs et réglementaires "avant l'été".
Dans cette nouvelle version, le ministère revoit
ses ambitions à la baisse et prévoit là la coexistence de
"responsables de pôle d'activités" et de chefs de service. Les
aspirants chefs de services devront passer devant un jury pour
être inscrits sur "une liste nationale d'aptitude par le
ministre de la Santé" - une disposition nouvelle - mais ils
seront choisis par le directeur de l'hôpital et le président de
la commission médicale d'établissement (CME). Quant aux
responsables de pôles, ils seront proposés en interne par les
médecins de leur pôle et nommés par le directeur de l'hôpital et
le président de la CME.
Réaction de la CMH : "l'identité des services ne
doit pas être accessoire à la création des pôles comme le texte
le laisse entendre: il s'agit d'un point essentiel dont dépendra
notre position finale".
Réaction de Rachel Bocher, présidente de l'INPH
: "ce texte est à revoir car il propose une déresponsabilisation
des médecins qui deviennent de simples prestataires de soins (…)
Je suis surprise qu'un ministre médecin propose ça". |
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19 décembre 2003 |
Laïcité à l'hôpital: pour le
ministère de la santé, le choix du malade est un droit
fondamental s’il est légitime
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Suite aux propos du Président de la
République, la DHOS annonce ce jour une loi sur la laïcité à
l’hôpital. Elle rappelle que selon le Code de santé publique,
"le droit du malade au libre choix de son praticien et de son
établissement de santé est un droit fondamental de la
législation sanitaire (Toutefois, selon le Code pénal) ce libre
choix doit être fondé sur des motifs légitimes, ce qui n'est pas
le cas, lorsqu'il opère des discriminations selon notamment,
l'origine, le sexe, la religion, l'orientation sexuelle et les
opinions politiques ou syndicales du praticien (…) En
conséquence, un praticien qui serait récusé pour l'un de ces
motifs serait fondé à administrer au malade, les soins que
requiert l'urgence, au titre de l'assistance qu'il doit à une
personne en danger (…) Sur ces bases, à la demande du président
de la République, une nouvelle loi est en préparation". |
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18 décembre 2003 |
L'Ordre
des médecins et l'Académie de médecine "pour" la neutralité
religieuse |
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Suite au discours du président de la
République, le Dr François Stefani, responsable de la section
"éthique et déontologie" au Conseil national de l'Ordre des
médecins a déclaré ce jour : "Les signes religieux ostensibles
et ostentatoires n'ont pas leur place à l'hôpital et les
croyances n'ont pas à interférer avec la pratique médicale (…)
Naturellement, la spiritualité ne peut pas être totalement
exclue de l'hôpital car c'est un lieu où l'on vit et où l'on
meurt (…) Les cas de refus, par des femmes ou leurs conjoints,
de soins pratiqués par un médecin de l'autre sexe se multiplient
(C'est notamment le cas) dans certains services d'obstétrique et
dans certains hôpitaux installés dans des zones où la culture
européenne n'est plus exclusivement représentée (…) Hors
urgences, il est normal que soit respecté le libre choix, par le
patient, de son médecin".
Dans un texte des Prs Roger Henrion et Georges
David, adopté à la quasi-unanimité quelques jours avant le
discours présidentiel, l'Académie de médecine faisait part de
son inquiétude "sur le refus, de plus en plus souvent observé
dans l'ensemble du territoire français, de femmes qui, du fait
de leur religion, ne veulent pas être examinées par un
gynécologue-obstétricien de sexe masculin (…) Ce refus peut
s'accompagner de menaces, voire de violences de la part de leurs
maris, et s'étend parfois à l'accouchement et à l'anesthésie
péridurale, ce qui peut avoir des conséquences critiques pour la
mère et l'enfant lorsque l'obstétricien ou l'anesthésiste est le
seul médecin de garde".
Face à ces difficultés, l'Académie demandait
notamment que "des instructions, précises et fermes, soient
données (...) pour que soit préservée (...) la neutralité
indispensable à la sérénité et à la sécurité des soins" et que
"ne soit pas laissé au seul corps soignant la responsabilité des
décisions qui s'imposent". Elle souhaitait aussi "qu'une
réflexion soit engagée avec les représentants des différentes
religions pour connaître leur position à l'égard de tels faits
qui semblent relever d'interprétations erronées, voire de
dérives intégristes". Elle demandait enfin que des enquêtes
soient menées "afin que la nature, l'étendue et les suites de
tels comportements soient mieux connues". |
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17 décembre 2003 |
Laïcité : Jacques Chirac est
aussi intervenu à propos de l’hôpital
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Dans son discours à l'Elysée sur la
laïcité, le président de la République a déclaré qu'à
"l'hôpital, rien ne saurait justifier qu'un patient refuse, par
principe, de se faire soigner par un médecin de l'autre sexe".
Il entend ainsi que "la loi vienne consacrer cette règle pour
tous les malades qui s'adressent au service public", dont il
faut "réaffirmer avec force la neutralité et la laïcité".
Pour le président de la République, "l’interdiction d'afficher
ses propres croyances ou opinions" s'impose à chaque agent
public et "de la même manière, les convictions du citoyen ne
sauraient l'autoriser à récuser un agent public".
Pour en savoir plus :
réactions dans le monde hospitalier. |
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17 décembre 2003 |
Réforme de l’hôpital: J.F.Mattei
veut "donner plus de flexibilité" aux hospitaliers
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Jean-François Mattei s’est exprimé
ce jour à l'Assemblée nationale sur le plan Hôpital 2007 :
"La gouvernance, dans le cadre de la mission du service public
au service des malades, qui sont notre seule préoccupation,
c'est donner aux hospitaliers plus de souplesse, plus de
flexibilité, plus de liberté et plus de responsabilité (…) nos
modes de fonctionnement à l'hôpital sont périmés, ils datent des
années 60 (...) notre organisation est figée et cloisonnée, les
directeurs d'un côté et les médecins de l'autre (La gouvernance)
veut les associer, directeurs et hospitaliers dans un pilotage
commun de leur établissement, dans une organisation librement
consentie, autour de pôles d'activités regroupant les moyens,
les plateaux techniques, les équipements et rassemblant les
services médicaux autour des activités médicales (…) C'est une
démarche de reconnaissance, de confiance vis-à-vis des
hospitaliers". |
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16 décembre 2003 |
Journée
de mobilisation pour l’hôpital public : "nombreuses assemblées
générales" mais "peu des grévistes" selon le ministère |
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Les syndicats CGT, FO, Sud et CFTC,
représentant les deux tiers des personnels de santé, et les
syndicats CHG, CMH et INPH pour les praticiens, ont appelé ce
jour à une journée d'information et de sensibilisation. Seule
des 7 organisations de l’intersyndicale, la CHG avait invité les
médecins à faire grève. La FPS (professionnels de santé à
diplômes étrangers) et le SNJMG (jeunes généralistes
hospitaliers) s’étaient joints à cette mobilisation (NB : la FPS
avait également lancé un appel à la grève).
Selon le ministère, "Il y a eu une très faible
mobilisation en terme de grévistes déclarés, entre 1% et 1,8%
sur l'ensemble des hôpitaux. Les établissements les plus
particulièrement touchés sont les hôpitaux psychiatriques (Par
ailleurs,) il y a eu quelques réunions d'information en ville
ainsi que de nombreuses assemblées générales, avec des
participations variables selon les établissements".
A l’issue de cette journée, La journée de grève
du 22 janvier a été confirmée par l’intersyndicale des 7
organisations de médecins et de personnels hospitaliers. |
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15 décembre 2003 |
Le BN du SNJMG appelle les
jeunes généralistes à participer à la journée de mobilisation
pour l’hôpital public |
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Le Bureau National du SNJMG publie
ce jour un communiqué de presse pour
appeler les jeunes généralistes hospitaliers (internes en
médecine générale et faisant fonction d'internes - FFI -
assistants et jeunes attachés et Praticiens Hospitaliers
généralistes) à participer à la journée nationale de
mobilisation pour l'hôpital public du 16 décembre 2003. |
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10 décembre 2003 |
Le BN du SNJMG condamne la
polémique née à l’occasion des épidémies hivernales |
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Attéré par la polémique née à
l’occasion des épidémies hivernales, le Bureau National du SNJMG
publie ce jour communiqué de presse
pour condamner les propos corporatistes de certains
syndicalistes médicaux, " libéraux " et hospitaliers, et
les discours démagogiques de l’actuel et d’un ancien ministre de
la Santé. |
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7 décembre 2003 |
J.F.Mattéi
défend son projet de réforme de l’hôpital |
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Jean-Francois Mattei, le ministre de
la Santé, était, ce jour, sur son projet de réorganisation de
l’hôpital lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Monde. Répondant aux
craintes exprimés par plusieurs syndicats de praticiens
hospitaliers, M. Mattei a déclaré: "Il n’ y a aucune
privatisation, aucun commerce, aucun négoce" dans ce projet.
Selon lui, la réforme a pour but d'amener le
pouvoir médical et le pouvoir administratif de l'hôpital à "se
réassocier au bénéfice du malade", alors qu'un "fossé s'est
creusé" entre eux au fil des années. Le ministre veut ainsi que
l'hôpital soit dirigé par une "équipe" représentant "à parité"
cadres gestionnaires et responsables médicaux.
Il a démenti que la mise en place de "pôles
d'activité" en tant que "pôle de gestion", coordonnés chacun
"par un médecin" signifie la disparition des services et des
chefs de services. "Les chefs de service gardent l'autorité
médicale" de leur secteur a-t-il indiqué, se prononçant pour
"une double contractualisation", entre les pôles et la direction
de l'hôpital, entre l'hôpital et l'Agence régionale
d'hospitalisation.
M. Mattei entend promouvoir la réforme selon une
"double voie, expérimentale" avec l'engagement d'hopitaux "par
volontariat" et ensuite sur le terrain législatif. "J'espère
avant l'été", a dit le ministre en fixant comme horizon le
projet de loi de financement de la sécurité sociale, à
l'automne.
NB : Le ministre de la Santé, s’est aussi
exprimé sur la question du voile. En ce qui concerne le
personnel hospitalier, M. Mattei a estimé que "le personnel
hospitalier doit respecter le principe de laïcité (…) quel que
soit son niveau d'intervention, il ne doit pas avoir de signe
religieux: c'est le principe de laïcité". Interrogé sur le cas
d'internes ou externes qui exercent voilés à l'hôpital, il a
jugé que ce n'était "pas acceptable". "Le voile à l'hôpital est
un phénomène très marginal", a tenu à relativiser le ministre
selon lequel il faut quoi qu'il en soit "être très ferme" devant
tout "manquement" professionnel qui viendrait à être constaté
dans ce registre. |
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3 décembre 2003 |
Mattéi dévoile son projet de
réorganisation de l'hôpital |
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Dans un document soumis aux acteurs
hospitaliers et révélé ce jour par Les Echos, le ministère de la
Santé définit les trois axes d'une réforme profonde, qui vient
préciser le plan hôpital 2007. Le ministère situe la réforme
dans "le contexte économique et financier de l'introduction
(progressive jusqu’en 2012) de la tarification à l'activité" (TAA).
Le projet table sur un regroupement des atouts, un rapprochement
des impératifs médicaux et gestionnaires, un remodelage de la
gouvernance en vue d'une amélioration des soins et d'une plus
grande vigilance des acteurs.
Ce projet propose une réorganisation interne en
"pôles d'activité", regroupant des activités ayant un
dénominateur commun et aujourd'hui séparées: un pôle de
chirurgie pourrait par exemple supplanter ou venir coiffer des
services de chirurgie générale, digestive, ou orthopédique.
L'objectif est "une mutualisation des moyens en vue d'une
optimisation dans l'intérêt des patients", explique le ministère
de la Santé où l'on souligne la nécessité d'"en finir avec une
balkanisation des activités". Chaque pôle pourra "conserver des
services distincts en son sein, si son responsable, qui sera
dans tous les cas un médecin, le juge nécessaire".
Ces pôles sont conçus comme le nouveau levier
stratégique de l'hôpital. Leurs responsables, nommés par la
direction alors que les chefs de service le sont aujourd'hui par
le ministère, négocieront le budget avec la nouvelle instance de
direction, le Conseil exécutif médico-administratif, associant à
parité représentants médicaux et cadres de gestion. L'objectif
est de "formaliser la collaboration au sein du conseil" entre
médicaux et gestionnaires, et chaque établissement aura la
liberté "d'organiser les pôles et d'en définir le périmètre
comme il l'entend".
Le conseil d'administration, toujours dirigé par
un élu territorial (maire dans la commune, président du conseil
général dans le département), sera, lui, "moins impliqué dans le
contrôle de la gestion quotidienne" et "recentré sur la
stratégie". "La gouvernance en sera par ailleurs remodelée avec
un élargissement de la représentation des usagers".
Pour en savoir plus :
réactions des syndicats de praticiens hospitaliers |
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3 décembre 2003 |
Selon la DHOS, les 35H à
l'hôpital n'ont "globalement pas entamé l'offre de soins"
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Edouard Couty, le directeur de
l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos) a été
entendu ce jour par la mission d'information parlementaire sur
les 35 heures. "Globalement, l'offre de soins n'a pas été
entamée", a déclaré Edouard Couty, répondant à une question
de Patrick Ollier, président (UMP) de cette mission.
Pour autant, M. Couty n'a pas caché aux députés
que l'application des protocoles d'accords nationaux sur la RTT
qu'il avait négociés en 2001 avaient rencontré de "très grandes
difficultés".
Il a évoqué à cet égard "trois aspects". D'abord
des "problèmes liés à l'organisation" dans les
établissements: les 1.000 hôpitaux étaient invités à procéder à
une évaluation de leur organisation avant la signature des
protocoles. Or "beaucoup ne sont pas entrés dans cette
démarche, par manque de temps ou parce qu'ils ont rencontré des
freins ou des résistances à remettre en cause l'oganisation
existante", a avancé M. Couty.
A cela, s'est ajouté le "problème de la
démographie", tant chez les infirmières que chez les
médecins en nombre insuffisant. Des réponses ont été apportées à
ces difficultés avec l'augmentation des quotas à l'entrée des
formations infirmières (passés de 18.000 places à 26.000) et en
études de médecine mais dont les effets ne peuvent se faire
sentir que plusieurs années plus tard.
Pour pallier ces difficultés, les accords de
2001 ont été renégociés fin 2002 et début 2003, aboutissant à de
nouveaux accords, majoritaire dans la fonction publique
hospitalière et unanime chez les médecins hospitaliers.
Il a ainsi été institué des Compte épargne temps
(CET), où les hospitaliers peuvent épargner les jours de RTT
qu'ils n'ont pu prendre ainsi que le paiement des heures
supplémentaires. Et les mesures pour rendre ces CET attractifs
ont porté leurs fruits: "50% des médecins ont ainsi épargné
des jours en 2003", a indiqué M. Couty. |
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3 décembre 2003 |
Rachel
Bocher (INPH) critique la politique de J.F.Mattéi |
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La présidente de l´INPH expose ces
critiques dans une interview accordée à Egora : " Comment les
gens font-ils pour s´y retrouver ? Le ministre annonce la mise
en place du plan blanc, encourageant les gens à se rendre en
masse aux urgences et l´on critique ensuite les généralistes qui
soi-disant n´assumeraient pas leur rôle ! On ne me trouvera pas
dans un quelconque conflit entre les libéraux et les
hospitaliers. Ils ont des difficultés et nous aussi ".
Au sujet des difficultés des hospitaliers,
R.Bocher estime : "On se sent méprisé (La) prime (canicule),
ça fait bonnes œuvres, c´est ridicule".
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2 décembre 2003 |
Les praticiens à diplômes
étrangers en appellent au Président de la République |
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Les revendications de la Fédération
des praticiens de santé (FPS) sont nombreuses. Ils souhaitent
tout d’abord " la mise en place de façon urgente " de la
nouvelle procédure de recrutement des médecins à diplôme
étranger qui devrait permettre à terme à tous les titulaires du
Certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT)
d’exercer en France. La question de l’harmonisation des salaires
entre les praticiens adjoints contractuels et les praticiens
hospitaliers est également au cœur de leur combat. A ces
requêtes, le ministère de la Santé n’a pas répondu. Aussi, les
rapports entre le cabinet de Jean-François Mattei et la FPS
n’ont cessé de se dégrader. Une situation qui pousse aujourd’hui
le syndicat à en appeler à l’arbitrage du Président de la
République, dont il sollicite une audience. En outre, la FPS
vient de déposer un préavis de grève illimité pour le 16
décembre prochain (journée de mobilisation des hospitaliers). |
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18 novembre 2003 |
La
CSMF reprend à son compte les propos de Gérard Vincent
critiquant les revendications des médecins hospitaliers |
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Dans sa lettre hebdomadaire publiée
ce jour, la CSMF s’oppose à une ouverture trop large du numerus
clausus et reprend à son compte les propos de Gérard Vincent (FHF)
jugeant excessives les demandes des médecins hospitaliers.
Pour en savoir plus:
extrait de la lettre hebdomadaire de la CSMF |
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12 novembre 2003 |
Gérard Vincent (FHF) critique les
revendications des médecins hospitaliers |
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Dans un entretien publié ce jour
dans le Quotidien du médecin, le délégué général de la
FHF (Fédération hospitalière de France, qui représente
l'ensemble des hôpitaux publics), Gérard Vincent, accuse les
médecins hospitaliers d’être responsables d’une "grande
partie des problèmes actuels de l'institution (NDLR : de
l’hôpital) ".
Pour en savoir plus:
extrait de l’article du Quotidien du médecin |
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8 novembre 2003 |
Huit syndicats dénoncent la
"gravité de la situation actuelle" des hôpitaux
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Dans un communiqué commun publié ce
jour, les syndicats CGT, FO, SUD, CFTC des personnels de santé
et les syndicats CHG, CMH, INPH, SNAM-HP des médecins
hospitaliers "tiennent à souligner la gravité de la situation
actuelle dans les hôpitaux, conséquence des restrictions
budgétaires et de la pénurie de personnels (…) Malgré la
mobilisation permanente de l'hôpital et de ses personnels, la
logique comptable au nom de la maîtrise de l'offre et de la
réduction des déficits publics, aboutit à une dégradation de
notre système hospitalier (…) L'urgence est à la mise en oeuvre
d'un plan ambitieux d'emploi et de formation des personnels.
Cela passe par des créations d'emplois immédiates, une
augmentation des places dans les écoles de formation. Les
mesures annoncées concernant l'augmentation des quotas tant pour
les médecins que pour les soignants, sont notoirement
insuffisantes (…) les plans successifs annoncés à grand renfort
de publicité ne sont à ce jour pas financés (Les huit syndicats)
s'adressent solennellement au gouvernement ( : ) il appartient
au ministre de la Santé de réunir les conditions d'une véritable
négociation sur l'avenir et les moyens indispensables pour
l'hôpital public". |
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10 novembre 2003 |
Hôpitaux: 115 professeurs et chefs
de service de l’AP-HP tirent le signal d’alarme
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Le Parisien de ce jour
indique que "115 professeurs et chefs de service de l’AP-HP
vont écrire à Jean-François Mattei pour réclamer des mesures
urgentes". Le Parisien publie un entretien avec l’un
de ces signataires, André Grimaldi, chef du service diabétologie
à la Pitié-Salpêtrière, qui "dresse un état des lieux
inquiétant". Celui-ci déclare ainsi: "Les hôpitaux
publics sont au bord de la rupture (…) De 10 000 il y a 10 ans,
le quota des étudiants en médecine est passé à 3 500. Le climat
est proche de l’explosion, du ras-le-bol. En cancérologie, il y
a actuellement 10 internes seulement pour toute l’Ile-de-France,
et 3 à l’AP-HP, c’est-à-dire sur tous les hôpitaux de Paris
alors même qu’on annonce un plan national en cancérologie ! (Il
faut que) le gouvernement réponde à cette crise par un plan
d’urgence. S’il ne fait rien, demain il y aura, comme dans les
écoles de nos enfants, des hôpitaux à éviter. La qualité de la
médecine française est en jeu". |
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6
novembre 2003 |
Cliniques: Le Point publie son
palmarès 2003
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Le Point publie pour la
troisième fois son "palmarès des 811 cliniques de France qui
accueillent plus de 6 millions de patients chaque année". Le
magazine indique ainsi que le premier du classement, qui fournit
un "service chirurgical complet", est la clinique des
Cèdres de Cornebarrieu (Haute-Garonne), suivie de la
polyclinique de Courlancy à Reims (Marne) et de la clinique
Geoffroy-Saint-Hilaire à Paris. |
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6
novembre 2003 |
Selon le Figaro, le radicalisme
musulman gagnerait le milieu hospitalier |
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Le Figaro de ce jour note que
"des intégristes musulmans veulent imposer leur lecture radicale
du Coran à l'hôpital public. Ainsi, des élèves médecins ont
refusé cet été de soigner des malades de l'autre sexe. Rappelées
à l'ordre, ces jeunes femmes ont obtempéré. Certains patients,
en revanche, vont au bout de leur combat. Des maris refusent que
leurs femmes soient accouchées par des médecins hommes. Encore
rares, ces cas seraient en augmentation et se manifesteraient de
façon plus virulente ces dernières années". |
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5
novembre 2003 |
Le Canard enchainé dénonce "le
nouveau régime minceur des hôpitaux"
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Le Canard enchaîné de ce jour
estime que "Mattei promet un tas de milliards pour plus tard.
Et impose des coupes budgétaires pour tout de suite (Les)
crédits annoncés pour 2004 ne sont pas pour autant tous destinés
à être dépensés par les hôpitaux (…) Ainsi, les services
d’urgences sont autorisés à engager du personnel. Mais, faute de
candidats en nombre suffisant, cette belle promesse ne devrait
pas coûter trop cher (…) Quant au budget ordinaire des hôpitaux,
il risque fort de ne pas suffire. Selon la FHF, le gouvernement
n’a en effet pris en compte ni les hausses de salaires liées à
l’ancienneté ni l’augmentation des coûts de fonctionnement".
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4 novembre 2003 |
Vote de la tarification à
l'activité par l’Assemblée nationale |
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L'Assemblée a approuvé ce jour en
première lecture le projet de loi de financement de la sécurité
sociale (PLFSS). Les groupes PS et PCF ont voté contre un projet
décrit comme "particulièrement pauvre" alors que l'UDF
s’est finalement rangé aux cotés de l’UMP pour approuver le
PLFSS.
La mesure phare de ce PLFSS, c'est-à-dire la
généralisation de la tarification à l'activité dans les
cliniques privées en 2004 et d'ici 2012 dans les hôpitaux, a été
plutôt bien accueillie à droite comme à gauche (excepté au PCF).
Un établissement sera désormais rémunéré à l'acte médical alors
qu'aujourd'hui il bénéficie d'une dotation budgétaire globale.
Cette mesure semble à certains d´autant plus importante que les
difficultés budgétaires des établissements hospitaliers, publics
comme privés, se font jour: "50% des hôpitaux ont de sérieux
problèmes budgétaires et 37% des cliniques sont en déficit",
note en effet Jean-Luc Préel, député UDF. Et Bruno Gilles,
député UMP, d´expliquer les inconvénients de la dotation
globale: "en dotant chaque mois les hôpitaux de crédits ne
correspondant pas à l´activité, le système a progressivement
créé des rentes de situation pour certains et a insuffisamment
pris en compte le dynamisme de certains établissements. Il a
également handicapé la coopération public/privé". "Il n'y
a pas d'autre alternative" et "c'est une réforme que l'on ne
peut pas se permettre de rater" pour assurer l'avenir de
l'hôpital, a lancé M. Mattei, qualifiant cette réforme
d'"aventure". Seul le PCF a fustigé une mesure qui "réduit
l'offre de soins dans les hôpitaux". |
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3 novembre 2003 |
La
directrice de l’AP-HP détaille son plan d’économies
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Dans un entretien publié ce jour
dans Le Parisien, la directrice de l’AP-HP, Rose-Marie Van
Lerberghe, s’engage à réaliser 240 millions d’économies
structurelles en 4 ans. La directrice de l’AP-HP déclare entre
autres: "Notre projet ne consiste pas à diminuer le nombre
global de lits mais à mettre les moyens là où il y a des
malades. Certains lits peuvent s’avérer moins utiles dans les
disciplines où le progrès médical a changé la donne, par exemple
les opérations de jour de la cataracte se sont multipliées ces
dernières années. Autre exemple, il faut financer l’achat de
nouvelles générations de stents pour soigner les infarctus qui
permettent d’éviter des interventions lourdes. […] Je m’y
engage, il n’y aura pas un seul licenciement. Les économies ne
porteront en aucun cas sur les activités de soins, où les
équipes seront au contraire étoffées". Joignant le geste à
la parole, la directrice de l’AP-HP a envoyé ce même jour un
courrier aux directeurs des 39 établissements qui composent l´AP-HP
pour leur demander de procéder à "des réductions des coûts
portant principalement sur les plateaux médico-techniques et les
activités de support (restauration, blanchissage ou tâches
administratives)", qui représentent près de la moitié du
budget total de l'AP-HP (5 milliards d'euros). Concernant les
"activités cliniques", qui représentant la moitié restante
du budget de l'AP-HP, Mme Van Lerberghe prévoit "des
redéploiements de moyens".
Pour en savoir plus :
Réactions de la CMH et de Sud-Santé |
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3 novembre 2003 |
Pénurie de personnel médical :
Lettre ouverte d’une soixantaine de chefs de services
hospitaliers |
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Le Figaro publie ce jour une
"lettre ouverte au ministre de la Santé", intitulée "Pour la
survie du service public hospitalier", rédigée par un collectif
de praticiens de la santé "alertés par la pénurie de
personnel et la crise de recrutement du système hospitalier".
Leurs revendications tiennent en 4 points: "Prolonger le
temps de formation de l'internat de quatre à cinq ans",
"permettre aux chefs de clinique assistants qui le souhaitent de
faire une cinquième année de clinicat", "créer des postes de
praticiens hospitaliers à mi-temps et à plein temps, et de
praticiens associés, en particulier dans les spécialités et les
services hospitaliers qui, tout en ayant maintenu leur activité,
ont vu leurs postes d'internes supprimés", "aider financièrement
les restructurations hospitalières afin d'améliorer, par une
concentration de moyens, la qualité des soins, de la formation
et de la recherche scientifique, tout en garantissant le
maintien d'une offre de soins adaptée aux besoins de proximité
des populations". |
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12 octobre 2003 |
Publication
des textes d’assouplissement de la RTT des hospitaliers
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Le gouvernement publie, ce jour, au
Journal Officiel, 3 textes assouplissant la RTT des personnels
médicaux hospitaliers. Ces textes font suite à l’accord signé
avec les syndicat en janvier 2003.
Pour en savoir plus :
Textes réglementaires |

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10
août 2003 |
Le
nouveau statut des attachés publié au JO |
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Le
décret du 1er aout 2003 établissant le nouveau statut des
attachés (qui sont désormais dénommés "praticiens attachés")
est publié ce jour au Journal Officiel. |
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5
juin 2003 |
Le
CHU de Bordeaux en tête du palmarès des 50 meilleurs hôpitaux
publié par Le Point |
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Le Point publie ce jour le palmarès
2003 des 50 meilleurs hôpitaux de France fournissant un service
médical et chirurgical complet.
Pour évaluer le parc des 700 établissements
publics ou assimilés, 24 pathologies ou interventions
chirurgicales ont été prises en compte et analysées à partir
d'une "gigantesque base de données (PMSI) contenant les
dossiers informatisés et anonymes des 11,5 millions de patients
hospitalisés dans le secteur public en 2001". L'enquête
aborde notamment trois cancers parmi les plus fréquents (sein,
prostate, poumons) et les infections contractées à l'hôpital.
Quatrième établissement hospitalier par sa
capacité (3.337 lits), sa fréquentation et son activité (130
interventions par jour), la réussite du CHU de Bordeaux tient à
une politique volontaire, selon les auteurs de l'évaluation:
regroupement d'équipes, embauches hors région, et même dans des
spécialités qui "battaient de l'aile" comme
l'ophtalmologie, débauchage de "pointures" à Brest ou à
Paris.
L’enquête met également à l'honneur le CHU
hôpital Nord d'Amiens pour la chirurgie du pied, la clinique
mutualiste de Saint-Etienne (Loire) pour la traumatologie du
genou, l'hôpital-CHU Saint-Eloi (Montpellier) pour la vésicule
et l'hernie abdominale.
Sans surprise en cancérologie, viennent en tête
des 50 meilleurs, l'Institut Curie (Paris) pour le cancer du
sein, le Centre Marie-Lannelongue (Hauts-de-Seine) pour le
poumon. Pour le cancer de la prostate, l'Institut mutualiste
Monsouris (1er) et le CHU de Dijon (5Oème) font partie des plus
performants du classement.
La rapidité d'accueil dans un centre spécialisé
reste déterminante pour réduire le handicap (paralysie...) pour
les accidents vasculaires cérébraux. Dans le peloton de tête des
meilleurs en la matière : deux parisiens (Pitié-Salpétrière,
Lariboisière) suivis de deux toulousains (Purpan, Rangueil) et
un nancéen (CHU-hôpital central). |
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27
mai 2003 |
Création de 510 postes de
médecins en Ile-de-France |
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Les quelque 500 créations de postes
de médecins hospitaliers prévues pour 2002-2003 en Ile-de-France
(sur 2.000 dans toute la France) ont été officiellement
détaillées ce jour dans un communiqué : "Au total et en 2003,
c'est l'équivalent de 510 postes médicaux qui vont être créés en
Ile-de-France, 305 au titre de l'ARHIF (Agence régionale de
l'hospitalisation d'Ile-de-France) et 205 au titre de l'AP-HP
(Assistance publique-Hôpitaux de Paris)".
Réaction de François Aubart, le président de la
Coordination médicale hospitalière (CMH) : "On est satisfait
de voir que le protocole signé il y a quelques mois est
respecté, même s'il l'est avec beaucoup de retard et que les
moyens délégués ne représentent que 25% des moyens qu'il
faudrait vraiment accorder" aux hôpitaux.
M. Aubart a également précisé que, sur ces
quelque 500 postes, quelque 170 devraient concerner les médecins
urgentistes, alors que l'Association des médecins urgentistes
hospitaliers de France (Amuhf), l'un des syndicats membre de la
CMH ayant appelé à la grève illimitée entamée le 6 mai,
demandait la création immédiate de 150 postes aux urgences
"pour passer l'été". |
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21
mai 2003 |
Mattei
admet que l’Ile de France "connaît un retard" en matière de
création de postes d’urgentistes |
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Le ministre de la Santé
Jean-François Mattei s’est exprimé ce jour à l’Assemblée
Nationale sur la grève des urgentistes. Répondant à des question
de Jacqueline Fraysse (PCF, Hauts-de-Seine) et de Didier Julia
(UMP, Seine-et-Marne), Mr Mattéi a déclaré : "Le problème des
urgences est d'abord un problème humain: 13 millions de passages
par an, 11 millions d'appels par an au Samu, avec une
augmentation régulière de 5 à 6% l'an (…) Et cela, c'est vrai,
(a lieu) dans des conditions de pénibilité et de contrainte qui
expliquent les mécontentements et les revendications (…) Depuis
15 jours, les urgentistes manifestent leur mécontentement. Je
vous redis que j'honore les engagements du précédent
gouvernement et les nôtres. 2.000 postes ont été publiés au mois
de mars dont 35% pour les seules urgences. Ca représente 700
postes (D'autre part) l'Ile-de-France connaît un retard dans
l'attribution des postes et cela n'est pas normal. Lundi soir
(...), nous avons rencontré les organisations syndicales et nous
nous sommes mis d'accord sur un calendrier resserré pour la
répartition des 300 postes créés en Ile-de-France (Sur les
situations précaires, trop nombreuses dans cette spécialité et
plus spécifiquement en Ile-de-France, avant le 30 juin une)
solution au cas par cas leur sera proposée pour qu'ils sortent
de la précarité". |
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20
mai 2003 |
Divergences sur l’ampleur de la
journée nationale de grève des urgentistes |
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Selon l'Association des médecins
urgentistes hospitaliers de France (Amuhf), la journée nationale
de grève de médecins des services d'urgences des hôpitaux a été
suivie ce jour par 60% de praticiens. En revanche, la Direction
de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos), a
estimé, sur la base d'une première évaluation provisoire de la
mobilisation, que le taux de grévistes était "faible".
Le président de l'Amuhf a précisé que cette
participation variait sensiblement selon les régions. Ainsi,
dans le Nord, le mouvement "ne tient pas", alors que dans
d'autres régions (Bretagne, Pays-de-la-Loire,
Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Franche-Comté, Limousin,
Languedoc-Roussillon, Centre) "la mobilisation est forte".
Selon le docteur Bertrand Weyd, délégué régional
de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France
(Amuhf), 90% des quelque 50 urgentistes de La Roche-sur-Yon et
des Sables-d'Olonne étaient en grève ce jour. Selon le Dr
Jean-Marc Le Gac, délégué départemental de l'Amuhf, "tous les
urgentistes" des centres hospitaliers de Lorient, Vannes
(Morbihan) et Quimperlé (Finistère) ont observé une journée de
grève, les services fonctionnant avec un "effectif minimum".
L'appel de l'Amuhf n'a été, en revanche, suivi que partiellement
ailleurs en Bretagne et en Pays de la Loire, à l'exception de
l'hôpital de Saumur (Maine-et-Loire), où l'ensemble des médecins
du service ont débrayé pendant une heure. |
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15 mai 2003 |
La DHOS donne des précisions sur
les créations de postes |
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La Direction de l'hospitalisation
et de l'organisation des soins (Dhos) a indiqué ce jour que plus
de 750 postes avaient déjà été créés, sur un total de 2.000
prévus sur toute la France pour 2002-2003, pour compenser la RTT.
La Dhos a affirmé que l'ARHIF (Agence régionale de
l'hospitalisation d'Ile-de-France) et l'AP-HP (Assistance
publique-Hôpitaux de Paris) "n'ont pas encore, contrairement
aux autres régions, distribué les postes et n'ont donc pas
délégué les crédits", ce qui "pouvait laisser à penser -
ce qui n'est pas exact - que les crédits allaient être utilisés
à autre chose". |
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16
mai 2003 |
Poursuite de la grève des
médecins urgentistes |
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Peu après avoir été reçu au
ministère de la Santé, les représentants des urgentissimes
grévistes ont annoncé la poursuite de la grève. Déclaration de
Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins
urgentistes hospitaliers de France (AMUHF) : "Nous saluons la
volonté de dialogue (des autorités mais, faute d'accord,) la
grève est maintenue (en Ile-de-France, de même que) la journée
nationale des urgences (du 20 mai) Ils reconnaissent le retard
sur les créations de postes (…) mais dès qu'on arrive au
chiffrage des postes nécessaires, ils ne veulent pas accorder de
budget supplémentaire". |
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12 mai 2003 |
Journée de grève nationale de
médecins urgentistes le 20 mai
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Une journée nationale de grève de
médecins des services d'urgences des hôpitaux doit avoir lieu le
20 mai pour soutenir le mouvement lancé le 6 mai en
Ile-de-France.
Déclaration de Patrick Pelloux, président de
l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France
(AMUHF, membre de la CMH) : "L'assemblée générale de ce soir
a pris plusieurs décisions (dont celle d'une journée nationale
de grève le 20 mai et) celle d'aller manifester vendredi devant
le ministère de la Santé, si aucun contact avec nous ne
s'établit d'ici là".
De son coté, la Coordination médicale
hospitalière (CMH) estime que "la grève de grande ampleur des
urgentistes franciliens exige une reprise très rapide des
discussions". |
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9
mars 2003 |
La DHOS annonce le déblocage fin
juin de fonds pour la création des nouveaux postes médicaux
programmés en 2002-2003
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Dans un communiqué publié ce jour et
intitulé "grève des urgentistes d'Ile-de-France : 39,8
millions d'euros affectés en 2002-2003 pour la création de
postes médicaux", la Direction de l'hospitalisation et de
l'organisation des soins (Dhos, ministère de la Santé) précise
qu'un "état des lieux" portant sur l'activité et les
effectifs des hôpitaux franciliens doit être dressé avant la fin
mai. Par la suite, "les postes médicaux prévus pour 2002-2003
(soit 39,8 millions d'euros pour l'Ile-de-France) seront
affectés d'ici fin juin 2003". La Dhos rappelle qu'"à ces
créations d'emplois, s'ajoutent 45 millions d'euros en 2003 pour
l'indemnisation du temps de travail médical supplémentaire
au-delà de 48 heures hebdomadaires".
Pendant ce temps, l'Assistance publique-Hôpitaux
de Paris estime que la grève des urgentistes estime que " le
mouvement est toujours très suivi, avec une relative
généralisation", les médecins grévistes étant "a priori
de l'ordre de 75-80 %". L'AP-HP précise qu'"il n'y a pas
de difficulté concernant les assignations et donc la prise en
charge des patients". L'"assignation" d'un médecin
par l'administration permet à celui-ci de remplir ses fonctions,
tout en se déclarant gréviste. De ce fait, jusqu'à présent,
"il n'y a aucune retombée sur les patients". |
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7 mai
2003 |
Urgentistes : 72,5% de grévistes
à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris
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L'appel à la grève illimitée a été
suivi mercredi par 72,5% des médecins urgentistes de
l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a annoncé l'AP-HP
ce soir.
La presque totalité des chefs de services
d'urgences de l'AP-HP ont exprimé mercredi leur "soutien"
à ce mouvement, visant à obtenir la création de nouveaux postes
de travail pour compenser les effets de la réduction du temps de
travail.
Selon un communiqué signé par plus de vingt
chefs de service, "la Collégiale des chefs de service
d'urgence de l'AP-HP soutient le mouvement de grève des
urgentistes (qu'elle appelle) à se déclarer grévistes et à
répondre, dans un premier temps, aux simples assignations de
l'administration". Grâce à ces assignations, a précisé l'AP-HP,
"la continuité des soins" aux patients est assurée
normalement.
Selon la Coordination médicale hospitalière (CMH)
dont l’AMUHF est membre, aucun des 2.000 postes promis dans
toute la France pour compenser l'application des 35 heures et
l'entrée en vigueur en janvier 2003 d'une directive européenne
limitant à 48 heures par semaine (gardes comprises) le travail
des médecins, n'a été créé. Une partie des fonds prévus aurait
même été utilisée par certains établissements pour "combler
des trous" budgétaires, selon la CMH. |
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5 mai
2003 |
Les
urgentistes d’Ile de France votent de la grève |
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Les urgentistes franciliens ont
décidé de présenter la création de 150 postes comme unique mot
d’ordre à la grève qu’ils ont votée ce soir. |
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3 mai
2003 |
La
grève de médecins urgentistes pourrait s'étendre à toute l'Ile-de-France
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Sous l’impulsion de l'Association
des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), la
grève illimitée des médecins du Samu des Yvelines et du Smur de
Versailles (Yvelines) menace de s'étendre à l'ensemble de l'Ile-de-France
: "L'AMUHF a déposé un préavis de grève dans les structures
d'urgences Samu et Smur d'Ile-de-France à partir de mardi 6 mai
(...) Nous réunirons une assemblée générale lundi soir pour
voter ou non le début de la grève (Jusqu’à présent) rien ne nous
a été proposé sur les améliorations statutaires ou la création
en nombre suffisant d'emplois". |
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29
avril 2003 |
Les
médecins urgentistes des Yvelines menacent de durcir leur grève
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Les médecins du Samu des Yvelines
et du Smur de Versailles (Yvelines), qui observent depuis une
semaine une grève illimitée pour obtenir la création de 13
postes supplémentaires, ont menacé ce jour de durcir leur
mouvement. Dans un communiqué, ils précisent que «la seule
réponse (obtenue jusqu'à présent) reste l'intention de réduire
le nombre d'équipes médicales pour pallier le manque d'effectif
dû à la stricte application de la loi (ce qui aurait) des
conséquences désastreuses».
S'ils n'obtiennent pas satisfaction de la
Direction départementale des affaires sanitaires et sociales
(Ddass) et de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH), ils
prévoient, dès jeudi, de cesser «toute activité hors soins,
et de ne plus répondre aux réquisitions au delà de 48 heures de
travail par semaine». Jusqu'à mercredi, les grévistes, qui
réclament également le paiement de leurs heures supplémentaires,
avaient décidé de ne travailler que sur réquisition du directeur
de l'hôpital André Mignot du Chesnay (Yvelines) auquel ils sont
rattachés. |
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26, 28 et 29 avril
2003 |
La
nouvelle directrice générale de l’AP-HP expose sa politique
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Trois mois après son arrivée à la
direction générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP),
Mme Rose-Marie Van Lerberghe rend public son diagnostic sur le
fonctionnement de l'institution et de ses problèmes.
Samedi, dans une interview au
Parisien/Aujourd'hui en France, elle explique qu'elle veut
«donner une plus large responsabilité aux équipes de terrain (…)
Il faut regrouper nos forces en grands pôles cliniques et
médico-techniques au sein de chaque hôpital. Ainsi nous ne
verrons plus coexister des services performants mais sous-dotés
(de sorte que les files d'attente sont excessives) et des
services dont le taux de fréquentation est inférieur à 60%».
Lundi, elle adresse une lettre au
personnel où elle affirme que l'AP-HP (regroupant 39 hôpitaux ou
groupes hospitaliers et 90.000 agents, NDLR) va «devoir
retrouver les chemins de l'équilibre» budgétaire, et exprime
le souhait que l'institution se décentralise : «Nous
dépensons aujourd'hui plus d'argent que nous n'en encaissons (…)
Notre budget est supérieur à 5 milliards d'euros, cette somme
justifie à elle seule que nous soyons prudents dans la dépense
(…) Si rien ne vient modifier le cours des choses, nous perdrons
cette année 200 M d'EUR supplémentaires (Les efforts devront
passer) par une amélioration de notre activité (une) plus juste
prescription des médicaments et des examens (un ajustement
permanent de) nos capacités aux besoins (une meilleure
négociation des) prix de nos achats extérieurs». Dans sa
lettre, elle appelle aussi les personnels à mettre en place une
dynamique de «changement profond des perspectives auxquelles
notre institution était accoutumée».
Mardi, Le Monde publie un long
texte de Rose-Marie Van Lerberghe où elle écrit entre autres que
«l'hôpital est là pour répondre aux besoins de ses patients. Le
soin est son métier. Tout centre hospitalier universitaire doit
évidemment tenir compte des exigences de la formation des
médecins et de la recherche, mais c'est la réponse à l'attente
du patient qui se confie à lui qui lui dicte ses premiers
devoirs». Elle remarque que «la médecine de ville évolue
dans ses pratiques. Les services d'urgence des hôpitaux sont
désormais assimilés à des services médicaux de proximité pour
tous les incidents survenant hors des horaires de travail
habituels ou pour les patients n'ayant plus de médecin de
famille». Elle estime que «L'état de tension que connaît
l'hôpital vient donc pour partie de difficultés
organisationnelles qu'il nous faut surmonter. Il naît aussi de
ce que nous changeons d'ère. L'art médical est aujourd'hui
assorti de protocoles. L'hôpital doit désormais s'astreindre aux
règles du juste à temps dans la combinaison de soins et
d'examens de plus en plus complexes mobilisant un grand nombre
de compétences diverses. L'hôpital doit la sécurité à ses
patients, il doit assurer sa propre sécurité juridique dans une
relation qui tend à se contractualiser. L'hôpital doit aussi
raisonner dans un cadre économique contraint. En tant que
responsable d'un établissement hospitalier public, je dois
respecter le budget qui m'est imparti au sein de l'objectif
national des dépenses de l'assurance-maladie. Ce cadre va
évoluer puisque nous allons progressivement passer de la
dotation globale, aux bases largement figées, à la tarification
à l'activité, qui prendra en considération l'efficacité de la
réponse apportée aux besoins constatés». Rose-Marie Van
Lerberghe conclue en détaillant son «plan d&Mac226;action»
:
-
Engager le changement et
développer, parmi les cadres médicaux, soignants et
administratifs, une culture de l'évaluation, du
pilotage par le résultat fondé sur l'analyse
comparative.
-
Organiser l'hôpital en
pôles d'activités pour associer les médecins au
gouvernement de l'hôpital et permettre une constante
réallocation des moyens en fonction des besoins et
des fluctuations de la charge de travail.
-
Fédérer les hôpitaux de
l'AP-HP en quelques grands ensembles géographiques
proposant une gamme de services cohérents dans un
cadre permettant un dialogue fructueux avec
l'université et la recherche.
-
Centrer le siège de l'AP-HP
sur ses missions : la stratégie, le pilotage, le
contrôle, l'expertise et le développement des
ressources humaines.Affirmer le rôle pivot de chaque
site hospitalier dans la gestion.
-
Développer les
compétences au service du projet. Revoir les
processus et les organisations de travail au plus
près du terrain pour dégager du temps opérationnel
pour les médecins et les soignants. Développer la
validation des acquis de l'expérience. Gérer les
potentiels. Instaurer un dialogue social de vérité.
-
Décentraliser par blocs
entiers de compétences. Simplifier les procédures
internes, pour la conception et la mise en oeuvre
des projets en particulier.
-
Mettre en place un
système d'information intégré.
NB : un baromètre de
satisfaction (notes de 1 à 5) AP-HP publié samedi dans
le quotidien Parisien/Aujourd'hui en France
montre que 77,2% des 5.520 patients tirés au sort sont
satisfaits (note : 5/5) du "comportement des
médecins" des établissements de l'AP-HP. Ils sont
44,6% à donner cette même note pour "l'information
sur le traitement et l'état de santé" et 42,7% à
attribuer un 5/5 pour le "délai d'attente avant une
intervention chirurgicale".
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16
avril 2003 |
M. Mattei précise ses intentions
pour la prise en charge des urgences
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Le ministre de la Santé,
Jean-François Mattei, a annoncé ce jour un ensemble de mesures
sur la prise en charge des urgences, lors de l'ouverture du
Congrès annuel des urgentistes qui se tient à Paris jusqu'à
vendredi 18. En premier lieu, M. Mattei a annoncé la signature
d’une circulaire relative à la prise en charge des urgences
(dont il a souligné le caractère "consensuel")
recommandant le "décloisonnement des hommes et des structures",
à trois niveaux: décloisonnement entre la médecine de ville et
l'hôpital, "décloisonnement au sein de même de l'hôpital"
et "décloisonnement entre les différents services d'urgence".
Cette circulaire préconise ainsi "la centralisation des
appels de permanence des soins", l'"articulation des
maisons médicales avec les services d'urgences hospitaliers",
le développement d'équipes communes d'urgentistes (exerçant sur
plusieurs sites) et la contribution de tous les services de
l'hôpital à la prise en charge des urgences.
Un autre objectif assigné par le ministre est la
meilleure "coordination du dispositif": parmi les pistes
avancées, l'interconnexion des numéros d'appel d'urgence 15 et
18, la mise en réseau des SAMU sur plusieurs départements, ou
encore l'implication des spécialistes en aval des urgences.
Enfin, M. Mattei a annoncé la "création d'un
projet de diplôme spécialisé de médecine d'urgence", qui
serait mis en place à la rentrée 2004, et la publication avant
l’été du décret visant à assurer la "permanence des soins"
(publication prévue initialement avant fin mars).
NB : Les 616 sites d'urgence ont enregistré
13,6 millions de passages en 2002, dont seulement 3 à 5%
nécessitaient une prise en charge immédiate.
Réactions :
Marc Giroud, président du SAMU de France et
co-organisateur du Congrès : "La copie est bonne, même si
cela ne préjuge pas de l'avenir".
Patrick Pelloux, président de l’ Association des
médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF) : "(Je
regrette) l'absence d'engagement chiffré du gouvernement (…) Le
ministre n'a pas dit un mot de la réduction du temps de travail
à l'hôpital, c'est le flou artistique. Il n'y a plus d'argent
dans les caisses, et donc pas de garantie de rémunération des
plages additionnelles". |
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9 avril 2003 |
Le
syndicat Samu de France s’ inquiète des sorties de Smur sans
médecin |
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Le syndicat Samu de France s'est
inquiété ce jour des "dérives" des services d'urgence
dans le Var, au lendemain de l'autorisation donnée au Smur de
Toulon de sortir sans médecin.
Extraits du communiqué de presse: "Les
Smur, coordonnés par les Samu Centre 15, comportent
obligatoirement un médecin: ils ont à prendre en charge des
patients en urgence vitale et en réanimation et répondent
d'obligations fixées par décret (L’autorisation donnée au SMUR
de Toulon est une) faille dans la qualité de la prise en charge
des patients (Leur sécurité est sacrifiée sur) l'autel d'une
réduction du temps de travail médical mal préparée". |
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8
avril 2003 |
Le Smur de Toulon pourra sortir
sans médecin
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A compter du 1er juin 2003, les
ambulances du Smur de Toulon pourront sortir sans médecin
(remplacé par une infirmière, NDLR). Confronté à l'application
de la réduction du temps de travail et de la directive
européenne limitant à 48 heures par semaine le travail des
médecins, le Smur de Toulon éprouvait depuis plusieurs mois de
grandes difficultés à faire tourner la totalité de ses trois
équipes d'urgences. A l'approche de l'été, la situation devenait
suffisamment préoccupante pour que le SMUR demande à l'agence
régionale d'hospitalisation (ARH) d'autoriser la "paramédicalisation"
d'une des équipes.
Selon Jean-Jacques Arzalier, chef de service du
SAMU 83, environ un tiers des 5.000 sorties effectuées chaque
année par les secours du Var ne nécessitent pas de médecin. Lors
d'un appel au 15, le médecin régulateur évaluera s'il y a besoin
d'ajouter un médecin à l'équipe chauffeur-infirmière. Si ce
n’est pas le cas, l'infirmière ira seule mais "ne dépassera
pas son domaine de compétence (car elle) pourra toujours appeler
un médecin si elle voit que c'est plus grave".
Ce système, déjà en vigueur en Alsace, fera
l'objet d'une "évaluation sur trois-quatre mois", selon
Christian Dutreil, directeur de l'ARH-PACA.
- L’avocat général de la Cour européenne de
justice considère la totalité de la garde du médecin à l'hôpital
comme temps de travail
La Cour européenne de justice (CEJ) avait été
saisie par une juridiction allemande pour savoir si les services
de garde à l'hôpital constituent en totalité du temps de travail
lorsque le médecin peut dormir dans l'établissement durant les
phases où on ne fait pas appel à lui.
Face à cette saisie, l'avocat général rappelle
que la législation européenne établit trois critères pour
qualifier une période de temps de travail : que l'employé se
tienne sur le lieu de travail, à la disposition de son employeur
et dans l'exercice de son activité.
Selon lui, les deux premiers critères sont
remplis dans le cas d'espèce, ce qui est une condition
suffisante pour qu'une période soit considérée comme du temps de
travail. En outre, il estime que "le fait de disposer d'un
lit durant les gardes pour pouvoir se reposer contribue à
protéger la santé du médecin et à ce qu'il prodigue des soins
adéquats aux patients". Il conclut donc que ces phases
d'inactivité, où le médecin peut être appelé pour une
intervention, ne peuvent être comptabilisées comme périodes de
repos. Il reste désormais à connaître l’avis de la Cour mais la
date de son arrêt n'a pas été précisée. |
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3
avril 2003 |
Un rapport suggère d'accorder
plus d'autonomie à chaque hôpital public |
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Un rapport sur
l'organisation de l'hôpital public remis ce jour au
ministre de la Santé par le directeur de l'hôpital
d'Angoulême, Denis Debrosse, le président de la
Commission médicale (CME) de l'hôpital du Mans, Antoine
Perrin, et Guy Vallancien de la Faculté de Médecine
Broussais Hôtel Dieu.
Ce rapport stigmatise les caractéristiques trop
normatives de l’hôpital public ("L'Etat doit rester
garant de la cohérence et de l'équité de l'accès aux
soins, mais doit sortir du "tout normatif " (...)
qui bloque l'action hospitalière") et propose :
-
d'accorder plus
d'autonomie à chaque établissement (tout en
prévoyant de remplacer les services et départements
"en tant qu'entité juridique" par des "pôles
d'activité" qui "correspondent à des centres de
responsabilité"),
-
d'accroître les
prérogatives des Agences régionales
d'hospitalisation ("Il faut déconcentrer les
responsabilités de l'Etat au niveau des régions (…)
le mieux les besoins, permettant d'organiser de
véritables territoires de santé (et) les ARH doivent
devenir le guichet unique par lequel passent toutes
les réglementations et décisions des autres
organismes")
-
et d'"assouplir le
code des marchés publics dans son application aux
EPS" (établissements publics de santé).
Le document suggère aussi de
modifier les modes de recrutement.
En ce qui concerne les médecins, il préconise
"deux voies", "l'une statutaire, l'autre
contractuelle", avec dans les deux cas "un
engagement local sous la forme d'un contrat". En ce
qui concerne les administratifs, le rapport propose d"élargir
le recrutement et les compétences des directeurs et
reconnaître la fonction de chef d'établissement à
hauteur de ses responsabilités" et de
"reconsidérer l'encadrement intermédiaire, clarifier ses
missions et proposer un plan de carrière".
Enfin, le rapport propose également de
"permettre à chaque établissement de définir par
règlement intérieur sa propre organisation".
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31
janvier 2003 |
47,8
milliards d’euro pour les dotations provisoires de dépenses des
hôpitaux en 2003 |
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La Direction de l'hospitalisation et
de l'organisation des soins (Dhos) a fait savoir ce jour que
selon une circulaire datée du 19 décembre 2002 les dotations
provisoires de dépenses des hôpitaux publics et des
établissements privés participant au service public hospitalier
s'élèvent à 47,8 milliards d'euros (hors soins de longue durée)
en 2003 (contre 45,9 milliards d'euros en 2002). Ces dotations
provisoires par région peuvent encore subir des "ajustements
budgétaires" et comprennent le coût de la réduction du temps
de travail (RTT).
Les plus grosses enveloppes ont été attribuées à
l'Ile-de-France (9,9 milliards d'euros contre 9,7 milliards en
2002, hors soins de longue durée), à la région Rhône-Alpes (4,4
mds euros contre 4,2 en 2002) puis à la région
Provence-Alpes-Côte-d'Azur (3,5 contre 3,4 mds euros). La
dotations la moins importante est allée à la Corse (186 millions
d'euros contre 177 millions EUR hors soins de longue durée). La
région dont le taux d'évolution de la dotation est le plus
important (+6,55%) est le Poitou Charente, qui reçoit 1,2 mds
contre 1,1 milliard en 2002. |
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5 février 2003 |
Assouplissement de la RTT: les
médecins rejettent le projet gouvernemental
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Dans le cadre du protocole signé le
13 janvier 2003, les quatre organisations de médecins et
pharmaciens hospitaliers (SNAM, CHG, INPH, CMH) ont été reçues
ce jour au ministère de la Santé : «Il leur a été proposé un
projet d'arrêté concernant l'organisation de la continuité des
soins à l'hôpital (qui) ne permet pas d'assurer la permanence
des soins et donc les missions de service public» Les quatre
organisations syndicales donnent 15 jours» au ministre de la
santé, Jean-François Mattéi, pour les recevoir et renégocier le
projet d’arrété. Au-delà, les représentants hospitaliers ne
répondent plus de rien. Dans l’attente, les quatre organisations
syndicales pratiqueront la politique de la chaise vide et ne
participeront pas à deux prochaines réunions prévues le 12 et le
17 février prochain avec les pouvoirs publics.
Réactions :
Rachel Bocher, présidente de l'INPH : «On
en ressort très déçus, même en colère (…) La directive
européenne reconnaît comme effectif le travail de nuit. Or
l'arrêté que nous propose le gouvernement nous replace en dehors
de cette directive, puisque au-delà de 48 heures hebdomadaires
effectuées, le travail de nuit est rémunéré deux fois moins que
le travail de jour (Si ce texte devait être publié au JO) cela
serait une déclaration de guerre».
Jean-Claude Wagner, secrétaire général du
SNAM-HP : «Il faudra bien une ouverture (de la part du
ministère), même si elle n'est pas entièrement financière. Mais,
pour l'instant, on ne nous propose rien».
Pierre Faraggi de la CHG : «C'est un
mauvais coup». |
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29
janvier 2003 |
60 hôpitaux et 6 régions vont
expérimenter la tarification à l'activité
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Selon un communiqué de la direction
de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos)
publié ce jour, soixante établissements hospitaliers et six
régions vont participer à l'expérimentation de la tarification à
l'activité en 2003, l'un des éléments-clé du plan de
restructuration Hôpital 2007 présenté par le ministre de la
Santé Jean-François Mattei le 20 novembre 2002. Avec la
tarification à l'activité, un établissement sera rémunéné à
l'acte médical, alors qu'aujourd'hui il bénéficie d'une dotation
globale (dotation budgétaire remise à chaque agence régionale
d'hospitalisation, qui attribue ensuite une sous-enveloppe à
chaque établissement).
Extraits du communiqué : "Cette
expérimentation fera l'objet d'un rapport attendu pour octobre
2003 dans le cadre de la discussion au Parlement du projet de
loi de financement de la sécurité sociale (Le choix des 60
établissements vise à) assurer une représentation équilibrée des
différentes catégories d'établissements (taille et statut
juridique) et de leur implantation régionale (En outre, 51
autres établissements travaillent aujourd'hui) à la constitution
d'une « échelle nationale de coût+, qui permettra de déterminer
les tarifs » (…) Au total, ce sont donc 111 établissements qui
vont participer activement à la mise en oeuvre de la
tarification à l'activité".
NB : Sur les 11 régions candidates, six ont été
retenues: La Réunion, Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes, Bretagne
et Aquitaine. Une "mission opérationnelle" accompagnera
les établissements, tandis qu'un groupe national d'experts
référents prendra en charge les établissements expérimentateurs
afin de les aider méthodologiquement à réussir les différentes
étapes de l'expérimentation (diagnostic des procédures et outils
actuels, prise en main et test du schéma de tarification,
évaluation des nouvelles procédures). |
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24
janvier 2003 |
Gardes
de ville : la Coordination médicale hospitalière conteste le
volontariat
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Dans un communiqué publié ce jour,
la Coordination médicale hospitalière (CMH) conteste le principe
de volontariat proposé par le rapport Descours : "Ni en
ville, ni à l'hôpital le simple volontariat ne peut être
acceptable comme réponse pour assurer la mission de permanence
des soins (…) Si cette option était retenue au travers des
textes réglementaires à venir, les conséquences en seraient
désastreuses sur la prise en charge des patients (…) On
aboutirait soit à transférer sur une hospitalisation publique,
incapable d'assumer cette fonction, des milliers d'appels et de
patients, ce qui ne ferait que paralyser le système, soit à des
mesures autoritaires qui confieraient au préfet le soin
d'organiser la santé publique (…) On sait ce que ce genre de
situation a créé dans certains pays comme dévoiement et risque
(…) la commission Descours est la réponse politique au mouvement
de désengagement des médecins libéraux de la prise en charge de
la permanence des soins (…) Contestant l'article 77 du Code
déontologie qui fait de cet engagepment une obligation, la
médecine libérale a choisi de s'appuyer sur le volontariat pour
défendre, notamment au sein du groupe, ses intérêts (C'est une)
mauvaise réponse à un vrai problème". |
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23 janvier 2003 |
Les
services d'urgence accueillent bien plus de patients qu'ils n'en
traitent
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Les services d'urgence médicale
semblent fonctionner davantage comme un lieu d'accueil que de
traitement, selon la première enquête nationale sur la
fréquentation de ces services réalisée par la direction de la
recherche et des études (Drees) du ministère des affaires
sociales en janvier 2002.
"70% des usagers des services d'urgence s'y
présentent directement, sans contact médical préalable, même par
téléphone (...) La grande majorité des personnes (près des trois
quarts) arrive par ses propres moyens" révèle cette étude.
Le secteur public accueille plus de 90% des
personnes qui se rendent aux urgences - qui avaient enregistré
quelque 12,72 millions de passages par semaine en 2000 -,
essentiellement pour des "problèmes somatiques" et des
"traumatismes".
De l'ensemble des cas examinés, 11% seulement
révèlent un état susceptible de s'aggraver sans que leur vie
soit en danger, tandis que 2,4% montrent un risque pour la vie
du patient.
"Dans les deux-tiers des cas, aucun geste
thérapeutique n'est réalisé sur place, ce qui ne signifie pas
pour autant que les patients n'aient pas justifié une
prescription médicamenteuse ou une ordonnance", précise
l'étude.
En outre, "les parents, confrontés à la
survenue d'un problème de santé inopiné chez leur bébé, semblent
utiliser les services d'urgence comme une porte d'accès à une
consultation médicale de pédiatrie" (NB : les nourrissons
sont, proportionnellement à leur nombre dans la population, 15
fois plus nombreux à fréquenter les urgences).
Réactions :
- Francis Rubel, président du
syndicat national des pédiatres français (SNPF) : "Il
faudrait que les patients demandent d'abord à être vus par leur
médecin traitant. Seulement, dans les grandes agglomérations,
comme Paris, 50% des patients n'ont pas de médecin traitant,
alors l'hôpital devient une salle de consultations (…) Il faut
plus de pédiatres à l'hôpital et en ville, mais il faut aussi
réorienter des patients vers la médecine libérale".
- Patrick Pelloux, président de
l'association des médecins urgentistes hospitaliers (AMUHF)
: "cette étude rejoint les conclusions du rapport Descours :
l'organisation sanitaire est insuffisante dans le pays. Mais je
ne reproche pas à la population d'aller là où il y a la lumière.
Les urgences hospitalières sont un des derniers endroits
illuminés de la cité (…) Je suis d'accord pour perfectionner la
permanence des soins mais si les libéraux ne veulent que des
droits sans devoirs, ça ira mal". |
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13
janvier 2003 |
Les
médecins urgentistes durcissent la grève à l'hôpital de Tarbes
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Les 35 médecins urgentistes de
l'hôpital de Tarbes, en grève depuis le 17 décembre 2003 pour
exiger les effectifs supplémentaires indispensables, selon eux,
à l'application de la réduction du temps de travail et d'une
directive européenne limitant à 48 h le temps de travail
hebdomadaire, ont décidé ce jour de durcir leur mouvement :
"Refusant nos propositions, la direction a, à son tour, fait des
propositions qui démontrent de sa part une méconnaissance et
incompréhension totale de l'activité de notre discipline
d'urgence (La direction nous propose) de travailler 48 heures
par semaine pour le même salaire que pour 39 heures jusqu'alors
(et de) fermer le service des urgences de Bagnères-de-Bigorre et
de son antenne SMUR, ainsi que du SMUR Montagne pour en
récupérer le personnel médical (Nous souhaitons ne plus négocier
avec la direction mais) rencontrer directement son
administration de tutelle (DDASS, ARH et ministère de la Santé)".
Rappel : Les urgentistes tarbais, qui
assurent les missions du SAMU pour l'ensemble des
Hautes-Pyrénées, réclament la création d'au moins 11 postes de
médecins.
- Les 4
syndicats de médecins hospitaliers acceptent les propositions
d’assouplissement de la RTT
Après un
week end de d’ultimes négociations, les 4 syndicats de médecins
hospitaliers (INPH, CMH, CHG, SNAM-HP) ont finalement décidé de
signer un protocole d’accord avec le ministère de la santé sur
les mesures d’assouplissement de la RTT. |
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12
janvier 2003 |
RTT
à l'hôpital: la CMH accepte le texte du ministère mais attend
des "propositions" de M. Mattei |
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La Coordination médicale
hospitalière (CMH), qui signera lundi soir l'accord sur
l'assouplissement de la RTT à l'hôpital public "attend les
propositions" du ministre de la Santé pour "crédibiliser"
cet accord.
Extraits du communiqué de presse de la CMH :
"La mise en oeuvre de la réduction du temps de travail dans les
hôpitaux publics ne peut être complètement crédible que par des
mesures globales sur la démographie médicale: augmentation
importante du nombre d'internes, assistanat, correction de la
distribution public/privé. Sur tous ces points la CMH attend les
propositions de M.Jean-François Mattei (La CMH) a conditionné
son accord à la nécessité de mettre en perspective rapidement
l'adaptation des créations d'emploi, la reconnaissance du
travail de nuit, l'indemnisation des plages additionnelles et la
revalorisation des astreintes". |
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10
janvier 2003 |
RTT
à l'hôpital: divergences entre syndicats de médecins
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La Direction de l'hospitalisation
et de l'organisation des soins (Dhos, ministère) a reçu
successivement les quatre syndicats de praticiens hospitaliers
pour une ultime concertation sur le texte d'assouplissement de
la RTT dont la séance de signature est prévue lundi.
Rachel Bocher, la présidente de l'intersyndicat
national des praticiens hospitaliers (INPH) : " (J’attends
des) précisions (notamment sur le paiement) effectif des jours
de RTT de 2002 non pris (sur la notion de) volontariat (pour les
heures supplémentaires ainsi que sur leur revalorisation) J'ai
eu des «peut-être», pas des «sûr», j'aurai des réponses lundi et
consulterai mes instances. Sans ces points, ça sera difficile de
signer".
François Aubart, le président de la Coordination
médicale hospitalière (CMH) : "(j’ai) trouvé dans la dernière
version proposée des réponses nouvelles capables de participer à
rétablir la confiance des praticiens (comme par exemple) les
créations de postes (le) paiement des jours RTT (et la)
revalorisation des astreintes (…) C'est encore éloigné de nos
demandes mais ce compromis va dans le sens du bon fonctionnement
des hôpitaux, je plaiderai pour, lors de notre consultation du
syndicat".
Pierre Faraggi, le président de la Confédération
des hôpitaux généraux (CHG) : "Nous avons proposé des
modifications du texte, essentiellement sur les heures
supplémentaires, qui demandent des financements (…) Appliquer
les 48 heures hebdomadaires est impossible dans l'état actuel
des choses: il faut donc des plages additionnelles pour
rémunérer les praticiens qui seraient prêts à travailler plus
pour garantir un même niveau d'offre de soins (…) Le ministère
doit nous répondre samedi, il me semble qu'il a envie d'aboutir,
mais je ne suis pas très optimiste (…) nous aimerions signer,
mais avec les garanties nécessaires".
Jean-Claude Wagner, secrétaire général du
SNAM-HP : "(nous avons) envie de signer (mais nous attendons que
la Dhos) rédige un texte pour les directeurs d'hôpitaux pour
leur indiquer dans quel esprit doit s'appliquer l'accord : pas à
la hussarde ! (..) nous nous déciderons ce week-end après avoir
étudié cette lettre". |
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8 janvier 2003 |
Médecins hospitaliers : M.
Mattei estime qu’on ne peut pas faire mieux |
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A propos de l'application des 35
heures aux personnels hospitaliers et de la directive européenne
sur le temps de travail des médecins des hôpitaux, le ministre a
estimé ce jour sur LCI qu'"on est allé au bout de ce qu'on
pouvait faire". Il a énuméré les efforts consentis par l'Etat
- un compte épargne temps, la possibilité de racheter les jours
travaillés indûment et, pour les médecins, l'achat de plages
additionnelles de travail-, en estimant "qu'on a fait les
efforts nécessaires, c'est un dispositif transitoire mais s'il
n'était pas accepté, je crois qu'on irait vers de vrais
désordres". |
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