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27
décembre 2002 |
Médecins
hospitaliers: situation explosive
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La Coordination médicale
hospitalière (CMH), l'un des 4 grands syndicats de médecins
hospitaliers, a "demandé une entrevue d'urgence au ministre
de la Santé, Jean-François Mattei (face au) risque d'explosion"
à l'hôpital. Le Dr François Aubart, président de la CMH, a
déclaré : "Je fais confiance à ce ministère et à ce ministre
pour agir sur les évènements et avoir une action déterminée,
encore faut-il qu'un arbitrage financier conséquent soit décidé,
à la hauteur de la crise qui peut intervenir dans les jours qui
viennent (…) Les jours sont comptés, il n'y a pas de bras de fer
à engager avec ce ministère, mais s'il n'y a pas de réponses
satisfaisantes, nous engagerons une action d'ampleur nationale
concernant l'ensemble des spécialistes hospitaliers".
Cette déclaration intervient à un moment où les
praticiens hospitaliers, urgentistes en tête, dénoncent l'"impréparation
générale" à la réduction de la durée hebdomadaire de travail
qui sera limitée à 48 heures, gardes comprises, à partir du 1er
janvier en application d'une directive européenne. Le Dr Patrick
Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes
hospitaliers de France (AMUHF) a déclaré la veille : "La
question n'a pas été anticipée, il y a une impréparation
générale, on en parle depuis deux ans et tout le monde
s'aperçoit que le 1er janvier 2003 c'est la semaine prochaine".
Déjà, des mouvements locaux ont éclaté, en
Vendée et à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, les médecins
urgentistes dénonçant une insuffisance d'effectifs et demandant
des moyens budgétaires pour financer la création de postes.
Le ministère de la Santé a engagé en ce mois-ci
(voir info du 19 décembre) des négociations avec les syndicats
représentant les quelque 40.000 praticiens hospitaliers pour
assouplir la réduction du temps de travail, notamment par le
paiement de jours de congés non pris. Les syndicats ne se
prononceront sur le texte que début janvier. En attendant, le
ministère de la Santé a fait parvenir à tous les directeurs
d'établissements publics une note appelant à "assurer la
permanence des soins" à partir du 1er janvier, en recourant
au volontariat, à des "plages de travail additionnel",
voire à des réquisitions de médecins, "en cas de nécessité
absolue".
Sur le terrain, les tableaux de services pour
début janvier sont déjà faits. Ils respectent la directive
européenne et des volontaires ont été trouvés pour effectuer les
heures supplémentaires avec plus ou moins de difficultés selon
les régions : "On va les appliquer et on verra comment ça se
passe par la suite", a déclaré Bruno Mangola, président du
Syndicat des urgences hospitalières (SUH). Il estime que "les
urgentistes sont inquiets parce qu'ils ne savent pas à quoi
s'attendre le 1er janvier : on ne connaît pas les financements
disponibles, ni comment ont été distribués les postes de RTT
(Mais) la réduction du temps de travail est en fait une chance
pour que les hôpitaux se réorganisent, à l'intérieur des
services, entre services et avec la médecine de ville, tout en
gardant la qualité des soins".
De son coté, Daniel Moinard, président de la
conférence des directeurs de CHU, souligne que :"L'essentiel
des moyens sera affecté sur toutes les activités de l'urgence,
c'est la priorité, mais à terme ce que nous craignons, c'est
plutôt une diminution des opérations programmées et la création
de files d'attente". |
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24 décembre 2002 |
La
loi de financement de la Sécu pour 2003 au Journal officiel
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La loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2003 est parue au Journal officiel ce
jour. Le projet de loi avait été définitivement adopté par le
Parlement le 28 novembre, et avait été déclaré conforme à la
Constitution par le Conseil constitutionnel le 12 décembre,
après avoir émis deux réserves et supprimé cinq dispositions du
projet. |
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19 décembre 2002 |
Lancement du chantier de
l'assouplissement de la RTT à l'hôpital |
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Le ministère de la Santé, les
syndicats des agents hospitaliers et les syndicats de praticiens
hospitaliers ont lancé mercredi et jeudi le chantier de
l'assouplissement transitoire de la réduction du temps de
travail (RTT), rendu nécessaire par les difficultés de
recrutement.
Le rapport de la mission nationale d'évaluation
(MNE) de la mise en place de la RTT remis au ministre début
novembre et qui proposait des recommandations d'ajustements
provisoires a notamment servi de base aux discussions.
Dans le dossier concernant les praticiens
hospitaliers, leurs quatre syndicats sont sortis de dix heures
de réunion avec un texte, que deux d'entre eux (INPH et CHG) ont
jugé "insuffisant". Selon le texte, le rachat des jours
RTT peut aller jusqu'à 10 jours pour 2003 pour les praticiens à
temps plein mais "assortis de conditions tellement précises
que cela sera difficile de le faire", a affirmé la
présidente de l'Intersyndicat national des praticiens
hospitaliers (INPH, 37% des praticiens), Rachel Bocher, parlant
de "mesurettes". Le texte propose aussi la bonification
de jours épargnés déposés sur le CET.
"Nous sommes complètement déçus, ces mesures
sont insuffisantes, et nous ne le signerons pas", a affirmé
Pierre Farragi, président de la Confédération des hôpitaux
généraux (CHG, 35% chez les praticiens). "Il y a eu une
évolution importante entre les propositions faites ce matin et
celles de ce soir, même s'il reste encore des incertitudes sur
certains points", a estimé le président de la Coordination
médicale hospitalière (CMH) qui dit représenter un tiers de la
communauté hospitalière médicale.
Pour les deux catégories de personnels, les
syndicats, qui entendent consulter leur base, ont jusqu'à début
janvier pour se prononcer.
Pour en savoir plus:
Propositions du ministère aux syndicats de médecins
hospitaliers |
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18
décembre 2002 |
Grève
illimitée des médecins urgentistes de l'hôpital de Tarbes
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Les médecins urgentistes de
l'hôpital de Tarbes (65) ont entamé un mouvement de grève
illimitée pour exiger les effectifs supplémentaires
indispensables, selon eux, à l'application de la réduction du
temps de travail et de la limitation de travail à 48h
hebdomadaires à compter du 1er janvier 2003.
Les 35 urgentistes tarbais, qui assurent les
missions du SAMU pour l'ensemble des Hautes-Pyrénées, réclament
notamment la création d'au moins onze postes de médecins, que la
direction du centre hospitalier de la ville n'aurait pas les
moyens de financer.
"Nous avons besoin de ces effectifs pour
assurer notre mission dans de bonnes conditions de sécurité et
de qualité", le docteur Victor Tasteyre, qui dénonce "des
conditions de travail qui se dégradent régulièrement".
Depuis ce jour, le SAMU et les urgences de
Tarbes ne fonctionnent plus qu'avec des médecins réquisitionnés
par la préfecture et au ralenti. Les grévistes refusent
également d'assurer les secours en montagne, certains transports
de malades entre établissements et orientent les patients vers
d'autres services. |
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15
décembre 2002 |
M.
Mattei précise les mesures d'assouplissement de la RTT à
l'hôpital
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Jean-François Mattei a précisé, ce
dimanche sur Europe 1 les mesures d'assouplissement de la
réduction du temps de travail (RTT) à l'hôpital public en cours
de négociation. Le ministre de la Santé a évoqué l'utilisation
et le "rendement" du compte épargne temps (CET) et le paiement
de certains jours RTT non pris.
M. Mattei "propose pour le moment d'utiliser
le CET que je compare avec un carnet de caisse d'épargne. C'est
à dire que quand vous travaillez un jour où vous n'auriez pas dû
à cause des 35 H et bien vous l'économiser et (...) ils vous
produisent des intérêts : pour 10 jours vous en gagnez un de
plus (…) Et dans une durée qui ne doit pas excéder dix ans vous
pouvez les utiliser autant que vous le voulez tant que les
contraintes du service le permettent (Je propose aussi) le
rachat ciblé des jours de travail qui n'auraient pas dû être des
jours de travail et cela je vais jusqu'à 10 jours par an dans la
mesure où les contraintes du service l'exigent et pour tous les
personnels pas seulement pour les médecins".
Les négociations sur l'assouplissement de la RTT
reprendront mercredi avec les syndicats des personnels
hospitaliers et jeudi avec les syndicats des praticiens
hospitaliers. |
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4
decembre 2002 |
Officialisation
de l’augmentation indiciaire des émoluments des personnels
médicaux hospitaliers |
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Le Journal Officiel publie ce jour
les textes
officialisant à compter du 1er décembre 2002 l’augmentation
indiciaire des émoluments des personnels médicaux hospitaliers. |
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22 novembre 2002 |
La
FHP veut être "un partenaire constructif" d'Hôpital 2007
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La Fédération de l'hospitalisation
privée (FHP) estime que «Hôpital 2007» est «un plan
ambitieux», qui entérine quatre grandes idées défendues
depuis longtemps par l'hospitalisation privée. La tarification à
l'activité, attendue avec «impatience», sera le garant
«d'une plus juste allocation des ressources, au bénéfice des
patients et des personnels des établissements», estime la
fédération, qui salue également la simplification des règles de
la planification. Elle considère comme positive la modernisation
annoncée des règles de fonctionnement des hôpitaux publics,
«tant il est vrai que leur évolution est nécessaire à celle de
l'ensemble du secteur hospitalier». Elle remarque enfin que
le renforcement de la régionalisation nécessitera une nouvelle
définition du rôle de l'Etat et des agences déconcentrées
«pour éviter une trop grande désharmonisation du traitement des
établissements entre les régions». |
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18
novembre 2002 |
Le Compte Epargne Temps au Journal
Officiel |
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Le
decret portant création du compte d’Epargne Temps pour les
personnels médicaux hospitaliers est paru ce jour au Journal
Officiel |
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7
novembre 2002 |
La
Mission d'évaluation propose des ajustements pour la RTT |
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La Mission nationale d'évaluation
(MNE) a rendu ce jour au ministre de la Santé son rapport sur la
mise en place des 35 heures pour les personnels hospitaliers.
Cette mission, confiée en juillet 2002 à Angel
Piquemal, directeur du centre hospitalier intercommunal de la
Côte basque, a visité 104 établissements de santé, dont 22 CHU.
Parmi ses préconisations, la MNE souligne en
premier chef que "face aux difficultés actuellement
ressenties et aux doutes exprimés, il importe que les pouvoirs
publics affichent leurs intentions de poursuivre la mise en
place du dispositif pour l'ensemble des personnels".
Concernant les "ajustements" à
apporter à la RTT, les propositions avancées sont "des
mesures portant sur le court terme et sont destinées à gérer une
période transitoire qui ne doit pas aller au-delà de 2004".
Pour les médecins, il s'agit avant tout
"d'appliquer la directive européenne" qui limite la durée du
travail à 48 heures hebdomadaires "dès le 1er janvier 2003"
afin de ne pas créer un climat de "défiance envers l'action
du gouvernement" et de rendre "inéluctable un
décloisonnement des établissements".
Pour le personnel non médical, la MNE propose de
"reporter les jours RTT non pris en 2002 sur 2003" et de
débloquer "une allocation supplémentaire de crédits aux
établissements en 2003" pour leur permettre de "remplacer
les agents en repos RTT soit par le paiement d'heures
supplémentaires soit par le recrutement de personnel de
remplacement". |
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21 octobre 2002 |
L’INPH appelle demain à une
journée de sensibilisation sur la RTT dans les hôpitaux publics
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Déclaration de Rachel Bocher la
présidente de l'INPH, reprise par l'AFP : "Il y aura des
réunions, des assemblées générales et parfois des points presse
dans les hôpitaux pour discuter de la question suivante: «
qu'est devenu le protocole Guigou un an après » pour les
médecins ? (…) Nous sommes en alerte. Nous souhaitons
sensibiliser les médecins sur les difficultés de mise en oeuvre
de la RTT, et éventuellement les mobiliser sur d'autres journées
d'actions".
Un an après la signature du protocole, les
textes ne sont pas tous parus et certains de ceux qui sont parus
sont incomplets, selon l'INPH, qui déplore notamment les
"complications supplémentaires liées au fait 'que les textes
sortent tard'".
Rappel : Le protocole d'accord national
signé le 22 octobre 2001 par les syndicats de médecins
hospitaliers prévoit notamment l'attribution de 20 jours de RTT
par an et la possibilité de cumul sur un Compte épargne temps
(CET) par période maximale de sept ans dans la limite de trente
jours par an.
Il intègre également les directives européennes
de 1993 qui fixent la durée maximale du temps de travail à 48
heures hebdomadaires (avec instauration d'un repos de sécurité
de 11 heures sur une séquence de 24 heures, ce qui évite
d'enchaîner nuits de garde et journées de travail) et prévoit
l'intégration des gardes dans le temps de travail.
3.500 créations de postes sur trois ans ont
aussi été prévues pour intégrer la mise en place de la RTT et
des directives européennes.
"Il n'y a eu à ce jour aucun poste créé et
les textes sur le CET et sur les directives européennes ne sont
pas parus", affirme Mme Bocher, qui envisage une journée de
mobilisation le 23 novembre, jour anniversaire des directives
européennes, si les textes d'application ne sont toujours pas
publiés.
- Un arrêté
précisant l'application de la RTT des médecins hospitaliers
publié au JO
Un arrêté
fixant les modalités d'application de la réduction du temps de
travail (RTT) des personnels médicaux, pharmaceutiques et
odontologistes (spécialistes des dents) des établissements
publics de santé est paru au Journal officiel.
Cet arrêté du 17 octobre vient notamment
compléter un décret du 7 octobre qui prévoyait "une
indemnisation forfaitaire" de ces personnels, mais sans en
préciser le montant, dans le cas où ils ne peuvent pas prendre
tous les jours de congés au titre de la RTT pour 2002.
Il prévoit ainsi que "les jours de congés RTT,
dans la limite du quart des droits acquis", soit 5 sur les
20 jours dont bénéficient ces personnels lorsqu'ils exercent à
temps plein, "leur sont indemnisés sur la base de 300 EUR
brut par jour".
Il s'agit de l'une des "mesures
d'assouplissement" prévues par le ministre de la Santé
Jean-François Mattei pour 2002. La mesure prévoyant le paiement
de ces jours avait été votée par le Conseil supérieur des
hôpitaux le 22 juillet.
Selon le texte, les personnels exerçant à
temps partiel seront payés prorata temporis avec la précision
suivante : "Lorsque le nombre de jours de congés ne correspond
pas à un nombre entier, ce nombre est arrondi à la demi-journée
immédiatement supérieure".
Pour en savoir plus :
arrêté du 17 octobre 2002
- L'Ordre crée
un Observatoire pour dresser le tableau de l'insécurité
Le
lancement de cet observatoire a été annoncé à l’occasion de la
présentation d’une enquête commandé par le Conseil de l’Ordre à
l’Institut Ipsos. Evoquée à plusieurs reprises en 2001, la
création de cet Observatoire est "une décision bien
antérieure à la situation de mise en avant de l'insécurité"
lors des dernières élections, a souligné Jacques Lucas,
secrétaire général du Cnom. L'enquête de l’Institut Ipsos sera
utilisée pour la rédaction d'une "fiche de signalement",
sorte de déclaration d'agression, à la disposition des médecins.
Adressées aux Conseils départementaux, toutes les fiches
remonteront ensuite au Conseil national. Le dispositif "sera
opérationnel d'ici début novembre", a assuré le Dr Lucas.
Le Conseil national de l’Ordre va également
"contacter la Direction de l'hospitalisation et de
l'organisation des soins (DHOS) pour que les hôpitaux soient
associés à ces déclarations".
NB : les médecins hospitaliers sont "sur
représentés" dans la catégorie "occurrences fortes" (24% contre
10 % pour l'ensemble des médecins)
Pour en savoir plus :
l’enquete Ipsos (doc. Pdf) |
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17
octobre 2002 |
Le
SUH inquiet du manque de médecins au 1er janvier 2003 |
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Le Syndicat des urgences
hospitalières s'inquiète du manque de médecins nécessaires à
l'application de la réduction du temps de travail (RTT) et d'une
directive européenne sur la limitation du temps de travail à
partir du 1er janvier 2003 : "Les calculs effectués par tous
les chefs de service aboutissent en gros aux mêmes résultats :
il faut doubler les effectifs. Mais avec quels médecins?".
Le SUH appelle les médecins urgentistes à ne
plus rendre à leurs administrations que des plannings effectués
en application de la directive européenne à partir du 1er
janvier2003. D'ici là, le SUH invite les urgentistes à joindre
aux plannings effectifs, "c'est-à-dire avec des durées
hebdomadaires avoisinant les 60-70 heures", des plannings
fictifs sur la base de 48 heures de travail.
Le SUH réclame une augmentation du numerus
clausus à 9.000 places à l'entrée des études médicales, la
création de nouveaux postes de médecins titulaires et la
suppression des statuts précaires. Il demande également un
avancement de l'âge de la retraite et une "rémunération
attractive" du temps effectué au-delà de 48 heures. |
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1er octobre 2002 |
La
FHF veut un Ondam à 6,1 % pour l'hôpital
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La Fédération hospitalière de France
(FHF) a rencontré, ce jour, Jean-François Mattéi pour lui
demander que l'Objectif national des dépenses d'assurance
maladie (Ondam) pour l'hôpital soit fixé à 6,1 % pour 2003. La
semaine dernière, le ministre de la Santé a indiqué que l'Ondam
prévu pour le prochain PLFSS pourrait être de 5,3 %, mais sans
préciser la répartition entre dépenses de médecine de ville et
dépenses de médecine hospitalière.
Déclaration de Gérard Larcher, délégué général
de la FHF, à sa sortie du ministère : «Le seul financement de la
progression de la masse salariale à l'hôpital entraînera une
hausse des dépenses de 4,6 % (…) On a senti que le ministre
avait envie de redresser l'hôpital (J.F.Mattéi) nous a assuré
qu’il voulait donner la priorité au maintien de l’emploi, en
particulier des personnels soignants, et honorer les créations
d'emplois prévues pour 2003 dans le cadre de la mise en place
des 35 heures».
NB : Le Parisien publie ce même
jour un entretien avec Gérard Vincent, qui déclare que «la
marmite explose» et estime qu’«il faut arrêter les coups de
pouce salariaux aux uns et aux autres, pour permettre aux
établissements de respirer». Le quotidien publie également une
série d’articles qui constatent que «la situation ne s’arrange
pas dans les hôpitaux». Le quotidien aborde les «comptes
plombés, les méfaits des 35 heures, le manque criant
d’infirmières et de médecins», puis remarque que «les
dysfonctionnements constatés cet été ont tendance à se
poursuivre en ce mois d'octobre». Le Parisien
explique en effet que «de nombreux hôpitaux envisagent de fermer
partiellement des services cet automne». Le journal estime que
la «seule solution» est un «plan d’urgence. Mais il va coûter
très cher.». |
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17 septembre 2002 |
Le
Pr Jean-Michel Dubernard propose la création d'une mission
d'information sur l'organisation interne de l'hôpital public. |
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Extraits du discours prononcé par le
Pr Dubernard, président de la Commission des Affaires sociales (UMP),
à l'occasion d'une table ronde organisée par l'Assemblée
nationale sur le thème «l'organisation interne de l'hôpital
public est-elle au service du malade?» :
«Je considère que la question de la crise de
l'hôpital public comme cruciale (...) L'hospitalisation publique
traverse de grandes difficultés (...) toutes les raisons sont
évoquées, sauf une: l'organisation interne (...) Pourquoi de
telles réticence de la part de tous les personnels hospitaliers
(face aux éléments de progrès déjà prévus dans la loi de 1991 et
dans les ordonnances de 1996) il devient presque impossible de
rencontrer un médecin, une infirmière ou un cadre administratif
épanoui dans son travail».
M. Dubernard a aussi dénoncé d'autres maux
de l'hôpital public : «le malade oublié», «les ressources
financières», «les locaux inadaptés ou mal entretenus», «les
équipements insuffisants», «les statuts des personnels et la
gestion des carrières».
M. Dubernard a enfin déploré «les niveaux de
rémunérations des personnels très inférieurs à ceux de leurs
homologues européens», «la réduction du temps de travail
appliquée avec brutalité», «le manque de médecins» ou encore
«la qualité des formations». |
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5 août 2002 |
Le SNPHAR n'est pas convaincu
par la réforme des hôpitaux envisagée par J.F.Mattéi |
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Le Syndicat national des praticiens
hospitaliers anesthésistes réanimateurs (SNPHAR) se dit
circonspect "sur la nouvelle stratégie ministérielle proposée
pour compenser le déficit en médecins du secteur public
hospitalier". Dans un communiqué, le SNPHAR estime que
"l´ouverture de l´hôpital aux médecins libéraux et le recours
aux vacataires et aux praticiens hospitaliers temps partiels
sont de vaines solutions si elles n´entrent pas dans le cadre du
maintien et de la promotion de l´attractivité du statut de
praticien hospitalier (PH)" et entend "s´opposer à toute
mesure qui pérennise le maintien de tout statut précaire à
l´hôpital ou le recours à un personnel médical non qualifié donc
facilement exploitable". Le SNPHAR réclame notamment une
normalisation du "statut de PH temps partiel par rapport au
statut de PH temps plein" (mêmes droits, même couverture
sociale), et la revalorisation de la rémunération de la vacation
à 110 euros (contre 44 euros bruts actuellement, pour 3h30).
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26 juillet 2002 |
J.F.Mattéi prépare la réforme
des hôpitaux
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Jean-François Mattei, en visite à
Lyon, a dévoilé les grandes lignes de la réforme des hôpitaux.
Selon le ministre de la Santé, le rapprochement des hôpitaux
avec la médecine de ville, la rationalisation et la
régionalisation de leur gestion nécessite une enveloppe de 6
milliards d´euros sur cinq ans, qui fera l´objet d´un arbitrage
gouvernemental.
Le ministre prône ainsi la «mutualisation des ressources
médicales entre établissements, privés ou publics, ou avec la
médecine ambulatoire». Exemple de cette complémentarité, des
«maisons médicales»
pourraient voir le jour à proximité des hôpitaux, où des
médecins libéraux en vacation rempliraient une fonction de
régulation des urgences. Cette proposition a déjà reçu l´aval
des deux principaux syndicats de généralistes, la CSMF et MG
France.
Pour pallier la manque de praticiens hospitaliers, le ministre
souhaite également «développer les vacations hospitalières,
avec un statut valorisé et des perspectives de carrière»
pour les médecins libéraux et l´ensemble des personnels
soignants.
Du côté de la gestion, Jean-François Mattei entend développer la
tarification à l´acte en vue d´une uniformisation des coûts
entre hôpitaux publics et privés. L´expérience devrait être
tentée dans certains établissements l´année prochaine avant
généralisation
«dès 2004, si elle marche».
La rationalisation passera aussi par des restructurations, des
regroupements voire des fermetures de services, a reconnu le
ministre. Ces décisions pourraient être confiées aux conseils
régionaux dès lors qu´ils seraient dotés de compétences
nouvelles à la faveur du projet de loi sur la décentralisation
actuellement en concertation.
Enfin, Jean-François Mattei a annoncé avoir commandé deux
rapports pour l´automne : le premier évaluant les conséquences
des directives européennes (ex :la limitation à 48 heures du
temps de travail) sur la couverture territoriale des soins, le
second la mise en place de la RTT. La possibilité de transposer
aux infirmiers les mesures d´assouplissement des 35 heures
décidés cette semaine en faveur des médecins - paiement de 5
jours RTT sur les 20 acquis en 2002 – y sera notamment étudiée.
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