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Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes

 

 

Communiqués de presse - 2009

 

 

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Accès aux soins : les jeunes médecins généralistes attentifs aux difficultés des patients

Comme le rappelle depuis longtemps le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), les difficultés d'accès aux soins relèvent principalement de deux problématiques : financière et géographique.
La première et principale difficulté est d'odre financier et générée par :
- une forte augmentation de la pratique des dépassements d'honoraires
- l'inégalité de couverture complémentaire au détriment des plus faibles revenus
- et la multiplication des forfaits et franchises, censés responsabiliser les patients, et qui ont fait baisser la part remboursée par l'assurance-maladie sur les soins.
Il va sans dire, que le dernier baromètre AG2R-La Mondiale confirme les changements de comportement des assurés : près d'une personne sur cinq reconnaît avoir modifié sa consommation de soins depuis la mise en place des franchises médicales, en 2008 : la part de ces personnes est de 31 % parmi les bas revenus, alors qu'elle n'est que de 9 % parmi les hauts revenus.
La deuxième difficulté est démographique résulte de :
- La perte d'attractivité (en terme d'activité socioéconomique et de présence de services publics et para publics) de zones géographiques de plus en plus nombreuses
- La dramatique décision visant à restreindre drastiquement le nombre d'étudiants en médecine dans les années 1990
- Le manque de revalorisation de la médecine générale et les entraves à l'installation des médecins généralistes.
Le Bureau National du SNJMG constate que le gouvernement ne prend que très peu en considération les difficultés financières et les causes extra médicales des difficultés géographiques.
Le Bureau National du SNJMG se félicite que le projet initial de la loi HPST s'engage dans une revalorisation de la Médecine Générale, mais condamne les modifications apportées par les députés avec une mesure coercitive à l'installation des médecins généralistes (caractère obligatoire et taxé du contrat santé solidarité) et une obligation de signalement préalable des absences des médecins "libéraux" auprès de leur ARS.
Ces mesures contraignantes adoptées par les députés constituent un alourdissement des conditions d'exercice et une entrave supplémentaire à l'installation des médecins généralistes (alors que les difficultés induites par le système du médecin traitant ne sont toujours pas résolues).
Aussi, le Bureau National du SNJMG va communiquer aux sénateurs amenés à discuter de la loi HPST des propositions de modifications de la loi tenant compte de l'ensemble des problèmes d'accès aux soins.

Lundi 27 avril 2009

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Démographie médicale : un marché de dupes ?

Le Bureau National du SNJMG (Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes) a entendu l'argumentaire de Jean-Marie Rolland (député UMP de l'Yonne) rapporteur du projet de loi HPST pour justifier l'introduction de mesures coercitives à l'installation dans un délai de 3 ans : " Cette disposition laisse leur chance aux mesures incitatives (votées dans la loi)".

Le Bureau National du SNJMG remarque que les principales mesures votées concernant la formation médicale initiale (redéploiement des postes aux ECN, bourse d'études pour étudiants) ne pourront pas produire le moindre effet avant 4 ans pour les unes et 10 ans pour les autres.

Concernant les structures pluridisplinaires (que le SNJMG défend), le Bureau National du SNJMG constate la modicité des financements alloués (moins d'un millième des dépenses de médecine ambulatoire). De plus, le Bureau National du SNJMG rappelle que le lancement d'une centaine d'entre elles avait été annoncé lors des Etats Généraux pour la fin 2008 ; nous sommes très loin du compte à ce jour...

Concernant l'évolution d'exercice, le Bureau apprécie la definition de la médecine générale dans le système de soins et l'amélioration de sa filiere universitaire mais constate que dans les mesures pratiques, la loi institue de nouvelles contraintes pour les médecins généralistes...

Enfin, le Bureau National du SNJMG rappelle que la sécurité sociale n'avait pas attendu la mise en application de l'avenant 20 de la convention médicale (avenant combattu par le SNJMG) pour conclure à l'echec de son timide volet incitatif et demander la rapide application du volet coercitif.

Aussi, le Bureau National du SNJMG s'interroge sur la validité de l'argument utilisé par Mr Rolland : le delai de 3 ans n'est il pas en fait un moyen habile pour faire passer "sans douleur" le prinicipe d'une politique coercitive ?

Le 10/03/2009

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Démographie médicale : la coercition rendue possible dès 2012

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance du vote par l'Assemblée Nationale d'un amendement à l'article 15 du titre 2 du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST).

Comme demandé par les futurs et jeunes médecins, l'article 15 du projet de loi ne comportait que des mesures incitatives à l'installation et respectait de fait la liberté d'installation.

Or, l'amendement en question stipule qu'"à l'échéance d'un délai de trois ans à compter de l'entrée en vigueur du schéma régional d'organisation des soins, le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) évalue la satisfaction des besoins en implantations pour l'exercice des soins de premier recours (...) Si cette évaluation fait apparaître que les besoins en implantations précités ne sont pas satisfaits et que, de ce fait, l'offre de soins de premier recours ne suffit pas à répondre aux besoins de santé de la population dans certains territoires de santé, le directeur général de l'ARS peut (...) proposer aux médecins exerçant dans les zones visées au premier alinéa du présent article d'adhérer à un contrat santé solidarité par lequel ils s'engagent à contribuer à répondre aux besoins de santé de la population (...) Les médecins qui refusent de signer un tel contrat, ou qui ne respectent pas les obligations qu'il comporte pour eux, s'acquittent d'une contribution forfaitaire annuelle, au plus égale au plafond mensuel de la sécurité sociale".

Si les mesures incitatives à la réorganisation de l'exercice ambulatoire, ainsi que les mesures pour la filière universitaire de médecine générale sont des signes positifs pour la spécialité de médecine générale, cette possibilité de coercition clairement actée (mais sans qu'il soit précisé comment seront définies les zones sur et sous dotées) est un signe négatif qui risque fort de décourager les trop peu nombreuses vocations à s'installer en médecine générale ambulatoire (un millier d'installations l'an dernier selon la CNAMTS contre plus de 3000 départs)

Le SNJMG qui a combattu, aux côtés des autres structures nationales de jeunes médecins, les mesures coercitives du PLFSS 2008, ne peut accepter une telle proposition qui au final handicapera toute véritable politique de mesures incitatives.

Le Bureau National du SNJMG ne peut accepter que des contrats santé solidarité fondés sur le volontariat dans un ensemble de mesures incitatives, avec une définition précise des zones fragiles où les besoins en professionnels de santé sont clairement identifiés et où seraient alloués les moyens financiers adaptés pour leurs missions.

Par ailleurs, le Bureau National du SNJMG constate que cet amendement institue un début d'opposablilité des Schemas Régionaux d'Organisation Sanitaire du secteur ambulatoire (SROS ambulatoires) alors que les Etats Généraux de 2008 avait consensuellement accepté les SROS ambulatoires sous réserve de leur caractère non opposable (ce que prévoyait le
projet de loi initial)...

Le Bureau National du SNJMG va diffuser cette information auprès de la communauté des jeunes médecins généralistes (internes, remplaçants et jeunes installés) et étudier avec eux les suites à donner à cette nouvelle situation rompant le consensus des Etats Généraux.

Le 10/03/2009

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Démographie médicale : les jeunes médecins généralistes ré affirment leur opposition à la coercition

Le titre 2 de la loi HPST sera discuté à l'Assemblée Nationale à compter du lundi 2 mars 2009.
Il concerne notamment la démographie médicale ; ce qui interesse au premier chef les jeunes médecins généralistes.
Le BN du SNJMG soutient les orientations de cette partie de la loi sur l'organisation des soins ambulatoires car elles sont issues des États Généraux de l’Organisation de la Santé, que nous avions voulu après le mouvement de septembre/octobre 2007 et auxquels nous avons participé et largement contribué. Nombreuses de nos revendications s'y retrouvent.
Notre système de Santé à trop longtemps souffert d’une inorganisation, faute de savoir qui y fait quoi, que nous ne pouvons que nous féliciter de la définition des niveaux d'accès aux médecins et de la place du médecin généraliste.
Nous avons depuis des années rappelé que les conditions actuelles d’exercice des médecins généralistes n’incitaient plus les jeunes professionnels à choisir l’exercice ambulatoire de cette spécialité. La volonté de développer les structures pluridisciplinaires, autour des acteurs de premier recours, est une mesure incitative forte, de même que l’évolution des modes de rémunérations.
Enfin, l’absence de toutes mesures coercitives (immédiates ou à venir) concernant l’installation ou les médecins déjà installés ne peut que nous satisfaire. Non pas que nous voulions défendre un quelconque privilège mais bien parce ces mesures seraient injustes, inefficaces et contre-productives.
C’est avec ces orientations et les moyens adéquats qui devront être mis à leur disposition, que nous pourrons garantir des soins de qualité à l’ensemble de la population, sur l’ensemble du territoire dans un système de Santé solidaire, mission pour laquelle les jeunes médecins généralistes que nous représentons, sont prêts à s’engager.

Le 27/02/2009

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Internat de médecine : une étude de la DREES confirme l'analyse des jeunes médecins généralistes

La dernière étude de la DRESS sur les affectations des étudiants en médecine à l'issue des Epreuves Classantes Nationales (ECN) confirme un petit mais net regain d'attractivité de la médecine générale (à titre d'exemple, les postes de Médecine Générale à Paris V "partent" avant les postes de spécialités en régions), même s'il faut toujours regretter que 609 postes de la spécialité soient restés vacants.

Est ce l'amorce d'un changement de tendance ? Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes veut l'espérer.

Le 29 septembre 2008, au sortir des choix d'affectation de la nouvelle promotion d'internes, le SNJMG avait souligné que les efforts pour faire de la Médecine Générale une spécialité universitaire à l'égal des autres produisaient leurs premiers résultats. Le Bureau National du SNJMG se félicitait que, désormais, l'équation "Médecine Générale = Choix par défaut" n'était plus intangible.

Toutefois, le SNJMG remarquait également qu'en cinq sessions d'ECN, 3439 postes d'Internes de Médecine Générale sur 12660 n'avaint pas été pris par les étudiants de deuxieme cycle d'etudes médicales (DCEM) - soit plus de 27% - alors que, hormis la médecine du travail et la santé publique, 100% des postes proposés dans les autres spécialités avaient été pourvus...

Aussi, pour que ces étudiants fassent le choix de la médecine générale ambulatoire, le SNJMG renouvelle sa demande de :
- developpement d'une filière universitaire de médecine générale à l'égal des filières des autres spécialités afin d'améliorer la "visibilité" de cette discipline auprès des étudiants
- mise en place de véritables mesures incitatives à l'installation ambulatoire pour inverser la tendance d'une installation de plus en tardive et de moins en moins fréquente :
Accès au CS et à l'ensemble de la nomenclature spécialiste pour les spécialistes de Médecine Générale
Application pleine et efficente du "moratoire jeune installé" et information adéquate auprès des usagers
Développement et financement pérenne des structures pluridisciplinaires d'exercice
Evolution des modes de rémunération s'adaptant aux missions et à l'exercice des médecins généralistes
Suppression de toutes mesures coercitives à l'installation comme celles contenues dans l'avenant 20 .

Les étudiants en médecine ont démontré qu'ils étaient près à prendre leurs responsabilités, au gouvernement et à l'Assurance Maladie de prendre les leurs en répondant aux aspirations des médecins généralistes et notamment des nouvelles générations.

Le 06/02/09

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Médecin traitant : les jeunes médecins généralistes toujours pénalisés par la Sécurité Sociale

A la suite d'un bug informatique, la CPAM de Nancy a « mis en retraite » de jeunes docteurs, invitant les patients à se trouver de nouveaux médecins traitants.

Au Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), nous avons bien entendu les explications de Françoise Berbin, directriceadjointe de la caisse primaire d'assurance maladie de Nancy : « Nous sommes les villes pilote d'une opération nationale destinée à prévenir les soucis de remboursement. En essuyant des plâtres, on commet parfois des erreurs ».

Toutefois, le Bureau National du SNJMG ne peut s'empecher de remarquer que la sécurité sociale préfère prendre en charge la situation des médecins qui arretent leur activité que celui des médecins qui s'installent.
Le bug de Nancy représente même un comble en la matière puisqu'il cumule des erreurs sur des médecins "sortants" (cessant leur activité) et une pénalisation de médecins "entrants" (ayant assez ou très récemment débuté leur activité) !

Rappelons que 3 ans après la création officielle d'un "moratoire" excluant de toute pénalité financiere les patients consultant un médecin généraliste installé depuis moins de 5 ans, les jeunes médecins généralistes se battent toujours pour une application pleine et entiere de cette mesure et pour sa médiatisation par une campagne d'information grand public de la sécurité sociale...

Tout ceci est d'autant plus important que depuis le 01.01.09, les patients qui ne respectent pas le parcours de soins ne sont plus remboursés par la Sécurité sociale qu´à hauteur de 30 %, et non plus 50 % comme auparavant (contre un taux normal de 70 %).

En 2009, la sécurité sociale va t elle prendre la bonne résolution d'arrêter de pénaliser les jeunes médecins généralistes ?

Le 21 janvier 2009

Hôpital

 

Le SNJMG invite les jeunes médecins généralistes hospitaliers à participer à la grève du 14 mai 2009

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a interrogé les jeunes médecins généralistes hospitaliers sur la journée du 14 mai 2009.
Le Bureau National du SNJMG les a informé des critiques qu'il formule à l'égard du texte de la loi HPST actuellement discuté au Sénat :
- double langage sur la Médecine Générale : un engagement de revalorisation de la Médecine Générale (université, exercice) contredit par une non réponse aux difficultés actuelles des jeunes installés, la mise en place d'une contrainte sur le lieu d'installation et de plusieurs mesures alourdissant l'exercice des médecins généralistes
- accès de l'industrie pharmaceutique aux programmes d'information et d'éducation à la santé
- aucune remise en cause de l'objectif de financement de l'hôpital public par 100% de tarification à l'activité (T2A)
- aucune solution pour résoudre les difficultés financières d'accès aux soins pour les patients
Au vu des retours de sa base, le Bureau National du SNJMG invite les internes et FFI (Faisant Fonction d'Internes) de Médecine Générale et les jeunes médecins généralistes hospitaliers à participer à la journée de mobilisation du 14 mai 2009.

Mercredi 13 mai 2009

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Loi Hôpital, Patient, Santé, Territoires (HPST) : la ministre oublie ses engagements

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a interrogé les jeunes médecins généralistes hospitaliers sur la journée du 14 mai 2009.
Le Bureau National du SNJMG les a informé des critiques qu'il formule à l'égard du texte de la loi HPST actuellement discuté au Sénat :
- double langage sur la Médecine Générale : un engagement de revalorisation de la Médecine Générale (université, exercice) contredit par une non réponse aux difficultés actuelles des jeunes installés, la mise en place d'une contrainte sur le lieu d'installation et de plusieurs mesures alourdissant l'exercice des médecins généralistes
- accès de l'industrie pharmaceutique aux programmes d'information et d'éducation à la santé
- aucune remise en cause de l'objectif de financement de l'hôpital public par 100% de tarification à l'activité (T2A)
- aucune solution pour résoudre les difficultés financières d'accès aux soins pour les patients
Au vu des retours de sa base, le Bureau National du SNJMG invite les internes et FFI (Faisant Fonction d'Internes) de Médecine Générale et les jeunes médecins généralistes hospitaliers à participer à la journée de mobilisation du 14 mai 2009.

11 mai 2009

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L'engagement de jeunes médecins généralistes pour la défense de l'hôpital public

Le Bureau National du SNJMG a été sensible à l'appel des 25 et apporte son soutien à la mobilisation de ce jour - 28 avril 2009 -pour la défense de l'hôpital public.
Le Bureeau National du SNJMG partage les revendications suivantes du mouvement :
- refus des suppressions d’emplois non médicalement justifiées.
- refus du financement à 100% de l'hôpital par la T2A dans le cadre de la convergence public-privé
- demande d'Etats Généraux de l'hôpital
Le Bureau National du SNJMG adjoint ces revendications aux propositions de modifications de la loi HPST qu'il transmet aux sénateurs.

28 avril 2009

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Profession

 

Le SNJMG soutient les médecins généralistes victimes d'agressions

Le Bureau National du SNJMG condamne la serie d'agressions perpetrées ces dernières semaines à l'encontre de médecins généralistes, et notamment la dernière dont fut victime le Dr Alain STUDER, à l'occasion d'une garde.

Dans sa tradition humaniste, le Bureau National du SNJMG dénonce toutes formes de violences.

Plus spécifiquement, le Bureau National du SNJMG appelle les pouvoirs publics à :
- développer les incitations matérielles aux regroupements des professionnels de santé (groupes médicaux, maisons de santé)
- donner une concrétisation rapide et complete de la mission de service public aux médecins généralistes participant volontairement à la permanence des soins.

Le 02 04.09

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Femmes médecins généralistes : un avenir à défendre

Déjà majoritaires chez les étudiants en médecine et chez les médecins de moins de 35 ans, les femmes devraient représenter plus de 56% des MG en 2030.

A l'occasion de la journée internationale de la femme, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) considère la féminisation de la profession non comme un problème mais comme un salutaire révélateur des changements sociologiques chez les médecins.

Les mentalités évoluent mais l'exercice en ambulatoire n'a pas beaucoup bougé ! Le risque est donc d'autant plus grand d'une fuite croissante de l'exercice ambulatoire de la Médecine Générale par les jeunes générations de médecins généralistes...
Aussi, le SNJMG continue d'agir pour que l'exercice médical en ambulatoire évolue de façon à ne pas rebuter les jeunes médecins et notamment les femmes.

En cette période de discussion de la loi HPST, le SNJMG rappele les propositions qu'il a formulées pour faire évoluer positivement les conditions d'exercice des médecins généralistes et notamment des femmes :
- redéfinition du métier de médecin généraliste
- valorisation de la carrière des médecins ayant choisi cette discipline et officialisation de passerelles (ouvertes dans les 2 sens) vers d'autres disciplines
- amélioration du statut de médecin collaborateur libéral et la mise en application du statut salarié
- organisation d'une permanence des soins attractive sur la base d'un réel volontariat
- diversification des modes de rémunération et d'exercice des médecins des médecins généralistes
- possibilité de faire de la Formation Médicale Continue (FMC) sur son temps de travail sans être pénalisé par une perte de revenus
- création de mesures incitatives pour l'exercice en commun (exercice en groupe, travail en réseaux...)
- suppression de la précarité des jeunes médecins en centre de santé par l'embauche en CDI (et non en CDD de 6 ans) et revalorisation de la grille salariale de la fonction publique territoriale

Plus spécifiquement, le Bureau National du SNJMG se félicite de la décision de l'Assurance maladie d'indemniser une femme médecin libérale dès le 1° jour de son arrêt maladie pour congé pathologique de grossesse (pathologie due au Distilbene en application du décret 2006-773) et demande que toutes les mesures qui concernent la durée des congés maternité et l'allaitement, et qui ont été votées pour les salariées soit automatiquement appliquées aux libérales de santé.

Enfin, le Bureau National du SNJMG rappelle les revendications qu'il soutient avec MGFrance et l'ISNAR-IMG :
- revalorisation des indemnités adoption et paternité et la prise en considération de ces situations (maternité, paternité, adoption) pour les choix de stages des internes en médecine générale
- prorogation de la durée de validité des licences de remplacement en cas de maternité/paternité/adoption ou maladie/accident de travail.

Le 06 03.09

Médecins généralistes = médecins sous rémunérés, selon l'IGAS

Le rapport de l'Igas sur la rémunération des médecins confirme la sous rémunération des médecins généralistes, notamment en ambulatoire.

Il confirme également que "les systèmes actuels de rémunération (...) ne prennent pas assez en compte la croissance des pathologies chroniques demandant une prise en charge global et l'évolution préoccupante de la démographie médicale"

Cette sous rémunération (reposant essentiellement sur le paiement à l'acte) pour une charge de travail conséquente (dépassant l'acte médical proprement dit) ne peut encourager ni les étudiants ni les jeunes diplômés en médecine générale à choisir comme projet professionnel la médecine générale ambulatoire.

En effet comment remplir les différentes taches de coordination des soins, de dépistage, de prévention en plus de la prise en charge des pathologies aigües et chroniques sans moyen approprié.

Cette politique de rémunération se conjugue au sous statut pratique (tant universitaire que professionnel) du médecin généraliste pour produire une crise sans précédent aux conséquences démographiques qui fragilisent, avec, hélas, d'autres facteurs économiques, le principe d'accès aux soins pour tous.

Alors qu'il existe dans le projet de loi HPST des avancées sur la place du médecin généraliste dans le système de soins, alors que les patients ont choisi en masse le médecin généraliste comme médecin traitant, l'Assurance Maladie poursuit une politique pénalisante pour la Médecine Générale et les médecins généralistes.

Le SNJMG demande sans plus tarder de véritables mesures positives pour répondre à la crise de la médecine générale :
- accès au CS et à la nomenclature des spécialités pour les médecins généraliste
- diversification des modes de rémunérations, à commencer par la création d'un forfait installation
- aide pérenne pour le développement des maisons de santé pluridisciplinaires.
- abondon de toute mesure contraignante pour la répartition des médecins généralistes

Le 03.02.09

Vers une égalité de traitement pour les médecins étrangers à diplome francais ?

Le Bureau National du SNJMG a pris connaissance de l'adoption par le Sénat le mercredi 11 février 2009 d' une proposition de loi supprimant les conditions de nationalité restreignant l'accès à certaines professions comme les médecins ou chirurgiens-dentistes (Rappel : ces conditions avaient été adoptées dans la période de l'entre-deux guerres).

Encore récemment alerté sur le sujet par un de ses membres de nationalité libanaise, le SNJMG constate qu'il est actuellement plus aisé à un membre d'un Etat de l'UE titulaire d'un diplôme de son pays d'exercer en France qu'à un étranger, vivant régulièrement sur notre territoire et titulaire d'un diplôme français.

Le Bureau National du SNJMG se felicite donc de ce vote et demande que la proposition de loi soit rapidement inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour poursuivre son parcours parlementaire en vue d'une adoption définitive.

Le 15.02.09

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Médecins hospitaliers : le Président de la République muet sur la durée de travail

Le mois dernier, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s'est réjoui du rejet par le Parlement européen (à une forte majorité) du projet de révision de la directive européenne sur le temps de travail. La Commission européenne et le Conseil des ministres européens soutenaient ce projet qui comportait notamment l'introduction de périodes de garde inactives, le report du repos de sécurité post-garde et l'allongement de la durée de travail de 48 heures à 60 ou 65 heures pour les salariés volontaires au sein des 27 États membres.

Le SNJMG s'est battu dès 1998 pour que les internes et FFI (Faisant Fonction d'Internes) bénéficient d'un repos de sécurité immédiatement pris après une garde, alors qu'il devait initialement concerner que les médecins "senior". Le SNJMG ne pouvait donc que condamner ce projet de directive européenne, synonyme de regression sociale et de mise en danger des patients.

Aujourd'hui, le Président de la République a présenté ses vœux à la fonction publique hospitalière alors qu’il inaugurait le nouvel Hôpital Civil de Strasbourg. Le SNJMG souhaitait entendre le Président de la République sur cette question du temps de travail interessant tous les médecins hospitaliers et entre autres, les jeunes médecins généralistes exerçant à l'hôpital (Internes et faisant fonction d'internes, Chef de cliniques, attachés et assistants...). Las, le Président de la République n'est pas intervenu sur le sujet.

Aussi, afin de clarifier au mieux cette question, le SNJMG demande officiellement l'alignement de la position de la France sur le vote du parlement européen quant à la révision du temps de travail.

Le 16.01.09

Système de soins

 

Revalorisation de la Médecine Générale : Chiche !

A l'occasion de la discussion de la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoires(HPST) au sénat, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) renouvelle ces attentes pour la médecine générale et pour les conditions d'exercice des jeunes praticiens.

Le Bureau National du SNJMG avait apprécié dans le texte initial de la loi, la reprise de plusieurs propositions consensuelles des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé : définition et place de la Médecine Générale dans le système de soins, développement d'une véritable filière universitaire, engagement sur une politique d'incitation à l'installation.

Malheureusement, le texte actuellement en débat au Sénat et les amendements que souhaite lui apporter la ministre de la Santé présentent de nombreux éléments en contradiction avec ces propositions.

Aussi, le Bureau National du SNJMG interpelle la ministre de la santé et les sénateurs.
Si vous voulez soutenir l'exrecice ambulatoire de la MG :
- faites de la Médecine Générale une discipline "ouverte" à d'autres exercices tout en maintenant un "droit de remord" (ex : faites du DESC de gériatrie un DESC du groupe 1 accessibles aux médecins généralistes)
- donnez à la Médecine Générale une filière universitaire digne de ce nom (en mettant des garanties concretes aux engagements pris dans le projet de loi)
- garantissez à la Médecine Générale sa spécificité (en lui consacrant un collège propre au sein des futures URPS)
- sortez la Médecine Générale de son carcan sacerdotal (en supprimant toute remise en cause possible du volontariat pour la participation à la permanence des soins - PDS)
- ne rajoutez pas de nouvelles contraintes administratives (Ex : taxation des feuilles de soins "papier", déclaration d'absences) à un exercice qui fait déjà fuir trop de candidats potentiels.
- résolvez les difficultés induites par le système du Médecin Traitant pour les jeunes installés en Médecine Générale ambulatoire
- ne créez pas une contrainte sur le lieu d'installation des médecins généralistes

C'est à l'aune des réponses faites à ces propositions que les jeunes médecins généralistes jugeront de l'engagement de la Ministre de la Santé et des sénateurs dans la revalorisation de la Médecine Générale.

Le 26/05/09

Loi Hôpital, Patient, Santé, Territoires (HPST) : Revalorisation contrariée de la Médecine Générale

En 2008, les Etats Généraux de l'Organisation de la Santé s’étaient accordées sur une nécessaire revalorisation de la Médecine Générale.

Le projet initial de la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoires (HPST) reprenait ce principe : définition et place de la Médecine Générale dans le système de soins, développement d'une véritable filière universitaire dédiée, engagement sur une politique d'incitation à l'installation.

Malheureusement, le texte qui a été adopté au Sénat n'est plus à la hauteur de l'objectif affiché.

Alors que la fonction de médecin traitant est reconnue implicitement comme principalement dévolue au médecin généraliste, un amendement a fait sortir purement et simplement gynécologues, ophtalmologues et psychiatres du parcours de soins. En revanche, les sénateurs ne se sont même pas interessés aux difficultés induites par le parcours de soins pour les jeunes installés en Médecine Générale ni pour les médecins généralistes installés en groupe.

Un autre amendement instaure dans la loi - via des contrats santé solidarité opposables - la première mesure contraignante sur le lieu d’installation des médecins généralistes.

Enfin, le texte de loi fait peser une nouvelle menace de réquisition sur les médecins généralistes à propos de leurs absences programmées.

Ces amendements: :
- dépouillent (explicitement) la Médecine Générale d’une partie des missions que la loi venait (implicitement) de lui reconnaitre
- ignorent les difficultés actuelles rencontrées par les médecins généralistes vis-à-vis du parcours de soins
- font de la Médecine Générale la première spécialité médicale soumise à un mesure contraignante à l’installation de ces praticiens
- ciblent les médecins généralistes comme les premiers médecins menacés de réquisitions pour la permanence des soins ou en cas d'absence programmée.

Pendant ce temps, le Conseil de l'Ordre signale que le nombre de médecins généralistes installés décroit et que les postulants à l'installation en Médecine Générale ne représentent plus que 10% des jeunes médecins généralistes.

Est-ce avec de telles mesures que les parlementaires réunis ce jour en Commission Mixte Paritaire (CMP) espèrent inciter les étudiants en médecine à se spécialiser en Médecine Générale puis à s'installer en secteur conventionné ?

Le 16/06/09

Loi Hôpital, Patient, Santé, Territoire (HPST) : les actes doivent confirmer les ambitions affichées pour la Médecine Générale

Avant la discussion de la loi HPST à l'Assemblée Nationale, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) avait exprimé sa satisfaction de voir dans le projet de
loi une volonté de revalorisation de la Médecine Générale.
Le Bureau National du SNJMG appréciait ainsi la reprise de plusieurs propositions consensuelles des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé qui s'étaient tenus l'année dernière suite au mouvement des jeunes médecins de l'automne 2007 (auquel avait pris part le SNJMG).
Malheureusement, les députés ont completement brouillé ce message de revalorisation de la Médecine Générale affiché par le ministère de la Santé, en introduisant dans la légisaltion, d'une part, la perspective proche d’une mesure coercitive à l'installation, touchant au premier chef la Médecine Générale, et d'autre part, des mesures immediates alourdissant de manière inadmissible les conditions d'exercice des médecins généralistes (processus d'opposabilité des SROS ambulatoires, doute sur le principe de volontariat pour la participation à la permanence des soins -PDS-, déclaration obligatoire des absences des médecins ambulatoires auprès des ARS, taxation des feuilles de soins papier).
Le Bureau National du SNJMG rappelle que la France est le pays d'Europe occidentale où les médecins généralistes travaillent le plus, où ils sont les moins bien rémunérés et où la spécialité Médecine Générale est la moins bien reconnue tant à l'Université que dans le système de soins. Ce n'est pas en aggravant cette situation que le pays résoudra les problèmes de démographie médicale et d'accès aux soins.
A l'occasion de la discussion de la loi HPST au Sénat, le Bureau National du SNJMG va soumettre aux sénateurs plusieurs propositions concrètes de modifications du texte actuel pour retrouver l'esprit des Etats Généraux.

Le 14/04/09

Un engagement intact au coté des jeunes médecins généralistes et des patients

Lors de sa création, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) avait notamment pour ambition de :
- Promouvoir une médecine générale de qualité, accessible à chacun, quelque soit son statut socioculturel, dans un système de santé cohérent,
- Affirmer que la qualité de l'exercice médical est incompatible avec un statut matériel précaire et un trop grand déséquilibre entre vie
professionnelle et vie privée des médecins, et ce dès les premières prises de fonction des jeunes médecins généralistes lors de l'internat.

C'est en respect de ses engagements qu'une délégation du SNJMG participera à Paris à la manifestation du 19 mars 2009.

Cette délégation y défendra :
- sa revendication d'une véritable politique d'incitation à l'installation de médecins généraliste au sein d'un large plan d'aménagement du
territoire, via une véritable reconnaissance de la discipline Médecine Générale et d'une amélioration des conditions d'exercice des médecins généralistes
- son opposition aux mesures coercitives à l'installation (qui ont fait preuve à leur inefficacité voire leur contre productivité dans tous les autres systèmes de soins comparables au système français)
- son opposition à tout statut précaire pour les médecins généralistes hospitaliers et salariés
- son opposition aux franchises médicales

Ce sont les mots d'ordre retenus par le Bureau National du SNJMG pour rassembler les jeunes médecins généralistes qui souhaiteront se joindre à notre délégation

Le 17/03/09

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Treize organisations de professionnels de santé pour une coopération dans l’équipe de soins de ville

La loi sur l’Hôpital et relative aux patients, à la santé et au territoire actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, et en particulier son titre II relatif à l’accès de tous à des soins de qualité ouvre une ère nouvelle pour l’ensemble des professions de santé de ville.

L’article 17 relatif à la coopération entre professionnels de santé pose les fondements officiels de la coopération et notamment entre acteurs de soins de ville. Cet article reconnaît le rôle d’acteur de santé de chacun des professionnels de soins de ville.

Ainsi, non seulement chacun voit sa compétence et son implication reconnues au sein de l’équipe de soins de ville, mais le texte implique de mieux définir les missions des uns et des autres, et permettra de préciser les champs d’action correspondant.

Cette reconnaissance ouvre des possibilités de coopération très diversifiées qu’il reste à investir pleinement sur le terrain pour une qualité de soins optimale. Elle confère aux professionnels en équipe toute latitude pour le développement de leurs propres protocoles.

La coordination, les échanges d’informations professionnelles et les formations interprofessionnelles, corollaires directs de la coopération entre professionnels de santé tel que décrite par le projet de loi, sont autant d’éléments qui n’y sont pas abordés et pour lesquels nous serons force de propositions et d’actions.

Les organisations signataires de ce communiqué souhaitent s’engager en partenariat pour que la coopération que dessine la loi ne demeure pas qu’une coquille vide. La coopération améliorera les prises en charge des patients et les garanties en matière de qualité des soins.


La Fédération Française des médecins généralistes :
Martial OLIVIER-KOEHRET Président de MG France 06 18 45 90 36 m.olivierkoehret@medsyn.fr

Le Syndicat national des Infirmières et Infirmiers Libéraux
Annick TOUBA, Présidente du SNIIL 06 62 69 64 91 touba.annick@wanadoo.fr

L’Union Syndicale des Pharmaciens d’Officine :
Gilles BONNEFOND, Président délégué de l’USPO 06 79 68 01 32 bonnefond@uspo.fr

La Confédération nationale des Masseurs Kinésithérapeutes Libéraux – Objectif Kiné :
Xavier GALLO, Président de CNMKL-OBJECTIF KINE president@objectif-kine.com

L’Union des Jeunes Chirurgiens Dentistes – Union Dentaire :
Jean Marc PREYNAT, Président de l’UJCD-UNION DENTAIRE 06 12 56 96 59 jm.preynat@ujcd.com

L’Union Nationale pour l’Avenir de la Podologie/Syndicat National des Podologues :
Georges LABBE, Président UNPAP/SNP 06 61 54 85 00 georgeslabbe@wanadoo.fr

L’Union Nationale des Pharmacies de France:
Claude JAPHET, Président de l’UNPF 0680 66 08 34 cjaphet@unpf.org

Le Syndicat National Autonome des Orthoptistes :
Marie-Hélène ABADIE, Présidente du SNAO 06 77 08 27 43 snao@club-internet.fr

Le Syndicat des Biologistes :
Jean Benoit, Président du SDB 06 81 23 80 66 benoitjean5316@neuf.fr

L’Union Nationale des Syndicats de Sages-Femmes Françaises :
Jacqueline Lavillonière, Présidente de l’UNSSF 06 88 59 68 22 lavillo@club-internet.fr

Le Collectif National des Groupements de Pharmaciens d’Officine :
Pascal Louis, Président du CNGPO : 06 80 45 02 35 pharmacie.louispascal@perso.gipharnet.com

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes :
Fabien Quedeville, Président du SNJMG 06 67 30 27 27 fabien.quedeville@wanadoo.fr

La Fédération Nationale des Opticiens Français :
Alain Gerbel, président de la FNOF 06 07 86 44 42 fnof@fnof.org

Le 04/03/09

 

Loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires : Un espoir pour la Médecine Générale ?

Ce mardi 10 février 2009, l'Assemblée Nationale commence l'examen du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires.

Cette loi doit, entre autres, donner une traduction législative aux travaux des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé qui s'étaient tenus suite à la grève des internes de médecine en Octobre 2007 et en vue d'une nouvelle organisation du systeme de santé autour des soins primaires.

Ainsi, le Bureau National du SNJMG se félicite de trouver dans le projet de loi une définition de la Médecine Générale qui, conformément à la demande du syndicat lors des Etats Généraux, reprend les missions internationalement admises par la profession.

Le Bureau National du SNJMG prend acte de la définition dans le projet de loi d'un médecin généraliste de premier recours qui rajoute aux missions internationalement admises du médecin généraliste la participation à la Permanence de Soins (PDS). Le Bureau National du SNJMG qui s'était battu pour une PDS moderne reposant sur le volontariat des médecins, demande que cette définition du médecin généraliste de premier recours ne crée pas de clivage au sein de la profession et il sera très vigilant vis à vis de toute tentative de remise en cause de la mission de service public de la PDS ou du volontariat des médecins y participant.

Par ailleurs, le Bureau National du SNJMG apprécie que conformément aux conclusions de la grève des internes et à l'engagement du ministre de la Santé, le texte de loi ne contienne aucune référence à des mesures coercitives à l'installation des médecins. De même, le Bureau National du SNJMG apprécie le programme de structures pluridisiciplinaires et les projets de diversification des modes de rémunération inclus dans le texte de loi.

Le Bureau National du SNJMG espere que ce texte de loi donne une concrétisation aux discours de revalorisation de la médecine générale ; toute mesure coercitive ou de régression ne pouvant que remettre en question les quelques progrès chèrement aquis ces dernieres années et précipiter la Médecine Générale dans la crise qui la menace.

Le 10/02/09

Les jeunes médecins généralistes revendiquent leur vision du système de soins

Au lendemain de la journée de mobilisation des salariés du jeudi 29 janvier 2009, le Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle ces propositions d'organisation du système de soins.

Le SNJMG poursuit son combat pour la revalorisation de la Médecine Générale, tant à l'Université que dans le système de soins. Cette revalorisation passe par la mise en place d'une véritable filière universitaire, par la reconnaissance effective des missions internationalement admises de la Médecine Générale, par la fin d'une sous tarification professionnelle et d'un exercice sacerdotal.

Le SNJMG combat également les entraves de l'accès aux soins : franchises médicales et reste à charge des dépenses de santé pour les patients, financement à 100% de l'Hôpital par la tarification à l'activité (T2A).

Enfin, le SNJMG se bat pour obtenir de bonnes conditions de travail pour tous les jeunes médecins généralistes quelques soient leurs modes d''exercice : opposition à la révision de la directive européenne sur le temps de travail, inquiétudes sur la réforme de l'Ircantec, refus des statuts précaires hospitaliers et salariés, soutien au développement de structures pluridisciplinaires et refus de toutes mesures coercitives quant à la répartition des médecins généralistes sur le territoire.

Le 30.01.09

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Médecin traitant : la sécurité sociale persiste dans les décisions purement comptables

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance de la volonté de la sécurité Sociale de rapidement augmenter le ticket modérateur pour les actes effectués hors parcours de soins ; cette possibilité existe depuis le 01.01.09 de par la loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2009 (LFSS 2009).

Le Bureau National du SNJMG déplore la célérité de la sécurité sociale en la matière alors que depuis la creation, voici 3 ans, de l'exemption de pénalité financière des patients consultant un médecin généraliste installé depuis moins de 5 ans, la sécurité sociale ne l'applique toujours pas de façon efficiente sur tout le territoire et se refuse à en faire la moindre médiatisation. De même, la sécurité sociale n'applique toujours pas les textes réglementaires de 2006 permettant à tout patient de désigner un groupe de médecins généralistes comme médecin traitant.

Aussi, devant la non résolution de ces situations (qui vont s'aggraver du fait de l'augmentation du ticket modérateur), le SNJMG conseille une nouvelle fois (et comme le Syndicat de la Médecine Générale - SMG - vient de la faire) à tous les médecins généralistes (installés et remplaçants) de coder en "médecin traitant remplaçé" (MTR) tous les actes effectués à des patients ayant désigné un médecin traitant autres qu'eux mêmes, et de proposer une déclaration de Médecin Traitant à tout patient sans médecin traitant : ainsi ni eux (en cas de dispense d'avance de frais) ni leurs patients ne seront victimes des décisions comptables de la sécurité sociale.

Le 27.01.09

Le Syndicat des Jeunes Médecins Généralistes

 

Un engagement intact au coté des jeunes médecins généralistes et des patients

Comme convenu a l'issue de l'Assemblée Générale du syndicat en janvier 2009, Fabien Quedeville a quitté le 23 mars 2009 la présidence et le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG).

Le Bureau National issu de l'AG de Janvier 2009 a donc procédé à l'élection d'un nouveau président.


Ce bureau est désormais constitué de la manière suivante :

Président : Youcha Hassan (Interne de Médecine Générale, Ile de France)

Trésorière : Anne Saint Martin (Médecin Généraliste installée, Midi Pyrénées)

Secrétaire Général: Yassine Bouakaz (Médecin Généraliste remplaçant, Centre)

Chargés de mission :

Helene Cesbron (Médecin Généraliste salariée, Picardie)

Isabelle Coffin (Médecin Généraliste remplaçante, Normandie)

Emmanuelle Dupont (Médecin Généraliste en année de thèse, Ile de france)

Procope Panagoulias (Médecin Généraliste installé, Ile de France)

Sophie Rachou (Médecin Généraliste installée, Ile de France)
 

Le 24/03/09

 

 

 

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