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Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes

 

 

Communiqués de presse - 2008

 

 

Communiqués

par thèmes

 

 

Démographie - Exercice - Installation

 

Femmes médecins

 

Médecins remplaçants

 

Permanence des soins

 

Profession

 

Système de soins

 

 

 

Accès aux années antérieures

 

Contact

 

Démographie - Installation

 

Les jeunes médecins généralistes demandent à la Sécurité Sociale de tirer les enseignements des Etats Généraux

A l'avant veille du conseil de l'UNCAM, le SNJMG attend du conseil qu'il donne mandat à son directeur, M.Frédéric Van Roekegem, de traduire sur le plan conventionnel les mesures incitatives consensuelles issues des États Généraux de l'Organisation de la Santé (EGéOS), afin de favoriser l'installation des jeunes médecins généralistes et d'organiser le système de santé autour des soins primaires et notamment du médecin généraliste/médecin traitant. Il est temps, comme l'a rappelé Mme la Ministre Roselyne Bachelot, lors de la conclusion des EGeOS de changer de paradygme.

Pour répondre à l'enjeu démographique des prochaines années, la médecine générale ambulatoire nécessite de :
- développer les structures pluridisciplinaires de premiers recours et assurer financièrement leur pérennité
- bien informer les assurés de l'existence du moratoire "jeunes installés" et l'appliquer complétement conformément à l'esprit et à la lettre du decret du 3 janvier 2006
- développer de nouveaux de rémunération en sus ou en complément du paiement à l'acte pour permettre aux médecins généralistes d'assurer leurs nouvelles missions
- permettre légitimement à tous les spécialistes en Médecine Générale, nouveau et ancien régime, l'application du CS et de l'ensemble de la nomenclature spécialiste.

Le SNJMG demande également que soit remis à plat l'avenant 20, dont une enquête publiée ce jour par le Quotidien du Médecin, démontre les limites pour favoriser les jeunes généralistes à s'installer. En effet, ce ne sont pas des incitations financières sans évolution de l'exercice mais avec la menace de mesure coercitive (comme l'organise l'avenant 20) qui inciteront les futurs praticiens à s'installer mais bien une revalorisation complète de leur profession et une amélioration de leurs futures conditions de travail.

Paris le 20 mai 2008

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Les jeunes médecins veulent une concrétisation des conclusions des EGéOS

Le temps des grèves ayant laissé place à celui de la concertation, vient maintenant celui de l’action. Les Etats Généraux de l’Organisation de la Santé viennent de s’achever et l’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH, et le SNJMG saluent le large travail d’audition, de concertation qui a été fourni par tous depuis novembre dernier.

Les jeunes ont obtenu de ces travaux des gardes fous sérieux quant aux mesures désincitatives et dangereuses que l’on nous promettait encore il y a quelques mois. Des pistes globales et cohérentes ont été avancées et devraient être à même de répondre plus efficacement aux difficultés d’accès aux soins qui se profilent. Le virage de la modernisation qui s’impose à la survie de notre système de santé doit être pris pour nous et les générations à venir.

Ainsi il est urgent de préparer au mieux la loi de modernisation de la santé voulue par Madame la Ministre pour l’automne prochain. Celle-ci doit comprendre l’inscription de la définition des soins de premiers recours et des missions du médecin généraliste de premier recours. Il est également urgent de donner les moyens humains et financiers à la filière universitaire de médecine générale pour qu’elle soit dès à présent opérationnelle.

Les conclusions des EGéOS, conformément au protocole d’accord signé en octobre dernier, devront servir de base de travail aux négociations conventionnelles à venir. Nous souhaitons que les discussions aboutissent dans tous les domaines rythmant l’activité médicale. L’installation, avec la prise en charge des fonctions support de l’installation (complément de ressource en fonction du lieu d’installation), l’information sur le moratoire médecin traitant, la mise en place de maisons de santé multidisciplinaires. L’exercice, avec l’assistance au développement des outils de communication modernes, pour optimiser les coopérations entre professionnels de santé, la possibilité d’un salariat dans le cadre du post internat, la création d’un statut de collaborateur libéral et salarié. De nouveaux modes de rémunération, adaptés aux missions du médecin généraliste. Ces bases-là doivent pouvoir être assurées rapidement.

Les jeunes et futurs médecins représentés par l’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH et le SNJMG veulent continuer à jouer un rôle actif dans la métamorphose du système de soins telle qu’elle devra s’opérer dans les mois à venir.

A la lumière des difficultés que rencontrent actuellement les partenaires conventionnels pour s’accorder sur la manière de mener les discussions conventionnelles, l’ensemble des structures jeunes presse le système conventionnel pour moderniser la profession en traduisant notamment les conclusions des EGéOS. Sur cette question, nous demandons à ce qu’un arbitrage soit rapidement opéré par le gouvernement afin qu’un travail efficace puisse enfin se mettre en place. Les difficultés actuelles du système de santé ne promettent pas un avenir bien rose, il n’y a donc plus lieu de perdre du temps.

Jeudi 17 avril 2008

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Etats généraux : Après les propositions , les jeunes médecins généralistes attendent la concrétisation des mesures incitatives

Ce mercredi 9 avril, se tenait la phase de restitution des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé, en présence de Madame Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et de la vie associative.

Il a été rappelé la nécessité de mettre en place des mesures incitatives pour favoriser l'installation des jeunes professionnels dans le cadre d'une nouvelle organisation pluridisciplinaire des soignants du premiers recours.

Le SNJMG soutient cette démarche et demande que les mesures incitatives suivantes, proposées après concertation, soient concrétisées rapidement lors des prochaines négociations conventionnelles :
- une garantie de ressource ou un complément de ressource sur une durée de 3 à 5 ans pour les jeunes installés en Médecine Générale (suivant le lieu d'installation)
- une meilleure information auprès des assurés du moratoire "jeunes installés" exonérant de pénalités financières les patients consultant un jeune généraliste installé depuis moins de 5 ans ainsi que l'application pleine et entière de ce moratoire par les organismes de Sécurité Sociale (ce qui n'est pas le cas actuellement)

Le SNJMG souhaite également :
- l'inscription dans la loi des missions du médecin généraliste de premier recours (rappelant le principe du volontariat pour la participation à la permanence de soins)
- la mise à disposition de la filière universitaire de médecine générale de moyens humains et financiers adaptés afin d'encadrer et d'inciter les étudiants de second et troisième cycle à s'orienter vers la médecine générale ambulatoire
- la création de guichet unique pour accompagner les jeunes professionnels dans leur installation
- une politique de soutien à la création des maisons de santé pluridisciplinaire
- le développement d'autres formes de rémunération en complément ou en sus du paiement à l'acte.

L'application rapide de ses mesures et à la mise à disposition des moyens adéquats sont les préalables à une véritable politique d'accès aux soins et une meilleure prise en charge de nos concitoyens dans un système de santé solidaire auquel le SNJMG est attaché.

Jeudi 10 avril 2008

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EGéOS : les jeunes médecins souhaitent rencontrer Nicolas SARKOZY

Le mouvement de grève du mois d’octobre dernier est déjà loin mais toujours bel et bien présent dans les esprits. Nous, jeunes médecins, avons depuis travaillé et présenté, par la voie des Etats généraux de l’organisation de la santé (EGéOS), notre vision du système de soins de demain et nos réflexions sur sa réorganisation.

Tenant compte des avis de chacun, autour de la table du groupe de concertation permanent, nous n’avons pas hésité à apporter des propositions concrètes, ni fui nos responsabilités face au problème de répartition des médecins sur le territoire.

Un grand nombre d’arguments ont visiblement touché leur cible lors de cette première phase des EGéOS, consacrée essentiellement à l’organisation des soins de premiers recours, et de la médecine générale en particulier. Parmi eux, l’importance d’une valorisation effective - et non pas incantatoire - de l’exercice de la médecine générale est désormais admise de tous. Mais nous ne nous limitons pas uniquement à ce champ-là, participant également aux réflexions menées par la Commission LARCHER sur les missions de l’hôpital, qui nous a d’ailleurs auditionnés récemment.

Au milieu du gué, il est donc essentiel, non pas de s’arrêter, mais bien de s’assurer que chacun vise le même côté de la rive. Nous, structures syndicales et associatives d’étudiants, internes et jeunes médecins, sommes plus que jamais déterminées à saisir la chance que nous avons provoquée en réclamant avec force le respect des débats et conclusions de ces Etats généraux.

Une loi de réforme de la santé pour l’été 2008 : oui, mais pas sans les jeunes.

De nombreuses réformes sont attendues pour l’automne prochain dans le domaine de la santé, le Président de la République l’a promis. Nous avons donc demandé à être reçus par Nicolas SARKOZY, pour clarifier les intentions de l’Elysée sur le contenu de la loi. Nous attendons de cette demande une réponse positive du Chef de l’Etat.

Le protocole d’accord ayant suspendu le mouvement de grève d’octobre dernier, prévoit la validation des conclusions des EGéOS par les jeunes médecins comme préalable sine qua non à un débouché conventionnel ou législatif. Nous veillerons à ce que cette clause soit respectée, et à ce que le projet de loi concorde avec les conclusions apportées par les EGéOS.

Conscients des enjeux majeurs qui se jouent pour la santé de nos concitoyens, nous tenons à réaffirmer notre attachement à un système de soins efficient et plus juste pour chacun, et entendons bien démontrer que notre implication, sans précédent dans des Etats généraux, ne sera pas une aventure sans lendemain.


Contacts presse :
ANEMF : Charles MAZEAUD, Président, 06 77 66 94 78
ISNAR-IMG : Emmanuel GALLOT, Président, 06 73 07 53 01
ISNIH : Olivier VERAN, Porte Parole, 06 83 30 94 41
SNJMG : Fabien QUEDEVILLE, Président, 06 67 30 27 27
 

Le 03.03.2008
 

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Démographie médicale : les jeunes médecins généralistes demandent la concrétisation rapide des mesures positives

A l'occasion des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé (EGéOS), Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, s'est exprimée en faveur d'une revalorisation de la Médecine Générale et de la mise en place de mesures positives pour l'installation de médecins généralistes :
- définition de la discipline et de ses missions, inscrites dans le code de la Santé Publique,
- filière universitaire à l'égal de celles des autres spécialités (dès le deuxieme cycle),
- guichet unique régional d'information et d'aide à l'installation,
- développement des maisons pluri disciplinaires.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), qui a participé au mouvement des futurs et jeunes médecins de l'automne dernier et qui a été ensuite l'un des participants de référence des EGéOS, se félicite d'un tel engagement.

Désormais, les jeunes médecins généralistes attendent des actes.

Ainsi, le SNJMG demande que soient mises en place au plus vite des mesures positives concretes visant à :
- encourager les étudiants à choisir la spécialité de "Médecine Générale"
- faciliter l'installation des jeunes généralistes et renforcer l'offre de soins de premiers recours existante tout en rejetant les menaces de mesures coercitives
- développer les statuts des collaborateurs libéraux et salariés
- donner un statut souple et ouvert au remplacement médical pour sécuriser et valoriser cet exercice, améliorer les remplacements.

De même, le SNJMG sera attentif au respect de ses revendications sur les modes d'exercice de la Médecine Générale comme par exemple la reconnaissance de la spécialité "Médecine Générale" dans l'exercice professionnel (avec notamment l'égalité C=CS), le développement de modes de rémunération alternatifs et/ou complémentaires au paiement à l'acte ainsi que l'organisation d'un système de santé autour du médecin généraliste - médecin traitant.

Ces derniers mois, le SNJMG a fait la démonstration qu'en tant que porte parole des jeunes médecins généralistes, il était tout aussi capable de se mobiliser contre des mesures allant dans le mauvais sens que de proposer différentes mesures allant dans le bon sens. C'est ainsi qu'il restera un partenaire actif et vigilant des pouvoirs publics.

Paris, le 15.02.08
 

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Etats Généraux de l'Organisation de la Santé : les propositions des jeunes médecins généralistes

Aujourd'hui se tiennent à Paris les Etats Généraux de l'Organisation de la Santé.

Ces Etats généraux font suite au mouvement des futurs et jeunes Médecins de l'automne dernier.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), partie prenante de ce mouvement avec les 4 autres organisations nationales de futurs et jeunes médecins, a nourri la préparation de ces Etats Généraux avec une serie de propositions prenant en compte les éléments pertubant l'accès aux soins :
-multiplication des obstacles financiers pour les patients
-système de Santé peu ou mal organisé en France
-désaffection des étudiants en médecine pour certaines spécialités médicales (à commencer par la Médecine Générale mais aussi la médecine du travail et la psychiatrie en secteur public)
-problèmes de démographie médicale en certains endroits et/ou en certains moments malgré un effectif total correct

Pour le SNJMG, il est avant tout primordial de définir précisément les missions et les rôles des différents acteurs du système de santé et notamment acter que le médecin généraliste est à la fois le médecin de premier recours dans le système de soins et le médecin de la prise en charge globale du patient. Ce rôle, il ne peut l’assurer que dans un système de santé solidaire, dont le principe est malheureusement remis en cause par les franchises médicales.

Conjointement à cette organisation du système de Santé, le SNJMG estime nécessaire d'inscrire toute politique de démographie médicale dans un projet global d'aménagement du territoire, politiquement assumé.

Concernant les mesures spécifiques, le SNJMG défend les propositions suivantes :

Formation :


Réforme des études de médecine afin de diversifier les profils de recrutement des étudiants, organiser des stages d'externes et d'internes hors des CHU et de l'hôpital lui même et mettre en adéquation la formation initiale avec la pratique professionnelle (NB :Cette réforme implique un effort particulier pour la Médecine Générale qui doit enfin disposer d'une filière universitaire à l'égale de celles des autres spécialités).

Installation :

 

Elimination de toutes les entraves actuelles à l'installation et mise en place de mesures financières, fiscales et conventionnelles facilitant l'installation (NB : ces mesures ne doivent être soumises qu'à la seule condition du lieu d'installation et les pouvoirs publics doivent en assurer la lisibilité, la promotion et l’accessibilité via notamment un « guichet unique »)

Incitations à l'exercice de groupe et à l'interdisciplinarité (avec la création de maisons de santé de proximité), autorisations d'exercice multi sites et développement des modes alternatifs à l'installation classique via notamment le statut de médecin collaborateur

Consécration du rôle des hôpitaux locaux pour assurer une bonne répartition des plateaux techniques médico-chirurgicaux sur tout le territoire et faciliter l'accès des médecins généralistes à des postes hospitaliers à temps partiel.

Exercice :


Reconnaissance de la spécialité "Médecine Générale" dans l'exercice professionnel et diversification de la rémunération des médecins généralistes en leur offrant le choix, en sus ou à la place du paiement à l'acte (avec C=CS), de rémunérations complémentaires forfaitaires ou de rémunérations alternatives (capitation ou salariat)

Sortie du caractère sacerdotal de l’exercice de la Médecine Générale avec notamment la confirmation du volontariat pour la participation à la permanence de soins, le développement d'actions de FMC organisées sur le temps de travail (et non en sus), et la facilitation des remplacements (en donnant aux remplaçants un véritable statut et en assouplissant les conditions de remplacement) notamment dans les zones sous médicalisées et fragilisées (avec des mesures d’accompagnement propres à ces zones)

Mesures garantissant l'accès aux soins pour tous avec notamment 1/3 payant plus facilement utilisé.

Paris, le 08.02.08
 

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Communiqué de presse ISNIH, ANEMF, ISNAR ET SNJMG

L’avenir de la santé en questions… et en réponses

Après un mouvement fort des étudiants en médecine, des internes, et des jeunes médecins, l’automne dernier, ayant provoqué la conduite des Etats Généraux de l’organisation de la santé, nous voici arrivés à un moment crucial : celui des premières orientations livrées au débat public.
Les attentes sont fortes, pour les acteurs de santé désireux d’exercer au sein d’un système mieux organisé, et pour les patients qui revendiquent un accès aux soins sans faille. A n’en pas douter, le chantier amorcé est complexe, et la traduction dans les faits de la réelle volonté d’engagement des différents acteurs du système devra s’accorder le temps d’une concertation et d’une réflexion partagées, tout en sachant que le devoir de résultat est de mise.
À la veille de la séance publique des états généraux, concernant la phase 1 relative à l’accès aux soins médicaux de premiers recours, on peut se féliciter d’avoir pu réunir autour d’une table les différentes générations de médecins avec les patients, l’administration, et la société civile.
De cette concertation sont nées des orientations fortes :
- la nécessité de réorganiser le système de santé autour du médecin généraliste, médecin de premiers recours et de la prise en charge globale du patient.
- la nécessité d’une véritable formation à la médecine générale ambulatoire, dès le second cycle, dans le cadre d’une filière universitaire de médecine générale disposant de moyens humains et financiers adaptés.
- la nécessité de favoriser l’installation des jeunes médecins et de conforter l’offre existante en améliorant les conditions d’exercice, au moyen notamment de structures pluridisplinaires, mais également par une diversification des modes de rémunérations.
Les étudiants et les jeunes médecins s’en veulent les porteurs vivants, pour un système de soins performant, dans sa qualité, son accès, et son coût.
Les solutions les plus efficaces, donc les plus durables, ne passeront que par des mesures structurantes, globales et cohérentes répondant aux attentes partagées des professionnels et des patients, adaptées aux contraintes du système.
La tentation, face à un sujet aussi complexe et d‘une telle envergure, de mettre en place des solutions simplistes, serait extrêmement préjudiciable pour l’avenir de la santé en France, que ce soit du point de vue de l’accès aux soins, du point de vue économique, et in fine en termes d’organisation.
A l’heure où la valorisation sous toutes ses formes de la médecine de premier recours doit venir encourager un certain nombre d’engagements professionnels, il faut se garder de recourir à des mesures désincitatives venant sanctionner par anticipation des acteurs motivés. La responsabilité est le premier mot d’ordre des étudiants et jeunes médecins : l’organisation de ces états généraux et notre implication forte en sont les meilleures traductions.

7 février 2008

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Communiqué commun aux organisations syndicales d'étudiants et de jeunes médecins

Les fausses bonnes idées de la CARMF

Le débat sur la démographie médicale dans le contexte des Etats Généraux de l’Organisation de la Santé (EGéOS) revient au goût du jour. C’est heureux, il était temps.
Les travaux avancent de façon significative avec bientôt la fin des auditions, constituant la phase préparatoire de ces EGéOS obtenus au forceps par les jeunes médecins, lors du mouvement de grève d’octobre dernier. Et soudain, certains se découvrent une légitimité́ sur ce sujet extrêmement complexe.


Multirécidiviste, le Président de la CARMF, a récemment adressé à tous ses adhérents, c’est-à-dire, tous les médecins de France, un courrier exhumant de l’inconscient collectif la foire aux mauvaises idées dans ce domaine, ne faisant partie ni de ses compétences ni de ses prérogatives. On se croirait revenu quelques mois en arrière, avec des propositions aussi incomplètes que désorganisées, et surtout dangereuses in fine. Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit bien là aussi, pourtant, d’une nouvelle « meurette », pour retourner les propos à son auteur.
Mélangeant ce qui est du ressort de l’Assurance Maladie et de celui de l’Etat, ainsi que les bénéfices attendus en termes de pensions retraite des cabinets ainsi revendus, le Dr Maudrux n’hésite pas à additionner les carottes et les poireaux, y soustraire des choux fleurs pour sortir un lapin de son chapeau.


Ce raisonnement pseudo-logique souffre également d’un élément dont on ne peut plus faire abstraction : les attentes de la jeune génération de médecins qui n’a souvent rien à voir avec celles de leurs aines. Et quand on dit cela, on ne parle pas de caprices des jeunes. On parle bien d’une
attente responsable d’organisation de leur part, et pas seulement des opérations financières...
De plus, d’un point de vue comptable le pari de l’installation arithmétique de 3000 jeunes médecins remplaçant 3000 départs à la retraite paraît pour le moins loin d’être gagné tant la pénurie qui nous attend en nombre absolu est inexorable. Il n’y a qu’à voir les flux sortant des études, notamment en médecine générale, pour rendre l’équation insolvable... Et encore, s’il n’y avait que ce point là...


Et que répondre face à un discours qui fait l’apologie d’un conventionnement sélectif, au détriment du système de santé solidaire, ce que les jeunes médecins ont farouchement désigné comme l’encadrement législatif d’une médecine à deux vitesses ?


Les jeunes médecins sont tout à fait ouverts à la concertation et aux débats constructifs, et également prêts à prendre leurs responsabilités sous réserve que chacun des partenaires de la santé le fasse aussi dans un intérêt collectif cohérent. Le but recherché par ce courrier adressé à tous les
médecins installes paraît franchement tout aussi obscur que déplacé.

 

Contacts presse :
Chloé́ MOULIN, Porte Parole de l’ANEMF, 06 74 83 79 95
Lionel MICHEL, Porte Parole de l’ISNAR-IMG, 06 73 07 52 85
Olivier VERAN, Porte Parole de l’ISNIH, 06 83 30 94 41
Fabien QUEDEVILLE, Président du SNJMG, 06 67 30 27 27
Raphaël GAILLARD, Président de l'INSCCA, 06 60 17 87 64
 

Paris, le 27/01/2007

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Femmes médecins

 

Femmes médecins généralistes : rien de nouveau depuis près de 2 ans !

Déjà majoritaires chez les étudiants en médecine et chez les médecins de moins de 35 ans (56%), les femmes dépasseront les hommes parmi les médecins en activité vers 2020 et représenteront 52% du corps médical en 2025.

A l'occasion de la journée des femmes, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) considère la féminisation de la profession non comme un problème mais comme un salutaire révélateur des changements sociologiques chez les médecins.

Les mentalités évoluentmais l'exercice en ambulatoire ne bouge pas beaucoup ! Le risque est donc d'autant plus grand d'une fuite croissante de l'exercice de la Médecine Générale par les jeunes générations de médecins généralistes ; les résultats des quatre premières sessions des épreuves classantes nationales anonymes (ECNA) ont déjà montré son actuel manque d'attractivité auprès des étudiants.

Aussi, le SNJMG continue d'agir pour que l'exercice médical en ambulatoire évolue de façon à ne pas rebuter les jeunes médecins et notamment les femmes.

Le SNJMG constate qu'il 'y a eu aucune amélioration pour les femmes médecins généralistes depuis le décret n° 2006-644 du 1er juin 2006 assurant l'alignement de la couverture maternité des médecins conventionnés sur celle des médecins salariés (décret publié en réponse à une revendication conjointe de MG-France, de l'ISNAR-IMG et du SNJMG).

Ainsi, sont restées lettre morte les autres revendications syndicales :

- la revalorisation des indemnités adoption et paternité et la prise en considération de ces situations (maternité, paternité, adoption) pour les choix de stages des internes en médecine générale

- la prorogation de la durée de validité des licences de remplacement en cas de maternité/paternité/adoption ou maladie/accident de travail.

A l'occasion des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé, le SNJMG a renouvelé ces revendications au sein des propositions qu'il a formulées pour faire évoluer positivement les conditions d'exercice des médecins généralistes et notamment des femmes :

- redéfinition du métier de médecin généraliste

- valorisation de la carrière des médecins ayant choisi cette discipline

- amélioration du statut de médecin collaborateur libéral et la mise en application d'un statut salarié

- organisation d'une permanence des soins attractive sur la base d'un réel volontariat

- diversification des modes de rémunération et d'exercice des médecins des médecins généralistes

- possibilité de faire de la Formation Médicale Continue (FMC) sur son temps de travail sans être pénalisé par une perte de revenus

- création de mesures incitatives pour l'exercice en commun (exercice en groupe, travail en réseaux...)

- suppression de la précarité des jeunes médecins en centre de santé par l'embauche en CDI (et non en CDD de 6 ans) et revalorisation de la grille salariale de la fonction publique territoriale

C'est à l'aune de ses revendications que les jeunes médecins généralistes jugeront les décisions que prendra le gouvernement à l'issu des etats généraux

Paris le 07/03/2007

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Remplacement médical

 

Les médecins généralistes remplaçants toujours en quête de reconnaissance !

Suite au mouvement des jeunes médecins de l'automne dernier dans le quel le SNJMG s'est totalement impliqué, le gouvernemnt a lancé le 30 novembre 2007 le processus des Etats Généraux de l'Organisation de la Santé (EGéOS) pour répondre notamment aux problèmes de démographie médicale.

Outre sa participation à ces Etats Généraux, le SNJMG a contacté le ministère de la santé pour aborder un sujet annexe à ces Etats Généraux : les médecins généralistes remplaçants.

Malgré les acquis obtenus par le SNJMG depuis 1992, les médecins généralistes remplaçants sont toujours en quête d'une totale reconnaissance.

Les médecins généralistes remplaçants, représentés par le SNJMG, demandent ainsi la reconnaissance de leur rôle dans le système de soins et une amélioration de leurs modes d'exercice.

C'est ainsi que le SNJMG propose :
- d'assouplir les conditions de remplacement tant en matière de modalités de remplacement (ex : durée et régularité) que sur les possibilités légales de remplacer (ex : prorogation des licences de remplacement des étudiants non thésés en fonction des aléas de maladie, accident du travail, maternité/paternité/adoption)
- de permettre officiellement aux remplaçants ne disposant pas de CPS personnelle d'utiliser celle du médecin remplacé comme ils le font depuis toujours avec les différents formulaires de Sécurité Sociale
- de rendre mieux proportionnelles aux revenus les différentes cotisations professionnelles et sociales qui s'imposent aux médecins (et qui actuellement défavorisent les médecins aux faibles revenus comme par exemple les médecins remplaçants en début d'activité et les jeunes installés)
- de mettre en place les mesures assurant une rémunération cohérente des médecins généralistes remplaçants participant volontairement à la Permanence des Soins
- de ne faire aucune distinction entre médecins remplaçants et installés dans le cadre de leur participation à la formation professionnelle conventionnelle (puisqu'il n'en existe aucune vis à vis des exigences de Formation Médicale Continue)
- de permettre à tous les remplaçants qui le souhaitent d'être électeurs et éligibles aux unions professionnelles de médecins dans les mêmes conditions que les médecins installés.

Toujours dans le même objectif de simplification et de souplesse d'exercice, le SNJMG demande que soit officiellement reconnue la possibilité de remplacer à tout médecin collaborateur à temps partiel. Ceci doit aller de pair avec une distinction claire entre les statuts de médecin remplaçant et de médecin collaborateur afin de ne pas mettre en péril l'un (en quête de reconnaissance) ou l'autre (tout juste naissant) des deux statuts.

NB : La LFSS 2008 prévoit le principe de taxation des Feuilles de Soins Papier (FSP). Le SNJMG demande au gouvernement de ne pas faire appliquer cette mesure ubuesque. En tous cas, il est hors de question pour le SNJMG que cette mesure s'applique aux remplaçants qui, rappelons le, ne bénéficient pas d'aide à la télétransmission...

Paris, le 11.01.08

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Permanence des soins

 

Urgences et permanence des soins : les jeunes médecins généralistes soutiennent une garde ambulatoire professionnalisée ouverte aux médecins volontaires

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) prend acte de l'annonce faite jeudi 17 avril 2008 par le Président de la République, de la création d'un numéro unique d'appel permettant d'accéder aux urgences hospitalières ou au médecin de garde.

Cette proposition peut constituer une amélioration de la prise en charge des patients à condition de :
- définir une politique de prise en charge globale et cohérente des urgences
- établir un consensus sur une claire répartition des taches entre les différents acteurs : garde ambulatoire, Pompiers, SAMU et services hospitaliers d'accueil des urgences
- organiser une garde ambulatoire professionnalisée en fonction des structures existantes (privées ou associatives) de médecins volontaires

Si le SNJMG rappelle son opposition à toute remise en cause du volontariat pour la participation de médecins ou d'internes dans la permanence de soins, le SNJMG propose des mesures incitatives et demande depuis 2002 de garantir aux médecins volontaires (régulateurs ou effecteurs) des structures associatives de garde ambulatoire un statut digne de la mission de service public qu'ils accomplissent à cette occasion.

Avec la question des urgences et de la permanence de soins que le syndicat avait abordé lors des derniers Etats Généraux, le SNJMG prouve que les jeunes médecins généralistes sont promoteurs d'une nouvelle organisation de la Santé au service de l'ensemble de nos concitoyens.
 

Lundi 21 avril 2008

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Profession

 

Tristesse

Les jeunes médecins généralistes rendent hommage à la mémoire du Dr Patrice Muller

C'est avec une grande tristesse que le Bureau National du SNJMG a appris ce mercredi matin le décès du Docteur Patrice Muller, Directeur de publication de la revue Pratiques, les cahiers de la médecine utopique et Président à plusieurs reprises du SMG, Syndicat de la Médecine Générale.

Les différents responsables du SNJMG ont eu maintes fois l'occasion de rencontrer Patrice Muller dans le cadre d'échanges syndicaux ou de combats communs (formation, remplacements et installation, exercice, accès aux soins...) : ce fut toujours des moments enrichissants. Patrice Muller incarnait bien les valeurs d'écoute et de solidarité qui font les caractéristiques du métier de médecin généraliste.

Le Bureau National du SNJMG souhaite témoigner à sa femme, à leurs enfants, à ses proches, toute la sympathie et les condoléances des jeunes médecins généralistes.

Mercredi 14 mai 2008

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Système de soins

 

Les jeunes médecins généralistes restent mobilisés pour un système de soins cohérent et solidaire

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) soutient la nouvelle journée de mobilisation contre les franchises médicales, le jeudi 16 mai 2008. Le syndicat sera notamment représenté lors de la manifestation à la CPAM d'Evry (Essonne).

Les jeunes médecins généralistes constatent que dans le cadre de la vaste réforme du système de santé promise par le Président de la République, les franchises médicales ont été les premières mesures à être mise en application, alors qu'elles sont économiquement incohérentes, inefficaces voire contre productives et socialement dangereuses.

Le SNJMG estime que seul un système de Santé organisé autour des soins primaires et notamment du médecin généraliste/médecin traitant serait source de meilleure utilisation des moyens financiers et d'une meilleure prise en charge des patients.

Force est de constater que la rapidité dans la mise en place des franchises médicales contraste avec la lenteur dans la traduction des mesures consensuelles issues des Etats Généraux de l'organisation de la Santé :
- aucun moyen humain et financier supplémentaire pour la filière universitaire de médecine générale pour la rentrée prochaine
- aucune information sur le moratoire" jeunes installés" promise depuis la réforme médecin traitant
- aucun calendrier de mise en application conventionnelle des mesures d'aide à l'installation ( NB : le directeur de l'UNCAM n'y a fait aucune allusion dans son entretien hier à la Tribune : au contraire, il a plaidé pour des mesures désincitatives qui ne font l'objet d'aucun consensus...)
- aucune aide débloquée pour les maisons pluridisciplinaires

Le temps des promesses est passé, doit venir maintenant le temps de la concrétisation afin de permettre un accès aux soins pour tous dans le cadre d'un système de Santé cohérent et solidaire.

Vendredi 16 mai 2008

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Accès aux soins : les jeunes médecins généralistes rejettent les franchises médicales

Cette semaine, l'Enquête Santé Protection sociale (ESPS) 2006 de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) qui dresse un tableau de l’état de santé, des soins et de la protection sociale de la population de France métropolitaine selon ses caractéristiques sociales, a démontré une fois de plus l'influence du facteur social influe sur la santé et l’accès aux soins des Français. En effet, en 2006, plus d’un Français sur sept (14% de la population) renonçait à des soins pour des raisons financières...

Or depuis le 1er janvier 2008, le système des franchises médicales sur les médicaments, les actes para médicaux et les transports sanitaires en vue de financer le plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et le développement des soins palliatifs a été mis en place

En fait, ces franchises ne constituent pas de nouvelles ressources de financement mais d'un détournement des moyens de la solidarité avec moindre prise en charge des frais de santé. Au lieu de solliciter l'ensemble des revenus, ce mode de financement ne mettra à contribution que les seuls malades.

Certes, les bénéficiaires de la CMU et de l'AME, ainsi que les femmes enceintes et les enfants, sont exclus de toute franchise (c'est la moindre des choses). Il n'en reste pas moins qu'avec les franchises, une femme cinquantenaire aux revenus modestes et avec quelques soucis de santé peut acquitter jusqu'à 50 euros par an pour financer le plan Alzheimer alors qu'il ne sera pas demandé le moindre centime au cadre supérieur trentenaire en pleine santé...

A l'automne dernier, les futurs et jeunes médecins se sont mobilisés contre un projet du gouvernement de conventionnement à l'installation sous couvert de problèmes de démographie médicale. L'engagement du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) dans ce mouvement était motivé aussi bien par les intérets des jeunes médecins généralistes que par ceux des patients.

C'est ainsi que l'Assemblée Générale de Décembre 2007 du SNJMG s'est exprimée contre les franchises médicales, mesure économiquement incohérente (inefficace voire contre productive) et socialement dangereuse et que le syndicat apporte notre soutien à la journée de mobilisation du samedi 12 avril 2008 avec le dépôt de boites vides de médicaments devant le ministère de la Santé à Paris et devant les préfectures en régions.

En revanche, le SNJMG soutient une nouvelle organisation du système de santé autour de structures pluridisciplinaires de premier recours, et notamment du médecin généraliste qui est une solution réelle d'économie en permettant une meilleure coordination des soins et une meilleure efficience du système de santé.

Vendredi 11 avril 2008

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Les jeunes médecins généralistes, promoteurs d'une nouvelle organisation de la Santé

Ce mercredi, 02 avril 2008, se tenait au Sénat, à l'initiative de MG-France et d'autres organisations de professionnels de santé, un colloque sur l'organisation du système de Santé de demain, en présence de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et de la Jeunesse et des Sports.
Ce fut l'occasion pour des professionnels habitués à soigner les mêmes patients d'affirmer :
- la nécessité d'une définition des soins de premiers recours et les missions du médecin généraliste
- la volonté des professionnels de santé de travailler ensemble
- la nécessité d'une organisation du système de Santé favorisant ce mode d'exercice.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui a participé comme intervenant à ce colloque soutient totalement cette démarche. Ainsi, en référence aux définitions internationalement partagées, le SNJMG souhaite la reconnaissance officielle et pratique des principes suivants :
- Les soins de premier recours sont le premier niveau de soin, et habituellement le premier point de contact, des patients avec le système de santé. Ils soutiennent les personnes et les familles et les aident à prendre les meilleures décisions possibles pour leur santé. Ils incluent les conseils en matière de promotion de la santé, le dépistage et la prévention de la maladie, les évaluations de la santé, la prise en charge médicale diagnostique et thérapeutique des maladies aigües et chroniques, la dispensation des médicaments et des dispositifs médicaux, ainsi que les soins de soutien et de réadaptation.
- Les missions du médecin généraliste, médecin du premier recours et la prise en charge globale du patient, sont :
. de contribuer à l’offre de soins ambulatoire sur un territoire donné, en assurant la prise en charge médicale de premier recours, globale et continue des patients dont il est le médecin traitant, au besoin dans les hopitaux locaux et dans les structures d’hospitalisation à domicile,
. d'orienter le patient dans le parcours de soins coordonnés en fonction de son besoin de soins
. d'assurer ou d' organiser le dépistage et la prévention des risques évitables, l’accompagnement et l’éducation des patients dont il est le médecin traitant et de contribuer au développement des actions de prévention et dépistage sur le territoire
. de veiller à l’application individualisé des protocoles des soins de longue durée et contribuer au suivi global des patients atteints de maladies chroniques, en coopération avec les autres intervenants participant à la prise en charge du patient.

L'inscription dans la loi de cette définition des soins premiers recours et de des missions du médecin généraliste sont pour les jeunes médecins généralistes le préalable à toute nouvelle organisation du système de Santé.
Cette organisation doit être une véritable collaboration entre professionnels et non une juxtaposition des compétences de chacun. Les soins doivent être coordonnés dans le cadre du parcours de soins, par le médecin traitant.

Afin d'inciter les jeunes médecins généralistes, qui soutiennent ce type d'organisation depuis de nombreuses années, à s'investir dans les soins ambulatoires (en remplacements ou en installation) et afin d'assurer une prise en charge de qualité pour tous les patients sur l'ensemble du territoire, le SNJMG demande que les mesures incitatives à l'installation des jeunes généralistes validés par les Etats Généraux de l'organisation de la Santé trouvent une concrétisation rapide.

Samedi 5 avril 2008

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Arrêtons de stigmatiser les plus pauvres

M. Eric Woerth, ministre du budget, s'en prend * aux bénéficiaires d'un droit social : la Couverture Maladie Universelle complémentaire.
Celle-ci permet aux assurés sociaux dont les revenus sont en dessous d'un seuil ( 606 euros pour une personne seule ) d'avoir droit à une complémentaire santé gratuite. Elle est actuellement délivrée pour un an, après examen par les Caisses d'Assurance maladie, des justificatifs de ressources des demandeurs.
D'après Monsieur Woerth, elle ne serait plus délivrée que pour trois mois, pour "effectuer un contrôle plus poussé de la réalité des ressources" des demandeurs, parce que celui qui vit dans la pauvreté est toujours suspect d'être un fraudeur. Outre le fait que cette nouvelle attaque contre la C.M.U stigmatise davantage les personnes vivant dans la pauvreté, elle est en contradiction avec la loi puisqu'un grand nombre de personnes sont bénéficiaires de droit à la C.M.U par la perception du RMI.
Par ailleurs sur les 6 millions de personnes qui rentreraient dans les critères exigés pour bénéficier de la CMU complémentaire , moins de 5 millions seulement profitent de ce droit : il y a donc environ 1 million de personnes qui y auraient droit mais qui de fait n'en bénéficient pas . « Contrôler » en choisissant de ne contrôler que ceux qui abuseraient du droit sans contrôler que tous ceux qui ont un droit l'exercent réellement c'est évidemment un choix.
On sait que les fraudes à la CMU sont minimes et que cette nouvelle mesure, après la photo obligatoire sur la carte vitale va augmenter les coûts de gestion et coûter bien plus cher que les bénéfices attendus. Mais, au delà de cette sinistre comptabilité, la vraie question reste celle du comment vivre quand on a des ressources en deçà du seuil de pauvreté.
Mettre en œuvre cette nouvelle vexation aura des conséquences sur la santé de ces personnes. Tout le monde sait que le retard dans l'accès aux soins aggrave les maladies. Cette mesure transforme l'accès aux droits sociaux en une confrontation avec les services instructeurs de cette prestation. Un grand nombre de bénéficiaires ( surtout les jeunes ) abandonnent cette quête des droits sociaux et s'enfonce dans l'exclusion.
Nous qui soignons ces personnes ne pouvons que nous opposer à cette nouvelle agression, nous ne pouvons nous taire, faire silence c'est accompagner l'injustice.

* Interview au Figaro le 22 janvier

Association des Médecins Référents - AmedRef
Comité des Médecins Généralistes pour l'accès aux soins - CoMéGAS
Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes- SNJMG
Syndicat National des Médecins de Centre de santé
Syndicat de la Médecine Générale - SMG
Union Syndicale de la Psychiatrie - USP

Paris, le 05 février 2008

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Franchises médicales : une mesure économiquement incohérente et socialement dangereuse

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance du geste désespéré d'un patient atteint du sida en grève des soins contre les franchises médicales.

Bien évidemment, le SNJMG ne peut pas éthiquement soutenir un tel geste.

Toutefois, le SNJMG rappelle que par définition, les franchises médicales ne concernent que les patients, les autres personnes en sont exempté de facto. Ainsi, elles constituent une première brèche dans le principe de solidarité nationale.

Par ailleurs, leur objectif n'est toujours pas établi. Tantôt, elles sont présentées comme une mesure d'économie pour les comptes de l'Assurance Maladie (c'est pour ce motif que le Conseil Constitutionnel les a validé). Tantôt, elles sont présentées comme une nouvelle source de financement en vue de la prise en charge de la Maladie d'Alzheimer, du cancer et des soins palliatifs. Une chose est sûre : elles ne peuvent pas être les deux à la fois.

Notons que dans le cas d'une mesure d'économie, ces franchises n'ont aucune vertu pédagogique puisqu'il ne peut y avoir aucune "responsabilisation" immédiate des patients : du fait du tiers payant, les franchises ne seront pas appliquées sur le moment mais ultérieurement sur d'autres remboursements (à commencer par les remboursements de Médecine Générale).

Quoiqu'il en soit, et dans tous les cas, ces franchises ne sont pas économiquement "payantes". En effet, elles ne généreront que 850 millions d'euros par année pleine alors que la taxation des stocks options proposées par Philippe Seguin au nom de la Cour des Comptes en aurait généré environ 4 fois plus. Et, "last but not the least", cette somme de 850 millions d'euros est bien inférieure aux sommes perdues par la Sécurité sociale avec l'exonération de cotisation des heures supplémentaires instaurée au 1er octobre 2007 et que l'Etat devrait théoriquement compenser : le dispositif a coûté au moins 75 millions d'euros le premier mois...

Une fois de plus, le SNJMG appelle le président de la République à revenir sur cette décision et à instaurer un véritable débat sur le financement de la protection sociale.

07/12/2008

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Etats généraux : les jeunes médecins généralistes refusent les pénalisations financières des patients dans l'accès aux soins

A l'automne dernier, les futurs et jeunes médecins se sont mobilisés contre un projet du gouvernement de conventionnement à l'installation sous couvert de problèmes de démographie médicale.

Au delà de la disparition de ce projet dans la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2008, le gouvernement a accèdé à la demande des futurs et jeunes médecins d'organiser des Etats Généraux non seulement de la démographie médicale mais plus largement de l'organisation de la Santé.

Aprés s'etre impliqué dans le mouvement de cet automne aux cotés des 4 autres organisations nationales de futurs et jeunes médecins, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) participe activement à ces Etats Généraux avec la production régulière de différentes propositions émanant des travaux passés et actuels de ses propres groupes de travail.

A l'occasion de la première réunion décentralisée des Etats Généraux, le SNJMG rappelle que son engagement dans le mouvement de cet automne était motivé aussi bien par les intérets des jeunes médecins généralistes que par ceux des patients.

C'est ainsi que son Assemblée Générale de Décembre 2007 s'est exprimée contre les franchises médicales, mesure économiquement incohérente (inefficace voire contre productive) et socialement dangereuse.

C'est pourquoi l'un des principaux axes des propositions du SNJMG sera le rejet des pénalisations financières des patients dans l'accès aux soins, avec notamment une demande de suppression des franchises médicales.

Paris, le 24/01/08

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