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Démographie -
Installation |
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Les jeunes médecins
généralistes demandent à la Sécurité Sociale de tirer
les enseignements des Etats Généraux |
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A l'avant veille du conseil
de l'UNCAM, le SNJMG attend du conseil qu'il donne
mandat à son directeur, M.Frédéric Van Roekegem, de
traduire sur le plan conventionnel les mesures
incitatives consensuelles issues des États Généraux de
l'Organisation de la Santé (EGéOS), afin de favoriser
l'installation des jeunes médecins généralistes et
d'organiser le système de santé autour des soins
primaires et notamment du médecin généraliste/médecin
traitant. Il est temps, comme l'a rappelé Mme la
Ministre Roselyne Bachelot, lors de la conclusion des
EGeOS de changer de paradygme.
Pour répondre à l'enjeu démographique des prochaines
années, la médecine générale ambulatoire nécessite de :
- développer les structures pluridisciplinaires de
premiers recours et assurer financièrement leur
pérennité
- bien informer les assurés de l'existence du moratoire
"jeunes installés" et l'appliquer complétement
conformément à l'esprit et à la lettre du decret du 3
janvier 2006
- développer de nouveaux de rémunération en sus ou en
complément du paiement à l'acte pour permettre aux
médecins généralistes d'assurer leurs nouvelles missions
- permettre légitimement à tous les spécialistes en
Médecine Générale, nouveau et ancien régime,
l'application du CS et de l'ensemble de la nomenclature
spécialiste.
Le SNJMG demande également que soit remis à plat
l'avenant 20, dont une enquête publiée ce jour par le
Quotidien du Médecin, démontre les limites pour
favoriser les jeunes généralistes à s'installer. En
effet, ce ne sont pas des incitations financières sans
évolution de l'exercice mais avec la menace de mesure
coercitive (comme l'organise l'avenant 20) qui
inciteront les futurs praticiens à s'installer mais bien
une revalorisation complète de leur profession et une
amélioration de leurs futures conditions de travail. |
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Paris le 20 mai 2008 |
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Les jeunes médecins
veulent une concrétisation des conclusions des EGéOS |
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Le temps des grèves ayant
laissé place à celui de la concertation, vient
maintenant celui de l’action. Les Etats Généraux de
l’Organisation de la Santé viennent de s’achever et l’ANEMF,
l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH, et le SNJMG saluent le
large travail d’audition, de concertation qui a été
fourni par tous depuis novembre dernier.
Les jeunes ont obtenu de ces travaux des gardes fous
sérieux quant aux mesures désincitatives et dangereuses
que l’on nous promettait encore il y a quelques mois.
Des pistes globales et cohérentes ont été avancées et
devraient être à même de répondre plus efficacement aux
difficultés d’accès aux soins qui se profilent. Le
virage de la modernisation qui s’impose à la survie de
notre système de santé doit être pris pour nous et les
générations à venir.
Ainsi il est urgent de préparer au mieux la loi de
modernisation de la santé voulue par Madame la Ministre
pour l’automne prochain. Celle-ci doit comprendre
l’inscription de la définition des soins de premiers
recours et des missions du médecin généraliste de
premier recours. Il est également urgent de donner les
moyens humains et financiers à la filière universitaire
de médecine générale pour qu’elle soit dès à présent
opérationnelle.
Les conclusions des EGéOS, conformément au protocole
d’accord signé en octobre dernier, devront servir de
base de travail aux négociations conventionnelles à
venir. Nous souhaitons que les discussions aboutissent
dans tous les domaines rythmant l’activité médicale.
L’installation, avec la prise en charge des fonctions
support de l’installation (complément de ressource en
fonction du lieu d’installation), l’information sur le
moratoire médecin traitant, la mise en place de maisons
de santé multidisciplinaires. L’exercice, avec
l’assistance au développement des outils de
communication modernes, pour optimiser les coopérations
entre professionnels de santé, la possibilité d’un
salariat dans le cadre du post internat, la création
d’un statut de collaborateur libéral et salarié. De
nouveaux modes de rémunération, adaptés aux missions du
médecin généraliste. Ces bases-là doivent pouvoir être
assurées rapidement.
Les jeunes et futurs médecins représentés par l’ANEMF,
l’ISNAR-IMG, l’ISNCCA, l’ISNIH et le SNJMG veulent
continuer à jouer un rôle actif dans la métamorphose du
système de soins telle qu’elle devra s’opérer dans les
mois à venir.
A la lumière des difficultés que rencontrent
actuellement les partenaires conventionnels pour
s’accorder sur la manière de mener les discussions
conventionnelles, l’ensemble des structures jeunes
presse le système conventionnel pour moderniser la
profession en traduisant notamment les conclusions des
EGéOS. Sur cette question, nous demandons à ce qu’un
arbitrage soit rapidement opéré par le gouvernement afin
qu’un travail efficace puisse enfin se mettre en place.
Les difficultés actuelles du système de santé ne
promettent pas un avenir bien rose, il n’y a donc plus
lieu de perdre du temps. |
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Jeudi 17 avril 2008 |
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Etats généraux : Après
les propositions , les jeunes médecins généralistes
attendent la concrétisation des mesures incitatives |
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Ce mercredi 9 avril, se
tenait la phase de restitution des Etats Généraux de
l'Organisation de la Santé, en présence de Madame
Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des
Sports et de la vie associative.
Il a été rappelé la nécessité de mettre en place des
mesures incitatives pour favoriser l'installation des
jeunes professionnels dans le cadre d'une nouvelle
organisation pluridisciplinaire des soignants du
premiers recours.
Le SNJMG soutient cette démarche et demande que les
mesures incitatives suivantes, proposées après
concertation, soient concrétisées rapidement lors des
prochaines négociations conventionnelles :
- une garantie de ressource ou un complément de
ressource sur une durée de 3 à 5 ans pour les jeunes
installés en Médecine Générale (suivant le lieu
d'installation)
- une meilleure information auprès des assurés du
moratoire "jeunes installés" exonérant de pénalités
financières les patients consultant un jeune généraliste
installé depuis moins de 5 ans ainsi que l'application
pleine et entière de ce moratoire par les organismes de
Sécurité Sociale (ce qui n'est pas le cas actuellement)
Le SNJMG souhaite également :
- l'inscription dans la loi des missions du médecin
généraliste de premier recours (rappelant le principe du
volontariat pour la participation à la permanence de
soins)
- la mise à disposition de la filière universitaire de
médecine générale de moyens humains et financiers
adaptés afin d'encadrer et d'inciter les étudiants de
second et troisième cycle à s'orienter vers la médecine
générale ambulatoire
- la création de guichet unique pour accompagner les
jeunes professionnels dans leur installation
- une politique de soutien à la création des maisons de
santé pluridisciplinaire
- le développement d'autres formes de rémunération en
complément ou en sus du paiement à l'acte.
L'application rapide de ses mesures et à la mise à
disposition des moyens adéquats sont les préalables à
une véritable politique d'accès aux soins et une
meilleure prise en charge de nos concitoyens dans un
système de santé solidaire auquel le SNJMG est attaché. |
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Jeudi 10 avril 2008 |
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EGéOS : les jeunes
médecins souhaitent rencontrer Nicolas SARKOZY |
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Le mouvement de grève du
mois d’octobre dernier est déjà loin mais toujours bel
et bien présent dans les esprits. Nous, jeunes médecins,
avons depuis travaillé et présenté, par la voie des
Etats généraux de l’organisation de la santé (EGéOS),
notre vision du système de soins de demain et nos
réflexions sur sa réorganisation.
Tenant compte des avis de chacun, autour de la table du
groupe de concertation permanent, nous n’avons pas
hésité à apporter des propositions concrètes, ni fui nos
responsabilités face au problème de répartition des
médecins sur le territoire.
Un grand nombre d’arguments ont visiblement touché leur
cible lors de cette première phase des EGéOS, consacrée
essentiellement à l’organisation des soins de premiers
recours, et de la médecine générale en particulier.
Parmi eux, l’importance d’une valorisation effective -
et non pas incantatoire - de l’exercice de la médecine
générale est désormais admise de tous. Mais nous ne nous
limitons pas uniquement à ce champ-là, participant
également aux réflexions menées par la Commission
LARCHER sur les missions de l’hôpital, qui nous a
d’ailleurs auditionnés récemment.
Au milieu du gué, il est donc essentiel, non pas de
s’arrêter, mais bien de s’assurer que chacun vise le
même côté de la rive. Nous, structures syndicales et
associatives d’étudiants, internes et jeunes médecins,
sommes plus que jamais déterminées à saisir la chance
que nous avons provoquée en réclamant avec force le
respect des débats et conclusions de ces Etats généraux.
Une loi de réforme de la santé pour l’été 2008 : oui,
mais pas sans les jeunes.
De nombreuses réformes sont attendues pour l’automne
prochain dans le domaine de la santé, le Président de la
République l’a promis. Nous avons donc demandé à être
reçus par Nicolas SARKOZY, pour clarifier les intentions
de l’Elysée sur le contenu de la loi. Nous attendons de
cette demande une réponse positive du Chef de l’Etat.
Le protocole d’accord ayant suspendu le mouvement de
grève d’octobre dernier, prévoit la validation des
conclusions des EGéOS par les jeunes médecins comme
préalable sine qua non à un débouché conventionnel ou
législatif. Nous veillerons à ce que cette clause soit
respectée, et à ce que le projet de loi concorde avec
les conclusions apportées par les EGéOS.
Conscients des enjeux majeurs qui se jouent pour la
santé de nos concitoyens, nous tenons à réaffirmer notre
attachement à un système de soins efficient et plus
juste pour chacun, et entendons bien démontrer que notre
implication, sans précédent dans des Etats généraux, ne
sera pas une aventure sans lendemain.
Contacts presse :
ANEMF : Charles MAZEAUD, Président, 06 77 66 94 78
ISNAR-IMG : Emmanuel GALLOT, Président, 06 73 07 53 01
ISNIH : Olivier VERAN, Porte Parole, 06 83 30 94 41
SNJMG : Fabien QUEDEVILLE, Président, 06 67 30 27 27
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Le 03.03.2008
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Démographie médicale :
les jeunes médecins généralistes demandent la
concrétisation rapide des mesures positives |
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A l'occasion des Etats
Généraux de l'Organisation de la Santé (EGéOS), Mme
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, s'est exprimée
en faveur d'une revalorisation de la Médecine Générale
et de la mise en place de mesures positives pour
l'installation de médecins généralistes :
- définition de la discipline et de ses missions,
inscrites dans le code de la Santé Publique,
- filière universitaire à l'égal de celles des autres
spécialités (dès le deuxieme cycle),
- guichet unique régional d'information et d'aide à
l'installation,
- développement des maisons pluri disciplinaires.
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG), qui a participé au mouvement des futurs et
jeunes médecins de l'automne dernier et qui a été
ensuite l'un des participants de référence des EGéOS, se
félicite d'un tel engagement.
Désormais, les jeunes médecins généralistes attendent
des actes.
Ainsi, le SNJMG demande que soient mises en place au
plus vite des mesures positives concretes visant à :
- encourager les étudiants à choisir la spécialité de
"Médecine Générale"
- faciliter l'installation des jeunes généralistes et
renforcer l'offre de soins de premiers recours existante
tout en rejetant les menaces de mesures coercitives
- développer les statuts des collaborateurs libéraux et
salariés
- donner un statut souple et ouvert au remplacement
médical pour sécuriser et valoriser cet exercice,
améliorer les remplacements.
De même, le SNJMG sera attentif au respect de ses
revendications sur les modes d'exercice de la Médecine
Générale comme par exemple la reconnaissance de la
spécialité "Médecine Générale" dans l'exercice
professionnel (avec notamment l'égalité C=CS), le
développement de modes de rémunération alternatifs et/ou
complémentaires au paiement à l'acte ainsi que
l'organisation d'un système de santé autour du médecin
généraliste - médecin traitant.
Ces derniers mois, le SNJMG a fait la démonstration
qu'en tant que porte parole des jeunes médecins
généralistes, il était tout aussi capable de se
mobiliser contre des mesures allant dans le mauvais sens
que de proposer différentes mesures allant dans le bon
sens. C'est ainsi qu'il restera un partenaire actif et
vigilant des pouvoirs publics. |
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Paris, le 15.02.08
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Etats Généraux de
l'Organisation de la Santé : les propositions des jeunes
médecins généralistes |
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Aujourd'hui se tiennent à
Paris les Etats Généraux de l'Organisation de la Santé.
Ces Etats généraux font suite au mouvement des futurs et
jeunes Médecins de l'automne dernier.
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG), partie prenante de ce mouvement avec les 4
autres organisations nationales de futurs et jeunes
médecins, a nourri la préparation de ces Etats Généraux
avec une serie de propositions prenant en compte les
éléments pertubant l'accès aux soins :
-multiplication des obstacles financiers pour les
patients
-système de Santé peu ou mal organisé en France
-désaffection des étudiants en médecine pour certaines
spécialités médicales (à commencer par la Médecine
Générale mais aussi la médecine du travail et la
psychiatrie en secteur public)
-problèmes de démographie médicale en certains endroits
et/ou en certains moments malgré un effectif total
correct
Pour le SNJMG, il est avant tout primordial de définir
précisément les missions et les rôles des différents
acteurs du système de santé et notamment acter que le
médecin généraliste est à la fois le médecin de premier
recours dans le système de soins et le médecin de la
prise en charge globale du patient. Ce rôle, il ne peut
l’assurer que dans un système de santé solidaire, dont
le principe est malheureusement remis en cause par les
franchises médicales.
Conjointement à cette organisation du système de Santé,
le SNJMG estime nécessaire d'inscrire toute politique de
démographie médicale dans un projet global d'aménagement
du territoire, politiquement assumé.
Concernant les mesures spécifiques, le SNJMG défend les
propositions suivantes :
Formation :
Réforme des études de médecine afin de diversifier les
profils de recrutement des étudiants, organiser des
stages d'externes et d'internes hors des CHU et de
l'hôpital lui même et mettre en adéquation la formation
initiale avec la pratique professionnelle (NB :Cette
réforme implique un effort particulier pour la Médecine
Générale qui doit enfin disposer d'une filière
universitaire à l'égale de celles des autres
spécialités).
Installation :
Elimination de toutes les
entraves actuelles à l'installation et mise en place de
mesures financières, fiscales et conventionnelles
facilitant l'installation (NB : ces mesures ne doivent
être soumises qu'à la seule condition du lieu
d'installation et les pouvoirs publics doivent en
assurer la lisibilité, la promotion et l’accessibilité
via notamment un « guichet unique »)
Incitations à l'exercice de groupe et à
l'interdisciplinarité (avec la création de maisons de
santé de proximité), autorisations d'exercice multi
sites et développement des modes alternatifs à
l'installation classique via notamment le statut de
médecin collaborateur
Consécration du rôle des hôpitaux locaux pour assurer
une bonne répartition des plateaux techniques médico-chirurgicaux
sur tout le territoire et faciliter l'accès des médecins
généralistes à des postes hospitaliers à temps partiel.
Exercice :
Reconnaissance de la spécialité "Médecine Générale" dans
l'exercice professionnel et diversification de la
rémunération des médecins généralistes en leur offrant
le choix, en sus ou à la place du paiement à l'acte
(avec C=CS), de rémunérations complémentaires
forfaitaires ou de rémunérations alternatives
(capitation ou salariat)
Sortie du caractère sacerdotal de l’exercice de la
Médecine Générale avec notamment la confirmation du
volontariat pour la participation à la permanence de
soins, le développement d'actions de FMC organisées sur
le temps de travail (et non en sus), et la facilitation
des remplacements (en donnant aux remplaçants un
véritable statut et en assouplissant les conditions de
remplacement) notamment dans les zones sous médicalisées
et fragilisées (avec des mesures d’accompagnement
propres à ces zones)
Mesures garantissant l'accès aux soins pour tous avec
notamment 1/3 payant plus facilement utilisé. |
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Paris, le 08.02.08
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Communiqué de presse ISNIH, ANEMF, ISNAR ET SNJMG |
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L’avenir de la santé en
questions… et en réponses |
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Après un mouvement fort des
étudiants en médecine, des internes, et des jeunes
médecins, l’automne dernier, ayant provoqué la conduite
des Etats Généraux de l’organisation de la santé, nous
voici arrivés à un moment crucial : celui des premières
orientations livrées au débat public.
Les attentes sont fortes, pour les acteurs de santé
désireux d’exercer au sein d’un système mieux organisé,
et pour les patients qui revendiquent un accès aux soins
sans faille. A n’en pas douter, le chantier amorcé est
complexe, et la traduction dans les faits de la réelle
volonté d’engagement des différents acteurs du système
devra s’accorder le temps d’une concertation et d’une
réflexion partagées, tout en sachant que le devoir de
résultat est de mise.
À la veille de la séance publique des états généraux,
concernant la phase 1 relative à l’accès aux soins
médicaux de premiers recours, on peut se féliciter
d’avoir pu réunir autour d’une table les différentes
générations de médecins avec les patients,
l’administration, et la société civile.
De cette concertation sont nées des orientations fortes
:
- la nécessité de réorganiser le système de santé autour
du médecin généraliste, médecin de premiers recours et
de la prise en charge globale du patient.
- la nécessité d’une véritable formation à la médecine
générale ambulatoire, dès le second cycle, dans le cadre
d’une filière universitaire de médecine générale
disposant de moyens humains et financiers adaptés.
- la nécessité de favoriser l’installation des jeunes
médecins et de conforter l’offre existante en améliorant
les conditions d’exercice, au moyen notamment de
structures pluridisplinaires, mais également par une
diversification des modes de rémunérations.
Les étudiants et les jeunes médecins s’en veulent les
porteurs vivants, pour un système de soins performant,
dans sa qualité, son accès, et son coût.
Les solutions les plus efficaces, donc les plus
durables, ne passeront que par des mesures
structurantes, globales et cohérentes répondant aux
attentes partagées des professionnels et des patients,
adaptées aux contraintes du système.
La tentation, face à un sujet aussi complexe et d‘une
telle envergure, de mettre en place des solutions
simplistes, serait extrêmement préjudiciable pour
l’avenir de la santé en France, que ce soit du point de
vue de l’accès aux soins, du point de vue économique, et
in fine en termes d’organisation.
A l’heure où la valorisation sous toutes ses formes de
la médecine de premier recours doit venir encourager un
certain nombre d’engagements professionnels, il faut se
garder de recourir à des mesures désincitatives venant
sanctionner par anticipation des acteurs motivés. La
responsabilité est le premier mot d’ordre des étudiants
et jeunes médecins : l’organisation de ces états
généraux et notre implication forte en sont les
meilleures traductions. |
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7 février 2008 |
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Communiqué commun aux organisations syndicales
d'étudiants et de jeunes médecins |
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Les fausses bonnes idées
de la CARMF |
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Le débat sur la démographie
médicale dans le contexte des Etats Généraux de
l’Organisation de la Santé (EGéOS) revient au goût du
jour. C’est heureux, il était temps.
Les travaux avancent de façon significative avec bientôt
la fin des auditions, constituant la phase préparatoire
de ces EGéOS obtenus au forceps par les jeunes
médecins, lors du mouvement de grève d’octobre dernier.
Et soudain, certains se découvrent une légitimité́ sur
ce sujet extrêmement complexe.
Multirécidiviste, le Président de la CARMF, a récemment
adressé à tous ses adhérents, c’est-à-dire, tous les
médecins de France, un courrier exhumant de
l’inconscient collectif la foire aux mauvaises idées
dans ce domaine, ne faisant partie ni de ses compétences
ni de ses prérogatives. On se croirait revenu quelques
mois en arrière, avec des propositions aussi incomplètes
que désorganisées, et surtout dangereuses in fine. Qu’on
ne s’y trompe pas, il s’agit bien là aussi, pourtant,
d’une nouvelle « meurette », pour retourner les propos
à son auteur.
Mélangeant ce qui est du ressort de l’Assurance Maladie
et de celui de l’Etat, ainsi que les bénéfices attendus
en termes de pensions retraite des cabinets ainsi
revendus, le Dr Maudrux n’hésite pas à additionner les
carottes et les poireaux, y soustraire des choux fleurs
pour sortir un lapin de son chapeau.
Ce raisonnement pseudo-logique souffre également d’un
élément dont on ne peut plus faire abstraction : les
attentes de la jeune génération de médecins qui n’a
souvent rien à voir avec celles de leurs aines. Et
quand on dit cela, on ne parle pas de caprices des
jeunes. On parle bien d’une
attente responsable d’organisation de leur part, et pas
seulement des opérations financières...
De plus, d’un point de vue comptable le pari de
l’installation arithmétique de 3000 jeunes médecins
remplaçant 3000 départs à la retraite paraît pour le
moins loin d’être gagné tant la pénurie qui nous attend
en nombre absolu est inexorable. Il n’y a qu’à voir les
flux sortant des études, notamment en médecine générale,
pour rendre l’équation insolvable... Et encore, s’il n’y
avait que ce point là...
Et que répondre face à un discours qui fait l’apologie
d’un conventionnement sélectif, au détriment du système
de santé solidaire, ce que les jeunes médecins ont
farouchement désigné comme l’encadrement législatif
d’une médecine à deux vitesses ?
Les jeunes médecins sont tout à fait ouverts à la
concertation et aux débats constructifs, et également
prêts à prendre leurs responsabilités sous réserve que
chacun des partenaires de la santé le fasse aussi dans
un intérêt collectif cohérent. Le but recherché par ce
courrier adressé à tous les
médecins installes paraît franchement tout aussi obscur
que déplacé. |
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Contacts presse :
Chloé́ MOULIN, Porte Parole de l’ANEMF, 06 74 83 79 95
Lionel MICHEL, Porte Parole de l’ISNAR-IMG, 06 73 07 52
85
Olivier VERAN, Porte Parole de l’ISNIH, 06 83 30 94 41
Fabien QUEDEVILLE, Président du SNJMG, 06 67 30 27 27
Raphaël GAILLARD, Président de l'INSCCA, 06 60 17 87 64
Paris, le 27/01/2007 |
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Femmes médecins
généralistes : rien de nouveau depuis près de 2 ans ! |
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Déjà majoritaires chez les
étudiants en médecine et chez les médecins de moins de
35 ans (56%), les femmes dépasseront les hommes parmi
les médecins en activité vers 2020 et représenteront 52%
du corps médical en 2025.
A l'occasion de la journée des femmes, le Syndicat
National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG)
considère la féminisation de la profession non comme un
problème mais comme un salutaire révélateur des
changements sociologiques chez les médecins.
Les mentalités évoluentmais l'exercice en ambulatoire ne
bouge pas beaucoup ! Le risque est donc d'autant plus
grand d'une fuite croissante de l'exercice de la
Médecine Générale par les jeunes générations de médecins
généralistes ; les résultats des quatre premières
sessions des épreuves classantes nationales anonymes (ECNA)
ont déjà montré son actuel manque d'attractivité auprès
des étudiants.
Aussi, le SNJMG continue d'agir pour que l'exercice
médical en ambulatoire évolue de façon à ne pas rebuter
les jeunes médecins et notamment les femmes.
Le SNJMG constate qu'il 'y a eu aucune amélioration pour
les femmes médecins généralistes depuis le décret n°
2006-644 du 1er juin 2006 assurant l'alignement de la
couverture maternité des médecins conventionnés sur
celle des médecins salariés (décret publié en réponse à
une revendication conjointe de MG-France, de l'ISNAR-IMG
et du SNJMG).
Ainsi, sont restées lettre morte les autres
revendications syndicales :
- la revalorisation des indemnités adoption et paternité
et la prise en considération de ces situations
(maternité, paternité, adoption) pour les choix de
stages des internes en médecine générale
- la prorogation de la durée de validité des licences de
remplacement en cas de maternité/paternité/adoption ou
maladie/accident de travail.
A l'occasion des Etats Généraux de l'Organisation de la
Santé, le SNJMG a renouvelé ces revendications au sein
des propositions qu'il a formulées pour faire évoluer
positivement les conditions d'exercice des médecins
généralistes et notamment des femmes :
- redéfinition du métier de médecin généraliste
- valorisation de la carrière des médecins ayant choisi
cette discipline
- amélioration du statut de médecin collaborateur
libéral et la mise en application d'un statut salarié
- organisation d'une permanence des soins attractive sur
la base d'un réel volontariat
- diversification des modes de rémunération et
d'exercice des médecins des médecins généralistes
- possibilité de faire de la Formation Médicale Continue
(FMC) sur son temps de travail sans être pénalisé par
une perte de revenus
- création de mesures incitatives pour l'exercice en
commun (exercice en groupe, travail en réseaux...)
- suppression de la précarité des jeunes médecins en
centre de santé par l'embauche en CDI (et non en CDD de
6 ans) et revalorisation de la grille salariale de la
fonction publique territoriale
C'est à l'aune de ses revendications que les jeunes
médecins généralistes jugeront les décisions que prendra
le gouvernement à l'issu des etats généraux |
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Paris le 07/03/2007 |
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Les médecins généralistes
remplaçants toujours en quête de reconnaissance ! |
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Suite au mouvement des jeunes médecins de
l'automne dernier dans le quel le SNJMG s'est totalement
impliqué, le gouvernemnt a lancé le 30 novembre 2007 le
processus des Etats Généraux de l'Organisation de la
Santé (EGéOS) pour répondre notamment aux problèmes de
démographie médicale.
Outre sa participation à ces Etats Généraux, le SNJMG a
contacté le ministère de la santé pour aborder un sujet
annexe à ces Etats Généraux : les médecins généralistes
remplaçants.
Malgré les acquis obtenus par le SNJMG depuis 1992, les
médecins généralistes remplaçants sont toujours en quête
d'une totale reconnaissance.
Les médecins généralistes remplaçants, représentés par
le SNJMG, demandent ainsi la reconnaissance de leur rôle
dans le système de soins et une amélioration de leurs
modes d'exercice.
C'est ainsi que le SNJMG propose :
- d'assouplir les conditions de remplacement tant en
matière de modalités de remplacement (ex : durée et
régularité) que sur les possibilités légales de
remplacer (ex : prorogation des licences de remplacement
des étudiants non thésés en fonction des aléas de
maladie, accident du travail,
maternité/paternité/adoption)
- de permettre officiellement aux remplaçants ne
disposant pas de CPS personnelle d'utiliser celle du
médecin remplacé comme ils le font depuis toujours avec
les différents formulaires de Sécurité Sociale
- de rendre mieux proportionnelles aux revenus les
différentes cotisations professionnelles et sociales qui
s'imposent aux médecins (et qui actuellement
défavorisent les médecins aux faibles revenus comme par
exemple les médecins remplaçants en début d'activité et
les jeunes installés)
- de mettre en place les mesures assurant une
rémunération cohérente des médecins généralistes
remplaçants participant volontairement à la Permanence
des Soins
- de ne faire aucune distinction entre médecins
remplaçants et installés dans le cadre de leur
participation à la formation professionnelle
conventionnelle (puisqu'il n'en existe aucune vis à vis
des exigences de Formation Médicale Continue)
- de permettre à tous les remplaçants qui le souhaitent
d'être électeurs et éligibles aux unions
professionnelles de médecins dans les mêmes conditions
que les médecins installés.
Toujours dans le même objectif de simplification et de
souplesse d'exercice, le SNJMG demande que soit
officiellement reconnue la possibilité de remplacer à
tout médecin collaborateur à temps partiel. Ceci doit
aller de pair avec une distinction claire entre les
statuts de médecin remplaçant et de médecin
collaborateur afin de ne pas mettre en péril l'un (en
quête de reconnaissance) ou l'autre (tout juste
naissant) des deux statuts.
NB : La LFSS 2008 prévoit le principe de taxation des
Feuilles de Soins Papier (FSP). Le SNJMG demande au
gouvernement de ne pas faire appliquer cette mesure
ubuesque. En tous cas, il est hors de question pour le
SNJMG que cette mesure s'applique aux remplaçants qui,
rappelons le, ne bénéficient pas d'aide à la
télétransmission... |
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Paris, le 11.01.08 |
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Urgences
et permanence des soins : les jeunes
médecins généralistes soutiennent une garde
ambulatoire professionnalisée ouverte
aux médecins volontaires
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Le Syndicat National des
Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) prend acte de
l'annonce faite jeudi 17 avril 2008 par le Président de
la République, de la création d'un numéro unique d'appel
permettant d'accéder aux urgences hospitalières ou au
médecin de garde.
Cette proposition peut constituer une amélioration de la
prise en charge des patients à condition de :
- définir une politique de prise en charge globale et
cohérente des urgences
- établir un consensus sur une claire répartition des
taches entre les différents acteurs : garde ambulatoire,
Pompiers, SAMU et services hospitaliers d'accueil des
urgences
- organiser une garde ambulatoire professionnalisée en
fonction des structures existantes (privées ou
associatives) de médecins volontaires
Si le SNJMG rappelle son opposition à toute remise en
cause du volontariat pour la participation de médecins
ou d'internes dans la permanence de soins, le SNJMG
propose des mesures incitatives et demande depuis 2002
de garantir aux médecins volontaires (régulateurs ou
effecteurs) des structures associatives de garde
ambulatoire un statut digne de la mission de service
public qu'ils accomplissent à cette occasion.
Avec la question des urgences et de la permanence de
soins que le syndicat avait abordé lors des derniers
Etats Généraux, le SNJMG prouve que les jeunes médecins
généralistes sont promoteurs d'une nouvelle organisation
de la Santé au service de l'ensemble de nos concitoyens.
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Lundi 21 avril 2008 |
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Les jeunes médecins
généralistes rendent hommage à la mémoire du Dr Patrice
Muller
C'est avec une grande tristesse que le Bureau National
du SNJMG a appris ce mercredi matin le décès du Docteur
Patrice Muller, Directeur de publication de la revue
Pratiques, les cahiers de la médecine utopique et
Président à plusieurs reprises du SMG, Syndicat de la
Médecine Générale.
Les différents responsables du SNJMG ont eu maintes fois
l'occasion de rencontrer Patrice Muller dans le cadre
d'échanges syndicaux ou de combats communs (formation,
remplacements et installation, exercice, accès aux
soins...) : ce fut toujours des moments enrichissants.
Patrice Muller incarnait bien les valeurs d'écoute et de
solidarité qui font les caractéristiques du métier de
médecin généraliste.
Le Bureau National du SNJMG souhaite témoigner à sa
femme, à leurs enfants, à ses proches, toute la
sympathie et les condoléances des jeunes médecins
généralistes. |
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Mercredi 14 mai 2008 |
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Les jeunes médecins
généralistes restent mobilisés pour un système de soins
cohérent et solidaire |
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Le Syndicat National des
Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) soutient la
nouvelle journée de mobilisation contre les franchises
médicales, le jeudi 16 mai 2008. Le syndicat sera
notamment représenté lors de la manifestation à la CPAM
d'Evry (Essonne).
Les jeunes médecins généralistes constatent que dans le
cadre de la vaste réforme du système de santé promise
par le Président de la République, les franchises
médicales ont été les premières mesures à être mise en
application, alors qu'elles sont économiquement
incohérentes, inefficaces voire contre productives et
socialement dangereuses.
Le SNJMG estime que seul un système de Santé organisé
autour des soins primaires et notamment du médecin
généraliste/médecin traitant serait source de meilleure
utilisation des moyens financiers et d'une meilleure
prise en charge des patients.
Force est de constater que la rapidité dans la mise en
place des franchises médicales contraste avec la lenteur
dans la traduction des mesures consensuelles issues des
Etats Généraux de l'organisation de la Santé :
- aucun moyen humain et financier supplémentaire pour la
filière universitaire de médecine générale pour la
rentrée prochaine
- aucune information sur le moratoire" jeunes installés"
promise depuis la réforme médecin traitant
- aucun calendrier de mise en application
conventionnelle des mesures d'aide à l'installation ( NB
: le directeur de l'UNCAM n'y a fait aucune allusion
dans son entretien hier à la Tribune : au contraire, il
a plaidé pour des mesures désincitatives qui ne font
l'objet d'aucun consensus...)
- aucune aide débloquée pour les maisons
pluridisciplinaires
Le temps des promesses est passé, doit venir maintenant
le temps de la concrétisation afin de permettre un accès
aux soins pour tous dans le cadre d'un système de Santé
cohérent et solidaire. |
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Vendredi 16 mai 2008
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Accès aux soins : les
jeunes médecins généralistes rejettent les franchises
médicales |
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Cette semaine, l'Enquête
Santé Protection sociale (ESPS) 2006 de l’Institut de
recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes)
qui dresse un tableau de l’état de santé, des soins et
de la protection sociale de la population de France
métropolitaine selon ses caractéristiques sociales, a
démontré une fois de plus l'influence du facteur social
influe sur la santé et l’accès aux soins des Français.
En effet, en 2006, plus d’un Français sur sept (14% de
la population) renonçait à des soins pour des raisons
financières...
Or depuis le 1er janvier 2008, le système des franchises
médicales sur les médicaments, les actes para médicaux
et les transports sanitaires en vue de financer le plan
Alzheimer, la lutte contre le cancer et le développement
des soins palliatifs a été mis en place
En fait, ces franchises ne constituent pas de nouvelles
ressources de financement mais d'un détournement des
moyens de la solidarité avec moindre prise en charge des
frais de santé. Au lieu de solliciter l'ensemble des
revenus, ce mode de financement ne mettra à contribution
que les seuls malades.
Certes, les bénéficiaires de la CMU et de l'AME, ainsi
que les femmes enceintes et les enfants, sont exclus de
toute franchise (c'est la moindre des choses). Il n'en
reste pas moins qu'avec les franchises, une femme
cinquantenaire aux revenus modestes et avec quelques
soucis de santé peut acquitter jusqu'à 50 euros par an
pour financer le plan Alzheimer alors qu'il ne sera pas
demandé le moindre centime au cadre supérieur
trentenaire en pleine santé...
A l'automne dernier, les futurs et jeunes médecins se
sont mobilisés contre un projet du gouvernement de
conventionnement à l'installation sous couvert de
problèmes de démographie médicale. L'engagement du
Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) dans ce mouvement était motivé aussi bien par
les intérets des jeunes médecins généralistes que par
ceux des patients.
C'est ainsi que l'Assemblée Générale de Décembre 2007 du
SNJMG s'est exprimée contre les franchises médicales,
mesure économiquement incohérente (inefficace voire
contre productive) et socialement dangereuse et que le
syndicat apporte notre soutien à la journée de
mobilisation du samedi 12 avril 2008 avec le dépôt de
boites vides de médicaments devant le ministère de la
Santé à Paris et devant les préfectures en régions.
En revanche, le SNJMG soutient une nouvelle organisation
du système de santé autour de structures
pluridisciplinaires de premier recours, et notamment du
médecin généraliste qui est une solution réelle
d'économie en permettant une meilleure coordination des
soins et une meilleure efficience du système de santé. |
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Vendredi 11 avril 2008
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Les jeunes médecins
généralistes, promoteurs d'une nouvelle organisation de
la Santé |
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Ce mercredi, 02 avril 2008,
se tenait au Sénat, à l'initiative de MG-France et
d'autres organisations de professionnels de santé, un
colloque sur l'organisation du système de Santé de
demain, en présence de Madame Roselyne Bachelot-Narquin,
ministre de la Santé et de la Jeunesse et des Sports.
Ce fut l'occasion pour des professionnels habitués à
soigner les mêmes patients d'affirmer :
- la nécessité d'une définition des soins de premiers
recours et les missions du médecin généraliste
- la volonté des professionnels de santé de travailler
ensemble
- la nécessité d'une organisation du système de Santé
favorisant ce mode d'exercice.
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) qui a participé comme intervenant à ce colloque
soutient totalement cette démarche. Ainsi, en référence
aux définitions internationalement partagées, le SNJMG
souhaite la reconnaissance officielle et pratique des
principes suivants :
- Les soins de premier recours sont le premier niveau de
soin, et habituellement le premier point de contact, des
patients avec le système de santé. Ils soutiennent les
personnes et les familles et les aident à prendre les
meilleures décisions possibles pour leur santé. Ils
incluent les conseils en matière de promotion de la
santé, le dépistage et la prévention de la maladie, les
évaluations de la santé, la prise en charge médicale
diagnostique et thérapeutique des maladies aigües et
chroniques, la dispensation des médicaments et des
dispositifs médicaux, ainsi que les soins de soutien et
de réadaptation.
- Les missions du médecin généraliste, médecin du
premier recours et la prise en charge globale du
patient, sont :
. de contribuer à l’offre de soins ambulatoire sur un
territoire donné, en assurant la prise en charge
médicale de premier recours, globale et continue des
patients dont il est le médecin traitant, au besoin dans
les hopitaux locaux et dans les structures
d’hospitalisation à domicile,
. d'orienter le patient dans le parcours de soins
coordonnés en fonction de son besoin de soins
. d'assurer ou d' organiser le dépistage et la
prévention des risques évitables, l’accompagnement et
l’éducation des patients dont il est le médecin traitant
et de contribuer au développement des actions de
prévention et dépistage sur le territoire
. de veiller à l’application individualisé des
protocoles des soins de longue durée et contribuer au
suivi global des patients atteints de maladies
chroniques, en coopération avec les autres intervenants
participant à la prise en charge du patient.
L'inscription dans la loi de cette définition des soins
premiers recours et de des missions du médecin
généraliste sont pour les jeunes médecins généralistes
le préalable à toute nouvelle organisation du système de
Santé.
Cette organisation doit être une véritable collaboration
entre professionnels et non une juxtaposition des
compétences de chacun. Les soins doivent être coordonnés
dans le cadre du parcours de soins, par le médecin
traitant.
Afin d'inciter les jeunes médecins généralistes, qui
soutiennent ce type d'organisation depuis de nombreuses
années, à s'investir dans les soins ambulatoires (en
remplacements ou en installation) et afin d'assurer une
prise en charge de qualité pour tous les patients sur
l'ensemble du territoire, le SNJMG demande que les
mesures incitatives à l'installation des jeunes
généralistes validés par les Etats Généraux de
l'organisation de la Santé trouvent une concrétisation
rapide. |
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Samedi 5 avril 2008 |
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Arrêtons de stigmatiser
les plus pauvres |
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M. Eric Woerth, ministre du
budget, s'en prend * aux bénéficiaires d'un droit social
: la Couverture Maladie Universelle complémentaire.
Celle-ci permet aux assurés sociaux dont les revenus
sont en dessous d'un seuil ( 606 euros pour une personne
seule ) d'avoir droit à une complémentaire santé
gratuite. Elle est actuellement délivrée pour un an,
après examen par les Caisses d'Assurance maladie, des
justificatifs de ressources des demandeurs.
D'après Monsieur Woerth, elle ne serait plus délivrée
que pour trois mois, pour "effectuer un contrôle plus
poussé de la réalité des ressources" des demandeurs,
parce que celui qui vit dans la pauvreté est toujours
suspect d'être un fraudeur. Outre le fait que cette
nouvelle attaque contre la C.M.U stigmatise davantage
les personnes vivant dans la pauvreté, elle est en
contradiction avec la loi puisqu'un grand nombre de
personnes sont bénéficiaires de droit à la C.M.U par la
perception du RMI.
Par ailleurs sur les 6 millions de personnes qui
rentreraient dans les critères exigés pour bénéficier de
la CMU complémentaire , moins de 5 millions seulement
profitent de ce droit : il y a donc environ 1 million de
personnes qui y auraient droit mais qui de fait n'en
bénéficient pas . « Contrôler » en choisissant de ne
contrôler que ceux qui abuseraient du droit sans
contrôler que tous ceux qui ont un droit l'exercent
réellement c'est évidemment un choix.
On sait que les fraudes à la CMU sont minimes et que
cette nouvelle mesure, après la photo obligatoire sur la
carte vitale va augmenter les coûts de gestion et coûter
bien plus cher que les bénéfices attendus. Mais, au delà
de cette sinistre comptabilité, la vraie question reste
celle du comment vivre quand on a des ressources en deçà
du seuil de pauvreté.
Mettre en œuvre cette nouvelle vexation aura des
conséquences sur la santé de ces personnes. Tout le
monde sait que le retard dans l'accès aux soins aggrave
les maladies. Cette mesure transforme l'accès aux droits
sociaux en une confrontation avec les services
instructeurs de cette prestation. Un grand nombre de
bénéficiaires ( surtout les jeunes ) abandonnent cette
quête des droits sociaux et s'enfonce dans l'exclusion.
Nous qui soignons ces personnes ne pouvons que nous
opposer à cette nouvelle agression, nous ne pouvons nous
taire, faire silence c'est accompagner l'injustice.
* Interview au Figaro le 22 janvier
Association des Médecins Référents - AmedRef
Comité des Médecins Généralistes pour l'accès aux soins
- CoMéGAS
Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes-
SNJMG
Syndicat National des Médecins de Centre de santé
Syndicat de la Médecine Générale - SMG
Union Syndicale de la Psychiatrie - USP |
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Paris, le 05 février 2008 |
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Franchises médicales : une mesure
économiquement incohérente et socialement dangereuse |
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Le Syndicat National des Jeunes Médecins
Généralistes (SNJMG) a pris connaissance du geste
désespéré d'un patient atteint du sida en grève des
soins contre les franchises médicales.
Bien évidemment, le SNJMG ne peut pas éthiquement
soutenir un tel geste.
Toutefois, le SNJMG rappelle que par définition, les
franchises médicales ne concernent que les patients, les
autres personnes en sont exempté de facto. Ainsi, elles
constituent une première brèche dans le principe de
solidarité nationale.
Par ailleurs, leur objectif n'est toujours pas établi.
Tantôt, elles sont présentées comme une mesure
d'économie pour les comptes de l'Assurance Maladie
(c'est pour ce motif que le Conseil Constitutionnel les
a validé). Tantôt, elles sont présentées comme une
nouvelle source de financement en vue de la prise en
charge de la Maladie d'Alzheimer, du cancer et des soins
palliatifs. Une chose est sûre : elles ne peuvent pas
être les deux à la fois.
Notons que dans le cas d'une mesure d'économie, ces
franchises n'ont aucune vertu pédagogique puisqu'il ne
peut y avoir aucune "responsabilisation" immédiate des
patients : du fait du tiers payant, les franchises ne
seront pas appliquées sur le moment mais ultérieurement
sur d'autres remboursements (à commencer par les
remboursements de Médecine Générale).
Quoiqu'il en soit, et dans tous les cas, ces franchises
ne sont pas économiquement "payantes". En effet, elles
ne généreront que 850 millions d'euros par année pleine
alors que la taxation des stocks options proposées par
Philippe Seguin au nom de la Cour des Comptes en aurait
généré environ 4 fois plus. Et, "last but not the
least", cette somme de 850 millions d'euros est bien
inférieure aux sommes perdues par la Sécurité sociale
avec l'exonération de cotisation des heures
supplémentaires instaurée au 1er octobre 2007 et que
l'Etat devrait théoriquement compenser : le dispositif a
coûté au moins 75 millions d'euros le premier mois...
Une fois de plus, le SNJMG appelle le président de la
République à revenir sur cette décision et à instaurer
un véritable débat sur le financement de la protection
sociale. |
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07/12/2008 |
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Etats généraux : les
jeunes médecins généralistes refusent les pénalisations
financières des patients dans l'accès aux soins |
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A l'automne dernier, les
futurs et jeunes médecins se sont mobilisés contre un
projet du gouvernement de conventionnement à
l'installation sous couvert de problèmes de démographie
médicale.
Au delà de la disparition de ce projet dans la Loi de
Financement de la Sécurité Sociale 2008, le gouvernement
a accèdé à la demande des futurs et jeunes médecins
d'organiser des Etats Généraux non seulement de la
démographie médicale mais plus largement de
l'organisation de la Santé.
Aprés s'etre impliqué dans le mouvement de cet automne
aux cotés des 4 autres organisations nationales de
futurs et jeunes médecins, le Syndicat National des
Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) participe
activement à ces Etats Généraux avec la production
régulière de différentes propositions émanant des
travaux passés et actuels de ses propres groupes de
travail.
A l'occasion de la première réunion décentralisée des
Etats Généraux, le SNJMG rappelle que son engagement
dans le mouvement de cet automne était motivé aussi bien
par les intérets des jeunes médecins généralistes que
par ceux des patients.
C'est ainsi que son Assemblée Générale de Décembre 2007
s'est exprimée contre les franchises médicales, mesure
économiquement incohérente (inefficace voire contre
productive) et socialement dangereuse.
C'est pourquoi l'un des principaux axes des propositions
du SNJMG sera le rejet des pénalisations financières des
patients dans l'accès aux soins, avec notamment une
demande de suppression des franchises médicales. |
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Paris, le 24/01/08 |
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