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Les jeunes
médecins généralistes revendiquent un rôle actif aux Etas Généraux
Le premier ministre a confirmé ce week-end l'importance des États
Généraux de l'offre de soins, puisqu'ils seront à l'origine l'an
prochain d'un projet de loi sur l'accès aux soins, qui devrait-être
selon lui "un texte fondateur pour la modernisation de notre système de
santé".
Les jeunes médecins généralistes représentés par le SNJMG, ne laisseront
pas passer cette opportunité. Ils apporteront toute leur expérience et
porteront haut et fort leurs aspirations et revendications pour
permettre un accès aux soins pour tous, et notamment aux soins de
premiers recours, éléments indispensable d'un système de santé solidaire
et organisé.
Pour revaloriser la médecine générale et inciter les étudiants à choisir
cette discipline riche, il est temps de donner les moyens à la filière
de médecine générale d'exister, notamment en nommant au plus vite des
enseignants titulaires.
Il nous parait également nécessaire d'intégrer l'enseignement de la
médecine générale dans l'enseignement théorique et pratique du second
cycle des études médicales, notamment en organisant un stage en cabinet
de médecine générale accessible à tous les étudiants.
Pour que les jeunes médecins s'installent, il ne faut pas les
décourager. Or la dernière convention a eu des effets négatifs sur les
jeunes installés en Médecine Générale et la non pénalisation financiere
des patients consultant un jeune médecin installé depuis moins de 5 ans,
n'a jamais été pleinement appliquée ni médiatisée. De plus, l'avenant 20
a introduit la possibilité de mesures négatives à l'installation.
Enfin, il nous parait primordial de permettre aux médecins généralistes
d'exercer dans de bonnes conditions. Ceci passe par une définition des
rôles des différents acteurs du système de santé, par une égalité
tarifaire (tous les médecins étant spécialistes désormais), par la mise
en place de nouveaux modes de rémunérations à côté ou en sus du paiement
à l'acte, par le regroupement des professionnels de santé qui le
désirent, par le développement du travail en réseau et notamment avec l'hopital
et par une organisation de la permanence des soins dont les médecins
généralistes volontaires ne doivent pas être les seuls acteurs.
Au vu des enjeux des etats Généraux, le SNJMG se mobilise pour que soit
enfin revalorisée l'exercice de la médecine générale . Il en va de
l'avenir de notre système de soins solidaire et de la santé de nos
concitoyens.
Paris, le 04.12.07
►Haut de page
Amendement
du PLFSS
Les Jeunes
Médecins de France se félicitent de l’adoption de l’amendement de
l’article 33 du PLFSS 2008, et restent très vigilants sur l’avenir de la
médecine et de l’accès aux soins en France
Après un mois de mobilisation, les jeunes médecins ont enfin trouvé un
accord quant à l’article 33 du PLFSS 2008 et à la création des Etats
Généraux de de l’Organisation de la Santé. Si les Jeunes Médecins de
France se félicitent d’avoir été entendus par le gouvernement et de voir
que la solution de la concertation et de la réflexion a été choisie, ils
restent vigilants sur l’avenir de la médecine et du système de soins.
Pour cela, ils comptent démontrer au cours des Etats Généraux qu’ils
sont une force de proposition pour réformer le système de santé et
favoriser l’accès aux soins pour tous.
Une réflexion s’impose sur l’offre de soins de ville, de premier et
second recours et sur l’articulation entre le secteur ambulatoire et le
secteur hospitalier.
Il sera donc fondamental que les Etats Généraux de l’organisation de la
santé traitent de la globalité de l’offre de soins et fassent le lien
entre soins primaires, secondaires et tertiaires. C’est à cette seule
condition qu’une réforme touchant à l’organisation des soins trouvera
toute sa cohérence et son efficacité.
De la même façon, une réorganisation du système de soins doit prendre en
compte l’ensemble des professionnels de santé. Ainsi, les conclusions
des Etats Généraux devront aussi s ‘étendre aux filières paramédicales,
toujours dans une logique de cohérence et d’efficacité.
Compte tenu de la signature du protocole d’accord intervenue hier entre
la Ministre de la Santé, de la Jeunesse, et des Sports, et les
organisations de jeunes médecins, le mouvement de grève est suspendu. La
vigilance reste néanmoins de mise, et le travail débute en vue de la
préparation des Etats Généraux.
Paris, le 30.10.07
►Haut de page
Le projet
Bachelot : un dispositif inadapté pour la démographie médicale
Plus de 10 000 étudiants et internes en médecine de toute la France,
rejoints par d’autres professions de santé, ont participé à la
manifestation du jeudi 11 octobre
Aux portes du Ministère de la Santé, la délégation inter syndicale a
demandé le retrait des articles 32 et 33 du PLFSS.
La France souffre déjà d’un manque de médecins dans les territoires
ruraux et d’ici trois à cinq ans dans les zones urbaines: les départs
massifs à la retraite des médecins actuellement en exercice, en
contraste avec le faible nombre de jeunes médecins, amputera
douloureusement l’offre de soins.
Cette situation est la conséquence d’une gestion aveugle de l’offre de
soins se limitant à des objectifs comptables. Les erreurs passées se
poursuivent, avec à présent des mesures coercitives allant jusqu’au
conventionnement sélectif.
Les effets pervers des mesures envisagées par le Ministère sont déjà
connus : les pays voisins qui les ont appliquées ont vu s’accentuer la
pénurie médicale.
Les jeunes médecins de France, conscients de la situation alarmante,
demandent que soit ouverte une vraie réflexion sur l’organisation des
soins et l’aménagement du territoire. Aucune urgence ne justifie de
sacrifier cette réflexion. Prenons le temps du diagnostic et du choix
des traitements plutôt que de mettre en danger l’accès de tous à des
soins de qualité.
En l’absence de la Ministre des Sports et de la Santé, les représentants
des Jeunes Médecins de France ont été reçus par ses conseillers, qui
n’ont manifestement pas pris la mesure du mouvement et n’ont formulé
aucune nouvelle proposition.
Un rendez-vous est prévu avec la Ministre le lundi 15 octobre au matin
avec à l’ordre du jour l’ouverture des Etats Généraux de la Santé.
Les représentants des Jeunes Médecins de France se rendront au
Ministère, mais posent en préalable absolu des discussions la
suppression des articles 32 et 33 du PLFSS 2008. Le maintien de ces
articles rendrait de facto ces Etats Généraux sans objet.
Une conférence de presse sera organisée à l’issue de cette rencontre
lundi 15 octobre à 13h45
Salle du Conseil – Hôpital Européen Georges Pompidou
Accès principal - 20, rue Leblanc 75 PARIS 15ème
EN ATTENDANT LES JEUNES MEDECINS DE FRANCE CONFIRMENT LEUR APPEL A LA
GREVE NATIONALE A PARTIR DU 15 OCTOBRE 2007
(12 OCTOBRE 2007 - COMMUNIQUÉ DE PRESSE)
►Haut de page
Etudiants
en médecine, internes et jeunes médecins se mobilisent pour une santé
solidaire et contre une médecine à deux vitesses !
L’ANEMF, l’ISNIH, l’ISNAR-IMG, le SNJMG et l’ISNCCA ont déposé un
préavis de grève pour le jeudi 11 Octobre. Ce même jour, ils appellent
tous les jeunes et futurs médecins à manifester publiquement à Paris
leur mécontentement !
Les rendez-vous successifs de chacun avec la Ministre de la Santé, de la
Jeunesse et des Sports, Madame Roselyne BACHELOT, n’ont pas répondu à
leurs attentes et n’ont permis aucune avancée sur leurs revendications,
à savoir :
- le retrait des articles 32 et 33 du projet de loi sur le financement
de la sécurité sociale qui prévoient un conventionnement sélectif des
médecins et vise à étendre des mesures proches aux filières
paramédicales.
- la mise en place sans tarder d’états généraux de la santé, regroupant
tous les acteurs concernés, y compris les patients, pour élaborer une
véritable stratégie de résolution des problèmes auxquels est confronté
notre système de santé.
La grève illimitée des gardes et astreintes, quant à elle, se poursuit
et ne sera levée que lorsque les articles 32 et 33 du projet de loi sur
le financement de la sécurité sociale seront retirés. De réelles
discussions pourront alors se mettre en place et faire émerger des
solutions ne nuisant pas à l’accès aux soins des patients ! Les jeunes
médecins souhaitent installer la santé au cœur des discussions, et ont
des propositions concrètes à faire.
L’ANEMF, l’ISNIH, l’ISNAR-IMG, le SNJMG et l’ISNCCA demandent à être
reçus ensemble par la Ministre au plus vite. Ils espèrent, à l’issue de
ce rendez-vous, pouvoir annoncer aux jeunes et futurs médecins et aux
patients que le système de soins français n’est plus en danger, sans
quoi, la mobilisation s’amplifiera !
Paris, le 09 octobre 2007
►Haut de page
Communiqué du 4 octobre 2004
Les représentants des étudiants et jeunes médecins en
grève, seront reçus au Ministère de la Santé
Les quatre organisations, ANEMF, ISNIH, ISNCCA, SNJMG, à l'origine du
mouvement unitaire de grève des jeunes médecins, poursuivent leur
mobilisation contre les mesures de déconventionnement planifiées par le
ministère de la Santé qui menace l'égalité d'accès aux soins pour tous.
Mme Bachelot, Ministre de la Jeunesse et des Sports, mais aussi de la
Santé, a fait le choix d'un marathon de rencontres individuelles avec
chaque organisation.
Dans l'optique d'un dialogue constructif au service des patients, l’ANEMF,
l’ISNIH, l’ISNCCA et le SNJMG se rendront donc au ministère pour exposer
à quatre reprises leurs revendications communes.
Cette démarche laborieuse conduira, nous en sommes certains, à une
réunion commune de l'ensemble des jeunes médecins.
Cette dernière devrait avoir lieu la semaine prochaine, si Madame
Bachelot consent enfin à faire de la Santé des Français une priorité
temporelle.
Paris, le 04 octobre 2007
Contact presse :
Charles MAZEAUD, Président de l’ANEMF, 06 77 66 94 78
Fabien QUÉDEVILLE, Président du SNJMG, 06 67 30 27 27
Pierre LOULERGUE, Président de l’ISNCCA 06 64 02 67 23
Olivier MIR, Président de l’ISNIH 06 30 73 90 79
►Haut de page
Septembre 2007 :
Grande Mobilisation intersyndicale pour la défense de la liberté
d'installation !
Union des syndicats de médecins de toutes générations
pour la défense de la liberté d'installation !
Les syndicats de médecins en formation et en exercice
affirment que la remise en cause de la liberté d’installation met en
danger l’accès aux soins
pour tous.
D’une voix unanime, les futurs et jeunes médecins (ANEMF, ISNAR IMG,
ISNIH, INSCA, SNJMG) et les médecins généralistes en exercice (MG
France,
FMF-G et Espace Généraliste) expriment leur désaccord : la fin pure et
simple de la liberté d’installation des médecins libéraux serait
contreproductive et n’aboutirait qu’à détourner les jeunes générations
de l’exercice libéral ou conventionnel et de la spécialité de médecine
générale.
A terme, c’est l’accès aux soins de proximité qui est en danger : moins
de médecins dans les quartiers sensibles et les zones rurales déjà en
déficit, perte de la médecine de premier recours, diminution de la
prévention déjà difficilement organisée, du suivi global et de la
continuité dans la prise en charge du patient. Toute remise en cause de
la liberté d’installation des médecins libéraux est hors de propos et
n’est donc pas négociable.
Toutefois, face aux questions réelles concernant la démographie et la
répartition des médecins sur le territoire national, il existe des
actions réellement pertinentes à mener. Les organisations syndicales
ANEMF, ISNAR-IMG, SNJMG, ISNIH, INSCCA, Espace Généraliste,
FMF-Généraliste, MG-France ont d’ailleurs déjà, et à plusieurs reprises,
proposé différentes solutions et pistes de travail afin d’améliorer
notamment la qualité de vie et d’exercice des professionnels. C’est sur
ces actions et d’autres pistes de réflexion que nous souhaitons engager
le dialogue avec le gouvernement.
Contacts presse :
Charles MAZEAUD, Président de l’ANEMF, 06 77 66 94 78
Emmanuel GALLOT, Président de l’ISNAR-IMG, 06 71 07 53 01
Fabien QUÉDEVILLE, Président du SNJMG, 06 67 30 27 27
Pierre LOULERGUE, Président de l’ISNCCA
Olivier MIR, Président de l’ISNIH
►Haut de page
Le président Sarkozy met en danger la santé des
français !
Paris, le Mercredi 19 Septembre 2007
En annonçant sa volonté de remettre en cause la liberté d’installation
des médecins libéraux, Nicolas Sarkozy suscite la colère des futurs et
jeunes soignants ! L’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en
Médecine de France), l’ISNAR-IMG (InterSyndicale Nationale Autonome
Représentative des Internes de Médecine Générale), l’ISNIH
(Inter-Syndicat National des Internes des Hôpitaux), l’ISNCCA
(Inter-Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants), et le SNJMG
(Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes) rappellent leur
opposition formelle à toutes mesures de coercition à l’installation et
feront bloc pour les contrer !
La pénurie actuelle et à venir de médecins est due aux erreurs des
anciens gouvernements : réduction du numérus clausus et mauvais
aménagement du territoire, mais aussi et surtout au caractère de plus en
plus contraignant de l’exercice libéral en milieu rural. Ce n’est pas
aux jeunes médecins d’en subir les conséquences. Les mesures incitatives
à l’installation existantes n’ont pas encore eu le temps de faire leurs
preuves et demeurent largement méconnues des jeunes professionnels.
D’autres possibilités pour établir une meilleure répartition des
soignants existent et sont loin d’être mises en place.
La suppression de la liberté d’installation des médecins libéraux ne
ferait donc qu’empêcher ce rééquilibrage en créant une véritable crise
des vocations et une pénurie bien plus grave de médecins ! En effet, qui
accepterait de faire entre 9 et 12 ans d’études particulièrement
difficiles, exigeant de nombreuses concessions, pour se voir ensuite
contraint dans son choix d’installation et de vie ?
L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ISNIH, l’ISNCCA et le SNJMG espèrent que le
Président de la République saura prendre conscience qu’il ne peut pas
imposer des mesures aussi injustes aux futurs médecins. Il doit
réfléchir aux conséquences et aux risques d’une telle décision en
constatant l’échec cette politique dans d’autres pays (Allemagne,
Québec), et écouter les propositions que les jeunes médecins
d’aujourd’hui et de demain formulent depuis plusieurs années déjà. Si
tel n’était pas le cas, il faudra s’attendre à une réponse immédiate des
jeunes médecins face à l’enjeu crucial pour le système de soins
français!
Charles MAZEAUD, Président de l’ANEMF
Emmanuel GALLOT, Président de l’ISNAR-IMG
Fabien QUÉDEVILLE, Président du SNJMG
Pierre LOULERGUE, Président de l’ISNCCA
Olivier MIR, Président de l’ISNIH
►Haut de page
Communiqué de presse commun du SNJMG, de l'ANEMF,de l'ISNAR-IMG,
de l'ISNIH, et de l'ISNCCA, le 14 septembre 2007
La liberté n’a pas de coût !
Les étudiants en médecine, les internes et les jeunes médecins de toutes
les spécialités dénoncent unanimement les propos simplistes du président
de la CNAMTS, Monsieur Michel REGEREAU, remettant ouvertement en cause
la liberté d’installation.
Si nous sommes conscients des inégalités de répartition des médecins sur
le territoire national, et si nous sommes attachés à un accès aux soins
égal pour tous, nous réaffirmons notre opposition à toutes mesures
remettant en cause la liberté d’installation.
Nous rappelons que les jeunes médecins ne sont pas responsables des
problèmes de la non-anticipation de la pénurie de médecins qui est
amorcée, ni des lacunes dans l’aménagement du territoire qui sont
indissociables d’une réflexion globale sur les critères d’installation
des jeunes médecins. Les étudiants d’aujourd’hui n’ont pas à payer pour
les négligences d’hier.
Nous rappelons également que ces mesures, dans les pays où elles ont été
instaurées, n’ont jamais réglé les problèmes de démographie médicale.
Bien au contraire, elles ont créé une crise de vocation pour les
carrières médicales.
Ces mesures de coercition conventionnelle à l’installation, si elles
étaient mises en place, ne feraient qu’aggraver la situation,
puisqu’elles rendraient certaines spécialités et en particulier la
Médecine Générale encore plus contraignante. Ces spécialités
risqueraient fort de ne plus être choisies par les étudiants en
médecine, ce qui serait dramatique pour le système de soins de notre
pays.
L’ensemble des syndicats représentant les médecins en formation et les
jeunes médecins (ANEMF, ISNAR-IMG, ISNIH, ISNCCA et SNJMG) mettent une
nouvelle fois en garde le gouvernement et l’Assurance Maladie contre
toute remise en cause de la liberté d’installation.
Aussi, nous demandons à être reçus de façon urgente par la Ministre de
la Santé, Madame BACHELOT pour lui exposer nos propositions.
►Haut de page
Plan d'économie de l'Assurance Maladie : La
démographie médicale victime indirecte !
Suite à l'alerte déclenchée par le comité de vigilance des dépenses
d'Assurance Maladie, M. Van Roekeghem, le directeur de la CNAMTS
présente ce jour un plan d'économie pour 1.4 milliards d'euros.
Ce plan prévoit notamment que la Sécurité sociale ne remboursera plus
qu'à 50% les actes médicaux délivrés à des patients n'étant pas passés
par un médecin traitant.
Or, comme tous les observateurs l'ont reconnus (à commencer par les
anciens ministres de la Santé, Philippe Douste Blazy et Xavier Bertrand)
le système du Médecin traitant/parcours de soins a généré des effets
négatifs pour les jeunes installés en Médecine Générale.
Pour corriger ces effets négatifs, un mécanisme d'exemption pour les
patients consultant un(e) médecin généraliste
installé(e) depuis moins de 5 ans a été inclus dans la Loi de
Financement de la Sécurité Sociale 2006. Malheureusement,
l'application tardive et incomplète de ce mécanisme ainsi que l'absence
de communication faite auprès des patients en font une quasi coquille
vide.
C'est ainsi que depuis 2 ans, des jeunes installés en médecine générale
ont régulièrement alerté le Syndicat National des Jeunes médecins
Généralistes (SNJMG) des difficultés qu'ils rencontraient dans leur
début d'activité en raison du dispositif Médecin traitant/Parcours de
soins.
Malgré de multiples relances du SNJMG, le directeur de la CNAMTS est
resté sourd aux problèmes des jeunes médecins généralistes.
Aussi le Bureau National du SNJMG demande à être reçu au plus tôt par le
directeur de la CNAMTS pour résoudre l'ensemble de ses problèmes avant
que les nouvelles mesures ne viennent encore accroitre les problèmes des
jeunes installés ; la situation deviendrait encore plus problématique
pour la démographie médicale...
Paris, le 19.06.07
►Haut de page
Démographie médicale : les jeunes généralistes
interpellent le Président de la République
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) a adressé la semaine dernière un courrier au Président de la
République pour l'interpeller notamment sur la démographie médicale.
Ce courrier fait suite à l'avis adopté le 24 mai 2007 par le Haut
Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie (HCAAM).
Le Bureau National du SNJMG s'étonne de la réserve du HCAAM sur les
mesures d'incitation financières mises en oeuvre pour attirer des
médecins dans les zones sous-dotées ou vers les spécialités peu
prisées. Le BN rappelle que ces mesures sont actuellement peu nombreuses
et peu ambitieuses et qu'elles n'ont que quelques mois d'existence pour
la plupart.
De plus, le Bureau National du SNJMG dénonce, l'évocation par le HCAAM de
"mécanismes plus directifs d'installation (notamment en mettant en place
des mécanismes de dés incitation à l'installation en zone de sur-densité)".
Le Bureau National du SNJMG rappelle que les différents rapports
d'experts sur la démographie médicale (et notamment les rapports de
l'Observatoire National Des Professions de Santé) soulignent la faible
pertinence de telles mesures coercitives. D'ailleurs, un communiqué de
presse publié le 31 mars 2007 par l'ensemble des organisations
nationales de futurs et jeunes médecins, toutes spécialités confondues
(fait historique) avait condamné par avance toute projet en ce sens.
Le Bureau National du SNJMG est d'autant mobilisé sur ce sujet que le
directeur de l'Union Nationale Caisses d'Assurance Maladie (UNCAM)
souhaite aggraver les pénalités financieres pour les patients hors
parcours de soins. Or, comme tous les observateurs l'ont reconnus (y
compris Philippe Douste Blazy et Xavier Bertrand) le systeme du Médecin
traitant/parcours de soins a généré des effets négatifs pour les jeunes
installés en Médecine Générale. Un mécanisme d'exception pour les jeunes
médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans a été inclus dans
la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2006. Malheureusement,
l'application tardive et incomplete de ce mécanisme ainsi que l'absence
de communication faite auprès des patients en font une quasi coquille
vide. Dans l'état, les jeunes installés en médecine générale vont donc
etre les victimes secondaires des projets de l'UNCAM, ce qui aura un
effet négatif sur la démographie médicale...
Le Bureau National du SNJMG renouvelle donc au Président de la
République et à son gouvernement sa demande de rendez vous afin de
travailler ensemble à l'élaboration d'un ensemble de mesures pertinentes
face à la problématique de la démographie médicale.
Paris le 06.06.07
►Haut de page
Les étudiants,
internes et jeunes médecins de toutes les spécialités dénoncent les
premières mesures coercitives à l’installation
Lors
de son passage au MEDEC, le ministre de la Santé a annoncé qu'il allait signer le texte
d'application de l'avenant 20 à la convention médicale.
Ce dispositif prévoit un ensemble de mesures financières
censées favoriser l’installation des jeunes médecins. L’obtention ce ces
aides est cependant soumise à de nombreuses contraintes, qui ne prennent
pas en compte la réalité du terrain. Surtout, elles prévoient de créer
un observatoire, dont les membres seraient nommés par les auteurs de ce
dispositif, censés en juger les effets au bout de deux ans seulement, et
qui pourrait, le cas échéant, « appliquer des mesures de régulation
complémentaire dans les zones dites surdotées médicalement ». Il s’agit
bien de vouloir mettre en place un dispositif insuffisant, voué à
l’échec, et s’en servir comme paravent pour remettre en cause la liberté
d’installation.
Il apparaît donc
regrettable que le ministre de la Santé
:
- valide un projet d'aide à l'installation dont le
Conseil de l'Ordre des médecins a souligné le cruel manque de pertinence
- pratique un double jeu entre ses discours, dans
lesquels il se dit "profondément attaché" à la liberté d'installation et
ses actes.
L’ensemble des
syndicats représentants les médecins en formation et les jeunes médecins
installés (ANEMF, ISNAR-IMG, ISNIH, ISNCCA et SNJMG) s’opposent
catégoriquement à toute remise en cause de la liberté d’installation.
S’ils sont conscients des difficultés démographiques actuelles et s’ils
sont prêts à apporter des solutions pour tenter de les régler, les
jeunes médecins ne peuvent être tenus responsables des problèmes
d’aménagement du territoire.
Rappelons des notions essentielles relevées dans les
études de projection démographique :
1) les systèmes de coercition en matière d'installation
ne fonctionnent pas (certains pays comme le Royaume Uni les ont même
abandonnés, l'expérience québécoise ou allemande montre leurs limites):
elles ne permettent pas de corriger les disparités territoriales,
2) les inégalités de répartition territoriale en France sont anciennes
(la densité médicale varie aujourd’hui de 1 à 1,7 entre régions
extrêmes, cette fourchette était de 1 à 2,1 en 1968). elles ne sont pas
seulement régionales, elles sont locales, et existent dans toutes les
régions.
3) la comparaison des projections démographiques réalisées au niveau
régional par
la DREES
et par le CSDM montre, même si leurs hypothèses et leurs résultats
diffèrent, que ces deux modèles de projection convergent sur une
conclusion commune: d’ici 15 ou 20 ans, les régions les plus
médicalisées perdront proportionnellement plus de médecins que les
régions les moins pourvues, et l’on assisterait donc à une réduction
spontanée des écarts inter-régionaux.
Les jeunes médecins ne souhaitent pas payer les carences de
gestion de la politique publique des effectifs médicaux, catastrophe
planifiée et pourtant à l'époque déjà largement dénoncée. Ils préfèrent
s'interroger sur leurs missions, leur niveau de rémunération, sur le
nombre d'heures travaillées, sur les contraintes administratives sans
cesse grandissantes qui s'imposent à eux, sur leur protection sociale,
sur leur début de carrière tardif du fait de l'allongement du cursus,
sur le poids de leurs cotisations retraite qui ne prennent d'ailleurs
pas en compte le travail réalisé en garde, droits retraite qui ne leur
seront probablement pas reconnus à leur valeur au moment .
Ceci s'inscrit dans une politique d'aménagement
territorial qui dépasse le corps médical seul. Peut-on raisonnablement
reprocher au médecin de ne pas s'installer là où l’état même se
désengage ?
Ainsi, l’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l'ISNIH, l’ISNCCA et le
SNJMG mettent clairement en garde
gouvernement présent et à venir, syndicats, assurance maladie, contre
les tentatives de remise en cause de la liberté d'installation.
Paris, le 28.03.07
►Haut de page
Le SNJMG ne
peut pas se contenter de l'autosatisfaction de M. Xavier BERTRAND
Lors de son passage au
MEDEC, le ministre de
la Santé, s'est félicité de son travail accompli pendant ces quelques
années passées au ministère de la Santé.
Le SNJMG ne
peut hélas que faire l'inventaire des promesses non tenues. Notamment :
- le refus de protéger les nouveaux
installés des effets pervers du dispositif de Médecin Traitant (Il avait
préféré à la mesure la plus simple et la plus efficace - non
pénalisation des patients quel que soit le médecin généraliste consulté
- la procédure complexe du moratoire de 5 ans dont le
SNJMG l'avait prévenu des difficulté
d'application surtout en cas de mauvaise volonté de
l'UNCAM)
- la non revalorisation de la Médecine Générale (discipline abandonnée
par plus d'un interne sur trois ces 3 dernières années) en ne fixant
aucun impératif concret pour l'alignement du C sur le CS
De plus, M. Bertrand, qui se dit toujours
opposé aux mesures coercitives à l'installation, annonce qu'il va signer
l'avenant 20 qui limitera demain l'installation des jeunes médecins
généralistes par l'instauration de pénalité financières.
M. Bertrand pratique donc le double jeu
entre ses actes et ses discours. Il ne peut pas toujours se cacher
derrière la non coopération de l'UNCAM
pour expliquer les insuffisances de ces résultats, quand sur d'autres
sujets (derogation au parcours de soins pour certains spécialistes) il
sait jouer de son influence.
Après l'avoir annoncé en 2005 et en 2006,
l'année 2007 devait être pour le ministre de la Santé l'année de la
médecine générale. Le non-respect de ces engagements ne peut
qu'entrainer une perte de confiance des jeunes médecins généralistes vis
à vis des pouvoirs publics.
En cette période électorale , le
SNJMG et les jeunes médecins sauront en
tirer les conséquences.
Paris, le 20.03.07
►Haut de page
Des
médecins proposent de mettre fin à la liberté d'installation : en finir
avec la politique des "boutiquiers" !
Les syndicats de jeunes médecins, rassemblant des internes de médecine
générale et de spécialités et les chefs de clinique-assistants,
entendent réagir aux nouvelles dispositions proposées par l'Union
Collégiale des chirurgiens, médecins et spécialistes français (UCCMSF)
supprimant la liberté d'installation des médecins libéraux.
Présentées comme des dispositions "responsables" et comme allant dans
l'intérêt "des médecins et de tous", elles mettent en place un système
coercitif de droit d'entrée payant à l'exercice libéral, obtenu de facto
et sans contrepartie par les médecins déjà installés.
Il ne s'agit, sous prétexte de lutte contre les disparités régionales et
infra régionales de répartition des médecins, que d'un système supervisé
par l'assurance maladie et l'Ordre départemental des Médecins permettant
d'assurer la revente des clientèles en asseyant leur valeur marchande
sur une cartographie de clientèle captive. Ceci permettant d'assurer une
confortable retraite aux détenteurs de ces "pas de porte" nouvellement
créés.
Il est surprenant de voir des syndicats aux mots d'ordre d'inspiration
libérale remettre en cause les principes de la "Charte Médicale" de
1927, repris dans les lois de décembre 1970 et juillet 1971, socles du
fonctionnement de la médecine libérale et dont il ont eux-mêmes
largement bénéficié (libre choix du médecin par le patient, libre choix
du lieu d'installation, liberté de prescription, respect du secret
professionnel, paiement direct).
Et de les voir rêver à une gestion des installations administrée
strictement comme elle se fait au Québec ou au Royaume-Uni.
Puisque le montant du rachat de clientèle n'est plus uniformément
assuré, puisque l'équilibre budgétaire de la CARMF vacille, trouvons de
nouvelles source de financement: faisons payer les jeunes !
Il ne s'agit pas de proposer de nouvelles modalités organisationnelles
de la médecine de ville, de chercher à réaliser des gains de
productivité en repensant l'interaction ville-hopital, ni de définir le
contenu du métier de médecin (transfert de tâche, rapport coût/éfficacité,
référentiels métier), afin de libérer du temps médical et de protéger
les professionnels du surmenage, d'apporter des réponses à l'abandon du
secteur libéral par les jeunes médecins, de leur installation de plus en
plus tardive, de s'interroger sur les questions de responsabilité civile
professionnelle.
Il s'agit de proposer une modification des règles du jeu brutale et
injuste au prétexte que cela se fait ailleurs.
Outre l’intolérable rupture d'égalité et de solidarité
intergénérationnelle que ces dispositions constituent, elles se basent
sur des présupposés ineptes.
Rappelons des notions essentielles relevées dans les études de
projection démographique:
1) Les systèmes de coercition en matière d'installation ne fonctionnent
pas (certains pays comme le Royaume Uni les ont même abandonnés, les
expériences québécoise ou allemande ont déjà montré leurs limites):
elles ne permettent pas de corriger les disparités territoriales,
2)les inégalités de répartition territoriale en France sont anciennes
(la densité médicale varie aujourd’hui de 1 à 1,7 entre régions
extrêmes, cette fourchette était de 1 à 2,1 en 1968). elles ne sont pas
seulement régionales, elles sont locales, et existent comme elles ont
toujours existé dans toutes les régions.
3) la comparaison des projections démographiques réalisées au niveau
régional par la DREES et par le CSDM montre, même si leurs hypothèses et
leurs résultats diffèrent, que ces deux modèles de projection convergent
sur une conclusion commune: d’ici 15 ou 20 ans, les régions les plus
médicalisées perdront proportionnellement plus de médecins que les
régions les moins pourvues, et l’on assisterait donc à une réduction
spontanée des écarts inter-régionaux.
Ainsi, si les effectifs médicaux ont triplé en 30 ans : la baisse de
près de 25% d’ici 2020 peut être de ce point de vue considérée comme
mineure. Cette densité de 245 médecins pour 100 000 habitants à
l'horizon 2020 peut-elle être considérée comme un bon niveau
d’encadrement médical ? Cette question n’a de réponse qu’en référence à
des choix d’organisation des soins et de contenu des métiers. Or, cette
réflexion ne peut être menée au niveau du corps médical dans son
ensemble, elle suppose une analyse fine, par spécialité et par problème
de santé.
On ne sait pas s’il existe un niveau souhaitable de couverture des
besoins, au-delà duquel l’offre supplémentaire induirait une
consommation non nécessaire.
Enfin, le modèle extrêmement réglementé de l'installation des pharmacies
d'officine, présenté comme le modèle de régulation idéal par l'UCCMSF,
ne protège pas les pharmaciens d'officine de l'érosion de leurs
effectifs et des changements sociologiques dans les parcours
professionnels et l'organisation du travail.
Ainsi, il est intolérable de penser faire payer aux jeunes médecins la
politique malthusienne de gestion de la démographie médicale,
catastrophe planifiée et pourtant à l'époque déjà largement dénoncée. Il
serait plus efficace de s'interroger sur leurs missions, leur niveau de
rémunération, sur le nombre d'heures travaillées, sur les contraintes
administratives sans cesse grandissantes qui s'imposent à eux, sur leur
protection sociale, sur leur début de carrière tardif du fait de
l'allongement du cursus, sur le poids de leurs cotisations retraite.
Ceci s'inscrit dans une politique d'aménagement territorial qui dépasse
le corps médical seul. Peut-on raisonnablement reprocher au médecin de
ne pas s'installer dans des régions où c’est tout l’Etat qui se
désengage ?
Ainsi, le SNJMG, l'ISNIH et l’ISNCCA mettent clairement en garde les
gouvernements présent et futurs, syndicats, assurance maladie, contre
les tentatives de remise en cause de la liberté d'installation.
Paris, le 01.03.07
►Haut de page
Démographie médicale : les arguments des jeunes médecins
généralistes confortés par le Conseil de l'Ordre des médecins
Depuis Octobre 2006, le Syndicat National des
Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) se bat contre le projet
d'avenant conventionnel de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance
Maladie (UNCAM) sur la démographie des médecins généralistes.
Le Bureau National du SNJMG y voit l'illustration
soit de la totale incompréhension de la problématique par la
Sécurité Sociale soit de la mise en oeuvre d'une politique calculée
(mais non assumée) de coercition à l'installation. Dans les deux
cas, ce projet ne pourra avoir que des effets catastrophiques sur la
démographie des médecins généralistes.
Avec la mobilisation du SNJMG, le dernier projet
d'avenant établi le 07 février 2007 par les signataires de la
convention médicale est en retrait du projet initial de l'UNCAM mais
son essence reste la même. Aussi le Bureau National du SNJMG a
maintenu sa demande de non approbation du projet d'avenant par le
gouvernement.
A ce sujet, le Bureau National du SNJMG tient à
saluer l'intervention du Conseil de l'Ordre des médecins. En effet,
le conseil vient de faire connaître ses critiques contre le projet
d'avenant conventionnel. Ses critiques recoupent pour une bonne
partie celles du SNJMG :
- aucune perspective d'évolutivité dans la définition
des zones sous médicalisées
- limitation de l'aide aux seules zones actuellement
"désertifiées" (et absence d'extension aux zones "fragilisées")
- caractère limitant des conditions d'exercice
imposées aux médecins généralistes pour bénéficier de l'aide
- caractère illogique de l'obligation de participer à
la permanence de soins
Conforté par l'avis du Conseil de l'Ordre, le Bureau
National du SNJMG interpelle directement le gouvernement sur ce
projet d'avenant : Toute approbation sera considéré par le syndicat
comme une erreur majeure du gouvernement en matière de Santé
publique voire comme une déclaration de guerre vis à vis de la
Médecine Générale et des jeunes médecins généralistes.
Paris, le 22.02.07
►Haut de page
Installation en Médecine Générale : la sécurité sociale prépare la
coercition !
Le Bureau
National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a
pris connaissance de la nouvelle version du projet d'avenant
conventionnel instaurant un dispositif censé lutter contre les "déserts
sanitaires".
Cette nouvelle version continue d'imposer de lourds et multiples
engagements aux médecins souhaitant adhérer au dispositif d'aide à
l'installation et à l'exercice en zones jugées déficitaires par les
missions régionales de santé (MRS).
Comment inciter à l'installation en multipliant et en alourdissant les
contraintes ?
Comment lutter contre l'apparition de "déserts médicaux" en limitant un
dispositif d'aide à de rares zones définies sur des critères manquant de
pertinence ?
Dans de telles conditions, il est difficile de prévoir un effet positif
en matière de démographie médicale. Surtout, quand le premier bilan
évolutif est prévu avant 2 ans avec une menace clairement affirmée : "si
les effets du présent avenant s'avéraient insuffisants, en appliquant
des mesures de régulation complémentaires, le cas échéant financières,
notamment dans les zones médicalement très sur- dotées, aux médecins
conventionnés qui s'installeraient dans ces zones".
Tout ceci corrobore la première analyse du SNJMG : cet avenant sur les
"déserts médicaux" n'est qu'un cheval de Troie, n'accordant que
difficilement des aides ponctuelles à un très petit nombre de praticiens
et préparant la mise en place de brutales mesures coercitives ciblant
spécifiquement les futurs candidats à l'installation !
Or, les nouvelles générations de médecins ne sont responsables ni de la
gestion absurde du numerus clausus, ni des problèmes d'aménagement du
territoire, ni des autres facteurs qui rendent la médecine générale en
France insuffisamment attractive. Elle n'a pas à subir les erreurs du
passé ni du présent !
Aussi, le SNJMG demande au ministère de la Santé de ne pas approuver en
l'état ce projet d'avenant.
En outre, le SNJMG réaffirme que seul un programme ambitieux de
réaménagement du territoire avec un changement profond des conditions
d'exercice en Médecine Générale pourra redonner l'envie aux jeunes
médecins de s'installer.
Le 12 février
2007
►Haut de page
Médecin
traitant : Les jeunes médecins généralistes n'intéressent pas la
sécurité sociale...
L'étude commandée par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie
des Travailleurs Salariés (CNAMTS), 18 mois après la mise en place de
la réforme du médecin traitant, montre une nouvelle fois son mépris
vis à vis des jeunes généralistes.
En effet, à aucun moment, il n'est question dans cette étude des
conséquences de cette réforme sur l'activité des jeunes installés en
Médecine Générale ainsi que sur la démographie médicale. Les derniers
chiffres montrent que 80 % de la population a choisi un médecin
traitant (presque toujours un médecin généraliste). Dans un
tel contexte, comment un jeune médecin généraliste nouvellement installé
(et notamment en exercice seul) peut-il se constituer une patientèle ?
Comment donner envie aux internes de médecine générale de s'installer,
s'ils ont autant d'incertitude quant à leur activité future ?
Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, après avoir concédé la
création d'un moratoire de 5 ans (le patient qui consulte un
médecin généraliste installé depuis moins de 5 ans est dispensé de
pénalité financière même s'il n'est pas son médecin traitant), n'assure
aucun suivi du dossier et renvoie à l'Union Nationale des
Caisses d'Assurance Maladie (UNCAM) toute question sur l'application de
ce moratoire. Celle ci reste sourde à toute demande des
jeunes généralistes, n'applique pas totalement le moratoire et se
contente d'une information minimaliste (pour ne pas dire nulle) auprès
du grand public. Quant aux syndicats médicaux signataires de
la convention, la question du moratoire ne suscite aucune prise
de position de leur part.
L'objectif de tout plan sur la démographie médicale devrait être la mise
en place d'un ensemble de dispositifs suffisamment attractifs et souples
pour inciter les jeunes médecins à se tourner vers la médecine
"libérale", en offrant à ces acteurs et aux institutions des outils,
logistiques, financiers et fiscaux, qui s'adaptent aux exigences
locales.
Il est nécessaire de se lancer dans un plan ambitieux pour la médecine
libérale, ainsi qu'une véritable politique de recrutement, comme ont su
le faire les anglais (avec le NHS), afin de libérer les initiatives
personnelles et laisser les acteurs de terrain construire à leur échelle
l'exercice de la médecine de proximité de demain. Et non pas de les
enfermer dans des dispositifs de contrainte ou de patientèles captives.
S'il est légitime que les pouvoirs publics souhaitent mesurer l'impact
des investissements effectués, il est nécessaire d'arrêter les solutions
de "bout de chandelle", et de comprendre que ces professionnels
constituent une main d'oeuvre utile, qualifiée, dont il importe de
rendre les carrières attractives, mais également une retraite à la
hauteur de l'investissement humain consenti.
En cette période électorale, le SNJMG continuera dénoncer les
effets pervers du dispositif de Médecin traitant, ses conséquences
néfastes en termes d'accès aux soins, l'abandon du Ministère de la Santé
et le non respect de la loi par la Sécurité Sociale.
Paris, le 26.01.07
►Haut de page
Aides à
l'installation : un bonus qui cache bien des malus...
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) a pris connaissance du nouveau projet d'avenant conventionnel
instaurant un dispositif censé lutter contre les "déserts sanitaires".
Si le SNJMG apprécie l'abandon dans le dispositif de toute mesure
coercitive par rapport aux propositions initiales de l'Union Nationale
des Caisses d'Assurance Maladie (UNCAM) et le versement du bonus de
revenus sous la forme d'un forfait (et non sous la forme d'une
majoration des tarifs réglés par les patients), le fond de l'avenant
reste très critiquable.
Malgré la disparition de l'obligation de devenir maître de stage, ce
projet d'incitation reste très contraignant en imposant de lourds
engagements aux médecins souhaitant adhérer au dispositif :
- obligation d'exercer en groupe,
- obligation de ne pas cesser son activité ni de changer le lieu
d'implantation du cabinet pendant 3 ans (sous peine de devoir rembourser
le bonus y compris sur les mois déjà travaillés)
- obligation de participer à la permanence de soins (PDS), clause qui
remet en cause le volontariat acquis pourtant pour tous les médecins
généralistes
- et lourde insistance sur le recours aux remplaçants pour assurer la
continuité des soins, alors que c'est justement dans ces zones que les
médecins ont le plus de mal à trouver des remplaçants ; comme si c'était
par choix qu'ils n'en prennent pas ! (Et s'ils n'en trouvent pas malgré
le bonus, va-t-on le leur enlever ?)
Comment inciter à l'installation en multipliant et en alourdissant les
contraintes (qui plus est, des contraintes en contradiction avec des
acquis professionnels et avec les réalités subies sur le terrain) ?
L'obligation d'exercer en groupe est d'ailleurs un élément révélateur de
l'incohérence de cet avenant. Un jeune qui ne réchignerait pas à
s'installer en zone déficitaire, mais qui ne veut ou ne peut pas
s'associer, ne bénéficierait pas du bonus ; autant aller ailleurs !
Alors que sa venue, en association ou non, serait tout aussi utile !
N'oublions pas que, par définition, dans les "déserts médicaux", il
n’est parfois tout simplement pas possible de trouver à s’associer
(notamment dans les territoires très étendus à faible densité
d’habitants).
Quant aux médecins qui le pourraient, mais qui ne trouvent pas
d'associé, sont-ils pour autant moins méritants que les médecins de
groupe ? Ne devrait-on pas, autant que les autres, les encourager à
rester ?
L'exercice en groupe, le SNJMG l'a toujours dit, est à encourager ; non
pas parce qu'à lui seul, miraculeusement, il serait gage de meilleure
qualité des soins, ou de meilleures pratiques. Mais parce qu'il est une
aspiration de nombreux jeunes médecins. A encourager oui, mais sans pour
autant défavoriser les médecins installés seuls dans les zones
déficitaires (tous les médecins de ces zones méritent qu'on les aide),
et sûrement pas par des mesures contraignantes !
D'autre part, cet avenant met en place un nouveau "bidule" : un nouvel
observatoire de la démographie médicale (alors qu'il existe déjà un
Observatoire National de la Démographie des Professionnels de Santé) et,
qui plus est, sous le seul contrôle des parties signataires de la
convention...
Pire, avec cet observatoire, le directeur de l'UNCAM "donne un an" au
dispositif "pour être efficace" !
Comment juger en quelques mois l'efficacité d'un dispositif aussi
ponctuel, partiel et déficient sur la démographie médicale ?
La réponse est donnée par ce même directeur de l'UNCAM : nous
appliquerons si besoin "des mesures de régulation complémentaires, le
cas échéant financières, notamment dans les zones médicalement très sur
dotées"...
(Lorsque l'on voit les critères très restrictifs que met l'UNCAM pour
définir le moins de zones déficitaires possibles, on se demande ce
qu'elle entend par zones "sur-dotées"...).
La situation est donc claire : cet avenant sur les "déserts médicaux"
n'est qu'un cheval de Troie, ne concernant réellement qu'un très petit
nombre de praticiens et préparant la mise en place de mesures
coercitives dont le médecin traitant a donné un avant goût !
Or, les nouvelles générations de médecins ne sont responsables ni de la
gestion absurde du numerus clausus, ni des problèmes d'aménagement du
territoire, ni des autres facteurs qui rendent la médecine générale en
France insuffisamment attractive. Elle n'a pas à subir les erreurs du
passé ni du présent !
Aussi, le SNJMG demande au ministère de la Santé de ne pas approuver en
l'état ce projet d'avenant.
En outre, le SNJMG réaffirme que seul un changement profond des
conditions d'exercice pourra redonner l'envie aux jeunes médecins de
s'installer en Médecine générale.
Paris, le 25.01.07
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