les communiqués de presse

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Sommaire année 2005


20.12.05 - Maternité en Médecine Générale : la balle est dans le camp du gouvernement

19.12.05 - Médecin traitant : les jeunes généralistes demandent une visibilité immédiate pour le moratoire en faveur des nouveaux installés

28.11.05 - Reconnaissance universitaire de la Médecine Générale : les actes se font attendre...

27.10.05 - Les syndicats médicaux signataires de la convention affichent leur mépris des jeunes médecins généralistes

25.10.05 - Démographie médicale : Laurent Fabius verse dans la démagogie !

21.10.05 - Favoriser l'installation et enrayer l 'hémorragie de médecins généralistes : encore une occasion manquée !

27.09.05 - Internat de médecine : La catastrophe annoncée pour la médecine générale a bien eu lieu !

08.09.05 - Remplacements en médecine générale : le gouvernement introduit une modification incohérente et dévalorisante !

12.07.05 - Médecin traitant : quelles solutions pour les jeunes médecins généralistes ?

07.07.05 - Médecin traitant : un dispositif délétère pour les jeunes généralistes et la démographie médicale
30.06.05 -
Médecin traitant : à refaire !

03.06.05 - Les jeunes généralistes jugeront le nouveau gouvernement sur ces actes

17.05.05 - Démographie médicale : un bon rapport mais pour quoi faire ?
11.04.05 - Des généralistes et des urgentistes se sont rencontrés le 07/04/2005

31.03.05 - Urgences (version française) : un mauvais film ?

11.03.05 - Convention médicale : Des paroles… aux actes ?

07.03.05 - HUIT MARS 2005 : Un combat plus qu'un hommage aux femmes médecins !

01.03.05 - Permanence des soins : dans l'attente d'un solution pérenne et digne...

28.02.05 - Convention médicale : Le SNJMG reçu par Philippe Douste Blazy

21.02.05 - Démographie de la médecine générale : le compte n'y est pas, la motivation non plus...

11.02.05 - Les jeunes médecins généralistes rejettent la convention médicale !

18.01.05 - Les jeunes médecins généralistes aux cotés des patients pour un système de soins solidaire !

14.01.05 - le 12 janvier 2005 : une date référence pour la médecine générale !

11.01.05 - Convention médicale : Vers la destruction du système de santé !

06.01.05 - Médecin traitant :  un projet à visée économique, lourd, dirigiste, inégalitaire et liberticide

 

Maternité en Médecine Générale : la balle est dans le camp du gouvernement


L’ISNAR IMG, MG France et le SNJMG demandent à Madame Catherine VAUTRIN des mesures concrètes concernant la grossesse des femmes généralistes en formation, remplaçantes ou installées.

Des représentants de l’ISNAR-IMG, de MG France et du SNJMG ont fait part la semaine dernière à Madame Catherine VAUTRIN, Ministre déléguée à la Cohésion Sociale et à la Parité, des problèmes spécifiques à la grossesse rencontrés par les femmes internes, remplaçantes ou installées en Médecine Générale.

Les trois organisations syndicales lui ont exposé la précarité sociale entourant la maternité des femmes médecins, et fait part de leurs revendications communes* :
- allonger la durée du congé maternité des médecins généralistes installées (MG France),
- augmenter pour les remplaçantes enceintes ou jeunes mamans le délai entre la fin du cursus et la date limite de soutenance de la thèse (SNJMG),
- instaurer le choix en surnombre validant pour les internes enceintes (ISNAR-IMG).

A l’heure où le manque de Médecins Généralistes est avéré, où l’installation de ces médecins est en crise, et où la féminisation de la profession est croissante, il est essentiel de ne pas aggraver la fuite des jeunes femmes vers un autre exercice que la Médecine Générale ambulatoire qui en l’état ne peut leur offrir la sécurité nécessaire au bon déroulement de leur grossesse !

Madame la Ministre s’est montrée préoccupée par les difficultés exposées et a annoncé l’organisation prochaine d’une réunion interministérielle associant la Santé, l’Assurance-Maladie et l’Education Nationale au Ministère de la Parité.

Pour autant, aucune mesure immédiate n’a été annoncée alors qu’il est urgent de mettre en oeuvre rapidement des solutions concrètes !


Médecin traitant : les jeunes généralistes demandent une visibilité immédiate pour le moratoire en faveur des nouveaux installés

A propos du dispositif de médecin traitant, le Ministre de la Santé, Xavier Bertrand a donné le 16 décembre 2005 des précisions sur le moratoire en faveur des nouveaux installés : pendant cinq ans, les patients qui se rendront à leur cabinet ne seront pas pénalisés financièrement.

Depuis l'annonce de la réforme de l'assurance Maladie en mai 2004, et en tant que syndicat des médecins généralistes jeunes installés ou candidats à l'installation, le SNJMG se bat contre tout risque de pénalisation à l'installation.

Même si le moratoire n'est pas ses yeux la meilleure réponse à cette menace, le SNJMG a mené les discussions avec le ministre sur la base d'un moratoire de sept ans sur tout le territoire. Grâce à ces échanges et à la mobilisation organisations de médecins généralistes (juniors et seniors) opposées à la convention médicale, le risque de moratoire réduit aux seules zones sous médicalisées a été ecarté et un moratoire de 5 ans va bientôt se concrétiser.

Ce résultat constitue un réel succès par rapport au texte conventionnel signé par la CSMF et le SML avec le directeur de l'UNCAM en Janvier 2005. En effet, cette convention médicale ne prévoit aucune mesure de protection des médecins en cours d'installation !!!

Toutefois, le Bureau National du SNJMG remarque qu'aucune raison d'ordre statistique ou économique ne vient expliquer la décision du gouvernement de rompre le consensus de 1997 (entre gouvernement, sécurité sociale et organisations de jeunes médecins) établissant à 7 ans la durée de stabilisation d'une installation.

Aussi, afin de renforcer l'impact de ce moratoire vis à vis des jeunes installés, le Bureau National du SNJMG demande au gouvernement de rapidement publier au JO les textes réglementaires correspondants et à la sécurité sociale de lancer immédiatement des campagnes d'information auprès des patients pour les avertir qu'à partir du 01.01.06, ils ne seront pas pénalisé s'ils consultent un jeune installé, qu'ils aient ou non choisi un autre médecin comme médecin traitant.

 

Paris le 19 décembre 2005



Reconnaissance universitaire de la Médecine Générale : les actes se font attendre...

Voici 10 ans, Alain Juppé, premier ministre, annonçait la création d'un stage ambulatoire pour les étudiants en Troisième Cycle de Médecine Générale (TCMG). Cette annonce se référait aux nécessités de la législation européenne et répondait au projet de stage proposé par la communauté de la Médecine Générale (avec notamment le SNJMG pour les étudiants de TCMG et l'ANEMF pour les étudiants des premier et deuxième cycles d'études médicales)

Ensuite, il y eu la réforme des études médicales impulsée par un autre premier ministre, Lionel Jospin, le 30 juin 1999 et qui s'est traduite en 2004 par la mise en place des Epreuves Nationales Classantes Anonymes (ECNA) et du DES (Diplôme d'Etudes Spécialisées) de Médecine Générale (conformément aux vœux, entre autres, du SNJMG).

Depuis, il faut malheureusement constater l'absence d'avancée pour la reconnaissance universitaire de la Médecine Générale...

Aussi, à l'occasion du congrès du Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), le Bureau National du SNJMG tient à manifester son soutien aux revendications des médecins généralistes enseignants. A savoir :
- la mise en place de la filière universitaire intégrale avec les statuts et les moyens financiers indispensables ;
- la parution des décrets d’application du stage obligatoire de médecine générale pendant le deuxième cycle des études médicales, comme prévu par l’arrêté du 7 mars 1997 concernant la réforme des études médicales ;
- amélioration du statut universitaire et actualisation de la rémunération des chargés d’enseignement et des maîtres de stage ;
- augmentation immédiate du nombre d'enseignants associés, avec doublement de leur nombre pour atteindre 200 enseignants associés à la rentrée 2007 ;
- création immédiate d'une sous-section médecine générale au Conseil National des Universités.

Le Bureau National du SNJMG rappelle à quel point ces revendications sont importantes pour éviter la déception des résultats des 2 premières sessions des ECNA. Sans une véritable reconnaissance universitaire ni une nécessaire évolution des conditions d'exercice (évolution totalement dévoyée par la nouvelle convention médicale), la Médecine Générale ambulatoire risque de souffrir d'une importante crise démographique...

Paris, le 28/11/05



Les syndicats médicaux signataires de la convention affichent leur mépris des jeunes médecins généralistes

A l'occasion du débat à l'Assemblée Nationale sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS 2006), le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) remarque avec atterrement le positionnement édifiant des syndicats médicaux signataires de la convention médicale.

Après s'être opposé en début d'année à tout moratoire au "médecin traitant" pour les récents installés, la CSMF a fait connaître sa préférence pour une non discrimination de la prise en charge des patients quelque soit le médecin généraliste consulté. Cette position, cohérente avec la facilitation de l'accès aux soins primaires (dont les médecins généralistes sont les acteurs-clé) et la plus efficace pour éviter de pénaliser les médecins généralistes en cours d'installation, était aussi soutenue par le SNJMG. Puis, la CSMF a fait savoir son soutien à la proposition d'un moratoire de 5 ans. Mais nouveau retournement au début octobre, la CSMF rejetait l'idée du moratoire ! Et dernier rebondissement la semaine dernière, l'UNOF, branche généraliste de la CSMF, semblait critiquer et regretter la restriction du moratoire aux seules zones décrétées pénuriques qui vient d'être votée par les parlementaires ...

Ces incessants changements de position ne sont-ils pas le résultat d'une politique délibérée de la CSMF pour éviter toute mesure dérogatoire dont pourraient bénéficier les jeunes médecins généralistes ?

Moins louvoyant mais bien plus cynique, le Dr Cabrera, président du SML, a profité de l'occasion du débat parlementaire sur l'ASV pour relancer sa revendication fétiche : la régulation coercitive à l'installation. «Une meilleure répartition démographique permettrait en fin de carrière de valoriser les cabinets médicaux et d'apporter une manne financière importante», soutient-il sans scrupule !. Les propos sont limpides : les jeunes médecins sont considérés par le SML comme des vaches à lait destinés à rentabiliser " l'entreprise médicale".

Si le doute existait encore après la signature de la nouvelle convention concernant le positionnement de la CSMF et du SML vis à vis des jeunes médecins généralistes, il est désormais totalement dissipé !

Pour sa part, le SNJMG poursuit sa mission de défense et représentation des jeunes médecins généralistes en demandant, si ce n'est une non discrimination de la prise en charge des patients quelque soit le médecin généraliste consulté, du moins, un moratoire de 7 ans pour tout nouvel installé (première installation ou non) sur tout le territoire couplé à de vastes campagnes d'information des patients.

Paris, le 27 octobre 2005


Démographie médicale : Laurent Fabius verse dans la démagogie !

Alors que les organisations de futurs et jeunes médecins généralistes se mobilisent contre la remise en question du moratoire sur le dispositif du médecin traitant lors de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance de la  motion défendue par Laurent Fabius lors du prochain congré du Parti Socialiste.

Selon ce texte, Laurent Fabius "propose que pendant les cinq premières années d’exercice de sa profession, tout médecin débutant soit tenu de respecter l’équilibre du territoire dans le choix de son lieu d’installation. Plusieurs modalités sont envisageables pour mettre en oeuvre cette évolution : l’une d’entre elles consisterait, à l’image de ce qui existe en Allemagne, à refuser le conventionnement à  l’assurance maladie de tout médecin s’installant dans une zone bénéficiant déjà d’une présence médicale suffisante".

Le Bureau National du SNJMG est abasourdi par la démagogie de cette proposition concernant au premier chef la Médecine Générale et qui s'avère incomplète (elle ne résout en rien les carences à l'hôpital) et surtout totalement inefficace (à l'image justement de l'exemple allemand cité dans la motion).

Pour éviter de pareilles bévues, le Bureau National du SNJMG conseille donc aux responsables politiques de lire les différents rapports officiels rédigés ces dernières années sur la démographie médicale. D'ici 10 ans, le pays devrait perdre au moins 15000 médecins généralistes (source : CNGE) et il est resté à l'Internat près de 500 postes vacants en Médecine Générale en 2004 et près de 1000 postes en 2005. Veut on encore aggraver cette situation en faisant tout pour dégouter les les jeunes médecins de la Médecine Générale ?

Paris, le 25.10.05


Favoriser l'installation et enrayer l 'hémorragie de médecins généralistes : encore une occasion manquée !

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance du vote de la commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale, qui réduit et
modifie la portée de la mesure visant à ne pas penaliser les médecins en cours ou en vue d'installation. Le PLFSS prévoyait qu'un patient qui consulte un médecin récemment installé et qui n'est pas son médecin traitant ne soit pas pénalisé. Or, la commission a restreint cette mesure aux seuls praticiens qui s'installent dans des "zones déficitaires"en médecins.

Le SNJMG rappelle que Philippe Douste Blazy puis Xavier Bertrand avaient convenu que le dispositif du medecin traitant pouvait constituer une pénalisation à l'installation des médecins généralistes et avaient assuré au SNJMG qu'une mesure viendrait résoudre ce probleme.
Puis, en juillet dernier, Xavier Bertrand ne s'était pas opposé à la demande du SNJMG d'un moratoire concernant tous les médecins généralistes, quel que soit le lieu de leur installation, que se soit une première installation ou une ré installation (*).
Or le vote du parlement ôte tout sens au moratoire, confirmant que la mise en place du "médecin traitant" peut être considérée comme une mesure de "Gate Keeping" également à l'égard des jeunes médecins généralistes qui voudraient s'installer, constituant ainsi un instrument de restriction de la liberté d'installation ne visant de plus que la Médecine Générale !
Un nouveau coup de boutoir contre une discipline négligée, maltraitée, et en conséquence délaissée à l'internat par les jeunes médecins !

Après 50 ans d'hospitalo-centrisme, 30 ans de politique de limitation de l'offre de soins (instauration du numérus clausus en 1971), il serait temps de se rappeler qu'avoir un nombre élévé de médecins est une chance pour un pays, une richesse, et de rappeler que l'activité de soins est génératrice en elle-même d'activité économique induite (10% du PIB et 0,5% de contribution à la croissance en 2001 selon les chiffres Eco-Santé OCDE 2003), et ne constitue pas seulement un "deficit".
Si l'on veut préserver un maillage médical national, il importe de ne plus agiter l'épouvantail à moineaux des mesures coercitives qu'encore aujourd'hui certains politiques, sans doute nostalgiques du service militaire obligatoire, agitent pour faire croire qu'elles permettront de maintenir et d'inciter les jeunes médecins à s'installer sur l'ensemble du territoire. Il est temps de tenir compte des réalités sociologiques de la profession (féminisation, démographie en "toupie", abandon de la spécialité "médecine générale" par les jeunes médecins issus des Epreuves Nationales Classantes Anonymes 2004 puis 2005 pour des spécialités à moindres contraintes), de valoriser les carrières, de prendre en compte les spécificités de l'exercice de la médecine générale, d'encourager les jeunes médecins à s'installer en médecine ambulatoire, de leur offrir une meilleure protection sociale, plutôt que de chercher à faire des économies "marginales" ou de protéger les "prés-carrés" sans doute défendus par certains.

Aujourd'hui, au moment où la France pourrait avoir plus que jamais besoin de ses professionnels soignants, il importe de rompre avec les politiques antèrieures, de renouer le dialogue social, d'avoir enfin une politique managériale efficace, de cesser d'adopter des mesures vexatoires, contre-productives économiquement à moyen et long terme mais aussi en termes de santé publique et de de faire le pari de l'investissement.

Le SNJMG a donc déjà pris contact avec le Ministère de la Santé afin que Xavier Bertrand puisse tenir sa parole en faisant annuler la proposition de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale.

(*) : Seul subsistait alors une différence de vue sur la durée du moratoire, le SNJMG demandant au gouvernement de s'en tenir à l'accord consensuel de 1997 (soit une durée de 7 ans)

Paris, le 21.10.05


Internat de médecine : La catastrophe annoncée pour la médecine générale a bien eu lieu !

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance des résultats des Epreuves Nationales Classantes Anonymes (ECNA) conditionnant l’entrée en Internat de Médecine.

Le résultat de l’amphithéatre de garnison du 26 septembre 2005 est sans appel pour la Médecine Générale : prés de 1000 postes sur les 2200 proposés n’ont pas été choisis !

Ce résultat est encore plus catastrophique que l’année précédente où plus de 500 postes de généralistes n'ont pas été pourvus au terme de la première session des ECNA.

Ce résultat est tout sauf une surprise pour le SNJMG qui s’inquiétait de ce résultat suite à l’humiliation que venait de subir la Médecine Générale lors de la publication de la nouvelle Convention Médicale au Journal Officiel le 11 février 2005.

Cette convention venait en effet aggraver la perception négative qu’avaient les étudiants en médecine de la discipline Médecine Générale : discipline non ou mal reconnue à l’Université, handicapée par une image sacerdotale (au travers notamment de la permanence de soins).

Pour que les postes de Médecine Générale proposés aux étudiants soient effectivement pourvus, le SNJMG demande donc une véritable reconnaissance universitaire avec notamment la mise en place d’un stage chez le médecin généraliste pour tous les futurs médecins lors du deuxième cycle d’études médicales (DCEM). Signalons à ce propos, qu’en 1995, lorsque le SNJMG avait participé à la mise en place d’un premier stage chez le praticien lors du résidanat/internat de Médecine Générale, le SNJMG avait aussi demandé la mise en place rapide d’un stage ambulatoire pour tous les futurs médecins lors du DCEM. Depuis 10 ans, rien n’a été fait…

Mais au delà de cette nécessaire reconnaissance universitaire, le SNJMG demande également de tirer toutes les conséquences des évolutions sociologiques du "médecin généraliste-métier".
Malgré les messages divergents véhiculés par la dernière convention médicale quant à leur rôle, il faut pourtant prendre en compte les aspirations des médecins généralistes concernant leur mode d'exercice : il apparaît évident que ces aspirations conduiront les généralistes à exercer leurs compétences dans des domaines complémentaires tels la médecine curative, la médecine préventive, la recherche clinique en médecin générale, l'enseignement de la médecine générale, etc...

Cette diversification de l'exercice est donc un facteur important d'attractivité pour la discipline, qu'il faut encourager et valoriser. Ce sont donc les perspectives d'évolution de carrière, de passerelles inter-spécialités et d'évolution de statut que le SNJMG souhaite voir posées.

Il faut également aménager le temps de travail des médecins, clarifier leurs missions, rémunérer ces missions selon leur juste prix et selon les modalités les plus adéquates, autoriser des changements et des diversifications d'activité afin de remobiliser et remotiver les 58% de médecins généralistes en activité qui ont déjà envisagé une reconversion professionnelle (étude de Cathébras et collaborateurs, La presse médicale 2004;33;1569-74) et de renforcer l'attractivité de la discipline pour les étudiants...

Paris, le 27 septembre 2005


Remplacements en médecine générale :
le gouvernement introduit une modification incohérente et dévalorisante !


Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance des modifications des procédures de remplacement en médecine incluses dans l'ordonnance n° 2005-1040 du 26 août 2005 relative à l'organisation de certaines professions de santé.

L'article 8 de cette ordonnance introduit la possibilité pour le ministre en charge de la Santé d'autoriser exceptionnellement les étudiants ayant validé leur Deuxième Cycle d’Etudes Médicales (DCEM) d'exercer des remplacements en Médecine Générale.

Le Bureau National du SNJMG estime que cette modification constitue une incohérence en matière de Santé publique et une manifestation de mépris pour la médecine ambulatoire.

En effet, les étudiants en médecine actuels ne peuvent plus remplacer 3 ans après la fin théorique de leur Internat (Troisième Cycle d’Etudes Médicales - TCEM). Or, ce délai ne tient aucun compte des périodes de maternité/paternité/adoption ni des périodes de maladie. Chaque année, des internes en médecine, jeunes parents ou ayant traversé l’épreuve d’une maladie, se voient ainsi privés de la possibilité d'effectuer des remplacements...

Et voilà que, pour augmenter le nombre de remplaçants, le gouvernement prévoit de recruter des étudiants n’ayant aucune expérience en médecine ambulatoire, alors qu'il maintient son interdiction pour des médecins thésards bénéficiant, eux, d’une expérience médicale...

Outre cette incohérence, une telle décision conduit à une véritable dévalorisation de la médecine et, en particulier, de la médecine générale, principale spécialité (en nombre) concernée par le remplacement.
Alors qu'en 2004, la médecine générale a enfin obtenu son statut de spécialité, cette décision nous fait reculer des années en arrière, à l'époque où n'importe quel étudiant ayant validé son DCEM pouvait remplacer en Médecine Générale sans justifier de la moindre formation dans cette discipline !

Cette décision n'est pas sans rappeler l'anomalie introduite par le gouvernement en accordant la fonction de "médecin traitant" (mission qui relève par essence de la Médecine Générale) à n'importe quel médecin fut-il chef d’un service hospitalier hyper spécialisé...

Le Bureau National du SNJMG appelle donc fermement le gouvernement à revenir sur cette modification des procédures de remplacement, à tenir compte des événements médicaux intercurrents dans la prorogation des licences de remplacement, et demande au Conseil de l'Ordre des médecins et aux responsables de l'enseignement de la Médecine Générale d'intervenir pour garantir à la Médecine Générale le haut niveau de formation que son exercice nécessite.

Paris, le 08 septembre 2005
 


Médecin traitant : quelles solutions pour les jeunes médecins généralistes ?

Vendredi 8 juillet 2005, une délégation du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a été reçue par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand.

Le 29 juin 2005, soit un an après avoir été interpelé par le SNJMG sur l'installation des médecins généralistes, le ministre de la Santé avait publiquement reconnu à l'Assemblée Nationale la pénalisation à l'installation induite par le dispositif de médecin traitant. Pour y remédier, le ministre a proposé un moratoire concernant les consultations auprès d'un jeune installé.

Même s'il estime que le moratoire n'est pas la solution la plus adaptée pour palier, entre autres, les risques à l'installation en médecine générale engendrés par le système du "médecin traitant", le Bureau National du SNJMG poursuit par défaut la discussion avec le Ministre sur les bases suivantes :
- Moratoire de 7 ans
- Moratoire ouvert sur tout le territoire
- Moratoire ouvert à tous les généralistes nouvellement installés (que se soit leur première installation ou non)
- Grandes campagnes d'information des patients sur le moratoire au minimum 2 fois par an (campagnes nationales sur l'existence du moratoire et campagnes locales informant les patients des généralistes installés depuis moins de 7 ans)

Paris, le 12 juillet 2005
 


Médecin traitant : un dispositif délétère pour les jeunes généralistes et la démographie médicale


Dès l'annonce de la réforme de l'Assurance Maladie par Philippe Douste Blazy en Mai 2004, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s'était inquiété de son impact sur les conditions d'installation des médecins généralistes. Une délégation du syndicat s'était ainsi rendu le 8 septembre 2004 au ministère de la Santé pour faire part des critiques des jeunes généralistes sur le dispositif du médecin traitant.

Malgré ces interventions et celles des organisations de jeunes généralistes lors des discussions conventionnelles de décembre 2004, la nouvelle convention médicale donna corps à la menace des "patientèles captives" induite par le dispositif du médecin traitant.

Mais les craintes des jeunes généralistes finirent par être entendues et Philippe Douste Blazy reconnut le risque de pénalisation des jeunes généralistes lors d'une discussion avec une délégation du SNJMG le 28 février 2005.

En ce début Juillet, mise en place théorique du médecin traitant, le Bureau National du SNJMG prend acte de la reconnaissance officielle par le nouveau ministre de la Santé, Xavier Bertrand, de la nécessité de modifier ce dispositif afin d'éviter toute pénalisation des jeunes médecins généralistes : "C'est une question de bon sens car nous avons besoin d'encourager les vocations pour devenir médecin" (Assemblée Nationale, le 29 juin 2005).

Aussi, une délégation du SNJMG se rendra ce vendredi à l'invitation de Xavier Bertrand à une réunion de concertation avec le ministre de la Santé pour définir les nécessaires évolutions du dispositif du médecin traitant.

Le SNJMG demandera l’absence de pénalité pour les patients consultant un médecin nouvellement installé dans le cadre d’une politique globale d’incitation à l’installation et de véritable reconnaissance de la Médecine Générale.

Paris, le 07 juillet 2005
 


Médecin traitant : à refaire !

A la veille de la mise en place du Médecin Traitant, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle que ce système, dépourvu de toute argumentation de santé publique, est conçu dans un objectif purement économique. Au nom d'une maîtrise "médicalisée" des dépenses de santé, il vise au transfert toujours plus important de ces dépenses du système collectif et solidaire (sécurité sociale) vers le système privé et concurrentiel (complémentaires santé).

Le Bureau National du SNJMG prend acte qu'il n'existe aucun enthousiasme des patients ni des généralistes envers ce dispositif (comme en atteste le "succès" très relatif du retour des formulaires pour une procédure quasi obligatoire pour tous les patients de plus de 16 ans).

En dépit des efforts de propagande et de démagogie des tenants de la réforme de l’Assurance Maladie et de la convention médicale, les patients comprennent qu'ils débourseront plus pour des soins chez les spécialistes d'organes sans aucune contrepartie en termes d'accès aux soins ni de coordination des soins.

Les médecins généralistes entrevoient le délire réglementaire, la surcharge de travail administratif et l'augmentation du coût informatique auxquels ils vont devoir faire face à partir du 1er juillet 2005 sans aucune contrepartie en termes d'évolution de leur exercice ni de reconnaissance de leur fonction.

Par ailleurs, les jeunes généralistes perçoivent clairement la menace de « patientèle captive » qu'induit un tel système quasi obligatoire et généralisé. En ces temps difficiles pour la démographie médicale, une telle mesure de type coercitif ne peut qu'aggraver la situation…

Le Bureau National du SNJMG demande donc au nouveau gouvernement d'engager avec toutes les parties concernées les concertations nécessaires à la refonte du dispositif de médecin traitant sur les bases suivantes :

1) Le médecin traitant est obligatoirement un médecin généraliste (Reconnaissance de la spécificité de la formation et du métier)
2) Les fonctions spécifiques du médecin traitant, dont la coordination, la synthèse et la prévention, nécessitent des moyens spécifiques adaptés à ces responsabilités.
3) Le médecin traitant et le patient qui choisissent un parcours de soins cohérent doivent bénéficier de garanties réelles en ce qui concerne les délais, les tarifs, la prise en charge et la qualité des soins prodigués.
4) La formation médicale (initiale et continue) doit être indépendante, au service de l’intérêt des patients.
5) Même reconnaissance universitaire et professionnelle pour l’ensemble de la profession généraliste (DES, résidents, remplaçants, médecins installés et salariés)
6) Pas de pénalité pour les patients consultant un médecin nouvellement installé grâce à la garantie clairement annoncée aux patients de la non différenciation des tarifs et remboursements lors des consultations en soins primaires, donc chez le généraliste quel qu'il soit.

Paris, le 30 juin 2005
 


Les jeunes généralistes jugeront le nouveau gouvernement sur ces actes

Après la nomination de Dominique de Villepin comme nouveau Premier Ministre, le Bureau National du SNJMG a pris connaissance de la composition du nouveau gouvernement chargé de traduire la "nouvelle impulsion" voulue par le Président de la République.

Comme avec tous ces prédécesseurs, le Bureau National du SNJMG n'a aucun a priori sur ce gouvernement et le jugera sur ces actes.

Selon les termes du Président de la République, "la France a la capacité d'être forte, si elle reste fidèle à son pacte social". Aussi, dans le respect du pacte social hérité de la Résistance, le Bureau National du SNJMG demande au nouveau gouvernement de surseoir à la mise en place du système du "médecin traitant" et d'engager avec toutes les parties prenantes les concertations nécessaires à la refonte de ce projet.

Dans le cadre de ces concertations, le SNJMG défendra l'égalité d'accès à des soins de qualité pour tous, la place de la médecine générale vis à vis des autres spécialités médicales, l'indépendance de la formation médicale (initiale et continue) et l'avenir professionnel des jeunes médecins généralistes.

Paris, le 03 juin 2005
 


Démographie médicale : un bon rapport mais pour quoi faire ?

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) exprime sa satisfaction globale à la lecture du rapport sur la démographie médicale qui sera remis demain par le Pr Berland à Mr Philippe Douste Blazy, ministre de la Santé.

Ce document est le fruit d’un travail de qualité auquel le SNJMG a pleinement participé. Ce travail a porté tout autant sur l’analyse de la problématique (exposé des difficultés d'analyse des critères actuels et futurs de la répartition géographique des professions médicales, évocation des expériences étrangères…) que sur l’élaboration de mesures censées y répondre.

Au terme de ce travail collégial, le SNJMG apprécie de retrouver dans le rapport final l’essence de sa propre analyse de la problématique et la plupart de ses propositions sur le sujet (comme par exemple l’évolution du cadre et des modes d’exercice : médecin collaborateur, options multiples de rémunération sortant du paiement à l’acte exclusif…) .
De même, le SNJMG se réjouit de l’absence dans ce rapport final de toute évocation de mesures coercitives grâce à la constitution, lors des travaux de la commission Berland, d’un front commun de toutes les organisations de futurs et jeunes médecins (toutes spécialités confondues) pour la défense de la liberté d’installation.

Ceci dit, le SNJMG s’interroge sur les suites qui seront données à ce rapport.
Les rapports officiels sur le sujet s'accumulent mais ils restent longtemps et/ou souvent lettre morte.
Malgré les mises en gardes du SNJMG dès 1996 et les rapports ministériels Choussat et Coudreau confirmant cette analyse, il faudra attendre le début des années 2000 pour que soient reconnus les risques de pénurie relatifs à l'inégale répartition des médecins. Et depuis lors… aucune acte politique concret ! A titre d’exemple, les aides financières à l'installation, pourtant négociées en janvier 2002 et provisionnées depuis par le Fonds de Modernisation de la Médecine Libérale (FoRMMeL) n’ont toujours pas été débloquées, faute de textes réglementaires d’application …
Ce qui n’a pas empéché Jean François Mattéi de commander en 2003 un nouveau rapport au sénateur honoraire Charles Descours. L’ancien Ministre de la Santé ne mettra en pratique aucune des mesures consensuelles préconisées dans ce rapport et se contentera d’évoquer le recours à des mesures autoritaires dans un délai de 10 ans (délai ramené à 3 ans par Xavier Bertrand en 2004)…

Manifestement, les différents ministres de la Santé s’avèrent jusqu’à présent incapables de mettre en place une politique positive et volontaire en matière de démographie médicale et restent obnubilé par le seul critère quantitatif.
Si l'on veut éviter l'écueil démographique, la désertification des zones rurales ou de certaines zones urbaines, la seule augmentation du nombre de médecin ne suffira pas en elle-même et la coercition s’avérera inéluctablement contre productive.

Au delà du rapport Berland, le SNJMG milite donc pour une redéfinition des missions des différents professionnels de santé et une mise en adéquation de leur nombre avec les besoins de santé publique (tout en prévoyant des passerelles inter-spécialités), pour des perspectives d'évolution de carrière et de statut des médecins...

Comme il l’avait annoncé lors d’une rencontre avec Philippe Douste Blazy le 28 février dernier, le SNJMG attend maintenant des actes concrets du gouvernement .

Paris, le 17 mai 2005
 



Des généralistes et des urgentistes se sont rencontrés le 07/04/2005

pour confronter leurs pratiques professionnelles, leur vécu, et leurs analyses. La crise du système de santé, dans un contexte de vieillissement de la population et de baisse de la démographie médicale, dépasse largement la crise des urgences.

La problématique réelle est avant tout celle de l¹accès aux soins des patients, et de la continuité des soins aux patients, bien plus que celle de la permanence des soins.

Urgentistes et généralistes ont fait le constat de l¹inadaptation à leur pratique du modèle dans lequel la logique économique actuelle tend à les enfermer : à l¹hôpital, une tarification à l¹activité qui sélectionne certains patients comme étant « peu rentables » ( par exemple les personnes âgées atteintes, comme c¹est souvent le cas, de plusieurs pathologies), en médecine générale le paiement à l¹acte exclusif, qui ne donne aucun moyen spécifique au généraliste l¹assurer la synthèse et la coordination du parcours de soins du patient.

Dans un cas comme dans l¹autre, soignants et patients deviennent la variable d¹ajustement d¹une gestion économique ignorante de la dimension de santé publique de toute activité médicale.
Il est de la responsabilité de la tutelle politique de ne pas se contenter d¹effets d¹annonces dénués de financement adéquat, afin d¹éviter l¹aggravation prévisible de la situation sanitaire.

11 avril 2005

Dr Sandrine Buscail pour le SNJMG
Dr Christian Lehmann, pour le collectif du Manifeste
Dr Hélène Baudry pour l'AMEDREF
Dr Didier Menard, pour le SMG
Dr Frédéric Pain, secrétaire général de l'AMUHF
Dr Patrick Pelloux, président de l'AMUHF
Dr Christophe Prudhomme, délégué de l'AMUHF
Dr Isabelle Aune , secrétaire générale de l'AMUHF
Le collectif hospitalier

 


31.03.05

Urgences (version française) : un mauvais film ?

 

Un mouvement de grève des urgentistes parti de Bretagne est en passe de s'étendre au reste du territoire national. Manque de lits, de personnels, afflux de patients... les causes immédiates de ce mouvement sont nombreuses.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui rassemble internes de médecine générale (qui font des gardes aux urgences hospitalières mais aussi en médecine générale ambulatoire lors de remplacements), jeunes généralistes urgentistes (à l'hôpital et en clinique), remplaçants et jeunes installés en médecine générale ambulatoire, est particulièrement concerné par ce mouvement.

Contrairement aux discours injurieux et/ou diffamatoires entendus depuis quelques jours (discours que le Bureau National condamne fermement), le SNJMG récuse tout affrontement entre médecins hospitaliers et médecins ambulatoires.

En effet, au delà des multiples causes immédiates, le Bureau National du SNJMG voit dans ce mouvement comme dans la grève des gardes des généralistes en 2001/2002 les effets d'une absence de politique de santé publique en matière de prise en charge des urgences.

Contrairement à d'autres pays développés, il n'existe toujours pas en France de prise en charge cohérente et organisée des urgences !
Certes, notre pays peut se prévaloir de la création du SAMU. Mais (est ce un mal français ?) le SAMU s’est simplement rajouté aux services d'urgences, aux services de pompiers et aux tours de gardes de médecine ambulatoire sans qu’aucun politique ne songe à construire un projet global.

Heureusement, il y a eu de façon plus souvent empirique que réellement organisée des progrès dans la coordination entre SAMU, Pompiers et services d'urgences.
Mais le système des tours de gardes en médecine ambulatoire est devenu totalement caduque. Sous les effets de l'inflation exponentielle des appels lors des gardes, d'une démographie médicale déclinante et de l'irrésistible judiciarisation de l'exercice médical, les médecins généralistes n'ont plus les moyens de faire correctement de la médecine générale en semaine et de participer en sus à une permanence de soins.

C'est pourquoi le SNJMG demande depuis 2002 la définition et l'organisation d'une véritable et cohérente prise en charge des urgences fondée sur le service public hospitalier (Pompiers, SAMU et services d'urgences hospitalières) ouvert aux médecins ambulatoires volontaires (participation à la régulation des appels et/ou à la prise en charge des patients dans le cadre d'un statut hospitalier à temps partiel).

Cette revendication va de pair avec notre demande de réaffirmation de la mission de service public des hôpitaux, soumis depuis ces derniers mois à la pression d'une réforme politique voulant les transformer en entreprises.
Or, cette pression s'exerce de façon la plus visible dans les services d'urgences : sélection plus ou moins voilée des pathologies, recours trop fréquent à des médecins aux statuts précaires et à la rémunération minimaliste (ex : internes, FFI, attachés, médecins à diplôme étrangers)...

L'urgence avec toutes ses composantes est une discipline indispensable à la société qui mérite d'être valorisée, traitée autrement qu'au rabais…

Paris, le 31 mars 2005

 


11.03.2005

Convention médicale : Des paroles… aux actes ?

Voici bientôt 2 semaines, une délégation du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a été reçue par le Ministre de la Santé, Mr Philippe Douste Blazy.

Lors de cette rencontre, Philippe Douste Blazy a dit comprendre que la réforme du médecin traitant puisse poser des problèmes pour les jeunes généralistes en cours ou en vue d’installation et a donné son accord de principe pour un moratoire les concernant (Rappel : le SNJMG a demandé qu’il n’y ait pas de différence de remboursement pour la consultation d’un généraliste installé depuis moins de 7 ans).
Mais si le principe du moratoire est ainsi acquis, sa concrétisation se fait toujours attendre…
De plus, ce moratoire ne résoudra pas à lui seul la question des « patient èles captives ». Or, cette question et la menace persistante de réquisitions pour la permanence de soins constituent de lourdes contraintes à l’installation, alors qu’une politique incitative globale pour la démographie médicale tarde à prendre forme… Pourtant, le ministre de la Santé s’est montré favorable à différentes propositions du SNJMG en matière d’évolution du métier de médecin généraliste (statut de médecin traitant, modalités d’exercice, profil de carrière…) et s’est dit intéressé par le projet de médecin collaborateur !

Par ailleurs, le 28 février 2005, le ministre ne s’est pas exprimé sur d’autres revendications du SNJMG et notamment celles communes aux différentes organisations mobilisées contre la convention médicale.

Ainsi, Philippe Douste Blazy n’est pas revenu sur la philosophie globale de la réforme qui aggrave les inégalités d’accès aux soins pour les patients avec l’officialisation d'une médecine à 2 vitesses et la légalisation des dépassements d'honoraires pour tous les spécialistes d’organes.

Aussi, le SNJMG maintient son engagement dans le regroupement des différentes organisations de Médecine Générale contre la réforme de l’Assurance Maladie et la nouvelle convention médicale, et jugera sur ses actes l’engagement du ministre de la Santé de répondre aux attentes des jeunes généralistes.

Paris, le 11 mars 2005
 


07.03.2005

HUIT MARS 2005 : Un combat plus qu'un hommage aux femmes médecins !

Déjà majoritaires chez les étudiants en médecine et chez les médecins de moins de 35 ans  (56%), les femmes dépasseront les hommes parmi les médecins en activité vers 2020 et représenteront 52% du corps médical en 2025.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) considère la féminisation comme un révélateur positif des changements sociologiques chez les médecins.

Or, si les mentalités évoluent, l'exercice en ambulatoire ne bouge pas beaucoup et une régression est même en vue avec la nouvelle convention médicale. Le risque est donc d'autant plus grand d'une fuite croissante de

l'exercice de la discipline de Médecine Générale par les jeunes générations de médecins généralistes, que les résultats des premières épreuves classantes nationales ont déjà montré son actuel manque d'attractivité auprès des étudiants.


Aussi, le SNJMG agit pour que l'exercice médical en ambulatoire évolue de façon à ne pas rebuter les jeunes médecins et notamment les femmes.
Dans ce but, le SNJMG milite pour :
- la redéfinition du métier de médecin généraliste

- la valorisation de la carrière des médecins ayant choisi cette discipline
- la création d'un statut de médecin collaborateur (libéral et/ou salarié)
- l'organisation d'une permanence des soins attractive sur la base d'un réel volontariat
- la diversification des modes de rémunérations des médecins généralistes
- la possibilité de faire de la Formation Médicale Continue (FMC) sur son temps de travail sans être pénalisé par une perte de revenus
- la création de mesures incitatives pour l'exercice en commun (exercice en groupe, travail en réseaux...)

Par ailleurs, le SNJMG pense qu'il est temps de revaloriser décemment les indemnités dont peuvent bénéficier les femmes médecins enceintes exerçant en libéral. En effet, depuis le 31 mars 1995, les femmes de profession libérales exerçant en exercice libéral exclusif peuvent bénéficier de l'allocation forfaitaire de repos maternel et de l'indemnité de cessation d'activité. (Réf. : décret n° 95-336 du 28/03/95). Un rapide calcul révèle que par
rapport aux salariées le montant des indemnités chute de manière significative.

Après s'être associé aux autres syndicats de médecins seniors, pour obtenir en 1995 la création de ces indemnités et pour étendre leur champ d'application aux remplaçantes (jusqu'alors seules les installées
bénéficiaient d'une maigre prestation), le SNJMG entend donc demander
une augmentation de ces indemnités. Parallèlement à cette revalorisation, le SNJMG demande également la revalorisation des indemnités
adoption et paternité et une prise en considération de ces situations (maternité, paternité, adoption) pour les choix de stages des internes en médecine générale.

Enfin, constatant la faible représentation des femmes (comme des jeunes médecins en général) dans les institutions professionnelles, le SNJMG demande, dans le cadre de sa revendication d'une redéfinition du métier et de la diversification des rémunérations, une politique incitative pour l'aménagement des conditions de travail des élus aux instances professionnelles
des médecins (URML, à la CARMF, etc.).
(exemples : réunions de réflexion, d'organisation et de négociations mieux intégrées et compensées financièrement à l'intérieur du temps de travail médical)

Il en va de la reconnaissance des femmes médecins et de revendications cohérentes pour une profession qui peut saisir l'occasion d'évoluer grâce à sa féminisation.

 

Paris, le 07 mars 2005


01.03.2005

Permanence des soins : dans l'attente d'un solution pérenne et digne...

 

En tant que syndicat de remplaçants et de jeunes installés, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a participé à la réflexion initiée par la DHOS sur l'avant projet de décret relatif à la permanence de soins.

 

Dans cet avant projet, le SNJMG a apprécié la possibilité de modulation des plages horaires en fonction des besoins locaux de santé publique et la non obligation des médecins généralistes de participer à la régulation des appels.

Toutefois, le SNJMG regrette que la permanence de soins ne soit toujours pas reconnue comme mission de service public ouvert aux médecins ambulatoires volontaires.

Ainsi, nous déplorons dans ce texte :

- un recours toujours possible aux réquisitions de médecins ambulatoires (et singulierement des seuls généralistes)

- la non reconnaissance d’un statut de la fonction publique hospitalière pour les médecins ambulatoires assurant la permanence de soins (notamment en ce qui concerne l'assurance professionnelle, le repos de sécurité, la couverture sociale et la rémunération).

 

Le SNJMG rappelle donc ses revendications élaborée en 2002 : la permanence de soins doit être assurée par les pompiers et les établissements de santé publics via les services d’Urgences et les services SAMU/SMUR. Des médecins ambulatoires volontaires et des établissement privés peuvent apporter leur concours pour cette mission.

 

Pour ce qui relève du secteur hospitalier, le SNJMG demande :

- la professionnalisation de la permanence de soins : mission exercée par des personnels médicaux et para médicaux formés à l’urgence (Formation médicale initiale et continue)

- le soutien et le développement d’hôpitaux locaux (dans une logique de complémentarité avec les CHS, CHG et CHR)

- la création dans ces hôpitaux locaux de structures légères d’accueil des urgences et, si besoin, de SMUR

- la garantie de bonnes conditions de travail pour les personnels exerçant dans ces structures (comme dans tous les services hospitaliers d’urgences) : 35 heures pour les personnels non médicaux et repos de sécurité , limitation effective du temps de travail hebdomadaire à 48 heures pour TOUS les personnels médicaux, internes et FFI inclus , alignement des rémunérations des FFI sur celles des internes , disparition des statuts précaires pour les médecins exerçant à l'hôpital avec totale harmonisation des grilles de rémunération entre spécialistes, généralistes et associés

 

Pour ce qui relève du secteur ambulatoire, le SNJMG demande :

- le respect absolu du principe de volontariat pour la participation de médecins ambulatoires

- la possibilité pour ces médecins volontaires soit d’occuper un poste hospitalier à temps partiel dans les services d’urgences/SMUR soit d’organiser une garde ambulatoire en complémentarité le SAMU et les pompiers

- la reconnaissance des compétences et des motivations en matière d’urgence : Equivalence des capacités de médecine d’urgences (CMU) et d’aide médicale urgente (CAMU) avec le DESC de médecine d’urgences et possibilité pour les médecins généralistes non DES d’accéder au DESC de médecine d’urgence

- la création pour les médecins volontaires participant à un système de garde ambulatoire d'un statut de praticien contractuel à temps partiel assurant à ces médecins le même cadre d'exercice que pour les autres médecins intervenant dans cette mission de service public : même niveau de rémunération, même couverture en matière de prestations sociales et d'assurance professionnelle, même encadrement des gardes (le médecin de garde est libre de refuser de faire plus de 1 garde de nuit par semaine,1 garde de jour férié ou de dimanche par mois, plus de 24 heures de garde d'affilée ; les femmes sont dispensées de gardes à compter du 3e mois de grossesse…).

 

En accord avec ces revendications, le Bureau National du SNJMG soutient le Dr Marie Haude Lehouerou qui a comparu hier devant le tribunal de grande Instance de Brest pour refus de réquisition.

 

Paris, le 01 mars 2005


28.02.2005

Convention médicale : Le SNJMG reçu par Philippe Douste Blazy 

  

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a fait part dès le mois de juin 2004 de ses critiques contre la réforme de l’Assurance maladie et, dès le mois de Décembre 2004, de ses critiques contre la nouvelle convention médicale. Depuis, le SNJMG a été à l’origine du regroupement des organisations opposées à la convention médicale et ces organisations l’ont reconnu comme médiateur du mouvement de contestation.

 

Fort de ce positionnement, une délégation du SNJMG a été reçue aujourd’hui par le ministre de la Santé, Mr Philippe Douste Blazy. Cette rencontre, qui s’est déroulée dans une bonne ambiance, a été l’occasion pour la délégation du SNJMG de rappeler :

- les désaccords du syndicat avec la réforme de l’Assurance Maladie et la nouvelle Convention Médicale

- les revendications des jeunes médecins généralistes portées depuis toujours par le syndicat.

 

Lors de cette discussion, le ministre de la Santé a reconnu que la réforme du médecin traitant posait des problèmes pour les jeunes généralistes en cours ou en vue d’installation et s’est dit prêt à agréer des mesures spécifiques pour y remédier (Rappel : le SNJMG a demandé qu’il n’y ait pas de différence de remboursement pour la consultation d’un généraliste installé depuis moins de 7 ans).

 

Il a aussi manifesté son interêt pour les revendications du SNJMG en matière d’évolution du métier de médecin généraliste (voir le précédent communiqué de presse sur la démographie des médecins généralistes) et s’est dit favorable à la mise en place d’un statut de médecin collaborateur.

 

A la sortie de cette rencontre, la délégation du SNJMG note avec satisfaction que le ministre a reconnu la validité de plusieurs analyses du syndicat.

 

Toutefois, la délégation du SNJMG note que le ministre n’a pas donné suite à nombre des critiques du syndicat et que les propositions du ministre restent pour l’instant dans l’intentionnel.

 

Le SNJMG sera donc attentif aux suites qui seront données à cette rencontre et réaffirme ses revendications concernant la réforme de l’Assurance Maladie et la nouvelle Convention Médicale (NB : le SNJMG rappelle notamment sa participation à la journée de mobilisation nationale du 05mars 2005).

 

Paris, le 28 février 2004


21.02.2005

- Démographie de la médecine générale : le compte n'y est pas, la motivation non plus...

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) réagit vivement à la décision de la Commission Nationale des Etudes Médicales du 15 février 2005 d'accorder 2193 postes de futurs généralistes contre 2200 de futurs autres spécialistes pour la prochaine rentrée en troisième cycle d'études médicales.

 

Certes, entre 2004 et 2005, la répartition Généralistes/Autres spécialités passe de 46%/54% à presque 50%/50%. Mais, cette répartition ne tient pas compte du fait que plus de 500 postes de généralistes n'ont pas été pourvus au terme de la première session des Epreuves Classantes Nationales Anonymes (ECNA) en 2004.

 

Cette répartition ne tient pas compte non plus de l'évolution du nombre de médecins exerçant effectivement la Médecine Générale qui doit passer de 54 000 actuellement à 44 000 dans les 10 ans à venir.

 

Aussi, le SNJMG juge insuffisante la décision de la Commission Nationale des Etudes Médicales (symboliquement, cette répartition n'atteint même pas la parité mathématique) et rappelle sa revendication de 2 postes de Médecine Générale pour 1 poste d'autres spécialités.

 

Et pour que ces postes de Médecine Générale soient effectivement pourvus, le SNJMG estime qu'il faut également considérer les évolutions sociologiques du "médecin généraliste-métier".

 

Encore handicapée par un manque de reconnaissance universitaire et par une image sacerdotale (au travers notamment de la permanence de soins), la Médecine Générale vient de subir une humiliation avec la nouvelle Convention Médicale publiée au Journal Officiel le 11 février 2005.

 

Malgré les messages divergents véhiculés par cette convention quant à leur rôle, il faut pourtant prendre en compte les aspirations des médecins généralistes concernant leur mode d'exercice : il apparaît évident que ces aspirations conduiront les généralistes à exercer leurs compétences dans des domaines complémentaires tels la médecine curative, la médecine préventive, la recherche clinique en médecin générale, l'enseignement de la médecine générale, etc...

 

Cette diversification de l'exercice est donc un facteur important d'attractivité pour la discipline, qu'il faut encourager et valoriser.

 

Au delà des discussions du nombre de postes, ce sont donc les perspectives d'évolution de carrière, de passerelles inter-spécialités et d'évolution de statut que le SNJMG souhaite voir posées.

 

Si l'on veut éviter l'écueil démographique, la désertification des zones rurales ou de certaines zones urbaines, la seule augmentation du nombre de médecin ne suffira pas en elle-même.

 

Il faut également aménager le temps de travail des médecins, clarifier leurs missions, rémunérer ces missions selon leur juste prix et selon les modalités les plus adéquates, autoriser des changements et des diversifications d'activité afin de remobiliser et remotiver les 58% de médecins généralistes en activité qui ont déjà envisagé une reconversion professionnelle (étude de Cathébras et collaborateurs, La presse médicale 2004;33;1569-74) et de renforcer l'attractivité de la discipline pour les étudiants...

 

Paris, le 21 février 2004


11.02.05

- Les jeunes médecins généralistes rejettent la convention médicale !

 

Ce 11 février 2005, l’arrêté du 3 février 2005 portant approbation de la convention nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes est publié au Journal Officiel.

 

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) ne peut pas rester sans voix face à un texte qui met en cause le principe de Solidarité de l’Assurance Maladie, humilie la Médecine Générale et fait régresser le statut et la fonction de médecin généraliste.

 

Le SNJMG rappelle que :

-         les deux organisations nationales de jeunes et futurs médecins généralistes se sont prononcées contre cette Convention Médicale,

-         selon un sondage Decisions Research (portant sur un échantillon de 500 généralistes interrogés entre le 3 et le 4 février) publié ce jour dans l'hebdomadaire Impact Médecine, seuls 33% des généralistes installés en ambulatoire se disent prêts à s'engager selon les conditions actuelles de la nouvelle convention et seuls 12% des généralistes estiment que les syndicats signataires de la convention défendent au mieux le métier de généraliste.

-         le manifeste sur la contre réforme du système de santé va dépasser les 20.000 signatures (Rappel : il y a près de 52 000 généralistes en activité),

-         selon un sondage IFOP pour la CNAMTS (réalisée les 20 et 21 janvier auprès de 807 personnes) publié le 23 janvier dans Le Journal du Dimanche, 48 % des français estiment que la mise en place du médecin traitant ne va pas améliorer la qualité des soins.

 

Aussi, Le Bureau National du SNJMG adresse ce jour une lettre ouverte au Ministre de la Santé pour signifier le désaccord des jeunes généralistes et annonce la participation du syndicat à la journée nationale de mobilisation organisée le samedi 05 mars 2005.

 

Paris, le 11 février 2004

Télécharger la lettre :

 


18.01.05

- Les jeunes médecins généralistes aux cotés des patients pour un système de soins solidaire !

 

Depuis plusieurs mois, un vent mauvais souffle sur notre système de santé : remise en cause de l’Aide Médicale d’Etat (AME), réformes de l’hôpital et de l’Assurance Maladie…

Attaché au principe de l’accès aux soins de qualité pour tous, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s’emploie à lutter contre de telles menaces !

 

Engagé contre la réforme de l’AME, le SNJMG s’est également exprimé en 2004 contre le plan de nouvelle gouvernance hospitalière.

Le SNJMG rejette ce plan qui menace l’hôpital d’une privatisation rampante. Déjà bien écornée par l’existence de consultations privées, comment la notion de service public hospitalier survivra t elle à la mise en place de groupements public/privé ? Nous craignons trop de connaître la réponse…

Ce plan est présenté comme relevant du bon sens économique. Mais, pour le SNJMG, ce plan n’est qu’un accompagnement de la marchandisation de la santé.

Ainsi, la tarification à la pathologie se veut un instrument logique permettant une rationalisation des coûts aussi bien dans les cliniques privées que dans les hôpitaux publics. Mais comment comparer le coût d’une appendicite dans une clinique qui sélectionne les pathologies et une appendicite dans un hôpital ouvert à tous les patients ?

De plus, le SNJMG s’interroge sur les conséquences de cette réforme sur les missions d’enseignement et de recherche des Centres Hospitaliers Universitaires. Nous remarquons que ce plan est particulièrement discret sur le sujet…

Quant à la création de pôles d’activité, comment ne pas y voir au mieux une usine à gaz au pire une mise sous tutelle économique des médecins hospitaliers ?

 

A ces dangers mettant en péril l’Hôpital public se rajoutent,  avec la signature mercredi 12 janvier 2005 de la convention médicale, de sérieuses menaces sur la médecine ambulatoire.

Là encore, sous un montage d’usine à gaz (médecin traitant/parcours de soins), se profile un système lourd et dirigiste, à visée purement économique. Ce système aggrave les inégalités d’accès aux soins pour les patients avec la mise en place d'une médecine à 2 vitesses (ceux qui auront les moyens d’éviter le « parcours du combattant » et les autres) et la légalisation des dépassements d'honoraires pour les spécialistes d’organes.

Là encore, le SNJMG s’est rapidement mobilisé pour dénoncer la remise en cause d’un système de soins solidaire.

 

Aussi, le Bureau National du SNJMG appelle :

- les généralistes exerçant à l’hôpital à participer à la journée de grève du 20 janvier 2005 pour dire non au démantèlement de l'hôpital public, à la précarisation des médecins hospitaliers et à transformation de l'hôpital en entreprise de production de soins

- les internes et résidents de Médecins Générale ainsi que les médecins généralistes (installés et remplaçants) à participer aux cotés de patients à la manifestation du 22 janvier 2005 contre la nouvelle convention médicale.

 

Paris, le 18 janvier 2004

 


14.01.05

- 12 janvier 2005 : une date référence pour la médecine générale !

 

"C'est un moment que l'on peut qualifier d'important, sinon d'historique", a déclaré mercredi 12 janvier 2005 M. Van Roekeghem, après la signature de la convention qui crée le statut de "médecin traitant".

 

Comment en effet, ne pas employer ce qualificatif pour un texte qui :

- consacre l‘étatisation (avant privatisation ?) de l’Assurance Maladie

- aggrave les inégalités d’accès aux soins pour les patients avec la mise en place d'une médecine à 2 vitesses et la légalisation des dépassements d'honoraires pour tous les spécialistes d’organes,

- humilie la médecine générale en déniant sa spécificité,

- constitue une régression pour les médecins généralistes dont la mission de médecin traitant est dévoyée dans un système lourd et dirigiste, à visée purement économique,

- représente une contrainte économique et administrative nouvelle pour les jeunes installés et les candidats à l'installation en médecine générale.

 

Mais, face à cette attaque frontale de notre système solidaire de Santé et de la médecine générale, la communauté des généralistes s’est mobilisée.

Ce même 12 janvier 2004, à l’initiative du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG), une conférence de presse a réuni : trois des 6 syndicats de médecins généralistes (FMF-Gé, MG-France et SMG), les 2 organisations de futurs et jeunes médecins généralistes (ISNAR-IMG et SNJMG), la structure regroupant les médecins généralistes enseignants (CNGE), 2 des principales organisations de FMC (MGFORM et SFTG) ainsi que l’association MGVA, le club de réflexion L’atelier, les collectifs FORMINDEP et COMEGAS et les initiateurs du manifeste "La contre réforme du système de santé : un tissu de mensonges".

Avec chacune leurs spécificités, toutes ces organisations ont ainsi représenté les différents aspects d’une spécialité qui lutte depuis 20 ans pour s’affirmer : la Médecine Générale.

 

Le succès de cette mobilisation survient malgré le contre feu allumé le même jour par le ministre de la Santé dans un entretien publié par le Parisien. En demandant à l'assurance maladie d'étudier la préservation du bénéfice du tiers payant aux salariés dont les ressources n’excèdent pas 15% au-dessus du plafond de la CMU, Philippe Douste Blazy a tenté de corriger (bien imparfaitement et insuffisamment, donc) l’un des aspects socialement scandaleux de la convention : la pénalisation des moins fortunés par la disparition du tiers payant avec la suppression de l’Option Médecin Référent.

 

Ce succès est prolongé par la décision de la Société Française de Médecine Générale (SFMG) de publier le lendemain, 13 janvier 2005, un communiqué de presse dénonçant que « dans sa rédaction actuelle, la convention méconnaisse les fonctions de la médecine générale et la place des médecins généralistes ».

 

Un grand mouvement de défense de la Médecine Générale et de notre système de Santé solidaire est en train de prendre corps. Le SNJMG, pionnier de ce mouvement, appelle les généralistes installés et remplaçants à participer aux cotés de patients à la manifestation organisée à Paris le 22 janvier 2004.

 

Paris, le 14 janvier 2004

 


11.01.05

- Convention médicale : Vers la destruction du système de santé !

 

Mercredi 12 janvier, le gouvernement (par directeur de l’UNCAM interposé) et trois syndicats médicaux (CSMF, SML, Alliance) vont signer une nouvelle convention médicale.

 

Cette nouvelle convention constitue :

- une rupture d’égalité d’accès aux soins pour les patients avec la mise en place d'une médecine à 2 vitesses et la légalisation des dépassements d'honoraires pour tous les spécialistes d’organes,

- une humiliation pour la médecine générale dont la spécificité est déniée,

- une régression pour les médecins généralistes dont la mission de médecin traitant est dévoyée dans un système lourd et dirigiste, à visée purement économique,

- une menace pour les jeunes installés et les candidats à l'installation en médecine générale avec la création de "patientèles captives"  qui constituent de facto une première mesure coercitive à l’installation.

 

Aussi, le Bureau National du SNJMG appelle à un rassemblement des organisations de médecine générale opposées à cette convention, à l'occasion d'une conférence de presse commune le mercredi 12 janvier *, et à la participation des généralistes installés et remplaçants à la manifestation organisée le 22 janvier 2005 à l'initiative de l'ISNAR-IMG.

 

Paris, le 11 janvier 2005

 

* de 9H00 à 11H00 au Méditel, 28 Boulevard Pasteur, 75015 PARIS.


06.01.05

- Médecin traitant :  un projet à visée économique, lourd, dirigiste, inégalitaire et liberticide

 

Depuis la signature d'une base de convention médicale entre le gouvernement (par directeur de l'UNCAM interposé) et trois syndicats de médecins (CSMF, SML et Alliance), le Secrétaire d'Etat à l'Assurance Maladie, Xavier Bertrand, assure la publicité du "médecin traitant".

Mais, le Secrétaire d'Etat évite soigneusement de parler des défauts du système qu'il soutient…

 

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle donc que ce système, dépourvu de toute argumentation de santé publique, est conçu dans un objectif purement économique. Au nom d'une maîtrise "médicalisée" des dépenses de santé, il vise au transfert toujours plus important de ces dépenses du système collectif et solidaire (sécurité sociale) vers le système privé et concurrentiel (complémentaires santé).

 

Pour arriver à ce but sans annoncer ouvertement une baisse globale des remboursements de la sécurité sociale, le "médecin traitant" est conçu comme une réponse à l'alibi du nomadisme médical, pourtant phénomène marginal dans la pratique. Avec le "médecin traitant", la convention organise un parcours de soins économiquement vertueux qui théoriquement s'impose à tous : patients et médecins.

Toutefois, afin de ménager ses soutiens parmi les syndicats médicaux, le gouvernement a laissé la possibilité aux spécialistes de prétendre à la fonction de "médecin traitant" et aux patients qui en ont les moyens financiers de se soustraire au "médecin traitant" en contre partie de dépassements d'honoraires.

De même, afin de ne pas mobiliser contre lui certains lobbies (comme celui de la gynécologie médicale), le gouvernement a prévu certaines exceptions légales au "médecin traitant".

 

Il en résulte un mécanisme lourd et compliqué qui promet beaucoup dans sa gestion administrative... Mais aussi, un système inégalitaire qui s'impose quasi obligatoirement aux plus démunis et devient de plus en plus facultatif avec l’augmentation des moyens financiers des patients...

 

Un comble pour une réforme de l'Assurance Maladie : dans une société où les inégalités de santé sont les plus dures des inégalités sociales, les patients économiquement les plus faibles sont de facto privés de la liberté de choix de leur médecin !

En revanche, ce projet de "médecin traitant" s’applique à tous les médecins et génère des patientèles "captives" pour les médecins généralistes. Or tout système de "patientèles captives" constitue une mesure coercitive déguisée à l'installation des médecins généralistes. De plus, en freinant les aspirations à l'installation et en mettant en danger économique les installations récentes, ce système risque d'aggraver le déficit démographique global et local en médecins généralistes !

 

Fidèle à son engagement éthique de système de santé efficient et solidaire et au nom des remplaçants et des jeunes installés, le SNJMG réaffirme son opposition à ce projet de "médecin traitant" et s'engage pleinement dans la mobilisation contre la convention médicale.

 

Paris, le 06 janvier 2005


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