Maternité en Médecine Générale : la balle
est dans le camp du gouvernement
L’ISNAR IMG, MG France et le SNJMG demandent à Madame Catherine VAUTRIN
des mesures concrètes concernant la grossesse des femmes généralistes en
formation, remplaçantes ou installées.
Des représentants de l’ISNAR-IMG, de MG France et du SNJMG ont fait part
la semaine dernière à Madame Catherine VAUTRIN, Ministre déléguée à la
Cohésion Sociale et à la Parité, des problèmes spécifiques à la
grossesse rencontrés par les femmes internes, remplaçantes ou installées
en Médecine Générale.
Les trois organisations syndicales lui ont exposé la précarité sociale
entourant la maternité des femmes médecins, et fait part de leurs
revendications communes* :
- allonger la durée du congé maternité des médecins généralistes
installées (MG France),
- augmenter pour les remplaçantes enceintes ou jeunes mamans le délai
entre la fin du cursus et la date limite de soutenance de la thèse
(SNJMG),
- instaurer le choix en surnombre validant pour les internes enceintes
(ISNAR-IMG).
A l’heure où le manque de Médecins Généralistes est avéré, où
l’installation de ces médecins est en crise, et où la féminisation de la
profession est croissante, il est essentiel de ne pas aggraver la fuite
des jeunes femmes vers un autre exercice que la Médecine Générale
ambulatoire qui en l’état ne peut leur offrir la sécurité nécessaire au
bon déroulement de leur grossesse !
Madame la Ministre s’est montrée préoccupée par les difficultés exposées
et a annoncé l’organisation prochaine d’une réunion interministérielle
associant la Santé, l’Assurance-Maladie et l’Education Nationale au
Ministère de la Parité.
Pour autant, aucune mesure immédiate n’a été annoncée alors qu’il est
urgent de mettre en oeuvre rapidement des solutions concrètes !

Médecin traitant : les jeunes
généralistes demandent une visibilité immédiate pour le moratoire en
faveur des nouveaux installés
A propos du dispositif de médecin traitant, le Ministre de la Santé,
Xavier Bertrand a donné le 16 décembre 2005 des précisions sur le
moratoire en faveur des nouveaux installés : pendant cinq ans, les
patients qui se rendront à leur cabinet ne seront pas pénalisés
financièrement.
Depuis l'annonce de la réforme de l'assurance Maladie en mai 2004, et en
tant que syndicat des médecins généralistes jeunes installés ou
candidats à l'installation, le SNJMG se bat contre tout risque de
pénalisation à l'installation.
Même si le moratoire n'est pas ses yeux la meilleure réponse à cette
menace, le SNJMG a mené les discussions avec le ministre sur la base
d'un moratoire de sept ans sur tout le territoire. Grâce à ces échanges
et à la mobilisation organisations de médecins généralistes (juniors et
seniors) opposées à la convention médicale, le risque de moratoire
réduit aux seules zones sous médicalisées a été ecarté et un moratoire
de 5 ans va bientôt se concrétiser.
Ce résultat constitue un réel succès par rapport au texte conventionnel
signé par la CSMF et le SML avec le directeur de l'UNCAM en Janvier
2005. En effet, cette convention médicale ne prévoit aucune mesure de
protection des médecins en cours d'installation !!!
Toutefois, le Bureau National du SNJMG remarque qu'aucune raison d'ordre
statistique ou économique ne vient expliquer la décision du gouvernement
de rompre le consensus de 1997 (entre gouvernement, sécurité sociale et
organisations de jeunes médecins) établissant à 7 ans la durée de
stabilisation d'une installation.
Aussi, afin de renforcer l'impact de ce moratoire vis à vis des jeunes
installés, le Bureau National du SNJMG demande au gouvernement de
rapidement publier au JO les textes réglementaires correspondants et à
la sécurité sociale de lancer immédiatement des campagnes d'information
auprès des patients pour les avertir qu'à partir du 01.01.06, ils ne
seront pas pénalisé s'ils consultent un jeune installé, qu'ils aient ou
non choisi un autre médecin comme médecin traitant.
Paris le 19 décembre 2005

Reconnaissance universitaire de la
Médecine Générale : les actes se font attendre...
Voici 10 ans, Alain Juppé, premier ministre, annonçait la création d'un
stage ambulatoire pour les étudiants en Troisième Cycle de Médecine
Générale (TCMG). Cette annonce se référait aux nécessités de la
législation européenne et répondait au projet de stage proposé par la
communauté de la Médecine Générale (avec notamment le SNJMG pour les
étudiants de TCMG et l'ANEMF pour les étudiants des premier et deuxième
cycles d'études médicales)
Ensuite, il y eu la réforme des études médicales impulsée par un autre
premier ministre, Lionel Jospin, le 30 juin 1999 et qui s'est traduite
en 2004 par la mise en place des Epreuves Nationales Classantes Anonymes
(ECNA) et du DES (Diplôme d'Etudes Spécialisées) de Médecine Générale
(conformément aux vœux, entre autres, du SNJMG).
Depuis, il faut malheureusement constater l'absence d'avancée pour la
reconnaissance universitaire de la Médecine Générale...
Aussi, à l'occasion du congrès du Collège National des Généralistes
Enseignants (CNGE), le Bureau National du SNJMG tient à manifester son
soutien aux revendications des médecins généralistes enseignants. A
savoir :
- la mise en place de la filière universitaire intégrale avec les
statuts et les moyens financiers indispensables ;
- la parution des décrets d’application du stage obligatoire de médecine
générale pendant le deuxième cycle des études médicales, comme prévu par
l’arrêté du 7 mars 1997 concernant la réforme des études médicales ;
- amélioration du statut universitaire et actualisation de la
rémunération des chargés d’enseignement et des maîtres de stage ;
- augmentation immédiate du nombre d'enseignants associés, avec
doublement de leur nombre pour atteindre 200 enseignants associés à la
rentrée 2007 ;
- création immédiate d'une sous-section médecine générale au Conseil
National des Universités.
Le Bureau National du SNJMG rappelle à quel point ces revendications
sont importantes pour éviter la déception des résultats des 2 premières
sessions des ECNA. Sans une véritable reconnaissance universitaire ni
une nécessaire évolution des conditions d'exercice (évolution totalement
dévoyée par la nouvelle convention médicale), la Médecine Générale
ambulatoire risque de souffrir d'une importante crise démographique...
Paris, le 28/11/05

Les syndicats médicaux signataires de la
convention affichent leur mépris des jeunes médecins généralistes
A l'occasion du débat à l'Assemblée Nationale sur le Projet de Loi de
Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS 2006), le Bureau National du
Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) remarque avec
atterrement le positionnement édifiant des syndicats médicaux
signataires de la convention médicale.
Après s'être opposé en début d'année à tout moratoire au "médecin
traitant" pour les récents installés, la CSMF a fait connaître sa
préférence pour une non discrimination de la prise en charge des
patients quelque soit le médecin généraliste consulté. Cette position,
cohérente avec la facilitation de l'accès aux soins primaires (dont les
médecins généralistes sont les acteurs-clé) et la plus efficace pour
éviter de pénaliser les médecins généralistes en cours d'installation,
était aussi soutenue par le SNJMG. Puis, la CSMF a fait savoir son
soutien à la proposition d'un moratoire de 5 ans. Mais nouveau
retournement au début octobre, la CSMF rejetait l'idée du moratoire ! Et
dernier rebondissement la semaine dernière, l'UNOF, branche généraliste
de la CSMF, semblait critiquer et regretter la restriction du moratoire
aux seules zones décrétées pénuriques qui vient d'être votée par les
parlementaires ...
Ces incessants changements de position ne sont-ils pas le résultat d'une
politique délibérée de la CSMF pour éviter toute mesure dérogatoire dont
pourraient bénéficier les jeunes médecins généralistes ?
Moins louvoyant mais bien plus cynique, le Dr Cabrera, président du SML,
a profité de l'occasion du débat parlementaire sur l'ASV pour relancer
sa revendication fétiche : la régulation coercitive à l'installation.
«Une meilleure répartition démographique permettrait en fin de carrière
de valoriser les cabinets médicaux et d'apporter une manne financière
importante», soutient-il sans scrupule !. Les propos sont limpides : les
jeunes médecins sont considérés par le SML comme des vaches à lait
destinés à rentabiliser " l'entreprise médicale".
Si le doute existait encore après la signature de la nouvelle convention
concernant le positionnement de la CSMF et du SML vis à vis des jeunes
médecins généralistes, il est désormais totalement dissipé !
Pour sa part, le SNJMG poursuit sa mission de défense et représentation
des jeunes médecins généralistes en demandant, si ce n'est une non
discrimination de la prise en charge des patients quelque soit le
médecin généraliste consulté, du moins, un moratoire de 7 ans pour tout
nouvel installé (première installation ou non) sur tout le territoire
couplé à de vastes campagnes d'information des patients.
Paris, le 27 octobre 2005

Démographie médicale : Laurent Fabius
verse dans la démagogie !
Alors que les organisations de futurs et jeunes médecins généralistes se
mobilisent contre la remise en question du moratoire sur le dispositif
du médecin traitant lors de la discussion du projet de loi de
financement de la Sécurité sociale, le Bureau National du Syndicat
National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance de
la motion défendue par Laurent Fabius lors du prochain congré du Parti
Socialiste.
Selon ce texte, Laurent Fabius "propose que pendant les cinq premières
années d’exercice de sa profession, tout médecin débutant soit tenu de
respecter l’équilibre du territoire dans le choix de son lieu
d’installation. Plusieurs modalités sont envisageables pour mettre en
oeuvre cette évolution : l’une d’entre elles consisterait, à l’image de
ce qui existe en Allemagne, à refuser le conventionnement à l’assurance
maladie de tout médecin s’installant dans une zone bénéficiant déjà
d’une présence médicale suffisante".
Le Bureau National du SNJMG est abasourdi par la démagogie de cette
proposition concernant au premier chef la Médecine Générale et qui
s'avère incomplète (elle ne résout en rien les carences à l'hôpital) et
surtout totalement inefficace (à l'image justement de l'exemple allemand
cité dans la motion).
Pour éviter de pareilles bévues, le Bureau National du SNJMG conseille
donc aux responsables politiques de lire les différents rapports
officiels rédigés ces dernières années sur la démographie médicale.
D'ici 10 ans, le pays devrait perdre au moins 15000 médecins
généralistes (source : CNGE) et il est resté à l'Internat près de 500
postes vacants en Médecine Générale en 2004 et près de 1000 postes en
2005. Veut on encore aggraver cette situation en faisant tout pour
dégouter les les jeunes médecins de la Médecine Générale ?
Paris, le 25.10.05

Favoriser l'installation et enrayer l
'hémorragie de médecins généralistes : encore une occasion manquée !
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) a pris connaissance du vote de la commission des Affaires
Sociales de l'Assemblée Nationale, qui réduit et
modifie la portée de la mesure visant à ne pas penaliser les médecins en
cours ou en vue d'installation. Le PLFSS prévoyait qu'un patient qui
consulte un médecin récemment installé et qui n'est pas son médecin
traitant ne soit pas pénalisé. Or, la commission a restreint cette
mesure aux seuls praticiens qui s'installent dans des "zones
déficitaires"en médecins.
Le SNJMG rappelle que Philippe Douste Blazy puis Xavier Bertrand avaient
convenu que le dispositif du medecin traitant pouvait constituer une
pénalisation à l'installation des médecins généralistes et avaient
assuré au SNJMG qu'une mesure viendrait résoudre ce probleme.
Puis, en juillet dernier, Xavier Bertrand ne s'était pas opposé à la
demande du SNJMG d'un moratoire concernant tous les médecins
généralistes, quel que soit le lieu de leur installation, que se soit
une première installation ou une ré installation (*).
Or le vote du parlement ôte tout sens au moratoire, confirmant que la
mise en place du "médecin traitant" peut être considérée comme une
mesure de "Gate Keeping" également à l'égard des jeunes médecins
généralistes qui voudraient s'installer, constituant ainsi un instrument
de restriction de la liberté d'installation ne visant de plus que la
Médecine Générale !
Un nouveau coup de boutoir contre une discipline négligée, maltraitée,
et en conséquence délaissée à l'internat par les jeunes médecins !
Après 50 ans d'hospitalo-centrisme, 30 ans de politique de limitation de
l'offre de soins (instauration du numérus clausus en 1971), il serait
temps de se rappeler qu'avoir un nombre élévé de médecins est une chance
pour un pays, une richesse, et de rappeler que l'activité de soins est
génératrice en elle-même d'activité économique induite (10% du PIB et
0,5% de contribution à la croissance en 2001 selon les chiffres
Eco-Santé OCDE 2003), et ne constitue pas seulement un "deficit".
Si l'on veut préserver un maillage médical national, il importe de ne
plus agiter l'épouvantail à moineaux des mesures coercitives qu'encore
aujourd'hui certains politiques, sans doute nostalgiques du service
militaire obligatoire, agitent pour faire croire qu'elles permettront de
maintenir et d'inciter les jeunes médecins à s'installer sur l'ensemble
du territoire. Il est temps de tenir compte des réalités sociologiques
de la profession (féminisation, démographie en "toupie", abandon de la
spécialité "médecine générale" par les jeunes médecins issus des
Epreuves Nationales Classantes Anonymes 2004 puis 2005 pour des
spécialités à moindres contraintes), de valoriser les carrières, de
prendre en compte les spécificités de l'exercice de la médecine
générale, d'encourager les jeunes médecins à s'installer en médecine
ambulatoire, de leur offrir une meilleure protection sociale, plutôt que
de chercher à faire des économies "marginales" ou de protéger les
"prés-carrés" sans doute défendus par certains.
Aujourd'hui, au moment où la France pourrait avoir plus que jamais
besoin de ses professionnels soignants, il importe de rompre avec les
politiques antèrieures, de renouer le dialogue social, d'avoir enfin une
politique managériale efficace, de cesser d'adopter des mesures
vexatoires, contre-productives économiquement à moyen et long terme mais
aussi en termes de santé publique et de de faire le pari de
l'investissement.
Le SNJMG a donc déjà pris contact avec le Ministère de la Santé afin que
Xavier Bertrand puisse tenir sa parole en faisant annuler la proposition
de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale.
(*) : Seul subsistait alors une différence de vue sur la durée du
moratoire, le SNJMG demandant au gouvernement de s'en tenir à l'accord
consensuel de 1997 (soit une durée de 7 ans)
Paris, le 21.10.05

Internat de médecine : La catastrophe
annoncée pour la médecine générale a bien eu lieu !
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) a pris connaissance des résultats des Epreuves Nationales
Classantes Anonymes (ECNA) conditionnant l’entrée en Internat de
Médecine.
Le résultat de l’amphithéatre de garnison du 26 septembre 2005 est sans
appel pour la Médecine Générale : prés de 1000 postes sur les 2200
proposés n’ont pas été choisis !
Ce résultat est encore plus catastrophique que l’année précédente où
plus de 500 postes de généralistes n'ont pas été pourvus au terme de la
première session des ECNA.
Ce résultat est tout sauf une surprise pour le SNJMG qui s’inquiétait de
ce résultat suite à l’humiliation que venait de subir la Médecine
Générale lors de la publication de la nouvelle Convention Médicale au
Journal Officiel le 11 février 2005.
Cette convention venait en effet aggraver la perception négative
qu’avaient les étudiants en médecine de la discipline Médecine Générale
: discipline non ou mal reconnue à l’Université, handicapée par une
image sacerdotale (au travers notamment de la permanence de soins).
Pour que les postes de Médecine Générale proposés aux étudiants soient
effectivement pourvus, le SNJMG demande donc une véritable
reconnaissance universitaire avec notamment la mise en place d’un stage
chez le médecin généraliste pour tous les futurs médecins lors du
deuxième cycle d’études médicales (DCEM). Signalons à ce propos, qu’en
1995, lorsque le SNJMG avait participé à la mise en place d’un premier
stage chez le praticien lors du résidanat/internat de Médecine Générale,
le SNJMG avait aussi demandé la mise en place rapide d’un stage
ambulatoire pour tous les futurs médecins lors du DCEM. Depuis 10 ans,
rien n’a été fait…
Mais au delà de cette nécessaire reconnaissance universitaire, le SNJMG
demande également de tirer toutes les conséquences des évolutions
sociologiques du "médecin généraliste-métier".
Malgré les messages divergents véhiculés par la dernière convention
médicale quant à leur rôle, il faut pourtant prendre en compte les
aspirations des médecins généralistes concernant leur mode d'exercice :
il apparaît évident que ces aspirations conduiront les généralistes à
exercer leurs compétences dans des domaines complémentaires tels la
médecine curative, la médecine préventive, la recherche clinique en
médecin générale, l'enseignement de la médecine générale, etc...
Cette diversification de l'exercice est donc un facteur important
d'attractivité pour la discipline, qu'il faut encourager et valoriser.
Ce sont donc les perspectives d'évolution de carrière, de passerelles
inter-spécialités et d'évolution de statut que le SNJMG souhaite voir
posées.
Il faut également aménager le temps de travail des médecins, clarifier
leurs missions, rémunérer ces missions selon leur juste prix et selon
les modalités les plus adéquates, autoriser des changements et des
diversifications d'activité afin de remobiliser et remotiver les 58% de
médecins généralistes en activité qui ont déjà envisagé une reconversion
professionnelle (étude de Cathébras et collaborateurs, La presse
médicale 2004;33;1569-74) et de renforcer l'attractivité de la
discipline pour les étudiants...
Paris, le 27 septembre 2005

Remplacements en médecine générale :
le gouvernement introduit une modification incohérente et dévalorisante
!
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) a pris connaissance des modifications des procédures de
remplacement en médecine incluses dans l'ordonnance n° 2005-1040 du 26
août 2005 relative à l'organisation de certaines professions de santé.
L'article 8 de cette ordonnance introduit la possibilité pour le
ministre en charge de la Santé d'autoriser exceptionnellement les
étudiants ayant validé leur Deuxième Cycle d’Etudes Médicales (DCEM)
d'exercer des remplacements en Médecine Générale.
Le Bureau National du SNJMG estime que cette modification constitue une
incohérence en matière de Santé publique et une manifestation de mépris
pour la médecine ambulatoire.
En effet, les étudiants en médecine actuels ne peuvent plus remplacer 3
ans après la fin théorique de leur Internat (Troisième Cycle d’Etudes
Médicales - TCEM). Or, ce délai ne tient aucun compte des périodes de
maternité/paternité/adoption ni des périodes de maladie. Chaque année,
des internes en médecine, jeunes parents ou ayant traversé l’épreuve
d’une maladie, se voient ainsi privés de la possibilité d'effectuer des
remplacements...
Et voilà que, pour augmenter le nombre de remplaçants, le gouvernement
prévoit de recruter des étudiants n’ayant aucune expérience en médecine
ambulatoire, alors qu'il maintient son interdiction pour des médecins
thésards bénéficiant, eux, d’une expérience médicale...
Outre cette incohérence, une telle décision conduit à une véritable
dévalorisation de la médecine et, en particulier, de la médecine
générale, principale spécialité (en nombre) concernée par le
remplacement.
Alors qu'en 2004, la médecine générale a enfin obtenu son statut de
spécialité, cette décision nous fait reculer des années en arrière, à
l'époque où n'importe quel étudiant ayant validé son DCEM pouvait
remplacer en Médecine Générale sans justifier de la moindre formation
dans cette discipline !
Cette décision n'est pas sans rappeler l'anomalie introduite par le
gouvernement en accordant la fonction de "médecin traitant" (mission qui
relève par essence de la Médecine Générale) à n'importe quel médecin
fut-il chef d’un service hospitalier hyper spécialisé...
Le Bureau National du SNJMG appelle donc fermement le gouvernement à
revenir sur cette modification des procédures de remplacement, à tenir
compte des événements médicaux intercurrents dans la prorogation des
licences de remplacement, et demande au Conseil de l'Ordre des médecins
et aux responsables de l'enseignement de la Médecine Générale
d'intervenir pour garantir à la Médecine Générale le haut niveau de
formation que son exercice nécessite.
Paris, le 08 septembre 2005

Médecin traitant : quelles solutions pour
les jeunes médecins généralistes ?
Vendredi 8 juillet 2005, une délégation du Syndicat National des Jeunes
Médecins Généralistes (SNJMG) a été reçue par le ministre de la Santé,
Xavier Bertrand.
Le 29 juin 2005, soit un an après avoir été interpelé par le SNJMG sur
l'installation des médecins généralistes, le ministre de la Santé avait
publiquement reconnu à l'Assemblée Nationale la pénalisation à
l'installation induite par le dispositif de médecin traitant. Pour y
remédier, le ministre a proposé un moratoire concernant les
consultations auprès d'un jeune installé.
Même s'il estime que le moratoire n'est pas la solution la plus adaptée
pour palier, entre autres, les risques à l'installation en médecine
générale engendrés par le système du "médecin traitant", le Bureau
National du SNJMG poursuit par défaut la discussion avec le Ministre sur
les bases suivantes :
- Moratoire de 7 ans
- Moratoire ouvert sur tout le territoire
- Moratoire ouvert à tous les généralistes nouvellement installés (que
se soit leur première installation ou non)
- Grandes campagnes d'information des patients sur le moratoire au
minimum 2 fois par an (campagnes nationales sur l'existence du moratoire
et campagnes locales informant les patients des généralistes installés
depuis moins de 7 ans)
Paris, le 12 juillet 2005

Médecin traitant : un dispositif délétère
pour les jeunes généralistes et la démographie médicale
Dès l'annonce de la réforme de l'Assurance Maladie par Philippe Douste
Blazy en Mai 2004, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes
(SNJMG) s'était inquiété de son impact sur les conditions d'installation
des médecins généralistes. Une délégation du syndicat s'était ainsi
rendu le 8 septembre 2004 au ministère de la Santé pour faire part des
critiques des jeunes généralistes sur le dispositif du médecin traitant.
Malgré ces interventions et celles des organisations de jeunes
généralistes lors des discussions conventionnelles de décembre 2004, la
nouvelle convention médicale donna corps à la menace des "patientèles
captives" induite par le dispositif du médecin traitant.
Mais les craintes des jeunes généralistes finirent par être entendues et
Philippe Douste Blazy reconnut le risque de pénalisation des jeunes
généralistes lors d'une discussion avec une délégation du SNJMG le 28
février 2005.
En ce début Juillet, mise en place théorique du médecin traitant, le
Bureau National du SNJMG prend acte de la reconnaissance officielle par
le nouveau ministre de la Santé, Xavier Bertrand, de la nécessité de
modifier ce dispositif afin d'éviter toute pénalisation des jeunes
médecins généralistes : "C'est une question de bon sens car nous avons
besoin d'encourager les vocations pour devenir médecin" (Assemblée
Nationale, le 29 juin 2005).
Aussi, une délégation du SNJMG se rendra ce vendredi à l'invitation de
Xavier Bertrand à une réunion de concertation avec le ministre de la
Santé pour définir les nécessaires évolutions du dispositif du médecin
traitant.
Le SNJMG demandera l’absence de pénalité pour les patients consultant un
médecin nouvellement installé dans le cadre d’une politique globale
d’incitation à l’installation et de véritable reconnaissance de la
Médecine Générale.
Paris, le 07 juillet 2005

Médecin traitant : à refaire !
A la veille de la mise en place du Médecin Traitant, le Bureau National
du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) rappelle
que ce système, dépourvu de toute argumentation de santé publique, est
conçu dans un objectif purement économique. Au nom d'une maîtrise
"médicalisée" des dépenses de santé, il vise au transfert toujours plus
important de ces dépenses du système collectif et solidaire (sécurité
sociale) vers le système privé et concurrentiel (complémentaires santé).
Le Bureau National du SNJMG prend acte qu'il n'existe aucun enthousiasme
des patients ni des généralistes envers ce dispositif (comme en atteste
le "succès" très relatif du retour des formulaires pour une procédure
quasi obligatoire pour tous les patients de plus de 16 ans).
En dépit des efforts de propagande et de démagogie des tenants de la
réforme de l’Assurance Maladie et de la convention médicale, les
patients comprennent qu'ils débourseront plus pour des soins chez les
spécialistes d'organes sans aucune contrepartie en termes d'accès aux
soins ni de coordination des soins.
Les médecins généralistes entrevoient le délire réglementaire, la
surcharge de travail administratif et l'augmentation du coût
informatique auxquels ils vont devoir faire face à partir du 1er juillet
2005 sans aucune contrepartie en termes d'évolution de leur exercice ni
de reconnaissance de leur fonction.
Par ailleurs, les jeunes généralistes perçoivent clairement la menace de
« patientèle captive » qu'induit un tel système quasi obligatoire et
généralisé. En ces temps difficiles pour la démographie médicale, une
telle mesure de type coercitif ne peut qu'aggraver la situation…
Le Bureau National du SNJMG demande donc au nouveau gouvernement
d'engager avec toutes les parties concernées les concertations
nécessaires à la refonte du dispositif de médecin traitant sur les bases
suivantes :
1) Le médecin traitant est obligatoirement un médecin généraliste
(Reconnaissance de la spécificité de la formation et du métier)
2) Les fonctions spécifiques du médecin traitant, dont la coordination,
la synthèse et la prévention, nécessitent des moyens spécifiques adaptés
à ces responsabilités.
3) Le médecin traitant et le patient qui choisissent un parcours de
soins cohérent doivent bénéficier de garanties réelles en ce qui
concerne les délais, les tarifs, la prise en charge et la qualité des
soins prodigués.
4) La formation médicale (initiale et continue) doit être indépendante,
au service de l’intérêt des patients.
5) Même reconnaissance universitaire et professionnelle pour l’ensemble
de la profession généraliste (DES, résidents, remplaçants, médecins
installés et salariés)
6) Pas de pénalité pour les patients consultant un médecin nouvellement
installé grâce à la garantie clairement annoncée aux patients de la non
différenciation des tarifs et remboursements lors des consultations en
soins primaires, donc chez le généraliste quel qu'il soit.
Paris, le 30 juin 2005

Les jeunes généralistes jugeront le
nouveau gouvernement sur ces actes
Après la nomination de Dominique de Villepin comme nouveau Premier
Ministre, le Bureau National du SNJMG a pris connaissance de la
composition du nouveau gouvernement chargé de traduire la "nouvelle
impulsion" voulue par le Président de la République.
Comme avec tous ces prédécesseurs, le Bureau National du SNJMG n'a aucun
a priori sur ce gouvernement et le jugera sur ces actes.
Selon les termes du Président de la République, "la France a la capacité
d'être forte, si elle reste fidèle à son pacte social". Aussi, dans le
respect du pacte social hérité de la Résistance, le Bureau National du
SNJMG demande au nouveau gouvernement de surseoir à la mise en place du
système du "médecin traitant" et d'engager avec toutes les parties
prenantes les concertations nécessaires à la refonte de ce projet.
Dans le cadre de ces concertations, le SNJMG défendra l'égalité d'accès
à des soins de qualité pour tous, la place de la médecine générale vis à
vis des autres spécialités médicales, l'indépendance de la formation
médicale (initiale et continue) et l'avenir professionnel des jeunes
médecins généralistes.
Paris, le 03 juin 2005

Démographie médicale : un bon rapport
mais pour quoi faire ?
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) exprime sa
satisfaction globale à la lecture du rapport sur la démographie médicale
qui sera remis demain par le Pr Berland à Mr Philippe Douste Blazy,
ministre de la Santé.
Ce document est le fruit d’un travail de qualité auquel le SNJMG a
pleinement participé. Ce travail a porté tout autant sur l’analyse de la
problématique (exposé des difficultés d'analyse des critères actuels et
futurs de la répartition géographique des professions médicales,
évocation des expériences étrangères…) que sur l’élaboration de mesures
censées y répondre.
Au terme de ce travail collégial, le SNJMG apprécie de retrouver dans le
rapport final l’essence de sa propre analyse de la problématique et la
plupart de ses propositions sur le sujet (comme par exemple l’évolution
du cadre et des modes d’exercice : médecin collaborateur, options
multiples de rémunération sortant du paiement à l’acte exclusif…) .
De même, le SNJMG se réjouit de l’absence dans ce rapport final de toute
évocation de mesures coercitives grâce à la constitution, lors des
travaux de la commission Berland, d’un front commun de toutes les
organisations de futurs et jeunes médecins (toutes spécialités
confondues) pour la défense de la liberté d’installation.
Ceci dit, le SNJMG s’interroge sur les suites qui seront données à ce
rapport.
Les rapports officiels sur le sujet s'accumulent mais ils restent
longtemps et/ou souvent lettre morte.
Malgré les mises en gardes du SNJMG dès 1996 et les rapports
ministériels Choussat et Coudreau confirmant cette analyse, il faudra
attendre le début des années 2000 pour que soient reconnus les risques
de pénurie relatifs à l'inégale répartition des médecins. Et depuis
lors… aucune acte politique concret ! A titre d’exemple, les aides
financières à l'installation, pourtant négociées en janvier 2002 et
provisionnées depuis par le Fonds de Modernisation de la Médecine
Libérale (FoRMMeL) n’ont toujours pas été débloquées, faute de textes
réglementaires d’application …
Ce qui n’a pas empéché Jean François Mattéi de commander en 2003 un
nouveau rapport au sénateur honoraire Charles Descours. L’ancien
Ministre de la Santé ne mettra en pratique aucune des mesures
consensuelles préconisées dans ce rapport et se contentera d’évoquer le
recours à des mesures autoritaires dans un délai de 10 ans (délai ramené
à 3 ans par Xavier Bertrand en 2004)…
Manifestement, les différents ministres de la Santé s’avèrent jusqu’à
présent incapables de mettre en place une politique positive et
volontaire en matière de démographie médicale et restent obnubilé par le
seul critère quantitatif.
Si l'on veut éviter l'écueil démographique, la désertification des zones
rurales ou de certaines zones urbaines, la seule augmentation du nombre
de médecin ne suffira pas en elle-même et la coercition s’avérera
inéluctablement contre productive.
Au delà du rapport Berland, le SNJMG milite donc pour une redéfinition
des missions des différents professionnels de santé et une mise en
adéquation de leur nombre avec les besoins de santé publique (tout en
prévoyant des passerelles inter-spécialités), pour des perspectives
d'évolution de carrière et de statut des médecins...
Comme il l’avait annoncé lors d’une rencontre avec Philippe Douste Blazy
le 28 février dernier, le SNJMG attend maintenant des actes concrets du
gouvernement .
Paris, le 17 mai 2005

Des généralistes et des urgentistes se sont rencontrés le 07/04/2005
pour confronter leurs pratiques professionnelles, leur vécu, et leurs
analyses. La crise du système de santé, dans un contexte de
vieillissement de la population et de baisse de la démographie médicale,
dépasse largement la crise des urgences.
La problématique réelle est avant tout celle de l¹accès aux soins des
patients, et de la continuité des soins aux patients, bien plus que
celle de la permanence des soins.
Urgentistes et généralistes ont fait le constat de l¹inadaptation à leur
pratique du modèle dans lequel la logique économique actuelle tend à les
enfermer : à l¹hôpital, une tarification à l¹activité qui sélectionne
certains patients comme étant « peu rentables » ( par exemple les
personnes âgées atteintes, comme c¹est souvent le cas, de plusieurs
pathologies), en médecine générale le paiement à l¹acte exclusif, qui ne
donne aucun moyen spécifique au généraliste l¹assurer la synthèse et la
coordination du parcours de soins du patient.
Dans un cas comme dans l¹autre, soignants et patients deviennent la
variable d¹ajustement d¹une gestion économique ignorante de la dimension
de santé publique de toute activité médicale.
Il est de la responsabilité de la tutelle politique de ne pas se
contenter d¹effets d¹annonces dénués de financement adéquat, afin
d¹éviter l¹aggravation prévisible de la situation sanitaire.
11 avril 2005
Dr Sandrine Buscail pour le SNJMG
Dr Christian Lehmann, pour le collectif du Manifeste
Dr Hélène Baudry pour l'AMEDREF
Dr Didier Menard, pour le SMG
Dr Frédéric Pain, secrétaire général de l'AMUHF
Dr Patrick Pelloux, président de l'AMUHF
Dr Christophe Prudhomme, délégué de l'AMUHF
Dr Isabelle Aune , secrétaire générale de l'AMUHF
Le collectif hospitalier

31.03.05
Urgences (version française) : un mauvais
film ?
Un mouvement de grève des urgentistes parti
de Bretagne est en passe de s'étendre au reste du territoire national.
Manque de lits, de personnels, afflux de patients... les causes
immédiates de ce mouvement sont nombreuses.
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui
rassemble internes de médecine générale (qui font des gardes aux
urgences hospitalières mais aussi en médecine générale ambulatoire lors
de remplacements), jeunes généralistes urgentistes (à l'hôpital et en
clinique), remplaçants et jeunes installés en médecine générale
ambulatoire, est particulièrement concerné par ce mouvement.
Contrairement aux discours injurieux et/ou diffamatoires entendus depuis
quelques jours (discours que le Bureau National condamne fermement), le
SNJMG récuse tout affrontement entre médecins hospitaliers et médecins
ambulatoires.
En effet, au delà des multiples causes immédiates, le Bureau National du
SNJMG voit dans ce mouvement comme dans la grève des gardes des
généralistes en 2001/2002 les effets d'une absence de politique de santé
publique en matière de prise en charge des urgences.
Contrairement à d'autres pays développés, il n'existe toujours pas en
France de prise en charge cohérente et organisée des urgences !
Certes, notre pays peut se prévaloir de la création du SAMU. Mais (est
ce un mal français ?) le SAMU s’est simplement rajouté aux services
d'urgences, aux services de pompiers et aux tours de gardes de médecine
ambulatoire sans qu’aucun politique ne songe à construire un projet
global.
Heureusement, il y a eu de façon plus souvent empirique que réellement
organisée des progrès dans la coordination entre SAMU, Pompiers et
services d'urgences.
Mais le système des tours de gardes en médecine ambulatoire est devenu
totalement caduque. Sous les effets de l'inflation exponentielle des
appels lors des gardes, d'une démographie médicale déclinante et de
l'irrésistible judiciarisation de l'exercice médical, les médecins
généralistes n'ont plus les moyens de faire correctement de la médecine
générale en semaine et de participer en sus à une permanence de soins.
C'est pourquoi le SNJMG demande depuis 2002 la définition et
l'organisation d'une véritable et cohérente prise en charge des urgences
fondée sur le service public hospitalier (Pompiers, SAMU et services
d'urgences hospitalières) ouvert aux médecins ambulatoires volontaires
(participation à la régulation des appels et/ou à la prise en charge des
patients dans le cadre d'un statut hospitalier à temps partiel).
Cette revendication va de pair avec notre demande de réaffirmation de la
mission de service public des hôpitaux, soumis depuis ces derniers mois
à la pression d'une réforme politique voulant les transformer en
entreprises.
Or, cette pression s'exerce de façon la plus visible dans les services
d'urgences : sélection plus ou moins voilée des pathologies, recours
trop fréquent à des médecins aux statuts précaires et à la rémunération
minimaliste (ex : internes, FFI, attachés, médecins à diplôme
étrangers)...
L'urgence avec toutes ses composantes est une discipline indispensable à
la société qui mérite d'être valorisée, traitée autrement qu'au rabais…
Paris, le 31 mars 2005

11.03.2005
Convention médicale : Des paroles… aux actes
?
Voici bientôt 2 semaines, une délégation du Syndicat National des Jeunes
Médecins Généralistes (SNJMG) a été reçue par le Ministre de la Santé,
Mr Philippe Douste Blazy.
Lors de cette rencontre, Philippe Douste Blazy a dit comprendre que la
réforme du médecin traitant puisse poser des problèmes pour les jeunes
généralistes en cours ou en vue d’installation et a donné son accord de
principe pour un moratoire les concernant (Rappel : le SNJMG a demandé
qu’il n’y ait pas de différence de remboursement pour la consultation
d’un généraliste installé depuis moins de 7 ans).
Mais si le principe du moratoire est ainsi acquis, sa concrétisation se
fait toujours attendre…
De plus, ce moratoire ne résoudra pas à lui seul la question des «
patient èles captives ». Or, cette question et la menace persistante de
réquisitions pour la permanence de soins constituent de lourdes
contraintes à l’installation, alors qu’une politique incitative globale
pour la démographie médicale tarde à prendre forme… Pourtant, le
ministre de la Santé s’est montré favorable à différentes propositions
du SNJMG en matière d’évolution du métier de médecin généraliste (statut
de médecin traitant, modalités d’exercice, profil de carrière…) et s’est
dit intéressé par le projet de médecin collaborateur !
Par ailleurs, le 28 février 2005, le ministre ne s’est pas exprimé sur
d’autres revendications du SNJMG et notamment celles communes aux
différentes organisations mobilisées contre la convention médicale.
Ainsi, Philippe Douste Blazy n’est pas revenu sur la philosophie globale
de la réforme qui aggrave les inégalités d’accès aux soins pour les
patients avec l’officialisation d'une médecine à 2 vitesses et la
légalisation des dépassements d'honoraires pour tous les spécialistes
d’organes.
Aussi, le SNJMG maintient son engagement dans le regroupement des
différentes organisations de Médecine Générale contre la réforme de
l’Assurance Maladie et la nouvelle convention médicale, et jugera sur
ses actes l’engagement du ministre de la Santé de répondre aux attentes
des jeunes généralistes.
Paris, le 11 mars 2005

07.03.2005
HUIT
MARS 2005 : Un combat plus qu'un hommage aux femmes médecins !
Déjà majoritaires chez les étudiants en médecine et chez les médecins de
moins de 35 ans (56%), les femmes dépasseront les hommes parmi les
médecins en activité vers 2020 et représenteront 52% du corps médical en
2025.
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) considère
la féminisation comme un révélateur positif des changements
sociologiques chez les médecins.
Or, si les
mentalités évoluent, l'exercice en ambulatoire ne bouge pas beaucoup et
une régression est même en vue avec
la nouvelle convention médicale. Le risque est donc d'autant plus grand
d'une fuite croissante de
l'exercice de la
discipline de Médecine Générale par les jeunes générations de médecins
généralistes, que les résultats des premières épreuves classantes
nationales ont déjà montré son actuel manque d'attractivité auprès des
étudiants.
Aussi, le SNJMG
agit pour que l'exercice médical en ambulatoire évolue de façon à ne pas
rebuter les jeunes médecins et notamment les femmes.
Dans ce but, le SNJMG milite pour :
- la redéfinition du métier de médecin généraliste
- la
valorisation de la carrière des médecins ayant choisi cette discipline
- la création d'un statut de médecin collaborateur (libéral et/ou
salarié)
- l'organisation d'une permanence des soins attractive sur la base d'un
réel volontariat
- la diversification des modes de rémunérations des médecins
généralistes
- la possibilité de faire de la Formation Médicale Continue (FMC) sur
son temps de travail sans être pénalisé par une perte de revenus
- la création de mesures incitatives pour l'exercice en commun (exercice
en groupe, travail en réseaux...)
Par ailleurs, le SNJMG pense qu'il est temps de revaloriser décemment
les indemnités dont peuvent bénéficier les femmes médecins enceintes
exerçant en libéral. En effet, depuis le 31 mars 1995, les femmes de
profession libérales exerçant en exercice libéral exclusif peuvent
bénéficier de l'allocation forfaitaire de repos maternel et de
l'indemnité de cessation d'activité. (Réf. : décret n° 95-336 du
28/03/95). Un rapide calcul révèle que par
rapport aux salariées le montant des indemnités chute de manière
significative.
Après s'être associé aux autres syndicats de médecins seniors, pour
obtenir en 1995 la création de ces indemnités et pour étendre leur champ
d'application aux remplaçantes (jusqu'alors seules les installées
bénéficiaient d'une maigre prestation), le SNJMG entend donc demander
une augmentation
de ces indemnités. Parallèlement à cette revalorisation, le SNJMG
demande également la revalorisation des indemnités
adoption et paternité et une prise en considération de ces situations
(maternité, paternité, adoption) pour les choix de stages des internes
en médecine générale.
Enfin, constatant la faible représentation des femmes (comme des jeunes
médecins en général) dans les institutions professionnelles, le SNJMG
demande, dans le cadre de sa revendication d'une redéfinition du métier
et de la diversification des rémunérations, une politique incitative
pour l'aménagement des conditions de travail des élus aux instances
professionnelles
des médecins
(URML, à la CARMF, etc.).
(exemples : réunions de réflexion, d'organisation et de négociations
mieux intégrées et compensées financièrement à l'intérieur du temps de
travail médical)
Il en va de la reconnaissance des femmes médecins et de revendications
cohérentes pour une profession qui peut saisir l'occasion d'évoluer
grâce à sa féminisation.
Paris, le 07 mars
2005

01.03.2005
Permanence des soins : dans l'attente d'un solution pérenne et digne...
En
tant que syndicat de remplaçants et de jeunes installés, le Syndicat
National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a participé à la
réflexion initiée par la DHOS sur l'avant projet de décret relatif à la
permanence de soins.
Dans
cet avant projet, le SNJMG a apprécié la possibilité de modulation des
plages horaires en fonction des besoins locaux de santé publique et la
non obligation des médecins généralistes de participer à la régulation
des appels.
Toutefois, le SNJMG regrette que la permanence de soins ne soit toujours
pas reconnue comme mission de service public ouvert aux médecins
ambulatoires volontaires.
Ainsi, nous déplorons dans ce texte :
- un
recours toujours possible aux réquisitions de médecins ambulatoires (et
singulierement des seuls généralistes)
- la
non reconnaissance d’un statut de la fonction publique hospitalière pour
les médecins ambulatoires assurant la permanence de soins (notamment en
ce qui concerne l'assurance professionnelle, le repos de sécurité, la
couverture sociale et la rémunération).
Le
SNJMG rappelle donc ses revendications élaborée en 2002 : la permanence
de soins doit être assurée par les pompiers et les établissements de
santé publics via les services d’Urgences et les services SAMU/SMUR. Des
médecins ambulatoires volontaires et des établissement privés peuvent
apporter leur concours pour cette mission.
Pour
ce qui relève du secteur hospitalier, le SNJMG demande :
- la
professionnalisation de la permanence de soins : mission exercée par des
personnels médicaux et para médicaux formés à l’urgence (Formation
médicale initiale et continue)
- le
soutien et le développement d’hôpitaux locaux (dans une logique de
complémentarité avec les CHS, CHG et CHR)
- la
création dans ces hôpitaux locaux de structures légères d’accueil des
urgences et, si besoin, de SMUR
- la
garantie de bonnes conditions de travail pour les personnels exerçant
dans ces structures (comme dans tous les services hospitaliers
d’urgences) : 35 heures pour les personnels non médicaux et repos de
sécurité , limitation effective du temps de travail hebdomadaire à 48
heures pour TOUS les personnels médicaux, internes et FFI inclus ,
alignement des rémunérations des FFI sur celles des internes ,
disparition des statuts précaires pour les médecins exerçant à l'hôpital
avec totale harmonisation des grilles de rémunération entre
spécialistes, généralistes et associés
Pour
ce qui relève du secteur ambulatoire, le SNJMG demande :
- le
respect absolu du principe de volontariat pour la participation de
médecins ambulatoires
- la
possibilité pour ces médecins volontaires soit d’occuper un poste
hospitalier à temps partiel dans les services d’urgences/SMUR soit
d’organiser une garde ambulatoire en complémentarité le SAMU et les
pompiers
- la
reconnaissance des compétences et des motivations en matière d’urgence :
Equivalence des capacités de médecine d’urgences (CMU) et d’aide
médicale urgente (CAMU) avec le DESC de médecine d’urgences et
possibilité pour les médecins généralistes non DES d’accéder au DESC de
médecine d’urgence
- la
création pour les médecins volontaires participant à un système de garde
ambulatoire d'un statut de praticien contractuel à temps partiel
assurant à ces médecins le même cadre d'exercice que pour les autres
médecins intervenant dans cette mission de service public : même niveau
de rémunération, même couverture en matière de prestations sociales et
d'assurance professionnelle, même encadrement des gardes (le médecin de
garde est libre de refuser de faire plus de 1 garde de nuit par
semaine,1 garde de jour férié ou de dimanche par mois, plus de 24 heures
de garde d'affilée ; les femmes sont dispensées de gardes à compter du
3e mois de grossesse…).
En
accord avec ces revendications, le Bureau National du SNJMG soutient le
Dr Marie Haude Lehouerou qui a comparu hier devant le tribunal de grande
Instance de Brest pour refus de réquisition.
Paris, le 01 mars 2005

28.02.2005
Convention
médicale : Le SNJMG reçu par Philippe Douste Blazy
Le Syndicat
National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a fait part dès le
mois de juin 2004 de ses critiques contre la réforme de l’Assurance
maladie et, dès le mois de Décembre 2004, de ses critiques contre la
nouvelle convention médicale. Depuis, le SNJMG a été à l’origine du
regroupement des organisations opposées à la convention médicale et ces
organisations l’ont reconnu comme médiateur du mouvement de
contestation.
Fort de ce
positionnement, une délégation du SNJMG a été reçue aujourd’hui par le
ministre de la Santé, Mr Philippe Douste Blazy. Cette rencontre, qui
s’est déroulée dans une bonne ambiance, a été l’occasion pour la
délégation du SNJMG de rappeler :
- les désaccords
du syndicat avec la réforme de l’Assurance Maladie et la nouvelle
Convention Médicale
- les
revendications des jeunes médecins généralistes portées depuis toujours
par le syndicat.
Lors de cette
discussion, le ministre de la Santé a reconnu que la réforme du médecin
traitant posait des problèmes pour les jeunes généralistes en cours ou
en vue d’installation et s’est dit prêt à agréer des mesures spécifiques
pour y remédier (Rappel : le SNJMG a demandé qu’il n’y ait pas de
différence de remboursement pour la consultation d’un généraliste
installé depuis moins de 7 ans).
Il a aussi
manifesté son interêt pour les revendications du SNJMG en matière
d’évolution du métier de médecin généraliste (voir le précédent
communiqué de presse sur la démographie des médecins généralistes) et
s’est dit favorable à la mise en place d’un statut de médecin
collaborateur.
A la sortie de
cette rencontre, la délégation du SNJMG note avec satisfaction que le
ministre a reconnu la validité de plusieurs analyses du syndicat.
Toutefois, la
délégation du SNJMG note que le ministre n’a pas donné suite à nombre
des critiques du syndicat et que les propositions du ministre restent
pour l’instant dans l’intentionnel.
Le SNJMG sera
donc attentif aux suites qui seront données à cette rencontre et
réaffirme ses revendications concernant la réforme de l’Assurance
Maladie et la nouvelle Convention Médicale (NB : le SNJMG rappelle
notamment sa participation à la journée de mobilisation nationale du
05mars 2005).
Paris, le 28
février 2004

21.02.2005
- Démographie
de la médecine générale : le compte n'y est pas, la motivation non
plus...
Le Syndicat
National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) réagit vivement à la
décision de la Commission Nationale des Etudes Médicales du 15 février
2005 d'accorder 2193 postes de futurs généralistes contre 2200 de futurs
autres spécialistes pour la prochaine rentrée en troisième cycle
d'études médicales.
Certes, entre
2004 et 2005, la répartition Généralistes/Autres spécialités passe de
46%/54% à presque 50%/50%. Mais, cette répartition ne tient pas compte
du fait que plus de 500 postes de généralistes n'ont pas été pourvus au
terme de la première session des Epreuves Classantes Nationales Anonymes
(ECNA) en 2004.
Cette répartition
ne tient pas compte non plus de l'évolution du nombre de médecins
exerçant effectivement la Médecine Générale qui doit passer de 54 000
actuellement à 44 000 dans les 10 ans à venir.
Aussi, le SNJMG
juge insuffisante la décision de la Commission Nationale des Etudes
Médicales (symboliquement, cette répartition n'atteint même pas la
parité mathématique) et rappelle sa revendication de 2 postes de
Médecine Générale pour 1 poste d'autres spécialités.
Et pour que ces
postes de Médecine Générale soient effectivement pourvus, le SNJMG
estime qu'il faut également considérer les évolutions sociologiques du
"médecin généraliste-métier".
Encore handicapée
par un manque de reconnaissance universitaire et par une image
sacerdotale (au travers notamment de la permanence de soins), la
Médecine Générale vient de subir une humiliation avec la nouvelle
Convention Médicale publiée au Journal Officiel le 11 février 2005.
Malgré les
messages divergents véhiculés par cette convention quant à leur rôle, il
faut pourtant prendre en compte les aspirations des médecins
généralistes concernant leur mode d'exercice : il apparaît évident que
ces aspirations conduiront les généralistes à exercer leurs compétences
dans des domaines complémentaires tels la médecine curative, la médecine
préventive, la recherche clinique en médecin générale, l'enseignement de
la médecine générale, etc...
Cette
diversification de l'exercice est donc un facteur important
d'attractivité pour la discipline, qu'il faut encourager et valoriser.
Au delà des
discussions du nombre de postes, ce sont donc les perspectives
d'évolution de carrière, de passerelles inter-spécialités et d'évolution
de statut que le SNJMG souhaite voir posées.
Si l'on veut
éviter l'écueil démographique, la désertification des zones rurales ou
de certaines zones urbaines, la seule augmentation du nombre de médecin
ne suffira pas en elle-même.
Il faut également
aménager le temps de travail des médecins, clarifier leurs missions,
rémunérer ces missions selon leur juste prix et selon les modalités les
plus adéquates, autoriser des changements et des diversifications
d'activité afin de remobiliser et remotiver les 58% de médecins
généralistes en activité qui ont déjà envisagé une reconversion
professionnelle (étude de Cathébras et collaborateurs, La presse
médicale 2004;33;1569-74) et de renforcer l'attractivité de la
discipline pour les étudiants...
Paris, le 21
février 2004

11.02.05
- Les jeunes
médecins généralistes rejettent la convention médicale !
Ce 11 février
2005, l’arrêté du 3 février 2005 portant approbation de la convention
nationale des médecins généralistes et des médecins spécialistes est
publié au Journal Officiel.
Le Syndicat
National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) ne peut pas rester
sans voix face à un texte qui met en cause le principe de Solidarité de
l’Assurance Maladie, humilie la Médecine Générale et fait régresser le
statut et la fonction de médecin généraliste.
Le SNJMG rappelle
que :
-
les
deux organisations nationales de jeunes et futurs médecins généralistes
se sont prononcées contre cette Convention Médicale,
-
selon un sondage Decisions Research (portant sur un échantillon de 500
généralistes interrogés entre le 3 et le 4 février) publié ce jour dans
l'hebdomadaire Impact Médecine, seuls 33% des généralistes installés en
ambulatoire se disent prêts à s'engager selon les conditions actuelles
de la nouvelle convention et seuls 12% des généralistes estiment que les
syndicats signataires de la convention défendent au mieux le métier de
généraliste.
-
le
manifeste sur la contre réforme du système de santé va dépasser les
20.000 signatures (Rappel : il y a près de 52 000 généralistes en
activité),
-
selon un sondage IFOP pour
la CNAMTS (réalisée les 20 et 21 janvier auprès de 807 personnes)
publié le 23 janvier dans Le
Journal du Dimanche, 48 % des français estiment que la mise
en place du médecin traitant ne va pas améliorer la qualité des soins.
Aussi, Le Bureau
National du SNJMG adresse ce jour une lettre ouverte au Ministre de la
Santé pour signifier le désaccord des jeunes généralistes et annonce la
participation du syndicat à la journée nationale de mobilisation
organisée le samedi 05 mars 2005.
Paris, le 11
février 2004
Télécharger la lettre :


18.01.05
-
Les jeunes
médecins généralistes aux cotés des patients pour un système de soins
solidaire !
Depuis
plusieurs mois, un vent mauvais souffle sur notre système de santé :
remise en cause de l’Aide Médicale d’Etat (AME), réformes de l’hôpital
et de l’Assurance Maladie…
Attaché au
principe de l’accès aux soins de qualité pour tous, le Syndicat National
des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) s’emploie à lutter contre de
telles menaces !
Engagé
contre la réforme de l’AME, le SNJMG s’est également exprimé en 2004
contre le plan de nouvelle gouvernance hospitalière.
Le SNJMG
rejette ce plan qui menace l’hôpital d’une privatisation rampante. Déjà
bien écornée par l’existence de consultations privées, comment la notion
de service public hospitalier survivra t elle à la mise en place de
groupements public/privé ? Nous craignons trop de connaître la réponse…
Ce plan
est présenté comme relevant du bon sens économique. Mais, pour le SNJMG,
ce plan n’est qu’un accompagnement de la marchandisation de la santé.
Ainsi, la
tarification à la pathologie se veut un instrument logique permettant
une rationalisation des coûts aussi bien dans les cliniques privées que
dans les hôpitaux publics. Mais comment comparer le coût d’une
appendicite dans une clinique qui sélectionne les pathologies et une
appendicite dans un hôpital ouvert à tous les patients ?
De plus,
le SNJMG s’interroge sur les conséquences de cette réforme sur les
missions d’enseignement et de recherche des Centres Hospitaliers
Universitaires. Nous remarquons que ce plan est particulièrement discret
sur le sujet…
Quant à la
création de pôles d’activité, comment ne pas y voir au mieux une usine à
gaz au pire une mise sous tutelle économique des médecins hospitaliers ?
A ces
dangers mettant en péril l’Hôpital public se rajoutent, avec la
signature mercredi 12 janvier 2005 de la convention médicale, de
sérieuses menaces sur la médecine ambulatoire.
Là encore,
sous un montage d’usine à gaz (médecin traitant/parcours de soins), se
profile un système lourd et dirigiste, à visée purement économique. Ce
système aggrave les inégalités d’accès aux soins pour les patients avec
la mise en place d'une médecine à 2 vitesses (ceux qui auront les moyens
d’éviter le « parcours du combattant » et les autres) et la légalisation
des dépassements d'honoraires pour les spécialistes d’organes.
Là encore,
le SNJMG s’est rapidement mobilisé pour dénoncer la remise en cause d’un
système de soins solidaire.
Aussi, le
Bureau National du SNJMG appelle :
- les
généralistes exerçant à l’hôpital à participer à la journée de grève du
20 janvier 2005 pour dire non au démantèlement de l'hôpital public, à la
précarisation des médecins hospitaliers et à transformation de l'hôpital
en entreprise de production de soins
- les
internes et résidents de Médecins Générale ainsi que les médecins
généralistes (installés et remplaçants) à participer aux cotés de
patients à la manifestation du 22 janvier 2005 contre la nouvelle
convention médicale.
Paris, le
18 janvier 2004

14.01.05
- 12 janvier
2005 : une date référence pour la médecine générale !
"C'est un
moment que l'on peut qualifier d'important, sinon d'historique", a
déclaré mercredi 12 janvier 2005 M. Van Roekeghem, après la signature de
la convention qui crée le statut de "médecin traitant".
Comment en effet,
ne pas employer ce qualificatif pour un texte qui :
- consacre
l‘étatisation (avant privatisation ?) de l’Assurance Maladie
- aggrave les
inégalités d’accès aux soins pour les patients avec la mise en place
d'une médecine à 2 vitesses et la légalisation des dépassements
d'honoraires pour tous les spécialistes d’organes,
- humilie la
médecine générale en déniant sa spécificité,
- constitue une
régression pour les médecins généralistes dont la mission de médecin
traitant est dévoyée dans un système lourd et dirigiste, à visée
purement économique,
- représente une
contrainte économique et administrative nouvelle pour les jeunes
installés et les candidats à l'installation en médecine générale.
Mais, face à
cette attaque frontale de notre système solidaire de Santé et de la
médecine générale, la communauté des généralistes s’est mobilisée.
Ce même 12
janvier 2004, à l’initiative du Syndicat National des Jeunes Médecins
Généralistes (SNJMG), une conférence de presse a réuni : trois des 6
syndicats de médecins généralistes (FMF-Gé, MG-France et SMG), les 2
organisations de futurs et jeunes médecins généralistes (ISNAR-IMG et
SNJMG), la structure regroupant les médecins généralistes enseignants (CNGE),
2 des principales organisations de FMC (MGFORM et SFTG) ainsi que
l’association MGVA, le club de réflexion L’atelier, les collectifs
FORMINDEP et COMEGAS et les initiateurs du manifeste "La contre réforme
du système de santé : un tissu de mensonges".
Avec chacune
leurs spécificités, toutes ces organisations ont ainsi représenté les
différents aspects d’une spécialité qui lutte depuis 20 ans pour
s’affirmer : la Médecine Générale.
Le succès de
cette mobilisation survient malgré le contre feu allumé le même jour par
le ministre de la Santé dans un entretien publié par le Parisien. En
demandant à l'assurance maladie d'étudier la préservation du bénéfice du
tiers payant aux salariés dont les ressources n’excèdent pas 15%
au-dessus du plafond de la CMU, Philippe Douste Blazy a tenté de
corriger (bien imparfaitement et insuffisamment, donc) l’un des aspects
socialement scandaleux de la convention : la pénalisation des moins
fortunés par la disparition du tiers payant avec la suppression de
l’Option Médecin Référent.
Ce succès est
prolongé par la décision de la Société Française de Médecine Générale
(SFMG) de publier le lendemain, 13 janvier 2005, un communiqué de presse
dénonçant que « dans sa rédaction actuelle, la convention méconnaisse
les fonctions de la médecine générale et la place des médecins
généralistes ».
Un grand
mouvement de défense de la Médecine Générale et de notre système de
Santé solidaire est en train de prendre corps. Le SNJMG, pionnier de ce
mouvement, appelle les généralistes installés et remplaçants à
participer aux cotés de patients à la manifestation organisée à Paris le
22 janvier 2004.
Paris, le 14
janvier 2004
11.01.05
-
Convention
médicale : Vers la destruction du système de santé !
Mercredi 12
janvier, le gouvernement (par directeur de l’UNCAM interposé) et trois
syndicats médicaux (CSMF, SML, Alliance) vont signer une nouvelle
convention médicale.
Cette nouvelle
convention constitue :
- une rupture
d’égalité d’accès aux soins pour les patients avec la mise en place
d'une médecine à 2 vitesses et la légalisation des dépassements
d'honoraires pour tous les spécialistes d’organes,
- une humiliation
pour la médecine générale dont la spécificité est déniée,
- une régression
pour les médecins généralistes dont la mission de médecin traitant est
dévoyée dans un système lourd et dirigiste, à visée purement économique,
- une menace pour
les jeunes installés et les candidats à l'installation en médecine
générale avec la création de "patientèles captives" qui constituent de
facto une première mesure coercitive à l’installation.
Aussi, le Bureau
National du SNJMG appelle à un rassemblement des organisations de
médecine générale opposées à cette convention, à l'occasion d'une
conférence de presse commune le mercredi 12 janvier *, et à la
participation des généralistes installés et remplaçants à la
manifestation organisée le 22 janvier 2005 à l'initiative de l'ISNAR-IMG.
Paris, le 11
janvier 2005
*
de 9H00 à
11H00 au Méditel, 28 Boulevard Pasteur, 75015 PARIS.

06.01.05
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Médecin
traitant : un projet à visée économique, lourd, dirigiste,
inégalitaire et liberticide
Depuis la
signature d'une base de convention médicale entre le gouvernement (par
directeur de l'UNCAM interposé) et trois syndicats de médecins (CSMF,
SML et Alliance), le Secrétaire d'Etat à l'Assurance Maladie, Xavier
Bertrand, assure la publicité du "médecin traitant".
Mais, le
Secrétaire d'Etat évite soigneusement de parler des défauts du système
qu'il soutient…
Le Bureau
National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG)
rappelle donc que ce système, dépourvu de toute argumentation de santé
publique, est conçu dans un objectif purement économique. Au nom d'une
maîtrise "médicalisée" des dépenses de santé, il vise au transfert
toujours plus important de ces dépenses du système collectif et
solidaire (sécurité sociale) vers le système privé et concurrentiel
(complémentaires santé).
Pour arriver à ce
but sans annoncer ouvertement une baisse globale des remboursements de
la sécurité sociale, le "médecin traitant" est conçu comme une réponse à
l'alibi du nomadisme médical, pourtant phénomène marginal dans la
pratique. Avec le "médecin traitant", la convention organise un parcours
de soins économiquement vertueux qui théoriquement s'impose à tous :
patients et médecins.
Toutefois, afin
de ménager ses soutiens parmi les syndicats médicaux, le gouvernement a
laissé la possibilité aux spécialistes de prétendre à la fonction de
"médecin traitant" et aux patients qui en ont les moyens financiers de
se soustraire au "médecin traitant" en contre partie de dépassements
d'honoraires.
De même, afin de
ne pas mobiliser contre lui certains lobbies (comme celui de la
gynécologie médicale), le gouvernement a prévu certaines exceptions
légales au "médecin traitant".
Il en résulte un
mécanisme lourd et compliqué qui promet beaucoup dans sa gestion
administrative... Mais aussi, un système inégalitaire qui s'impose quasi
obligatoirement aux plus démunis et devient de plus en plus facultatif
avec l’augmentation des moyens financiers des patients...
Un comble pour
une réforme de l'Assurance Maladie : dans une société où les inégalités
de santé sont les plus dures des inégalités sociales, les patients
économiquement les plus faibles sont de facto privés de la liberté de
choix de leur médecin !
En revanche, ce
projet de "médecin traitant" s’applique à tous les médecins et génère
des patientèles "captives" pour les médecins généralistes. Or tout
système de "patientèles captives" constitue une mesure coercitive
déguisée à l'installation des médecins généralistes. De plus, en
freinant les aspirations à l'installation et en mettant en danger
économique les installations récentes, ce système risque d'aggraver le
déficit démographique global et local en médecins généralistes !
Fidèle à son
engagement éthique de système de santé efficient et solidaire et au nom
des remplaçants et des jeunes installés, le SNJMG réaffirme son
opposition à ce projet de "médecin traitant" et s'engage pleinement dans
la mobilisation contre la convention médicale.
Paris, le 06
janvier 2005
