les communiqués de presse

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ANNEE 2003

Hôpital public : les jeunes généralistes hospitaliers participeront à la journée de mobilisation
Plan Hôpital 2007, statuts des médecins hospitaliers, application nébuleuse de l´accord sur la réduction de travail, tarification à l´activité, gestion des lits hospitaliers, pénurie de personnel, formation médicale... Les problèmes s'accumulent à l'hôpital public.
Comme sur bien d'autres dossiers, le ministre de la Santé annonce des mesures tout en appelant à une concertation qui reste au mieux partielle et/ou partiale quand elle n'est pas totalement virtuelle.
Excédé comme les autres syndicats de médecins et de personnels hospitaliers par l´absence de tout débat sur la réforme de l'hôpital, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes appelle les jeunes généralistes hospitaliers (internes en médecine générale et faisant fonction d'internes - FFI - assistants et jeunes attachés et Praticiens Hospitaliers généralistes) à participer à la journée nationale de mobilisation pour l'hôpital public du 16 décembre 2003.
Le Bureau National du SNJMG invite ainsi les jeunes généralistes hospitaliers à se joindre aux actions qui seront menées en commun avec les autres syndicats dans les différents hôpitaux.
Soucieux que l'arrivée de sélection des activités ne rime pas avec sélection des patients, le Bureau National du SNJMG se mobilise aux cotés des autres organisations pour la défense d´un service public de santé égalitaire et accessible à tous. Il défend également ses propres revendications concernant les jeunes généralistes à l'hôpital : respect du repos de sécurité, limitation du temps de travail, alignement des statuts et des rémunérations (FFI sur interne, assistants et attachés associés sur assistants et attachés), formation médicale...
L'hôpital public se mobilise, il est du devoir du ministre d'entendre cet appel. Le fera t il ?
Paris, le 15 décembre 2003


 

Y a-t-il une politique de santé publique en France ?
La semaine dernière une curieuse polémique s'est déclarée à l'occasion des différentes épidemies hivernales.
Des médecins hospitaliers se sont intérrogés sur la permanence des soins en ambulatoire. Mais savent-ils que les contraintes d'exercice et de démographie médicale font que le temps du sacerdoce est désormais révolu ?
Des praticiens de ville ont fustigé les conditions privilégiées d'execice des médecins hospitaliers. Mais connaissent-ils les difficultés d'application des mesures de salubrité publique que sont le repos de sécurité et la limitation du temps de travail ? Savent-ils qu'un médecin Faisant Fonction d'Interne (FFI) aux urgences du centre hospitalier de Parthenay (Deux-Sèvres) a trouvé la mort le 24 novembre 2003 en s'endormant au volant de sa voiture après une garde de 24 heures ?
Un ancien ministre de la santé s'est déclaré favorable à un plan blanc pour les généralistes afin de "débarrasser de la bobologie" les services d'urgences. Mais que sait ce cardiologue de la profession de généraliste ? Que pense cet ancien chef d'un service de prévention de l'athérosclerose de la multiplication au sein de l'hôpital d'activités par essence ambulatoires qui détournent de facto des moyens humains et financiers au détriment des activités de base de l'hôpital (médecine, chirurgie, obstétrique et urgences) ?
L'actuel ministre de la santé a dénoncé l'insuffisance de médecins impliqués dans le système de garde en ville. Mais pourquoi refuse-t-il de faire de la permanence de soins une vraie mission de service public ? Pourquoi feint-il d'ignorer que le système bancal qu'il a mis en place est voué à l'echec d'ici quelques années, faute de médecins ?
Cessons ces querelles de Cloche Merle ! Faisons enfin une vraie politique de santé publique !
Paris, le 9 décembre 2003


 

Privatisation des universités : un "cas d'école" à la faculté de médecine de Toulouse !

A l'occasion de la rentrée universitaire, un CD-Rom intitulé « Entretiens en médecine générale : asthme » est distribué aux généralistes maîtres de stages de la région Midi Pyrénées.

En tant que syndicat rassemblant des internes en médecine générale, le
SNJMG devrait se réjouir de cette initiative de modernisation de l'enseignement médical. Mais ce n'est pas le cas, bien au contraire !

En effet, ce CD-Rom a été réalisé par le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline en collaboration avec les généralistes enseignants du CRGE-Midi-Pyrénées, du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) et de la faculté de médecine de Toulouse. Et il est distribué aux enseignants de médecine générale par les visiteurs médicaux du laboratoire GlaxoSmithKline.

Le Bureau National du
SNJMG tient à s'élever contre cette opération marketing.

A l'heure où le Ministre de l'Education Nationale essait de convaincre les étudiants qu'il n'est pas question de "privatiser" ou de "marchandiser" les universités, cette initiative confine à la provocation.

Alors que depuis l'année dernière les généralistes essaient de sortir de l'emprise des laboratoires pharmaceutiques avec notamment la possibilité de prescrire en Dénomination Commune Internationale (DCI) et non plus en nom de marque commerciale, cette initiative est révélatrice des manoeuvres des laboratoires pharmaceutiques pour conserver toute leur influence sur les médecins. Comment parler alors de santé publique et de maîtrise "médicalisée" des dépenses de santé ?

Le Bureau National du
SNJMG demande donc aux ministres de la santé et de l'Education Nationale de condamner une telle pratique. De plus, le Bureau National du SNJMG veut croire à un sursaut éthique du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) pour que des enseignants généralistes ne participent plus aux manoeuvres commerciales des laboratoires pharmaceutiques.

Paris, le 28 novembre 2003


 

Un nouveau décès d'interne à la sortie d'une garde...
Un médecin Faisant Fonction d’Interne (FFI) aux urgences du centre hospitalier de Parthenay (Deux-Sèvres) a trouvé la mort ce lundi 24 novembre 2003: il venait de faire une garde de 24 heures et s´est endormi au volant de sa voiture alors qu´il rentrait à son domicile.
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (
SNJMG) est bouleversé par ce drame et présente ses condoléances à la jeune épouse du médecin, ainsi qu’à toute sa famille, au nom des FFI et internes en médecine générale adhérant au syndicat.
Au delà du chagrin, le Bureau National du
SNJMG ne peut taire sa colère. En effet, ce nouveau drame est révélateur des conditions de travail auxquelles sont soumis les internes. Et celles ci posent trop souvent problème, comme l’application du repos de sécurité (même si ce n'est pas le cas dans le drame de Parthenay) et la nécessité de limiter le temps de travail.
Le
SNJMG s'était engagé dans 4 grèves consécutives pour obtenir, aux cotés des autres syndicats, la reconnaissance effective du repos de sécurité pour les internes en médecine et pour demander la limitation du temps de travail à 48h hebdomadaires. Mais, les différents gouvernements n’ont rien cédé sur la limitation du temps de travail. De plus, il a fallu 2 décès d'internes en août 2002 (Dunkerque et Clermont-Ferrand) pour que les textes d'application du repos de sécurité sortent en septembre 2002 sous la pression conjuguée du SNJMG et de l'ISNIH (Internes de spécialités).
Malgré la loi, il existe encore en novembre 2003 des chefs de service qui refusent que leurs internes bénéficient du repos de sécurité et rien n'est prévu, à l’heure actuelle, pour appliquer ce repos de sécurité aux internes en médecine générale qui effectuent des gardes dans le cadre de stages ambulatoires (dans des cabinets de généralistes "libéraux").

Aussi, le
SNJMG demande à rencontrer le ministre de la Santé et de l’Education Nationale pour étudier avec eux comment faire appliquer partout le statut de l'interne et aligner le statut de FFI sur celui de l’interne. A l’occasion de cette rencontre, le SNJMG demandera également une redéfinition du rôle des internes tant à l’hôpital qu’en ambulatoire (Rappel : les ministères de la Santé et de l’Education Nationale n’ont toujours pas organisé de concertation officielle sur le nouveau stage de troisième cycle en médecine générale).

Paris, le 27 novembre 2003
NB : le Bureau National du SNJMG s'associe à la souscription lançée par le Dr Frédéric Pain (chef de service aux urgences de Parthenay et secrétaire général de l´AMUHF) afin d´aider l´épouse du médecin décédé.

 


 

6e semestre : un dossier à risque pour internes en médecine générale !
Dans quelques jours débutera l'année universitaire 2003/2004 pour les étudiants en médecine. C'est une année particulière puisque c'est la dernière année de troisième cycle pour la première promotion (promotion 2001) de résidents/internes en médecine générale devant valider la nouvelle maquette du troisième cycle de médecine générale incluant un semestre supplémentaire de stage (6e semestre).

A cette occasion, le Bureau National du
SNJMG fait les constatations suivantes :
- Dans différentes régions, de nombreux résidents ont effectué (ou vont effectuer, puisque les choix de stage pour l'hiver 2003/2004 viennent de s'achever) 5 de leurs 6 stages sans avoir su ou pu choisir leurs stages en fonction des obligations de la nouvelle maquette de troisième cycle,
- Hormis dans l'hypothèse d'un stage hospitalier supplémentaire, il est impossible de proposer un stage d'un nouveau type en guise de 6e semestre pour tous les résidents de la promotion 2001 (et il semble difficile de le proposer aux résidents de la promotion 2002)
- il n'existe aucun projet consensuel pour ce 6e semestre
- un projet pour le 6e semestre a recueilli une plusieurs avis favorables mais ce projet ne résulte d'aucune concertation officielle (contrairement à ce qui s'était passé pour le stage chez le praticien, les ministères de la Santé et de l'Education Nationale n'ont organisé aucune réunion à ce propos)

Sur la base de l'enquete réalisée auprès de 678 internes dans 6 régions de
métropole lors des derniers choix de stages en Mai 2003 (PARIS, LILLE, AMIENS, BESANCON, TOULOUSE et BORDEAUX), le Bureau National du
SNJMG demande :
- Mesures transitoires sur la maquette de troisième cycle de médecine générale pour les promotions 2001 et 2002, voire 2003,
- Réflexion sur le 6e semestre rassemblant toutes les parties concernées "au grand jour" et "sans a priori",
- Bilan nécessaire du Stage Chez le Praticien (SCP),
- Possibilité pour les résidents/internes en médecine générale de choisir,
en fonction de leur projet professionnel, leur terrain de stage (hospitalier
ou ambulatoire) pour le 6e semestre,
- Proposition de 2 statuts possibles pour le stagiaire en ambulatoire :
interne (avec strict respect du statut) ou faisant fonction de senior,
- Pas de rémunération du maître de stage sur les actes générés par le
stagiaire (afin que ce stage ne devienne pas un remplacement bon marché - voire gratuit - déguisé).

Paris, le 24 octobre 2003


 

Urgences : la tragique défausse de l'Etat sur la permanence de soins

Chacun sait avec quelle rapidité la permanence des soins a été mis en cause dans la polémique née de la crise sanitaire provoquée par la canicule de cet été...

Après être intervenu à propos de la continuité des soins, le Bureau National
du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (
SNJMG) poursuit "à froid" son analyse sur les différents aspects de cette crise.
La publication, voici quelques jours, au Journal Officiel, de deux textes sur la permanence des soins en médecine ambulatoire lui donne l'occasion de faire connaître son opinion sur le sujet.

Le Bureau National du
SNJMG constate que, selon le premier texte, "Il est du devoir du médecin de participer à la permanence des soins dans le cadre des lois et des règlements qui l'organisent" mais que, selon le second texte, "les médecins participent à la permanence des soins sur la base du volontariat".

Le Bureau National du
SNJMG n'est pas dupe du "trompe l'oeil"
que constituent ces textes. Sous le terme de volontariat se cachent en fait
les réquisitions préfectorales et, derrière les réquisitions, les
sanctions... En effet, ces textes ne proposent aucune garantie de moyens,
pourtant nécessaires pour assurer le recrutement de volontaires. En
revanche, ils sont très explicites pour obtenir la participation forcée des
non volontaires.

Une fois de plus, l'Etat se défausse de sa responsabilté. Refusant
obstinément de reconnaître la permanence de soins comme mission de service public, il met en place en médecine ambulatoire, via une coercition
déguisée, un système n'accordant aux médecins aucune des garanties élémentaires obtenues par leurs collègues hospitaliers (ex : repos de sécurité, couverture sociale et assurantielle, rémunération, moyens logistiques,...).

Et ce n'est pas l'annonce mardi 30 septembre par J.F.Mattéi d'un plan pour les urgences, où la gestion non hospitalière des urgences n'est que vaguement abordée, qui viendra contredire cet état de fait...

A l'heure où la pénurie démographique devient pesante sur l'ensemble du
territoire et où se multiplient des zones sous médicalisées, le Bureau
National du
SNJMG ne peut que déplorer de telles mesures coercitives dont
l'un des effets sera une majoration du retard à l'installation voire une
fuite des jeunes généralistes du système "libéral".

Faudra-t-il d'autres catastrophes sanitaires pour que l'Etat accepte enfin
d'entendre les alertes qui lui sont adressées ?

NB : Prochainement, le
SNJMG publiera les résultats de son enquête sur la
permanence des soins vécue par les remplaçants...

Paris, le 3 octobre 2003


 

Canicule : l'été chaud des remplaçants en médecine générale
Dans le tumulte de la polémique sur les conséquences sanitaires de la canicule d'aout 2003, de nombreuses questions soulevées méritent une véritable réflexion et non des jugements à l'emporte piece.

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes tient en premier lieu à évoquer la question des remplacements en Médecine Générale.
Le premier rapport publié après la crise (forcément partiel et insuffisamment documenté du fait du temps accordé pour sa rédaction et du cadre d'investigation assigné) évoque le problème des remplacements des médecins "libéraux".
Représentant naturel des remplaçants, le
SNJMG alerte régulierement les pouvoirs publics sur ce problème, depuis plusieurs années. En l'absence de véritable réponse de leur part, la crise larvée des remplacements ne pouvait qu'éclater à l'occasion d'une situation sanitaire inhabituelle comme celle de cet été.
Pour le
SNJMG, cette crise des remplacement résulte de la conjonction de 2 problèmes :
- la situation critique de la démographie médicale
- les difficultés d'exercice des remplaçants
Concernant la démographie médicale, le
SNJMG a été la première organisation médicale à démentir au milieu des années 90 la théorie des "20 000 médecins de trop" et à demander la création d'un observatoire de la démographie médicale. Hélas, il a fallu attendre le début des années 2000 pour voir une timide amorce du relèvement du numerus clausus et le mois de Juillet 2003 pour la constitution du dit observatoire. Dans l'attente des résultats (obligatoirement lointains) de ces mesures, le Bureau National du SNJMG remarque que l'actuel déséquilibre démographique :
- se voit aggravé par la concentration de la demande en remplaçants sur certaines périodes (ce qui n'aide pas non plus les remplaçants à vivre de leur exercice en dehors de ces périodes),
- pénalise en premier lieu les médecins qui ont de lourds handicaps liés à leur lieu d'exercice et à leur activité.
Mais en plus de la question globale de la démographie médicale, le
SNJMG estime que se rajoutent d'autres problèmes rendant difficile l'exercice des remplaçants. Ces problèmes proviennent du non statut des remplaçants. Non reconnus, les remplaçants sont les éternels oubliés du système de santé alors qu'ils sont des acteurs essentiels de la continuité des soins (remplacements de "jour") et souvent de la permanence des soins (remplacements lors des gardes). Et comme d'habitude, ce sont les plus jeunes en situation précaire qui en souffrent le plus. Ainsi, le SNJMG déplore que les remplaçants non thésés se trouvent exclus de certaines prestations sociales (ex: AGED) et qu'ils soient parfois interdits d'exercice du fait de conditions trop strictes pour l'obtention de la licence de remplacement.

Aussi, malgré la satisfaction de certaines revendications (alignement des cotisations sociales sur celle des médecins installés en secteur 1, participation à la FMC conventionnelle ou non, prochaine attribution de CPS aux remplaçants...), le Bureau National interpelle le ministre de la Santé pour :
- la création d'un statut du remplaçant à l'égal de l'installé
- le desserement des conditions d'obtention de la licence de remplacement :
allongement de période d'obtention de la licence de 5 à 6 ans après la première inscription en troisième cycle et décompte de ce temps des périodes de maternité/paternité/adoption... ("vielles" revendications du
SNJMG qu'il avait défendu lors de la grève des internes de l'hiver 2001)
- une plus grande souplesse dans les autorisations de remplacement en dehors des périodes de "sur demande" (remplacements de demi journées, remplacements réguliers,...)
- la mise en place d'aides (logistiques et financières) aux remplacements venant s'articuler avec les aides à l'installation actuellement à l'étude.

Paris, le 14.09.03

 


 

Les internes en médecine générale dubitatifs face au nouveau semestre de stage.
En 2001, un nouveau semestre de stage a été rajouté au troisième cycle de médecine générale. Conformément au décret no 2001-64 du 19 janvier 2001 et à l'arreté publié le 27 octobre 2001 au Journal Officiel, le nouveau semestre "se fait préférentiellement en secteur ambulatoire".

Depuis quelques mois, le
SNJMG s'est inquiété de la teneur de projets d'application pratique de ce stage. Afin de connaître l'appréciation des résidents/internes en médecine générale, le SNJMG a organisé une enquète portant sur 2 items (terrain de stage et rémunération des stagiaires) dans 6 régions de métropole lors des derniers choix de stages en Mai 2003 : PARIS, LILLE, AMIENS, BESANCON, TOULOUSE et BORDEAUX. Le SNJMG a recueilli 678 réponses.

De cette enquète, il ressort surtout une grande incertitude chez les résidents/internes en médecine générale. Cette incertitude s'explique surtout par le flou qui entoure la réflexion préparatoire à la mise en place de ce stage et parfois par des informations contradictoires données par les différentes facultés et/ou DRASS.
Concernant le terrain de stage, le stage ambulatoire ne rencontre qu'une approbation mitigée. Et si cette approbation est plus marquée chez les résidents ayant effectué leur stage chez le praticien, une forte proportion de ceux ci restent intéressés par un stage hospitalier. Une première explication serait que certains résidents voient dans un 6eme semestre en hospitalier la possibilité de réaliser des stages qu’ils n’ont pas pu effectuer auparavant faute de place ou par un mauvais rang aux choix (ceci est d'autant plus vrai pour les généralistes désireux de devenir urgentistes, gériatres...). Une autre explication serait que la qualité inégale des Stages Chez le Praticien (SCP) nuirait à la la motivation d'effectuer un autre stage ambulatoire.
En tout cas, de tels résultats imposent de laisser aux résidents/internes en médecine générale une certaine marge pour le choix du type de terrain de stage.

Concernant la rémunération des stagiaires pour un semestre en ambulatoire, le mode salarial emporte la majorité des suffrages mais une rémunération en fonction des actes suscite un interet certain. Ceci traduit l'incertitude sur le statut du stagiaire : doit il rester interne ou prendre un statut de "Faisant Fonction de Senior" ?

Le Bureau National du
SNJMG trouve dans ces résultats une justification à de nombreux axes de sa politique sur le sujet depuis 2001 :
- Réflexion sur le 6e semestre rassemblant toutes les parties concernées "au grand jour" et "sans a priori"
- Bilan nécessaire du Stage Chez le Praticien (SCP)
- Possibilité pour les résidents/internes en médecine générale de choisir, en fonction de leur projet professionnel, leur terrain de stage (hospitalier ou ambulatoire) pour le 6e semestre
- Proposition de 2 statuts possibles pour le stagiaire en ambulatoire : interne (avec strict respect du statut) ou faisant fonction de senior
- Pas de rémunération du maître de stage sur les actes générés par le stagiaire (afin que ce stage ne devienne pas un remplacement bon marché déguisé)

Paris, le 16.06.03

 


 

Démographie médicale : les propositions des jeunes généralistes
Depuis 1996, le
SNJMG alerte les pouvoirs publics sur les problèmes de démographie médicale. Cette implication lui a valu de participer ce printemps à la mission Descours sur l'installation.
Lors de la réunion conclusive de cette mission, les représentantes du
SNJMG ont été flatté d'entendre M. Descours citer à de multiples reprises leur syndicat. Elles ont aussi apprécié de retrouver dans les propositions du sénateur honoraire de nombreuses mesures soutenues par le SNJMG :
- aides à l'installation forfaitaires, pérennes et combinées avec des abattements de charges fiscales et sociales
- mise en place d'un observatoire de la démographie des professions de santé et "fléchage" de la hausse du numerus clausus en fonction des besoins de santé publique
- exercice multisite
- regroupement interprofessionnel dans des maisons de santé pluri disciplinaires
- développement de réseaux de santé et de la télé médecine
- temps partiels des professionnels libéraux à l'hôpital
- statut de collaborateur associé et/ou salarié
- développement et encouragement des stages de formation initiale dans les zones déficitaires
Toutefois, elles n'ont pas retrouvé les propositions radicales que le
SNJMG estime nécessaires pour assurer la réussite d'une politique incitative en matière d'installation :
- véritable volontariat pour les gardes avec reconnaissance de la permanence des soins (en tant que prise en charge des urgences) comme une mission de service public
- abrogation des ordonnances de 1958 à l'origine des CHU
- reconnaissance de la médecine générale comme discipline clinique et universitaire à l'égal des spécialités

Aussi, les représentantes du
SNJMG se sont elles élevées contre l'évocation par M. Descours de mesures coercitives à l'installation (conventionnement non automatique et/ou régime d'autorisation). En effet, de telles mesures ne correspondent aucunement aux principes du système de soins français et accéléreraient, bien plus qu'elles ne les combattraient, la constitution de territoires médicalement "difficiles".
Le
SNJMG regrette d'avoir été le seul, avec la FMF, à manifester son refus de telles mesures. Mais, le SNJMG reste serein, fort du soutien des jeunes généralistes dans ce combat.

Paris, le 27 mai 2003


 

Gardes médicales et installation : J.F.Mattéi menace!
Le ministre de la santé, J.F.Mattéi, a révélé dans l'édition du 07 avril 2003 du Figaro, son ambition de "responsabiliser les médecins".
Il a ainsi déclaré : "On ne peut pas accepter longtemps des installations anarchiques, laissant des zones rurales ou urbaines abandonnées, ni la pénurie de certaines spécialités, ni la contestation de la permanence des soins".
De tels propos ne manquent pas de faire réagir le Bureau National du
SNJMG.
Ainsi, le ministre avoue qu'il n'a aucune intention d'accorder de véritable volontariat pour les gardes en médecine ambulatoire et ses propos sont lourds de menaces concernant la liberté d'installation.
Le Ministre parle aussi de la Médecine Générale comme d'un service d'intérêt général. Mais quelle qualité de service attendre de chargés d'une mission de cette importance s'ils sont mandatés de force?
A l'heure où des études alertent sur les ravages du "burn out" des médecins qui s'étend, la coercition serait la pire des solutions. Ne faut-il pas chercher au contraire les moyens positifs de remotiver les praticiens?
En tant que représentant des jeunes générations de généralistes, le
SNJMG renouvelle son opposition catégorique à toute remise en cause de la liberté d'installation et rappelle que toute politique incitative en matière d'installation impose la reconnaissance d'un total volontariat pour les gardes en médecine ambulatoire.

Paris, le 10 avril 2003


 

Reforme de l'AME et de la CMU : une remise en cause de la prise en charge des soins aux démunis.

Le vote par le Parlement en décembre 2002 d'une réforme de l'Aide Médicale d'Etat (AME) et de la Couverture Médicale Universelle (CMU) a interpellé le Bureau National du Syndicat National de Jeunes Médecins Généralistes (
SNJMG).

A l'hôpital (résidents/internes en médecine générale, assistants et attachés généralistes) comme en "ville" (remplaçants et jeunes installés), les jeunes médecins généralistes sont souvent témoins des difficultés sanitaires et sociales générées par la grande pauvreté. Aussi, une reforme remettant en cause la prise en charge des dépenses de soins des personnes les plus démunies de notre société ne peut susciter que la désapprobation d'un syndicat qui milite depuis sa création pour une digne et véritable politique de santé publique.

Le Bureau National du
SNJMG se joint donc aux différentes organisations (1) qui demandent le retrait de la réforme de L'AME et de la CMU et incite tous les jeunes médecins généralistes à participer aux différentes pétitions en ce sens (pétition de Médecins du Monde, pétition de Médecins sans Frontières/Syndicat de la Médecine Générale/Coordination Nationale des Réseaux, pétition de généralistes de la liste de diffusion généralistes2002).

Paris, le 16 février 2003

(1) : Association des médecins urgentistes (AMUHF), Act-up, Bus des femmes, CFDT, Collectif "La santé n'est pas une marchandise", Fédération de l'Entraide Protestante, Fédération Syndicale Unitaire (FSU), GISTI (Groupe d'information et de soutien aux travailleurs immigrés), Ligue des droits de l'Homme (LDH), Médecins du Monde (MdM), Médecins sans Frontières (MSF), MG-France, le Mouvement du planning familial, Mutualité Francaise (FNMF), Syndicat de la Médecine Générale (SMG)


 

Rapport Descours : des propositions en trompe l'oeil...
L'ancien sénateur Descours a remis jeudi 23 janvier 2003 à Jean Francois Mattéi le rapport qu'il lui avait commandé sur la permanence des soins.
Au delà des revendications tarifaires, ce sujet a été la principale cause du succès de la grève des généralistes débutée voici plus d'un an. Aussi, ce rapport était-il attendu impatiemment par les médecins généralistes et bien sûr par le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (
SNJMG), qui pense que la résolution de ce dossier est primordiale pour faire face aux problèmes de démographie médicale.
Une lecture rapide de ce rapport pourrait laisser croire à une bonne prise en compte des demandes des médecins généralistes, notamment : participation aux gardes reposant sur le principe du volontariat, ré-écriture de l'article 77 du code de déontologie et reconnaissance de la nécessité d'une régulation des demandes de soins non programmés.Mais une lecture plus attentive en révèle les aspects décevants et parfois inacceptables.
Tout d'abord, le volontariat qu'il prétend accorder aux médecins généralistes libéraux ne concerne en fait que les endroits où le nombre de ces volontaires serait suffisant... Ailleurs, l'obligation prend le relais, sous la tutelle de "l'autorité compétente". C'est à dire que rien ne change réellement, et que cette possibilité de coercition continuera à faire prévaloir les économies sur l'offre de moyens adéquats.
Pire, le texte, distinguant urgences et permanence des soins, et définissant cette dernière comme les "demandes de soins non programmés exprimées par un patient", consacre ainsi officiellement le travail en dehors des horaires habituels (nuit,week end et fériés) comme partie intégrante et obligatoire de la mission de soins des médecins !
Ensuite, le rapport fait de cette "permanence des soins" une simple "mission d'intérêt général", au financement non précisé. Nous sommes donc très loin de la notion, revendiquée par les médecins de ville et le
SNJMG, de permanence des soins urgents comme mission de Service Public, avec tout ce que cela devrait représenter en matière d'assurance, de couverture sociale et de rémunération pour les médecins qui l'assurent.
Développement de la qualité des soins et amélioration des conditions d'exercice des généralistes sont pour le
SNJMG des revendications intimement liées. Force est de constater que le rapport Descours répond mal à de telles attentes.
Paris, le 31 janvier 2003



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