- DECEMBRE
Médecine générale : Non à l'abattage !
Cette fin d'année 2001 voit se manifester un profond mécontentement de toutes les générations de médecins généralistes.
Le
SNJMG rassemble des résidents/internes en médecine générale ainsi que des remplaçants et de jeunes installés en médecine générale, et il porte naturellement leurs revendications concernant leurs conditions d'exercice.
A l'hôpital comme en ville, les nouvelles générations de généralistes ne veulent plus cautionner le système actuel fondé sur le dévouement (accepter de travailler plus de 60 heures par semaine en enchaînant gardes et journées de travail) et l'abattage (le généraliste n'a comme seul profil de carrière que la multiplication des actes).
Concernant la médecine "de ville", cette aspiration déclenchait voici quelques semaines encore la désapprobation de quelques syndicats de médecins installés. Elle est désormais partagée par une large majorité de généralistes, tous ages confondus.
Conscient que la simple revalorisation de lettre clé puisse être une réponse délétère pour le système de soins et à terme pour les médecins eux mêmes, le Bureau National du
SNJMG demande au delà de la revalorisation des honoraires de la consultation et de la visite, la création de rémunérations complémentaires forfaitaires :
- forfait dédommageant l'astreinte de garde ( nuit, dimanche ou férié )
- forfait dédommageant l'investissement du médecin dans ses conditions d'installation (zone géographique), dans le matériel médical, dans un secrétariat, dans la gestion du dossier médical normalisé et communicant...
De plus, le
SNJMG réaffirme son attachement à :
- la liberté dinstallation des jeunes médecins.
- l'indemnisation de la FMC, prise sur le temps de travail
- la mise en place d'un repos de sécurité indemnisé, pris sur le temps de travail, après chaque garde
Le Bureau National du
SNJMG soutient les médecins remplaçants et jeunes installés dans leur participation à la grève des gardes, et demande au gouvernement de répondre concrètement à la demande d'évolution des modes d'exercice à l'hôpital comme "en ville" en engageant de réelles et rapides négociations tant avec les installés qu'avec les internes, mécontents du protocole du 19 décembre 2001.
Paris, le 31 décembre 2001
Le protocole d'accord non signé
L'ISNIH, qui représente les Internes de Spécialités, et le lISNIH, un des deux syndicats de Résidents en Médecine Générale, n'ont pas signé le protocole d'accord proposé par Bernard Kouchner au nom du Gouvernement. Les projets de décret et d'arrêté permettant la mise en uvre du repos de sécurité ne sont que le respect des engagements passés du Gouvernement. Les termes techniques contenus dans ces projets sont de surcroît encore équivoques et ne conviennent ni à l'ISNIH ni au
SNJMG. Le reste des revendications afférentes au statut de lInterne n'a de plus pas été pris en compte.
Le mépris affiché par le Gouvernement durant ces dernières semaines, le délai inadmissible avec lequel les négociations ont pu être ouvertes ainsi que les déclarations de Monsieur Kouchner, bafouant le Statut de l'Interne pourtant reconnu par le protocole signé par Madame Aubry, vont marquer durablement les Internes.
Le mouvement des Internes va donc continuer. Ses modalités seront définies dans les jours qui viennent. Aujourd'hui la grève continue dans certains CHU, une trêve a été décidée dans d'autres.
Les Internes de France sont tous solidaires, quelles que soient les modalités de poursuite du mouvement dans les différentes villes. Ils sont unanimes dans leur revendication, et leur mobilisation se poursuivra jusquà obtention de la reconnaissance de leur Statut.
Durant cette trêve, le mouvement continue et nous préparons sa suite en appelant à lunité daction avec les Chefs de Clinique - Assistants et les Praticiens Hospitaliers Seniors pour une revalorisation du Statut de lensemble des Médecins de lHôpital Public.
Paris, le 20 décembre
Florent Perin-Dureau, président de lISNIH
Contacts Presse ISNIH :
Anne-Gaëlle Andrieu, 06 22 48 24 00,
Stéphane Litrico, 06 16 93 60 89,
Florent Perin-Dureau, 06 22 48 23 89,
Contacts Presse
SNJMG :
Erwan Papin, 06 62 47 39 77,
Olivier Gattolliat, 06 03 34 70 80
La FNSIP, lISNAR, lISNIH et le
SNJMG ont été reçus aujourdhui au Ministère de la Santé par la Direction de lHospitalisation et de lOrganisation des Soins en labsence des conseillers du Ministère Délégué à la Santé et du Ministère de lEmploi et de la Solidarité.
Nous avons pu détailler nos revendications avec la traduction statutaire technique. Aucune réponse na évidemment pu être apportée en labsence de décideurs politiques.
Nous serons reçus demain par M. Bernard Kouchner, Ministre Délégué à la Santé auprès de Madame Elisabeth Guigou, Ministre de lEmploi et de la Solidarité, et espérons obtenir satisfaction quant à nos légitimes revendications.
Le succès des manifestations interrégionales des Internes et Résidents qui ont eu lieu ce jour, prouve notre détermination. Nous restons mobilisés et appelons à une manifestation nationale à Paris le mardi 18/12/01.
Paris, le 13 décembre
Les bureaux de la FNSIP, de lISNAR, de lISNIH et du
SNJMG
Contacts Presse ISNIH :
Anne-Gaëlle Andrieu, 06 22 48 24 00,
Stéphane Litrico, 06 16 93 60 89,
Florent Perin-Dureau, 06 22 48 23 89,
Contacts Presse
SNJMG :
Erwan Papin, 06 62 47 39 77,
Olivier Gattolliat, 06 03 34 70 80,
Contacts Presse FNSIP :
Olivier Garnier, 06 10 28 39 18,
Contacts Presse ISNAR :
Nicolas Dubuis, 06 15 17 09 49
Cyrille Vartanian, 06 64 71 44 78
Dune grève à l'autre
Après plus de 3 semaines de grève, le Bureau National du
SNJMG se réjouit que des négociations avec les 4 syndicats représentants les internes et résidents soient enfin ouvertes. Cependant, le Bureau National ne dispose daucune garantie quand aux résultats de ces négociations. Il reste donc vigilant.
Le SNJMG rassemble des résidents/internes en médecine générale, des remplaçants et de jeunes installés en médecine générale. Il porte donc une attention particulière à leur désarroi vis à vis de leur conditions d'exercice actuelles.
Si certaines demandes des remplaçants sont reprises dans nos revendications concernant la grève des internes et résidents (sans réponse du ministère à ce jour), le Bureau National du
SNJMG entend aussi s'exprimer sur l'inquiétude des jeunes médecins en ce qui concerne leur condition d'exercice.
Conscient que la simple revalorisation de lettre clé puisse être une réponse délétère pour le système de soins et à terme pour les médecins eux mêmes, le Bureau National du
SNJMG demande au delà de la revalorisation des honoraires de la consultation et de la visite, la création de rémunérations complémentaires forfaitaires :
- forfait dédommageant l'astreinte de garde ( nuit, dimanche ou férié )
- forfait dédommageant l'investissement du médecin dans ses conditions d'installation, dans le matériel médical, dans un secrétariat, dans la gestion du dossier médical normalisé et communicant...
- indemnisation des FMC, prises sur le temps de travail
- mise en place d'un repos de sécurité indemnisé, pris sur le temps de travail, après chaque garde.
Le SNJMG, par ailleurs, réaffirme son attachement à la liberté dinstallation des jeunes médecins.
Le SNJMG soutient les médecins remplaçants et jeunes installés dans leur participation à la grève des gardes, et aspire à une réelle restructuration des modes d'exercice en médecine générale.
Contact Presse : Sophie Rachou 06 81 38 16 99
Paris, le 13 décembre
"Les Internes et Résidents sont des praticiens en formation dont la place à lhôpital est essentielle. Les signataires du présent relevé de décisions soulignent la nécessité daméliorer les conditions de vie au travail et la rémunération des internes et résidents, dont le rôle excède largement celui détudiant ", avait signé le 3 mai 2000 Madame Aubry, Ministre de lEmploi et de la Solidarité de Monsieur Jospin, Premier Ministre.
Telles doivent être les bases de négociations que doit ouvrir avec nous Madame Guigou.
Jeudi 6 décembre, 5000 Internes et Résidents (sur 17000), venus de toute la France, ont manifesté à Paris et ont été éconduits par léquipe de Madame Guigou. Devant le refus dêtre reçus au Ministère de lEmploi et de la Solidarité, ils ont alors appelé à un durcissement de la grève des gardes et astreintes débutée il y a maintenant 3 semaines.
Cette semaine, sur 26 villes de CHU, 5 ont décidé de deux jours de grève totale, 6 doivent se prononcer lors de leurs Assemblées Générales lundi ou mardi soir quant aux modalités de poursuite du mouvement, 15 ont déjà voté une grève totale reconductible à partir daujourdhui.
Les Internes et Résidents sont donc décidés à poursuivre, durcir, et tenir leur mouvement.
Nous rappelons que "louverture de négociations sur notre temps de travail" na jamais signifié "les 35 hebdomadaires" mais que les semaines de 60 à 80 heures que nous continuerons de faire pour assurer la continuité des soins aux Malades doivent être reconnues à leur juste valeur et bénéficier de légitimes contreparties.
Nous rappelons que le Repos de Sécurité est aussi et surtout un bénéfice pour le Malade. Sa mise en application rapide ne doit pour autant pas se faire au détriment des Médecins et Pharmaciens et nécessitera des moyens humains et financiers pour lHôpital Public : "Les parties conviennent que des créations de postes supplémentaires sont nécessaires dans le cadre de la mise en uvre du repos de sécurité" avait déjà paraphé Madame Aubry.
Nous remercions lensemble des syndicats de Praticiens Hospitaliers et Hospitalo-Universitaires, des syndicats de Médecins et Pharmaciens Libéraux, ainsi que toutes les associations professionnelles médicales et universitaires qui nous ont déjà apporté leur soutien, et appelons ceux et celles qui ne lont pas encore fait à communiquer leur position.
Nous demandons à Monsieur Jospin de bien vouloir respecter les engagements écrits et signés des différents Ministres de ses Gouvernements et dobtenir un arbitrage et une ouverture de négociation rapides de la part Madame Guigou.
Paris, le 10 décembre
Les bureaux de lISNIH, du
SNJMG, et de la FNSIP,
Contacts Presse ISNIH :
Anne-Gaëlle Andrieu, 06 22 48 24 00,
Stéphane Litrico, 06 16 93 60 89,
Florent Perin-Dureau, 06 22 48 23 89,
Contacts Presse
SNJMG :
Erwan Papin, 06 62 47 39 77,
Olivier Gattolliat, 06 03 34 70 80,
Contacts Presse FNSIP :
Olivier Garnier 06 10 28 39 18
Grève des internes : un exemple à suivre !
Plus de 2 semaines après le début de la grève des gardes des internes, le ministère de la Santé s'entête à demander des pénalités en échange d'un repos de sécurité.
De même, il persiste à trouver tout à fait normal que les internes puissent travailler jusqu'à 80 heures par semaine et qu'ils soient les SEULS personnels hospitaliers à ne pas bénéficier de mesures de réduction du temps de travail.
Ce mépris renforcé par la quasi absence de réponse aux autres revendications explique la mobilisation grandissante des internes qui se traduira par une nouvelle journée de grève totale le 6 décembre 2001 avec manifestation nationale dans les rues de Paris.
Dans un tel contexte, le
SNJMG accroît sa mobilisation dans la grève pour représenter les revendications des résidents/internes en médecine générale.
En rappelant qu'il compte dans ses rangs des résidents mais aussi des remplaçants et des jeunes installés en médecine générale, le
SNJMG veut faire de cette grève un symbole de la nécessaire évolution de l'exercice médical.
Le SNJMG réaffirme ainsi sa volonté de voir s'appliquer pour tout médecin hospitalier, salarié ou installé en ville:
- un repos de sécurité indemnisé, pris sur le temps de travail, après chaque garde,
- une Formation Médicale indemnisée, prise sur le temps de travail
de réelles possibilités de limitation du temps de travail sans perte de revenu.
Le SNJMG a la conviction de voir se jouer dans cette grève la médecine de demain.
Paris, le 6 décembre 2001
Contact presse : Erwan Papin : 06 62 47 39 77
Olivier GATTOLLIAT : 06 03 34 70 80
Absence douverture des négociations
LISNIH, la FNSIP et le
SNJMG ont constaté avec stupeur labsence douverture des négociations de la part de M. Kouchner.
Refus douverture des négociations sur une base de temps de travail de 10 demi-journées hebdomadaires, refus dintégrer toutes les gardes dans le temps de travail, refus denvisager un aménagement de notre temps de travail malgré des semaines qui continueront de correspondre à 60 à 80 heures de temps de travail. Mais de son propre aveu, il na pas pouvoir ni mandat douvrir de telles négociations !
Nous continuons plus que jamais notre mouvement de grève et appelons à une mobilisation forte des Internes et Résidents lors de notre manifestation qui aura lieu à Paris demain jeudi 6 décembre après-midi.
Nous appelons lensemble des Praticiens Hospitaliers et des Médecins libéraux à soutenir notre mouvement.
Nous demandons à rencontrer Mme Guigou de nous recevoir, comme Mme Aubry lavait fait en avril 2000, afin douvrir réellement des négociations après plus de deux semaines de grève des gardes et astreintes et deux jours de grève totale.
Nous demandons à MM. Jospin et Chirac dentendre enfin la voix des plus jeunes des Praticiens Hospitaliers qui concourent à la mission de Service Public de lHôpital.
Les bureaux de lISNIH, du
SNJMG, et de la FNSIP,
Contacts Presse ISNIH :
Anne-Gaëlle Andrieu, 06 22 48 24 00,
Stéphane Litrico, 06 16 93 60 89,
Florent Perin-Dureau, 06 22 48 23 89,
Contacts Presse
SNJMG :
Erwan Papin, 06 62 47 39 77,
Olivier Gattoliat, 06 03 34 70 80,
Contacts Presse FNSIP :
Oliver Garnier 06 10 28 39 18
Grève totale des internes le 29 novembre 2001 !
Malgré les déclarations du Ministre de la Santé, les négociations concernant les Internes et Résidents sont toujours au point mort, et aucune date de rendez-vous nest programmée alors que la grève des gardes et astreintes dure déjà depuis 5 jours.
Bernard Kouchner déclare nous considérer comme des étudiants et refuse, à ce seul titre, de nous accorder satisfaction. Il se trompe, ou feint de se tromper, et le Gouvernement des 35 heures ne peut pas continuer de se moquer ouvertement des Internes et Résidents, dont la qualité, la quantité, et la faible rémunération du travail effectué et du service public rendu sont bien connus de tous, en particuliers des Malades et de nos Aînés.
LISNIH, la FNSIP et le
SNJMG appellent à une grève totale des soins le jeudi 29 novembre 2001, grève déjà adoptée dans la grande majorité des villes de CHU. Lactivité des services devra être réduite au minimum tout en assurant la continuité des soins et la sécurité des Malades.
LISNIH, la FNSIP et le
SNJMG appellent lensemble des Praticiens Hospitaliers Seniors, qui eux-mêmes ont été contraints de recourir à la grève pour obtenir un accord de Réduction du Temps de Travail simplement décent et ont alors bénéficié du soutien fort des Internes et Résidents, à appuyer leur mouvement En sassociant et en soutenant cette action, ils pourront contribuer significativement à ce que le Gouvernement nous propose rapidement un accord satisfaisant.
Nous espérons pouvoir rencontrer le Gouvernement et obtenir satisfaction avant darriver à cette journée daction et rappelons la détermination et la mobilisation des Internes et Résidents, toujours en grève des gardes et astreintes. Il appartient maintenant à Bernard Kouchner, Elisabeth Guigou, et Lionel Jospin de prendre leurs responsabilités et de proposer une issue rapide au conflit.
Repos de sécurité des internes: fin de non recevoir
Le
SNJMG déplore la fin de non-recevoir qui a été adressée par les représentants du gouvernement ce jour aux organisations syndicales dinternes : les internes et résidents sont désormais la seule catégorie de médecins quil est légal de faire travailler à lhôpital en continu 36 heures daffilées, et près de 80 heures par semaine, sans bénéficier daucun repos de sécurité au lendemain dune nuit pleine de travail.
Le gouvernement propose en revanche, si repos de sécurité il doit y avoir, que seule 1 garde par semaine soit prise en compte. Pour les gardes suivantes, le gouvernement persiste à demander aux internes de prendre un jour de congé pour bénéficier dun repos de sécurité rendu obligatoire.
Au lendemain de la deuxième nuit de grève des internes, le
SNJMG se félicite de la mobilisation des résidents/internes en médecine générale et étudiants en médecine générale "faisant fonction d'interne".
Le taux élevé de participation à la grève sonne comme une condamnation face au refus du ministère de la Santé d'ouvrir une véritable négociation sur les revendications qui lui ont été présentées.
Le succès de la mobilisation est tel que certains hôpitaux n'hésitent pas à passer outre le droit de grève des internes et obligent ces derniers à travailler pour ne pas à avoir à assigner des praticiens temps-plein !!!
Face au nombre élevé de ces assignations abusives, la délégation du
SNJMG demande au ministère de rappeler à l'ordre les directions d'hôpitaux qui ne respecteraient pas le droit à la grève de ces internes.
Les revendications du
SNJMG restent inchangées à ce jour.
Paris, le 21 novembre 2001
Contact PRESSE : Erwan PAPIN 06 62 47 39 77 (Porte Parole)
Une grève inéluctable ?
Avant la prochaine rencontre entre syndicats d'internes et de résidents (FNSIP, ISNAR, ISNIH et
SNJMG) et ministère de la Santé, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) exhorte le ministère à entendre la demande unitaire des syndicats pour la mise en application immédiate du Repos de Sécurité (prévu par le décret n° 2001-23 du 9 janvier 2001) avec maintien de la rémunération de la garde et l'ouverture de négociations sur la Réduction du Temps de Travail.
En effet, il est inacceptable que les internes et les résidents soient les seuls personnels hospitaliers a être exclu de toute réduction du temps de travail et que le repos de sécurité puisse concerner tous les médecins hospitaliers sauf les médecins en formations. Si le ministère ne prend pas conscience de cette situation, la grève sera inéluctables
D'autant plus que le
SNJMG mobilise depuis 1998 ses adhérents et tous les résidents/internes en médecine générale pour la modification du statut des internes et résidents sur une base de temps de travail hebdomadaire de 44 heures (sur 10 demi-journées), gardes comprises (conformément à la Directive Européenne), une revalorisation salariale des gardes et continuités de service de week-end effectuées au-delà de ces 44 heures statutaires et un alignement des émoluments des étudiants "faisant fonction d'interne" sur les émoluments des internes et résidents 1er semestre.
Par ailleurs, étant donné les interrogations actuelles sur la réforme des études médicales et sur la démographie médicale (remplacements, installation), le
SNJMG demande également au ministère :
- la reprise du travail de réflexion sur le contenu et la rémunération du sixième semestre de troisième cycle de médecine générale (NB : le
SNJMG réaffirme son attachement à la création du DES de médecine générale),
- l'allongement à 6 ans de la durée de remplacement possible pour les résidents non thésés avec prise en considération des congés maternités et du service national,
- la création d'une carte professionnelle de santé (CPS) nominative permettant la télétransmission des feuilles de soins électroniques pour chaque médecin (thésé ou non) habilité à effectuer des remplacements (+ caducée personnel)
- son intégration à l'observatoire national de la démographie médicale et l'engagement du gouvernement pour un maintien inconditionnel de la liberté d'installation.
Paris, le 14 novembre 2001
Contact Presse : Erwan PAPIN 06 62 47 39 77
Le
SNJMG refuse le sous statut des internes à l'Hôpital
Prenant acte de l'arrêté du 14 septembre 2001 organisant le repos de sécurité pour les médecins hospitaliers et de l'accord survenu entre le gouvernement et les syndicats de médecins hospitaliers pour la réduction du temps de travail, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) condamne l'absence d'avancée concernant le repos de sécurité et la réduction du temps de travail des résidents/internes en médecine générale.
Dans un contexte d'interrogations sur la réforme des études médicales et de menaces sur la liberté d'installation, le
SNJMG se fait le porte parole des résidents/internes en médecine générale pour demander au gouvernement :
- la mise en application immédiate du Repos de Sécurité (prévu par le décret no 2001-23 du 9 janvier 2001) avec maintien de la rémunération de la garde,
- la modification du statut des internes et résidents sur une base de temps de travail hebdomadaire de 44 heures (sur 10 demi-journées), gardes comprises, conformément à la Directive Européenne,
- une revalorisation salariale des gardes et continuités de service de week-end effectuées au-delà de ces 44 heures statutaires,
- louverture de négociations sur la Réduction du Temps de Travail (RTT) sur le modèle du protocole daccord signé avec les Praticiens Hospitaliers avec loctroi de 20 jours de RTT,
- la reprise du travail de réflexion sur le sixième semestre de troisième cycle de médecine générale,
- lallongement à 6 ans de la durée de remplacement possible pour les étudiants non thésés avec prise en compte des congés maternité et du Service National ,
- lintégration du
SNJMG à lobservatoire national de la démographie médicale et le maintien de la liberté d'installation.
Le SNJMG souhaite une rapide ouverture de négociation sur la base de ces revendications et espère ne pas avoir à faire usage du préavis de grève des gardes et continuités de service de week-end déposé pour le lundi 19 novembre 2001.
Paris, le 2 novembre 2001
-OCTOBRE
Résidanat : une réforme modeste mais réaliste
Dans le cadre de la réforme des études médicales et comme le prévoyait le décret no 2001-64 du 19 janvier 2001, la durée du résidanat se prolonge d'un semestre supplémentaire pour les étudiants entamant leur résidanat à partir de la rentrée universitaire 2001. En effet, l'arrêté d'application concernant le troisième cycle de médecine générale a été publié le 27 octobre 2001 au Journal Officiel.
Le texte de cet arrêté prévoit que le nouveau semestre "se fait préférentiellement en secteur ambulatoire". Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) déplore l'absence d'objectif clair que traduit cette formule. Toutefois, le Bureau National est satisfait que le gouvernement ait entendu la demande du
SNJMG de publier avant la fin d'octobre 2001 un arrêté "minimal" tenant compte du résultat des réunions de travail du Printemps 2001.
Prenant acte de l'absence de consensus sur les objectifs et l'organisation pratique d'un nouveau stage en ambulatoire, le
SNJMG a milité activement pour que (au moins dans un premier temps) liberté soit laissée aux résidents de choisir d'effectuer ce sixième semestre à l'hôpital ou en secteur ambulatoire. Le texte de l'arrêté permet cette liberté et le Bureau National du
SNJMG s'en réjouit. Toujours dans le même esprit de souplesse et de pertinence d'organisation, le Bureau National du
SNJMG se félicite qu'un des 5 autres semestres soit laissé totalement libre au choix des résidents. En effet, la multiplication des obligations de stages (même si le
SNJMG est d'accord avec le principe) ne va pas manquer de poser problème lors de la mise en application de cette maquette de troisième cycle. A ce titre, la formulation "un semestre (obligatoire) en gynécologie et pédiatrie" ne va pas contribuer à alléger les problèmes ; nous aurions préféré la formulation " 1 semestre (obligatoire) en pédiatrie et/ou gynécologie ". En revanche, le semestre obligatoire en psychiatrie proposé en début d'année n' a pas été retenu ; le compromis proposé dans le texte de l'arrêté nous paraît acceptable...
Le Bureau National du
SNJMG est donc plutôt satisfait de ce texte sans en ignorer les imperfections et les imprécisions. Pour y remédier, le Bureau National du
SNJMG demande au gouvernement d'avancer la discussion au Parlement de la loi de modernisation sociale (qui comporte la réforme de l'Internat) et de relancer le travail de réflexion sur le sixième semestre de résidanat.
Paris, le 29 octobre 2001
Réforme des études médicales : des paroles aux actes ?
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) a pris connaissance avec intérêt des propos tenus par Jack Lang, ministre de l'Education, dans l'édition du 16 octobre 2001 du "Généraliste".
Après l'annonce par le ministre du relèvement du numerus clausus de première année (à un niveau correspondant aux souhaits du
SNJMG), le Bureau National se félicite de lire Jack Lang rappeler que "la médecine générale deviendra une spécialité comme les autres en 2004" et estimer que la possibilité pour les internes de médecine générale de devenir chefs de clinique des hôpitaux "doit être impérativement étudiée car elle est légitime et nécessaire".
Toutefois, le Bureau National du
SNJMG ne peut s'empêcher de relativiser ces propos par les faits suivants ;
- la loi de modernisation sociale incluant la réforme de l'internat ne devrait pas être voté avant la fin de l'année ; ce qui risque d'en reporter l'application à 2005 (et non en 2004 comme initialement prévu)
- le sixième semestre de Troisième Cycle de Médecine Générale (TCMG) qui entre en vigueur avec la promotion d'étudiants débutant le résidanat le 5 novembre prochain, ne fait toujours pas l'objet d'un véritable consensus (ni sur ses objectifs pratiques ni sur son organisation). Ce défaut de consensus se retrouve dans la formulation ambigüe concernant ce semestre dans le projet d'arrêté sur la maquette du TCMG présentée au Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) le 24 septembre dernier.
Aussi, le BN du
SNJMG demande instamment au gouvernement d'avancer la discussion au Parlement sur la loi de modernisation sociale, de relancer le travail de réflexion sur le sixième semestre de résidanat et, dans l'attente des résultats de ce travail, de publier rapidement un arrêté sur la maquette du TCMG instaurant un sixième semestre ambulatoire (le
SNJMG demande la disparition du terme "préférentiellement" présent dans la première rédaction du projet d'arrêté) sauf si l'étudiant opte pour un nouveau stage hospitalier sur simple demande.
Paris, le 18 octobre 2001
JUILLET
Les jeunes généralistes acteurs de l'évolution de la médecine de ville
C'est avec attention que le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a pris connaissance du rapport de la mission de concertation sur l'évolution de la médecine de ville.
Le Bureau National se félicite que ce rapport écarte toute mesure coercitive en matière de démographie médicale. Après la prise de position des internes de spécialités (ISNIH) et des chefs de clinique (ISNCCA) contre la remise en cause par le G7 (*) de la liberté d'installation, ce rapport constitue un nouveau renfort pour l'action du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes en faveur d'une gestion positive de ce dossier.
Mais ce n'est pas tout ; ce rapport reprend l'idée émise en 1996 par le
SNJMG de créer un observatoire de la démographie médicale.
Par ailleurs, le Bureau National constate avec satisfaction que d'autres propositions du
SNJMG figurent dans ce rapport :
- évaluation des pratiques individuelles sur la base du volontariat
- remplacement des secteurs fondés sur des critères tarifaires par des secteurs fondés sur l'activité professionnelle
- diversification de la rémunération des généralistes avec création de forfaits prenant en compte le lieu d'installation, le mode d'installation, la participation aux tours de garde, l'intervention dans des actions de prévention.
Toutefois, si le Bureau National du
SNJMG se réjouit de voir des propositions du syndicat ainsi reprises, il tient à rester vigilant quant aux suites qui seront données à ce rapport.
En effet, l'absence d'invitation pour les organisations de jeunes et futurs médecins à la prochaine réunion du "Grenelle de la Santé" le 12 juillet 2001 semble démontrer que les "promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent".
Paris, le 11 juillet 2001
(*) : Groupe de réflexion formés par 3 syndicats médicaux (CSMF, SML, FMF) et 4 centrales syndicales de salariés (FO, CGT, CFTC, CFE-CGC)
Contact presse : GATTOLLIAT Olivier 06 03 34 70 80
MAI
Menaces sur la liberté d'installation : le SNJMG reçu par Bernard Kouchner
Depuis plusieurs mois, le
SNJMG se manifeste contre différentes remises en question de la liberté d'installation (exemples : plan stratégique de la CNAMTS et propositions du Conseil de l'Ordre et d'organisations hospitalières). Aussi, prenant connaissance en janvier 2001 du Rapport Polton sur la démographie médicale, le Bureau National du
SNJMG a décidé de se mobiliser pour le maintien de la liberté d'installation dans le cadre d'une politique volontariste pour une meilleure répartition de l'offre de soins. Cette mobilisation a consisté en diverses réunions avec des résidents et des remplaçants, des contacts avec les cabinets ministériels, des rencontres avec Michel Chassang (UNOF/CSMF) et Pierre Costes (MG-France) et le lancement d'une pétition nationale. Suite à de nombreuses prises de position publiques d'un certain nombre de responsables médicaux et à l'annonce du projet du "G7" proposant la fin de la liberté d'installation assortie d'un conventionnement sélectif, l'Assemblée Générale du
SNJMG a validé l'action du Bureau National et s'est nettement exprimée contre toute remise en cause de la liberté d'installation. Ainsi mandatée, une délégation du
SNJMG a été reçue le 28 mai 2001 par le ministre délégué à la Santé, M. Bernard Kouchner. Lors de cette rencontre, les représentants du
SNJMG ont fait état de la mobilisation des nouvelles générations en lui remettant la première partie de la pétition et ont présenté au ministre les propositions du syndicat concernant la création d'un observatoire de la démographie médicale, le relèvement du numerus clausus, le remplacement de l'actuel concours de l'internat et la création de mesures incitatives à l'installation. Après avoir reconnu l'incompatibilité de mesures restrictives à l'installation avec l'organisation actuelle du système de soins, Bernard Kouchner a officiellement invité le
SNJMG à participer à la concertation à venir sur la démographie médicale. Par ailleurs, le ministre s'est engagé à présenter au
SNJMG le projet d'arrêté sur la nouvelle organisation du troisième cycle de médecine générale avant toute parution au Journal Officiel. Après cette reconnaissance officielle de l'action du
SNJMG, le Bureau National poursuit son action d'information et de mobilisation sur la TOTALE liberté d'installation des jeunes médecins et invite la communauté médicale à signer en nombre
la pétition disponible sur le site du syndicat.
Paris le 28 mai 2001
AVRIL
L'incontournable reconnaissance de la médecine générale dans la formation médicale
Avant la deuxième réunion de travail sur la maquette du D.E.S. de médecine générale, le Bureau National du
SNJMG dresse un état des lieux en demi-teinte.
Bien sûr, nous nous félicitons du consensus pour un sixième semestre de troisième cycle préférentiellement effectué en centre de soins primaires. Dans le même temps, nous sommes satisfaits de l'engagement de tous pour ne pas faire de ce stage une obligation de remplacement auprès d'un généraliste "de ville" (comme le demandait le
SNJMG, d'autres centres de soins primaires - la PMI par exemple, mais aussi les SMUR - pourront accueillir des internes en médecine générale et il est prévu de soumettre ce stage à une procédure d'agrément).
Malheureusement, le Bureau National du
SNJMG ne dispose d'aucune indication de la part du ministère sur le statut de l'interne en médecine générale dans ce stage : doit on reprendre celui du stage chez le praticien ou le faire évoluer vers celui d'un remplacement ?
Par ailleurs, - rien n'est prévu pour la révision des agréments de stages (alors que chacun s'accorde sur sa nécessité et qu'elle est l'un des principaux enseignements du rapport de la mission de suivi du protocole d'accord de mai 2000), - aucune véritable reconnaissance universitaire n'est envisagée pour les généralistes enseignants.
Pour le Bureau National du
SNJMG, il est impossible de résoudre tous ces problèmes sans faire de la médecine générale, une discipline clinique et universitaire pleine et entière. Aussi, nous renouvelons notre demande d'abrogation des ordonnances de 1958 afin de permettre l'entrée de plein droit des enseignants généralistes dans les facultés de Médecine. Le D.E.S. de médecine générale impose une remise en cause du système (hospitalo-) universitaire !
Paris, le11 avril 2001
MARS
Maquette du DES de médecine générale : les propositions du
SNJMG retenues !
A l'avant veille de la présentation du projet ministériel de maquette du futur D.E.S. de médecine générale, le Bureau National du
SNJMG affiche une certaine confiance.
En effet, suite à ces dernières rencontres avec les conseillers ministériels et les responsables de l'UNOF/CSMF, de MG-France et du CNGE, le Bureau National du
SNJMG est satisfait de constater un véritable consensus sur plusieurs de ses propositions.
En premier lieu, le sixième semestre de troisième cycle sera préférentiellement effectué en centre de soins primaires. Pour autant, ce semestre ne consistera pas en une obligation de remplacement auprès d'un généraliste "de ville" puisque d'autres centres de soins primaires (la PMI par exemple, mais aussi les SMUR) pourront accueillir des internes en médecine générale et quà leur demande , ce semestre supplémentaire pourra éventuellement seffectuer à lhôpital.
Ensuite, ce semestre sera l'occasion d'une pleine expérience professionnelle pour l'interne en médecine générale : il exercera comme un médecin thèsé tant en terme de compétences que de rémunération (avec un système garantissant une rémunération minimum pour linterne en stage en ville).
Enfin, le responsable pédagogique de ce semestre ne sera en aucun cas le médecin remplacé.
Reste à trancher la question de la certification. Le Bureau National du
SNJMG a clairement (et depuis longtemps) manifesté son opposition à toute procédure qui s'assimile à un numerus clausus ou à une sélection imposée aux jeunes généralistes.
Le Bureau National du
SNJMG attend donc des ministères l'abandon d'une telle proposition afin de donner un accord global (certains points restent encore à régler) à la maquette du D.E.S. de Médecine Générale.
Paris, Le 12 mars 2001
Du renfort pour le
SNJMG dans sa lutte contre les mesures coercitives à l'installation !
Le
SNJMG a rencontré ces derniers jours le Dr Pierre Costes, président de MG France, et le Dr Chassang, président de l'UNOF, pour évoquer la problématique de la démographie médicale. Depuis que le rapport Polton a été rendu public le 22 janvier 2001,le
SNJMG se mobilise contre les propositions de mesures coercitives à l'installation des jeunes médecins . En effet, pour éviter l'apparition de "déserts médicaux"(milieux retirés et banlieues défavorisées) ce rapport propose, entre autres, d'obliger les jeunes médecins à exercer quelques années en début de carrière dans les zones insuffisamment desservies, une limitation à l'installation ou de mettre en place un conventionnement sélectif. MG France et l'UNOF nous ont exprimé leur opposition aux mesures coercitives à l'installation des jeunes médecins et leur faveur pour des mesures incitatives. Ils rejoignent ainsi le SMG qui par la voix de son président, le Dr Christian Bonnaud, nous a déjà fait connaître son soutien dans notre mobilisation. Nous ne doutons pas que MG France et l'UNOF sauront communiquer largement cette prise de position qui satisfera pleinement les jeunes généralistes.
Issy les Moulineaux, le 1er mars 2001 CONTACT PRESSE : Véronique BATARDY (Vice-Présidente) 06 85 11 80 13
FEVRIER
Le
SNJMG chez Guigou !
Le
SNJMG a été reçu le 2 février 2001 au ministère de lemploi et de la solidarité pour présenter ses propositions pour la médecine générale du 21éme siècle et exprimer sa très vive inquiétude sur lévolution des conditions dinstallation et son opposition à toutes mesures coercitives à linstallation des jeunes médecins.
En effet, depuis quelques mois les rapports officiels se multiplient pour essayer de trouver des solutions au risque dapparition de " déserts médicaux " (régions reculées et banlieues défavorisée).
Le
SNJMG rejette lensemble des mesures coercitives proposées :
- Le " service médical obligatoire " qui obligerait les jeunes médecins à exercer quelques années en début de carrière dans les zones insuffisamment desservies.
- Le numerus clausus à linstallation
- Le conventionnement sélectif
Soucieux de la volonté légitime des tutelles de permettre à lensemble de la population un accès à des soins de proximité, le
SNJMG a proposé :
- la création d'un observatoire de la démographie médicale, organisme indépendant rassemblant toutes les parties concernées. Il serait chargé de produire chaque année un rapport sur l'état de la démographie médicale et les tendances évolutives. Ce rapport, à l'instar des rapports du haut comité de la santé publique et de la conférence nationale de Santé, serait adressé au Parlement qui fixerait le numerus clausus (nous militons pour un prélèvement progressif) et le ratio entre futurs généralistes et futurs spécialistes (nous militions pour un ratio de 2 généralistes pour 1 spécialiste).
- le remplacement de l'actuel concours de spécialités par une épreuve classante nationale, d'organisation régionale, commune (Médecine Générale et Spécialisée confondues) permettant d'établir des quotas par filière ou par groupe de spécialités en fonction des besoins de santé publique,
- la mise en place de mesures INCITATIVES à l'installation (primes fiscales à l'installation, modulation des cotisations sociales, lissage de l'évolution des charges, majoration de la rémunération forfaitaire à créer en complément de la rémunération à lacte, travail en réseau entre professionnels de santé et lhôpital, etc.).
Le
SNJMG prend note de lécoute attentive du gouvernement mais, en labsence de la moindre garantie concernant labandon de mesures coercitives à linstallation, il continue sa campagne dinformation et de mobilisation et lance dès aujourdhui une campagne nationale de pétition. Celle ci est disponible sur son site Internet www.snjmg.org.
Issy Les Moulineaux, Le 5.02.2001
Contact presse : Véronique BATARDY 06 85 11 80 13 Vice-Présidente
Des progrès dans la réforme des études médicales !
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a participé ce jour à une réunion ministérielle sur le nouveau mode d'accès au troisième cycle.
Si les représentants du
SNJMG avaient fait connaître le mécontentement du syndicat devant l'allongement du résidanat en l'absence dune maquette clairement définie et de son évaluation, ils ont enregistré avec satisfaction la volonté des ministères (Santé et Education Nationale) daboutir à un consensus avant toute publication de textes dapplication concernant la réforme des études médicales.
A propos du nouveau mode daccès au troisième cycle, le
SNJMG se réjouit de voir retenues par les ministères certaines de ces propositions :
- Examen national classant dissocié de la validation du deuxième cycle
- Examen dorganisation décentralisé (au moins une demi douzaine dinter régions)
- Disparition des QCM (Questions à Choix Multiples) au profit de questions rédactionnelles
- Evaluation dun savoir pratique plutôt que dun savoir scientifique pur
Par ailleurs, les représentants du
SNJMG ont plaidé pour :
- Un examen organisé en Juin (et non en Septembre comme proposé)
- Une évaluation à trois ans de ce nouvel examen
- Une réelle possibilité de seconde chance
- Un retrait de la proposition de "Bonus" octroyé aux étudiants nayant pas redoublé durant leur deuxième cycle.
Le
SNJMG salue la volonté du gouvernement de progresser dans la voie dune réforme des études médicales assurant une revalorisation de la Médecine Générale et continuera duvrer pour un travail en concertation avec toutes les parties concernées.
Le
SNJMG va présenter, le vendredi 2 février, au ministère de l'emploi et de la solidarité ses " PROPOSITIONS POUR LA MEDECINE GENERALE ET LE SYSTEME DE SOINS AU XXIème SIECLE ". Il affirmera notamment son opposition aux mesures coercitives contre l'installation des jeunes médecins.
Issy Les Moulineaux, Le 1.02.2001
Contact presse : Olivier GATTOLLIAT : 06.03.34.70.80
JANVIER
Un semestre de plus pour le résidanat !
Certes, mais pour quoi faire ?
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a pris connaissance du décret du 19 janvier 2001 (publié au Journal Officiel du 26 janvier 2001) allongeant à trois ans la durée du résidanat (troisième cycle de médecine générale).
Si le
SNJMG n'a pas d'opposition de principe sur cet allongement, le syndicat a toujours demandé de ne pas modifier la durée du résidanat sans la mise en place préalable de :
- une maquette des stages hospitaliers pour le 3ème cycle de médecine générale (programme de passage obligatoire pour tout futur généraliste) incluant médecine d'urgence, pédiatrie et si possible gynécologie (trop de futurs généralistes terminent leur cursus de formation sans avoir pu bénéficier
d'une formation pratique dans ces domaines !),
- une évaluation nationale bipartite des stages afin de retirer l'agrément à de nombreux stages hospitaliers jugés par les résidents, non formateurs pour la médecine générale.
Il faut aussi rappeler qu'en mai 2000, le Conseil National de l'Enseignement Supérieur Et de la Recherche (CNESER) avait demandé la présentation d'une nouvelle maquette répertoriant les stages utiles aux futurs généralistes. Le CNESER (dont l'avis est consultatif) faisait de cette présentation un préalable conditionnant son accord à l'allongement du résidanat à trois ans.
Et voici qu'en janvier 2001, le gouvernement officialise pour la rentrée 2001 cet allongement. Or, il n'a toujours pas communiqué aux organisations intéressées un bilan des stages actuellement proposés aux résidents, ni convenu avec ces mêmes organisations un accord sur ce qui sera proposé comme stage supplémentaire.
A l'occasion d'une réunion ministérielle jeudi 1er février 2001 sur le nouveau mode d'accès au troisième cycle, le
SNJMG fera connaître son mécontentement devant l'absence de concertation sur l'allongement du résidanat et présentera son projet pour la création d'un Diplôme d'Etude Spécifique (DES) de Médecine Générale.
Issy Les Moulineaux, Le 29.01.2001
Contact presse : Olivier GATTOLLIAT : 06.03.34.70.80
Les jeunes généralistes empêcheurs de tourner en rond !
Lundi 22 janvier 2001, a été rendu public un rapport sur la démographie médicale rédigé à la demande du gouvernement par un comité interministériel présidé par Dominique Polton, directrice du CREDES (Centre de recherche, d'étude et de documentation de la santé).
Comme d'autres rapport sur le sujet, ce document dresse un bilan globalement satisfaisant du système actuel mais souligne deux phénomènes marquants : la baisse annoncée de l'activité médicale (baisse des effectifs, vieillissement, féminisation,...) et les risques de pénurie dans certaines zones (milieux retirés et banlieues défavorisées). Or, et c'est ce qui en fait sa particularité, le rapport Polton propose notamment, pour éviter l'apparition de "déserts médicaux", d'obliger les jeunes médecins à exercer quelques années en début de carrière dans les zones insuffisamment desservies !
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes, qui rassemble, entres autres, des internes et des remplaçants en médecine générale, s'insurge contre une telle proposition.
Comment, après des années passées à alerter les pouvoirs publics contre les risques de pénurie médicale, pourrions nous accepter d'assumer l'absence chronique d'une véritable politique de Santé et les effets pervers du lobbying hospitalier (qui favorise la formation d'internes en fonction de ses propres besoins, et non en fonction de ceux de la santé publique)?
Comment, après des années passées à discuter avec le Conseil de l'Ordre et les syndicats de médecins installés, pourrions nous accepter de "payer de notre personne" pour assurer le maintien de certaines rentes de situations ?
Le 25 janvier 2001, Mme Guigou recevra les organisations représentatives des professionnels de Santé pour discuter de l'évolution du système de soins et aussi de la démographie médicale (7 minutes de temps de parole par invité et aucune organisation de jeunes médecins).
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a établi un ensemble de propositions pour la Ministre de l'Emploi et de la Solidarité, il les communique ici à la presse.
Dans ce débat, le
SNJMG sera vigilant pour défendre la cause des nouvelles générations de généralistes.
Issy les Moulineaux, le 24.01.2001
Contact presse : Dr Véronique Batardy 06.85.11.80.13
Réforme des études médicales : enfin des actes !?
L'Assemblée Nationale examine aujourdhui, mardi 9 janvier 2001, le projet de loi de modernisation sociale. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes est particulièrement intéressé par ce débat parlementaire car, dans le projet, figure un article réformant les études médicales avec l'objectif de redonner une véritable place à la médecine générale. Entre autres, cet article :
- remplace le concours de l'internat de droit commun par un concours national permettant à tous les candidats un poste d'interne,
- élargit la définition de l'interne aux actuels résidents poursuivant un troisième cycle des études de médecine générale.
Il annonce aussi la mise en application pour 2004 de l'internat pour tous, du concours national commun et de la reconnaissance de la médecine générale comme spécialité avec troisième cycle passant à trois ans.
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes, qui se bat depuis sa création, en 1991, pour la promotion de la médecine générale et la disparition du résidanat, se réjouit que se concrétise enfin cette réforme annoncée par le Premier ministre lors de la clôture des états généraux de la santé le 30 juin 1999.
Toutefois, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle que cette réforme nécessite une certaine cohérence. Ainsi, la revalorisation de la médecine générale avec l'allongement du troisième cycle ne peuvent pas se concevoir en dehors de la création d'un D.E.S. de médecine générale répondant à une maquette définie consensuellement avec toutes les parties intéressées.
Enfin, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes se montrera très vigilant sur les modalités d'accès au troisième cycle, et l'utilisation du terme "concours", dans le texte de loi, nous incite à demander des garanties pour que tout étudiant, ayant validé son deuxième cycle, puisse effectuer un troisième cycle de médecine praticienne.
Issy Les Moulineaux,
Le 9 janvier 2001
Repos de sécurité : Il n'est jamais trop tard pour bien faire !
Un décret (no 2001-23) modifiant le statut des internes et résidents a été publié au Journal Officiel le 11 janvier 2001 : ce décret précise que l'interne/résident "bénéficie d'un repos de sécurité à l'issue d'une garde, selon les conditions fixées par arrêté des ministres chargés de la santé et du budget".
Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes qui se bat depuis 1998 pour les Internes en Médecine Générale afin d'obtenir la rémunération systématique de toutes les gardes ET la possibilité de repos après celles ci, se félicite de la publication de ce décret.
Pour arriver à ce résultat, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes n'a pas ménagé sa peine : il a déjà participé à trois mouvements de grève (Juin 98, Avril 99 et Avril 2000) et à de nombreux groupes de travail ministériels.
Après avoir fait partager, au début 2000, aux autres syndicats d'internes et résidents l'importance de cette revendication, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a publié en décembre 2000 un communiqué de presse commun avec l'Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France, le Syndicat National des Praticiens Adjoints Contractuels et l'Inter Syndicat National des Praticiens Hospitaliers pour demander une rapide application pratique du repos de sécurité pour tous les médecins hospitaliers y compris les médecins en formation.
Sachant que, selon le protocole d'accord du 3 mai 2000, ce décret aurait dû paraître pour octobre 2000, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes ne se démobilise pas et présentera prochainement un projet d'application du repos de sécurité pour les internes et résidents.
Issy Les Moulineaux, Le 15 janvier 2001
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