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- DECEMBRE
Présidente Véronique BATARDY, Remplaçante (75 Paris)
- NOVEMBRE
- OCTOBRE Le 30 juin 1999, le Premier ministre, Monsieur Lionel Jospin, a annoncé une réforme des études médicales visant entre autres un meilleur enseignement de la médecine générale. Le stage chez le praticien en troisième cycle de Médecine Générale est déjà une première étape importante dans un tel objectif. Il a été mis en place le 02.11.97 et mis à part quelques situations conflictuelles, que le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes suit de près, il est bien apprécié des résidents. Toutefois, ce sentiment se dégrade chez certains résidents à l'approche du 01.11.1999, date d'expiration des mesures transitoires pour la délivrance de la licence de remplacement. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes avait obtenu le principe de telles mesures le 28.08.1997 lors de la dernière réunion préparatoire à la mise en place du stage chez le praticien. Malheureusement, l'ensemble des participants à la réunion du 16.09.1997, à l'exception de la Société Française de Médecine Générale et des organisations d'étudiants (dont le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes), ont décidé que ces mesures prendraient fin le 01.11.1999. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes avait alors prévenu des risques de pénurie de remplaçants et de situation de blocage pour certains résidents. Ces dernières semaines, de nombreux résidents contactent le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes pour l'informer des problèmes causés par la fin des mesures transitoires. Ayant validé leurs 4 semestres hospitaliers, ils n'ont pas accès à un stage chez le praticien en raison d'un nombre limité de stages proposés. Ainsi, à partir du 01.11.1999, ils ne pourront ni poursuivre leurs stages ni remplacer (les nouvelles dispositions imposent la validation de 3 stages agréés pour la Médecine générale dont obligatoirement le stage chez le praticien). Quelle impasse ! Par ailleurs, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a également reçu des appels de généralistes qui font état des difficultés chaque année plus grandes pour trouver des remplaçants (du fait de l'évolution du numerus clausus) et de leur crainte de voir cette situation s'aggraver avec la fin prochaine des mesures transitoires pour la licence de remplacement. Devant l'importance de ces problèmes et l'urgence d'y remédier, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes propose la solution la plus logique : la prolongation des mesures transitoires. A cette fin, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes invite résidents, remplaçants et installés à signer une pétition nationale disponible sur le site internet du syndicat (ici) ou auprès du secrétariat (27, boulevard Gambetta, 92130 Issy-les-Moulineaux).
Issy-les-Moulineaux, le 14 octobre 1999
C'est ainsi que le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a successivement mis en place :
- JUILLET
ENSEIGNEMENT DE DCEM
-JUIN
QUELLE DEMOGRAPHIE MEDICALE POUR LA FRANCE ? Réuni en assemblée générale à Paris les 28 et 29 mai 1999, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a constaté les réalités suivantes en matière de démographie médicale : - les données chiffrées varient selon les sources, - le nombre de médecins en activité est un paramètre important tant pour la santé publique que pour la protection sociale, - il existe de nombreux déséquilibres de répartition : * déséquilibres géographiques : nord / sud, milieu urbain / rural, villes sans faculté de médecine / avec, quartiers défavorisés / favorisés, * déséquilibres d'activités : médecins généralistes / médecins spécialistes, spécialités "sinistrées" / "recherchées", secteur conventionnel I / secteur II, - le régime de retraite des médecins libéraux est mis en péril par l'évolution actuelle des effectifs. C'est pourquoi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes propose : - la création d'un observatoire de la démographie médicale, Cet organisme indépendant rassemblerait : unions régionales des caisses d'assurance maladie, agences régionales de l'hospitalisation, universités, représentants des médecins en formation, unions professionnelles de médecins libéraux, conseils départementaux de l'ordre des médecins, directions départementales de l'action sanitaire et sociale, caisse autonome de retraite des médecins français. Il serait chargé de produire chaque année un rapport sur l'état de la démographie médicale et les tendances évolutives. Ce rapport, à l'instar des rapports du haut comité de la santé publique et de la conférence nationale de santé, serait adressé au parlement - un débat parlementaire annuel sur la démographie médicale à l'occasion de la discussion de la loi de financement de la sécurité sociale, fixant en particulier le ration entre futurs généralistes et futurs spécialistes (qui serait de 70/30), - le remplacement de l'actuel concours de spécialités par une épreuve nationale commune médecine générale/spécialités permettant d'établir des quotas par filière ou par groupe de spécialités en fonction des besoins de santé publique de la population, - la mise en place de mesures INCITATIVES à l'installation, conventionnelles et/ou législatives, pour remédier aux problèmes de répartition. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle son opposition formelle à toutes mesures coercitives ou discriminatives à l'installation. Issy-les Moulineaux, le 17 juin 1999
LES ENJEUX DE LA PROTECTION SOCIALE Réuni en assemblée générale à Paris les 28 et 29 mai 1999, le SNJMG a rappelé sa philosophie en matière de protection sociale. Le SNJMG confirme son attachement à : - la mise en place d'une véritable politique de santé publique sous la responsabilité du gouvernement et sous le contrôle du parlement, - l'établissement d'un système de protection sociale universel (accessible à tous), uniforme (offrant à chacun la même couverture) et unique (géré par un seul organisme), - le remplacement des secteurs conventionnels fondés sur des critères tarifaires par des secteurs conventionnels fondés sur l'activité professionnelle des médecins, - la meilleure adaptation de la formation médicale initiale aux véritables enjeux de la profession médicale, - la mise en place d'une formation médicale continue, obligatoire pour TOUS les médecins, de qualité, DISTINCTE de l'université et INDEPENDANTE de l'industrie pharmaceutique, - la reconnaissance des remplaçants thésés à l'égal des médecins installés. Le SNJMG réaffirme son opposition à : - la mise en concurrence de la sécurité sociale avec des organismes privés, - la mise en place d'un conventionnement différé ou sélectif et de tout numerus clausus à l'installation, - un équilibre des comptes de la sécurité sociale obtenu par la seule maîtrise des dépenses, sans remettre en question les problèmes de financement, - une maîtrise des dépenses de santé fondée sur des mesures (collectives et/ou individuelles) purement économiques, déconnectées des réalités de la santé publique et de la pratique médicale, - la transmission NOMINATIVE des données issues du codage. Nous estimons ainsi que la protection sociale du troisième millénaire doit permettre l'accès aux soins de tous les patients sur le sol français quelle que soit leur situation économique ou sociale. Elle doit lutter efficacement contre toutes les formes d'exclusion. Nous regrettons que notre système de soins se définisse plus dans une dynamique de régulation économique que dans une démarche de solidarité humaine et d'amélioration sociale. Issy-les Moulineaux, le 11 juin 1999
LES JEUNES GENERALISTES CONTRE LE CONVENTIONNEMENT SELECTIF LE CONTROLE DES INSTALLATIONS La publication récente des comptes de la sécurité sociale pour le 1er trimestre 99 relève que malgré une amélioration des résultats, la situation reste toujours préoccupante. Ces problèmes financiers donnent prétexte à divers responsables politiques et syndicaux pour demander la mise en concurrence de la sécurité sociale avec des organismes privés. Par ailleurs, le conseil dAdministration de la CNAMTS a approuvé fin mars 99 le plan stratégique présenté par son directeur Mr Gilles Johanet. Celui-ci prévoit entre autres un conventionnement sélectif et un contrôle des installations. Dans un tel contexte de menace pour lexercice des futurs généralistes, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes appelle les résidents à une grève des soins non urgents et des tâches administratives le 24 juin 1999. Ce mouvement aura pour but de manifester lattachement des résidents à la liberté dinstallation, au conventionnement automatique et à notre système de protection sociale menacé par lappétit dorganismes privés. Issy-les Moulineaux, le 22 juin 1999
- MAI
LES URGENCES EN SOUFFRANCE ! Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes soutient les jeunes généralistes qui participent à l'action des organisations d'urgentistes (AMUHF, SUH) qui appellent à une grève illimitée à compter du 31 mai 1999. A l'instar des organisations d'urgentistes, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes constate qu'en dehors de l'ajustement de la rémunération des assistants généralistes premier échelon survenue début mars 1999, rien de concret n'a été fait pour remédier aux problèmes rencontrés par les généralistes à l'hôpital et aux urgences en particulier. En effet, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes estime que les problèmes des urgentistes sont révélateurs de difficultés plus vastes concernant les médecins hospitaliers. Aussi, nos revendications vont au-delà des mesures spécifiques aux urgences : - revalorisation des vacations pour les attachés généralistes avec une grille unique pour tous les attachés prenant en compte l'ancienneté des services rendus, - alignement de la rémunération de tous les assistants (associés ou non) sur la grille des assistants spécialistes, - revalorisation de cette grille à un niveau de 200.000 à 240.000 F annuels (juste sous la grille des praticiens hospitaliers), - possibilité pour les assistants ayant effectué quatre années d'assistanat de présenter le concours de praticiens hospitaliers de type 2, - ouverture de postes de praticiens hospitaliers aux urgences pour permettre une prise en charge adaptée des patients et une perspective de carrière aux urgentistes (avec statut décent). Enfin, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle clairement son opposition à une spécialisation des urgences car celles-ci sont par définition polyvalentes et font partie de la médecine générale (même s'il estime nécessaire une qualification des cadres dans les services d'urgences hospitalières). Issy-les Moulineaux, le 31 mai 1999
- AVRIL APRES LA GREVE, LES NEGOCIATIONS SE POURSUIVENT Trois jours après l'arrêt de la grève des gardes des internes et résidents, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes tire un premier bilan de ce mouvement. Rappelons que cette grève est le résultat du non respect par les ministères du protocole d'accord de juin 98 établissant que les gardes seraient rémunérées et récupérées, et de la non prise en compte par les ministères de compromis du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes alliant (et non substituant) un système de rémunération ou récupération des gardes et un repos de sécurité pris immédiatement après une garde. Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes tient à remercier les résidents pour leur mobilisation dans ce mouvement. En effet, grâce à cette mobilisation massive (citons par exemple les régions de Paris, Reims, Rennes, Lille, Strasbourg, Besançon, Grenoble, Nice, Toulouse), les résidents ont pu faire entendre leur voix dans un mouvement unitaire qui a reçu le soutien de presque toutes les organisations syndicales de médecins hospitaliers et de médecins en formation (des externes aux praticiens hospitaliers). Le premier résultat de cette grève a été la publication au journal officiel d'un arrêté relatif aux gardes. Avec cet arrêté, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes se réjouit que les internes et résidents disposent POUR LA PREMIERE FOIS d'un texte réglementaire leur assurant : - la rémunération systématique des gardes, - l'interdiction pour un hôpital d'imposer plus de 24 h consécutives de garde, - la possibilité pour les résidents en stage chez le praticien d'effectuer des gardes dans un établissement public de santé. Par ailleurs, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes entend poursuivre sa mission de défense des résidents en s'investissant dans le groupe de travail sur le repos de sécurité mis en place prochainement par les ministères. Enfin, nous avons appris le 23/4/99 le dépôt par l'ISNAR d'un préavis de grève totale à partir du 29/4/99 à 15 h sur un ensemble de revendications certes très pertinentes (elles sont pour l'essentiel inspirées de revendications historiques du SNJMG) mais très disparates. Nous avons demandé aux résidents s'ils voulaient que le mouvement sur les gardes se prolonge par cette nouvelle grève, mais les résidents n'ont manifesté aucune volonté en ce sens. Issy-les Moulineaux, le 29 avril 1999
MARS ASSISTANTS GENERALISTES : REVALORISATION MINIMUM ! Depuis sa création, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes se bat, entre autres, pour la revalorisation des statuts et des rémunérations des généralistes à l'hôpital. Depuis plusieurs mois, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes discute avec le cabinet de Bernard KOUCHNER pour mettre un terme à une situation aberrante (et humiliante) : la rémunération de premier échelon des assistants généralistes (médecins thésés) est inférieure à la rémunération de troisième échelon des résidents en médecine générale (médecins en formation, bien souvent placés sous la responsabilité d'assistants généralistes). Aussi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes se félicite que son action, relayée par l'Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France, se trouve récompensée par la publication au journal officiel du 3 mars 1999 d'un arrêté portant la rémunération (1er échelon) des assistants généralistes à 144000 F brut annuel. Toutefois, si le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes apprécie ce geste du gouvernement, nous n'oublions pas que nous avons été les premiers à alerter les pouvoirs publics de ce problème dès l'annonce de l'allongement de la durée du résidanat au printemps 1995 : déjà 4 ans ! C'est pourquoi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes réclame au minimum une rétroactivité de cette revalorisation au 1er novembre 1998, date d'entrée dans les faits du 5è semestre pour les résidents en médecine générale leur donnant accès à une rémunération d'interne 3è échelon. Enfin, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle sa revendication princeps d'une grille de rémunération unique pour TOUS les assistants (associés, généralistes et spécialistes) sur la base de l'actuelle grille de rémunération des assistants spécialistes Issy-les Moulineaux, le 8 mars 1999
LA REFORME DES ETUDES MEDICALES EN PANNE ! Après avoir été partie prenante de l'élaboration et de la mise en place du stage chez le praticien dans le troisième cycle de médecine générale, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes s'est pleinement investi dans la réflexion sur la réforme des études médicales. Alors que la volonté de réforme se retrouve victime de blocages, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes tient à rappeler que le problème essentiel des études médicales réside dans l'actuel concours de spécialités car : - il détruit le deuxième cycle des études médicales en valorisant les connaissances hyper-spécialisées en récompensant le bachotage en ôtant tout intérêt à la pratique clinique - il fausse le troisième cycle en s'érigeant en seule voie d'accès à une "formation de qualité" en faisant de la médecine générale un choix par défaut - il pervertit l'objectif de la formation médicale initiale en négligeant l'abord du patient en étant à la source de tous les équilibres démographiques. C'est pourquoi, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes demande : - le remplacement de l'actuel concours de spécialités par une épreuve classante d'entrée en troisième cycle de médecine praticienne (spécialités et médecine générale) prenant en compte un contrôle continu du deuxième cycle des études médicales - la création d'une maquette de DES de médecine générale et le rétablissement du titre d'interne en médecine générale - la création d'un diplôme de deuxième cycle des études médicales après validation d'un CSCT revalorisé de modules intégrés et d'enseignements dirigés - le remplacement des certificats de deuxième cycle par un enseignement de type transversal et progressif - la reconnaissance du statut d'étudiant hospitalier pour tous les étudiants de deuxième cycle. Enfin, sans faire une opposition de principe à la levée de l'anonymat, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes discute actuellement avec les différentes parties concernées pour limiter les risques inhérents à la prise en compte d'un contrôle continu dans la validation du deuxième cycle des études médicales et pour l'entrée dans le troisième cycle de médecine praticienne.
Issy-les Moulineaux, le 30 mars 1999
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