les communiqués de presse

  | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 |


ANNEE 1999

- DECEMBRE

LES URGENCES A LA DERIVE !
Depuis 2 ans, le
SNJMG ne cesse d'alerter les pouvoirs publics sur la dégradation du fonctionnement des urgences hospitalières. Malgré nos appels et ceux d'autres organisations syndicales de différents personnels hospitaliers, il n'y a eu que des mesures ponctuelles et partielles n'ayant pour effet que la résolution de conflits locaux ou passagers.
Afin de promouvoir des solutions structurelles à ce problème, le
SNJMG rappelle que cette situation resulte, entre autres :
- de la persistence (voire d'une extension) de l'exclusion en matière de santé
- de l'absence de reflexion sur la prise en charge extra hospitalière des urgences,
- du defaut d'organisation rationnelle des structures d'accueil publiques et privées des urgences,
- de conditions d'exercice difficiles pour les personnels hospitaliers (effectifs, horaires, statuts, rémunérations)
Ainsi, le
SNJMG demande :
- la mise en place rapide d'une Couverture Maladie Universelle assurant une réelle protection sociale pour tous,
- le developpement de systèmes efficients de dispense d'avance de frais en médecine ambulatoire,
- la mise en place d'une complémentarité entre les médecins généralistes et l'hopital pour la prise en charge des urgences,
- la définition d'objectifs régionaux pour l'organisation des structures d'accueil des urgences, tenant compte de la complementarité médecins généralistes/hopital et de la gradation de la reponse hospitalière à l'urgence,
- l'adequation des moyens financiers et humains aux objectifs préalablement établis
- la redéfinition des postes de travail dans les urgences hospitalières
- la mise en place d'un système de repos de sécurité aprés chaque garde pour tous les personnels médicaux (internes et résidents inclus)
- la création de postes de Praticiens Hospitaliers de type II accessibles aux médecins généralistes dans les services d'urgences des hopitaux publics
- la revalorisation des rémunérations des attachés généralistes et l'alignement de la rémunération de tous les assistants (associés ou non) sur la rémunération des assistants spécialistes.
Le
SNJMG est disposé à participer à toute discussion sur les Urgences sur la base de ces revendications.
Issy les Moulineaux, le 17 decembre 1999

LA NOUVELLE EQUIPE DU SNJMG POUR L'AN 2000

Suite à l'Assemblée Générale du 11.12.99, une nouvelle équipe a été élue au Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes :

Présidente Véronique BATARDY, Remplaçante (75 Paris)
Vice-Présidents, Antoine BURIN, Résident (33 Bordeaux), Mathias HUITOREL, Résident (75 Paris), Frédéric PENIT, Attaché aux urgences (34 Montpellier), Alexandre RAFALOVITCH, Généraliste installé (69 Bron),
Secrétaire Générale, Laurence WITTKE, Remplaçante (45 Orleans),
Trésorier, Olivier GATTOLLIAT, Résident (75 Paris),
Trésorier Adjoint, Jean-François RICOIS, Résident (91 Ballainvilliers)
Autres membres du Bureau National : Pascale AUBIER, Généraliste installée (74 Bonneville), Cécile DRUGEON, Remplaçante (33 Bordeaux), Geneviève RICHARD, Généraliste salariée (92 Antony)
Issy-les-Moulineaux, le 17 décembre 1999


 

- NOVEMBRE

LA SANTE EST-ELLE DEVENUE UN COMMERCE ?
Après le silnédafil (Viagra°) et l'orlistat (Xenical°) en 1998, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes assiste cette année au lancement par une campagne grand public (avant même la commercialisation officielle !) d'un médicament disponible uniquement sur prescription : le zanamivir (Relenza°).
Une fois de plus, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes constate un contournement de la législation qui stipule que "la publicité auprès du public pour un médicament n'est admise qu'à la condition que ce médicament ne soit pas soumis à prescription" (sauf exceptions prévues pour les vaccins et les médicaments employés pour une désintoxication tabagique), selon l' article L.551-3 du code de santé publique.
Mais, il y a ici une nouveauté : une compagnie d'assurance privée essaie de "surfer" sur la déferlante médiatique. AXA propose à tout sociétaire de sa complémentaire santé le remboursement intégral de la prescription de zanamivir (Relenza°) s'il a été malade malgré une vaccination anti-grippale préalable.
Cette initiative prend tout son sens en rappelant que cet assureur cherche à entrer en concurrence avec la Sécurité Sociale. De même, il est facile de comprendre que Glaxo-Welcome qui a déposé le dossier du zanamivir (Relenza°) devant la commission de la transparence et attend un remboursement de la Sécurité Sociale, se félicite de l'initiative d'AXA.
Au-delà d'un tel contexte, la revue Prescrire (source d'information totalement indépendante de l'industrie pharmaceutique) signale que :
-"Pour le traitement curatif en cas d'épisode clinique supposé grippal, l'effet du zanamivir (Relenza°) est trop modeste pour avoir un intérêt en pratique quotidienne (...). Son intérêt dans la prévention des complications chez les sujets à risque élevé n'est pas démontré."
- "(pour le traitement curatif, il) doit être débuté durant les 30 premières heures après le début de l'épisode. Or, en début d'épisode, le diagnostic probabiliste n'est pas évident ; d'où deux écueils : soit débuter le traitement à un stade trop tardif où il n'a pas de chance d'être efficace, soit traiter au moindre symptôme, d'où un dérapage des prescriptions et une surconsommation de consultations médicales."
Aussi, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle que pour la santé des patients et des comptes sociaux, la prise en charge de la grippe repose avant tout sur la vaccination (qui devrait être mieux prise en charge par la Sécurité Sociale) ; le reste n'est qu'histoire de commerce...
Issy-les-Moulineaux, le 25 novembre 1999

ENCORE DES PROBLEMES POUR LES CHOIX DES RESIDENTS A PARIS
Chaque année, des résidents originaires de différentes facultés parisiennes perdent leur ordre de choix pour des motifs administratifs. Des facultés transmettent au dernier moment les noms de résidents à la DRASSIF et ces personnes se retrouvent donc en fin de liste. Le conflit engagé entre la DRASS et les facultés au sujet de dates limites d'inscription ne semble pas résoudre le problème. Au contraire, les inspecteurs de la DRASS appliquent la réglementation à la lettre, les facultés ne changent pas leurs habitudes et les résidents en font les frais. Le SRP et le SNJMG s'unissent pour dénoncer cette situation. Nous souhaitons trouver une solution acceptable pour tous. Des moyens simples pourraient déjà réduire le nombre de résidents concernés : - Une campagne d'information des DCEM 4 faite avant l'été, leur demandant d'une part de s'inscrire en TCEM 1 au moins 15 jours à 3 semaines avant les choix et d'autre part, les invitant à vérifier que leur inscription a bien été enregistrée par leur faculté et/ou par la DRASS. - Un surchoix d'au moins 5% permettrait de réintégrer les résidents leur ordre de choix, sans risquer de léser les résidents de fin de liste. De plus nous demandons la mise en place d'un choix commun DRASS / Facultés avec présence de représentants des facultés d'Ile de France. Ceci permettrait de résoudre immédiatement les problèmes qui pourraient se poser et d'instaurer un choix commun stage hospitalier / stage chez le praticien.
Issy-les-Moulineaux, le 2 novembre 1999


 

- OCTOBRE

L'AVIS DES JEUNES GENERALISTES SUR L'AVENIR DU SYSTEME DE SOINS
Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a pris connaissance du projet de loi de financement de la sécurité sociale présenté en conseil des ministres le 6 octobre 1999.
Il prend donc acte que Madame Martine AUBRY, ministre de l'emploi et de la solidarité, n'a pas repris dans ce projet les éléments que nous avions clairement contestés dans le plan stratégique de la CNAMTS : conventionnement sélectif, entraves à la liberté d'installation, recertification des médecins et atteinte au secret professionnel. De plus, ce projet abandonne le principe des reversements.
Par ailleurs, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes constate l'avancement des discussions entre CSMF et SML d'une part, et FO et CGT d'autre part. A ce propos, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle que les représentants FO et CGT au conseil d'administration de la CNAMTS se sont prononcés en faveur du conventionnement sélectif, des entraves à la liberté d'installation et de la recertification des médecins. De plus, il convient de rappeler également que la CSMF et le SML sont favorables à la mise en concurrence de la sécurité sociale, thèse que le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rejette.
Aussi, au-delà de la manifestation du 17 octobre 1999, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes poursuivra son combat contre le conventionnement sélectif, les entraves à la liberté d'installation, le dévoiement des systèmes d'information de santé, les lettres clés flottantes et la mise en concurrence de la Sécurité Sociale, et soutiendra toute mobilisation des jeunes généralistes (et notamment des résidents) sur ces thèmes.
Issy-les-Moulineaux, le 15 octobre 1999

REMPLACEMENTS EN SOUFFRANCE

Le 30 juin 1999, le Premier ministre, Monsieur Lionel Jospin, a annoncé une réforme des études médicales visant entre autres un meilleur enseignement de la médecine générale.

Le stage chez le praticien en troisième cycle de Médecine Générale est déjà une première étape importante dans un tel objectif. Il a été mis en place le 02.11.97 et mis à part quelques situations conflictuelles, que le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes suit de près, il est bien apprécié des résidents. Toutefois, ce sentiment se dégrade chez certains résidents à l'approche du 01.11.1999, date d'expiration des mesures transitoires pour la délivrance de la licence de remplacement.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes avait obtenu le principe de telles mesures le 28.08.1997 lors de la dernière réunion préparatoire à la mise en place du stage chez le praticien. Malheureusement, l'ensemble des participants à la réunion du 16.09.1997, à l'exception de la Société Française de Médecine Générale et des organisations d'étudiants (dont le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes), ont décidé que ces mesures prendraient fin le 01.11.1999. Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes avait alors prévenu des risques de pénurie de remplaçants et de situation de blocage pour certains résidents.

Ces dernières semaines, de nombreux résidents contactent le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes pour l'informer des problèmes causés par la fin des mesures transitoires. Ayant validé leurs 4 semestres hospitaliers, ils n'ont pas accès à un stage chez le praticien en raison d'un nombre limité de stages proposés. Ainsi, à partir du 01.11.1999, ils ne pourront ni poursuivre leurs stages ni remplacer (les nouvelles dispositions imposent la validation de 3 stages agréés pour la Médecine générale dont obligatoirement le stage chez le praticien). Quelle impasse !

Par ailleurs, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a également reçu des appels de généralistes qui font état des difficultés chaque année plus grandes pour trouver des remplaçants (du fait de l'évolution du numerus clausus) et de leur crainte de voir cette situation s'aggraver avec la fin prochaine des mesures transitoires pour la licence de remplacement.

Devant l'importance de ces problèmes et l'urgence d'y remédier, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes propose la solution la plus logique : la prolongation des mesures transitoires.

A cette fin, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes invite résidents, remplaçants et installés à signer une pétition nationale disponible sur le site internet du syndicat (ici) ou auprès du secrétariat (27, boulevard Gambetta, 92130 Issy-les-Moulineaux).

Issy-les-Moulineaux, le 14 octobre 1999

www.snjmg.org
L'une des missions importantes que s'est donnée le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes depuis sa création en 1991 est la diffusion d'une information de qualité, libre de toute pression extérieure.

C'est ainsi que le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a successivement mis en place :
- une revue trimestrielle, Jeune MG, pour tous les jeunes généralistes,
- des recueils d'évaluation de stage pour les résidents,
- des guides pour les résidents, les remplaçants et les candidats au départ en mission humanitaire,
- des serveurs minitel, 3615 SNJMG et 3617 JMG, ouverts aux jeunes généralistes et autres installés.
En ce mois d'octobre 1999, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes poursuit cet effort de diffusion de l'information en mettant à la disposition de la communauté médicale et étudiante un site internet : www.snjmg.org
Ce site, qui devrait être pleinement opérationnel en novembre 1999, conjugue informations et services, et ambitionne la même qualité que les précédentes publications du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes.
Issy-les-Moulineaux, le 6 octobre 1999


 

- JUILLET

ENFIN ! (?)
En 1987, Mme Barzach mettait fin à l'internat pour tous (issu de la reforme de 1982) et faisait ainsi des futurs généralistes une sous-catégorie d'étudiants en médecine : les résidents en Médecine Générale.A l'époque, quelques étudiants en médecine n'acceptèrent pas cette décision, mais, ne bénéficiant de presqu'aucun appui des hospitalo-universitaires, cette contestation ne fut pas efficace… dans un premier temps.Parmi ces étudiants se trouvaient bon nombre des fondateurs et des premiers cadres du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes. Ce nouveau syndicat créé en 1991, allait se joindre au combat des syndicats et des sociétés savantes de Médecine Générale afin d'obtenir pour cette pratique un statut de discipline clinique et universitaire.Aussi, c'est avec une certaine satisfaction que le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a entendu Lionel JOSPIN, Premier ministre, annoncer le 30 juin 1999 une grande réforme des études médicales revalorisant la Médecine Générale.Toutefois, nous avons vu le même jour l'Assemblée Nationale faire preuve d'un tel mépris pour la Médecine Générale que nous nous interrogeons sur la suite qui sera donnée au discours du Premier ministre. En effet, elle a définitivement voté la loi sur la Couverture Médicale Universelle. Associé à cette loi se trouve un article concernant les médecins à diplôme étranger. Dans cet article, les députés ont décidé d'accorder à tous les praticiens adjoints contractuels, après 3 ans de fonction, la plénitude de l'exercice de leur spécialité à l'hôpital et de la médecine générale en ville (même s'ils n'ont eu aucune formation ni aucune pratique à la médecine générale !!!).Aussi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes attend avec impatience :- le calendrier précis de mise en application rapide de la réforme,- la définition des nouveaux programmes du deuxième cycle,- les modalités de validation du deuxième cycle,- les modalités de la nouvelle épreuve nationale classante d'entrée pour tous les troisièmes cycles de médecine praticienne,- la suppression de la dénomination de résident et le rétablissement de la dénomination d'Interne en Médecine Générale,- la définition d'une maquette de DES en médecine générale,- la mise en place de département de médecine générale ayant un réel pouvoir dans chaque faculté, et la nomination plus systématique d'enseignants de médecine générale,
la revalorisation des indemnités de maîtres de stage.
Issy-les-Moulineaux, le 8 juillet 1999


FORMATION MEDICALE INITIALE RESUME DES PROPOSITIONS DU SNJMG

ENSEIGNEMENT DE DCEM
Programme d'enseignement national (CPNEM)
Enseignement basé sur le principe du module intégré :
Définition d'une maquette de stage intégré
Acquisition théorique dans le service (association des enseignements généralistes et spécialisés) ; évaluation théorique régulière par contrôle continu et examen final
Apprentissage clinique hospitalier et ambulatoire, progressif et encadré ; évaluation clinique finale rigoureuse (pratique, orale)
Enseignement dirigé soumis au contrôle continu (pour les disciplines non abordables par module intégré)
Evaluation bipartite (implication des étudiants) et accréditation des terrains de stage
Valorisation de l'enseignement ; certification des enseignants


PASSAGE DU DCEM AU TCEM
Validation du DCEM : Création d'un Diplôme validant de fin de deuxième cycle
Expérimentation pilote sur 3 ans de l'association de 2 composantes :
1/ CSCT revalorisé (2/3 de la notation) :
Epreuve théorique (quasi exclusivité de dossiers cliniques)
Epreuve pratique (orale ?)
2/ Intégration des notes de modules intégrés et enseignements dirigés (1/3 de la notation)
Entrée dans le TCEM :
Epreuve classante nationale, d'organisation régionale (Médecine Générale et Spécialisée confondues)
Prise en compte de la notation des enseignements de DCEM (comme pour le diplôme de DCEM)

TROISIEME CYCLE DE MEDECINE GENERALE
Définition d'une maquette nationale de formation spécialisée en Médecine Générale
Durée : 3 ans
Stage hospitaliers :
Accréditation scrupuleuse
Respect d'un projet pédagogique adapté à la Médecine Générale
Obligation de formation en Médecine Interne, Pédiatrie, Oxiologie et Gynéco-obstétrique
Stage chez le praticien :
Apprentissage de la variété de la Médecine ambulatoire, responsabilisation progressive
Autonomisation en fin de stage : Mise en situation de remplacement
Respect du statut du résident : Application des dispositions statutaires redéfinies par les textes de 1999.


 

-JUIN

 

QUELLE DEMOGRAPHIE MEDICALE POUR LA FRANCE ?

Réuni en assemblée générale à Paris les 28 et 29 mai 1999, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes a constaté les réalités suivantes en matière de démographie médicale :

- les données chiffrées varient selon les sources,

- le nombre de médecins en activité est un paramètre important tant pour la santé publique que pour la protection sociale,

- il existe de nombreux déséquilibres de répartition :

* déséquilibres géographiques : nord / sud, milieu urbain / rural, villes sans faculté de médecine / avec, quartiers défavorisés / favorisés,

* déséquilibres d'activités : médecins généralistes / médecins spécialistes, spécialités "sinistrées" / "recherchées", secteur conventionnel I / secteur II,

- le régime de retraite des médecins libéraux est mis en péril par l'évolution actuelle des effectifs.

C'est pourquoi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes propose :

- la création d'un observatoire de la démographie médicale,

Cet organisme indépendant rassemblerait : unions régionales des caisses d'assurance maladie, agences régionales de l'hospitalisation, universités, représentants des médecins en formation, unions professionnelles de médecins libéraux, conseils départementaux de l'ordre des médecins, directions départementales de l'action sanitaire et sociale, caisse autonome de retraite des médecins français.

Il serait chargé de produire chaque année un rapport sur l'état de la démographie médicale et les tendances évolutives.

Ce rapport, à l'instar des rapports du haut comité de la santé publique et de la conférence nationale de santé, serait adressé au parlement

- un débat parlementaire annuel sur la démographie médicale à l'occasion de la discussion de la loi de financement de la sécurité sociale, fixant en particulier le ration entre futurs généralistes et futurs spécialistes (qui serait de 70/30),

- le remplacement de l'actuel concours de spécialités par une épreuve nationale commune médecine générale/spécialités permettant d'établir des quotas par filière ou par groupe de spécialités en fonction des besoins de santé publique de la population,

- la mise en place de mesures INCITATIVES à l'installation, conventionnelles et/ou législatives, pour remédier aux problèmes de répartition.

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle son opposition formelle à toutes mesures coercitives ou discriminatives à l'installation.

Issy-les Moulineaux, le 17 juin 1999

 

LES ENJEUX DE LA PROTECTION SOCIALE

Réuni en assemblée générale à Paris les 28 et 29 mai 1999, le SNJMG a rappelé sa philosophie en matière de protection sociale.

Le SNJMG confirme son attachement à :

- la mise en place d'une véritable politique de santé publique sous la responsabilité du gouvernement et sous le contrôle du parlement,

- l'établissement d'un système de protection sociale universel (accessible à tous), uniforme (offrant à chacun la même couverture) et unique (géré par un seul organisme),

- le remplacement des secteurs conventionnels fondés sur des critères tarifaires par des secteurs conventionnels fondés sur l'activité professionnelle des médecins,

- la meilleure adaptation de la formation médicale initiale aux véritables enjeux de la profession médicale,

- la mise en place d'une formation médicale continue, obligatoire pour TOUS les médecins, de qualité, DISTINCTE de l'université et INDEPENDANTE de l'industrie pharmaceutique,

- la reconnaissance des remplaçants thésés à l'égal des médecins installés.

Le SNJMG réaffirme son opposition à :

- la mise en concurrence de la sécurité sociale avec des organismes privés,

- la mise en place d'un conventionnement différé ou sélectif et de tout numerus clausus à l'installation,

- un équilibre des comptes de la sécurité sociale obtenu par la seule maîtrise des dépenses, sans remettre en question les problèmes de financement,

- une maîtrise des dépenses de santé fondée sur des mesures (collectives et/ou individuelles) purement économiques, déconnectées des réalités de la santé publique et de la pratique médicale,

- la transmission NOMINATIVE des données issues du codage.

Nous estimons ainsi que la protection sociale du troisième millénaire doit permettre l'accès aux soins de tous les patients sur le sol français quelle que soit leur situation économique ou sociale. Elle doit lutter efficacement contre toutes les formes d'exclusion.

Nous regrettons que notre système de soins se définisse plus dans une dynamique de régulation économique que dans une démarche de solidarité humaine et d'amélioration sociale.

Issy-les Moulineaux, le 11 juin 1999

 

LES JEUNES GENERALISTES CONTRE LE CONVENTIONNEMENT SELECTIF LE CONTROLE DES INSTALLATIONS

La publication récente des comptes de la sécurité sociale pour le 1er trimestre 99 relève que malgré une amélioration des résultats, la situation reste toujours préoccupante. Ces problèmes financiers donnent prétexte à divers responsables politiques et syndicaux pour demander la mise en concurrence de la sécurité sociale avec des organismes privés.

Par ailleurs, le conseil d’Administration de la CNAMTS a approuvé fin mars 99 le plan stratégique présenté par son directeur Mr Gilles Johanet. Celui-ci prévoit entre autres un conventionnement sélectif et un contrôle des installations.

Dans un tel contexte de menace pour l’exercice des futurs généralistes, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes appelle les résidents à une grève des soins non urgents et des tâches administratives le 24 juin 1999.

Ce mouvement aura pour but de manifester l’attachement des résidents à la liberté d’installation, au conventionnement automatique et à notre système de protection sociale menacé par l’appétit d’organismes privés.

Issy-les Moulineaux, le 22 juin 1999


 

- MAI

 

LES URGENCES EN SOUFFRANCE !

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes soutient les jeunes généralistes qui participent à l'action des organisations d'urgentistes (AMUHF, SUH) qui appellent à une grève illimitée à compter du 31 mai 1999.

A l'instar des organisations d'urgentistes, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes constate qu'en dehors de l'ajustement de la rémunération des assistants généralistes premier échelon survenue début mars 1999, rien de concret n'a été fait pour remédier aux problèmes rencontrés par les généralistes à l'hôpital et aux urgences en particulier.

En effet, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes estime que les problèmes des urgentistes sont révélateurs de difficultés plus vastes concernant les médecins hospitaliers.

Aussi, nos revendications vont au-delà des mesures spécifiques aux urgences :

- revalorisation des vacations pour les attachés généralistes avec une grille unique pour tous les attachés prenant en compte l'ancienneté des services rendus,

- alignement de la rémunération de tous les assistants (associés ou non) sur la grille des assistants spécialistes,

- revalorisation de cette grille à un niveau de 200.000 à 240.000 F annuels (juste sous la grille des praticiens hospitaliers),

- possibilité pour les assistants ayant effectué quatre années d'assistanat de présenter le concours de praticiens hospitaliers de type 2,

- ouverture de postes de praticiens hospitaliers aux urgences pour permettre une prise en charge adaptée des patients et une perspective de carrière aux urgentistes (avec statut décent).

Enfin, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle clairement son opposition à une spécialisation des urgences car celles-ci sont par définition polyvalentes et font partie de la médecine générale (même s'il estime nécessaire une qualification des cadres dans les services d'urgences hospitalières).

Issy-les Moulineaux, le 31 mai 1999


 

- AVRIL 

APRES LA GREVE, LES NEGOCIATIONS SE POURSUIVENT

Trois jours après l'arrêt de la grève des gardes des internes et résidents, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes tire un premier bilan de ce mouvement.

Rappelons que cette grève est le résultat du non respect par les ministères du protocole d'accord de juin 98 établissant que les gardes seraient rémunérées et récupérées, et de la non prise en compte par les ministères de compromis du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes alliant (et non substituant) un système de rémunération ou récupération des gardes et un repos de sécurité pris immédiatement après une garde.

Le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes tient à remercier les résidents pour leur mobilisation dans ce mouvement. En effet, grâce à cette mobilisation massive (citons par exemple les régions de Paris, Reims, Rennes, Lille, Strasbourg, Besançon, Grenoble, Nice, Toulouse), les résidents ont pu faire entendre leur voix dans un mouvement unitaire qui a reçu le soutien de presque toutes les organisations syndicales de médecins hospitaliers et de médecins en formation (des externes aux praticiens hospitaliers).

Le premier résultat de cette grève a été la publication au journal officiel d'un arrêté relatif aux gardes. Avec cet arrêté, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes se réjouit que les internes et résidents disposent POUR LA PREMIERE FOIS d'un texte réglementaire leur assurant :

- la rémunération systématique des gardes,

- l'interdiction pour un hôpital d'imposer plus de 24 h consécutives de garde,

- la possibilité pour les résidents en stage chez le praticien d'effectuer des gardes dans un établissement public de santé.

Par ailleurs, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes entend poursuivre sa mission de défense des résidents en s'investissant dans le groupe de travail sur le repos de sécurité mis en place prochainement par les ministères.

Enfin, nous avons appris le 23/4/99 le dépôt par l'ISNAR d'un préavis de grève totale à partir du 29/4/99 à 15 h sur un ensemble de revendications certes très pertinentes (elles sont pour l'essentiel inspirées de revendications historiques du SNJMG) mais très disparates. Nous avons demandé aux résidents s'ils voulaient que le mouvement sur les gardes se prolonge par cette nouvelle grève, mais les résidents n'ont manifesté aucune volonté en ce sens.

Issy-les Moulineaux, le 29 avril 1999


 

 MARS

ASSISTANTS GENERALISTES : REVALORISATION MINIMUM !

Depuis sa création, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes se bat, entre autres, pour la revalorisation des statuts et des rémunérations des généralistes à l'hôpital.

Depuis plusieurs mois, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes discute avec le cabinet de Bernard KOUCHNER pour mettre un terme à une situation aberrante (et humiliante) : la rémunération de premier échelon des assistants généralistes (médecins thésés) est inférieure à la rémunération de troisième échelon des résidents en médecine générale (médecins en formation, bien souvent placés sous la responsabilité d'assistants généralistes).

Aussi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes se félicite que son action, relayée par l'Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France, se trouve récompensée par la publication au journal officiel du 3 mars 1999 d'un arrêté portant la rémunération (1er échelon) des assistants généralistes à 144000 F brut annuel.

Toutefois, si le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes apprécie ce geste du gouvernement, nous n'oublions pas que nous avons été les premiers à alerter les pouvoirs publics de ce problème dès l'annonce de l'allongement de la durée du résidanat au printemps 1995 : déjà 4 ans ! C'est pourquoi, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes réclame au minimum une rétroactivité de cette revalorisation au 1er novembre 1998, date d'entrée dans les faits du 5è semestre pour les résidents en médecine générale leur donnant accès à une rémunération d'interne 3è échelon.

Enfin, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes rappelle sa revendication princeps d'une grille de rémunération unique pour TOUS les assistants (associés, généralistes et spécialistes) sur la base de l'actuelle grille de rémunération des assistants spécialistes

Issy-les Moulineaux, le 8 mars 1999

 

 

LA REFORME DES ETUDES MEDICALES EN PANNE !

Après avoir été partie prenante de l'élaboration et de la mise en place du stage chez le praticien dans le troisième cycle de médecine générale, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes s'est pleinement investi dans la réflexion sur la réforme des études médicales.

Alors que la volonté de réforme se retrouve victime de blocages, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes tient à rappeler que le problème essentiel des études médicales réside dans l'actuel concours de spécialités car :

- il détruit le deuxième cycle des études médicales

en valorisant les connaissances hyper-spécialisées

en récompensant le bachotage

en ôtant tout intérêt à la pratique clinique

- il fausse le troisième cycle

en s'érigeant en seule voie d'accès à une "formation de qualité"

en faisant de la médecine générale un choix par défaut

- il pervertit l'objectif de la formation médicale initiale

en négligeant l'abord du patient

en étant à la source de tous les équilibres démographiques.

C'est pourquoi, le Bureau National du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes demande :

- le remplacement de l'actuel concours de spécialités par une épreuve classante d'entrée en troisième cycle de médecine praticienne (spécialités et médecine générale) prenant en compte un contrôle continu du deuxième cycle des études médicales

- la création d'une maquette de DES de médecine générale et le rétablissement du titre d'interne en médecine générale

- la création d'un diplôme de deuxième cycle des études médicales après validation d'un CSCT revalorisé de modules intégrés et d'enseignements dirigés

- le remplacement des certificats de deuxième cycle par un enseignement de type transversal et progressif

- la reconnaissance du statut d'étudiant hospitalier pour tous les étudiants de deuxième cycle.

Enfin, sans faire une opposition de principe à la levée de l'anonymat, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes discute actuellement avec les différentes parties concernées pour limiter les risques inhérents à la prise en compte d'un contrôle continu dans la validation du deuxième cycle des études médicales et pour l'entrée dans le troisième cycle de médecine praticienne.

Issy-les Moulineaux, le 30 mars 1999


© snjmg-1999-2005
contact