Réactions à la rupture des négociations entre les caisses et syndicats de spécialistes
Michel Chassang, le président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), a indiqué "qu'il n'avait pas pu parvenir à un accord avec les caisses (Après) 10 mois et 200 heures de discussions, il n'a pas été possible de trouver un accord (Nous ne sommes tombé daccord) sur rien: ni sur le contenu de la convention, ni sur son cadre, ni sur le montant des honoraires, ni sur les mécanismes de régulation (La CSMF) ne restera pas les bras croisés et prendra des initiatives".
Dinorino Cabrera, le président du Syndicat des médecins libéraux (SML) : "c'est un rideau définitif que nous baissons sur la négociation avec l'assurance maladie dans sa forme actuelle (
) C'est un divorce total (Les caisses n'ont) pas eu la volonté d'aboutir (Je vais défendre l'idée auprès des médecins de) rester calme jusqu'à la publication du règlement conventionnel minimum (Mais si) ce RCM ne répond pas à nos attentes, je crains que l'on entre dans une période de troubles très importante".
Félix Benouaich, le président d'Alliance a également "décidé de ne pas continuer ce type de discussion (
) On a fait des propositions concrètes et elles ont été refusées pour des raisons qui m'échappent".
Jean-Claude Régi, le président de la Fédération des médecins de France (FMF), "déçu", a parlé "d'un constat de désaccord parfaitement prévisible". Il a aussi rappelé que "des manifestations auront lieu jeudi à Valence, à Nantes et plus tard à Metz", précisant qu'il avait "un calendrier rempli d'actions de contestation".
Jean-Marie Spaeth, le président de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAMTS) : "Les caisses ont proposé une revalorisation des médecins de 720 millions d'euros soit près de 5 milliards de francs. Jamais dans l'histoire de la Sécu et dans l'histoire médicale de ce pays, une telle offre n'a été faite et rejetée (
) La refuser relève de l'irresponsabilité (
) Les caisses ont proposé un accord transitoire comportant des revalorisations ciblées (qui ont été) balayées (
) Tout revalorisation doit être fondée sur le donnant-donnant".
Daniel Lenoir, le directeur de la CNAMTS : "On se pose la question de leur volonté d'une maîtrise médicalisée (des dépenses de santé), alors qu'ils avaient dénoncé la maîtrise comptable".
Jean-François Mattei, ministre de la Santé : "(Jai) tenté, dans le respect de l'autonomie des partenaires conventionnels et de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie, de rapprocher les points de vue dans une fonction de médiation que chaque partie a acceptée (Je) demande à chacun de surmonter sa déception, de maintenir des relations de respect entre partenaires et de privilégier le service à rendre au patient et à l'assuré social (
) Le dialogue conventionnel devra impérativement se poursuivre dans la perspective d'une réforme de l'assurance maladie, qui sera présentée à l'automne prochain (
) Elle sera préparée dans un dialogue étroit avec l'assurance maladie et les professionnels de santé".