Coté syndical, Jacky Dintinger (CFTC) estime que la décision de faire travailler les salariés un jour de plus constitue une mesure "sans justification économique" en période de chômage massif et montre la persistance d'une "agression contre les 35 heures". La CGT parle de «nouveau et grave recul social» et la CFDT dénonce «un coup porté à la RTT».
Coté politique, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a jugé le plan "insuffisant, injuste" et "choquant", faisant valoir que le prélèvement sur les salaires "représente l'équivalent de la baisse de l'impôt sur le revenu et de la baisse l'impôt sur les grandes fortunes". Philippe de Villiers (MPF) qualifie linitiative «dusine à gaz» et Alain Madelin (UMP) y voit «un impôt marginal sur le travail au taux de 100%».
Coté presse, La Croix remarque sur sa Une que «le gouvernement impose un effort aux Français». Pour Libération, qui titre en Une «Dependance day», «Raffarin invente le travail gratuit». Enfin, Le Parisien, qui titre en gros caractères sur sa Une «Raté», estime «que la mesure phare un jour travaillé en plus pour chaque Français ninterviendra pas, au plus tôt, avant le second semestre 2004 et quelle apparaît dores et déjà comme très difficile à mettre en uvre».