Réactions des professionnels, des syndicats, des partis politiques et de la presse au plan dépendance
Si l’Association du service à domicile (ADMR) et la Fédération hospitalière de France (FHF) qui gère les établissements de retraites publics ont reconnu «un effort significatif» (FHF) et se sont félicitées de la prise de «mesures qui vont dans le bon sens» (ADMR), l’Association des directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (Adehpa) et le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa) ont fustigé le plan du gouvernement. Pascal Champvert (Adehpa) a parlé de "grenouille déguisée en boeuf", faisant valoir que "15.000 soignants supplémentaires, c'est 1,5 poste par établissement". Quant aux 10.000 places supplémentaires, "il aurait fallu en créer 40.000 d'ici 2007", selon lui. Luc Broussy (Synerpa) s'est vivement inquiété des financements, soulignant que "les premiers crédits - peut-être 400 millions pour les maisons de retraite - sont simplement reconduits d'une année sur l'autre mais ne se cumulent pas ! ". De son coté, Didier Sapy (Fnacppa) a déploré "le manque d'ambition affiché".

Coté syndical, Jacky Dintinger (CFTC) estime que la décision de faire travailler les salariés un jour de plus constitue une mesure "sans justification économique" en période de chômage massif et montre la persistance d'une "agression contre les 35 heures". La CGT parle de «nouveau et grave recul social» et la CFDT dénonce «un coup porté à la RTT».

Coté politique, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a jugé le plan "insuffisant, injuste" et "choquant", faisant valoir que le prélèvement sur les salaires "représente l'équivalent de la baisse de l'impôt sur le revenu et de la baisse l'impôt sur les grandes fortunes". Philippe de Villiers (MPF) qualifie l’initiative «d’usine à gaz» et Alain Madelin (UMP) y voit «un impôt marginal sur le travail au taux de 100%».

Coté presse, La Croix remarque sur sa Une que «le gouvernement impose un effort aux Français». Pour Libération, qui titre en Une «Dependance day», «Raffarin invente le travail gratuit». Enfin, Le Parisien, qui titre en gros caractères sur sa Une «Raté», estime «que la mesure phare – un jour travaillé en plus pour chaque Français – n’interviendra pas, au plus tôt, avant le second semestre 2004 et qu’elle apparaît d’ores et déjà comme très difficile à mettre en œuvre».

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