Réactions dans le monde hospitalier aux propos de Jacques Chirac sur la laïcité et lhôpital :
Gérard Vincent (Fédération hospitalière de France) : "Nous sommes très contents (
) Il faut réaffirmer clairement (les principes républicains et qu'ils soient) largement diffusés (Cette loi) devra être intégrée à la Charte du patient hospitalisé remise à tous les patients depuis la fin des années 70 (Cependant) dans la mesure où ils le peuvent, les hôpitaux s'efforceront toujours de satisfaire la demande du patient mais quand ce n'est pas possible, nous considérons qu'il est normal que le patient ne puisse pas opposer un refus de se faire soigner".
François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière (CMH) : "il est tout à fait heureux que le Président ait évoqué le sujet de l'hôpital parce que c'est un lieu de travail en équipe et de solidarité, pas seulement une collection de choix communautaires (
) La loi rappellera des principes, mais ne résoudra pas tous les problèmes pratiques sur le terrain (
) Si la préservation du libre choix du patient est légitime, on ne peut pas accepter que se multiplient des situations de refus d'être pris en charge par une femme, par un médecin juif ou un médecin arabe".
Frédéric Pain, secrétaire général de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuhf) : "C'est une loi nécessaire même si est elle est largement insuffisante car elle ne couvre que la partie visible du problème (Je regrette néanmoins qu') on en soit arrivé là (car c'est) 10 ans d'échec d'intégration, c'est désastreux".
Rachel Bocher, présidente de l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH) : "(il) ne fallait pas enfermer et rigidifier la relation médecin-malade dans des lois contraignantes (
) Cela ne me satisfait pas du tout. Le sexe du médecin n'a rien à voir avec la laïcité (
) Cela m'apparait d'autant plus dommageable que dans le privé, les malades peuvent choisir le sexe du médecin".