Tout en reconnaissant que la vie de l'hôpital public n'est pas, actuellement, un long fleuve tranquille - notamment à cause de ses " problèmes financiers " et de ses " difficultés de recrutement " -, le délégué général de la FHF (Fédération hospitalière de France, qui représente l'ensemble des hôpitaux publics), Gérard Vincent, ne partage pas tous les points de vue qui sont exprimés actuellement. Il n'accepte pas, en particulier, les demandes de négociation formulées par les syndicats de médecins et de personnels : " Il est normal que les syndicats s'occupent de statuts, de formation. Mais en matière de gouvernance, il n'y a pas de raison qu'ils soient autour de la table. " Volontiers offensif, Gérard Vincent ne ménage pas les représentants des médecins. Oui, explique-t-il, l'hôpital est en mauvaise posture parce qu'il manque de ressources médicales, mais " la faute à qui ? La réduction du temps de travail, la directive européenne, les médecins s'y accrochent. Or une grande partie des problèmes actuels de l'institution vient de là ".