Yassine Bouakaz, chef de file
des jeunes du Snjmg
(Le généraliste, 13.01.06)
Les jeunes généralistes du
SNJMG ont depuis la fin de l'année dernière un nouveau chef de file.
Sandrine Buscail, leur présidente ces dernières années, a en effet passé le
flambeau à Yassine Bouakaz, qui était son vice-président depuis l'automne
2004. À 35 ans, ce résident poursuit son cinquième semestre aux urgences de
l'hôpital Jean-Verdier (Bondy, Seine-Saint-Denis). Après un service national
qui, dit-il, lui a beaucoup apporté, il a déjà effectué un premier stage
chez le généraliste et s'apprête à terminer son internat en mai par un
SASPAS en milieu ambulatoire. Le nouveau président du SNJMG compte
d'ailleurs bien par la suite visser sa plaque de généraliste. Mais il
s'inquiète de la crise démographique de la médecine générale qui pousse
nombre de ses jeunes confrères à différer leur installation. De ce point de
vue, Yassine Bouakaz regrette la mise en place d'une convention qui souffre,
selon lui, «
d'avoir été élaborée sans consulter les jeunes généralistes ».
Le SNJMG accueille certes favorablement l'officialisation d'un moratoire de
cinq ans pour que le parcours de soins ne pénalise pas les nouveaux
installés. Mais son nouveau chef de file ne s'en contente pas tout à fait :
« Un moratoire,
c'est bien, mais il faut que les caisses en informent le public. »
Le thème reste au centre de ses préoccupations de nouveau président, de même
que le dossier de la maternité des femmes médecins ou celui de la formation.
Webmaster du site du syndicat
(www.snjmg.org), Yassine Bouakaz se
définit comme un passionné à la fois de médecine et d'informatique. Il
pilote le recueil d'évaluation des stages hospitaliers par les internes : un
outil qui, de son point de vue, sert autant à informer les étudiants qu'à
faire pression sur les hôpitaux pour qu'ils offrent des stages de qualité
aux futurs généralistes.