Repos de sécurité des internes : satisfaction nuancée des jeunes généralistes
(Quotidien du médecin, 17.09.2002)

Le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (
SNJMG) se réjouit de la publication au «JO» des textes d'application sur le repos de sécurité pour les internes (décret et arrêté du 10 septembre 2002).

Ce repos de sécurité est «l'aboutissement d'un combat syndical de longue durée » pour le
SNJMG. Un combat qui a été émaillé par quatre grèves nationales, et qui s'est poursuivi jusqu'au coeur de l'été 2002, suite aux décès d'internes dans des accidents de circulation au sortir de leurs gardes.
Le syndicat modère cependant son enthousiasme, car il redoute que «cette grande avancée» «occulte certaines ambiguïtés que comportent ces textes d'application, et, peut-être, des éléments de régression en matière de conditions de travail».
«A titre d'exemple, poursuit le
SNJMG, ces textes abrogent l'arrêté d'avril 1999 issu d'une grève et substituent aux gardes dites "facultatives", car exceptionnellement imposées aux internes, des gardes désormais nommées "supplémentaires" qui peuvent être imposées de manière quasi systématique aux internes dans la majorité des services où ils effectuent des gardes. Ces gardes supplémentaires ne sont d'ailleurs pas comptabilisées dans le temps de travail hebdomadaire des internes. Par ailleurs, en définissant le repos de sécurité comme une interruption d'activité hospitalière, l'arrêté du 10 septembre risque d'exclure de son champ d'application les résidents en stage chez un praticien de ville et qui assurent conjointement des gardes à l'hôpital».
Le
SNJMG espère que l'interprétation des textes que feront les administrations hospitalières ne seront pas défavorables aux internes.


fermer la fenêtre