Les internes ont rencontré Bernard Kouchner
(Le Figaro, 30.11.01)
La réunion entre le ministre délégué à la Santé et les quatre syndicats d'étudiants en médecine s'est achevée vendredi soir et un nouveau rendez-vous été pris pour mercredi prochain. En attendant, les internes poursuivent la grève des gardes et appellent à un d'un nouvel arrêt des soins jeudi prochain.
En attendant la prochaine rencontre avec M. Kouchner, les syndicats ont annoncé que la grève des gardes se poursuivait et qu'ils maintenaient dans l'attente de consulter leur base, leur mot d'ordre national d'une nouvelle grève des soins jeudi prochain. "Nous sommes tombés d'accord sur l'essentiel, le repos de sécurité, les internes bénéficieront d'une journée de repos après leur garde, mais l'objectif est d'harmoniser les gardes et c'est compliqué, il faudra du temps pour revoir les tableaux de service", a déclaré Bernard Kouchner ajoutant qu'il arriverait (prochainement) à un accord "pour le bien du malade".
Les internes en revanche se sont déclarés "étonnés" que le ministre ne "prenne connaissance du dossier qu'après deux semaines de grève et deux réunions avec ses conseillers". "Nous n'avons fait que présenter nos revendications au ministre qui semblait les découvrir, malgré quinze jours de grève et des réunions avec ses conseillers, c'était vraiment une séance de non négociation" a déclaré Mathias Huitorel, secrétaire général du
SNJMG.
Même "étonnement" du côté de l’ISNAR, dont le vice-président Cyrille Vartanian, a déclaré "avoir fait deux heures d'explication de texte" à M. Kouchner qui n'avait même pas idée du "statut des internes". Le responsable de la FNSIP, Olivier Garnier, a souligné que "rien n'avait été refusé pour l'instant" aux internes mais aussi qu'ils n'avaient "rien obtenu". Le président de l'inter-syndicat national des internes des hôpitaux (ISNIH), Florent Perin-Dureau, a dit son sentiment que l'arbitrage de Bercy serait une fois encore décisif.
Le ministre a reconnu que les "internes travaillent beaucoup" qu'on "avait besoin d'eux" mais ajouté qu'ils étaient aussi "étudiants et qu'ils devaient continuer leur formation". Les internes réclament la "reconnaissance de leur statut de médecins hospitaliers" au travers de "l'application immédiate d'un repos de sécurité", d'une "base de temps de travail hebdomadaire de 48 heures", d'une "revalorisation des gardes". Ils souhaitent également "l'ouverture de négociations sur la réduction du temps de travail" (RTT) sur le modèle du protocole d'accord signé le 22 octobre dernier avec les praticiens hospitaliers.
(avec AFP)