Les internes font monter la pression
(Impact du Médecin, 30.11.01)
Faute d’avooir obtenu un rendez vous avec le ministère de la Santé, Bernard Kouchner, les internes et résidents des hôpitaux ont fait monter la pression d’un cran avec la journée de grève totale le 29 novembre.
Le mouvement ne faiblit pas. Selon l’Int(ersyndicat national des internes des hôpitaux, la grève des gardes et des astreintes est suivie à 100% en province et à 80% à Paris. La première revendication porte sur l‘application du repos de sécurité. Pour l’instant, hormis pour la première garde par semaine, ce repos n’est pas pris sur le temps de travail. Ou, pour dire les chose autrement, l’hôpital récupère ce temps sur les congés des internes. En deuxième lieu, les grévistes réclament le respect de la réglementation européenne, à savoir une durée hebdomadaire de travail de 48 heures. "Nous en avons assez de ne pas être payés pour le travail que nous effectuons en plus" commente la vice présidente de l’ISNIH, Anne Gaëlle Andrieu. Aussi les grévistes veulent ils être payés le samedi matin. "Nous verrons s’il y a nécessité de durcir le mouvement par une grève illimitée", expliquait Anne Gaëlle Andrieu. Se poserait alors de façon plus aigue le problème des réquisitions. Une perspective qui n’émeut pas Erwann Papin, du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (
SNJMG) ; "Nous prouverons alors que nous sommes indispensables à l’hôpital". Pour les gardes, la réglementation veut que le directeur d’établissement n’assigne les médecins juniors qu’en cas d’indisponibilité des PH seniors. Cette disposition ne serait pas toujours respectée selon les internes.
Pierre Yves Poindron