Plutôt que de limiter l'installation des médecins libéraux dans des zones où la démographie médicale est déjà élevée, comme certains l'envisagent, le Syndicat des jeunes médecins généralistes (SNJMG) préfère suggérer la création d'incitations à l'installation "dans les zones qui seront reconnues comme prioritaires".
Selon le SNJMG, la réduction de l'offre de soins ne pourra être discutée qu'après un état des lieux précis. Le syndicat renouvelle également "son appel à la régulation de la démographie médicale lors de la formation initiale". Cette régulation ne pourra se faire, indique le SNJMG qu'après la mise en uvre de la réforme de l'internat (le syndicat suggère qu'il y ait à cette occasion 30% de postes de spécialistes pour 70% de postes de généralistes) et après la réforme du troisième cycle des études médicales. Le SNJMG demande enfin que la régulation médicale soit effectuée en fonction des besoins de santé publique et non en fonction des besoins des hôpitaux. "Dans cette optique, les stages hospitaliers d'internes et de résidents doivent servir à former des médecins et non à faire tourner les hôpitaux", conclut le syndicat.