Le "bug" du 1er novembre (Panorama du Médecin 18-10-1999). A partir du mois prochain, le résident devra avoir validé son stage chez le praticien. Aïe, aïe, aïe...S'il est reconnu comme une avancée positive dans la formation initiale, le stage chez le praticien risque d'entrainer une pénurie de remplaçants. Une fois la Toussaint passée, le résident devra, pour obtenir l'autorisation ordinale de remplacer, avoir validé 3 semestres de résidanat, dont -surtout- un chez le praticien. Le tout sur les 5 que compte son cursus de troisième cycle. De cette validation, désormais obligatoire, des 6 mois de formation au cabinet résultent des difficultés actuelles.Mis en place officielllement le 02.11.97, l'enseignement chez le praticien n'a pas atteint d'emblée le seuil de l'équilibre entre l'offre et la demande. Etcela malgré l'effort du Collège National des Généralistes Enseignants pour former des maitres de stage. Résultat : nombreux sont encore les carabins qui n'ont pas effectué leur semestre au cabinet, voire qui cherchent toujours un "prof" pouvant les accueillir; Faute de quoi, aprés le 1er novembre, ils ne pourront plus remplacer. Même s'ils ont validé les semestres hospitaliers jusqu'ici suffisants pour obtenir leur licence. En conséquence, les généralistes installés peinent à trouver un jeune confrère pour les aider. Depuis la mise en place des stages, le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes proteste : cette date-butoir du 01.11.99 est impossible à tenir . En attendant, le syndicat demandait des mesures transitoires étalées sur 4 ans. Soit jusqu'au 01.11.99. Délai qui devait permettre une montée en charge correcte des nouvelles dispositions d'enseignement sans mettre en péril la bonne marche des remplacements. Dominique Ficheux