Remplacements : La galère continue (Impact Médecin Hebdo, 29-10-1999). La fin des dispositions transitoires pour les remplacements, le 1er novembre, va accroitre la pénurie.
"D'habitude, je m'y prends 9 à 12 mois à l'avance. Mais, pour la Toussaint, je n'ai trouvé personne. Et, je dois fermer le cabinet 3 jours, en orientantmes patients chez un confrère." La déconvenue du Dr Préaubert, généraliste à Bonneville (Haute Savoie), illustre le problème réccurentdes généralistes installés en individuel : la chasse aux remplaçants. Cette fois, il semble que se soit encore compliqué, avec la fin, au 1 er novembre, des dispositions transitoires pour la licence de remplacement. En novembre 97, la création du stage de 6 mois chez le praticien aboutissait à des mesures transitoires pour la délivrance de la licence de remplacement. Pendant 2 ans, les étudiants pouvaient disposer de cette licence, en n'ayant validé que 2 stages hospitaliers. Ce délai leur était accordé pour tenir compte de la mise en place progressive du stage du résident en médecine générale. A partir du 1 er novembre, donc, ne pourront bénéficier de la licence que les seuls étudiants ayant aussi achevé leur stage obligatoire de 6 mois. "Nous recevons de nombreux appels de résidents inquiets parce qu'ils n'ont pas encore eu accés à un stage, explique-t-on au Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (
SNJMG). Il y a encore trop peu de maître de stage." Le SNJMG demande donc que les dispositions transitoires soient prolongées. Et fait même circuler une pétition. Pour l'instant rien ne bouge, d'autant que les centrales syndicales, soucieuses de revaloriser la formation du généraliste, ne veulent plus de ces mesures transitoires. En attendant, les généralistes devront se débrouiller pour dénicher l'oiseau rare. Pour les y aider, les étudiants lanceront, fin novembre, un site Internet.

Hervé Réquillart