Le gouvernement sursoit à la baisse de la rémunération des gardes des associés (Quotidien du Médecin, 20-2-2000). Le gouvernement n’aura pas résisté longtemps au tollé provoqué par son arrêté du 27 janvier qui avalise une baisse de la rémunération des gardes des assistants et des attachés associés (100 franc bruts au lieu des 1513 francs d’usage). Moins de trois semaines après la parution de ce texte au journal officiel, la ministre de l’emploi et de la solidarité, Martine Aubry, et la secrétaire d’état à la santé, Dominique Gillot, ont en effet décidé, en attendant “une éventuelle modification réglementaire”, de “surseoir à l’application” de l’arrêté.
Le Syndicat National des Praticiens adjoints contractuels (SNPAC) “se félicite” de ce pas en arrière des pouvoirs publics et abandonne sa menace d’appeler les associés à la grève à partir du premier mars. Egalement “soulagé”, le comité des médecins à diplôme étranger réclame l’abrogation complète des textes régissants le niveau de rémunération des gardes des médecins associés- un arrêté jamais appliqué remontant à mai 1988 continue de poser problème- afin que celui-ci soit définitivement “aligné sur celui des assistants, des attachés en titre, et des praticiens hospitaliers”. Le Syndicat Médical Plus (SM +) demande, quant à lui, la “suppression” pure et simple du statut d’associé. Il trouve un soutien du côté du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (
SNJMG) qui défend l’idée d’ “un statut et d’une rémunération unique pour les assistants spécialistes, généralistes, associés”.