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Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes

 

 

Actualités générales sur la Santé - 2007

 

 

Autres années

 

 


 

 

 

 

 

 

 

31 décembre 2007
- Systéme de Santé : Roselyne Bachelot annonce des "réformes de structure" en 2008
Le gouvernement réfléchit à "des réformes de structures (qui) verront le jour en 2008" pour réorganiser la santé publique et son financement, a réaffirmé ce lundi la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot sur France Inter.
"A partir de janvier vont se réunir les Etats généraux de l'organisation de la santé", a rappelé Mme Bachelot, comparant sa démarche au Grenelle de l'environnement. Il s'agit, a-t-elle dit, de "réfléchir au problème de permanence des soins, d'organisation de la démographie médicale", parallèlement à "une réflexion sur les missions de l'hôpital" et à la réforme en cours des agences régionales de l'hospitalisation, qui deviendront "agences régionales de santé".
Mme Bachelot a aussi évoqué une "réflexion sur la prise en charge de la solidarité, en particulier l'étude du bouclier sanitaire (...) qui modulerait le remboursement en fonction des revenus (...) Nous sommes arrivés à la limite d'un système dans lequel la prise en charge solidaire doit rester évidemment le pilier, mais on voit bien que les dépenses de santé galopent (...) Nous réfléchissons à tout cela, ces réformes de structure sont absolument indispensables et elles verront le jour au cours de 2008".
Mardi 1er janvier, un système de franchises non remboursables à la charge des patients entre en vigueur sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires, qui s'ajoutent aux sommes déjà non remboursées par la Sécurité sociale : "Effectivement cela représente un prélèvement de 4 euros par mois, et cela peut être difficile pour certaines personnes (mais) nous gardons le taux de prise en charge par la solidarité, l'un des plus élevés du monde", a répondu Mme Bachelot, à des auditeurs très en colère.
Rappel : Les franchises médicales devraient générer environ 850 millions d'euros par an à la sécurité sociale, ce gain devant aller au plan Alzheimer et au plan de lutte contre le cancer notamment. Cette somme est bien inférieure aux sommes en revanche perdues par la Sécurité sociale avec l'exonération de cotisation des heures supplémentaires instaurée au 1er octobre et que l'Etat compensera. Le dispositif a coûté au moins 75 millions d'euros le premier mois.
 

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21 décembre 2007
- La loi de financement de la sécurité sociale au J.O.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 a été publiée au J.O. du 21 décembre. Mis à part la censure par le conseil constitutionnel de 17 articles « n´entrant pas dans le champ » d´une telle loi, le texte conserve ses principales dispositions, notamment les franchises médicales, le mécanisme de « stabilisateurs économiques » mettant sous observation pour une période de six mois les revalorisations tarifaires décidées par les partenaires conventionnels et prévoyant leur gel en cas de dépassement des objectifs de dépenses, la possibilité pour les caisses de proposer aux médecins des contrats comprenant des objectifs individualisés, l´expérimentation de nouveaux modes de rémunération, l´obligation pour le professionnel de santé d´informer par écrit leur patient sur le tarif des actes effectués ainsi que sur la nature et le montant des dépassements d´honoraires dès lors que ces honoraires dépassent un certain seuil, le passage des hôpitaux à la tarification intégrale à l´activité pour leurs activités de soins aigus.
 

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19 décembre 2007


- Prêts aux malades : la Convention AERAS « assure moyen »…
Un an après l'entrée en vigueur de la Convention AERAS, les « personnes présentant un risque aggravé de santé » peuvent-elles plus facilement emprunter aux banques ou s'assurer ? Il semble bien que non, comme le confirme une enquête récente du Collectif inter-associatif sur la Santé (CISS). L'étude réalisée auprès d'une centaine d'appelants de la ligne Santé Infos Droits relève « de nombreux refus de la part des assurances ». Quant aux surprimes, elles « restent très élevées », précise le CISS.
L'enquête montre toutefois quelques améliorations, notamment sur la connaissance de la Convention par les bénéficiaires. Ce n'est guère suffisant pour le Collectif, qui appelle plus que jamais à « la poursuite vers l'objectif d'un réel accès à l'assurance et à l'emprunt » pour les malades et/ou les personnes handicapées. Exactement ce que la Convention AERAS – qui a succédé à la Convention Belorgey - est supposée garantir.
Pour en savoir plus : l'enquête sur le site du CISSS http://www.leciss.org/sante-info-droits.html

 

- Système de santé : Le rapport du Conseil économique et social sur le financement de la protection sociale
Le Conseil économique et social a adopté ce jour, en séance plénière, le rapport d'Anne Duthilleul sur le financement de la protection sociale par 106 voix (entreprises privées, artisanat, professions libérales) contre 64 (syndicats), les associations s'étant abstenues (28 voix). Un amendement modifiant sensiblement le texte a été proposé afin d'obtenir un vote plus consensuel mais il n'a pas été retenu. L'avis adopté propose donc une hausse de 0,25 % de la CRDS pour apurer les dettes sociales et une réduction immédiate de 3 à 4 points de cotisations employeurs et non salariés maladie, compensées  sur une assiette fiscale pour créer un "choc de compétitivité favorable à la croissance et l'emploi". De nouvelles recettes fiscales telles une "taxe sur le carbone fossile" remplaceraient ces cotisations supprimées. La hausse de CRDS serait compensée pour les salariés par le transfert sur la CSG des derniers "0,75 % de cotisation maladie". Le CES critique par ailleurs la TVA sociale jugée inflationniste.
Pour en savoir plus : Le projet d'avis http://www.ces.fr/ces_dat2/2-2debat/2007sem51/projet_avis_Duthilleul.pdf
 

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15 décembre 2007
- Franchises médicales : Le SNJMG exprime officiellement son désaccord
Réuni ce jour en AG, le SNJMG a exprimé son opposition à la création des franchises médicales.
Il invite tous les jeunes médecins à la participer à la pétition contre ces franchises : http://www.appelcontrelafranchise.org/ .
De plus, le SNJMG demande au Président de la République d'ouvrir, comme il s'y est déclaré favorable, une large concertation afin de revoir les financements de l'Assurance Maladie en général et du plan Alzheimer en particulier.
 

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14 décembre 2007
- Médicament : Nouveaux avertissements sur le Champix *
L'Agence européenne du médicament, l'EMEA, a jugé ce vendredi que de nouveaux avertissements à destination des médecins et patients étaient nécessaires concernant des cas de pensées suicidaires et de tentatives de suicide observées chez des personnes utilisant le Champix, un produit de sevrage tabagique commercialisé par le laboratoire américain Pfizer.
Le dernier-né des médicaments anti-tabac a été autorisé dans l'union européenne en septembre 2006. Dans le cadre du suivi de pharmacovigilance, tous les effets indésirables du Champix sont analysés régulièrement, et des cas de pensées suicidaires et de tentatives de suicide ont été observés. A l'occasion de sa réunion de décembre, le Comité des médicaments à usage humain de l'EMEA a conclu qu'une actualisation des informations sur le Champix était nécessaire afin d'alerter médecins et patients sur les symptômes de dépression relevés chez certains patients. A cette fin, le Comité demande à Pfizer de soumettre avant le 19 décembre une proposition de mise à jour. Cette molécule, qui ne délivre pas de nicotine à l'organisme contrairement aux substituts nicotiniques, réduit la sensation de manque en se fixant sur les récepteurs de la nicotine dans le cerveau dont elle prend la place. En empêchant la liaison de cette substance addictive à son récepteur, elle atténue la satisfaction associée au tabac si le fumeur reprend une cigarette et permet ainsi de limiter le risque de rechute totale. Les effets indésirables identifiés pour le Champix sont principalement des nausées, observées chez environ un tiers des patients, et, moins fréquemment, des maux de tête et des troubles du sommeil. Pfizer a déclaré qu'il travaillait en collaboration étroite avec l'Agence européenne à l'analyse des cas de dépression et de suicide observés chez les patients prenant du Champix. "Il n'y a aucune preuve scientifique établissant un lien entre le Champix et ces symptômes", déclare l'Agence dans un communiqué. Les experts reconnaissent qu'établir un tel lien est difficile. Les régulateurs américains ont expliqué que le manque de nicotine pouvait aggraver les troubles psychiatriques. Mais tous les experts ne sont pas d'accord. Selon une partie d'entre eux, la preuve d'une réémergence des troubles psychiatriques est faible, a ainsi déclaré le Dr Peter Hajek, directeur de l'Unité de recherche sur la dépendance tabagique à l'Hôpital universitaire Queen Mary, à Londres.
Pour en savoir plus : Prescrire
 

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 13 décembre 2007
- Franchises médicales : Validation du Conseil Constitutionnel
Malgré les nombreuses oppositions de tous bords, les franchises médicales sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires, prévues dans le PLFSS 2008, seront donc bien instaurées à partir du 1er janvier 2008.
Le montant de la franchise et le niveau des plafonds seront fixés par décret, mais il est probable que les montants prévus initialement de 50 centimes d'euros par boîte de médicament et par acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire seront choisis.
En sus du plafond annuel, des plafonds journaliers seront instaurés, sauf pour les franchises par boîte de médicaments.
 

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01 décembre 2007
- Système de santé : François Fillon annonce un projet de loi sur l'accès aux soins à l'été 2008
A l'occasion de l'inauguration ce jour du Centre hospitalier du Bailleul, dans la Sarthe, le Premier ministre, François Fillon, a défini les trois grands chantiers santé du gouvernement. Afin que chaque Français soit également soigné, quelle que soit sa région de résidence, le Premier ministre s'est engagé à "garantir l'égalité devant la santé pour tous, tous les jours, partout en France". Il a ainsi dégagé trois priorités : le chantier des Agences régionales de santé dont l'objectif est de décloisonner les soins et l'activité médico-sociale ; l'adaptation de l'hôpital (les conclusions de la mission Larcher devront être rendues d'ici au printemps 2008) ; l'organisation territoriale de la santé pour laquelle Roselyne Bachelot réunira, début 2008, les Etats généraux de l'organisation de la santé afin d'arriver à une meilleure répartition des personnels soignants. Le Gouvernement regroupera les acquis de ces trois chantiers et présentera au Parlement, à l'été prochain, un projet de loi sur "l'accès aux soins", "un texte fondateur pour la modernisation de notre système de santé". Enfin, le Premier ministre a abordé la question des heures supplémentaires non payées à l'hôpital. Il a demandé à Roselyne Bachelot et Eric Woerth d'ouvrir dans ce sens une concertation avec les organisations syndicales du secteur. Un autre sujet clef pourrait se greffer sur le projet de loi puisque le Chef de l'Etat a annoncé un débat sur le financement de la santé qui doit aboutir au premier semestre 2008 afin de déterminer ce qui relève de la solidarité nationale et ce qui relève de l'assurance individuelle.
Pour en savoir plus : Discours de F.Fillon
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions_premier_ministre_9/discours_498/inauguration_pole_sante_sarthe_58478.html

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29 novembre 2007
- Système de santé : La Conférence nationale de santé donne son avis sur l'informatisation du système de santé et sur les ARS
Au sujet de l'informatisation du système de santé, la CNS plaide pour une gouvernance unifiée et une stratégie nationale. Dressé à la suite d'une série d'auditions avec les associations de défense des droits de l'homme, du GIP-DMP, des industriels du secteur et sur des données du ministère de la santé, ce nouveau constat accablant est conforme aux évidences : sous informatisation des établissements, outils non communicants pour la médecine de ville et déployés "au fil de l'eau", incapacité de systèmes incohérents à communiquer entre eux. Déplorant l'absence de débat public sur l'acceptabilité de l'informatisation des données de santé, la CNS vilipende le DMP, estimant que les usagers sont « restés indéfiniment dans l'attente d'une triple approche » insatisfaite : engagement des professionnels dans une démarche qualité, dissuasion à la hauteur des enjeux pour les contrevenants à la réglementation, droit de consulter à tout moment l'historique des accès. La Conférence stigmatise en outre l'incapacité des pouvoirs publics à favoriser "l'environnement global de l'implémentation des technologies de l'information et de la communication" en santé. A cet égard, le "plan stratégique des systèmes d'information de santé" (P6) récemment rendu public et présenté comme le document de référence pour une sortie de l'ornière est sévèrement jugé. Les auditeurs de la CNS concluent en effet que le P6 est "loin de constituer un document de cadrage suffisant de la stratégie publique sur le domaine des technologies de l'information et de la communication appliquées aux données de santé, ni même un schéma directeur des SI de santé". Après cette volée de bois vert, les auteurs concluent à la nécessité d’une nouvelle gouvernance unifiée, appelant à la nomination rapide d’un pilote bien identifié chargé de définir et de mettre en œuvre une stratégie claire et adaptée. Au sujet des agences régionales de santé, la CNS énumère les huit critères qui permettront de juger l'utilité et l'intérêt de leur mise en oeuvre. La CNS n'a pas souhaité produire un "rapport supplémentaire" mais contribuer à la réflexion en cours. Elle souhaite que les futures ARS présentent un intérêt pour l'organisation du système et aident à mieux répondre aux enjeux de santé. L'installation des ARS "ne doit pas conduire à un affaiblissement du rôle de l'Etat". Leur utilité dépendra de leur capacité à "assurer une régulation régionale effective du système de santé" (favorisant l'égalité d'accès à l'offre de soins), à "promouvoir la démocratie sanitaire" et à "simplifier le dispositif" existant. La Conférence considère également que les ARS n'auront un sens que si elles font passer un nouveau cap à la politique sanitaire. Elles devront en effet être capables de pallier les carences du système de soins actuel en menant plusieurs actions de front : "développer la promotion de la santé et la prévention", "décloisonner le sanitaire et le social", "promouvoir les soins de santé primaire" et enfin "participer à l'évaluation régionale du système de santé".
Pour en savoir plus : http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/conf_nationale_sante/avis.htm
 

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27 novembre 2007
- Système de santé : Installation du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins
Le Conseil national de la qualité et de la coordination des soins (CNQCS), composé de 12 représentants de l’Assurance maladie, 12 des professionnels de santé, 3 des fédérations hospitalières et 5 personnes qualifiées, a été installé ce jour par la directrice de l'hospitalisation, Annie Podeur. Le CNQCS est chargé de délibérer sur les "orientations" et la répartition des enveloppes proposées par le comité national de gestion (CNG) du Fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins (FICQS), créé dans la loi de financement de la sécurité sociale 2007. Le PLFSS pour 2008 a prévu une dotation de 301 millions d'euros pour le Fiqcs. La présidence du CNQCS sera assurée par André Gauron, conseiller-maître à la Cour des comptes.
Pour en savoir plus : La composition et les modalités de fonctionnement des instances de gestion du FIQCS http://www.ameli.fr/l-assurance-maladie/connaitre-l-assurance-maladie/fiqcs/instances-de-gestion.php
 

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16 novembre 2007
- Médicament : Nouvelles remises en cause scientifique des médicaments anti obésité, à commencer par l'Acomplia*

Alors que le nombre de personnes en surpoids ne cesse de progresser dans le monde, deux études scientifiques distinctes mettent en garde contre les médicaments anti-obésité, et plus particulièrement le rimonabant (Acomplia*).
Le rimonabant serait associé à un risque accru d'effets psychiatriques sévères, selon un article à paraître demain dans la revue médicale britannique The Lancet. Analysant les résultats de quatre essais en double-aveugle impliquant plus de 4.000 patients, l'équipe du Pr Arne Astrup (Département de nutrition humaine, université de Copenhague, Danemark) a montré que les patients recevant le rimonabant (20 mg/jour) avaient 40% plus de risque d'avoir des effets secondaires que ceux recevant un placebo. Les patients sous rimonabant avaient un risque accru d'arrêter le traitement en raison de troubles dépressifs (2,5 fois plus que ceux sous placebo) et d'anxiété (3 fois plus) : "Nos travaux suggèrent que la prise de 20 mg/jour de rimonabant accroît le risque d'effets psychiatriques - par exemple troubles de l'humeur et anxiété", estiment les chercheurs, soulignant que les personnes présentant des antécédents de dépression ou de maladies psychiatriques avaient été exclues des essais.
Le 13 juin dernier, des experts sanitaires américains s'étaient prononcés contre la commercialisation du médicament aux Etats-Unis, jugeant qu'il pouvait entraîner une augmentation des pensées suicidaires. Le 29 juin le laboratoire annonçait qu'il retirait son dossier de demande de commercialisation auprès de la Food and Drug Administration. En Europe, l'Agence européenne du médicament a décidé le 19 juillet de laisser le produit sur le marché, tout en ordonnant qu'il ne soit plus prescrit aux personnes présentant une grave dépression ou traitées aux antidépresseurs.
Par ailleurs, le British Medical Journal (BMJ) publie en ligne une autre étude évaluant l'efficacité à long terme de trois traitements anti-obésité -rimonabant, orlistat et sibutramine. L'équipe du Pr Raj Padwal (Université d'Alberta, Edmonton, Canada) a montré que ces trois médicaments permettaient seulement une perte de poids modeste, de moins de 5 kilos, de nombreux patients restant obèses ou en surpoids.
Selon les chercheurs, orlistat permet une perte de poids de 2,9 kg, sibutramine de 4,2 kg et rimonabant de 4,7 kg. Ils ont aussi montré des effets secondaires pour les trois produits, et plus particulièrement pour le rimonabant un risque accru de troubles de l'humeur, comme la dépression ou l'anxiété. De son côté, le Pr Gareth Williams (Université de Bristol) met en garde dans le BMJ contre les dangers potentiels d'autoriser l'accès libre aux médicaments anti-obésité : "Vendre des médicaments anti-obésité devant le comptoir (NDRL: sans prescription médicale) va perpétuer le mythe selon lequel l'obésité peut s'arranger simplement en avalant une pilule et pourrait en outre saper les efforts pour promouvoir une vie saine, seule échappatoire à l'obésité sur le long terme". Dans le monde, plus d'un milliard d'adultes sont en excès pondéral, selon l'OMS et il y a au moins 300 millions d'obèses sur la planète.
 

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14 novembre 2007
- Médicament : Lancement d'une class action contre Sanofi concernant l'Acomplia *

Après avoir été contraint en juillet de retirer la demande d’approbation de son médicament anti-obsésité, le rimonabant (Acomplia*) sur le marché américain, le quatrième laboratoire pharmaceutique mondial doit faire face à la fronde judiciaire d’investisseurs mécontents.
Mardi soir, le cabinet d’avocats Coughlin Stoia a annoncé le lancement d’une class action (recours collectif) contre le laboratoire devant une cour de l’Etat de New York. Le motif ? L’investisseur institutionnel au nom duquel la plainte est déposée considère que les informations diffusées auprès des marchés étaient «trompeuses». Autrement dit, que certains actionnaires ont été floués financièrement en achetant des actions Sanofi sur la foi du potentiel de ce traitement que le labo présentait comme un «blockbuster» avec des prévisions de vente de 3 milliards d’euros par an d’ici à 2010. Selon les plaignants, les déclarations des dirigeants de Sanofi à propos du Zimulti – le nom commercial de l’Acomplia outre-Atlantique –, dans l’année qui a précédé le refus d’experts sanitaires américains d’homologuer le médicament, étaient «matériellement fausses et trompeuses car les défendeurs ont dissimulé des données sur sa propension à causer des dépressions». Un effet secondaire du médicament pourtant connu de longue date dans les milieux médicaux, auquel il faut ajouter des tendances suicidaires chez les patients sous traitement.«Les preuves de sa sécurité sont insuffisantes», avait estimé, le 13 juin, le comité des 14 experts consultés par la FDA (l’autorité américaine de la santé), ce qui les avait amenés à voter unanimement contre l’autorisation de mise sur le marché de l’Acomplia. Une véritable claque pour Sanofi, immédiatement sanctionnée par des marchés qui voyaient disparaître la perspective d’un «relais de croissance» rapide et prometteur pour le labo. Sur les dix derniers mois, le titre Sanofi a perdu près de 10 %. «Premier médicament de cette classe, l’Acomplia était parti pour devenir extrêmement profitable», fait valoir Coughlin Stoia qui réclame des dommages et intérêts pour les plaignants et se targue d’être à l’origine de plus de 45 milliards de dollars «récupérés» dans des procédures de class actions. A l’état-major parisien de Sanofi, où l’on a pris ce jour connaissance de la plainte américaine, on réfute en bloc. «Nous contestons ces allégations et nous défendrons vigoureusement nos intérêts», notait un porte-parole sans autre commentaire.
Malheureuse coîncidance : l’Oréal (un des 2 actionnaires de référence de Sanofi, avec Total) a cédé 1,8 % du capital de Sanofi (sur un total de 10,5 %) par l'intermédiaire d'un placement privé accéléré auprès d'investisseurs institutionnels. Tout ceci fragilise Sanofi-Aventis, qui devient de plus en plus opéable...
 

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14 octobre 2007

- Manifestation nationale contre les franchises médicales

Plusieurs milliers de personnes ont participé à une manifestation nationale le samedi 13 octobre 2007 contre les franchises médicales, à l'appel plusieurs associations, syndicats, et partis politiques.

Une délégation de représentants des manifestants a été ensuite reçue par les cabinets des ministres de la Santé et du Travail. Rien de concret sur le sujet des franchises ne semble en être sorti.

De leur côté, plusieurs présidents de CPAM se sont prononcées contre le principe de ces franchises, "qui trahissent purement et simplement l'esprit de la solidarité nationale face à la maladie mise en place en 1945" : les présidents des CPAM de Basse-Normandie (Calvados, Orne et Manche), les présidents des huit caisses primaires de la région Midi-Pyrénées, et le conseil de la CPAM de Seine-Saint-Denis.

Enfin plusieurs sondages en septembre et octobre indiquent qu'entre 60 et 70 % des français s'opposent aux franchises médicales.

Un nouveau rassemblement contre les franchises est prévu mardi 23 octobre devant l’assemblée nationale.

 

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13 aout 2007
- Infirmier(e)s : Soutien de FO aux réfractaires à l'Ordre
Le syndicat FO-santé annonce ce jour qu'il «soutiendra» les infirmières qui décideront de ne pas adhérer au Conseil de l'Ordre des infirmiers de leur département, créé par un décret du 14avril 2007. Selon ce décret, pour pouvoir exercer leur profession, les infirmiers salariés et libéraux devront obligatoirement s'inscrire au Conseil de l'Ordre...
 

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09 aout 2007
- Médicament : Restrictions d'utilisation pour l'Acomplia®
Après de nouvelles évaluations par l'Agence européenne du Médicament (EMEA), l'AFSSaPS vient d'actualiser le plan de gestion des risques d'Acomplia (rimonabant). Cette spécialité est désormais contre-indiquée chez les patients dépressifs, et « ne doit pas être utilisée » en cas d'antécédents de dépression. Les agences sanitaires ont donc resserré leurs contraintes, ce traitement pouvant jusqu'alors être instauré chez ces derniers, mais « avec une grande prudence ».
Par ailleurs, l'AFSSAPS souligne que les patients présentant des idées suicidaires ou des antécédents de troubles dépressifs « doivent être attentifs à l'apparition de signes dépressifs, devant lesquels il est recommandé d'arrêter son traitement et de consulter immédiatement son médecin traitant ». L'agence rappelle enfin qu'Acomplia est « contre-indiqué chez les patients présentant une dépression caractérisée ou chez les patients traités par antidépresseurs ».
Pour en savoir plus : AFSSaPS, 9 août 2007, Prescrire
 

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08 aout 2007
- Medicament : La FDA rejette l'AMM du Seretide 500/50 pour la BPCO
L'Agence fédérale américaine des médicaments - la Food and Drug Administration (FDA) - a refusé ce jour d'autoriser l'Advair (Seretide en France) 500/50 pour lutter contre la BPCO. Ce médicament, qui constitue la version la plus dosée du médicament vedette de Glaxo-SmithKline, est déjà utilisé dans le traitement de l'asthme.
Le groupe pharmaceutique britannique s'est montré « très surpris et déçu » de cette décision. L'Advair est le premier médicament du groupe GlaxoSmithKline, avec des ventes mondiales qui ont totalisé 6 milliards de dollars l'année dernière. La version 500/50 est vendue aux Etats-Unis au prix d'environ 240 dollars pour un mois, soit quelque 30 % de plus que la version dosée moyennement, selon le distributeur Drugstore.com.
Le laboratoire s'est dit « déterminé à travailler avec la Food and Drug Administration pour régler tous les problèmes qu'elle soulève et aller de l'avant ».
 

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06 aout 2007
- Sécurité sociale : Le mythe du "trou de la Sécu" dénoncé par un chercheur du CNRS
Julien Duval, chercheur au CNRS, publie un livre où il renverse les termes de la question du budget de la Sécurité Sociale : il n'y a pas de « déficit de la sécu » mais « un besoin de financement » que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les exonérations de charges sociales. En effet, l'affaiblissement de la protection sociale découle non pas d'arbitrages techniques mais d'un choix politique : le transfert généralisé des « risques » du capital vers le travail. Ce retournement de la problématique pose question et permet d'apposer un regard neuf sur ce qui apparaît comme un des plus grand défi pour notre société actuelle.
Pour en savoir plus : La présentation du livre par son auteur :
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-37246-le-mythe-du-trou-de-la-secu.htm
 

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31 aout 2007


- Médicament : Retrait mondial du Silomat *

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) annonce ce jour le retrait mondial par les laboratoires Boehringer Ingelheim, de Silomat (clobutinol), médicament disposant d'une AMM française dans le traitement symptomatique de la toux seche : « Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une mesure de précaution prise au vu des résultats, disponibles depuis fin août, de plusieurs études (…) montrant un risque de survenue d'effets indésirables cardiaques ». En fait, ce risque potentiel est extrêmement faible. Sur 200 millions de patients traités dans le monde, seuls deux cas de troubles du rythme cardiaque ont été déclarés ! « Mais compte-tenu de l'existence d'alternatives thérapeutiques et de (son) utilisation sans prescription dans de nombreux pays, les laboratoires Boehringer Ingelheim ont décidé, par mesure de précaution, de (le) retirer du marché au niveau mondial ».

Pour en savoir plus : AFSSaPS, 31 août 2007, Prescrire
 

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28 aout 2007

 

- Systeme de soins : 36,5 millions de pauvres et 47 millions de personnes dépourvues d'assurance médicale aux USA en 2006

Selon l'enquête annuelle du Bureau américain du Recensement rendue publique ce mardi, l e taux de pauvreté a légèrement reculé, pour la première fois depuis dix ans, à 12,3% de la population en 2006 contre 12,6% l'année d'avant (37 millions de pauvres). Mais dans le même temps, le nombre de personnes vivant sans assurance médicale a augmenté, atteignant 47 millions en 2006 soit 15,8% de la population contre 44,8 millions en 2005 (15,3%). Un foyer de deux personnes est considéré dans la pauvreté lorsque ses revenus sont inférieurs à 13.167 dollars par an, selon le Census Bureau, et de 16.079 dollars pour trois personnes. Il y a 12,8 millions d'enfants et de jeunes de moins de 18 ans qui sont dans la pauvreté, soit 17,4% et 8,7 millions d'enfants (soit 11,7%) qui sont sans couverture médicale. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2005 où ils étaient 8 millions dépourvus d'assurance santé.
"Ces chiffres de couverture médicale sont vraiment une mauvaise nouvelle", a commenté un économiste de l'institut Brookings, Ron Haskins, après la publication de ces données. "Soit de plus en plus d'Américains vont vivre sans assurance médicale, soit l'addition va encore augmenter pour le gouvernement", affirme cet économiste.
Le revenu moyen d'un ménage américain a légèrement augmenté pour la deuxième année consécutive de 0,7% à 48.200 dollars annuels, toutefois le revenu médian individuel est en recul de quelque 500 dollars pour les hommes à 42.261 dollars annuels et de 400 dollars pour les femmes à 32.515 dollars par an. Les ménages blancs ont vu leur revenu médian progresser de 1,1%, les Asiatiques de 1,8%, les Hispaniques de 1,7% tandis que ceux des ménages noirs n'ont progressé que de 0,3%.
Les Noirs sont plus facilement pauvres que les autres (24,3%, stable par rapport à 2005), suivis par les Hispaniques (20,6% contre 21,8% en 2005) et les Asiatiques (10,3%). Chez les Blancs non-hispaniques, le taux de pauvreté est de 8,2%.
Quelque 3,4 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sont dans la pauvreté.
Les chiffres du Census Bureau montrent aussi une différence énorme entre les revenus médians des hommes et des femmes travaillant pourtant dans les mêmes secteurs. Dans le secteur du droit (avocats, conseils juridiques) les hommes gagnent en moyenne 104.400 dollars par an, quasiment deux fois plus que les femmes (51.400 dollars/an). Dans l'informatique, le salaire annuel médian d'un homme est de 70.400 dollars contre 61.100 dollars pour une femme.
Le Sud du pays est le plus pauvre, notamment les Etats du Mississippi (21,1% de pauvres), la Louisiane (19%), mais aussi la capitale Washington DC (19,6%) tandis que les comtés parmi les plus riches se situent également dans la banlieue de Washington (Fairfax en Virginie, Montgomery dans le Maryland). Les Etats du Maryland, du New Jersey et du Connecticut dans l'est du pays sont les plus riches en terme de revenus par foyer. San José au coeur de la Silicon valley en Californie (ouest) et Plano dans le Texas (sud) sont les grandes villes les plus riches tandis que Cleveland (Ohio, nord), Détroit (Michigan, nord) ainsi que Miami (Floride, sud-est) figurent au rang des plus pauvres.
 

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23 aout 2007


- Médicament : médecins et pouvoirs publics épinglés par la Cour des Comptes


Dans son édition du jour, Le Parisien révèle les principales conclusions d'un rapport de la Cour des comptes sur la consommation de médicaments. Dans ce rapport confidentiel*, "les experts de la rue Cambon décochent un sacré nombre de flèches à
l'attention des autorités sanitaires mais aussi des médecins" :
"Si la consommation des antibiotiques a baissé de 13 % entre 2002 et 2005, elle reste, en France, deux fois supérieure à celle des Allemands, et trois fois à celle des Néerlandais".
"En France, 90 % des consultations de généralistes se soldent par une prescription, contre 72 % outre-Rhin et... 43 % aux Pays-Bas".
"Si les génériques progressent enfin, c'est davantage parce que les pharmaciens usent désormais de leur « droit de substitution » que parce que les médecins les ont adoptés".
"les médecins français prescrivent davantage de produits trop peu efficaces pour être remboursés que leurs confrères européens : 2,2 lignes de prescription par an et par habitant sur 14 lignes !
"Menée en 2004 dans l'est de la France, une étude montre que 4 traitements sur 10 contre la dépression sont... inadaptés. Les auteurs livrent une kyrielle d'autres exemples".
En France, 130 000 personnes sont hospitalisées chaque année suite à une interaction entre différents produits : « 40 à 60 % de ces accidents seraient évitables. »
"Lorsque la balance bénéfice-risque d'un produit penche dans le mauvais sens, les autorités sanitaires françaises réagissent souvent avec retard. Neuroleptique contre les bouffées de chaleur, vasodilatateur... Les auteurs livrent le cas de plusieurs produits, retirés de la vente en Europe, et toujours commercialisés en France".
"Les auteurs pointent la « nécessité d'une base publique » de données sur le médicament... qui n'existe toujours pas".
« La visite médicale reste le premier moyen d'information des médecins. » L'industrie pharmaceutique y consacre 8 500 € par
praticien.
"L'impact des accords conventionnels sur les prescriptions a été « très faible », et les économies attendues « surestimées » : sur les 285 millions d'euros attendus en 2005, seuls... 17 millions découlent d'un « infléchissement des prescriptions » - le reste est notamment dû à l'envolée des génériques".
NB : la veille, sur France Inter, Jean de Kervasdoué, spécialiste en economie de la Santé, tout en rappelant la situation particulierement difficile des généralistes par rapport aux autres médecins français, signalait que si les médecins français adoptaient le mode de prescription de leur confrere neerlandais, les economies réalisées combleraient largement le déficit de l'Assurance Maladie...
 

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03 aout 2007

 

- Sécurité Sociale : Le Bureau du SNJMG rejette le financement du plan Alzheimer par des franchises médicales
Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de presse pour rejeter le financement du plan Alzheimer par des franchises médicales qu'il estime par nature incompatibles avec le principe de solidarité.
Le Bureau National du SNJMG demande au Président de la République de renoncer à ces franchises et d'ouvrir une large concertation afin de revoir les financements de l'Assurance Maladie en général et du plan Alzheimer en particulier.

NB : la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) émet des réserves sur les franchises, même si elle « prend acte de la décision du gouvernement ». La CSMF souhaite ainsi que ces franchises « restent limitées afin d´une part de ne pas dissuader l´accès aux soins et d´autre part de ne pas remettre en cause le principe fondateur de la sécurité sociale, basé sur le financement solidaire ». L´une des principales organisations étudiantes, la Fage, réclame « expressément » à Nicolas Sarkozy d´exonérer les étudiants de la franchise, « devant la gravité de la situation de santé des étudiants et l´urgence imposée par ces annonces ». Selon la Fage, la mise en place de la franchise constituerait « une grave atteinte à l´accès aux soins pour les étudiants ». 
Pour en savoir plus : Communiqué de presse du SNJMG

 

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01 aout 2007


- Sécurité Sociale : la création de 3 franchises médicales suscite de vives réactions et une petite cacophonie gouvernementale


Prévue à l'origine pour réduire le déficit persistant de l'assurance maladie, le système de franchises médicales servira finalement à financer la lutte contre la maladie d'Alzheimer et le cancer. Candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait présenté cette mesure dès janvier, avant d'en définir difficilement les contours au fur et à mesure de la campagne électorale, pour déboucher finalement sur le système de trois forfaits présenté mardi matin à Dax.
Sur le papier, la franchise de 50 euros par « accumulation » présentée hier ressemble à s'y méprendre au forfait de 1 euro par consultation médicale et par analyse instauré lors de la réforme de 2004 et plafonné à... 50 euros par an. Le dispositif de Nicolas Sarkozy consiste en fait à appliquer des forfaits non remboursés sur les dépenses de soins jusque-là épargnées : à compter du 1er janvier 2008, un forfait de 50 centimes sera prélevé sur chaque boîte de médicament délivrée et pour chaque acte paramédical reçu (infirmière, kiné, etc.). Il atteindra 2 euros pour les transports médicaux (ambulances). A un moment, le gouvernement a été tenté, par souci de simplification, de faire une franchise unique (consultations, médicaments, etc.), mais cela aurait porté le plafond à au moins 100 euros par an. Un seuil jugé dangereux politiquement.
L' entrée en vigueur de ces 3 franchises est prévue pour 2008, et elles ne devraient pas être remboursées aux patients par les complémentaires santé, puisqu'elles s'intègrent dans le système des "contrats responsables", a indiqué le ministère de la Santé mardi après-midi. Le président de la République avait pourtant indiqué le matin même souhaiter que "cette franchise puisse être prise en charge" par les complémentaires. Une concertation sur le sujet doit avoir lieu en septembre avec les complémentaires santé, a laché prudemment le ministère mardi soir.
L'instauration de ces franchises médicales est "une mesure particulièrement inégalitaire", a aussitôt dénoncé Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, soulignant qu' "on s'éloignerait un peu plus encore des principes de la Sécurité sociale". La Cfdt, qui « renouvelle son opposition » à ces franchises et pointe un « grand risque de renoncement aux soins ». Pour Force Ouvrière, « la mise en place de franchises ne vise qu´à suppléer le désengagement de l´Etat ». Le syndicat considère que ce système laisse de plus en plus les dépenses de santé à la charge des assurés. « Si l´on ne tient pas compte des prises en charge à 100 % dans le cadre des affections longue durée, le taux moyen de remboursement a déjà sensiblement diminué », souligne FO.
"C’est la poursuite d’un renversement déjà amorcé dans notre modèle de solidarité", a réagi le CISS, un collectif qui regroupe des associations de malades, et "demain, ce seront donc encore un peu plus les malades qui paieront pour les malades, car les biens portants ne consomment pas de médicaments, ni de transports médicalisés, ni d’actes paramédicaux". Le CISS remarque que le gouvernement « ne peut même pas attendre la fin du mois d'août » et les conclusions du rapport demandé à Raoul Briet et Bertrand Fragonard sur l'instauration éventuelle d'un « bouclier sanitaire », qui limiterait les sommes annuelles restant à la charge des assurés et qui, à la différence des franchises, serait fonction du revenu.
Inquiet de la tournure du débat, L'AD-PA (directeurs de maisons de retraite), favorable à la 5e branche, appelle à la « concertation » afin d'éviter que « des polémiques semblables à celles liées à la suppression du jour férié n'aillent à l'encontre des objectifs de solidarité exprimés ».
Les critiques contre cette mesure se sont en fait succédées depuis les premières annonces de M. Sarkozy en janvier. Outre les protestations de différents partis de gauche, syndicats de salariés ou de fonctionnaires, organisations familiales ou de patients, plusieurs spécialistes d'économie de la santé ont critiqué et le principe et les buts recherchés par cette mesure.
Ce jour dans Libération, Bruno Palier, économiste au centre de recherches de Sciences-Po, poursuit cette ligne critique : «On nous dit qu’il y aura des mesures d’accompagnement pour les plus pauvres, mais le problème ne concerne pas seulement les plus pauvres, mais ceux qui sont juste au-dessus des seuils. Ce sont ces fameux 7 % des Français qui ne sont pas à la CMU, mais qui ne sont pas assez aisés pour avoir des mutuelles. Ces gens-là, avec les franchises, vont retarder leur entrée dans le système de soins. Ils vont devoir attendre avant d’aller se faire soigner. Et ce sera catastrophique car ils se feront soigner quand ils seront encore plus malades.»
Plusieurs acteurs de la santé, parmi lesquels les médecins et écrivains Christian Lehmann et Martin Winckler, ont lancé une pétition, qui a recueilli à ce jour plus de 52.000 signatures, indiquent-ils sur leur site (www.appelcontrelafranchise.org).
Des réserves se sont exprimées au sein du gouvernement même, Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, ayant proposé, pour atténuer les injustices qui pourraient en découler, la création d'un "bouclier sanitaire" qui permettrait que les sommes restant à la charge du patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut. C'est pourquoi le ministère de la Santé a mis en place une mission d'étude (confiée à Raoul Briet et Bertrand Fragonard) sur ce bouclier sanitaire, mais la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a d'ores-et-déjà précisé qu'elle n'était pas en mesure pour l'instant de plafonner les franchises médicales en fonction du revenu des assurés sociaux.
 

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31 juillet 2007


- Sécurité Sociale : Nicolas Sarkozy annonce la création de 3 franchises médicales pour financer un plan Alzheimer


Lors d'une visite ce jour au centre de gériatrie de l'hôpital de Dax (réputé pour ses travaux liés à la maladie d'Alzheimer, ndlr), le président de la République a annoncé la création de franchises médicales destinées à abonder des fonds pour financer la recherche et l'amélioration des traitements liés aux maladies de la vieillesse, en particulier la maladie d'Alzheimer : "Cette franchise sur les dépenses de santé sera de 0,5 euro sur chaque boîte de médicament, de 0,5 euro sur tous les actes paramédicaux et de deux euros sur tous les transports médicaux (Cette franchise médicale, créée dès cette année, sera plafonnée à 50 euros par an et par assuré social) Les foyers les plus modestes, les enfants et les femmes enceintes en seront dispensés. Je souhaite que cette franchise puisse être prise en charge par les assurances complémentaires de santé. De toute façon, il faudra parler, négocier, discuter (...) La maladie d'Alzheimer est un véritable drame national. Pour lutter contre ce drame, pour parler familièrement, on va mettre le paquet, comme on dit, pour trouver les causes et des remèdes".
Le chef de l'Etat a expliqué qu'il ne voulait pas que le lancement de ce plan "se traduise par un creusement du déficit de la Sécurité sociale, par une baisse des remboursements ou une augmentation des cotisations".
Parallèlement à cette annonce, Nicolas Sarkozy a dit avoir demandé au ministre du Travail, Xavier Bertrand, "la création d'une cinquième branche de la protection sociale exclusivement tournée vers la prise en charge de la dépendance des personnes âgées et handicapées (...) J'ai demandé que cette cinquième branche soit créée au tout début de l'année 2008".
Revenant sur la mise en place du plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer, le Président de la République a déclaré : "Lutter contre cette maladie est un défi, ce n'est pas une histoire de gauche ou de droite. Tous les gouvernements, dans les 30 ans à venir, y seront confrontés (...) Chaque année, il y a 225.000 cas nouveaux. Près de trois millions de personnes sont directement concernées par ce drame (...) dont le seul coût financier annuel est de 10 milliards d'euros par an. Alors, je vous le dis, cet effort financier demandé aux assurés, il faut le faire (...) Une société qui ne respecte pas ses personnes âgées, qui les cache, est une société qui se renie. C'est un objectif de civilisation (...) Dans un pays où il y a 8% de chômeurs, ca ne doit pas être difficile de former des personnes pour soutenir à domicile les personnes atteintes de ce mal (...) Il y a 350.000 postes à pourvoir d'ici 2015. C'est un gisement d'emplois aussi, afin de lutter contre ce fléau qui peut arriver dans toutes les familles et qui n'est pas seulement lié au grand âge".
Le président de la République a aussi déclaré avoir chargé le professeur Joël Menard (scientifique respecté et personnalité apolitique, ancien directeur général de la Santé entre octobre 1997 et août 1999) de présider un commission chargée d'établir des premières orientations pour ce plan. Cette commission devra rendre ses travaux le 21 septembre, date de la journée mondiale de lutte contre cette maladie. Une chose est déjà acquise à propos de ce plan : la création d'un institut dédié, du type Institut national du cancer (INCa), n'est pas d'actualité. L'idée serait plutôt de s'appuyer sur les plans réalisés au cours de la précédente législature, en renforçant considérablement les moyens. Le label « grande cause nationale » vient d'être attribué pour 2007 au collectif Alzheimer, qui regroupe 29 organisations, selon une décision du Premier ministre publiée samedi au « Journal officiel ». Ce label permet à l'association d'obtenir des diffusions gratuites et des tarifs préférentiels pour des spots de publicité. Reçue hier par François Fillon, Arlette Meyrieux, présidente de France-Alzheimer, a souligné le « retard pris dans tous les domaines : soins, recherche, accompagnement ». Reçue à l'Elysée, l'AD-PA (directeurs de maisons de retraite) a rappelé que, dans l'immédiat, « l'enjeu essentiel » était l'évolution des crédits consacrés aux personnes âgées dans le budget 2008 de la Sécurité sociale, et que ce choix « engagerait la crédibilité des pouvoirs publics ».

 

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25 juillet 2007


- Sécurité Sociale : L'Etat annonce le remboursement de 5,1 milliards d'euros à la Sécurité sociale


Eric Woerth, ministre des Comptes publics, annonce dans Le Monde daté de ce jour que "l'Etat transfèrera à l'Acoss (la banque de la sécu, ndlr) avant octobre 5,1 milliards d'euros, provenant des recettes déjà enregistrées de privatisation, soit l'équivalent de sa dette au régime général au 31 décembre 2006". Si ce gain en trésorerie ne change rien au déficit 2007 de la Sécu, il permettra tout de même à l'Acoss d'éviter de dépasser le plafond d'emprunt fixé à 28 milliards d'euros. Et il occasionnera de moindres intérêts financiers à verser (200 millions) l'année prochaine. Pour l'année 2007, Eric Woerth assure que l'Etat compensera "les allègements de charges à l'euro près, quitte à modifier nos règles de gouvernance (...) Les gestionnaires de l'Etat doivent cesser d'utiliser, comme cela a encore été fait en 2006, les sommes destinées à la compensation des exonérations pour d'autres dépenses". Cet engagement de principe du ministre est d'autant plus important que les allégements de charges vont considérablement augmenter l'année prochaine avec les exonérations prévues sur les heures supplémentaires...

- Médicament : Un chercheur de la FDA aurait été écarté des travaux sur l'Avandia ®


Deux sénateurs étatsuniens ont fait savoir qu'un chercheur de la Food and Drug Administration (FDA) a déclaré devant une commission d'enquête parlementaire que la FDA l'avait écarté des travaux sur l'Avandia, après qu'il eut fait part de ses doutes quant à son innocuité. Ce chercheur a, à un moment donné, piloté l'étude de l'agence américaine du médicament sur Avandia, selon une lettre envoyée à la FDA par le président de la commission des Finances du Sénat, Max Baucus (démocrate) et le sénateur républicain Charles Grassley. Le chercheur pensait depuis 2005 qu'il y avait suffisamment de preuves de la nécessité d'assortir Avandia d'un fort avertissement quant au risque d'attaques cardiaques, ont déclaré les sénateurs. Dans un communiqué intitulé "Les sénateurs révèlent les efforts de la FDA pour étouffer les divergences scientifiques et minimiser les risques pour la sécurité", accompagnant leur lettre, ils affirment que le chercheur a été "marginalisé après avoir fait part de ses préoccupations" concernant Avandia. Ce chercheur "a reçu l'instruction de cesser de participer à l'étude des problèmes de sécurité cardiovasculaire potentiels associés à Avandia", peut-on lire dans la lettre des sénateurs. "Cette nouvelle accusation est particulièrement importante et accroît notre préoccupation concernant des interventions de la FDA dans des décisions concernant la sécurité d'Avandia", poursuit la lettre. Une porte-parole de la FDA, Julie Zawisza, a déclaré que l'agence avait reçu la lettre des sénateurs et qu'elle allait y répondre.

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24 juillet 2007


- Vaccinations : publication du nouveau calendrier vaccinal


Le comité technique des vaccinations publie ce jour le nouveau calendrier vaccinal, cuvée 2007. Suite à la publication au JO de la fin de l'obligation vaccinale contre la tuberculose et du remboursement conditionnel du vaccin Gardasil (vaccin contre le papilloma virus), de nombreux changements interviennent cette année :
- Le fameux vaccin BCG contre la tuberculose n'est plus obligatoire. Mais il reste conseillé pour les enfants à risque, notamment ceux d'Ile-de-France et de Guyane, ou ceux ayant séjourné dans des pays concernés par la tuberculose,
- Le vaccin contre le papillomavirus est recommandé chez les filles de 14 ans. Un rappel est proposé a toutes les jeunes femmes de 15 à 23 n'ayant pas eu de rapports sexuels, ou au plus tard dans l'année de leurs premiers rapports. Le vaccin, assez cher (300 Euros), est remboursé à 65 % dans cette indication (NB : Cette vaccination doit être faite en complément du dépistage des lésions précancéreuses du col dont la pratique doit être renforcée) ,
- Le vaccin contre les infections à pneumocoque est généralisé à tous les enfants de moins de deux ans. La procédure est de trois injections (2 mois, 12 mois et 15 mois),
- Le vaccin contre l'hépatite B est fortement recommandé chez tous les enfants de moins de 13 ans. Il peut être fait dès l'âge de deux mois,
- le rappel contre la coqueluche est recommandé chez les adultes « qui sont ou vont être en contact avec des nouveau-nés non encore vaccinés ».
Enfin, le comité rappelle l'obligation du vaccin Rougeole Oreillons Rubéole (ROR) et du DTPolio. En revanche, les vaccins contre la varicelle et le rotavirus gardent des indications restreintes.
Pour en savoir plus : Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n° 31 et 32. juillet 2007 http://www.invs.sante.fr/beh/2007/31_32/index.htm
 

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23 juillet 2007


- Médicament : Agréal ® retiré du marché


Indiqué dans le traitement des bouffées de chaleur de la ménopause, le neuroleptique Agréal ® a récemment fait l'objet d'une réévaluation au niveau européen suite au signalement d'effets secondaires indésirables, essentiellement psychiatriques (anxiété, dépression et réactions à l'arrêt du médicament) et neurologiques (mouvements anormaux dans de rares cas irréversibles). Cette étude conduit ce jour à prévoir le retrait de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) d'Agréal ® dans tous les Etats européens et un rappel des lots à compter du 30 septembre 2007.
Les traitement en cours devront progressivement arrétés (1 comprimé un jour sur deux pendant 1 semaine, puis 1 comprimé un
jour sur 3 pendant 1 semaine) avant l'arrêt complet.
Pour en savoir plus : Afssaps, Prescrire
 

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20 juillet 2007


- Médicament : L'EMEA interdit l'Acomplia ® pour les patients dépressifs


En juin 2007, l'Emea a engagé une réévaluation de l'ensemble des données disponibles portant sur les effets psychiatriques d'Acomplia ® depuis sa mise sur le marché européenne. L'Agence européenne a conclu que la balance bénéfice/risque reste positive mais recommande aujourd'hui de contre-indiquer ce médicament chez les patients souffrant de dépression caractérisée ou traités par un antidépresseur, en raison de risques d'effets secondaires psychiatriques.
L'Afssaps rappelle que tout effet indésirable grave ou inattendu susceptible d'être lié à la prise d'Acomplia ® doit obligatoirement être déclaré par les professionnels de santé aux centres régionaux de pharmacovigilance.
Pour en savoir plus : Communiqué de l'Afssaps du 20 juillet 2007 (www.afssaps.sante.fr)
 

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16 juillet 2007


- Sécurité sociale : Eric Woerth fixe à 2 % en volume la progression de l'ONDAM pour la période 2008-2012


A l'occasion du débat d'orientation budgétaire (DOB), Eric Woerth ,ministre du budget, a précisé la stratégie d'assainissement des finances publiques. Sur la législature, l'objectif est de "diviser par deux la progression de la dépense publique", soit une hausse moyenne un peu en dessous de 1 % en volume sur l'ensemble de la sphère publique – État, sphère sociale et collectivités territoriales – contre 2,25 % en moyenne sur les dix dernières années. Cela permettra l'an prochain d'économiser 10 milliards d'euros dès l'an prochain, selon le ministre. Ce résultat ne peut être obtenu sans le concours de tous les acteurs, notamment la Sécurité sociale. Eric Woerth a indiqué que "la croissance de l'objectif national de dépenses de santé ne devrait pas dépasser en moyenne 2 % en volume (hors inflation) par an sur la période 2008-2012, soit environ 3,5 % en euros courants. Dans ces conditions, le taux qui sera soumis au Parlement lors de l'examen du PLFSS pour 2008 devrait probablement se situer aux alentours de 3,3 % ou 3,5 % au lieu des 2,6 % fixés pour 2007, chiffre qui sera largement dépassé. Reste à savoir si ce taux s'appliquera sur les dépenses effectivement constatées en 2008 ou sur les dépenses prévues qui seront inférieures à la réalité. Dans ce dernier cas, cela amputerait d'autant l'augmentation réelle de l´Ondam pour 2008. Le ministre des comptes publics a reconnu que cet objectif était "ambitieux (impliquait) que le gouvernement examine et renforce dès maintenant les leviers de la maîtrise médicalisée avec l'ensemble des acteurs (...) C'est aussi un objectif réaliste, car il est inutile d'afficher des cibles hors d'atteinte" (comme en 2007) l'instauration de la franchise devrait permettre, quant à elle, de financer les nouveaux besoins (..) La maîtrise des dépenses d'assurance maladie est d'autant plus nécessaire que nous devons faire face à la dégradation des comptes de la branche vieillesse".
Pour en savoir plus : Débat d'orientation budgétaire - séance du 16 juillet :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/debat_orientation_budgetaire_comptes_2008.asp
 

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03 juillet 2007


- Franchise sur les dépenses de santé : « une solution purement financière qui ne résoudrait rien » pour le président de la Mutualité Française

Dans un entretien publié ce jour dans les Echos, Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité Française, dresse un constat d'échec de la réforme de 2004. Quant à la proposition de « bouclier sanitaire » de Martin Hirsch, qui ferait varier les remboursements en fonction des revenus, le président de la Mutualité Française estime que "c'est le type même de la fausse bonne idée. C'est même le projet le plus dangereux à l'heure actuelle pour l'avenir de l'assurance-maladie. Si on demande aux classes moyennes et aux cadres de financer toujours plus et de recevoir toujours moins, on remet en cause le principe de solidarité nationale. Martin Hirsch confond solidarité et assistance. Nous ne sommes plus au XIXe siècle." Enfin, il estime que les franchises constituent un simple "déremboursement. Cela ne peut donc pas être considéré comme une ressource nouvelle. La franchise est une solution purement financière qui ne change rien à l'organisation du système de santé. Et même sur le plan financier, elle ne résoudrait rien : il faudrait une franchise de 400 à 500 euros par an et par personne, ne serait-ce que pour remettre les comptes à zéro. C'est impensable !"
 

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29 juin 2007


- Franchise sur les dépenses de santé : Martin Hirch formule des propositions alternatives

Quelques jours après sa nomination au gouvernement, Martin Hirsch avait jugé fin mai que les franchises sur les soins, une des propositions les plus impopulaires du programme de Nicolas Sarkozy, n'étaient "pas une bonne mesure", mais s'était dit ensuite "rassuré" par l'assurance que les personnes en difficulté seraient prises en compte. Dans une "contribution aux réflexions sur l'assurance maladie", transmise aux ministères de la Santé et des Comptes publics, et révélé ce vendredi par Les Echos, l'ancien président d'Emmaüs France propose notamment l'instauration d'une franchise "non pas sur les consultations ou les médicaments, mais d'abord sur ce qui est peut-être le plus source d'abus et d'inégalités, à savoir les indemnités journalières". Le texte propose ainsi la non prise en charge des indemnités journalières, versées en cas d'arrêts de travail, par l'assurance maladie ou les complémentaires santé (mutuelles, assurances, instituts de prévoyance). Ce mécanisme, qui permettrait une économie annuelle d'un montant de 180 millions d'euros au moment où l'assurance maladie intensifie sa lutte contre les arrêts de travail abusifs, pourrait par ailleurs être assorti d'une obligation pour l'employeur d'accepter que ce premier jour d'arrêt maladie soit décompté comme une RTT.
M. Hirsch propose en outre l'instauration d'une "taxe nutritionnelle", déjà en vigueur au Canada et dans "18 Etats américains" ciblant quelques aliments jugés non satisfaisants sur le plan nutritionnel (boissons sucrées, gazéifiées, snacks salés ou sucrés) Selon le scénario retenu, le produit de cette mesure pourrait être compris entre 200 millions d'euros et 1 milliard d'euros".
Enfin, M. Hirsch propose l'instauration d'un "bouclier sanitaire" qui permettrait que les sommes restant à la charge du patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut. Un dispositif semblable est déjà mis en oeuvre depuis 2004 en Allemagne où le reste à charge est plafonné à 2% du revenu.
 

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27 juin 2007


- Les complémentaires santé se généralisent, sans effacer des inégalités, selon une étude de l'INSEE

Plus de neuf personnes sur dix disposaient en 2003 d'une couverture maladie complémentaire. Mais cette généralisation n'efface pas les inégalités, observe l'INSEE dans une étude publiée ce mercredi, soulignant que les plus pauvres, les chômeurs et les étrangers sont les moins couverts.
En 2003, 99,6% de la population de France métropolitaine était couverte par l'assurance-maladie. Alors que les assurés étaient 69% en 1981 à bénéficier d'une couverture complémentaire, leur proportion est désormais de plus de 90%. Au total, 83% des dépenses de santé ont été financées par la Sécurité sociale en 2003, 10% par les couvertures complémentaires (hors couverture maladie universelle, créée en 2000) et 7% par les patients eux-mêmes. Le nombre de personnes bénéficiant d'une complémentaire a augmenté à tous les âges : la part des individus non couverts parmi les 18-29 ans est ainsi passée de 33% en 1981 à 14% en 2003. Chez les plus de 70 ans, cette part atteint désormais 10%, contre 54% il y a 25 ans. Plus le niveau de vie de leur ménage est faible, plus les individus se trouvent sans complémentaire santé. Ainsi, en 2003, 21% des individus appartenant aux 20% des ménages ayant le niveau de vie le plus faible déclaraient ne pas avoir de complémentaire, contre 4% pour les 20% de foyers ayant le niveau le plus élevé.
Alors que la couverture maladie universelle (CMU) destinée aux foyers les plus pauvres devrait assurer une couverture à l'ensemble de la population, ce dispositif "souffre d'un non-recours important (entre 14 et 15% en 2003), pour des problèmes d'information d'une part, mais aussi parce que certains des bénéficiaires potentiels, notamment les plus jeunes, éprouvent moins de besoins de soins", note l'INSEE.
Les populations "les plus vulnérables" sont les moins couvertes, poursuit l'Institut national de la statistique et des études économiques. Treize pour cent des personnes appartenant à une famille monoparentale n'ont pas de complémentaire, contre 5% des individus vivant dans un ménage composé d'un couple et de deux enfants. C'est aussi le cas des étrangers: 46% des Africains non maghrébins, 42% des Maghrébins vivant en France, 33% des ressortissants des pays européens hors UE et 21% des ressortissants de l'Union européenne n'étaient pas couverts en 2003, contre 8% des Français de naissance.
Ces différences ne sont pas sans lien avec le recours aux soins, constate l'INSEE. En effet, 7% des adultes bénéficiant d'une complémentaire n'avaient pas consulté de médecin, généraliste ou spécialiste, au cours des douze mois précédant l'enquête. Cette proportion grimpait à 17% pour les personnes non couvertes. Or, parmi elles, 14% disaient par exemple avoir des caries non soignées, soit deux fois plus que le reste de la population.

- Médecins du Monde interpelle les nouveaux députés sur l'accès aux soins des plus démunis
Le bus de Médecins du Monde, qui a sillonné depuis le 9 mars quinze villes de France pour débattre de l'accès à la santé des plus faibles, a été installé mercredi place du président Edouard-Herriot, à Paris, à proximité de l'Assemblée nationale pour "demander aux nouveaux élus que les lois garantissent l'accès aux soins des personnes les plus vulnérables", a expliqué Françoise Jeanson, ancienne présidente de MDM.
Au cours de la campagne, plus de 10.000 personnes ont signé les cinq propositions de MDM (intégration de l'AME - aide médicale d'Etat - dans la CMU, ouverture d'une permanence d'accès aux soins dans chaque hôpital, campagne nationale de dépistage des enfants intoxiqués au plomb, développement d'unités mobiles de psychiatrie, non-expulsion et accès aux soins sans restriction des étrangers gravement malades). Quatre-vingts élus de toute obédience, dont les députés socialistes Michèle Delaunay et Jean-Marc Ayrault, le député communiste Patrick Braouezec ou encore l'adjointe au maire UMP de Toulouse Jacqueline Bayle les ont aussi signées.
Selon l'ONG, près de 38% des patients venus à MDM ne peuvent obtenir de couverture maladie faute de domiciliation et 82% des personnes ayant droit à une couverture maladie n'ont pas de droits ouverts lorsqu'ils se présentent pour la première fois. L'instauration de franchises médicales annoncées par le nouveau gouvernement "nous inquiète fortement", souligne Françoise Jeanson, souhaitant également "alerter très fortement les élus et l'opinion sur la question du renvoi des étrangers malades".
L'Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE), dont MDM fait partie avec plusieurs associations, avait dénoncé la semaine dernière l'expulsion d'un étranger souffrant d'une hépatite C active et la multiplication de ce type d'expulsion ou de placements en rétention. "Nous allons rester très vigilants car la loi (de 1997 protégeant les malades étrangers de l'expulsion ndlr) n'est pas respectée", souligne le Dr Jeanson qui ajoute : "On se demande qui veut renvoyer mourir dans leur pays ces gens-là, parce que c'est de cela qu'il est question. Expulser un Africain souffrant d'une hépatite C active dans son pays, c'est le renvoyer à une mort certaine".

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26 juin 2007


- Médicament : Des restrictions à l'utilisation du Piroxicam

L'Agence européenne du Médicament (EMEA) a émis de nouvelles recommandations concernant l'utilisation du piroxicam. Cet anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS ) voit ainsi ses indications restreintes aux traitements de l'arthrose, de la polyarthrite rhumatoïde et de la spondylarthrite ankylosante.
Dans un communiqué, l'Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) annonce ainsi la prochaine modification par l'EMEA, du Résumé des Caractéristiques du Produit et de « la notice des médicaments contenant du piroxicam ». Outre ces restrictions d'indications, il est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents de saignements gastro-intestinaux, ou de réactions cutanées avec tout autre médicament de la catégorie des AINS ou des anticoagulants. « Le rapport bénéfice/risque des médicaments contenant du piroxicam demeure positif », précise néanmoins l'agence européenne.
Cette décision fait suite à une réévaluation lancée en septembre 2006 par l'EMEA à la demande de la Commission européenne, pour « suspicion d'effets indésirables cutanés et digestifs plus importants qu'avec les autres AINS ».
Pour en savoir plus : AFSSaPS, 26 juin 2007
 

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15 juin 2007


- Elisad Gateway, un portail européen sur les addictions

Elisad Gateway est un portail Internet sur les addictions, développé avec le soutien de la Commission Européenne. Il offre un accès aux meilleures ressources du web en Europe sur les drogues, l'alcool, le tabagisme, le jeu et les thèmes associés. 1 160 sites de qualité sont référencés dans 35 pays d'Europe et dans 17 langues européennes. Ce projet est développé depuis 2002 par 24 centres de documentation spécialisés membres du réseau Elisad. La coordination générale du projet a été assurée par Toxibase et l'OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies), et sa conduite technique par Archido, centre de documentation sur les drogues de l'université de Brême (Allemagne). Toxibase et l'OFDT ont collecté et évalué les données françaises.
Pour en savoir plus : Le site d'Elisad Gateway (http://www.addictionsinfo.eu)
 

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14 juin 2007


- TVA sociale : Le Premier ministre ouvre le chantier

Interrogé sur une hausse de TVA de l'ordre de 5 points, niveau évoqué dans Les Échos du 12 juin par le sénateur Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat et avocat de longue date de la TVA sociale, le Premier Ministre a relevé que "l'ordre de grandeur pourrait être celui-là". François Fillon a confié deux missions à son ministre de l'Économie, Jean-Louis Borloo, afin d'expertiser cette réforme et d'identifier "précisément les dépenses que la nouvelle ressource fiscale serait susceptible de financer et les prélèvements qui pourraient être réduits en contrepartie" et à Éric Besson, le secrétaire d'État chargé de la Prospective, qui devra réaliser une étude prospective et comparative, notamment avec le Danemark et l'Allemagne, et une évaluation des effets économiques d'une TVA sociale avec un rapport d'étape dès juillet. C'est sur la base de ces études que Jean-Louis Borloo devra conduire la concertation avec les partenaires sociaux. Dans un communiqué diffusé ce soir, l'Elysée a annoncé qu'aucune décision ne serait prise avant la fin de l'été sur le sujet. Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français".
Pour La Tribune, "les organismes de sécurité sociale, concernés au premier chef, travaillent déjà sur cette piste. Dans un document de travail, ils retiennent l'hypothèse d'une hausse de la TVA de deux points qui s'accompagnerait d'une baisse d'un point des cotisations patronales et d'un point de la CSG pour les salariés. Un schéma qui dégagerait, selon les calculs des experts, un gain de 4 milliards d'euros pour les finances de l'État, sachant que deux points de TVA supplémentaires rapportent environ 12 milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires. Ces 4 milliards pourraient venir bien opportunément aider au financement des nouveaux allégements de charges envisagés dans le cadre de la réforme des heures supplémentaires, dont le coût serait, justement, de 5 milliards d'euros..."
Pour en savoir plus : Le site de la TVA sociale (http://www.tva-sociale.org)

 

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13 juin 2007


- Médicament : Les experts de la FDA rejettent à l'unanimité la demande d'AMM du Rimonabant (Acomplia*)


Ce soir, le Comité consultatif sur les médicaments à visées endocrinienne et métabolique de la FDA a recommandé aux autorités américaines de ne pas autoriser le rimonabant chez les patients obèses et en surpoids avec facteurs de risques associés.
Les experts de la Food and Drug Administration attirent en effet l'attention sur l'augmentation des troubles psychiatriques et idées suicidaires associés à cette molécule. Y compris semble-t-il, chez des patients sans antécédents de dépression. La FDA rendra sa décision finale le 27 juillet prochain mais en principe, elle suit les recommandations de ses comités spécialisés.
Les experts américains assènent là un coup sérieux à cette molécule déjà commercialisée par sanofi-aventis dans 18 pays. Elle est disponible en France sous le nom d'Acomplia, avec des évaluations différentes selon les indications. Ainsi son service médical rendu (SMR) est-il qualifié de modéré par les autorités « chez les patients obèses et diabétiques de type 2, insuffisamment contrôlés par une monothérapie par metformine ou par sulfamide ». En revanche, ce dernier est jugé « insuffisant pour les patients ne répondant pas aux critères ci-dessus ». Dans son avis au ministère de la Santé, la Commission de transparence s'interrogeait précisément sur la « tolérance psychiatrique » du rimonabant. Elle recommandait notamment que soient « exclus de la population cible, les patients ayant présenté une dépression caractérisée ». Par ailleurs, l'AFSASSPS avait lancé le 04 mai 2007 une mise en garde sur les effets secondaires du rimonabant. Quant à l'efficacité de ce médicament, elle est mise en question par la revue Prescrire qui évoque « une perte de poids de 4 à 5 kg par an, avec retour progressif au niveau antérieur à l'arrêt du traitement »…
Notons pour finir que ce médicament a été primé à l'occasion des Prix MEDEC, comme l'innovation thérapeutique de l'année 2007...
Pour en savoir plus :
- Avis FDA
- Fiche HAS (http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/ct-3379_acomplia_.pdf)
 

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12 juin 2007


- Franchise sur les dépenses de santé : Le SNJMG participe à la conférence de presse organisée par le SMG


A l'initiative du Syndicat de la Médecine Générale (SMG), une conférence de presse réunit une quarantaine d'organisations du secteur sanitaire et social pour s'opposer au projet de franchise. Le SNJMG était représenté à cette conférence de presse par son secrétaire général, le Dr Fabien Quedeville.
NB : L' Association médicale de défense de la déontologie et des droits des malades (AMDDDM) a demandé « solennellement » au gouvernement le 10 juin de renoncer à son projet de franchises sur les remboursement de soins, qui pénaliserait, notamment, les malades atteints d'affection de longue durée.
 

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07 juin 2007

 

- Franchise sur les dépenses de santé : Jean de Kervasdoué redoute "l'effet inverse du but recherché"

 

Instaurer un dispositif de franchise médicale sur les remboursements de soins pour les dépenses de santé aurait "l'effet inverse du but recherché" et "accroîtrait les inégalités" d'accès aux soins, estime Jean de Kervasdoué, ancien Directeur des Hôpitaux et professeur en Economie de la santé au Centre national des arts et métiers, dans une tribune au Monde daté de ce jeudi : Cette idée "ne marche pas et produit assez vite l'effet inverse du but recherché (...) Non seulement elle accroît les inégalités dans l'accès aux soins, mais elle contribue à la croissance des dépenses de santé : elle produit de l'inflation". M. de Kervasdoué prend l'exemple du ticket "modérateur" non remboursé par la Sécurité sociale et créé pour modérer la croissance des dépenses, mais qui "n'a rien modéré du tout" car "la quasi totalité de la population est couverte" par des mutuelles, assurances ou par la CMU, qui le prennent en charge.
Le chercheur se demande aussi ce que veut dire "responsabiliser" les malades, terme employé par le Président de la République pour justifier ce dispositif: "52% des dépenses médicales sont engagées par 5% des Français qui sont vraiment malades. Sont-ils responsables de leur âge, de leur cancer ou de leur diabète ? (...) Un patient consulte parce qu'il a "mal au ventre", il ne "demande" pas que son médecin lui fasse des radiographies ou des analyses, il ne souhaite pas particulièrement qu'on l'opère, il désire simplement ne plus avoir mal ?".
Enfin, de manière pratique, il estime que "le système informatique de l'assurance maladie n'est pas capable de bâtir en quelques mois un système de franchises aussi complexe et encore moins tenir compte du revenu d'un ménage (...) Chacun convient que les 3 000 programmes de gestion de l'assurance maladie n'encaisseront pas ce choc (...) à moins d'attendre au moins deux ans et d'investir 500 millions d'euros".
NB : Ce même jour, Claude Le Pen, professeur d'économie à l'université de Paris Dauphine, donne également son point de vue dans un débat publié par La Tribune. Pour lui, si la franchise présente bien des avantages, son problème est que "pour être efficace, elle doit être d'un montant significatif mais elle risque alors d'exclure certaines personnes de l'accès aux soins. Et, pour éviter le risque d'exclusion, elle doit être d'un montant faible et prévoir des exonérations, mais alors elle se révélera inefficace pour l'équilibre du système de santé. Il en sera de même si elle est remboursée par les mutuelles".
NB bis : Selon un sondage paru dans Le Figaro, 66 % des Français sont opposés à l'instauration de franchises médicales.

De plus, il faudrait rajouter, avant, l'info suivante :
 

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01 juin 2007

 

- Dépenses de Santé : Déficit "pas alarmant" pour le Premier Ministre


Le Premier ministre, François Fillon, a jugé le 1er juin que le déficit de la Sécu n'était "pas alarmant". "Quand on regarde les fraudes à la Sécurité sociale, c'est à peu près le même montant que le déficit. Il suffirait qu'on fasse tous un peu d'efforts (...). Là, il y a un petit dérapage, les efforts se sont un peu relâchés. Il faut resserrer quelques vis".
Pour en savoir plus : "Protection sociale, que contrôler en priorité ?" de Philippe Warin, responsable scientifique d'Odenor (Observatoire des non-recours aux droits et services) et directeur de recherche au CNRS : http://www.inegalites.fr/IMG/pdf/Protection_sociale_que_controler._doc.pdf
 

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30 mai 2007


- Nouveau gouvernement : Les compétences des ministres


Les décrets d'attribution des portefeuilles sociaux ont été entérinés en Conseil des ministres de ce jour.
"Outre ses responsabilités traditionnelles en matière économique et financière", Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi "exerce les attributions relatives à la défense et à la promotion de l'emploi et de la formation professionnelle". Il est chargé également des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, des professions libérales et des professions liées au tourisme.
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité "prépare et met en oeuvre la politique du gouvernement en matière de droit du travail, ainsi que de prévention des accidents du travail et de maladies professionnelles". Il "élabore" la politique en faveur de la famille, de l'enfance, des personnes âgées et des personnes handicapées. Le lourd chantier du financement de la dépendance lui revient donc. Il est aussi "compétent" en matière de droits des femmes, de parité et d'égalité professionnelle. "Sous réserve des attributions du ministre du Logement et de la Ville et du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, il est également compétent dans les domaines de l'action sociale et de la protection sociale". Conjointement avec le ministre de la Santé, il a autorité sur l'IGAS.
Eric Woerth, ministre du Budget, est responsable de l'ensemble des finances publiques et met en oeuvre la politique du gouvernement en matière budgétaire et fiscale. "Il est responsable de l'équilibre des comptes sociaux". Il aura la tutelle de la Fonction publique et partagera avec les ministres du Travail et de la Santé l'élaboration et l'exécution des lois de financement de la Sécurité sociale. Il se retrouve, de fait, en charge de la mise en place de la TVA sociale... La Direction de la Sécurité Sociale (DSS), rattachée jusqu'ici au ministère de la Santé, est placée sous la triple tutelle d'Eric Woerth, de Xavier Bertrand et de Roselyne Bachelot, comme la DREES.
La Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot est chargée de la politique de la santé publique, de l'organisation du système de soins, y compris son volet hospitalier, de l'assurance maladie et maternité, et des professions médicales et paramédicales. Outre la DGS, elle exerce sa tutelle sur la DHOS.
Pour en savoir plus :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/les_nouveaux_decoupages_ministeriels_56490.html
 

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27 mai 2007


- Franchise sur les dépenses de santé : il y en aura 4...


Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, a confirmé ce jour sur Europe 1 que les franchises médicales voulues par Nicolas Sarkozy ne s'appliqueraient pas avant 2008 puisqu'elles seront inscrites dans le PLFSS présenté en septembre par le gouvernement. Ces quatre franchises sur les médicaments, les consultations, les analyses et l'hôpital pourraient être de 10 euros chacune "par foyer ". C'est une "maquette de réflexion", a-t-elle nuancé, envisageant également des modulations en fonction des revenus, comme en Allemagne, et "des prises en charge à 100 % au cas par cas". Martin Hirsh sera sollicité "pour mettre en place des garde-fous, (et) pour prendre toutes les précautions qui s'imposent". Pour la ministre, "il ne faut pas envisager ces franchises sous l'angle d'un rationnement des soins mais sous celui de la responsabilisation des patients". Comme ces franchises ne suffiraient pas, loin de là, à éponger le déficit actuel de la branche et que les économies réalisées "seront dédiées" à une meilleure prise en charge des soins optiques et dentaires, la ministre de la Santé compte sur des recettes nouvelles comme les surplus de cotisations sociales enregistrés depuis le début de l'année et sur le projet de TVA sociale.
Pour le président de l'Unocam, Jean-Michel Laxalt, un système de franchises avec quatre compteurs distincts (pour chaque poste concerné) est "opérationnellement proche de l'impossible" et risque d'alourdir les coûts de gestion du régime obligatoire, sans oublier le risque de construire une nouvelle usine à gaz bien réel.
 

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24 mai 2007


- Nouveau gouvernement : Le Bureau National du SNJMG écrit aux ministres


En sus du courrier de félicitation à Nicolas Sarkozy pour son élection comme Président de la République, le Bureau National du SNJMG a écrit ce jour aux ministres Valérie Pecresse (Enseignement Supérieur), Roselyne Bachelot (Santé) et Eric Woerth (Budget et Comptes publics) pour engager des discussions sur les dossiers que le syndicat juge prioritaires.
 

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23 mai 2007

 

- Médicament : Débat sur les risques cardio vasculaires de l'Avandia*
Lors de l'assemblée générale de GlaxoSmithKline, le directeur général du premier laboratoire européen, Jean-Pierre Garnier, a déclaré avoir confiance dans l'Avandia*, l'antidiabétique vedette du groupe pharmaceutique britannique, dont la sécurité a été mise en cause cette semaine par une étude : "Si vous prenez le tableau dans son ensemble, vous voyez qu'on ne peut qu'avoir confiance dans les conditions de sécurité de l'Avandia (...) C'est la voie qu'ont suivie à la fois la FDA (Food and Drug Administration, l'autorité américaine de santé) et l'AEM (Agence européenne des Médicaments, homologue de la FDA en Europe)".
L'Avandia* est utilisé pour le traitement du diabète de type 2, lequel touche environ 90% des cas de diabète, est non insulino-dépendant et également connu sous le nom de diabète "gras" ou diabète de la maturité. L'analyse de plusieurs dizaines d'études réalisée par le cardiologue américain de renom Steven Nissen et publiée par le New England Journal of Medicine a conclu que la prise de l'Avandia accroissait de 43% le risque d'attaque cardiaque chez les patients traités, et de 64% le risque de décès par accident cardiovasculaire. Glaxo s'inscrit fermement en désaccord avec ces conclusions, tirées selon lui d'éléments incomplets et basées sur une méthodologie critiquable.
Avandia est le deuxième médicament le plus vendu de Glaxo. Avec un chiffre d'affaires de 1,6 milliard de livres, il a représenté 7% environ du C.A. total de Glaxo en 2006 et une part bien plus grande de son bénéfice. Il était considéré jusqu'à présent comme un moteur de croissance majeur du groupe jusqu'en 2012, année d'expiration de ses brevets d'exclusivité.
L'Agence européenne des médicaments a indiqué pour sa part dans un communiqué qu'elle se pencherait sur les conclusions de la nouvelle analyse, tout en précisant qu'elle avait déjà intégré les risques cardiovasculaires associés au produit, en renforçant fin 2006 ses avertissements sur Avandia. L'AEM a ajouté qu'elle conseillait aux patients de ne pas arrêter l'antidiabétique et d'en discuter avec leur médecin. Selon elle, certaines études utilisées dans l'analyse de Nissen n'ont pas été abordées conformément aux règles en vigueur en Europe. "La situation en Europe est légèrement différente de celle des États-Unis parce qu'en Europe, l'Avandia* est de toute façon contre-indiqué chez les patients présentant une déficience cardiaque et nous avons des mises en garde en cas d'ischémie", a souligné l'agence.
Pour en savoir plus :
- FDA Issues Safety Alert on Avandia, le 21 mai 2007
- NEJM publié en ligne le 21 mai 2007
 

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22 mai 2007


- Médicament : La menace des contrefaçons


La contrefaçon de médicaments est "une vraie menace pour la santé publique" qu'il ne faut pas sous-estimer, a mis en garde ce mardi Jean Marimbert, directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Il a par ailleurs jugé que l'achat de médicaments sur internet constituait "une véritable voie d'eau" dans le dispositif de sécurisation du médicament.
Aucun médicament contrefait n'a été découvert à ce jour dans une pharmacie en France. Mais en 2006, les douanes françaises ont saisi près de 600.000 médicaments contrefaits dont la plupart étaient des faux comprimés de Viagra.
La contrefaçon représente environ 10% du commerce mondial de médicaments.
La contrefaçon est désormais "visible à nos frontières", ce qui justifie une "montée en régime" des actions d'information des professionnels et du grand public, a indiqué M. Marimbert au cours d'une conférence de presse.
En février dernier, deux lots de Plavix, un médicament utilisé contre les risques de coagulation, avaient été retirés du marché français "par précaution" après la découverte d'une contrefaçon en Grande-Bretagne. Le 14 mai, 49.790 boîtes de faux Viagra en provenance d'Inde et à destination de la République dominicaine étaient saisies par les douanes de l'aéroport parisien de Roissy.
Il ne s'agit pas de déliver un "message alarmiste à court terme", a tempéré M. Marimbert, qui présentait avec le président de l'Ordre national des pharmaciens, Jean Parrot, un guide d'information à destination des pharmaciens et un dépliant appelant les patients à la vigilance.
Véritable "fléau" dans les pays en développement, la contrefaçon émerge depuis quelques années en Europe (Royaume-Uni, Pays-Bas...), ont expliqué MM. Marimbert et Parrot.
Dans les pays en développement, ce sont des médicaments basiques (antibiotiques, antipaludéens...) qui sont contrefaits. Dans les pays riches, la contrefaçon cible les médicaments chers ou "de société" (obésité, érection).
Une cible également visée par le commerce de médicaments sur internet, "voie à haut risque" pour le patient, a rappelé M. Marimbert, appelant à "s'abstenir d'utiliser cette voie". Les achats sur internet ne présentent aucune garantie et court-circuitent le rôle du médecin prescripteur et le rôle du pharmacien accompagnateur et conseil, a souligné M. Marimbert : "La lutte contre la contrefaçon ne peut-être efficace que si elle est collective, associant industriels, professionnels de la santé et patients".
L'Afssaps, qui joue également un rôle important dans cette lutte, s'efforce de développer des techniques qui permettraient de comparer "les signatures" des médicaments. Mais il n'existe pas de "parade technique parfaite", a noté M. Marimbert.

 

- Franchises sur les dépenses de santé : Petite embrouille au gouvernement


Pour réduire le déficit persistant de l'assurance maladie, Nicolas Sarkozy a prévu une franchise sur les remboursements des soins. Proposée durant la campagne présidentielle, cette mesure, dont les contours précis n'ont pas encore été définis, prendrait la forme de quatre franchises non remboursées par la Sécurité sociale sur les premiers euros dépensés chaque année en examens biologiques, médicaments, visites médicales et hospitalisations.
Nommé au gouvernement en tant que Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs, a dès hier matin exprimé sur France Inter ses réticences sur ce dispositif, jugeant que "ce n'est pas ce qu'il faut faire" : "J'ai dit il y a 15 jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure".
Cette réaction n'a pas été au goût de la ministre de la Santé. Au cours d'un entretien le lundi après-midi avec Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, cette dernière lui a précisé que la franchise «serait accompagnée des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales très dégradées».
Pour clore toute polémique, Martin Hirsch a affirmé ce mardi être «rassuré» par l'assurance que les «personnes en difficulté» seront prises en compte dans le cadre de l'instauration de ces franchises prévue par Nicolas Sarkozy.
Martin Hirsch explique son revirement: «J'ai rappelé lundi la position que j'ai eue ces derniers mois sur la franchise et les interrogations par rapport à la question de la pauvreté. Le fait qu'il ait été précisé que la situation des personnes en difficulté serait regardée sous un angle spécifique répond à cette interrogation. Cela permet de faire en sorte que le travail qui sera fait côté couverture maladie sera compatible avec celui qui concerne la pauvreté.».
Cette franchise fait en tout cas polémique depuis plusieurs semaines dans le monde de la santé, beaucoup y voyant la remise en cause du système solidaire de la Sécurité sociale. Alors en campagne aux côtés de Ségolène Royal, Bernard Kouchner, devenu depuis ministre des Affaires Etrangères, avait lui-même jugé en avril cette proposition "hyppocrite" et "très mauvaise" : "Dans notre système, ce sont les gens bien portants qui paient pour ceux qui sont malades, ne commençons pas, sous prétexte de franchises, à élever certains malades contre les autres". Plusieurs acteurs de la santé, parmi lesquels les médecins et écrivains Christian Lehmann et Martin Winckler, ont lancé une pétition contre cette mesure qui a recueilli plus de 31.000 signatures, indiquent-ils sur leur site (www.appelcontrelafranchise.org).
 

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19 mai 2007


- Santé publique Les statistiques sanitaires de 193 pays en ligne


L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de mettre en ligne les statistiques sanitaires de ses 193 Etats membres. Un véritable site de référence qui rassemble pour chaque pays, 50 indicateurs sanitaires.
Ce portail (accessible en français) fait notamment apparaître pour chaque pays, les maladies responsables de la mortalité et de la morbidité, les conditions d'accès aux traitements, les principaux facteurs de risques de telle ou telle maladie. Et même les projections des principales causes de mortalité en… 2030 !
Pour en savoir plus : www.who.int/whosis/fr/index.html

 

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18 mai 2007

 

- Annonce du nouveau gouvernement
Ce jour, a été rendue publique la composition du gouvernement dirigé par le Premier Ministre, François Fillon, nommé la veille par le Président de la République, Nicolas Sarkozy :
Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes
Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement
Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Hervé Morin, ministre de la Défense
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des sports
Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville
Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la Pêche
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
Eric Woerth ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique
Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement
Eric Besson, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'aménagement durables, chargé des Transports
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des affaires européennes
Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
 

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06 mai 2007
- Election 2007 : Nicolas Sarkozy, nouveau Président de la République


A l'occasion du second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République avec 53,04% des voix exprimées face à Ségolène Royal (46,96%).
 

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08 mai 2007

 

- Libéralisation des services de santé : Nouveaux débats au Parlements européen


Des eurodéputés libéraux et conservateurs ont réclamé mardi une réintégration des services de santé dans la loi européenne de libéralisation des services (l'ex-directive Bolkenstein) adoptée fin 2006, à l'occasion d'un vote adopté en commission.
Le député libéral néerlandais Toine Manders a réussi à faire adopter un amendement en ce sens à l'occasion de l'adoption, en commission parlementaire, d'un simple rapport sur les services de santé rédigée par la députée socialiste française Bernadette Vergnaud. Ce texte n'a toutefois à ce stade aucune valeur législative. Les services de soins de santé et pharmaceutiques avaient été exclus de la directive libéralisant les services dans l'Union européenne, adoptée en novembre 2006. Le texte avait au préalable été vidé des points les plus polémiques de l'ex-directive Bolkenstein (du nom de l'ex-commissaire européen au Marché intérieur). Le commissaire européen à la santé Markos Kyprianou a récemment lancé une consultation sur le secteur de la santé, en évoquant son intention de présenter fin 2007 ou en 2008 une directive sur les soins transfrontaliers, visant à encadrer les traitements médicaux à l'étranger et préciser les règles de remboursement. Dans le cadre de cette réflexion en cours, le rapporteur socialiste Bernadette Vergnaud préconisait une directive (loi) spécifique sur la mobilité des patients et des professionnels de la santé. Elle invitait donc la Commission à présenter "une directive sur les services de santé". Mais un amendement appelle désormais Bruxelles "à soumettre au Parlement une proposition pour réintroduire les services de santé" dans la loi européenne sur les services. Cet amendement a été retenu par 24 députés de la commission du Marché intérieur, 18 votant contre. Courroucés, les socialistes ont alors décidé de voter contre leur propre rapport, ainsi détourné de son message initial. Le rapport de sept pages, objet de plus de 200 amendements au total ce qui reflète son caractère sensible, a néanmoins été adopté dans son ensemble par 20 voix contre 18.

 

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07 mai 2007


- Médicament : Mise en garde pour les glitazones


Par son effet direct sur une protéine contrôlant à la fois la masse osseuse, les dépenses énergétiques et le métabolisme du glucose, certains antidiabétiques provoqueraient des effets secondaires au niveau osseux. Un traitement contre le diabète pourrait-il donc favoriser une ostéoporose ?

Cette information préoccupante – surtout pour les diabétiques âgés- vient d'être discutée dans le cadre du 34ème Symposium européen sur les Tissus calcifiés (ECTS) qui se tient actuellement à Copenhague. Beata Lecka-Czernik, gérontologue au CHU de Little Rock (Arkansas), a confirmé que « l'os est une cible pour la roziglitazone ». Il s'agit de l'un des antidiabétiques oraux les plus récents, introduit depuis maintenant 5 ans.
A Copenhague, sa présentation est allée plus loin que les travaux qu'elle avait présenté sur le sujet dès 2004. Elle avait alors, déjà démontré que ce médicament provoquait une diminution significative de la masse osseuse. Chez la souris. Comment expliquer ce phénomène ? Par l'effet de ce médicament sur une protéine très particulière que les spécialistes appellent PPAR-Gamma et qui donc, joue en quelque sorte un rôle « d'homme orchestre » aux frontières de l'équilibre glycémique – évidemment en cause dans le diabète – et du métabolisme osseux. Or tout ce qui porte atteinte à ce dernier et notamment à l'équilibre entre la destruction d'os agé et la construction d'os neuf peut réduire dangereusement notre masse osseuse. Voire mener à l'ostéoporose, particulièrement menaçante après 65 ans.
Pour l'auteur, « les résultats obtenus ‘in vivo' chez la souris suggèrent que (ce type de traitement) pourrait entraîner un risque significatif d'effets secondaires affectant le squelette humain ». Une information préoccupante car le traitement des diabétiques les plus âgés est souvent complexe. Mais ce revers pourrait-on dire pour parodier l'adage, a peut-être une médaille. Car il y a là peut-être, une possibilité de développer de nouveaux traitements… contre l'ostéoporose.
En attendant, cette information intervient au moment même où l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), dans le cadre d'une démarche distincte, diffuse aujourd'hui, une lettre aux prescripteurs, concernant justement des antidiabétiques de la même famille. Dans ce document, elle les informe d'une « augmentation de l'incidence des fractures chez les patientes traitées par pioglitazone ».
Pour en savoir plus : AFSSaPS, 7 mai 2007

 

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04 mai 2007


- Médicament : Mise en garde de l'AFSSAPS sur le Rimonabant


Par décision de police sanitaire, l'AFSSAPS a décidé d'interdire « l'importation, la préparation, la prescription et la délivrance de préparations magistrales, officinales et hospitalières » contenant du Rimonabant. Cette molécule est commercialisée en France sous le nom d'Acomplia. Elle est indiquée dans le traitement des patients obèses (IMC supérieur ou égal à 30) et diabétiques de type 2, insuffisamment contrôlés par une monothérapie par metformine ou par sulfamide. Désormais, seules les boîtes de 28 comprimés de 20mg seront disponibles sur le marché français.Car selon l'Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, « l'administration (de Rimonabant) sous forme de préparations magistrales, officinales et hospitalières, y compris les préparations homéopathiques, est susceptible de présenter un danger grave pour la santé humaine ». Notamment d'ordre psychique (anxiété, dépression), neurologique (sensations vertigineuses) et digestif (nausées, diarrhées).
Et tout cela finalement pour un médicament à l'efficacité jugée… très relative. Dans leur livraison d'avril 2004 en effet, les rédacteurs de la revue Prescrire soulignaient déjà que « le principal bénéfice du Rimonabant est une perte de poids de 4 à 5 kg par an, avec retour progressif au niveau antérieur à l'arrêt du traitement. »
Ce nouveau traitement, remboursé à 35% depuis mars 2007 par la Sécurité sociale française, a été annoncé à grand bruit comme un nouveau remède à l'obésité, au diabète et au tabagisme… Il semble présenter en fait beaucoup d'inconnues. A tel point d'ailleurs que la Food and Drug Administration américaine a reporté à juillet 2007 sa décision concernant son autorisation de mise sur le marché. Même méfiance chez nos voisins allemands qui l'ont classé comme « médicament de confort » et refusé son remboursement dès 2005.
Dans un souci de clarté, l'AFSSaPS vient tout juste de mettre en ligne une fiche Du bon usage du médicament consacrée au rimonabant. Ce document pratique rappelle que le traitement médicamenteux de l'obésité ne doit être instauré qu'en deuxième intention. « La prise en charge de l'obésité repose avant tout sur le maintien d'un régime hypocalorique et la pratique d'une activité physique régulière ». Il complète le plan de gestion des risques que l'AFSSaPS a mis en place concernant ce nouveau médicament.
Pour en savoir plus : AFSSaPS, 4 mai 2007, La revue Prescrire, n'249, n°284

 

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03 mai 2007


- Canicule 2006 : Bilan rétrospectif


La canicule de l'été 2006 aurait entraîné une surmortalité estimée à 2.065 décès entre le 11 et le 28 juillet 2006, et à un total de 2.621 décès pour l'ensemble du mois de juillet, ce qui est nettement moins qu'attendu, selon une étude publiée jeudi par l'Inserm et l'InVS. D'après le modèle mathématique utilisé, et compte tenu des températures enregistrées, une surmortalité de plus de 6.400 décès "aurait dû être observée" entre le 11 et le 28 juillet, en vertu des calculs effectués par des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).Pour l'ensemble du mois de juillet 2006, la "surmortalité attendue" aurait dû dépasser 7.600 décès, dont 6.452 décès entre le 11 et le 28 juillet, indiquent les chercheurs qui évoquent "un déficit de surmortalité"."La surmortalité a été nettement moins importante que celle attendue" résument dans un communiqué commun l'Inserm, l'Institut de veille sanitaire (InVS) et Météo France, en présentant jeudi les résultats du rapport daté du 6 décembre 2006.Ils émettent "l'hypothèse d'une réduction de la vulnérabilité de la population aux vagues de chaleur estivales" pour expliquer les résultats. La "prise de conscience générale des risques sanitaires liés aux chaleurs estivales extrêmes" depuis la canicule d'août 2003, et la mise en place de mesures de prévention, de surveillance et d'alerte pourraient, selon les chercheurs, expliquer "une telle réduction". Le modèle de calcul a été établi sur la période 1975-2002, en "mettant en relation les fluctuations quotidiennes de la mortalité et celles des températures sur les quatre mois d'été de juin à septembre", précisent-ils. D'après ce modèle, la surmortalité aurait été de plus de 470 décès en juillet 2006 parmi les 55-74 ans et de près de 1.500 décès pour les 75 ans et plus, le total dépassant 2.600 tous âges confondus."Sur les trois mois de juin, août et septembre 2006, aucune sous ou surmortalité n'est observée", selon ce rapport remis par l'Inserm à l'InVS. L'Institut de veille sanitaire qui utilise un autre mode de calcul (à partir des moyennes pour les années 2001-2005 hors 2003), avait estimé à l'automne dernier à "1.388 décès supplémentaires" la surmortalité du 11 au 28 juillet 2006. Le chiffre consolidé pourrait avoisiner 1.500 selon Georges Salines, responsable du département santé-environnement à l'InVS.

 

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20 mars 2007


- Risque Dépendance : Les moyens actuels ne suffiraient pas


L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ne permet pas à elle seule de répondre au défi de la dépendance des personnes agées dépendantes, estime un rapport publié mardi, qui préconise d'accroître à la fois la dépense publique et le recours aux assurances privées. La création de l'APA en 2002 et l'institution de la contribution de solidarité pour l'autonomie (CSA) -- ou allocation Pentecôte-- a "amélioré la situation en mettant la France au niveau de l'Allemagne et du Royaume Uni " souligne l'auteure du rapport, Hélène Gisserot, tout en faisant des propositions pour améliorer le bilan de la prise en charge de la dépendance, encore loin d'être satisfaisant.D'ici 2019, le nombre de personnes agées dépendantes devrait croître de 20%, soit une moyenne de 1% par an, indique le rapport.L'APA (attribuée sur la base d'un barème quantifiant le degré de dépendance ou d'autonomie) bénéficie aujourd'hui à 971.000 personnes, pour un montant mensuel moyen d'environ 600 euros pour celles qui vivent chez elles, et de 400 euros pour les quelque 600.000 résidents en maison de retraite. Mais le "reste à charge" pour les familles, une fois versée l'APA, représente en moyenne la moitié du coût total de la dépendance, soit de 1.000 à 1.500 euros par mois, alors que le revenu moyen des plus de 80 ans se situe à 1.200 euros", a souligné mardi le ministre délégué aux Personnes agées , Philippe Bas.Tout en notant que la croissance économique et des économies sur l'assurance maladie devraient permettre "d'absorber l'évolution démographique", le rapport Gisserot, soucieux notamment d'amélioration qualitative des services vis-à-vis du grand âge, propose trois scénarios, l'un écartant toute hausse des prélèvements obligatoires en faveur de la dépendance, contrairement aux deux autres.Le premier scénario consiste à recentrer l'APA sur les moins aisés et les plus dépendants, en renvoyant les autres vers les assurances privées.Le second implique une hausse des prélèvements obligatoires en augmentant les dépenses publiques de 3 à 5% par an par redéploiement (assurance maladie) et en harmonisant la CSG (en mettant les retraités à contribution), sans pour autant écarter un recours au privé.Le troisième serait "d'accentuer la socialisation du risque dépendance en réduisant les restes à charge laissés par l'APA", ce qui supposerait une augmentation des dépenses publiques de plus de 5% par an.Le choix entre ces scénarios entraîne un choix politique de société, alors que la dépendance et la vieillesse ont jusqu'à présent été peu abordés par les candidats à la présidentielle, même si le thème commence à émerger.Soutenant Nicolas Sarkozy, Philippe Bas espère "faire gagner du temps" à son candidat par ses propositions: "diminuer de 25% le reste à charge des familles" et "concentrer cet effort de solidarité sur les classes moyennes, qui ne bénéficient ni des systèmes d'aide sociale, ni des exonérations fiscales".Parallèlement, il faut aussi, selon le ministre, améliorer les incitations fiscales à l'acquisition de couvertures complémentaires, mais aussi "mobiliser davantage le patrimoine des personnes agées via le nouveau mécanisme du viager hypothécaire ou encore via l'assurance-vie".
 

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26 avril 2007


- Lutte contre le tabagisme : les effets pervers de la pub pour les produits antitabac


Depuis le 1er février 2007, les ventes de traitements de substitution à la nicotine se sont envolées. A en croire les chiffres de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, il s'est vendu plus de 750.000 doses mensuelles de médicaments d'aide à l'arrêt du tabac au cours du premier trimestre 2007, soit une hausse de plus de 60 %. Faut il alors soutenir le mouvement par des spots de pub ? Non parce que la publicité pour les patchs et autres gommes a l'effet inverse du but recherché, selon une étude américaine (1) publiée par le très sérieux National Bureau of Economic Research : en persuadant les jeunes fumeurs qu'ils pourront s'arrêter plus facilement, elle les incite à fumer davantage ! Les chercheurs ont travaillé avec des statistiques sur le nombre de spots télé pour les produits antinicotine, l'audience et les chiffres d'une enquête régulière sur les jeunes face à la cigarette. Leur conclusion est claire : si la pub pour les produits antinicotine n'incite pas les jeunes à fumer, elle incite les jeunes fumeurs à fumer davantage. « Une hausse de 10 % de la publicité accroîtrait le nombre de cigarettes fumées d'environ 1 % », affirment les auteurs, qui estiment que la suppression totale de la pub « réduirait la consommation de tabac des jeunes d'au moins 10 % », un effet identique à une hausse des prix du tabac de 10 %...
 

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25 avril 2005


- Santé des étrangers en France : mobilisation de l'Observatoire du droit à la Santé des étrangers


"Le gouvernement a publié, en toute discrétion et au mépris de l'esprit de la loi, des outils facilitant l'expulsion de personnes étrangères gravement malades, condamnées dans leur pays d'origine par l'absence de traitement", écrit l'Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE), dans un communiqué diffusé ce mercredi et intitulé "Peut-on renvoyer des malades mourir dans leur pays?". L'ODSE annonce le lancement d'une "pétition contre ces mesures à l'attention du corps médical, des associations et du grand public".
Selon l'Observatoire, "les sites intranet du ministère de l'Intérieur et de celui de la Santé ont publié des fiches d'information concernant l'offre de soins et de traitements proposée dans les pays d'origine des étrangers malades demandant une régularisation pour raisons médicales (Or) ces 'fiches-pays' ne prennent pas en compte la notion essentielle d'accessibilité effective aux soins et aux traitements. Elles ne tiennent compte ni de la répartition géographique des traitements, ni des ressources financières nécessaires pour les obtenir (...) Par exemple, en Egypte, la fiche mentionne qu'une tumeur maligne de l'estomac peut être traitée sur tout le territoire avec une offre de soins de qualité 'moyenne mais suffisante'. Dans les faits, les traitements (chirurgie, chimiothérapie) sont très onéreux et uniquement disponibles dans les structures privées des grandes villes (...) De plus, les médecins inspecteurs de santé publique sont invités à violer le secret médical puisqu'ils doivent désormais détailler au préfet les traitements à dispenser aux malades étrangers (...) Les décisions prises par le gouvernement vont donc à l'encontre de l'esprit de la loi de 1997 protégeant les étrangers gravement malades de l'expulsion et de la loi de 1998 prévoyant leur régularisation".
Les associations membres de l'ODSE demandent "le respect absolu du secret médical, la protection contre l'expulsion ainsi que la régularisation des étrangers qui ne peuvent se soigner effectivement dans leur pays d'origine, et donc le retrait immédiat des instructions telles qu'elles figurent aujourd'hui sur les sites intranet des ministères de l'Intérieur et de la Santé".

- Evaluation des soins : le public va pouvoir accéder aux informations...


Grande première en France, le site www.avisante.eu donnera au public des données sur l'évaluation de la qualité des soins. Plusieurs rapports ont mis en évidence le besoin d'information des patients qui cherchent à s'orienter dans le système de soins. Dans ce contexte, Action Santé avec le soutien des associations AIDES, CISS et UNAF, s'est engagée dans la mise en oeuvre d'Avissanté. Cet outil interactif permettra au public d'accéder à l'évaluation du système de soins. Dans un premier temps, le site s'intéressera aux soins liés à la naissance et à la réadaptation, à la médecine de ville, à l'hospitalisation et à la chirurgie.
 

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10 avril 2007


- "Franchise" sur les dépenses de santé : le collectif des "anti" reçu par Ségolène Royal


La candidate socialiste à l'Elysée a reçu ce jour des membres du collectif de médecins qui a lancé sur Internet une pétition contre les franchises. Devant les caméras, Ségolène Royal s'est opposée "farouchement" à toute tentation de privatisation de la Sécurité sociale, signe précurseur d'une "médecine à plusieurs vitesses". A ses yeux, les quatre franchises médicales envisagées par Nicolas Sarkozy (sur les examens biologiques, les médicaments, les visites médicales et l'hospitalisation) feront "basculer des millions de Français vers une précarité médicale".
L'appel sur internet a été lancé par Christian Lehmann et Martin Winckler, médecins et écrivains, et Philippe Sopena, ancien vice-président du syndicat de médecins MG-France. Ils invitent tous les candidats à la présidentielle à se "situer" par rapport aux propositions de Nicolas Sarkozy. Pour l'instant, seuls José Bové et Dominique Voynet ont répondu.
Ségolène Royal est la seule à leur avoir accordé un entretien même si la réunion a été finalement présidée par son codirecteur de campagne Jean-Louis Bianco et Jean-Marie Le Guen, député de Paris et spécialiste des questions de santé au PS. La candidate les a reçus une dizaine de minutes avant de s'adresser à la presse.
 

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7 avril 2007

 

- Appel contre le projet de Nicolas Sarkozy d'une franchise sur les remboursements

 

La proposition de Nicolas Sarkozy d'instaurer une franchise sur les remboursements de santé a incité des médecins généralistes, dont Christian Lehmann et Martin Winckler, nos deux célèbres collègues écrivains, à lancer un appel à signer une pétition contre ce projet. Pour en savoir plus : http://www.appelcontrelafranchise.org/ .

 

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13 février 2007


- Décès d'Arnaud Marty-Lavauzelle, ancien président d'AIDES


Arnaud Marty-Lavauzelle, président de l'association AIDES de 1991 à 1998, est mort du SIDA dans la nuit, à l'age de 61 ans. Militant actif de la lutte contre le VIH, il avait créé en compagnie de Clews Vellay, président d'Act Up-Paris (1992-1994), Ensemble contre le SIDA qui deviendra le Sidaction, la première émission télévisée inter-chaînes consacrée aux malades et à la lutte contre l'épidémie en 1994. Docteur en médecine depuis 1973, Arnaud Marty-Lavauzelle était praticien hospitalier et thérapeute familial. Il s'était "particulièrement intéressé aux liens entre la psychiatrie et les maladies somatiques", menant notamment des recherches sur la place du suicide dans la dynamique familiale, et les familles de toxicomanes, rappelle AIDES. Militant à l'association dès 1987 peu après avoir découvert sa séropositivité, il a également milité pour plus de solidarité avec les malades des pays en développement, se battant en faveur de l'accès universel aux traitements. Membre d'ONUSIDA, il avait poursuivi son combat après le départ de la présidence d'AIDES au sein d'organisations internationales comme AIDS ETI ou en tant que référent sur les questions internationales à la mairie de Paris.

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08 février 2007
- Médicament : Sanofi-Aventis souffre des déboires du Ketek*

Pour la première fois depuis la fusion de Sanofi et d'Aventis en août 2004, le premier laboratoire français lance un plan social dans l'une de ses usines. Sanofi-Aventis va supprimer 118 postes dans son site de Neuville-sur-Saône, près de Lyon, qui emploie 930 personnes. Le plan de sauvegarde de l'emploi a été présenté ce jour en comité d'entreprise. Jusqu'à présent, les réductions d'effectif n'avaient touché que les commerciaux. L'usine de Neuville, l'une des dix-neuf que compte le groupe en France, fabrique notamment le principe actif qui entre dans la composition du Ketek. Cet antibiotique prescrit pour traiter les bronchites et les sinusites fait l'objet d'enquêtes des autorités sanitaires en Europe et aux Etats-Unis. Il est soupçonné d'être à l'origine d'insuffisances hépatiques répertoriées chez un petit nombre de patients, dont certaines ont été mortelles. Même si le lien de cause à effet n'est pas démontré, la Food & Drug Administration de Washington a recommandé un usage très restreint du médicament. Les ventes du Ketek, déjà en forte baisse partout dans le monde depuis un an, devraient encore reculer au cours des prochains mois, ce qui explique les répercussions sur les capacités de production. La fabrication du principe actif va même être arrêtée temporairement, car Sanofi dispose d'assez de stocks pour faire face à cette demande réduite. Le Ketek représentait la moitié de l'activité de Neuville. Le laboratoire avait prévu d'y produire jusqu'à 250 tonnes de principe actif par an. Pour la mise en oeuvre de ce plan social, la direction « privilégiera le volontariat, les mesures d'âge et la mobilité interne », explique une porte-parole. Le site de Marcy-l'Etoile, qui fabrique des vaccins, est à 22 km de Neuville, et pourrait accueillir une partie des salariés concernés. De leur coté, les élus CGT « demandent à la direction de garder les emplois et de préserver le site de Neuville ».

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05 février 2007
- L'Europe et le tourisme médical

Dans son édition du jour, le Figaro economie interroge le commissaire européen, Markos Kiprianou, sur la consultation ouverte par la Commission européenne le 26septembre 2006 (et conclue le 31 janvier 2007) à propos du cadre législatif à mettre en place sur les services de santé. Le commissaire européen "annonce son intention de présenter dès la fin de 2007, ou dans le courant de l'année prochaine", un projet de directive sur la mobilité des patients en Europe afin de réglementer les prestations de soins transfrontaliers. Selon le commissaire à la Santé, "la concurrence entre les services de santé européens est inévitable (...) il s'agit notamment de définir quand et comment un citoyen peut recevoir un traitement à l'étranger, et quel système national de Sécurité sociale devra payer ces soins". Le Figaro économie ajoute que "d'autres initiatives suivront, telle la création de centres de santé européens de référence". Le journal note que Markos Kyprianou dément toute intention de libéraliser le secteur : "seule la jurisprudence de la Cour européenne de justice (CJCE) a créé cette concurrence, en particulier lorsqu'elle rappelle que les règles du marché intérieur s'appliquent aux services de santé, y compris aux services publics comme les hôpitaux". Ainsi, le projet de loi communautaire "aura pour but de faciliter et d'encadrer la mobilité des patients, des médecins, ainsi que les remboursements transfrontaliers". Dans le même temps, Destination santé révèle qu'un Européen sur deux (52%) serait prêt à se déplacer pour bénéficier de soins pratiqués par un chirurgien spécialiste situé dans une ville éloignée voire dans un autre pays. C'est notamment le cas des Italiens (68%) et des Allemands (63%), selon un sondage CSA pour le compte du groupe Europ Assistance en association avec le cercle de réflexion Santé Société. Les Français en revanche, restent attachés à la proximité. Seuls 45% d'entre eux sont prêts à faire leurs valises. Tout comme les Britanniques (39%), en dépit du fait que la nécessité les pousse souvent à s'expatrier pour être soignés... S'il s'agit d'un déplacement à l'étranger pour avoir accès à une technique médicale « à forte valeur ajoutée », et « non disponible » dans le pays d'origine, 65% des Européens se déclarent prêts à franchir les frontières. Viennent encore en tête les Italiens (75%) pour des interventions médicales. Une attitude qui s'explique par les carences de leur système de soins. Les Allemands (66%) et les Français (54%) sont également prêts à accéder ainsi à une technique supérieure. La sécurité sociale française permet le remboursement de soins pratiqués à l'étranger, rappelle Pierre-Jean Lancry, directeur à la Mutualité sociale agricole. Pourtant selon certains intervenants, l'explosion du recours à l'information via Internet, pourrait faciliter la mobilité et la compétition entre pôles d'excellence européens. D'autant plus que les Européens font confiance aux médecins, même diplômés hors d'Europe...
Pour en savoir plus :
- Informations pratiques de la Commission européenne concernant la prise en charge des soins de santé pour les citoyens se déplaçant à l'étranger
http://ec.europa.eu/employment_social/social_security_schemes/healthcare/index_fr.htm
- Article de Destination Santé sur le sondage CSA concernant le tourisme médical
http://www.destinationsante.com/fr_depeche.php?id_rubrique=26&id_article=20735&cat=1
- Article de Destination Santé sur le recours à l'information via Internet
http://www.destinationsante.com/fr_depeche.php?id_rubrique=327&id_article=20210&cat=1

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23 janvier 2007
- Aggravation des inégalités de santé en France

Tandis que l'espérance de vie en France ne cesse d'augmenter, les inégalités de santé s'aggravent selon le dernier numero du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Des inégalités d'autant plus scandaleuses qu'elles frappent tôt. Dès l'école, il existe de vraies différences dans la prise en charge de la vue, des caries dentaires et bien sûr dans l'évolution du développement staturo-pondéral. Les résultats d'une étude menée en Alsace auprès de 4 460 enfants de 6 ans illustrent ce phénomène. La prévalence du surpoids et de l'obésité y touche 19,7% des enfants d'ouvriers, mais seulement un enfant sur dix quand l'un des parents exerce une profession de cadre. Rappelons que la moyenne nationale s'élève à 15,1% ! Ces inégalités persistent naturellement au cours de la vie. Alors que plus de deux millions de Français souffrent de lombalgies invalidantes, la catégorie des ouvriers qualifiés (40% du total des cas) est sur-représentée et celle des cadres au contraire sous-représentée (8%). Enfin les femmes souffrant de lombalgies se retrouvent davantage chez les artisans, les commerçants, les ouvrières qualifiées et non-qualifiées que chez les cadres…
Pour en savoir plus : BEH N°2-3, 23 janvier 2007

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22 janvier 2007
- Médicament : Pfizer supprime 10.000 emplois

Pénalisé par des pertes de brevets qui font stagner son chiffre d'affaires, le numéro un mondial de la pharmacie réduit ses coûts. Le groupe annonce ce jour hier 10.000 suppressions de postes dans le monde d'ici à fin 2008 (soit 10 % de son effectif) afin d'économiser de 1,5 à 2 milliards de dollars par an et réorganiser une R&D qui peine à développer de nouveaux médicaments. Ce chiffre comprend les 2.200 suppressions de postes de visiteurs médicaux aux Etats-Unis annoncées en novembre 2006. En Europe, Pfizer va réduire de « plus de 20 % » ses effectifs commerciaux . En France, 350 postes seront affectés, essentiellement des visiteurs médicaux. Le groupe va fermer ou vendre trois sites de production de médicaments aux Etats-Unis et en Allemagne. Dans le domaine de la R&D, Pfizer arrête la recherche en dermatologie et en gastro-entérologie. Trois sites américains et un site japonais seront fermés. En France, Pfizer a annoncé la fermeture du seul site de R&D qui lui restait, à Amboise (Indre-et-Loire). Spécialisé dans les études sur la toxicité des médicaments, il emploie 154 personnes. Au total, ce sont donc 500 suppressions de postes qui sont annoncées dans l'Hexagone, sur un total de 3.600. Numéro un mondial de la pharmacie, Pfizer est un géant aux pieds d'argile. En apparence, la situation est loin d'être catastrophique. En 2006, la firme a enregistré un chiffre d'affaires de 48,4 milliards de dollars, et un bénéfice net de plus de 19 milliards ! Mais ces chiffres impressionnants cachent une dégradation de l'activité. Les revenus n'ont gagné que 2 %, et le résultat - hors éléments exceptionnels - 3 %. Et au cours des dix prochaines années, les revenus devraient progresser en moyenne de 1 % à 2 % par an, estiment Citigroup et Goldman Sachs. Soit trois à quatre fois moins vite que le marché mondial du médicament. Surtout, Pfizer va être confronté, en 2011, à ce que les analystes de Goldman Sachs qualifient de « trou noir ». Cette année-là, le laboratoire perdra la protection de son brevet sur l'atorvastatine, médicament le plus vendu au monde, qui représente à lui seul un quart de ses revenus. En quelques mois, cet anticholestérol, connu en France sous la marque Tahor, va voir ses revenus disparaître sous l'effet de la concurrence des médicaments génériques. Pour faire face à cet effondrement, les chercheurs de Pfizer mettaient au point un nouvel anticholestérol, le torcetrapib. Mais, Jeff Kindler, le nouveau patron du groupe, a dû abandonner ce projet en décembre à la suite de décès liés au médicament lors des essais cliniques. Pfizer a d'autres molécules en développement dans ses labos, mais aucune ne pourra compenser la perte de l'atorvastatine. Le chiffre d'affaires devrait donc reculer de 10 % entre 2010 et 2012 si rien n'est fait, et les bénéfices d'un tiers. Au-delà des réductions de coûts annoncées ce jour, Pfizer pourrait donc faire des acquisitions de sociétés ou de molécules en développement pour regarnir son portefeuille de produits.

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19 janvier 2007
- Chinkungunya : cinq cas recensés du 8 au 14 janvier

Cinq cas de chikungunya ont été recensés à la Réunion au cours de la semaine du 8 au 14 janvier 2007, a annoncé la Cellule inter-régionale d'épidémiologie Réunion Mayotte (CIRE), lors de son point hebdomadaire. Ces données ont été connues quelques heures après que le Premier ministre Dominique de Villepin se fut félicité qu'"aucun cas nouveau" de chikungunya n'ait été relevé à la Réunion au cours des 15 premiers jours de l'année : "Nous avons fait reculer l'épidémie : les contaminations sont restées à un niveau très faible jusqu'en décembre et, pendant les deux premières semaines de janvier, aucun nouveau cas n'a été constaté (...) Aujourd'hui, se rendre à La Réunion ne présente plus aucun risque et nous devons convaincre les touristes de revenir nombreux". Le CIRE précise toutefois qu'aucun certificat mentionnant un décès lié à la maladie n'a été adressé à la DRASS (direction régionale des affaires sanitaires et sociales) entre le 8 et le 14 janvier et qu'aucun cas de chikungunya n'avait été relevé au cours de la première semaine de janvier, un bilan désormais confirmé une fois passé le délai de consolidation : "A titre indicatif, en 2006, le nombre de cas estimés pour la deuxième semaine de janvier s'élevait à 10.100". Les cinq cas signalés par des médecins, entre le 8 et le 14 janvier, sont disséminés entre le sud et l'ouest de l'île.
Rappel : l'épidémie a touché depuis février-mars 2005 environ 40% de la population de l'île (quelque 300.000 personnes), provoquant directement ou indirectement 254 décès.

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18 janvier 2007
- Offensive des pharmacies discount en Allemagne

Le discount va se répandre dans les pharmacies en Allemagne. Une centaine d'officines à l'enseigne allemande "easyApotheke" devrait ouvrir dans toute l'Allemagne au cours de l'année 2007, tandis que le Néerlandais DocMorris (distributeur de médicaments, spécialisé dans le commerce sur Internet) annonce vouloir créer une chaîne de 500 pharmacies partenaires sur le territoire d'ici trois à cinq ans. Après un premier échec en 2006 d'ouvrir sa propre pharmacie en Allemagne, DocMorris a opté pour un mécanisme de licence qu'il délivre à des pharmaciens déjà installés sur le territoire. Une "guerre des prix" est à l'oeuvre, dénoncent les opposants qui mettent en garde contre un risque de "surconsommation" ou de "mauvaise utilisation des médicaments". Alors que l'on cherche de toutes parts à diminuer les dépenses de santé en Allemagne et que les consommateurs sont habitués à avoir un vaste éventail de prix pour leurs achats de biens de consommation, DocMorris revendique de son côté plus de concurrence dans le secteur. Les pharmacies de la chaîne allemande easyApotheke sont elles aussi passées à l'offensive en proposant entre 5% et 50% de réduction sur les médicaments sans prescription. Apparues au début 2006, elles sont surnommées avec une pointe d'ironie "Aldi-Apotheke" en référence à la chaîne de magasins de grande consommation à bas prix Aldi.

NB : Depuis 2004, les pharmaciens allemands sont libérés de l'obligation du "prix fixe" pour les médicaments sans prescription. Chaque pharmacien peut donc décider des tarifs qu'il pratique sur ce type de médicaments. Contrairement à ces pharmaciens d'un nouveau type, ils ont dans leur grande majorité maintenu les prix conseillés par les fabricants.

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17 janvier 2007
- Semaine de sensibilisation sur les cancers : le cas difficile du Nord/Pas de Calais


Le Nord/Pas-de-Calais est la région française la plus affectée par les cancers, un fléau surtout lié à celui de la précarité. La surmortalité avant 65 ans y dépasse presque de moitié la moyenne nationale et s'envole dans certaines poches de pauvreté, selon les autorités sanitaires.Dans cette région de quatre millions d'habitants, on enregistre 17.000 nouveaux cas de cancer et environ 10.400 décès annuels. Un tiers des habitants meurt avant l'âge de 65 ans, contre un quart en France. Les cancers constituent la première cause de cette mortalité précoce. Pour les hommes, alors que la régionMidi Pyrénées a enregistré un taux de décès par cancers de 294 pour 100.000 habitants entre 1998 et 2000 et que la moyenne en France est de 342, le Nord/Pas-de-Calais culmine à 435, selon une étude de la Fédération nationale des observatoires régionaux de santé parue en 2005. Pour les femmes, la situation n'est guère plus reluisante, la région figurant là aussi en tête avec 175 décès par cancers pour 100.000 femmes, contre 146 en Bretagne ou en PACA et une moyenne nationale de 154. Et c'est encore en Nord/Pas-de-Calais que le nombre de nouveaux cas est le plus important pour les hommes (669 nouveaux cas pour 100.000 habitants, loin devant la Bretagne, deuxième avec 590) comme pour les femmes (taux de 372 pour 100.000 contre 337 pour la Haute Normandie, deuxième). Pour les cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS) et de l'oesophage, tumeurs liées à la consommation d'alcool et de tabac, la surmortalité des hommes atteint jusqu'à 106% à Calais, 111% à Dunkerque et 128% à Lens par rapport à la moyenne nationale, selon l'Observatoire régional de la santé. La lutte contre les cancers constitue désormais l'une des priorités sanitaires des collectivités locales de la région.

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15 janvier 2007
- Loi anti tabac : Les médecins et inspecteurs de Santé publique refusent la "traque aux fumeurs"

A compter du 1er février 2007, il sera interdit de fumer dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail, dans l'ensemble des transports en commun et dans toute l'enceinte des établissements scolaires. Les bureaux individuels sont également concernés par cette interdiction. Les entreprises concernées par cette interdiction devront apposer une signalétique à l'entrée et à l'intérieur des bâtiments qui rappellent l'interdiction de fumer, ainsi qu'un message sanitaire de prévention.
A deux semaines de cette échéance,trois syndicats du ministère de la Santé (SNIASS, SYNAPSE-UNSA, SMISP) affirment que le gouvernement prévoit d'utiliser les médecins inspecteurs et les inspecteurs de l'action sanitaire et sociale pour "traquer les fumeurs dans les lieux publics". Tout en se disant "premiers conscients des enjeux de santé publique", ils dénoncent la "méthode" et appellent à manifester mardi : "Traquer les fumeurs dans les lieux publics, c'est la 'mission' que le ministre de la Santé a décidé d'imposer aux inspecteurs de l'action sanitaire et sociale (et aux) médecins inspecteurs de santé publique (...) au 1er février 2007 (...) Les personnels contestent la méthode, alors qu'ils partagent pleinement l'objectif général de prévention du tabagisme en matière de santé publique. Ils sont les premiers conscients des enjeux de santé publique dans la lutte contre le tabagisme, et y participent depuis longtemps, par la prévention auprès des populations et par le contrôle dans les lieux qu'ils visitent et inspectent habituellement (...) Mais (...) ils se refusent à servir de 'pervenches du fumeur' là où d'autres professionnels peuvent intervenir avec beaucoup plus de pertinence".
Les trois syndicats affirment que "deux semaines après la parution de la circulaire" concernant l'interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif, "une formation juridique" à "dresser des PV est organisée" à Paris "sur trois jours à partir du 16 janvier, à destination de 120 'volontaires', le plus souvent désignés, pour apprendre à établir ces contraventions". Les syndicats demandent notamment des "garanties écrites", pour que ce contrôle du respect de l'interdiction de fumer "ne soit demandé que dans le cadre des tâches d'évaluation et de contrôle des établissements de soins, sociaux ou médico-sociaux", dont les personnels ont déjà la charge, et qu'il "s'exerce uniquement sur les institutions et en aucun cas sur les individus".
"Le ministère de la Santé montre une fois encore son manque total de compréhension et de reconnaissance vis-à-vis de ses personnels, qui l'alertent pourtant depuis plusieurs années sur leur situation de plus en plus intenable, du fait d'un empilement de missions réglementaires nouvelles et de tâches surajoutées sans réflexion, et du fait des diminutions de personnels qui sont appliquées sans aucune analyse stratégique", déplorent les syndicats.
NB : Pour les débits de boissons, tout comme pour les hôtels, les restaurants, les débits de tabac, les casinos, les cercles de jeux et les discothèques, l'interdiction entrera en vigueur le 1er janvier 2008. Il reviendra au responsable de l'établissement de créer des emplacements clos réservés aux fumeurs, ventilés et sans service. A l'exclusion toutefois des établissements scolaires et de santé et de toutes les administrations dépendant de l'Etat.
Pour en savoir plus : Le site interministériel (http://www.tabac.gouv.fr)

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12 janvier 2007
- La misère, ennemi du cerveau !

Pauvreté, malnutrition, suivi médical déficient... Ce cocktail serait à l'origine du sous-développement psycho-intellectuel de 200 millions d'enfants de moins de 5 ans dans le monde. Le Pr Sally Grantham-Mc Gregor et son équipe, du Centre for International Child Health en Grande-Bretagne, ont passé en revue les bases de données de grandes organisations internationales comme l'UNICEF, la Banque mondiale et l'UNESCO. Leur objectif, établir un état des lieux des conditions de l'enfant dans le monde. Un vaste travail, qui met le doigt sur les conséquences sanitaires, intellectuelles et sociales de la pauvreté : « Les enfants défavorisés sont peu scolarisés. Et une fois parvenus à l'âge adulte, ils restent pauvres. Ils prennent peu de soin de la santé de leurs propres enfants, contribuant ainsi à la transmission intergénérationnelle de la pauvreté ». Et pour cause. La misère dans laquelle ils évoluent est importante. Paludisme, VIH/SIDA, tuberculose, anémie, malnutrition, systèmes de santé défaillants... Plus de 80% de ces enfants vivent en Asie et en Afrique. Notamment en Chine, en Inde, au Pakistan, au Bangladesh et en Tanzanie. Or des solutions existent ! A long terme, le renforcement des programmes d'aide au développement et la généralisation de la scolarisation. Mais à cours terme aussi. Comme par exemple de « stimuler les enfants par le jeu, et d'améliorer leur alimentation et leur environnement familial en sensibilisant les parents ».
Pour en savoir plus : The Lancet, 2007, 369 : 60-70

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11 janvier 2007
- Médicament : Les ventes en France de médicaments remboursés ont stagné en 2006

"Le chiffre d'affaires global du médicament remboursable qui, année après année, affichait un taux de croissance de 5 % à 6 %, tendait au mieux vers zéro au mois de décembre 2006", indique Le Monde dans son édition datée d'aujourd'hui. Si la situation est douloureusement vécue par les laboratoires de l'Hexagone, elle n'est pas propre à la France, prévient Le Monde qui évoque une "déflation" du secteur pharmaceutique : aux Etats-Unis, l'évolution moyenne des prix du médicament (3 %) est inférieure à la hausse des prix 2006 (3,6 %) ainsi qu'en Europe, où le ratio est de 1 % de croissance en 2006, contre 1,8 % pour l'inflation.

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08 janvier 2007
- Maladies professionnelles : Plusieurs centaines de milliers de salariés en France exposés à des produits cancérigènes

Aujourd'hui, a été rendue publique une enquête commandée par le ministère du travail et réalisée en France par l'INRS afin d'identifier les agents chimiques CMR (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques) couramment utilisés en milieu professionnel et d'évaluer le nombre de salariés potentiellement exposés par secteur d'activité.
Les données statistiques nationales, européennes et les informations collectées auprès d'un échantillon représentatif de 2 000 établissements appartenant à 30 secteurs d'activité ont été analysées pour estimer la consommation annuelle de 324 agents chimiques CMR et de plusieurs centaines de dérivés pétroliers.
NB : Suite à la directive Reach adoptée en décembre dernier par le Parlement européen, les pays de l'Union doivent collaborer pour étudier 30 000 des 100 000 substances chimiques industrielles utilisées actuellement. Les industriels vont enfin être obligés de prouver l'innocuité de leurs produits avant de pouvoir les commercialiser. Ils seront obligés de remplacer les molécules chimiques plus dangereuses par des substances plus sûres. La réglementation Reach permettra également au public d'être informé de la présence d'un certain nombre de substances dangereuses dans les produits de consommation.
Pour en savoir plus :
- Le site de l'INRS ()
- Le réglement Reach ()

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05 janvier 2007
- Médicaments : la R&D de moins en moins productive

Les laboratoires dépensent de plus en plus en recherche et développement, mais mettent moins de médicaments sur le marché. La Food & Drug Administration (FDA), l'autorité sanitaire américaine, n'a homologué que 18 nouvelles molécules l'an dernier, 17 si l'on exclut une crème solaire de L'Oréal. Un chiffre comparable à 2005, mais nettement inférieur à la moyenne des sept dernières années, qui est de 25. Quatre médicaments issus des biotechnologies ont également été approuvés. Pourtant, l'industrie pharmaceutique n'a jamais dépensé autant d'argent en recherche et en essais cliniques pour les médicaments en développement. Près de 60 milliards d'euros en 2006, estime l'assureur-crédit Euler Hermes, deux fois plus qu'il y a dix ans. Première explication, « les préoccupations en matière de sûreté ont rendu les régulateurs plus prudents dans l'homologation des médicaments », note le Centre pour l'étude du développement des médicaments de l'université américaine de Tufts (Massachusetts). L'opinion publique a été traumatisée par les retraits de produits comme l'anti-inflammatoire Vioxx en 2004. En 2006, la FDA a refusé d'homologuer plusieurs médicaments, dont le Multaq, un anti-arythmique du français Sanofi-Aventis. Mais l'explication principale viendrait de l'évolution du modèle économique des laboratoires. « Les coûts de R&D pour un médicament sont de plus en plus élevés, souligne Eric Halioua, consultant spécialiste de la pharmacie chez Arthur D. Little à Boston, que ce soit en phase de recherche, où les technologies sont de plus en plus complexes, ou pour les essais cliniques, qui se font sur un nombre toujours plus élevé de patients. » De son coté, l'université de Tufts précise : « Comme le développement de nouveaux médicaments devient plus onéreux, les laboratoires doivent concentrer leurs ressources sur un plus petit nombre de projets, note . Moins de projets en développement, cela signifie, en conséquence, moins de médicaments homologués. » Néanmoins, Eric Halioua prévient : « Il faut (...) se garder de tirer des conclusions hâtives en se fondant seulement sur quelques années, . On peut avoir plusieurs années de creux dans l'homologation de nouveaux médicaments pour des raisons purement statistiques. Les portefeuilles de produits en développement des laboratoires continuent à s'alimenter de nouveaux projets. »

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03 janvier 2007
- Portugal : Les médecins contraints de pointer dans les hôpitaux

Le Portugal va introduire un système de gestion et de contrôle des temps de présence des professionnels de santé, parmi lesquels les médecins, dans les hôpitaux et centres de santé, grâce à un système de pointage, a annoncé, ce jour, le ministre de la Santé, Antonio Correia de Campos. Ce dernier prévoit de mettre en place une gestion autonome des différents services dans les hôpitaux et de restructurer le système de rémunération des médecins : celle-ci sera calculée en fonction des services effectués et non plus des heures de présence. L'objectif est d'économiser 40 millions d'euros en personnel, selon Antonio Correia de Campos. Cette mesure s'inscrit dans un vaste projet de réformes destinées à lutter contre le dérapage des finances publiques.

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03 janvier 2007
- Cancer du sein : Doutes sur les bénéfices du dépistage

Les bénéfices présumés d'un dépistage précoce du cancer du sein ou de la prostate ne contrebalancent pas forcément les risques d'entraîner angoisses ou traitements inutiles pour des tumeurs qui seraient restées sans danger, selon le mensuel Que Choisir Santé de janvier 2007. Le "surdiagnostic, c'est-à-dire la détection de lésions qui n'auraient jamais évolué en cancers", était reconnu depuis le début du dépistage organisé du cancer du sein, mais il "était supposé négligeable". Or, le surdiagnostic pourrait concerner un tiers des cas détectés lors du dépistage organisé sur les femmes de 50 à 69 ans en Norvège et en Suède, selon une étude du statisticien Per-Henrik Zahl (Institut norvégien de la santé publique) publiée en 2004. Ces surdiagnostics entrainent examens complémentaires, biopsies et traitements inutiles, souligne le mensuel, citant également une étude danoise (Peter Gotzsche et Ole Olsen) de 2001 mettant en doute les bénéfices du dépistage quant à une diminution de la mortalité chez les femmes ayant subi régulièrement des mammographies. "Si on combine les résultats des seuls essais de haut niveau de preuves, comme l'ont fait Gotzsche et Olsen, on conclut à l'absence de démonstration de l'efficacité des mammographies systématiques pour diminuer la mortalité totale ou la mortalité par cancer du sein chez les femmes âgées de 40 ans à 74 ans", avait résumé en mai la revue Prescrire, indépendante et sans publicité. Au final, "la balance bénéfices-risques paraît défavorable dans la population générale avant 49 ans, mal établie entre 50 ans et 69 ans et non étayée après 69 ans", concluait la revue Prescrire (www.prescrire.org), soulignant la nécessité d'une "information équilibrée" pour que les femmes puissent faire le choix de se soumettre ou non au dépistage mammographique.
Pour aider les femmes de 50 à 69 ans à décider, Que Choisir Santé résume l'information donnée par la Fédération suisse des services aux patients, une organisation de consommateurs. Dans les dix années à venir, 8 femmes sur mille de cette tranche d'âge vont mourrir d'un cancer du sein, le dépistage systématique pourrait en sauver au mieux deux sur huit, mais 200 femmes sur mille risquent dans le même temps de recevoir un "faux diagnostic positif", selon cette organisation.
Pour la prostate, les hommes sont aussi invités à peser le pour et le contre avant de se faire dépister, car on "meurt plus souvent avec un cancer de la prostate qu'à cause de ce cancer", selon Que Choisir Santé.

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