31 décembre 2007
- Systéme de Santé : Roselyne
Bachelot annonce des "réformes de structure" en 2008
Le gouvernement réfléchit à "des réformes de structures (qui)
verront le jour en 2008" pour réorganiser la santé publique et
son financement, a réaffirmé ce lundi la ministre de la Santé,
Roselyne Bachelot sur France Inter.
"A partir de janvier vont se réunir les Etats généraux de
l'organisation de la santé", a rappelé Mme Bachelot, comparant
sa démarche au Grenelle de l'environnement. Il s'agit, a-t-elle
dit, de "réfléchir au problème de permanence des soins,
d'organisation de la démographie médicale", parallèlement à "une
réflexion sur les missions de l'hôpital" et à la réforme en
cours des agences régionales de l'hospitalisation, qui
deviendront "agences régionales de santé".
Mme Bachelot a aussi évoqué une "réflexion sur la prise en
charge de la solidarité, en particulier l'étude du bouclier
sanitaire (...) qui modulerait le remboursement en fonction des
revenus (...) Nous sommes arrivés à la limite d'un système dans
lequel la prise en charge solidaire doit rester évidemment le
pilier, mais on voit bien que les dépenses de santé galopent
(...) Nous réfléchissons à tout cela, ces réformes de structure
sont absolument indispensables et elles verront le jour au cours
de 2008".
Mardi 1er janvier, un système de franchises non remboursables à
la charge des patients entre en vigueur sur les boîtes de
médicaments, les actes paramédicaux et les transports
sanitaires, qui s'ajoutent aux sommes déjà non remboursées par
la Sécurité sociale : "Effectivement cela représente un
prélèvement de 4 euros par mois, et cela peut être difficile
pour certaines personnes (mais) nous gardons le taux de prise en
charge par la solidarité, l'un des plus élevés du monde", a
répondu Mme Bachelot, à des auditeurs très en colère.
Rappel : Les franchises médicales devraient générer environ 850
millions d'euros par an à la sécurité sociale, ce gain devant
aller au plan Alzheimer et au plan de lutte contre le cancer
notamment. Cette somme est bien inférieure aux sommes en
revanche perdues par la Sécurité sociale avec l'exonération de
cotisation des heures supplémentaires instaurée au 1er octobre
et que l'Etat compensera. Le dispositif a coûté au moins 75
millions d'euros le premier mois.
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21 décembre 2007
- La loi de financement de la
sécurité sociale au J.O.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 a été
publiée au J.O. du 21 décembre. Mis à part la censure par le
conseil constitutionnel de 17 articles « n´entrant pas dans le
champ » d´une telle loi, le texte conserve ses principales
dispositions, notamment les franchises médicales, le mécanisme
de « stabilisateurs économiques » mettant sous observation pour
une période de six mois les revalorisations tarifaires décidées
par les partenaires conventionnels et prévoyant leur gel en cas
de dépassement des objectifs de dépenses, la possibilité pour
les caisses de proposer aux médecins des contrats comprenant des
objectifs individualisés, l´expérimentation de nouveaux modes de
rémunération, l´obligation pour le professionnel de santé
d´informer par écrit leur patient sur le tarif des actes
effectués ainsi que sur la nature et le montant des dépassements
d´honoraires dès lors que ces honoraires dépassent un certain
seuil, le passage des hôpitaux à la tarification intégrale à
l´activité pour leurs activités de soins aigus.
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19 décembre 2007
- Prêts aux malades : la
Convention AERAS « assure moyen »…
Un an après l'entrée en vigueur de la Convention AERAS, les «
personnes présentant un risque aggravé de santé » peuvent-elles
plus facilement emprunter aux banques ou s'assurer ? Il semble
bien que non, comme le confirme une enquête récente du Collectif
inter-associatif sur la Santé (CISS). L'étude réalisée auprès
d'une centaine d'appelants de la ligne Santé Infos Droits relève
« de nombreux refus de la part des assurances ». Quant aux
surprimes, elles « restent très élevées », précise le CISS.
L'enquête montre toutefois quelques améliorations, notamment sur
la connaissance de la Convention par les bénéficiaires. Ce n'est
guère suffisant pour le Collectif, qui appelle plus que jamais à
« la poursuite vers l'objectif d'un réel accès à l'assurance et
à l'emprunt » pour les malades et/ou les personnes handicapées.
Exactement ce que la Convention AERAS – qui a succédé à la
Convention Belorgey - est supposée garantir.
Pour en savoir plus : l'enquête sur le site du CISSS
http://www.leciss.org/sante-info-droits.html
- Système de
santé : Le rapport du Conseil économique et social sur le
financement de la protection sociale
Le Conseil économique et social a adopté ce jour, en séance
plénière, le rapport d'Anne Duthilleul sur le financement de la
protection sociale par 106 voix (entreprises privées, artisanat,
professions libérales) contre 64 (syndicats), les associations
s'étant abstenues (28 voix). Un amendement modifiant
sensiblement le texte a été proposé afin d'obtenir un vote plus
consensuel mais il n'a pas été retenu. L'avis adopté propose
donc une hausse de 0,25 % de la CRDS pour apurer les dettes
sociales et une réduction immédiate de 3 à 4 points de
cotisations employeurs et non salariés maladie, compensées sur
une assiette fiscale pour créer un "choc de compétitivité
favorable à la croissance et l'emploi". De nouvelles recettes
fiscales telles une "taxe sur le carbone fossile" remplaceraient
ces cotisations supprimées. La hausse de CRDS serait compensée
pour les salariés par le transfert sur la CSG des derniers "0,75
% de cotisation maladie". Le CES critique par ailleurs la TVA
sociale jugée inflationniste.
Pour en savoir plus : Le projet d'avis
http://www.ces.fr/ces_dat2/2-2debat/2007sem51/projet_avis_Duthilleul.pdf
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15 décembre 2007
- Franchises médicales : Le
SNJMG exprime officiellement son désaccord
Réuni ce jour en AG, le SNJMG a exprimé son opposition à la
création des franchises médicales.
Il invite tous les jeunes médecins à la participer à la pétition
contre ces franchises : http://www.appelcontrelafranchise.org/ .
De plus, le SNJMG demande au Président de la République
d'ouvrir, comme il s'y est déclaré favorable, une large
concertation afin de revoir les financements de l'Assurance
Maladie en général et du plan Alzheimer en particulier.
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14 décembre 2007
- Médicament : Nouveaux
avertissements sur le Champix *
L'Agence européenne du médicament, l'EMEA, a jugé ce vendredi
que de nouveaux avertissements à destination des médecins et
patients étaient nécessaires concernant des cas de pensées
suicidaires et de tentatives de suicide observées chez des
personnes utilisant le Champix, un produit de sevrage tabagique
commercialisé par le laboratoire américain Pfizer.
Le dernier-né des médicaments anti-tabac a été autorisé dans
l'union européenne en septembre 2006. Dans le cadre du suivi de
pharmacovigilance, tous les effets indésirables du Champix sont
analysés régulièrement, et des cas de pensées suicidaires et de
tentatives de suicide ont été observés. A l'occasion de sa
réunion de décembre, le Comité des médicaments à usage humain de
l'EMEA a conclu qu'une actualisation des informations sur le
Champix était nécessaire afin d'alerter médecins et patients sur
les symptômes de dépression relevés chez certains patients. A
cette fin, le Comité demande à Pfizer de soumettre avant le 19
décembre une proposition de mise à jour. Cette molécule, qui ne
délivre pas de nicotine à l'organisme contrairement aux
substituts nicotiniques, réduit la sensation de manque en se
fixant sur les récepteurs de la nicotine dans le cerveau dont
elle prend la place. En empêchant la liaison de cette substance
addictive à son récepteur, elle atténue la satisfaction associée
au tabac si le fumeur reprend une cigarette et permet ainsi de
limiter le risque de rechute totale. Les effets indésirables
identifiés pour le Champix sont principalement des nausées,
observées chez environ un tiers des patients, et, moins
fréquemment, des maux de tête et des troubles du sommeil. Pfizer
a déclaré qu'il travaillait en collaboration étroite avec
l'Agence européenne à l'analyse des cas de dépression et de
suicide observés chez les patients prenant du Champix. "Il n'y a
aucune preuve scientifique établissant un lien entre le Champix
et ces symptômes", déclare l'Agence dans un communiqué. Les
experts reconnaissent qu'établir un tel lien est difficile. Les
régulateurs américains ont expliqué que le manque de nicotine
pouvait aggraver les troubles psychiatriques. Mais tous les
experts ne sont pas d'accord. Selon une partie d'entre eux, la
preuve d'une réémergence des troubles psychiatriques est faible,
a ainsi déclaré le Dr Peter Hajek, directeur de l'Unité de
recherche sur la dépendance tabagique à l'Hôpital universitaire
Queen Mary, à Londres.
Pour en savoir plus : Prescrire
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13 décembre 2007
- Franchises médicales :
Validation du Conseil Constitutionnel
Malgré les nombreuses oppositions de tous bords, les franchises
médicales sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux
et les transports sanitaires, prévues dans le PLFSS 2008, seront
donc bien instaurées à partir du 1er janvier 2008.
Le montant de la franchise et le niveau des plafonds seront
fixés par décret, mais il est probable que les montants prévus
initialement de 50 centimes d'euros par boîte de médicament et
par acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire
seront choisis.
En sus du plafond annuel, des plafonds journaliers seront
instaurés, sauf pour les franchises par boîte de médicaments.
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01 décembre 2007
- Système de santé : François
Fillon annonce un projet de loi sur l'accès aux soins à l'été
2008
A l'occasion de l'inauguration ce jour du Centre hospitalier du
Bailleul, dans la Sarthe, le Premier ministre, François Fillon,
a défini les trois grands chantiers santé du gouvernement. Afin
que chaque Français soit également soigné, quelle que soit sa
région de résidence, le Premier ministre s'est engagé à
"garantir l'égalité devant la santé pour tous, tous les jours,
partout en France". Il a ainsi dégagé trois priorités : le
chantier des Agences régionales de santé dont l'objectif est de
décloisonner les soins et l'activité médico-sociale ;
l'adaptation de l'hôpital (les conclusions de la mission Larcher
devront être rendues d'ici au printemps 2008) ; l'organisation
territoriale de la santé pour laquelle Roselyne Bachelot
réunira, début 2008, les Etats généraux de l'organisation de la
santé afin d'arriver à une meilleure répartition des personnels
soignants. Le Gouvernement regroupera les acquis de ces trois
chantiers et présentera au Parlement, à l'été prochain, un
projet de loi sur "l'accès aux soins", "un texte fondateur pour
la modernisation de notre système de santé". Enfin, le Premier
ministre a abordé la question des heures supplémentaires non
payées à l'hôpital. Il a demandé à Roselyne Bachelot et Eric
Woerth d'ouvrir dans ce sens une concertation avec les
organisations syndicales du secteur. Un autre sujet clef
pourrait se greffer sur le projet de loi puisque le Chef de
l'Etat a annoncé un débat sur le financement de la santé qui
doit aboutir au premier semestre 2008 afin de déterminer ce qui
relève de la solidarité nationale et ce qui relève de
l'assurance individuelle.
Pour en savoir plus : Discours de F.Fillon
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions_premier_ministre_9/discours_498/inauguration_pole_sante_sarthe_58478.html
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29 novembre 2007
- Système de santé : La
Conférence nationale de santé donne son avis sur
l'informatisation du système de santé et sur les ARS
Au sujet de l'informatisation du système de santé, la CNS plaide
pour une gouvernance unifiée et une stratégie nationale. Dressé
à la suite d'une série d'auditions avec les associations de
défense des droits de l'homme, du GIP-DMP, des industriels du
secteur et sur des données du ministère de la santé, ce nouveau
constat accablant est conforme aux évidences : sous
informatisation des établissements, outils non communicants pour
la médecine de ville et déployés "au fil de l'eau", incapacité
de systèmes incohérents à communiquer entre eux. Déplorant
l'absence de débat public sur l'acceptabilité de
l'informatisation des données de santé, la CNS vilipende le DMP,
estimant que les usagers sont « restés indéfiniment dans
l'attente d'une triple approche » insatisfaite : engagement des
professionnels dans une démarche qualité, dissuasion à la
hauteur des enjeux pour les contrevenants à la réglementation,
droit de consulter à tout moment l'historique des accès. La
Conférence stigmatise en outre l'incapacité des pouvoirs publics
à favoriser "l'environnement global de l'implémentation des
technologies de l'information et de la communication" en santé.
A cet égard, le "plan stratégique des systèmes d'information de
santé" (P6) récemment rendu public et présenté comme le document
de référence pour une sortie de l'ornière est sévèrement jugé.
Les auditeurs de la CNS concluent en effet que le P6 est "loin
de constituer un document de cadrage suffisant de la stratégie
publique sur le domaine des technologies de l'information et de
la communication appliquées aux données de santé, ni même un
schéma directeur des SI de santé". Après cette volée de bois
vert, les auteurs concluent à la nécessité d’une nouvelle
gouvernance unifiée, appelant à la nomination rapide d’un pilote
bien identifié chargé de définir et de mettre en œuvre une
stratégie claire et adaptée. Au sujet des agences régionales de
santé, la CNS énumère les huit critères qui permettront de juger
l'utilité et l'intérêt de leur mise en oeuvre. La CNS n'a pas
souhaité produire un "rapport supplémentaire" mais contribuer à
la réflexion en cours. Elle souhaite que les futures ARS
présentent un intérêt pour l'organisation du système et aident à
mieux répondre aux enjeux de santé. L'installation des ARS "ne
doit pas conduire à un affaiblissement du rôle de l'Etat". Leur
utilité dépendra de leur capacité à "assurer une régulation
régionale effective du système de santé" (favorisant l'égalité
d'accès à l'offre de soins), à "promouvoir la démocratie
sanitaire" et à "simplifier le dispositif" existant. La
Conférence considère également que les ARS n'auront un sens que
si elles font passer un nouveau cap à la politique sanitaire.
Elles devront en effet être capables de pallier les carences du
système de soins actuel en menant plusieurs actions de front :
"développer la promotion de la santé et la prévention",
"décloisonner le sanitaire et le social", "promouvoir les soins
de santé primaire" et enfin "participer à l'évaluation régionale
du système de santé".
Pour en savoir plus : http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/conf_nationale_sante/avis.htm
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27 novembre 2007
- Système de santé :
Installation du Conseil national de la qualité et de la
coordination des soins
Le Conseil national de la qualité et de la coordination des
soins (CNQCS), composé de 12 représentants de l’Assurance
maladie, 12 des professionnels de santé, 3 des fédérations
hospitalières et 5 personnes qualifiées, a été installé ce jour
par la directrice de l'hospitalisation, Annie Podeur. Le CNQCS
est chargé de délibérer sur les "orientations" et la répartition
des enveloppes proposées par le comité national de gestion (CNG)
du Fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des
soins (FICQS), créé dans la loi de financement de la sécurité
sociale 2007. Le PLFSS pour 2008 a prévu une dotation de 301
millions d'euros pour le Fiqcs. La présidence du CNQCS sera
assurée par André Gauron, conseiller-maître à la Cour des
comptes.
Pour en savoir plus : La composition et les modalités de
fonctionnement des instances de gestion du FIQCS
http://www.ameli.fr/l-assurance-maladie/connaitre-l-assurance-maladie/fiqcs/instances-de-gestion.php
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16 novembre 2007
- Médicament : Nouvelles remises en cause scientifique des
médicaments anti obésité, à commencer par l'Acomplia*
Alors que le nombre de personnes en surpoids ne cesse de
progresser dans le monde, deux études scientifiques distinctes
mettent en garde contre les médicaments anti-obésité, et plus
particulièrement le rimonabant (Acomplia*).
Le rimonabant serait associé à un risque accru d'effets
psychiatriques sévères, selon un article à paraître demain dans
la revue médicale britannique The Lancet. Analysant les
résultats de quatre essais en double-aveugle impliquant plus de
4.000 patients, l'équipe du Pr Arne Astrup (Département de
nutrition humaine, université de Copenhague, Danemark) a montré
que les patients recevant le rimonabant (20 mg/jour) avaient 40%
plus de risque d'avoir des effets secondaires que ceux recevant
un placebo. Les patients sous rimonabant avaient un risque accru
d'arrêter le traitement en raison de troubles dépressifs (2,5
fois plus que ceux sous placebo) et d'anxiété (3 fois plus) :
"Nos travaux suggèrent que la prise de 20 mg/jour de rimonabant
accroît le risque d'effets psychiatriques - par exemple troubles
de l'humeur et anxiété", estiment les chercheurs, soulignant que
les personnes présentant des antécédents de dépression ou de
maladies psychiatriques avaient été exclues des essais.
Le 13 juin dernier, des experts sanitaires américains s'étaient
prononcés contre la commercialisation du médicament aux
Etats-Unis, jugeant qu'il pouvait entraîner une augmentation des
pensées suicidaires. Le 29 juin le laboratoire annonçait qu'il
retirait son dossier de demande de commercialisation auprès de
la Food and Drug Administration. En Europe, l'Agence européenne
du médicament a décidé le 19 juillet de laisser le produit sur
le marché, tout en ordonnant qu'il ne soit plus prescrit aux
personnes présentant une grave dépression ou traitées aux
antidépresseurs.
Par ailleurs, le British Medical Journal (BMJ) publie en ligne
une autre étude évaluant l'efficacité à long terme de trois
traitements anti-obésité -rimonabant, orlistat et sibutramine.
L'équipe du Pr Raj Padwal (Université d'Alberta, Edmonton,
Canada) a montré que ces trois médicaments permettaient
seulement une perte de poids modeste, de moins de 5 kilos, de
nombreux patients restant obèses ou en surpoids.
Selon les chercheurs, orlistat permet une perte de poids de 2,9
kg, sibutramine de 4,2 kg et rimonabant de 4,7 kg. Ils ont aussi
montré des effets secondaires pour les trois produits, et plus
particulièrement pour le rimonabant un risque accru de troubles
de l'humeur, comme la dépression ou l'anxiété. De son côté, le
Pr Gareth Williams (Université de Bristol) met en garde dans le
BMJ contre les dangers potentiels d'autoriser l'accès libre aux
médicaments anti-obésité : "Vendre des médicaments anti-obésité
devant le comptoir (NDRL: sans prescription médicale) va
perpétuer le mythe selon lequel l'obésité peut s'arranger
simplement en avalant une pilule et pourrait en outre saper les
efforts pour promouvoir une vie saine, seule échappatoire à
l'obésité sur le long terme". Dans le monde, plus d'un milliard
d'adultes sont en excès pondéral, selon l'OMS et il y a au moins
300 millions d'obèses sur la planète.
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14 novembre 2007
- Médicament : Lancement d'une class action contre Sanofi
concernant l'Acomplia *
Après avoir été contraint en juillet de retirer la demande
d’approbation de son médicament anti-obsésité, le rimonabant (Acomplia*)
sur le marché américain, le quatrième laboratoire pharmaceutique
mondial doit faire face à la fronde judiciaire d’investisseurs
mécontents.
Mardi soir, le cabinet d’avocats Coughlin Stoia a annoncé le
lancement d’une class action (recours collectif) contre le
laboratoire devant une cour de l’Etat de New York. Le motif ?
L’investisseur institutionnel au nom duquel la plainte est
déposée considère que les informations diffusées auprès des
marchés étaient «trompeuses». Autrement dit, que certains
actionnaires ont été floués financièrement en achetant des
actions Sanofi sur la foi du potentiel de ce traitement que le
labo présentait comme un «blockbuster» avec des prévisions de
vente de 3 milliards d’euros par an d’ici à 2010. Selon les
plaignants, les déclarations des dirigeants de Sanofi à propos
du Zimulti – le nom commercial de l’Acomplia outre-Atlantique –,
dans l’année qui a précédé le refus d’experts sanitaires
américains d’homologuer le médicament, étaient «matériellement
fausses et trompeuses car les défendeurs ont dissimulé des
données sur sa propension à causer des dépressions». Un effet
secondaire du médicament pourtant connu de longue date dans les
milieux médicaux, auquel il faut ajouter des tendances
suicidaires chez les patients sous traitement.«Les preuves de sa
sécurité sont insuffisantes», avait estimé, le 13 juin, le
comité des 14 experts consultés par la FDA (l’autorité
américaine de la santé), ce qui les avait amenés à voter
unanimement contre l’autorisation de mise sur le marché de l’Acomplia.
Une véritable claque pour Sanofi, immédiatement sanctionnée par
des marchés qui voyaient disparaître la perspective d’un «relais
de croissance» rapide et prometteur pour le labo. Sur les dix
derniers mois, le titre Sanofi a perdu près de 10 %. «Premier
médicament de cette classe, l’Acomplia était parti pour devenir
extrêmement profitable», fait valoir Coughlin Stoia qui réclame
des dommages et intérêts pour les plaignants et se targue d’être
à l’origine de plus de 45 milliards de dollars «récupérés» dans
des procédures de class actions. A l’état-major parisien de
Sanofi, où l’on a pris ce jour connaissance de la plainte
américaine, on réfute en bloc. «Nous contestons ces allégations
et nous défendrons vigoureusement nos intérêts», notait un
porte-parole sans autre commentaire.
Malheureuse coîncidance : l’Oréal (un des 2 actionnaires de
référence de Sanofi, avec Total) a cédé 1,8 % du capital de
Sanofi (sur un total de 10,5 %) par l'intermédiaire d'un
placement privé accéléré auprès d'investisseurs institutionnels.
Tout ceci fragilise Sanofi-Aventis, qui devient de plus en plus
opéable...
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14 octobre 2007
- Manifestation nationale contre les
franchises médicales
Plusieurs milliers de personnes ont participé à
une manifestation nationale le samedi 13 octobre 2007 contre les
franchises médicales, à l'appel plusieurs associations,
syndicats, et partis politiques.
Une délégation de
représentants des manifestants a été ensuite reçue par les
cabinets des ministres de la Santé et du Travail. Rien de
concret sur le sujet des franchises ne semble en être sorti.
De leur côté, plusieurs présidents de CPAM se
sont prononcées contre le principe de ces franchises, "qui
trahissent purement et simplement l'esprit de la solidarité
nationale face à la maladie mise en place en 1945" : les
présidents des
CPAM de
Basse-Normandie (Calvados, Orne et Manche), les présidents des
huit caisses primaires de la région Midi-Pyrénées, et le conseil
de la CPAM de Seine-Saint-Denis.
Enfin plusieurs sondages en septembre et octobre
indiquent qu'entre 60 et 70 % des français s'opposent aux
franchises médicales.
Un nouveau rassemblement contre les franchises
est prévu mardi 23 octobre
devant l’assemblée nationale.
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13 aout 2007
- Infirmier(e)s : Soutien de FO aux réfractaires à l'Ordre
Le syndicat FO-santé annonce ce jour qu'il «soutiendra» les
infirmières qui décideront de ne pas adhérer au Conseil de
l'Ordre des infirmiers de leur département, créé par un décret
du 14avril 2007. Selon ce décret, pour pouvoir exercer leur
profession, les infirmiers salariés et libéraux devront
obligatoirement s'inscrire au Conseil de l'Ordre...
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09 aout 2007
- Médicament : Restrictions d'utilisation pour l'Acomplia®
Après de nouvelles évaluations par l'Agence européenne du
Médicament (EMEA), l'AFSSaPS vient d'actualiser le plan de
gestion des risques d'Acomplia (rimonabant). Cette spécialité
est désormais contre-indiquée chez les patients dépressifs, et «
ne doit pas être utilisée » en cas d'antécédents de dépression.
Les agences sanitaires ont donc resserré leurs contraintes, ce
traitement pouvant jusqu'alors être instauré chez ces derniers,
mais « avec une grande prudence ».
Par ailleurs, l'AFSSAPS souligne que les patients présentant des
idées suicidaires ou des antécédents de troubles dépressifs «
doivent être attentifs à l'apparition de signes dépressifs,
devant lesquels il est recommandé d'arrêter son traitement et de
consulter immédiatement son médecin traitant ». L'agence
rappelle enfin qu'Acomplia est « contre-indiqué chez les
patients présentant une dépression caractérisée ou chez les
patients traités par antidépresseurs ».
Pour en savoir plus : AFSSaPS, 9 août 2007, Prescrire
►Haut de page
08 aout 2007
- Medicament : La FDA rejette l'AMM du Seretide 500/50 pour la
BPCO
L'Agence fédérale américaine des médicaments - la Food and
Drug Administration (FDA) - a refusé ce jour d'autoriser l'Advair
(Seretide en France) 500/50 pour lutter contre la BPCO. Ce
médicament, qui constitue la version la plus dosée du médicament
vedette de Glaxo-SmithKline, est déjà utilisé dans le traitement
de l'asthme.
Le groupe pharmaceutique britannique s'est montré « très surpris
et déçu » de cette décision. L'Advair est le premier médicament
du groupe GlaxoSmithKline, avec des ventes mondiales qui ont
totalisé 6 milliards de dollars l'année dernière. La version
500/50 est vendue aux Etats-Unis au prix d'environ 240 dollars
pour un mois, soit quelque 30 % de plus que la version dosée
moyennement, selon le distributeur Drugstore.com.
Le laboratoire s'est dit « déterminé à travailler avec la Food
and Drug Administration pour régler tous les problèmes qu'elle
soulève et aller de l'avant ».
►Haut de page
06 aout 2007
- Sécurité sociale : Le mythe du "trou de la Sécu" dénoncé par
un chercheur du CNRS
Julien Duval, chercheur au CNRS, publie un livre où il
renverse les termes de la question du budget de la Sécurité
Sociale : il n'y a pas de « déficit de la sécu » mais « un
besoin de financement » que les gouvernements successifs ont
décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les
exonérations de charges sociales. En effet, l'affaiblissement de
la protection sociale découle non pas d'arbitrages techniques
mais d'un choix politique : le transfert généralisé des «
risques » du capital vers le travail. Ce retournement de la
problématique pose question et permet d'apposer un regard neuf
sur ce qui apparaît comme un des plus grand défi pour notre
société actuelle.
Pour en savoir plus : La présentation du livre par son auteur :
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-37246-le-mythe-du-trou-de-la-secu.htm
►Haut de page
31 aout 2007
- Médicament : Retrait mondial du Silomat *
L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS)
annonce ce jour le retrait mondial par les laboratoires
Boehringer Ingelheim, de Silomat (clobutinol), médicament
disposant d'une AMM française dans le traitement symptomatique
de la toux seche : « Cette décision s'inscrit dans le cadre
d'une mesure de précaution prise au vu des résultats,
disponibles depuis fin août, de plusieurs études (…) montrant un
risque de survenue d'effets indésirables cardiaques ». En fait,
ce risque potentiel est extrêmement faible. Sur 200 millions de
patients traités dans le monde, seuls deux cas de troubles du
rythme cardiaque ont été déclarés ! « Mais compte-tenu de
l'existence d'alternatives thérapeutiques et de (son)
utilisation sans prescription dans de nombreux pays, les
laboratoires Boehringer Ingelheim ont décidé, par mesure de
précaution, de (le) retirer du marché au niveau mondial ».
Pour en savoir plus : AFSSaPS, 31 août 2007, Prescrire
►Haut de page
28 aout 2007
- Systeme de soins : 36,5 millions de pauvres
et 47 millions de personnes dépourvues d'assurance médicale aux
USA en 2006
Selon l'enquête annuelle du Bureau américain du Recensement
rendue publique ce mardi, l e taux de pauvreté a légèrement
reculé, pour la première fois depuis dix ans, à 12,3% de la
population en 2006 contre 12,6% l'année d'avant (37 millions de
pauvres). Mais dans le même temps, le nombre de personnes vivant
sans assurance médicale a augmenté, atteignant 47 millions en
2006 soit 15,8% de la population contre 44,8 millions en 2005
(15,3%). Un foyer de deux personnes est considéré dans la
pauvreté lorsque ses revenus sont inférieurs à 13.167 dollars
par an, selon le Census Bureau, et de 16.079 dollars pour trois
personnes. Il y a 12,8 millions d'enfants et de jeunes de moins
de 18 ans qui sont dans la pauvreté, soit 17,4% et 8,7 millions
d'enfants (soit 11,7%) qui sont sans couverture médicale. Ce
chiffre est en hausse par rapport à 2005 où ils étaient 8
millions dépourvus d'assurance santé.
"Ces chiffres de couverture médicale sont vraiment une mauvaise
nouvelle", a commenté un économiste de l'institut Brookings, Ron
Haskins, après la publication de ces données. "Soit de plus en
plus d'Américains vont vivre sans assurance médicale, soit
l'addition va encore augmenter pour le gouvernement", affirme
cet économiste.
Le revenu moyen d'un ménage américain a légèrement augmenté pour
la deuxième année consécutive de 0,7% à 48.200 dollars annuels,
toutefois le revenu médian individuel est en recul de quelque
500 dollars pour les hommes à 42.261 dollars annuels et de 400
dollars pour les femmes à 32.515 dollars par an. Les ménages
blancs ont vu leur revenu médian progresser de 1,1%, les
Asiatiques de 1,8%, les Hispaniques de 1,7% tandis que ceux des
ménages noirs n'ont progressé que de 0,3%.
Les Noirs sont plus facilement pauvres que les autres (24,3%,
stable par rapport à 2005), suivis par les Hispaniques (20,6%
contre 21,8% en 2005) et les Asiatiques (10,3%). Chez les Blancs
non-hispaniques, le taux de pauvreté est de 8,2%.
Quelque 3,4 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sont
dans la pauvreté.
Les chiffres du Census Bureau montrent aussi une différence
énorme entre les revenus médians des hommes et des femmes
travaillant pourtant dans les mêmes secteurs. Dans le secteur du
droit (avocats, conseils juridiques) les hommes gagnent en
moyenne 104.400 dollars par an, quasiment deux fois plus que les
femmes (51.400 dollars/an). Dans l'informatique, le salaire
annuel médian d'un homme est de 70.400 dollars contre 61.100
dollars pour une femme.
Le Sud du pays est le plus pauvre, notamment les Etats du
Mississippi (21,1% de pauvres), la Louisiane (19%), mais aussi
la capitale Washington DC (19,6%) tandis que les comtés parmi
les plus riches se situent également dans la banlieue de
Washington (Fairfax en Virginie, Montgomery dans le Maryland).
Les Etats du Maryland, du New Jersey et du Connecticut dans
l'est du pays sont les plus riches en terme de revenus par
foyer. San José au coeur de la Silicon valley en Californie
(ouest) et Plano dans le Texas (sud) sont les grandes villes les
plus riches tandis que Cleveland (Ohio, nord), Détroit
(Michigan, nord) ainsi que Miami (Floride, sud-est) figurent au
rang des plus pauvres.
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23 aout 2007
- Médicament : médecins et pouvoirs publics épinglés par la Cour
des Comptes
Dans son édition du jour, Le Parisien révèle les principales
conclusions d'un rapport de la Cour des comptes sur la
consommation de médicaments. Dans ce rapport confidentiel*, "les
experts de la rue Cambon décochent un sacré nombre de flèches à
l'attention des autorités sanitaires mais aussi des médecins" :
"Si la consommation des antibiotiques a baissé de 13 % entre
2002 et 2005, elle reste, en France, deux fois supérieure à
celle des Allemands, et trois fois à celle des Néerlandais".
"En France, 90 % des consultations de généralistes se soldent
par une prescription, contre 72 % outre-Rhin et... 43 % aux
Pays-Bas".
"Si les génériques progressent enfin, c'est davantage parce que
les pharmaciens usent désormais de leur « droit de substitution
» que parce que les médecins les ont adoptés".
"les médecins français prescrivent davantage de produits trop
peu efficaces pour être remboursés que leurs confrères européens
: 2,2 lignes de prescription par an et par habitant sur 14
lignes !
"Menée en 2004 dans l'est de la France, une étude montre que 4
traitements sur 10 contre la dépression sont... inadaptés. Les
auteurs livrent une kyrielle d'autres exemples".
En France, 130 000 personnes sont hospitalisées chaque année
suite à une interaction entre différents produits : « 40 à 60 %
de ces accidents seraient évitables. »
"Lorsque la balance bénéfice-risque d'un produit penche dans le
mauvais sens, les autorités sanitaires françaises réagissent
souvent avec retard. Neuroleptique contre les bouffées de
chaleur, vasodilatateur... Les auteurs livrent le cas de
plusieurs produits, retirés de la vente en Europe, et toujours
commercialisés en France".
"Les auteurs pointent la « nécessité d'une base publique » de
données sur le médicament... qui n'existe toujours pas".
« La visite médicale reste le premier moyen d'information des
médecins. » L'industrie pharmaceutique y consacre 8 500 € par
praticien.
"L'impact des accords conventionnels sur les prescriptions a été
« très faible », et les économies attendues « surestimées » :
sur les 285 millions d'euros attendus en 2005, seuls... 17
millions découlent d'un « infléchissement des prescriptions » -
le reste est notamment dû à l'envolée des génériques".
NB : la veille, sur France Inter, Jean de Kervasdoué,
spécialiste en economie de la Santé, tout en rappelant la
situation particulierement difficile des généralistes par
rapport aux autres médecins français, signalait que si les
médecins français adoptaient le mode de prescription de leur
confrere neerlandais, les economies réalisées combleraient
largement le déficit de l'Assurance Maladie...
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03 aout 2007
- Sécurité Sociale : Le Bureau du SNJMG
rejette le financement du plan Alzheimer par des franchises
médicales
Le Bureau National du SNJMG publie ce jour un communiqué de
presse pour rejeter le financement du plan Alzheimer par des
franchises médicales qu'il estime par nature incompatibles avec
le principe de solidarité.
Le Bureau National du SNJMG demande au Président de la
République de renoncer à ces franchises et d'ouvrir une large
concertation afin de revoir les financements de l'Assurance
Maladie en général et du plan Alzheimer en particulier.
NB : la Confédération des syndicats médicaux
français (Csmf) émet des réserves sur les franchises, même si
elle « prend acte de la décision du gouvernement ». La CSMF
souhaite ainsi que ces franchises « restent limitées afin d´une
part de ne pas dissuader l´accès aux soins et d´autre part de ne
pas remettre en cause le principe fondateur de la sécurité
sociale, basé sur le financement solidaire ». L´une des
principales organisations étudiantes, la Fage, réclame «
expressément » à Nicolas Sarkozy d´exonérer les étudiants de la
franchise, « devant la gravité de la situation de santé des
étudiants et l´urgence imposée par ces annonces ». Selon la Fage,
la mise en place de la franchise constituerait « une grave
atteinte à l´accès aux soins pour les étudiants ».
Pour en savoir plus :
Communiqué
de presse du SNJMG
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01 aout 2007
- Sécurité Sociale : la création de 3 franchises médicales
suscite de vives réactions et une petite cacophonie
gouvernementale
Prévue à l'origine pour réduire le déficit persistant de
l'assurance maladie, le système de franchises médicales servira
finalement à financer la lutte contre la maladie d'Alzheimer et
le cancer. Candidat de l'UMP à l'élection présidentielle,
Nicolas Sarkozy avait présenté cette mesure dès janvier, avant
d'en définir difficilement les contours au fur et à mesure de la
campagne électorale, pour déboucher finalement sur le système de
trois forfaits présenté mardi matin à Dax.
Sur le papier, la franchise de 50 euros par « accumulation »
présentée hier ressemble à s'y méprendre au forfait de 1 euro
par consultation médicale et par analyse instauré lors de la
réforme de 2004 et plafonné à... 50 euros par an. Le dispositif
de Nicolas Sarkozy consiste en fait à appliquer des forfaits non
remboursés sur les dépenses de soins jusque-là épargnées : à
compter du 1er janvier 2008, un forfait de 50 centimes sera
prélevé sur chaque boîte de médicament délivrée et pour chaque
acte paramédical reçu (infirmière, kiné, etc.). Il atteindra 2
euros pour les transports médicaux (ambulances). A un moment, le
gouvernement a été tenté, par souci de simplification, de faire
une franchise unique (consultations, médicaments, etc.), mais
cela aurait porté le plafond à au moins 100 euros par an. Un
seuil jugé dangereux politiquement.
L' entrée en vigueur de ces 3 franchises est prévue pour 2008,
et elles ne devraient pas être remboursées aux patients par les
complémentaires santé, puisqu'elles s'intègrent dans le système
des "contrats responsables", a indiqué le ministère de la Santé
mardi après-midi. Le président de la République avait pourtant
indiqué le matin même souhaiter que "cette franchise puisse être
prise en charge" par les complémentaires. Une concertation sur
le sujet doit avoir lieu en septembre avec les complémentaires
santé, a laché prudemment le ministère mardi soir.
L'instauration de ces franchises médicales est "une mesure
particulièrement inégalitaire", a aussitôt dénoncé Bernard
Thibault, secrétaire général de la CGT, soulignant qu' "on
s'éloignerait un peu plus encore des principes de la Sécurité
sociale". La Cfdt, qui « renouvelle son opposition » à ces
franchises et pointe un « grand risque de renoncement aux soins
». Pour Force Ouvrière, « la mise en place de franchises ne vise
qu´à suppléer le désengagement de l´Etat ». Le syndicat
considère que ce système laisse de plus en plus les dépenses de
santé à la charge des assurés. « Si l´on ne tient pas compte des
prises en charge à 100 % dans le cadre des affections longue
durée, le taux moyen de remboursement a déjà sensiblement
diminué », souligne FO.
"C’est la poursuite d’un renversement déjà amorcé dans notre
modèle de solidarité", a réagi le CISS, un collectif qui
regroupe des associations de malades, et "demain, ce seront donc
encore un peu plus les malades qui paieront pour les malades,
car les biens portants ne consomment pas de médicaments, ni de
transports médicalisés, ni d’actes paramédicaux". Le CISS
remarque que le gouvernement « ne peut même pas attendre la fin
du mois d'août » et les conclusions du rapport demandé à Raoul
Briet et Bertrand Fragonard sur l'instauration éventuelle d'un «
bouclier sanitaire », qui limiterait les sommes annuelles
restant à la charge des assurés et qui, à la différence des
franchises, serait fonction du revenu.
Inquiet de la tournure du débat, L'AD-PA (directeurs de maisons
de retraite), favorable à la 5e branche, appelle à la «
concertation » afin d'éviter que « des polémiques semblables à
celles liées à la suppression du jour férié n'aillent à
l'encontre des objectifs de solidarité exprimés ».
Les critiques contre cette mesure se sont en fait succédées
depuis les premières annonces de M. Sarkozy en janvier. Outre
les protestations de différents partis de gauche, syndicats de
salariés ou de fonctionnaires, organisations familiales ou de
patients, plusieurs spécialistes d'économie de la santé ont
critiqué et le principe et les buts recherchés par cette mesure.
Ce jour dans Libération, Bruno Palier, économiste au centre de
recherches de Sciences-Po, poursuit cette ligne critique : «On
nous dit qu’il y aura des mesures d’accompagnement pour les plus
pauvres, mais le problème ne concerne pas seulement les plus
pauvres, mais ceux qui sont juste au-dessus des seuils. Ce sont
ces fameux 7 % des Français qui ne sont pas à la CMU, mais qui
ne sont pas assez aisés pour avoir des mutuelles. Ces gens-là,
avec les franchises, vont retarder leur entrée dans le système
de soins. Ils vont devoir attendre avant d’aller se faire
soigner. Et ce sera catastrophique car ils se feront soigner
quand ils seront encore plus malades.»
Plusieurs acteurs de la santé, parmi lesquels les médecins et
écrivains Christian Lehmann et Martin Winckler, ont lancé une
pétition, qui a recueilli à ce jour plus de 52.000 signatures,
indiquent-ils sur leur site (www.appelcontrelafranchise.org).
Des réserves se sont exprimées au sein du gouvernement même,
Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, ayant
proposé, pour atténuer les injustices qui pourraient en
découler, la création d'un "bouclier sanitaire" qui permettrait
que les sommes restant à la charge du patient ne puissent
dépasser de 3 à 5% de son revenu brut. C'est pourquoi le
ministère de la Santé a mis en place une mission d'étude
(confiée à Raoul Briet et Bertrand Fragonard) sur ce bouclier
sanitaire, mais la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a
d'ores-et-déjà précisé qu'elle n'était pas en mesure pour
l'instant de plafonner les franchises médicales en fonction du
revenu des assurés sociaux.
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31 juillet 2007
- Sécurité Sociale : Nicolas Sarkozy annonce la création de 3
franchises médicales pour financer un plan Alzheimer
Lors d'une visite ce jour au centre de gériatrie de l'hôpital de
Dax (réputé pour ses travaux liés à la maladie d'Alzheimer,
ndlr), le président de la République a annoncé la création de
franchises médicales destinées à abonder des fonds pour financer
la recherche et l'amélioration des traitements liés aux maladies
de la vieillesse, en particulier la maladie d'Alzheimer : "Cette
franchise sur les dépenses de santé sera de 0,5 euro sur chaque
boîte de médicament, de 0,5 euro sur tous les actes paramédicaux
et de deux euros sur tous les transports médicaux (Cette
franchise médicale, créée dès cette année, sera plafonnée à 50
euros par an et par assuré social) Les foyers les plus modestes,
les enfants et les femmes enceintes en seront dispensés. Je
souhaite que cette franchise puisse être prise en charge par les
assurances complémentaires de santé. De toute façon, il faudra
parler, négocier, discuter (...) La maladie d'Alzheimer est un
véritable drame national. Pour lutter contre ce drame, pour
parler familièrement, on va mettre le paquet, comme on dit, pour
trouver les causes et des remèdes".
Le chef de l'Etat a expliqué qu'il ne voulait pas que le
lancement de ce plan "se traduise par un creusement du déficit
de la Sécurité sociale, par une baisse des remboursements ou une
augmentation des cotisations".
Parallèlement à cette annonce, Nicolas Sarkozy a dit avoir
demandé au ministre du Travail, Xavier Bertrand, "la création
d'une cinquième branche de la protection sociale exclusivement
tournée vers la prise en charge de la dépendance des personnes
âgées et handicapées (...) J'ai demandé que cette cinquième
branche soit créée au tout début de l'année 2008".
Revenant sur la mise en place du plan de lutte contre la maladie
d'Alzheimer, le Président de la République a déclaré : "Lutter
contre cette maladie est un défi, ce n'est pas une histoire de
gauche ou de droite. Tous les gouvernements, dans les 30 ans à
venir, y seront confrontés (...) Chaque année, il y a 225.000
cas nouveaux. Près de trois millions de personnes sont
directement concernées par ce drame (...) dont le seul coût
financier annuel est de 10 milliards d'euros par an. Alors, je
vous le dis, cet effort financier demandé aux assurés, il faut
le faire (...) Une société qui ne respecte pas ses personnes
âgées, qui les cache, est une société qui se renie. C'est un
objectif de civilisation (...) Dans un pays où il y a 8% de
chômeurs, ca ne doit pas être difficile de former des personnes
pour soutenir à domicile les personnes atteintes de ce mal (...)
Il y a 350.000 postes à pourvoir d'ici 2015. C'est un gisement
d'emplois aussi, afin de lutter contre ce fléau qui peut arriver
dans toutes les familles et qui n'est pas seulement lié au grand
âge".
Le président de la République a aussi déclaré avoir chargé le
professeur Joël Menard (scientifique respecté et personnalité
apolitique, ancien directeur général de la Santé entre octobre
1997 et août 1999) de présider un commission chargée d'établir
des premières orientations pour ce plan. Cette commission devra
rendre ses travaux le 21 septembre, date de la journée mondiale
de lutte contre cette maladie. Une chose est déjà acquise à
propos de ce plan : la création d'un institut dédié, du type
Institut national du cancer (INCa), n'est pas d'actualité.
L'idée serait plutôt de s'appuyer sur les plans réalisés au
cours de la précédente législature, en renforçant
considérablement les moyens. Le label « grande cause nationale »
vient d'être attribué pour 2007 au collectif Alzheimer, qui
regroupe 29 organisations, selon une décision du Premier
ministre publiée samedi au « Journal officiel ». Ce label permet
à l'association d'obtenir des diffusions gratuites et des tarifs
préférentiels pour des spots de publicité. Reçue hier par
François Fillon, Arlette Meyrieux, présidente de
France-Alzheimer, a souligné le « retard pris dans tous les
domaines : soins, recherche, accompagnement ». Reçue à l'Elysée,
l'AD-PA (directeurs de maisons de retraite) a rappelé que, dans
l'immédiat, « l'enjeu essentiel » était l'évolution des crédits
consacrés aux personnes âgées dans le budget 2008 de la Sécurité
sociale, et que ce choix « engagerait la crédibilité des
pouvoirs publics ».
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25 juillet 2007
- Sécurité Sociale : L'Etat annonce le remboursement de 5,1
milliards d'euros à la Sécurité sociale
Eric Woerth, ministre des Comptes publics, annonce dans Le Monde
daté de ce jour que "l'Etat transfèrera à l'Acoss (la banque de
la sécu, ndlr) avant octobre 5,1 milliards d'euros, provenant
des recettes déjà enregistrées de privatisation, soit
l'équivalent de sa dette au régime général au 31 décembre 2006".
Si ce gain en trésorerie ne change rien au déficit 2007 de la
Sécu, il permettra tout de même à l'Acoss d'éviter de dépasser
le plafond d'emprunt fixé à 28 milliards d'euros. Et il
occasionnera de moindres intérêts financiers à verser (200
millions) l'année prochaine. Pour l'année 2007, Eric Woerth
assure que l'Etat compensera "les allègements de charges à
l'euro près, quitte à modifier nos règles de gouvernance (...)
Les gestionnaires de l'Etat doivent cesser d'utiliser, comme
cela a encore été fait en 2006, les sommes destinées à la
compensation des exonérations pour d'autres dépenses". Cet
engagement de principe du ministre est d'autant plus important
que les allégements de charges vont considérablement augmenter
l'année prochaine avec les exonérations prévues sur les heures
supplémentaires...
- Médicament : Un chercheur de la FDA aurait été écarté des
travaux sur l'Avandia ®
Deux sénateurs étatsuniens ont fait savoir qu'un chercheur de la
Food and Drug Administration (FDA) a déclaré devant une
commission d'enquête parlementaire que la FDA l'avait écarté des
travaux sur l'Avandia, après qu'il eut fait part de ses doutes
quant à son innocuité. Ce chercheur a, à un moment donné, piloté
l'étude de l'agence américaine du médicament sur Avandia, selon
une lettre envoyée à la FDA par le président de la commission
des Finances du Sénat, Max Baucus (démocrate) et le sénateur
républicain Charles Grassley. Le chercheur pensait depuis 2005
qu'il y avait suffisamment de preuves de la nécessité d'assortir
Avandia d'un fort avertissement quant au risque d'attaques
cardiaques, ont déclaré les sénateurs. Dans un communiqué
intitulé "Les sénateurs révèlent les efforts de la FDA pour
étouffer les divergences scientifiques et minimiser les risques
pour la sécurité", accompagnant leur lettre, ils affirment que
le chercheur a été "marginalisé après avoir fait part de ses
préoccupations" concernant Avandia. Ce chercheur "a reçu
l'instruction de cesser de participer à l'étude des problèmes de
sécurité cardiovasculaire potentiels associés à Avandia",
peut-on lire dans la lettre des sénateurs. "Cette nouvelle
accusation est particulièrement importante et accroît notre
préoccupation concernant des interventions de la FDA dans des
décisions concernant la sécurité d'Avandia", poursuit la lettre.
Une porte-parole de la FDA, Julie Zawisza, a déclaré que
l'agence avait reçu la lettre des sénateurs et qu'elle allait y
répondre.
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24 juillet 2007
- Vaccinations : publication du nouveau calendrier vaccinal
Le comité technique des vaccinations publie ce jour le
nouveau calendrier vaccinal, cuvée 2007. Suite à la publication
au JO de la fin de l'obligation vaccinale contre la tuberculose
et du remboursement conditionnel du vaccin Gardasil (vaccin
contre le papilloma virus), de nombreux changements
interviennent cette année :
- Le fameux vaccin BCG contre la tuberculose n'est plus
obligatoire. Mais il reste conseillé pour les enfants à risque,
notamment ceux d'Ile-de-France et de Guyane, ou ceux ayant
séjourné dans des pays concernés par la tuberculose,
- Le vaccin contre le papillomavirus est recommandé chez les
filles de 14 ans. Un rappel est proposé a toutes les jeunes
femmes de 15 à 23 n'ayant pas eu de rapports sexuels, ou au plus
tard dans l'année de leurs premiers rapports. Le vaccin, assez
cher (300 Euros), est remboursé à 65 % dans cette indication (NB
: Cette vaccination doit être faite en complément du dépistage
des lésions précancéreuses du col dont la pratique doit être
renforcée) ,
- Le vaccin contre les infections à pneumocoque est généralisé à
tous les enfants de moins de deux ans. La procédure est de trois
injections (2 mois, 12 mois et 15 mois),
- Le vaccin contre l'hépatite B est fortement recommandé chez
tous les enfants de moins de 13 ans. Il peut être fait dès l'âge
de deux mois,
- le rappel contre la coqueluche est recommandé chez les adultes
« qui sont ou vont être en contact avec des nouveau-nés non
encore vaccinés ».
Enfin, le comité rappelle l'obligation du vaccin Rougeole
Oreillons Rubéole (ROR) et du DTPolio. En revanche, les vaccins
contre la varicelle et le rotavirus gardent des indications
restreintes.
Pour en savoir plus : Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°
31 et 32. juillet 2007
http://www.invs.sante.fr/beh/2007/31_32/index.htm
►Haut de page
23 juillet 2007
- Médicament : Agréal ® retiré du marché
Indiqué dans le traitement des bouffées de chaleur de la
ménopause, le neuroleptique Agréal ® a récemment fait l'objet
d'une réévaluation au niveau européen suite au signalement
d'effets secondaires indésirables, essentiellement
psychiatriques (anxiété, dépression et réactions à l'arrêt du
médicament) et neurologiques (mouvements anormaux dans de rares
cas irréversibles). Cette étude conduit ce jour à prévoir le
retrait de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) d'Agréal ®
dans tous les Etats européens et un rappel des lots à compter du
30 septembre 2007.
Les traitement en cours devront progressivement arrétés (1
comprimé un jour sur deux pendant 1 semaine, puis 1 comprimé un
jour sur 3 pendant 1 semaine) avant l'arrêt complet.
Pour en savoir plus : Afssaps, Prescrire
►Haut de page
20 juillet 2007
- Médicament : L'EMEA interdit l'Acomplia ® pour les patients
dépressifs
En juin 2007, l'Emea a engagé une réévaluation de l'ensemble des
données disponibles portant sur les effets psychiatriques d'Acomplia
® depuis sa mise sur le marché européenne. L'Agence européenne a
conclu que la balance bénéfice/risque reste positive mais
recommande aujourd'hui de contre-indiquer ce médicament chez les
patients souffrant de dépression caractérisée ou traités par un
antidépresseur, en raison de risques d'effets secondaires
psychiatriques.
L'Afssaps rappelle que tout effet indésirable grave ou inattendu
susceptible d'être lié à la prise d'Acomplia ® doit
obligatoirement être déclaré par les professionnels de santé aux
centres régionaux de pharmacovigilance.
Pour en savoir plus : Communiqué de l'Afssaps du 20 juillet 2007
(www.afssaps.sante.fr)
►Haut de page
16 juillet 2007
- Sécurité sociale : Eric Woerth fixe à 2 % en volume la
progression de l'ONDAM pour la période 2008-2012
A l'occasion du débat d'orientation budgétaire (DOB), Eric
Woerth ,ministre du budget, a précisé la stratégie
d'assainissement des finances publiques. Sur la législature,
l'objectif est de "diviser par deux la progression de la dépense
publique", soit une hausse moyenne un peu en dessous de 1 % en
volume sur l'ensemble de la sphère publique – État, sphère
sociale et collectivités territoriales – contre 2,25 % en
moyenne sur les dix dernières années. Cela permettra l'an
prochain d'économiser 10 milliards d'euros dès l'an prochain,
selon le ministre. Ce résultat ne peut être obtenu sans le
concours de tous les acteurs, notamment la Sécurité sociale.
Eric Woerth a indiqué que "la croissance de l'objectif national
de dépenses de santé ne devrait pas dépasser en moyenne 2 % en
volume (hors inflation) par an sur la période 2008-2012, soit
environ 3,5 % en euros courants. Dans ces conditions, le taux
qui sera soumis au Parlement lors de l'examen du PLFSS pour 2008
devrait probablement se situer aux alentours de 3,3 % ou 3,5 %
au lieu des 2,6 % fixés pour 2007, chiffre qui sera largement
dépassé. Reste à savoir si ce taux s'appliquera sur les dépenses
effectivement constatées en 2008 ou sur les dépenses prévues qui
seront inférieures à la réalité. Dans ce dernier cas, cela
amputerait d'autant l'augmentation réelle de l´Ondam pour 2008.
Le ministre des comptes publics a reconnu que cet objectif était
"ambitieux (impliquait) que le gouvernement examine et renforce
dès maintenant les leviers de la maîtrise médicalisée avec
l'ensemble des acteurs (...) C'est aussi un objectif réaliste,
car il est inutile d'afficher des cibles hors d'atteinte" (comme
en 2007) l'instauration de la franchise devrait permettre, quant
à elle, de financer les nouveaux besoins (..) La maîtrise des
dépenses d'assurance maladie est d'autant plus nécessaire que
nous devons faire face à la dégradation des comptes de la
branche vieillesse".
Pour en savoir plus : Débat d'orientation budgétaire - séance du
16 juillet :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/debat_orientation_budgetaire_comptes_2008.asp
►Haut de page
03 juillet 2007
- Franchise sur les dépenses de santé : « une solution purement
financière qui ne résoudrait rien » pour le président de la
Mutualité Française
Dans un entretien publié ce jour dans les Echos, Jean-Pierre
Davant, président de la Mutualité Française, dresse un constat
d'échec de la réforme de 2004. Quant à la proposition de «
bouclier sanitaire » de Martin Hirsch, qui ferait varier les
remboursements en fonction des revenus, le président de la
Mutualité Française estime que "c'est le type même de la fausse
bonne idée. C'est même le projet le plus dangereux à l'heure
actuelle pour l'avenir de l'assurance-maladie. Si on demande aux
classes moyennes et aux cadres de financer toujours plus et de
recevoir toujours moins, on remet en cause le principe de
solidarité nationale. Martin Hirsch confond solidarité et
assistance. Nous ne sommes plus au XIXe siècle." Enfin, il
estime que les franchises constituent un simple
"déremboursement. Cela ne peut donc pas être considéré comme une
ressource nouvelle. La franchise est une solution purement
financière qui ne change rien à l'organisation du système de
santé. Et même sur le plan financier, elle ne résoudrait rien :
il faudrait une franchise de 400 à 500 euros par an et par
personne, ne serait-ce que pour remettre les comptes à zéro.
C'est impensable !"
►Haut de page
29 juin 2007
- Franchise sur les dépenses de santé : Martin Hirch formule des
propositions alternatives
Quelques jours après sa nomination au gouvernement, Martin
Hirsch avait jugé fin mai que les franchises sur les soins, une
des propositions les plus impopulaires du programme de Nicolas
Sarkozy, n'étaient "pas une bonne mesure", mais s'était dit
ensuite "rassuré" par l'assurance que les personnes en
difficulté seraient prises en compte. Dans une "contribution aux
réflexions sur l'assurance maladie", transmise aux ministères de
la Santé et des Comptes publics, et révélé ce vendredi par Les
Echos, l'ancien président d'Emmaüs France propose notamment
l'instauration d'une franchise "non pas sur les consultations ou
les médicaments, mais d'abord sur ce qui est peut-être le plus
source d'abus et d'inégalités, à savoir les indemnités
journalières". Le texte propose ainsi la non prise en charge des
indemnités journalières, versées en cas d'arrêts de travail, par
l'assurance maladie ou les complémentaires santé (mutuelles,
assurances, instituts de prévoyance). Ce mécanisme, qui
permettrait une économie annuelle d'un montant de 180 millions
d'euros au moment où l'assurance maladie intensifie sa lutte
contre les arrêts de travail abusifs, pourrait par ailleurs être
assorti d'une obligation pour l'employeur d'accepter que ce
premier jour d'arrêt maladie soit décompté comme une RTT.
M. Hirsch propose en outre l'instauration d'une "taxe
nutritionnelle", déjà en vigueur au Canada et dans "18 Etats
américains" ciblant quelques aliments jugés non satisfaisants
sur le plan nutritionnel (boissons sucrées, gazéifiées, snacks
salés ou sucrés) Selon le scénario retenu, le produit de cette
mesure pourrait être compris entre 200 millions d'euros et 1
milliard d'euros".
Enfin, M. Hirsch propose l'instauration d'un "bouclier
sanitaire" qui permettrait que les sommes restant à la charge du
patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut. Un
dispositif semblable est déjà mis en oeuvre depuis 2004 en
Allemagne où le reste à charge est plafonné à 2% du revenu.
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27 juin 2007
- Les complémentaires santé se généralisent, sans effacer des
inégalités, selon une étude de l'INSEE
Plus de neuf personnes sur dix disposaient en 2003 d'une
couverture maladie complémentaire. Mais cette généralisation
n'efface pas les inégalités, observe l'INSEE dans une étude
publiée ce mercredi, soulignant que les plus pauvres, les
chômeurs et les étrangers sont les moins couverts.
En 2003, 99,6% de la population de France métropolitaine était
couverte par l'assurance-maladie. Alors que les assurés étaient
69% en 1981 à bénéficier d'une couverture complémentaire, leur
proportion est désormais de plus de 90%. Au total, 83% des
dépenses de santé ont été financées par la Sécurité sociale en
2003, 10% par les couvertures complémentaires (hors couverture
maladie universelle, créée en 2000) et 7% par les patients
eux-mêmes. Le nombre de personnes bénéficiant d'une
complémentaire a augmenté à tous les âges : la part des
individus non couverts parmi les 18-29 ans est ainsi passée de
33% en 1981 à 14% en 2003. Chez les plus de 70 ans, cette part
atteint désormais 10%, contre 54% il y a 25 ans. Plus le niveau
de vie de leur ménage est faible, plus les individus se trouvent
sans complémentaire santé. Ainsi, en 2003, 21% des individus
appartenant aux 20% des ménages ayant le niveau de vie le plus
faible déclaraient ne pas avoir de complémentaire, contre 4%
pour les 20% de foyers ayant le niveau le plus élevé.
Alors que la couverture maladie universelle (CMU) destinée aux
foyers les plus pauvres devrait assurer une couverture à
l'ensemble de la population, ce dispositif "souffre d'un
non-recours important (entre 14 et 15% en 2003), pour des
problèmes d'information d'une part, mais aussi parce que
certains des bénéficiaires potentiels, notamment les plus
jeunes, éprouvent moins de besoins de soins", note l'INSEE.
Les populations "les plus vulnérables" sont les moins couvertes,
poursuit l'Institut national de la statistique et des études
économiques. Treize pour cent des personnes appartenant à une
famille monoparentale n'ont pas de complémentaire, contre 5% des
individus vivant dans un ménage composé d'un couple et de deux
enfants. C'est aussi le cas des étrangers: 46% des Africains non
maghrébins, 42% des Maghrébins vivant en France, 33% des
ressortissants des pays européens hors UE et 21% des
ressortissants de l'Union européenne n'étaient pas couverts en
2003, contre 8% des Français de naissance.
Ces différences ne sont pas sans lien avec le recours aux soins,
constate l'INSEE. En effet, 7% des adultes bénéficiant d'une
complémentaire n'avaient pas consulté de médecin, généraliste ou
spécialiste, au cours des douze mois précédant l'enquête. Cette
proportion grimpait à 17% pour les personnes non couvertes. Or,
parmi elles, 14% disaient par exemple avoir des caries non
soignées, soit deux fois plus que le reste de la population.
- Médecins du Monde interpelle les nouveaux députés sur
l'accès aux soins des plus démunis
Le bus de Médecins du Monde, qui a sillonné depuis le 9 mars
quinze villes de France pour débattre de l'accès à la santé des
plus faibles, a été installé mercredi place du président
Edouard-Herriot, à Paris, à proximité de l'Assemblée nationale
pour "demander aux nouveaux élus que les lois garantissent
l'accès aux soins des personnes les plus vulnérables", a
expliqué Françoise Jeanson, ancienne présidente de MDM.
Au cours de la campagne, plus de 10.000 personnes ont signé les
cinq propositions de MDM (intégration de l'AME - aide médicale
d'Etat - dans la CMU, ouverture d'une permanence d'accès aux
soins dans chaque hôpital, campagne nationale de dépistage des
enfants intoxiqués au plomb, développement d'unités mobiles de
psychiatrie, non-expulsion et accès aux soins sans restriction
des étrangers gravement malades). Quatre-vingts élus de toute
obédience, dont les députés socialistes Michèle Delaunay et
Jean-Marc Ayrault, le député communiste Patrick Braouezec ou
encore l'adjointe au maire UMP de Toulouse Jacqueline Bayle les
ont aussi signées.
Selon l'ONG, près de 38% des patients venus à MDM ne peuvent
obtenir de couverture maladie faute de domiciliation et 82% des
personnes ayant droit à une couverture maladie n'ont pas de
droits ouverts lorsqu'ils se présentent pour la première fois.
L'instauration de franchises médicales annoncées par le nouveau
gouvernement "nous inquiète fortement", souligne Françoise
Jeanson, souhaitant également "alerter très fortement les élus
et l'opinion sur la question du renvoi des étrangers malades".
L'Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE), dont
MDM fait partie avec plusieurs associations, avait dénoncé la
semaine dernière l'expulsion d'un étranger souffrant d'une
hépatite C active et la multiplication de ce type d'expulsion ou
de placements en rétention. "Nous allons rester très vigilants
car la loi (de 1997 protégeant les malades étrangers de
l'expulsion ndlr) n'est pas respectée", souligne le Dr Jeanson
qui ajoute : "On se demande qui veut renvoyer mourir dans leur
pays ces gens-là, parce que c'est de cela qu'il est question.
Expulser un Africain souffrant d'une hépatite C active dans son
pays, c'est le renvoyer à une mort certaine".
►Haut de page
26 juin 2007
- Médicament : Des restrictions à l'utilisation du Piroxicam
L'Agence européenne du Médicament (EMEA) a émis de nouvelles
recommandations concernant l'utilisation du piroxicam. Cet
anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS ) voit ainsi ses
indications restreintes aux traitements de l'arthrose, de la
polyarthrite rhumatoïde et de la spondylarthrite ankylosante.
Dans un communiqué, l'Agence française de Sécurité Sanitaire des
Produits de Santé (AFSSaPS) annonce ainsi la prochaine
modification par l'EMEA, du Résumé des Caractéristiques du
Produit et de « la notice des médicaments contenant du piroxicam
». Outre ces restrictions d'indications, il est contre-indiqué
chez les patients ayant des antécédents de saignements
gastro-intestinaux, ou de réactions cutanées avec tout autre
médicament de la catégorie des AINS ou des anticoagulants. « Le
rapport bénéfice/risque des médicaments contenant du piroxicam
demeure positif », précise néanmoins l'agence européenne.
Cette décision fait suite à une réévaluation lancée en septembre
2006 par l'EMEA à la demande de la Commission européenne, pour «
suspicion d'effets indésirables cutanés et digestifs plus
importants qu'avec les autres AINS ».
Pour en savoir plus : AFSSaPS, 26 juin 2007
►Haut de page
15 juin 2007
- Elisad Gateway, un portail européen sur les addictions
Elisad Gateway est un portail Internet sur les addictions,
développé avec le soutien de la Commission Européenne. Il offre
un accès aux meilleures ressources du web en Europe sur les
drogues, l'alcool, le tabagisme, le jeu et les thèmes associés.
1 160 sites de qualité sont référencés dans 35 pays d'Europe et
dans 17 langues européennes. Ce projet est développé depuis 2002
par 24 centres de documentation spécialisés membres du réseau
Elisad. La coordination générale du projet a été assurée par
Toxibase et l'OFDT (Observatoire Français des Drogues et des
Toxicomanies), et sa conduite technique par Archido, centre de
documentation sur les drogues de l'université de Brême
(Allemagne). Toxibase et l'OFDT ont collecté et évalué les
données françaises.
Pour en savoir plus : Le site d'Elisad Gateway
(http://www.addictionsinfo.eu)
►Haut de page
14 juin 2007
- TVA sociale : Le Premier ministre ouvre le chantier
Interrogé sur une hausse de TVA de l'ordre de 5 points, niveau
évoqué dans Les Échos du 12 juin par le sénateur Jean Arthuis,
président de la commission des Finances du Sénat et avocat de
longue date de la TVA sociale, le Premier Ministre a relevé que
"l'ordre de grandeur pourrait être celui-là". François Fillon a
confié deux missions à son ministre de l'Économie, Jean-Louis
Borloo, afin d'expertiser cette réforme et d'identifier
"précisément les dépenses que la nouvelle ressource fiscale
serait susceptible de financer et les prélèvements qui
pourraient être réduits en contrepartie" et à Éric Besson, le
secrétaire d'État chargé de la Prospective, qui devra réaliser
une étude prospective et comparative, notamment avec le Danemark
et l'Allemagne, et une évaluation des effets économiques d'une
TVA sociale avec un rapport d'étape dès juillet. C'est sur la
base de ces études que Jean-Louis Borloo devra conduire la
concertation avec les partenaires sociaux. Dans un communiqué
diffusé ce soir, l'Elysée a annoncé qu'aucune décision ne serait
prise avant la fin de l'été sur le sujet. Nicolas Sarkozy a fait
savoir qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans
sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir
d'achat des Français".
Pour La Tribune, "les organismes de sécurité sociale, concernés
au premier chef, travaillent déjà sur cette piste. Dans un
document de travail, ils retiennent l'hypothèse d'une hausse de
la TVA de deux points qui s'accompagnerait d'une baisse d'un
point des cotisations patronales et d'un point de la CSG pour
les salariés. Un schéma qui dégagerait, selon les calculs des
experts, un gain de 4 milliards d'euros pour les finances de
l'État, sachant que deux points de TVA supplémentaires
rapportent environ 12 milliards d'euros de recettes fiscales
supplémentaires. Ces 4 milliards pourraient venir bien
opportunément aider au financement des nouveaux allégements de
charges envisagés dans le cadre de la réforme des heures
supplémentaires, dont le coût serait, justement, de 5 milliards
d'euros..."
Pour en savoir plus : Le site de la TVA sociale (http://www.tva-sociale.org)
►Haut de page
13 juin 2007
- Médicament : Les experts de la FDA rejettent à l'unanimité la
demande d'AMM du Rimonabant (Acomplia*)
Ce soir, le Comité consultatif sur les médicaments à visées
endocrinienne et métabolique de la FDA a recommandé aux
autorités américaines de ne pas autoriser le rimonabant chez les
patients obèses et en surpoids avec facteurs de risques
associés.
Les experts de la Food and Drug Administration attirent en effet
l'attention sur l'augmentation des troubles psychiatriques et
idées suicidaires associés à cette molécule. Y compris
semble-t-il, chez des patients sans antécédents de dépression.
La FDA rendra sa décision finale le 27 juillet prochain mais en
principe, elle suit les recommandations de ses comités
spécialisés.
Les experts américains assènent là un coup sérieux à cette
molécule déjà commercialisée par sanofi-aventis dans 18 pays.
Elle est disponible en France sous le nom d'Acomplia, avec des
évaluations différentes selon les indications. Ainsi son service
médical rendu (SMR) est-il qualifié de modéré par les autorités
« chez les patients obèses et diabétiques de type 2,
insuffisamment contrôlés par une monothérapie par metformine ou
par sulfamide ». En revanche, ce dernier est jugé « insuffisant
pour les patients ne répondant pas aux critères ci-dessus ».
Dans son avis au ministère de la Santé, la Commission de
transparence s'interrogeait précisément sur la « tolérance
psychiatrique » du rimonabant. Elle recommandait notamment que
soient « exclus de la population cible, les patients ayant
présenté une dépression caractérisée ». Par ailleurs, l'AFSASSPS
avait lancé le 04 mai 2007 une mise en garde sur les effets
secondaires du rimonabant. Quant à l'efficacité de ce
médicament, elle est mise en question par la revue Prescrire qui
évoque « une perte de poids de 4 à 5 kg par an, avec retour
progressif au niveau antérieur à l'arrêt du traitement »…
Notons pour finir que ce médicament a été primé à l'occasion des
Prix MEDEC, comme l'innovation thérapeutique de l'année 2007...
Pour en savoir plus :
- Avis FDA
- Fiche HAS (http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/ct-3379_acomplia_.pdf)
►Haut de page
12 juin 2007
- Franchise sur les dépenses de santé : Le SNJMG participe à la
conférence de presse organisée par le SMG
A l'initiative du Syndicat de la Médecine Générale (SMG), une
conférence de presse réunit une quarantaine d'organisations du
secteur sanitaire et social pour s'opposer au projet de
franchise. Le SNJMG était représenté à cette conférence de
presse par son secrétaire général, le Dr Fabien Quedeville.
NB : L' Association médicale de défense de la déontologie et des
droits des malades (AMDDDM) a demandé « solennellement » au
gouvernement le 10 juin de renoncer à son projet de franchises
sur les remboursement de soins, qui pénaliserait, notamment, les
malades atteints d'affection de longue durée.
►Haut de page
07 juin 2007
- Franchise sur les dépenses de santé : Jean
de Kervasdoué redoute "l'effet inverse du but recherché"
Instaurer un dispositif de franchise médicale sur
les remboursements de soins pour les dépenses de santé aurait
"l'effet inverse du but recherché" et "accroîtrait les
inégalités" d'accès aux soins, estime Jean de Kervasdoué, ancien
Directeur des Hôpitaux et professeur en Economie de la santé au
Centre national des arts et métiers, dans une tribune au Monde
daté de ce jeudi : Cette idée "ne marche pas et produit assez
vite l'effet inverse du but recherché (...) Non seulement elle
accroît les inégalités dans l'accès aux soins, mais elle
contribue à la croissance des dépenses de santé : elle produit
de l'inflation". M. de Kervasdoué prend l'exemple du ticket
"modérateur" non remboursé par la Sécurité sociale et créé pour
modérer la croissance des dépenses, mais qui "n'a rien modéré du
tout" car "la quasi totalité de la population est couverte" par
des mutuelles, assurances ou par la CMU, qui le prennent en
charge.
Le chercheur se demande aussi ce que veut dire "responsabiliser"
les malades, terme employé par le Président de la République
pour justifier ce dispositif: "52% des dépenses médicales sont
engagées par 5% des Français qui sont vraiment malades. Sont-ils
responsables de leur âge, de leur cancer ou de leur diabète ?
(...) Un patient consulte parce qu'il a "mal au ventre", il ne
"demande" pas que son médecin lui fasse des radiographies ou des
analyses, il ne souhaite pas particulièrement qu'on l'opère, il
désire simplement ne plus avoir mal ?".
Enfin, de manière pratique, il estime que "le système
informatique de l'assurance maladie n'est pas capable de bâtir
en quelques mois un système de franchises aussi complexe et
encore moins tenir compte du revenu d'un ménage (...) Chacun
convient que les 3 000 programmes de gestion de l'assurance
maladie n'encaisseront pas ce choc (...) à moins d'attendre au
moins deux ans et d'investir 500 millions d'euros".
NB : Ce même jour, Claude Le Pen, professeur d'économie à
l'université de Paris Dauphine, donne également son point de vue
dans un débat publié par La Tribune. Pour lui, si la franchise
présente bien des avantages, son problème est que "pour être
efficace, elle doit être d'un montant significatif mais elle
risque alors d'exclure certaines personnes de l'accès aux soins.
Et, pour éviter le risque d'exclusion, elle doit être d'un
montant faible et prévoir des exonérations, mais alors elle se
révélera inefficace pour l'équilibre du système de santé. Il en
sera de même si elle est remboursée par les mutuelles".
NB bis : Selon un sondage paru dans Le Figaro, 66 % des Français
sont opposés à l'instauration de franchises médicales.
De plus, il faudrait rajouter, avant, l'info suivante :
►Haut de page
01 juin 2007
- Dépenses de Santé : Déficit "pas alarmant"
pour le Premier Ministre
Le Premier ministre, François Fillon, a jugé le 1er juin que le
déficit de la Sécu n'était "pas alarmant". "Quand on regarde les
fraudes à la Sécurité sociale, c'est à peu près le même montant
que le déficit. Il suffirait qu'on fasse tous un peu d'efforts
(...). Là, il y a un petit dérapage, les efforts se sont un peu
relâchés. Il faut resserrer quelques vis".
Pour en savoir plus : "Protection sociale, que contrôler en
priorité ?" de Philippe Warin, responsable scientifique d'Odenor
(Observatoire des non-recours aux droits et services) et
directeur de recherche au CNRS :
http://www.inegalites.fr/IMG/pdf/Protection_sociale_que_controler._doc.pdf
►Haut de page
30 mai 2007
- Nouveau gouvernement : Les compétences des ministres
Les décrets d'attribution des portefeuilles sociaux ont été
entérinés en Conseil des ministres de ce jour.
"Outre ses responsabilités traditionnelles en matière économique
et financière", Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Economie,
des Finances et de l'Emploi "exerce les attributions relatives à
la défense et à la promotion de l'emploi et de la formation
professionnelle". Il est chargé également des petites et
moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, des
professions libérales et des professions liées au tourisme.
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et
de la Solidarité "prépare et met en oeuvre la politique du
gouvernement en matière de droit du travail, ainsi que de
prévention des accidents du travail et de maladies
professionnelles". Il "élabore" la politique en faveur de la
famille, de l'enfance, des personnes âgées et des personnes
handicapées. Le lourd chantier du financement de la dépendance
lui revient donc. Il est aussi "compétent" en matière de droits
des femmes, de parité et d'égalité professionnelle. "Sous
réserve des attributions du ministre du Logement et de la Ville
et du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction
publique, il est également compétent dans les domaines de
l'action sociale et de la protection sociale". Conjointement
avec le ministre de la Santé, il a autorité sur l'IGAS.
Eric Woerth, ministre du Budget, est responsable de l'ensemble
des finances publiques et met en oeuvre la politique du
gouvernement en matière budgétaire et fiscale. "Il est
responsable de l'équilibre des comptes sociaux". Il aura la
tutelle de la Fonction publique et partagera avec les ministres
du Travail et de la Santé l'élaboration et l'exécution des lois
de financement de la Sécurité sociale. Il se retrouve, de fait,
en charge de la mise en place de la TVA sociale... La Direction
de la Sécurité Sociale (DSS), rattachée jusqu'ici au ministère
de la Santé, est placée sous la triple tutelle d'Eric Woerth, de
Xavier Bertrand et de Roselyne Bachelot, comme la DREES.
La Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot est chargée de la
politique de la santé publique, de l'organisation du système de
soins, y compris son volet hospitalier, de l'assurance maladie
et maternité, et des professions médicales et paramédicales.
Outre la DGS, elle exerce sa tutelle sur la DHOS.
Pour en savoir plus :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/les_nouveaux_decoupages_ministeriels_56490.html
►Haut de page
27 mai 2007
- Franchise sur les dépenses de santé : il y en aura 4...
Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, a confirmé ce jour
sur Europe 1 que les franchises médicales voulues par Nicolas
Sarkozy ne s'appliqueraient pas avant 2008 puisqu'elles seront
inscrites dans le PLFSS présenté en septembre par le
gouvernement. Ces quatre franchises sur les médicaments, les
consultations, les analyses et l'hôpital pourraient être de 10
euros chacune "par foyer ". C'est une "maquette de réflexion",
a-t-elle nuancé, envisageant également des modulations en
fonction des revenus, comme en Allemagne, et "des prises en
charge à 100 % au cas par cas". Martin Hirsh sera sollicité
"pour mettre en place des garde-fous, (et) pour prendre toutes
les précautions qui s'imposent". Pour la ministre, "il ne faut
pas envisager ces franchises sous l'angle d'un rationnement des
soins mais sous celui de la responsabilisation des patients".
Comme ces franchises ne suffiraient pas, loin de là, à éponger
le déficit actuel de la branche et que les économies réalisées
"seront dédiées" à une meilleure prise en charge des soins
optiques et dentaires, la ministre de la Santé compte sur des
recettes nouvelles comme les surplus de cotisations sociales
enregistrés depuis le début de l'année et sur le projet de TVA
sociale.
Pour le président de l'Unocam, Jean-Michel Laxalt, un système de
franchises avec quatre compteurs distincts (pour chaque poste
concerné) est "opérationnellement proche de l'impossible" et
risque d'alourdir les coûts de gestion du régime obligatoire,
sans oublier le risque de construire une nouvelle usine à gaz
bien réel.
►Haut de page
24 mai 2007
- Nouveau gouvernement : Le Bureau National du SNJMG écrit aux
ministres
En sus du courrier de félicitation à Nicolas Sarkozy pour son
élection comme Président de la République, le Bureau National du
SNJMG a écrit ce jour aux ministres Valérie Pecresse
(Enseignement Supérieur), Roselyne Bachelot (Santé) et Eric
Woerth (Budget et Comptes publics) pour engager des discussions
sur les dossiers que le syndicat juge prioritaires.
►Haut de page
23 mai 2007
- Médicament : Débat sur les risques cardio
vasculaires de l'Avandia*
Lors de l'assemblée générale de GlaxoSmithKline, le directeur
général du premier laboratoire européen, Jean-Pierre Garnier, a
déclaré avoir confiance dans l'Avandia*, l'antidiabétique
vedette du groupe pharmaceutique britannique, dont la sécurité a
été mise en cause cette semaine par une étude : "Si vous prenez
le tableau dans son ensemble, vous voyez qu'on ne peut qu'avoir
confiance dans les conditions de sécurité de l'Avandia (...)
C'est la voie qu'ont suivie à la fois la FDA (Food and Drug
Administration, l'autorité américaine de santé) et l'AEM (Agence
européenne des Médicaments, homologue de la FDA en Europe)".
L'Avandia* est utilisé pour le traitement du diabète de type 2,
lequel touche environ 90% des cas de diabète, est non
insulino-dépendant et également connu sous le nom de diabète
"gras" ou diabète de la maturité. L'analyse de plusieurs
dizaines d'études réalisée par le cardiologue américain de renom
Steven Nissen et publiée par le New England Journal of Medicine
a conclu que la prise de l'Avandia accroissait de 43% le risque
d'attaque cardiaque chez les patients traités, et de 64% le
risque de décès par accident cardiovasculaire. Glaxo s'inscrit
fermement en désaccord avec ces conclusions, tirées selon lui
d'éléments incomplets et basées sur une méthodologie
critiquable.
Avandia est le deuxième médicament le plus vendu de Glaxo. Avec
un chiffre d'affaires de 1,6 milliard de livres, il a représenté
7% environ du C.A. total de Glaxo en 2006 et une part bien plus
grande de son bénéfice. Il était considéré jusqu'à présent comme
un moteur de croissance majeur du groupe jusqu'en 2012, année
d'expiration de ses brevets d'exclusivité.
L'Agence européenne des médicaments a indiqué pour sa part dans
un communiqué qu'elle se pencherait sur les conclusions de la
nouvelle analyse, tout en précisant qu'elle avait déjà intégré
les risques cardiovasculaires associés au produit, en renforçant
fin 2006 ses avertissements sur Avandia. L'AEM a ajouté qu'elle
conseillait aux patients de ne pas arrêter l'antidiabétique et
d'en discuter avec leur médecin. Selon elle, certaines études
utilisées dans l'analyse de Nissen n'ont pas été abordées
conformément aux règles en vigueur en Europe. "La situation en
Europe est légèrement différente de celle des États-Unis parce
qu'en Europe, l'Avandia* est de toute façon contre-indiqué chez
les patients présentant une déficience cardiaque et nous avons
des mises en garde en cas d'ischémie", a souligné l'agence.
Pour en savoir plus :
- FDA Issues Safety Alert on Avandia, le 21 mai 2007
- NEJM publié en ligne le 21 mai 2007
►Haut de page
22 mai 2007
- Médicament : La menace des contrefaçons
La contrefaçon de médicaments est "une vraie menace pour la
santé publique" qu'il ne faut pas sous-estimer, a mis en garde
ce mardi Jean Marimbert, directeur général de l'Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Il a par ailleurs jugé que l'achat de médicaments sur internet
constituait "une véritable voie d'eau" dans le dispositif de
sécurisation du médicament.
Aucun médicament contrefait n'a été découvert à ce jour dans une
pharmacie en France. Mais en 2006, les douanes françaises ont
saisi près de 600.000 médicaments contrefaits dont la plupart
étaient des faux comprimés de Viagra.
La contrefaçon représente environ 10% du commerce mondial de
médicaments.
La contrefaçon est désormais "visible à nos frontières", ce qui
justifie une "montée en régime" des actions d'information des
professionnels et du grand public, a indiqué M. Marimbert au
cours d'une conférence de presse.
En février dernier, deux lots de Plavix, un médicament utilisé
contre les risques de coagulation, avaient été retirés du marché
français "par précaution" après la découverte d'une contrefaçon
en Grande-Bretagne. Le 14 mai, 49.790 boîtes de faux Viagra en
provenance d'Inde et à destination de la République dominicaine
étaient saisies par les douanes de l'aéroport parisien de
Roissy.
Il ne s'agit pas de déliver un "message alarmiste à court
terme", a tempéré M. Marimbert, qui présentait avec le président
de l'Ordre national des pharmaciens, Jean Parrot, un guide
d'information à destination des pharmaciens et un dépliant
appelant les patients à la vigilance.
Véritable "fléau" dans les pays en développement, la contrefaçon
émerge depuis quelques années en Europe (Royaume-Uni,
Pays-Bas...), ont expliqué MM. Marimbert et Parrot.
Dans les pays en développement, ce sont des médicaments basiques
(antibiotiques, antipaludéens...) qui sont contrefaits. Dans les
pays riches, la contrefaçon cible les médicaments chers ou "de
société" (obésité, érection).
Une cible également visée par le commerce de médicaments sur
internet, "voie à haut risque" pour le patient, a rappelé M.
Marimbert, appelant à "s'abstenir d'utiliser cette voie". Les
achats sur internet ne présentent aucune garantie et
court-circuitent le rôle du médecin prescripteur et le rôle du
pharmacien accompagnateur et conseil, a souligné M. Marimbert :
"La lutte contre la contrefaçon ne peut-être efficace que si
elle est collective, associant industriels, professionnels de la
santé et patients".
L'Afssaps, qui joue également un rôle important dans cette
lutte, s'efforce de développer des techniques qui permettraient
de comparer "les signatures" des médicaments. Mais il n'existe
pas de "parade technique parfaite", a noté M. Marimbert.
- Franchises sur les dépenses de santé :
Petite embrouille au gouvernement
Pour réduire le déficit persistant de l'assurance maladie,
Nicolas Sarkozy a prévu une franchise sur les remboursements des
soins. Proposée durant la campagne présidentielle, cette mesure,
dont les contours précis n'ont pas encore été définis, prendrait
la forme de quatre franchises non remboursées par la Sécurité
sociale sur les premiers euros dépensés chaque année en examens
biologiques, médicaments, visites médicales et hospitalisations.
Nommé au gouvernement en tant que Haut commissaire aux
solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, ancien
président d'Emmaüs, a dès hier matin exprimé sur France Inter
ses réticences sur ce dispositif, jugeant que "ce n'est pas ce
qu'il faut faire" : "J'ai dit il y a 15 jours, un mois, deux
mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure".
Cette réaction n'a pas été au goût de la ministre de la Santé.
Au cours d'un entretien le lundi après-midi avec Roselyne
Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, cette dernière lui
a précisé que la franchise «serait accompagnée des exonérations
nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales
très dégradées».
Pour clore toute polémique, Martin Hirsch a affirmé ce mardi
être «rassuré» par l'assurance que les «personnes en difficulté»
seront prises en compte dans le cadre de l'instauration de ces
franchises prévue par Nicolas Sarkozy.
Martin Hirsch explique son revirement: «J'ai rappelé lundi la
position que j'ai eue ces derniers mois sur la franchise et les
interrogations par rapport à la question de la pauvreté. Le fait
qu'il ait été précisé que la situation des personnes en
difficulté serait regardée sous un angle spécifique répond à
cette interrogation. Cela permet de faire en sorte que le
travail qui sera fait côté couverture maladie sera compatible
avec celui qui concerne la pauvreté.».
Cette franchise fait en tout cas polémique depuis plusieurs
semaines dans le monde de la santé, beaucoup y voyant la remise
en cause du système solidaire de la Sécurité sociale. Alors en
campagne aux côtés de Ségolène Royal, Bernard Kouchner, devenu
depuis ministre des Affaires Etrangères, avait lui-même jugé en
avril cette proposition "hyppocrite" et "très mauvaise" : "Dans
notre système, ce sont les gens bien portants qui paient pour
ceux qui sont malades, ne commençons pas, sous prétexte de
franchises, à élever certains malades contre les autres".
Plusieurs acteurs de la santé, parmi lesquels les médecins et
écrivains Christian Lehmann et Martin Winckler, ont lancé une
pétition contre cette mesure qui a recueilli plus de 31.000
signatures, indiquent-ils sur leur site
(www.appelcontrelafranchise.org).
►Haut de page
19 mai 2007
- Santé publique Les statistiques sanitaires de 193 pays en
ligne
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de mettre en
ligne les statistiques sanitaires de ses 193 Etats membres. Un
véritable site de référence qui rassemble pour chaque pays, 50
indicateurs sanitaires.
Ce portail (accessible en français) fait notamment apparaître
pour chaque pays, les maladies responsables de la mortalité et
de la morbidité, les conditions d'accès aux traitements, les
principaux facteurs de risques de telle ou telle maladie. Et
même les projections des principales causes de mortalité en…
2030 !
Pour en savoir plus :
www.who.int/whosis/fr/index.html
►Haut de page
18 mai 2007
- Annonce du nouveau gouvernement
Ce jour, a été rendue publique la composition du gouvernement
dirigé par le Premier Ministre, François Fillon, nommé la veille
par le Président de la République, Nicolas Sarkozy :
Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du
développement et de l'aménagement durables
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, des Finances et de
l'Emploi
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et
des collectivités territoriales
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et
européennes
Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de
l'Identité nationale et du Co-développement
Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice
Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et
de la solidarité
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale
Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche
Hervé Morin, ministre de la Défense
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse
et des sports
Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville
Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la Pêche
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la
communication, porte-parole du gouvernement
Eric Woerth ministre du Budget, des Comptes publics et de la
Fonction publique
Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre,
chargé des Relations avec le Parlement
Eric Besson, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre,
chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques
publiques
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre
d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de
l'aménagement durables, chargé des Transports
Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des
Affaires étrangères et européennes chargé des affaires
européennes
Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre
la pauvreté.
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06 mai 2007
- Election 2007 : Nicolas Sarkozy, nouveau Président de la
République
A l'occasion du second tour de l'élection présidentielle,
Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République avec 53,04%
des voix exprimées face à Ségolène Royal (46,96%).
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08 mai 2007
- Libéralisation des services de santé : Nouveaux débats au
Parlements européen
Des
eurodéputés libéraux et conservateurs ont réclamé mardi une
réintégration des services de santé dans la loi européenne
de libéralisation des services (l'ex-directive Bolkenstein)
adoptée fin 2006, à l'occasion d'un vote adopté en
commission.
Le député libéral néerlandais Toine Manders a réussi à faire
adopter un amendement en ce sens à l'occasion de l'adoption,
en commission parlementaire, d'un simple rapport sur les
services de santé rédigée par la députée socialiste
française Bernadette Vergnaud. Ce texte n'a toutefois à ce
stade aucune valeur législative. Les services de soins de
santé et pharmaceutiques avaient été exclus de la directive
libéralisant les services dans l'Union européenne, adoptée
en novembre 2006. Le texte avait au préalable été vidé des
points les plus polémiques de l'ex-directive Bolkenstein (du
nom de l'ex-commissaire européen au Marché intérieur). Le
commissaire européen à la santé Markos Kyprianou a récemment
lancé une consultation sur le secteur de la santé, en
évoquant son intention de présenter fin 2007 ou en 2008 une
directive sur les soins transfrontaliers, visant à encadrer
les traitements médicaux à l'étranger et préciser les règles
de remboursement. Dans le cadre de cette réflexion en cours,
le rapporteur socialiste Bernadette Vergnaud préconisait une
directive (loi) spécifique sur la mobilité des patients et
des professionnels de la santé. Elle invitait donc la
Commission à présenter "une directive sur les services de
santé". Mais un amendement appelle désormais Bruxelles "à
soumettre au Parlement une proposition pour réintroduire les
services de santé" dans la loi européenne sur les services.
Cet amendement a été retenu par 24 députés de la commission
du Marché intérieur, 18 votant contre. Courroucés, les
socialistes ont alors décidé de voter contre leur propre
rapport, ainsi détourné de son message initial. Le rapport
de sept pages, objet de plus de 200 amendements au total ce
qui reflète son caractère sensible, a néanmoins été adopté
dans son ensemble par 20 voix contre 18.
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07 mai 2007
- Médicament : Mise en garde pour les glitazones
Par son effet direct sur une protéine contrôlant à la fois
la masse osseuse, les dépenses énergétiques et le
métabolisme du glucose, certains antidiabétiques
provoqueraient des effets secondaires au niveau osseux. Un
traitement contre le diabète pourrait-il donc favoriser une
ostéoporose ?
Cette information préoccupante – surtout pour les
diabétiques âgés- vient d'être discutée dans le cadre du
34ème Symposium européen sur les Tissus calcifiés (ECTS) qui
se tient actuellement à Copenhague. Beata Lecka-Czernik,
gérontologue au CHU de Little Rock (Arkansas), a confirmé
que « l'os est une cible pour la roziglitazone ». Il
s'agit de l'un des antidiabétiques oraux les plus récents,
introduit depuis maintenant 5 ans.
A Copenhague, sa présentation est allée plus loin que les
travaux qu'elle avait présenté sur le sujet dès 2004. Elle
avait alors, déjà démontré que ce médicament provoquait une
diminution significative de la masse osseuse. Chez la
souris. Comment expliquer ce phénomène ? Par l'effet de ce
médicament sur une protéine très particulière que les
spécialistes appellent PPAR-Gamma et qui donc, joue en
quelque sorte un rôle « d'homme orchestre » aux frontières
de l'équilibre glycémique – évidemment en cause dans le
diabète – et du métabolisme osseux. Or tout ce qui porte
atteinte à ce dernier et notamment à l'équilibre entre la
destruction d'os agé et la construction d'os neuf peut
réduire dangereusement notre masse osseuse. Voire mener à
l'ostéoporose, particulièrement menaçante après 65 ans.
Pour l'auteur, « les résultats obtenus ‘in vivo' chez la
souris suggèrent que (ce type de traitement) pourrait
entraîner un risque significatif d'effets secondaires
affectant le squelette humain ». Une information
préoccupante car le traitement des diabétiques les plus âgés
est souvent complexe. Mais ce revers pourrait-on dire pour
parodier l'adage, a peut-être une médaille. Car il y a là
peut-être, une possibilité de développer de nouveaux
traitements… contre l'ostéoporose.
En attendant, cette information intervient au moment même où
l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de
Santé (AFSSaPS), dans le cadre d'une démarche distincte,
diffuse aujourd'hui, une lettre aux prescripteurs,
concernant justement des antidiabétiques de la même famille.
Dans ce document, elle les informe d'une « augmentation
de l'incidence des fractures chez les patientes traitées par
pioglitazone ».
Pour en savoir plus
: AFSSaPS, 7 mai 2007
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04 mai 2007
- Médicament : Mise en garde de l'AFSSAPS sur le Rimonabant
Par décision de police sanitaire, l'AFSSAPS a décidé
d'interdire « l'importation, la préparation, la
prescription et la délivrance de préparations magistrales,
officinales et hospitalières » contenant du Rimonabant.
Cette molécule est commercialisée en France sous le nom d'Acomplia.
Elle est indiquée dans le traitement des patients obèses (IMC
supérieur ou égal à 30) et diabétiques de type 2,
insuffisamment contrôlés par une monothérapie par metformine
ou par sulfamide. Désormais, seules les boîtes de 28
comprimés de 20mg seront disponibles sur le marché
français.Car selon l'Agence française de Sécurité Sanitaire
des Produits de Santé, « l'administration (de Rimonabant)
sous forme de préparations magistrales, officinales et
hospitalières, y compris les préparations homéopathiques,
est susceptible de présenter un danger grave pour la santé
humaine ». Notamment d'ordre psychique (anxiété,
dépression), neurologique (sensations vertigineuses) et
digestif (nausées, diarrhées).
Et tout cela finalement pour un médicament à l'efficacité
jugée… très relative. Dans leur livraison d'avril 2004 en
effet, les rédacteurs de la revue Prescrire soulignaient
déjà que « le principal bénéfice du Rimonabant est une
perte de poids de 4 à 5 kg par an, avec retour progressif au
niveau antérieur à l'arrêt du traitement. »
Ce nouveau traitement, remboursé à 35% depuis mars 2007 par
la Sécurité sociale française, a été annoncé à grand bruit
comme un nouveau remède à l'obésité, au diabète et au
tabagisme… Il semble présenter en fait beaucoup d'inconnues.
A tel point d'ailleurs que la Food and Drug
Administration américaine a reporté à juillet 2007 sa
décision concernant son autorisation de mise sur le marché.
Même méfiance chez nos voisins allemands qui l'ont classé
comme « médicament de confort » et refusé son remboursement
dès 2005.
Dans un souci de clarté, l'AFSSaPS vient tout juste de
mettre en ligne une fiche Du bon usage du médicament
consacrée au rimonabant. Ce document pratique rappelle que
le traitement médicamenteux de l'obésité ne doit être
instauré qu'en deuxième intention. « La prise en charge
de l'obésité repose avant tout sur le maintien d'un régime
hypocalorique et la pratique d'une activité physique
régulière ». Il complète le plan de gestion des risques
que l'AFSSaPS a mis en place concernant ce nouveau
médicament.
Pour en savoir
plus :
AFSSaPS, 4 mai 2007, La revue Prescrire, n'249, n°284
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03 mai 2007
- Canicule 2006 : Bilan rétrospectif
La canicule de l'été 2006 aurait entraîné une surmortalité
estimée à 2.065 décès entre le 11 et le 28 juillet 2006, et
à un total de 2.621 décès pour l'ensemble du mois de
juillet, ce qui est nettement moins qu'attendu, selon une
étude publiée jeudi par l'Inserm et l'InVS. D'après le
modèle mathématique utilisé, et compte tenu des températures
enregistrées, une surmortalité de plus de 6.400 décès
"aurait dû être observée" entre le 11 et le 28 juillet, en
vertu des calculs effectués par des chercheurs de l'Institut
national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).Pour
l'ensemble du mois de juillet 2006, la "surmortalité
attendue" aurait dû dépasser 7.600 décès, dont 6.452 décès
entre le 11 et le 28 juillet, indiquent les chercheurs qui
évoquent "un déficit de surmortalité"."La surmortalité a été
nettement moins importante que celle attendue" résument dans
un communiqué commun l'Inserm, l'Institut de veille
sanitaire (InVS) et Météo France, en présentant jeudi les
résultats du rapport daté du 6 décembre 2006.Ils émettent
"l'hypothèse d'une réduction de la vulnérabilité de la
population aux vagues de chaleur estivales" pour expliquer
les résultats. La "prise de conscience générale des risques
sanitaires liés aux chaleurs estivales extrêmes" depuis la
canicule d'août 2003, et la mise en place de mesures de
prévention, de surveillance et d'alerte pourraient, selon
les chercheurs, expliquer "une telle réduction". Le modèle de
calcul a été établi sur la période 1975-2002, en "mettant en
relation les fluctuations quotidiennes de la mortalité et
celles des températures sur les quatre mois d'été de juin à
septembre", précisent-ils. D'après ce modèle, la surmortalité
aurait été de plus de 470 décès en juillet 2006 parmi les
55-74 ans et de près de 1.500 décès pour les 75 ans et plus,
le total dépassant 2.600 tous âges confondus."Sur les trois
mois de juin, août et septembre 2006, aucune sous ou
surmortalité n'est observée", selon ce rapport remis par
l'Inserm à l'InVS. L'Institut de veille sanitaire qui utilise
un autre mode de calcul (à partir des moyennes pour les
années 2001-2005 hors 2003), avait estimé à l'automne
dernier à "1.388 décès supplémentaires" la surmortalité du
11 au 28 juillet 2006. Le chiffre consolidé pourrait
avoisiner 1.500 selon Georges Salines, responsable du
département santé-environnement à l'InVS.
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20 mars 2007
- Risque
Dépendance : Les moyens actuels ne suffiraient pas
L'allocation
personnalisée d'autonomie (APA) ne permet pas à elle seule
de répondre au défi de la dépendance des personnes agées
dépendantes, estime un rapport publié mardi, qui préconise
d'accroître à la fois la dépense publique et le recours aux
assurances privées. La création de l'APA en 2002 et
l'institution de la contribution de solidarité pour
l'autonomie (CSA) -- ou allocation Pentecôte-- a "amélioré
la situation en mettant la France au niveau de l'Allemagne
et du Royaume Uni " souligne l'auteure du rapport, Hélène
Gisserot, tout en faisant des propositions pour améliorer le
bilan de la prise en charge de la dépendance, encore loin
d'être satisfaisant.D'ici 2019, le nombre de personnes agées
dépendantes devrait croître de 20%, soit une moyenne de 1%
par an, indique le rapport.L'APA (attribuée sur la base d'un
barème quantifiant le degré de dépendance ou d'autonomie)
bénéficie aujourd'hui à 971.000 personnes, pour un montant
mensuel moyen d'environ 600 euros pour celles qui vivent
chez elles, et de 400 euros pour les quelque 600.000
résidents en maison de retraite. Mais le "reste à charge"
pour les familles, une fois versée l'APA, représente en
moyenne la moitié du coût total de la dépendance, soit de
1.000 à 1.500 euros par mois, alors que le revenu moyen des
plus de 80 ans se situe à 1.200 euros", a souligné mardi le
ministre délégué aux Personnes agées , Philippe Bas.Tout en
notant que la croissance économique et des économies sur
l'assurance maladie devraient permettre "d'absorber
l'évolution démographique", le rapport Gisserot, soucieux
notamment d'amélioration qualitative des services vis-à-vis
du grand âge, propose trois scénarios, l'un écartant toute
hausse des prélèvements obligatoires en faveur de la
dépendance, contrairement aux deux autres.Le premier
scénario consiste à recentrer l'APA sur les moins aisés et
les plus dépendants, en renvoyant les autres vers les
assurances privées.Le second implique une hausse des
prélèvements obligatoires en augmentant les dépenses
publiques de 3 à 5% par an par redéploiement (assurance
maladie) et en harmonisant la CSG (en mettant les retraités
à contribution), sans pour autant écarter un recours au
privé.Le troisième serait "d'accentuer la socialisation du
risque dépendance en réduisant les restes à charge laissés
par l'APA", ce qui supposerait une augmentation des dépenses
publiques de plus de 5% par an.Le choix entre ces scénarios
entraîne un choix politique de société, alors que la
dépendance et la vieillesse ont jusqu'à présent été peu
abordés par les candidats à la présidentielle, même si le
thème commence à émerger.Soutenant Nicolas Sarkozy, Philippe
Bas espère "faire gagner du temps" à son candidat par ses
propositions: "diminuer de 25% le reste à charge des
familles" et "concentrer cet effort de solidarité sur les
classes moyennes, qui ne bénéficient ni des systèmes d'aide
sociale, ni des exonérations fiscales".Parallèlement, il
faut aussi, selon le ministre, améliorer les incitations
fiscales à l'acquisition de couvertures complémentaires,
mais aussi "mobiliser davantage le patrimoine des personnes
agées via le nouveau mécanisme du viager hypothécaire ou
encore via l'assurance-vie".
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26 avril 2007
- Lutte contre le tabagisme : les effets pervers de la pub
pour les produits antitabac
Depuis le 1er février 2007, les ventes de traitements de
substitution à la nicotine se sont envolées. A en croire les
chiffres de l'Observatoire français des drogues et des
toxicomanies, il s'est vendu plus de 750.000 doses
mensuelles de médicaments d'aide à l'arrêt du tabac au cours
du premier trimestre 2007, soit une hausse de plus de 60 %.
Faut il alors soutenir le mouvement par des spots de pub ?
Non parce que la publicité pour les patchs et autres gommes
a l'effet inverse du but recherché, selon une étude
américaine (1) publiée par le très sérieux National Bureau
of Economic Research : en persuadant les jeunes fumeurs
qu'ils pourront s'arrêter plus facilement, elle les incite à
fumer davantage ! Les chercheurs ont travaillé avec des
statistiques sur le nombre de spots télé pour les produits
antinicotine, l'audience et les chiffres d'une enquête
régulière sur les jeunes face à la cigarette. Leur
conclusion est claire : si la pub pour les produits
antinicotine n'incite pas les jeunes à fumer, elle incite
les jeunes fumeurs à fumer davantage. « Une hausse de 10 %
de la publicité accroîtrait le nombre de cigarettes fumées
d'environ 1 % », affirment les auteurs, qui estiment que la
suppression totale de la pub « réduirait la consommation de
tabac des jeunes d'au moins 10 % », un effet identique à une
hausse des prix du tabac de 10 %...
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25 avril 2005
- Santé des étrangers en France : mobilisation de
l'Observatoire du droit à la Santé des étrangers
"Le gouvernement a publié, en toute discrétion et au mépris
de l'esprit de la loi, des outils facilitant l'expulsion de
personnes étrangères gravement malades, condamnées dans leur
pays d'origine par l'absence de traitement", écrit
l'Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE),
dans un communiqué diffusé ce mercredi et intitulé "Peut-on
renvoyer des malades mourir dans leur pays?". L'ODSE annonce
le lancement d'une "pétition contre ces mesures à
l'attention du corps médical, des associations et du grand
public".
Selon l'Observatoire, "les sites intranet du ministère de
l'Intérieur et de celui de la Santé ont publié des fiches
d'information concernant l'offre de soins et de traitements
proposée dans les pays d'origine des étrangers malades
demandant une régularisation pour raisons médicales (Or) ces
'fiches-pays' ne prennent pas en compte la notion
essentielle d'accessibilité effective aux soins et aux
traitements. Elles ne tiennent compte ni de la répartition
géographique des traitements, ni des ressources financières
nécessaires pour les obtenir (...) Par exemple, en Egypte,
la fiche mentionne qu'une tumeur maligne de l'estomac peut
être traitée sur tout le territoire avec une offre de soins
de qualité 'moyenne mais suffisante'. Dans les faits, les
traitements (chirurgie, chimiothérapie) sont très onéreux et
uniquement disponibles dans les structures privées des
grandes villes (...) De plus, les médecins inspecteurs de
santé publique sont invités à violer le secret médical
puisqu'ils doivent désormais détailler au préfet les
traitements à dispenser aux malades étrangers (...) Les
décisions prises par le gouvernement vont donc à l'encontre
de l'esprit de la loi de 1997 protégeant les étrangers
gravement malades de l'expulsion et de la loi de 1998
prévoyant leur régularisation".
Les associations membres de l'ODSE demandent "le respect
absolu du secret médical, la protection contre l'expulsion
ainsi que la régularisation des étrangers qui ne peuvent se
soigner effectivement dans leur pays d'origine, et donc le
retrait immédiat des instructions telles qu'elles figurent
aujourd'hui sur les sites intranet des ministères de
l'Intérieur et de la Santé".
- Evaluation des soins : le public va pouvoir accéder aux
informations...
Grande première en France, le site www.avisante.eu donnera
au public des données sur l'évaluation de la qualité des
soins. Plusieurs rapports ont mis en évidence le besoin
d'information des patients qui cherchent à s'orienter dans
le système de soins. Dans ce contexte, Action Santé avec le
soutien des associations AIDES, CISS et UNAF, s'est engagée
dans la mise en oeuvre d'Avissanté. Cet outil interactif
permettra au public d'accéder à l'évaluation du système de
soins. Dans un premier temps, le site s'intéressera aux
soins liés à la naissance et à la réadaptation, à la
médecine de ville, à l'hospitalisation et à la chirurgie.
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10 avril 2007
- "Franchise" sur les dépenses de santé : le collectif des
"anti" reçu par Ségolène Royal
La candidate socialiste à l'Elysée a reçu ce jour des
membres du collectif de médecins qui a lancé sur Internet
une pétition contre les franchises. Devant les caméras,
Ségolène Royal s'est opposée "farouchement" à toute
tentation de privatisation de la Sécurité sociale, signe
précurseur d'une "médecine à plusieurs vitesses". A ses
yeux, les quatre franchises médicales envisagées par Nicolas
Sarkozy (sur les examens biologiques, les médicaments, les
visites médicales et l'hospitalisation) feront "basculer des
millions de Français vers une précarité médicale".
L'appel sur internet a été lancé par Christian Lehmann et
Martin Winckler, médecins et écrivains, et Philippe Sopena,
ancien vice-président du syndicat de médecins MG-France. Ils
invitent tous les candidats à la présidentielle à se
"situer" par rapport aux propositions de Nicolas Sarkozy.
Pour l'instant, seuls José Bové et Dominique Voynet ont
répondu.
Ségolène Royal est la seule à leur avoir accordé un
entretien même si la réunion a été finalement présidée par
son codirecteur de campagne Jean-Louis Bianco et Jean-Marie
Le Guen, député de Paris et spécialiste des questions de
santé au PS. La candidate les a reçus une dizaine de minutes
avant de s'adresser à la presse.
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7 avril 2007
- Appel contre le projet de Nicolas
Sarkozy d'une franchise sur les remboursements
La proposition de Nicolas Sarkozy
d'instaurer une franchise sur les remboursements de santé a incité des médecins généralistes,
dont Christian Lehmann et Martin Winckler, nos deux célèbres collègues
écrivains, à lancer un appel à signer une pétition contre ce projet.
Pour en savoir plus :
http://www.appelcontrelafranchise.org/ .
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13 février 2007
- Décès d'Arnaud Marty-Lavauzelle, ancien président d'AIDES
Arnaud Marty-Lavauzelle, président de l'association AIDES de 1991 à
1998, est mort du SIDA dans la nuit, à l'age de 61 ans. Militant
actif de la lutte contre le VIH, il avait créé en compagnie de Clews
Vellay, président d'Act Up-Paris (1992-1994), Ensemble contre le
SIDA qui deviendra le Sidaction, la première émission télévisée
inter-chaînes consacrée aux malades et à la lutte contre l'épidémie
en 1994. Docteur en médecine depuis 1973, Arnaud Marty-Lavauzelle
était praticien hospitalier et thérapeute familial. Il s'était
"particulièrement intéressé aux liens entre la psychiatrie et les
maladies somatiques", menant notamment des recherches sur la place
du suicide dans la dynamique familiale, et les familles de
toxicomanes, rappelle AIDES. Militant à l'association dès 1987 peu
après avoir découvert sa séropositivité, il a également milité pour
plus de solidarité avec les malades des pays en développement, se
battant en faveur de l'accès universel aux traitements. Membre d'ONUSIDA,
il avait poursuivi son combat après le départ de la présidence d'AIDES
au sein d'organisations internationales comme AIDS ETI ou en tant
que référent sur les questions internationales à la mairie de Paris.
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08 février 2007
- Médicament : Sanofi-Aventis souffre des déboires du Ketek*
Pour la première fois depuis la fusion de Sanofi et d'Aventis en
août 2004, le premier laboratoire français lance un plan social dans
l'une de ses usines. Sanofi-Aventis va supprimer 118 postes dans son
site de Neuville-sur-Saône, près de Lyon, qui emploie 930 personnes.
Le plan de sauvegarde de l'emploi a été présenté ce jour en comité
d'entreprise. Jusqu'à présent, les réductions d'effectif n'avaient
touché que les commerciaux. L'usine de Neuville, l'une des dix-neuf
que compte le groupe en France, fabrique notamment le principe actif
qui entre dans la composition du Ketek. Cet antibiotique prescrit
pour traiter les bronchites et les sinusites fait l'objet d'enquêtes
des autorités sanitaires en Europe et aux Etats-Unis. Il est
soupçonné d'être à l'origine d'insuffisances hépatiques répertoriées
chez un petit nombre de patients, dont certaines ont été mortelles.
Même si le lien de cause à effet n'est pas démontré, la Food & Drug
Administration de Washington a recommandé un usage très restreint du
médicament. Les ventes du Ketek, déjà en forte baisse partout dans
le monde depuis un an, devraient encore reculer au cours des
prochains mois, ce qui explique les répercussions sur les capacités
de production. La fabrication du principe actif va même être arrêtée
temporairement, car Sanofi dispose d'assez de stocks pour faire face
à cette demande réduite. Le Ketek représentait la moitié de
l'activité de Neuville. Le laboratoire avait prévu d'y produire
jusqu'à 250 tonnes de principe actif par an. Pour la mise en oeuvre
de ce plan social, la direction « privilégiera le volontariat, les
mesures d'âge et la mobilité interne », explique une porte-parole.
Le site de Marcy-l'Etoile, qui fabrique des vaccins, est à 22 km de
Neuville, et pourrait accueillir une partie des salariés concernés.
De leur coté, les élus CGT « demandent à la direction de garder les
emplois et de préserver le site de Neuville ».
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05 février 2007
- L'Europe et le tourisme médical
Dans son édition du jour, le Figaro economie interroge le
commissaire européen, Markos Kiprianou, sur la consultation ouverte
par la Commission européenne le 26septembre 2006 (et conclue le 31
janvier 2007) à propos du cadre législatif à mettre en place sur les
services de santé. Le commissaire européen "annonce son intention de
présenter dès la fin de 2007, ou dans le courant de l'année
prochaine", un projet de directive sur la mobilité des patients en
Europe afin de réglementer les prestations de soins
transfrontaliers. Selon le commissaire à la Santé, "la concurrence
entre les services de santé européens est inévitable (...) il s'agit
notamment de définir quand et comment un citoyen peut recevoir un
traitement à l'étranger, et quel système national de Sécurité
sociale devra payer ces soins". Le Figaro économie ajoute que
"d'autres initiatives suivront, telle la création de centres de
santé européens de référence". Le journal note que Markos Kyprianou
dément toute intention de libéraliser le secteur : "seule la
jurisprudence de la Cour européenne de justice (CJCE) a créé cette
concurrence, en particulier lorsqu'elle rappelle que les règles du
marché intérieur s'appliquent aux services de santé, y compris aux
services publics comme les hôpitaux". Ainsi, le projet de loi
communautaire "aura pour but de faciliter et d'encadrer la mobilité
des patients, des médecins, ainsi que les remboursements
transfrontaliers". Dans le même temps, Destination santé révèle
qu'un Européen sur deux (52%) serait prêt à se déplacer pour
bénéficier de soins pratiqués par un chirurgien spécialiste situé
dans une ville éloignée voire dans un autre pays. C'est notamment le
cas des Italiens (68%) et des Allemands (63%), selon un sondage CSA
pour le compte du groupe Europ Assistance en association avec le
cercle de réflexion Santé Société. Les Français en revanche, restent
attachés à la proximité. Seuls 45% d'entre eux sont prêts à faire
leurs valises. Tout comme les Britanniques (39%), en dépit du fait
que la nécessité les pousse souvent à s'expatrier pour être
soignés... S'il s'agit d'un déplacement à l'étranger pour avoir
accès à une technique médicale « à forte valeur ajoutée », et « non
disponible » dans le pays d'origine, 65% des Européens se déclarent
prêts à franchir les frontières. Viennent encore en tête les
Italiens (75%) pour des interventions médicales. Une attitude qui
s'explique par les carences de leur système de soins. Les Allemands
(66%) et les Français (54%) sont également prêts à accéder ainsi à
une technique supérieure. La sécurité sociale française permet le
remboursement de soins pratiqués à l'étranger, rappelle Pierre-Jean
Lancry, directeur à la Mutualité sociale agricole. Pourtant selon
certains intervenants, l'explosion du recours à l'information via
Internet, pourrait faciliter la mobilité et la compétition entre
pôles d'excellence européens. D'autant plus que les Européens font
confiance aux médecins, même diplômés hors d'Europe...
Pour en savoir plus :
- Informations pratiques de la Commission européenne concernant la
prise en charge des soins de santé pour les citoyens se déplaçant à
l'étranger
http://ec.europa.eu/employment_social/social_security_schemes/healthcare/index_fr.htm
- Article de Destination Santé sur le sondage CSA concernant le
tourisme médical
http://www.destinationsante.com/fr_depeche.php?id_rubrique=26&id_article=20735&cat=1
- Article de Destination Santé sur le recours à l'information via
Internet
http://www.destinationsante.com/fr_depeche.php?id_rubrique=327&id_article=20210&cat=1
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23 janvier 2007
- Aggravation des inégalités de santé en France
Tandis que l'espérance de vie en France ne cesse d'augmenter, les
inégalités de santé s'aggravent selon le dernier numero du Bulletin
épidémiologique hebdomadaire (BEH). Des inégalités d'autant plus
scandaleuses qu'elles frappent tôt. Dès l'école, il existe de vraies
différences dans la prise en charge de la vue, des caries dentaires
et bien sûr dans l'évolution du développement staturo-pondéral. Les
résultats d'une étude menée en Alsace auprès de 4 460 enfants de 6
ans illustrent ce phénomène. La prévalence du surpoids et de
l'obésité y touche 19,7% des enfants d'ouvriers, mais seulement un
enfant sur dix quand l'un des parents exerce une profession de
cadre. Rappelons que la moyenne nationale s'élève à 15,1% ! Ces
inégalités persistent naturellement au cours de la vie. Alors que
plus de deux millions de Français souffrent de lombalgies
invalidantes, la catégorie des ouvriers qualifiés (40% du total des
cas) est sur-représentée et celle des cadres au contraire
sous-représentée (8%). Enfin les femmes souffrant de lombalgies se
retrouvent davantage chez les artisans, les commerçants, les
ouvrières qualifiées et non-qualifiées que chez les cadres…
Pour en savoir plus : BEH N°2-3, 23 janvier 2007
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22 janvier 2007
- Médicament : Pfizer supprime 10.000 emplois
Pénalisé par des pertes de brevets qui font stagner son chiffre
d'affaires, le numéro un mondial de la pharmacie réduit ses coûts.
Le groupe annonce ce jour hier 10.000 suppressions de postes dans le
monde d'ici à fin 2008 (soit 10 % de son effectif) afin d'économiser
de 1,5 à 2 milliards de dollars par an et réorganiser une R&D qui
peine à développer de nouveaux médicaments. Ce chiffre comprend les
2.200 suppressions de postes de visiteurs médicaux aux Etats-Unis
annoncées en novembre 2006. En Europe, Pfizer va réduire de « plus
de 20 % » ses effectifs commerciaux . En France, 350 postes seront
affectés, essentiellement des visiteurs médicaux. Le groupe va
fermer ou vendre trois sites de production de médicaments aux
Etats-Unis et en Allemagne. Dans le domaine de la R&D, Pfizer arrête
la recherche en dermatologie et en gastro-entérologie. Trois sites
américains et un site japonais seront fermés. En France, Pfizer a
annoncé la fermeture du seul site de R&D qui lui restait, à Amboise
(Indre-et-Loire). Spécialisé dans les études sur la toxicité des
médicaments, il emploie 154 personnes. Au total, ce sont donc 500
suppressions de postes qui sont annoncées dans l'Hexagone, sur un
total de 3.600. Numéro un mondial de la pharmacie, Pfizer est un
géant aux pieds d'argile. En apparence, la situation est loin d'être
catastrophique. En 2006, la firme a enregistré un chiffre d'affaires
de 48,4 milliards de dollars, et un bénéfice net de plus de 19
milliards ! Mais ces chiffres impressionnants cachent une
dégradation de l'activité. Les revenus n'ont gagné que 2 %, et le
résultat - hors éléments exceptionnels - 3 %. Et au cours des dix
prochaines années, les revenus devraient progresser en moyenne de 1
% à 2 % par an, estiment Citigroup et Goldman Sachs. Soit trois à
quatre fois moins vite que le marché mondial du médicament. Surtout,
Pfizer va être confronté, en 2011, à ce que les analystes de Goldman
Sachs qualifient de « trou noir ». Cette année-là, le laboratoire
perdra la protection de son brevet sur l'atorvastatine, médicament
le plus vendu au monde, qui représente à lui seul un quart de ses
revenus. En quelques mois, cet anticholestérol, connu en France sous
la marque Tahor, va voir ses revenus disparaître sous l'effet de la
concurrence des médicaments génériques. Pour faire face à cet
effondrement, les chercheurs de Pfizer mettaient au point un nouvel
anticholestérol, le torcetrapib. Mais, Jeff Kindler, le nouveau
patron du groupe, a dû abandonner ce projet en décembre à la suite
de décès liés au médicament lors des essais cliniques. Pfizer a
d'autres molécules en développement dans ses labos, mais aucune ne
pourra compenser la perte de l'atorvastatine. Le chiffre d'affaires
devrait donc reculer de 10 % entre 2010 et 2012 si rien n'est fait,
et les bénéfices d'un tiers. Au-delà des réductions de coûts
annoncées ce jour, Pfizer pourrait donc faire des acquisitions de
sociétés ou de molécules en développement pour regarnir son
portefeuille de produits.
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19 janvier 2007
- Chinkungunya : cinq cas recensés du 8 au 14 janvier
Cinq cas de chikungunya ont été recensés à la Réunion au cours de la
semaine du 8 au 14 janvier 2007, a annoncé la Cellule
inter-régionale d'épidémiologie Réunion Mayotte (CIRE), lors de son
point hebdomadaire. Ces données ont été connues quelques heures
après que le Premier ministre Dominique de Villepin se fut félicité
qu'"aucun cas nouveau" de chikungunya n'ait été relevé à la Réunion
au cours des 15 premiers jours de l'année : "Nous avons fait reculer
l'épidémie : les contaminations sont restées à un niveau très faible
jusqu'en décembre et, pendant les deux premières semaines de
janvier, aucun nouveau cas n'a été constaté (...) Aujourd'hui, se
rendre à La Réunion ne présente plus aucun risque et nous devons
convaincre les touristes de revenir nombreux". Le CIRE précise
toutefois qu'aucun certificat mentionnant un décès lié à la maladie
n'a été adressé à la DRASS (direction régionale des affaires
sanitaires et sociales) entre le 8 et le 14 janvier et qu'aucun cas
de chikungunya n'avait été relevé au cours de la première semaine de
janvier, un bilan désormais confirmé une fois passé le délai de
consolidation : "A titre indicatif, en 2006, le nombre de cas
estimés pour la deuxième semaine de janvier s'élevait à 10.100". Les
cinq cas signalés par des médecins, entre le 8 et le 14 janvier,
sont disséminés entre le sud et l'ouest de l'île.
Rappel : l'épidémie a touché depuis février-mars 2005 environ 40% de
la population de l'île (quelque 300.000 personnes), provoquant
directement ou indirectement 254 décès.
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18 janvier 2007
- Offensive des pharmacies discount en Allemagne
Le discount va se répandre dans les pharmacies en Allemagne. Une
centaine d'officines à l'enseigne allemande "easyApotheke" devrait
ouvrir dans toute l'Allemagne au cours de l'année 2007, tandis que
le Néerlandais DocMorris (distributeur de médicaments, spécialisé
dans le commerce sur Internet) annonce vouloir créer une chaîne de
500 pharmacies partenaires sur le territoire d'ici trois à cinq ans.
Après un premier échec en 2006 d'ouvrir sa propre pharmacie en
Allemagne, DocMorris a opté pour un mécanisme de licence qu'il
délivre à des pharmaciens déjà installés sur le territoire. Une
"guerre des prix" est à l'oeuvre, dénoncent les opposants qui
mettent en garde contre un risque de "surconsommation" ou de
"mauvaise utilisation des médicaments". Alors que l'on cherche de
toutes parts à diminuer les dépenses de santé en Allemagne et que
les consommateurs sont habitués à avoir un vaste éventail de prix
pour leurs achats de biens de consommation, DocMorris revendique de
son côté plus de concurrence dans le secteur. Les pharmacies de la
chaîne allemande easyApotheke sont elles aussi passées à l'offensive
en proposant entre 5% et 50% de réduction sur les médicaments sans
prescription. Apparues au début 2006, elles sont surnommées avec une
pointe d'ironie "Aldi-Apotheke" en référence à la chaîne de magasins
de grande consommation à bas prix Aldi.
NB : Depuis 2004, les pharmaciens allemands sont libérés de
l'obligation du "prix fixe" pour les médicaments sans prescription.
Chaque pharmacien peut donc décider des tarifs qu'il pratique sur ce
type de médicaments. Contrairement à ces pharmaciens d'un nouveau
type, ils ont dans leur grande majorité maintenu les prix conseillés
par les fabricants.
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17 janvier 2007
- Semaine de sensibilisation sur les cancers : le cas difficile du
Nord/Pas de Calais
Le Nord/Pas-de-Calais est la région française la plus affectée par
les cancers, un fléau surtout lié à celui de la précarité. La
surmortalité avant 65 ans y dépasse presque de moitié la moyenne
nationale et s'envole dans certaines poches de pauvreté, selon les
autorités sanitaires.Dans cette région de quatre millions
d'habitants, on enregistre 17.000 nouveaux cas de cancer et environ
10.400 décès annuels. Un tiers des habitants meurt avant l'âge de 65
ans, contre un quart en France. Les cancers constituent la première
cause de cette mortalité précoce. Pour les hommes, alors que la
régionMidi Pyrénées a enregistré un taux de décès par cancers de 294
pour 100.000 habitants entre 1998 et 2000 et que la moyenne en
France est de 342, le Nord/Pas-de-Calais culmine à 435, selon une
étude de la Fédération nationale des observatoires régionaux de
santé parue en 2005. Pour les femmes, la situation n'est guère plus
reluisante, la région figurant là aussi en tête avec 175 décès par
cancers pour 100.000 femmes, contre 146 en Bretagne ou en PACA et
une moyenne nationale de 154. Et c'est encore en Nord/Pas-de-Calais
que le nombre de nouveaux cas est le plus important pour les hommes
(669 nouveaux cas pour 100.000 habitants, loin devant la Bretagne,
deuxième avec 590) comme pour les femmes (taux de 372 pour 100.000
contre 337 pour la Haute Normandie, deuxième). Pour les cancers des
voies aéro-digestives supérieures (VADS) et de l'oesophage, tumeurs
liées à la consommation d'alcool et de tabac, la surmortalité des
hommes atteint jusqu'à 106% à Calais, 111% à Dunkerque et 128% à
Lens par rapport à la moyenne nationale, selon l'Observatoire
régional de la santé. La lutte contre les cancers constitue
désormais l'une des priorités sanitaires des collectivités locales
de la région.
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15 janvier 2007
- Loi anti tabac : Les médecins et inspecteurs de Santé publique
refusent la "traque aux fumeurs"
A compter du 1er février 2007, il sera interdit de fumer dans tous
les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui
constituent des lieux de travail, dans l'ensemble des transports en
commun et dans toute l'enceinte des établissements scolaires. Les
bureaux individuels sont également concernés par cette interdiction.
Les entreprises concernées par cette interdiction devront apposer
une signalétique à l'entrée et à l'intérieur des bâtiments qui
rappellent l'interdiction de fumer, ainsi qu'un message sanitaire de
prévention.
A deux semaines de cette échéance,trois syndicats du ministère de la
Santé (SNIASS, SYNAPSE-UNSA, SMISP) affirment que le gouvernement
prévoit d'utiliser les médecins inspecteurs et les inspecteurs de
l'action sanitaire et sociale pour "traquer les fumeurs dans les
lieux publics". Tout en se disant "premiers conscients des enjeux de
santé publique", ils dénoncent la "méthode" et appellent à
manifester mardi : "Traquer les fumeurs dans les lieux publics,
c'est la 'mission' que le ministre de la Santé a décidé d'imposer
aux inspecteurs de l'action sanitaire et sociale (et aux) médecins
inspecteurs de santé publique (...) au 1er février 2007 (...) Les
personnels contestent la méthode, alors qu'ils partagent pleinement
l'objectif général de prévention du tabagisme en matière de santé
publique. Ils sont les premiers conscients des enjeux de santé
publique dans la lutte contre le tabagisme, et y participent depuis
longtemps, par la prévention auprès des populations et par le
contrôle dans les lieux qu'ils visitent et inspectent habituellement
(...) Mais (...) ils se refusent à servir de 'pervenches du fumeur'
là où d'autres professionnels peuvent intervenir avec beaucoup plus
de pertinence".
Les trois syndicats affirment que "deux semaines après la parution
de la circulaire" concernant l'interdiction de fumer dans les lieux
à usage collectif, "une formation juridique" à "dresser des PV est
organisée" à Paris "sur trois jours à partir du 16 janvier, à
destination de 120 'volontaires', le plus souvent désignés, pour
apprendre à établir ces contraventions". Les syndicats demandent
notamment des "garanties écrites", pour que ce contrôle du respect
de l'interdiction de fumer "ne soit demandé que dans le cadre des
tâches d'évaluation et de contrôle des établissements de soins,
sociaux ou médico-sociaux", dont les personnels ont déjà la charge,
et qu'il "s'exerce uniquement sur les institutions et en aucun cas
sur les individus".
"Le ministère de la Santé montre une fois encore son manque total de
compréhension et de reconnaissance vis-à-vis de ses personnels, qui
l'alertent pourtant depuis plusieurs années sur leur situation de
plus en plus intenable, du fait d'un empilement de missions
réglementaires nouvelles et de tâches surajoutées sans réflexion, et
du fait des diminutions de personnels qui sont appliquées sans
aucune analyse stratégique", déplorent les syndicats.
NB : Pour les débits de boissons, tout comme pour les hôtels, les
restaurants, les débits de tabac, les casinos, les cercles de jeux
et les discothèques, l'interdiction entrera en vigueur le 1er
janvier 2008. Il reviendra au responsable de l'établissement de
créer des emplacements clos réservés aux fumeurs, ventilés et sans
service. A l'exclusion toutefois des établissements scolaires et de
santé et de toutes les administrations dépendant de l'Etat.
Pour en savoir plus : Le site interministériel
(http://www.tabac.gouv.fr)
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12 janvier 2007
- La misère, ennemi du cerveau !
Pauvreté, malnutrition, suivi médical déficient... Ce cocktail
serait à l'origine du sous-développement psycho-intellectuel de 200
millions d'enfants de moins de 5 ans dans le monde. Le Pr Sally
Grantham-Mc Gregor et son équipe, du Centre for International Child
Health en Grande-Bretagne, ont passé en revue les bases de données
de grandes organisations internationales comme l'UNICEF, la Banque
mondiale et l'UNESCO. Leur objectif, établir un état des lieux des
conditions de l'enfant dans le monde. Un vaste travail, qui met le
doigt sur les conséquences sanitaires, intellectuelles et sociales
de la pauvreté : « Les enfants défavorisés sont peu scolarisés. Et
une fois parvenus à l'âge adulte, ils restent pauvres. Ils prennent
peu de soin de la santé de leurs propres enfants, contribuant ainsi
à la transmission intergénérationnelle de la pauvreté ». Et pour
cause. La misère dans laquelle ils évoluent est importante.
Paludisme, VIH/SIDA, tuberculose, anémie, malnutrition, systèmes de
santé défaillants... Plus de 80% de ces enfants vivent en Asie et en
Afrique. Notamment en Chine, en Inde, au Pakistan, au Bangladesh et
en Tanzanie. Or des solutions existent ! A long terme, le
renforcement des programmes d'aide au développement et la
généralisation de la scolarisation. Mais à cours terme aussi. Comme
par exemple de « stimuler les enfants par le jeu, et d'améliorer
leur alimentation et leur environnement familial en sensibilisant
les parents ».
Pour en savoir plus : The Lancet, 2007, 369 : 60-70
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11 janvier 2007
- Médicament : Les ventes en France de médicaments remboursés ont
stagné en 2006
"Le chiffre d'affaires global du médicament remboursable qui, année
après année, affichait un taux de croissance de 5 % à 6 %, tendait
au mieux vers zéro au mois de décembre 2006", indique Le Monde dans
son édition datée d'aujourd'hui. Si la situation est douloureusement
vécue par les laboratoires de l'Hexagone, elle n'est pas propre à la
France, prévient Le Monde qui évoque une "déflation" du secteur
pharmaceutique : aux Etats-Unis, l'évolution moyenne des prix du
médicament (3 %) est inférieure à la hausse des prix 2006 (3,6 %)
ainsi qu'en Europe, où le ratio est de 1 % de croissance en 2006,
contre 1,8 % pour l'inflation.
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08 janvier 2007
- Maladies professionnelles : Plusieurs centaines de milliers de
salariés en France exposés à des produits cancérigènes
Aujourd'hui, a été rendue publique une enquête commandée par le
ministère du travail et réalisée en France par l'INRS afin
d'identifier les agents chimiques CMR (cancérogènes, mutagènes ou
reprotoxiques) couramment utilisés en milieu professionnel et
d'évaluer le nombre de salariés potentiellement exposés par secteur
d'activité.
Les données statistiques nationales, européennes et les informations
collectées auprès d'un échantillon représentatif de 2 000
établissements appartenant à 30 secteurs d'activité ont été
analysées pour estimer la consommation annuelle de 324 agents
chimiques CMR et de plusieurs centaines de dérivés pétroliers.
NB : Suite à la directive Reach adoptée en décembre dernier par le
Parlement européen, les pays de l'Union doivent collaborer pour
étudier 30 000 des 100 000 substances chimiques industrielles
utilisées actuellement. Les industriels vont enfin être obligés de
prouver l'innocuité de leurs produits avant de pouvoir les
commercialiser. Ils seront obligés de remplacer les molécules
chimiques plus dangereuses par des substances plus sûres. La
réglementation Reach permettra également au public d'être informé de
la présence d'un certain nombre de substances dangereuses dans les
produits de consommation.
Pour en savoir plus :
- Le site de l'INRS ()
-
Le réglement Reach ()
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05 janvier 2007
- Médicaments : la R&D de moins en moins productive
Les laboratoires dépensent de plus en plus en recherche et
développement, mais mettent moins de médicaments sur le marché. La
Food & Drug Administration (FDA), l'autorité sanitaire américaine,
n'a homologué que 18 nouvelles molécules l'an dernier, 17 si l'on
exclut une crème solaire de L'Oréal. Un chiffre comparable à 2005,
mais nettement inférieur à la moyenne des sept dernières années, qui
est de 25. Quatre médicaments issus des biotechnologies ont
également été approuvés. Pourtant, l'industrie pharmaceutique n'a
jamais dépensé autant d'argent en recherche et en essais cliniques
pour les médicaments en développement. Près de 60 milliards d'euros
en 2006, estime l'assureur-crédit Euler Hermes, deux fois plus qu'il
y a dix ans. Première explication, « les préoccupations en matière
de sûreté ont rendu les régulateurs plus prudents dans
l'homologation des médicaments », note le Centre pour l'étude du
développement des médicaments de l'université américaine de Tufts
(Massachusetts). L'opinion publique a été traumatisée par les
retraits de produits comme l'anti-inflammatoire Vioxx en 2004. En
2006, la FDA a refusé d'homologuer plusieurs médicaments, dont le
Multaq, un anti-arythmique du français Sanofi-Aventis. Mais
l'explication principale viendrait de l'évolution du modèle
économique des laboratoires. « Les coûts de R&D pour un médicament
sont de plus en plus élevés, souligne Eric Halioua, consultant
spécialiste de la pharmacie chez Arthur D. Little à Boston, que ce
soit en phase de recherche, où les technologies sont de plus en plus
complexes, ou pour les essais cliniques, qui se font sur un nombre
toujours plus élevé de patients. » De son coté, l'université de
Tufts précise : « Comme le développement de nouveaux médicaments
devient plus onéreux, les laboratoires doivent concentrer leurs
ressources sur un plus petit nombre de projets, note . Moins de
projets en développement, cela signifie, en conséquence, moins de
médicaments homologués. » Néanmoins, Eric Halioua prévient : « Il
faut (...) se garder de tirer des conclusions hâtives en se fondant
seulement sur quelques années, . On peut avoir plusieurs années de
creux dans l'homologation de nouveaux médicaments pour des raisons
purement statistiques. Les portefeuilles de produits en
développement des laboratoires continuent à s'alimenter de nouveaux
projets. »
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03 janvier 2007
- Portugal : Les médecins contraints de pointer dans les hôpitaux
Le Portugal va introduire un système de gestion et de contrôle des
temps de présence des professionnels de santé, parmi lesquels les
médecins, dans les hôpitaux et centres de santé, grâce à un système
de pointage, a annoncé, ce jour, le ministre de la Santé, Antonio
Correia de Campos. Ce dernier prévoit de mettre en place une gestion
autonome des différents services dans les hôpitaux et de
restructurer le système de rémunération des médecins : celle-ci sera
calculée en fonction des services effectués et non plus des heures
de présence. L'objectif est d'économiser 40 millions d'euros en
personnel, selon Antonio Correia de Campos. Cette mesure s'inscrit
dans un vaste projet de réformes destinées à lutter contre le
dérapage des finances publiques.
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03 janvier 2007
- Cancer du sein : Doutes sur les bénéfices du dépistage
Les bénéfices présumés d'un dépistage précoce du cancer du sein ou
de la prostate ne contrebalancent pas forcément les risques
d'entraîner angoisses ou traitements inutiles pour des tumeurs qui
seraient restées sans danger, selon le mensuel Que Choisir Santé de
janvier 2007. Le "surdiagnostic, c'est-à-dire la détection de
lésions qui n'auraient jamais évolué en cancers", était reconnu
depuis le début du dépistage organisé du cancer du sein, mais il
"était supposé négligeable". Or, le surdiagnostic pourrait concerner
un tiers des cas détectés lors du dépistage organisé sur les femmes
de 50 à 69 ans en Norvège et en Suède, selon une étude du
statisticien Per-Henrik Zahl (Institut norvégien de la santé
publique) publiée en 2004. Ces surdiagnostics entrainent examens
complémentaires, biopsies et traitements inutiles, souligne le
mensuel, citant également une étude danoise (Peter Gotzsche et Ole
Olsen) de 2001 mettant en doute les bénéfices du dépistage quant à
une diminution de la mortalité chez les femmes ayant subi
régulièrement des mammographies. "Si on combine les résultats des
seuls essais de haut niveau de preuves, comme l'ont fait Gotzsche et
Olsen, on conclut à l'absence de démonstration de l'efficacité des
mammographies systématiques pour diminuer la mortalité totale ou la
mortalité par cancer du sein chez les femmes âgées de 40 ans à 74
ans", avait résumé en mai la revue Prescrire, indépendante et sans
publicité. Au final, "la balance bénéfices-risques paraît
défavorable dans la population générale avant 49 ans, mal établie
entre 50 ans et 69 ans et non étayée après 69 ans", concluait la
revue Prescrire (www.prescrire.org), soulignant la nécessité d'une
"information équilibrée" pour que les femmes puissent faire le choix
de se soumettre ou non au dépistage mammographique.
Pour aider les femmes de 50 à 69 ans à décider, Que Choisir Santé
résume l'information donnée par la Fédération suisse des services
aux patients, une organisation de consommateurs. Dans les dix années
à venir, 8 femmes sur mille de cette tranche d'âge vont mourrir d'un
cancer du sein, le dépistage systématique pourrait en sauver au
mieux deux sur huit, mais 200 femmes sur mille risquent dans le même
temps de recevoir un "faux diagnostic positif", selon cette
organisation.
Pour la prostate, les hommes sont aussi invités à peser le pour et
le contre avant de se faire dépister, car on "meurt plus souvent
avec un cancer de la prostate qu'à cause de ce cancer", selon Que
Choisir Santé.
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