actualités générales du monde de la Santé

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ANNEE 2006

30 janvier 2006
- Isoméride : condamnation définitive des laboratoires Servier et d'un médecin prescripteur
Dans un arrêt rendu le 24 janvier, dévoilé par le Parisien/Aujourd'hui de ce lundi, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Servier contre sa condamnation par la cour d'appel de Versailles le 10 mai 2002.
La plaignante, une femme âgée de 42 ans, estimait que la prise d'Isoméride lui avait causé une hypertension artérielle pulmonaire. Elle avait dû subir en 1994 une greffe des deux poumons et une opération du coeur. Elle avait décidé de poursuivre le fabricant de l'Isoméride, afin de prouver le lien de causalité entre la prise d'Isoméride et sa maladie.
La Cour de cassation a estimé que la cour d'appel avait justement relevé que l'Isoméride "était une cause directe et partielle (de la maladie) dans la mesure où il y avait une prédisposition de la patiente comme pour tout malade présentant une affection très rare, et une cause adéquate, en l'absence de tout autre motif de nature à l'expliquer". La cour d'appel avait condamné les laboratoires Servier à verser 417.747 euros à la victime et 203.981 euros aux organismes sociaux.
La Cour de cassation a en outre cassé l'arrêt de la cour d'appel qui mettait hors de cause le médecin prescripteur de l'Isoméride.
NB : Lancé en 1985, l'Isoméride - un coupe-faim (anorexigène) - s'était vendu en France jusqu'à 400.000 boîtes par mois avant que le produit ne soit retiré de la vente en 1997.
 



27 janvier 2006
- Lutte contre l'obésité : l'UFC réclame des actions concrètes
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a demandé ce vendredi dans un communiqué aux pouvoirs publics de faire de la lutte contre l'obésité "une véritable priorité nationale qui se traduise par des actions concrètes".
Selon l'UFC, le rapport sur le nouveau programme national nutrition santé (PNNS 2006-2010) visant à lutter contre l'obésité sera présenté lundi aux administrations concernées, industriels et associations de défense des consommateurs, puis transmis dans la semaine au ministre de la Santé.
Pour Olivier Andrault, chargé de mission à l'UFC, le PNNS doit disposer de "plus de moyens tant financiers qu'humains (et son champ d'action doit être) élargi, notamment à la composition des produits alimentaires ainsi qu'aux aspects de la publicité au niveau de la distribution des produits alimentaires (Jusqu'à présent, ce programme s'est) contenté de recommandations extrêmement vagues. C'est insuffisant, car si les Français ont entendu et bien compris les messages, la consommation des fruits et légumes par exemple n'a pas augmenté et l'obésité continue de progresser".
La France compte actuellement près de 5 millions d'obèses, dont 19% d'enfants entre 8 et 9 ans, indique l'UFC. L'association réclame la mise en oeuvre mais aussi la réévaluation de la taxe de 1,5% instaurant en 2004 sur les publicités alimentaires qui ne sont pas accompagnées d'un message sanitaire. Elle souhaite aussi que l'industrie agroalimentaire "s'engage à réduire les teneurs en matière grasse dans les aliments" et que la distribution retire les confiseries au niveau des caisses des magasins. L'UFC prône aussi une fiscalité incitative visant à dissuader les industriels de développer des produits trop riches en matières grasses, sucre ou sel. Enfin, elle plaide pour une limitation stricte des publicités pour les produits alimentaires destinés aux enfants.
 


04 janvier 2006
- Défense des enfants : Mme Brisset alerte sur le sort des unités médico-légales dans les hôpitaux et sur la situation sanitaire d'enfants en prison
La Défenseure des enfants, Claire Brisset, a alerté ce mercredi après midi le ministre de la Santé Xavier Bertrand sur le sort des unités médico-légales d'accueil des mineurs victimes de sévices ou de brutalités dans les hôpitaux : "Je lui ai remis une note sur l'accueil des mineurs victimes (de sévices sexuels ou brutalités par exemple) dans les unités médico-légales des hôpitaux. Il y a des incertitudes sur le statut et le financement de ces structures, qui font des actes médico-légaux: constats, examens, débuts de prise en charge" (NB : Elle a notamment cité le cas d'unités à Toulouse et Bordeaux).
Mme Brisset a indiqué avoir fait avec le ministre un "tour d'horizon de tout ce qui me soucie dans le domaine de la santé des enfants et des adolescents (...) Je lui ai dit que j'étais particulièrement contente de voir que la politique des adolescents prenait vraiment tournure dans le pays, même si ce progrès reste encore à confirmer puisque nous avons une pénurie criante en pédo-psychiatrie (Je lui ai parlé de ma) proposition que les psychologues cliniciens puissent effectuer des prises en charge de psychothérapies remboursés par la sécu (Je lui ai aussi demandé) que dans les hôpitaux, la pédiatrie puisse prendre en charge les enfants et les adolescents jusqu'à 18 ans, de façon à ce qu'il n'y ait pas d'adolescents en services d'adultes notamment en psychiatrie, en cancérologie et en chirurgie".
Mme Brisset a également estimé que "dans les prisons un certain nombres d'adolescents sont encore victimes de pathologies mentales non traitées ou non suffisamment traitées (...) J'ai appelé la vigilance de M. Bertrand sur le cas des bébés de femmes en prison qui ne sont pas tous sortis (accueillis dans les crèches par exemple) dans la journée".


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