actualités générales du monde de la Santé

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ANNEE 2005

15 décembre 2005
- Grippe aviaire : L'Académie de médecine dénonce une "psychose" sans lieu d'être
La psychose de la grippe aviaire notamment au plan alimentaire n'a pas lieu d'être en France, a souligné l'Académie de médecine dans texte diffusé ce jeudi.
Devant les inquiétudes induites par la grippe aviaire, comme par exemple les consommateurs qui craignent de manger de la volaille française alors qu'aucun cas n'a été relevé dans le pays, l'Acédémie de Médecine, instance conseillère des pouvoirs publics, a tenu à rassurer le public à l'approche des fêtes dans un texte présenté par les professeurs André Vacheron (médecin) et Charles Pilet (vétérinaire) et adopté à l'unanimité (moins deux abstentions) : "Le virus H5N1 de la "grippe aviaire", dont certains variants sont hautement pathogènes pour les oiseaux, n'est dangereux pour l'Homme que dans des circonstances de contacts très particulières et inhabituelles dans la plupart des pays européens (...) ce virus a provoqué, depuis 2003, 68 décès dans le monde alors que la grippe humaine saisonnière provoque la mort de plus de 2.000 personnes annuellement en France (...) Il est vrai que si le virus H5N1 (ou tout autre virus grippal très pathogène pour l'animal) devait se recombiner avec un virus humain, ou muter, le virus ainsi formé pourrait devenir très dangereux en s'adaptant à l'Homme (...) La psychose actuelle relative aux dangers de la "grippe aviaire" n'a donc pas lieu d'être, notamment au plan alimentaire, d'autant que le virus H5N1 hautement pathogène n'a pas été isolé pour le moment en France".

- L'hépatite virale A devient maladie à déclaration obligatoire en France
L'hépatite A devient une maladie à déclaration obligatoire en France, au même titre que 27 autres maladies (hépatite B, VIH/sida, tuberculose, tétanos, saturnisme de l'enfant, rougeole...), a annoncé ce jeudi l'Institut de veille sanitaire (InVS). Jusqu'alors, la France était l'un des seuls pays européens à ne pas avoir de surveillance départementale et nationale de l'hépatite A...
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08 décembre 2005
- Vioxx: Merck a dissimulé trois attaques cardiaques dans une étude  clinique
Dans une tribune du New England Journal of Medicine, le Dr. Gregory  Curfman, rédacteur en chef du journal ainsi que trois autres médecins  affirment que le groupe pharmaceutique américain Merck, qui produit  l'anti-inflammatoire Vioxx (retiré du marché fin 2004 en raison des  risques cardiaques présentés) a dissimulé trois accidents cardio- vasculaires dans une étude clinique publiée en 2000 dans la revue  médicale. Les rédacteurs de cette tribune précisent aussi que les  auteurs de l'étude en question ont également effacé d'autres données  importantes avant de la soumettre à publication : "Ces inexactitudes  et les informations dissimulées remettent en question l'intégrité de  ces données médicales sur (la fréquence) des accidents  cardiovasculaires (liés au Vioxx) dont fait part cette étude (...)  Nous avons demandé aux auteurs de cette étude de faire parvenir une  correction à notre revue (...) Le fait que trois accidents cardiaques  n'aient pas été inclus rend les calculs et les conclusions de cette  étude incorrectes".
Les résultats de cette étude dite VIGOR (VIOXX Gastrointestinal  Outcomes Research) étaient cruciaux pour la défense de Merck dans le  cadre des procès et innombrables plaintes dont il fait l'objet à la  suite du retrait volontaire du Vioxx du marché mondial le 30  septembre 2004. Le groupe pharmaceutique a indiqué dans une réponse à  la décision du New England Journal of Medicine qu'il avait  "correctement fait état des bienfaits et des possibles risques du  Vioxx et publié de manière exhaustive les données de l'étude VIGOR  aux communautés scientifiques et médicales ainsi qu'à la presse".
NB : Face aux coûts légaux importants potentiels auxquels il fait  face, le groupe pharmaceutique a annoncé la semaine dernière une  vaste restructuration prévoyant l'élimination de 7.000 emplois et la  fermeture de huit usines et centres de recherche.


07 décembre 2005
- France Alzheimer se défend des critiques de la Cour des Comptes
Arlette Meyrieux, la nouvelle présidente - depuis 2005 - de  l'association France Alzheimer, a réagi aux critiques d'un prérapport  de la Cour des comptes sur la gestion de l'association entre 2000 et  2003 : "France Alzheimer est une association honnête et transparente  et la Cour des comptes ne dit pas autre chose (...) Son prérapport ne  met absolument pas en cause l'honnêteté, l'intégrité (...) des  dirigeants, des salariés et des bénévoles (...) Par contre, la Cour  remet en cause l'efficacité de notre action et un certain nombre de  choix stratégiques dans la période 2000-2003 et il se trouve  qu'aujourd'hui, ces conclusions vont conforter la réorientation déjà  entreprise (...) Effectivement, on peut nous reprocher une collecte  qui coûte trop cher, on n'est pas encore très bon, je l'avoue, on est  en train de s'améliorer, on a changé de prestataire".
Interrogée sur d'"éventuels conflits d'intérêt" lors de l'attribution  des bourses aux chercheurs, Mme Meyrieux a répondu qu'il "n'y a pas  de suspicion à avoir aujourd'hui".
Selon le Parisien, la Cour a déploré qu'il n'y ait pas "de règles  précises concernant les éventuels conflits d'intérêt qui peuvent  surgir lorsque les demandes de bourse émanent de chercheurs qui  travaillent dans le laboratoire d'un des membres du comité  scientifique". En réponse, Mme Meyrieux a assuré : "J'ai assisté à  l'attribution de ces bourses, avec un jury qui fonctionne de manière  rationnelle et juste et je ne pense pas qu'aujourd'hui on puisse  parler d'un souci quelconque dans ce domaine".


05 décembre 2005
- AZF a eu un "impact plus marqué" sur les populations défavorisées
L'analyse des enquêtes menées après l'explosion de l'usine AZF  "montre un impact plus marqué dans les populations les plus  défavorisées socialement", selon le 6ème bilan présenté ce lundi à  Toulouse à l'issue de la nouvelle réunion du Comité de suivi de la  catastrophe.
Ce 6ème bilan confirme les observations faites lors d'une vaste  enquête lancée 18 mois après l'explosion : la présence de symptômes  de stress post-traumatique ou de symptômes dépressifs est liée à  l'exposition directe à l'explosion, mais aussi à un vécu difficile de  ses conséquences professionnelles et sociales. La commission note que  "le retentissement sur la santé mentale est apparu plus marqué parmi  les populations les plus socialement défavorisées, qui ont été plus  exposées et chez lesquelles, à exposition égale, l'impact a été plus  profond".
L'explosion de cette usine située dans le sud de Toulouse avait fait  30 morts et des milliers de blessés, le 21 septembre 2001. Près de  9.500 victimes relevant du régime général de l'Assurance Maladie ont  à ce jour bénéficié d'une expertise médicale. Un total de 6.500  personnes ont été indemnisées pour des séquelles imputables à  l'explosion: près de 3.500 d'entre elles souffrent de troubles  psychologiques, et près de 2.800 de troubles auditifs, confirmant  ainsi les premières constatations, précise le comité.
Les conséquences sanitaires de l'explosion sont étudiées sur le long  terme avec le suivi sur 5 ans de près de 3.000 travailleurs et  sauveteurs volontaires.


10 novembre 2005
- Les infirmières et pharmaciens britanniques autorisées à prescrire des médicaments »
Désormais, les infirmières ou les pharmaciens britanniques  pourront être habilités à prescrire la quasi-totalité des médicaments existants, exceptés ceux catalogués comme drogues, à l'image de la morphine,  à condition de suivre une formation supplémentaire de 38 jours. L'objectif de cette mesure est de soulager les médecins qui font cruellement défaut outre-Manche. La Grande-Bretagne en compte seulement 166 pour 100 000 habitants, contre 329 en France par exemple. Les praticiens britanniques ne sont pas pour autant satisfaits par cette décision jugée «irresponsable et dangereuse». Ainsi, Hamish Meldrum, représentant des médecins généralistes au sein de l'Association britannique des médecins, remarque : « Cette annonce pose des questions concernant la sécurité des patients et nous sommes très inquiets de constater que la formation proposée reste très loin des 5 à 6 ans d'études que doivent suivre tous les médecins ».

 


26 octobre 2005
- Publication du rapport de la mission d'information du Sénat sur l'amiante
Le président de la mission d'information du Sénat sur l'amiante, Jean-Marie Vanlerenberghe (UC-UDF), a présenté ce jour le rapport de la mission d'information sur le bilan et les conséquences de la contamination par l'amiante : "Je rappelle que c'est le plus grand drame sanitaire que nous ayons connu ces dernières années (...) C'est certainement la maladie professionnelle, après la silicose, qui aura tué le plus de monde (Aussi, je presse) les pouvoirs publics (et) les autorités sanitaires (de) prendre en considération" les quelque 28 recommandations formulées dans ce rapport.
Le rapporteur de la mission, le sénateur (UMP) Gérard Dériot a souligné "l'indifférence quelque peu étonnante" face à ce matériau alors que "l'histoire du risque amiante a été ponctuée d'alertes importantes", dès 1906, mais aussi notamment dans les années 1970 avec l'affaire du campus de Jussieu. M. Dériot a par exemple condamné l'attitude de l'Institut national de recherche et de sécurité: "même si ce n'était pas son rôle de faire de l'alerte sanitaire, il faisait suffisamment d'études pour signaler les dangers de ce produit".
La mission a mis en avant la "responsabilité de l'Etat", ajoutant cependant qu'elle "ne saurait être suffisante et constituer l'explication générale d'une responsabilité collective".
S'agissant de l'indemnisation des victimes, Jean-Pierre Godefroy (PS), rapporteur-adjoint, a indiqué que "beaucoup de problèmes demeurent", le dispositif en vigueur n'ayant "pas répondu à toutes les aspirations".
Le rapport a été adopté à l'unanimité de ses membres, excepté le groupe communiste, qui s'est abstenu. Ce dernier a annoncé son intention de déposer une proposition de loi reprenant ses recommandations.

 



20 septembre 2005
- Parecoxib : rejet de l'AMM aux USA
Pfizer a annoncé ce jour avoir reçu de l'Agence américaine du médicament (FDA) une lettre de rejet de sa demande d'autorisation de mise sur le marché du parexocib (Dynastat*). Cette décision fait suite au retrait du marché du Valdecoxib (Bextra*) demandé par la FDA en Avril 2005 (le parecoxib, injectable, est métabolisé en valdecoxib par hydrolyse, ndlr).

 



01 septembre 2005
- Coxibs déremboursés en Belgique
A compter de ce jour, le celecoxib (Celebrex*), l'etoricoxib (Arcoxia*), le parecoxib (Dynastat*) et le valdecoxib (Bextra*) ne sont plus remboursables par le systeme de protection sociale belge.

 


25 aout 2005
- Santé publique : Inégalité scolaire et sanitaire pour les enfants en zone urbaine sensible
Le ministère de l'Emploi, qui présente ce jour son dispositif de "réussite éducative" pour aider les enfants en difficulté en particulier dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), se réfère à des données scolaires et sanitaires.
Selon ces données émanant de l'Insee et de l'Education nationale en 2004, 19% des enfants de grande section de maternelle en Zus ont des difficultés d'élocution (contre 13% hors ZUS) et 14% ne réussissent pas à composer une phrase correcte (7% hors ZUS). 6,2% des enfants entrant en 6e y ont deux ans de retard (3,2% hors ZUS). 22,3% redoublent la 3e (17,6% hors ZUS). 9,9% abandonnent prématurément leurs études (7,3% hors ZUS). Enfin, on trouve 22% de bacheliers en Zus (33% hors ZUS).
Du point de vue sanitaire, les différences sont elles aussi criantes. Ainsi, en maternelle, 8,7% des enfants ont des problèmes d'audition en ZUS (7,7% hors ZUS). 21,1% ont des problèmes de vue (17,7% hors ZUS) mais seulement 9,3% portent des lunettes correctrices (12% hors ZUS). 19% des enfants de Zus ont des dents cariées non soignées (6,7% zone sensible).
Enfin, 17,1% des enfants de maternelle des ZUS souffrent de surpoids (11,9% ailleurs) dont 4,2% allant jusqu'à l'obésité (3,2% hors zone sensible).
 


22 aout 2005
- Vioxx : Des procédure judiciaires en France ?
L'Association d'aide aux victimes des accidents des médicaments (Aavam) a réagi à la première condamnation du géant pharmaceutique Merck à propos du Vioxx (1) : "Toutes les plaintes ne vont pas déboucher sur un procès. Cette première condamnation va faciliter des arrangements entre les assureurs du groupe et les avocats des victimes sur le versement d'indemnités".
L'Aavam a transmis le 19 août trois premiers dossiers "test" de victimes françaises à un cabinet d'avocats américains afin qu'elles puissent être associées à l'action collective (class action) menée aux Etats-Unis. La justice américaine doit d'abord se prononcer sur la recevabilité de ces plaintes, ce qui devrait prendre environ deux mois, pour permettre un éventuel accord d'indemnisation. Selon le président de l'Aavam, Georges Alexandre Imbert, "les lois américaines sont applicables aux produits américains vendus à l'étranger. Les plaintes devraient être acceptées".
Jusqu'à présent, l'association a été saisie d'une centaine de dossiers de victimes présumées du Vioxx, dont une quinzaine de cas de décès. Mais la situation a évolué depuis la condamnation de Merck : "Depuis le week-end, nous recevons des centaines d'appels par jour et des mails de personnes qui veulent obtenir des informations sur le Vioxx ou se disent victimes de ce médicament", a précisé Georges Alexandre Imbert. A la suite de ces appels, l'Aavam a adressé aux personnes intéressées un questionnaire mis au point avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Elles doivent notamment communiquer les coordonnées du médecin prescripteur et décrire les effets indésirables du médicament. Ces questionnaires, dont le taux de retour est d'environ 30 %, sont ensuite transmis à l'AFSSAPS. M. Imbert souhaite que ces questionnaires soient recevables même si le nom du médecin n'est pas mentionné : "Cela gêne énormément les victimes qui continuent souvent d'être soignées par le même médecin".
S'il est confiant dans la procédure américaine, le président de l'Aavam se plaint des difficultés rencontrées par les victimes d'accident ou de maladie liés aux médicaments devant la justice française : "Au pénal, il faut prouver l'intention de tuer tandis que les actions intentées au civil pour réclamer des dommages-intérêts sont longues, compliquées et couteuses". Pour autant, l'éventualité d'une action collective (class action) en France à l'encontre du laboratoire pharmaceutique Merck devrait etre étudiée en septembre ou octobre. Selon Me Jean-Marc Goldnadel, avocat spécialiste du sujet en France et animateur du site classaction.fr, "jusqu'à présent, les indications qu'on avait ne nous laissaient pas la possibilité d'entamer de procédure avec succès, mais à la lumière d'une décision de justice (...), nous allons réexaminer le dossier". Me Goldnadel a précisé qu'il avait parlé il y a deux mois au président de l'Association d'aide aux victimes des accidents de médicaments (Aavam), Georges-Alexandre Imbert, et qu'ils ont "convenu de rediscuter au mois de septembre ou octobre pour examiner s'il existe des actions communes" possibles.
 


19 aout 2005
- Vioxx : Première condamnation judiciaire à l'encontre de Merck
Merck a été condamné à verser 253,4 millions de dollars (dont 229 millions de dollars de dommages punitifs) à la veuve d'un utilisateur de Vioxx soudainement décédé en mai 2001. Le tribunal fédéral d'Angleton, au sud de Houston (Texas), a condamné Merck pour vente d'un produit défectueux, négligence et malveillance. Cette décision en première instance représente une défaite importante pour le groupe, dans une procédure qui pourrait durer de longues années. Le verdict est tombé après six semaines de procès pour cette affaire, la première jugée sur quelque 3.800 plaintes déposées contre Merck aux Etats-Unis.
Le groupe a immédiatement fait appel de cette décision : selon John Skidmore, l'un des avocats de Merck, "le plaignant n'a pas réussi à prouver, au regard de la loi du Texas, que le Vioxx a causé la mort de M. Ernst (...) Il n'existe pas de preuve scientifique fiable montrant que le Vioxx est responsable d'arythmies cardiaques, dont une autopsie a montré qu'elles étaient responsables de la mort de M. Ernst, ainsi qu'une athérosclérose coronarienne (...) Cette affaire ne justifiait pas de dommages punitifs".
De son coté, la veuve de Robert Ernst rend le médicament responsable de la mort subite de son mari : "Sur les quatre années pendant lesquelles j'ai connu et aimé Bob, je suis allée le soutenir à de nombreux marathons et triathlons. Ceci (le procès) a été ma course pour Bob. Je sais, le connaissant, qu'il serait très fier de moi".
Les avocats de Merck avaient fait valoir, lors du procès, que le groupe avait procédé à 99 études, sur 10.000 patients, avant de lancer le Vioxx sur le marché. Ils ont également affirmé que M. Ernst n'avait pas pris du Vioxx pendant suffisamment de temps pour faire l'objet de problèmes graves cardio-vasculaires, et qu'il était décédé des suites d'une arythmie cardiaque et non d'une crise cardiaque.

 



17 aout 2005
- Santé publique : La SNCF annonce l'objectif de 100 % de trains non fumeurs mais la CGT-Tabac juge cet objectif "moralement inacceptable"

Ce jour, le directeur général de la SNCF, Guillaume Pépy, a annoncé que l'intégralité des trains de la SNCF serait totalement non fumeurs d'ici la fin de l'année. Cette annonce a entrainé la vive réaction de la fédération nationale des Tabacs et Allumettes-CGT : "(La CGT) ne saurait laisser passer sans réagir une énième attaque contre les fumeurs lesquels se voient une nouvelle fois cloués au pilori et soumis à la vindicte de l'opinion publique (...) jeter l'opprobre sur toute une frange de population, fut-elle minoritaire, est moralement et intellectuellement inacceptable (...) s'il est aujourd'hui une vertu qui doive être réhabilitée, c'est bien la tolérance mutuelle entre fumeurs et non-fumeurs, condition indispensable pour que les uns et les autres puissent coexister et vivre en bonne intelligence (la CGT rappelle que la) filière tabac fait vivre en France plusieurs milliers de personnes (et que le produit a généré, en 2004, 9.334 millions d'euros de fiscalité dont) une bonne partie consacrée au financement des régimes sociaux des agriculteurs".


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