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Canicule de l'été 2003
et ses suites (lire
les articles)
31 décembre 2003
Légionellose: le maire de Lens dénonce "un effet d'annonce" du gouvernement
Guy Delcourt , le maire socialiste de Lens, au coeur du bassin minier du Pas-de-Calais, intervient suite à la décision gouvernementale d'envoyer des experts dans la région : "Une fois de plus le gouvernement, après avoir enfin appréhendé la gravité de la situation, ne se limite qu'à un effet d'annonce (Je métonne) que le gouvernement ne prenne conscience qu'aujourd'hui de la situation exceptionnelle que connaît le Pas-de-Calais (Sa décision de désigner des experts est une) mesure complètement inadaptée qui semble remettre en cause la compétence des responsables des institutions régionales et départementales (
) Ce n'est pas un besoin d'experts qui s'impose mais plutôt un besoin de moyens humains et matériels accrus pour effectuer dans des conditions optimales les contrôles de la totalité des sites susceptibles d'être touchés (Devant la possibilité de) situations similaires non identifiées (je réclame) une action d'ampleur d'inspection des sites à l'échelle nationale".
30 décembre 2003
Légionellose: deux élus du Pas-de-Calais en appellent à Jean-François Mattéi
Albert Facon et Yves Coquelle, réciproquement député socialiste et sénateur communiste du Pas-de-Calais, ont adressé ce jour une lettre ouverte au ministre de la Santé, Jean-François Mattéi, à propos de l'épidémie de légionellose qui a touché 50 personnes dans le Pas-de-Calais depuis fin novembre (dont six sont décédées jusqu'à présent) : "Devant l'ampleur et la gravité de la situation nous vous demandons, Monsieur le ministre, de bien vouloir mettre à la disposition des autorités préfectorales tous les moyens nécessaires afin d'éradiquer cette épidémie (
) La population et le corps médical, dont l'inquiétude s'accroît, ont besoin de cette aide".
Les autorités ont décelé une première source de contamination, l'usine pétrochimique Noroxo de Harnes dont la tour aéroréfrigérante arrêtée le 3 décembre a été nettoyée et remise en service le 22 décembre. Cette usine serait responsable d'une première vague de cas dans le bassin minier lensois. La préfecture évoque désormais la possibilité d'une deuxième source de contamination qui est probablement responsable d'une deuxième série de cas de légionellose dans le secteur d'Hénin-Beaumont.
NB : Le gouvernement a annoncé ce mardi l'envoi sur place d'experts nationaux, notamment des spécialistes de l'épidémiologie et de la lutte contre la propagation de la légionellose.
13 décembre 2003
Le Quotidien du médecin ouvre ses colonnes à la députée européenne Françoise Grossetête (UMP)
Le Quotidien du médecin dans son édition de ce jour offre une tribune libre à la députée européenne Françoise Grossetête (UMP), accusée le mois dernier par le Canard Enchainé de défendre au parlement européen les intérêts des laboratoires pharmaceutiques.
NB : Le Quotidien du médecin qui dépend financièrement de lindustrie pharmaceutique na jamais offert de tribune libre au collectif " Europe et médicament " qui soppose au niveau européen au lobbying de cette industrie pharmaceutique.
5 novembre 2003
Françoise Grossetête (UMP) saboterait à Bruxelles le plan du gouvernement pour les génériques
Pour le Canard enchaîné de ce jour, si "lindustrie pharmaceutique, habituellement prompte à défendre ses intérêts, na pas bronché" à propos du développement des génériques, cest qu"à Bruxelles, une bonne fée veille sur la santé de nos labos". Lhebdomadaire explique en effet que la députée européenne Françoise Grossetête (UMP) a "fait voter une série damendements à la prochaine directive européenne sur les médicaments. Résultat: les décisions françaises pourraient ne pas être applicables". Le Canard enchaîné donne quelques exemples damendements. Selon un premier amendement, la durée de vie dun médicament breveté serait rallongée dun an, "si, après son lancement, il savère que ce médicament peut avoir dautres applications. [
] Un autre amendement empêche pratiquement de produire et de vendre les génériques des médicaments biologiques. [
] Bref, ce que Raffarin tricote en France pour le bien de la Sécu, une Rafarinette le détricote à Bruxelles pour le bon plaisir des labos".
22 octobre 2003
LIVG remise (partiellement) en cause aux USA
Pour la première fois depuis la reconnaissance du droit à lavortement aux USA il y a 30 ans, le Sénat a adopté un texte "interdisant lavortement tardif par dilatation et extraction ou avortement dune naissance partielle." Le président Bush sest "félicité de ce vote" tandis que la sénatrice de Californie estimait se trouver face à "un jour très triste pour les femmes dAmérique."
21 aout 2003
DGS : Lucien Abenhaïm remplacé par son directeur de cabinet
Le Pr Dab était depuis juillet 2002 conseiller du ministre de la Santé Jean-François Mattei, chargé du pôle santé publique et sécurité sanitaire. Selon le ministère, il a mené une double carrière de médecin hospitalier, formé par l'internat des hôpitaux de Paris, et d'épidémiologiste. Docteur en médecine, spécialiste en santé publique, il est titulaire d'un doctorat es-science en bio statistique, informatique médicale et santé publique. Ayant mené toute sa carrière dans le secteur public, le Pr Dab a successivement travaillé à l'Observatoire régional de santé d'Ile-de-France, à l'Ecole nationale de la santé publique, au service des études médicales d'EDF et de Gaz de France avant d'être le directeur du cabinet du Directeur général de la Santé de 1999 à 2001.
NB : Libération dans son édition du lendemain parle de « promotion cocasse », expliquant que « ce proche de Mattei était jusqu'à hier son conseiller pour la santé publique, ce qui inclut la gestion des crises. Le voici donc promu alors que la mobilisation de son cabinet est mise en cause ».
3 juin 2003
Accès aux médicaments: le G8 "sacrifie" le droit des malades, selon MSF
Médecins sans frontières (MSF) a vivement réagi à la déclaration du G8 sur l'accès aux médicaments qui ne comporte aucun engagement sur la possibilité pour les pays en développement de produire des génériques : " (Ce plan) ne répond qu'aux seuls intérêts politiques et commerciaux des Etats membres du G8 (
) Afin de s'assurer une poignée de main du président (américain George W.) Bush sur la photo officielle, (le président français) Jacques Chirac a sacrifié le droit de millions de malades de disposer des médicaments dont ils ont besoin pour survivre (
) Les Etats membres du G8 ont délibérément bloqué l'accès à des médicaments à des prix abordables au cours de négociations commerciales (
) Les fonds attribués à la santé vont se retrouver directement dans les poches des compagnies pharmaceutiques occidentales, plutôt que de contribuer à un approvisionnement pérenne et à long terme de médicaments abordables".
22 mai 2003
MSF condamne le projet du G8 sur l accès aux médicaments
Dans un communiqué publié ce jour, Médecins sans frontières (MSF) considère quau stade actuel de sa rédaction, le plan du G8 sur laccès aux médicaments "ne prévoit pas de solutions efficaces permettant un véritable accès aux médicaments pour les malades des pays pauvres". Il "évacue toute référence à la déclaration de Doha qui, en novembre 2001, avait fixé un cadre censé favoriser l'accès aux médicaments génériques, notamment pour les pays qui ne disposent pas de capacité de production (
) Contrairement aux premières propositions françaises rédigées en janvier 2003, il n'aborde plus les questions essentielles que représentent la production locale de médicaments et le transfert de technologie vers les pays du sud (Or) les seuls pays ayant à la fois réussi à endiguer l'épidémie (de sida) et à offrir un véritable accès aux médicaments à leurs patients sont ceux qui, comme la Thaïlande et le Brésil, ont eu à la fois recours à l'importation de médicaments et à la production locale de génériques (
) Au contraire, ce plan fait porter la responsabilité du manque d'accès aux médicaments aux pays en développement et vise à renforcer la position des laboratoires pharmaceutiques, notamment en consolidant la question de la propriété intellectuelle".
17 mars 2003
Le Pr Didier Sicard renouvelé à la présidence du Comité d'éthique
Le Pr Didier Sicard a été renouvelé dans ses fonctions à la présidence du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) par décret du président de la République, paru ce jour au Journal officiel.
Le Pr Sicard, 65 ans, spécialiste du sida, chef de service de médecine interne à l'hôpital Cochin (Paris) préside ce comité depuis 1999.
Créé en 1983 par décret présidentiel et consacré par la loi de bioéthique de 1994, le CCNE se prononce sur les enjeux des progrès de la biologie et de la médecine.
9 mai 2003
Médicaments : la bataille des génériques
LExpress de ce jour (numero 2705) consacre un dossier de 6 pages sur «la bataille des génériques». Dans ce dossier, Anne Baille, qui dirige la filiale française du plus gros génériqueur mondial, Teva, qui estime que «les laboratoires sont prêts à tout pour enrayer la croissance des génériques».
13 février 2003
L'Etat de New York porte plainte contre Pharmacia et GlaxoSmithKline
L'Etat de New York a porté plainte ce jour contre les groupes pharmaceutiques américain Pharmacia et britannique GlaxoSmithKline (GSK), soupçonnés d'ententes illégales avec des médecins visant à gonfler les ventes de certains médicaments prescrits aux Etats-Unis.
Selon la plainte déposé jeudi à Albany, les 2 groupes réduisaient leurs prix sur ces médicaments, et, dans le même temps, déclaraient aux systèmes publics d'assurance maladie des prix bien plus élevés afin que les médecins soient remboursés au-delà de leurs dépenses. Les médicaments concernés par les ententes illégales sont des anti-cancéreux et des anti-émétiques, combattant les effets secondaires de la chimiothérapie. Eliot Spitzer, ministre de la justice de l'Etat de New York (Attorney General), a cité l'exemple de l'un deux, commercialisé par Pharmacia, pour lequel le système Medicare (assurance pour les personnes âgées) aurait pu économiser 21,2 millions de dollars s'il n'avait pas remboursé ses utilisateurs en fonction du prix de vente annoncé par le fabricant. Dans certains cas, a ajouté le ministre new-yorkais, le prix de revient du médicament pour le patient, après remboursement, était supérieur au prix payé par le médecin pour acheter ce médicament.
Pharmacia a réfuté ces accusations. "Nous sommes confiants dans le fait que nos pratiques de fixation des prix (des médicaments) se sont toujours conformées à la loi", a déclaré un porte-parole, Paul Fitzhenry, précisant que le groupe se défendra "vigoureusement".
Selon la presse américaine, six Etats ont déjà porté plainte contre des groupes pharmaceutiques -dont Pharmacia et Glaxo-, soupçonnés de fixations de prix illégales qui auraient coûté "des centaines de millions de dollars" aux patients et aux systèmes publics de couverture des soins. Toutefois, Eliot Spitzer a tenu à souligner que, pour la première fois, une plainte vise des faits de corruption de médecins et de pharmaciens, ainsi que des fausses déclarations.
Selon M. Spitzer, les pratiques de l'industrie pharmaceutique ont contribué à créer un "déficit massif (
) Les New-Yorkais sont confrontés à une crise du système de santé, une crise ayant dans une large mesure pour origine la croissance énorme du coût des ordonnances médicales".
Menacé également d'une plainte par M. Spitzer, le groupe Aventis a estimé "avoir complètement respecté les lois qui régissent les systèmes (de protection sociale) Medicare, Medicaid et Epic(
) Nous étudierons attentivement les accusations formulées".
5 février 2003
Le Canard enchaîné dénonce les cadeaux des labos aux médecins
Le Canard Enchaîné du jour sintéresse aux «cadeaux à lintention des ophtalmologistes» français que le laboratoire américain Alcon a multiplié lors du lancement dun nouveau médicament («un agenda électronique, un téléphone portable, un séjour en Egypte
»). Lhebdomadaire remarque qu«une loi de 1993 interdit, en principe, ce genre de pratiques, mais Alcon, comme de nombreux autres labos, continue à arroser le corps médical».
4 février 2003
Act Up-Paris, Sida Info Service et Aides contre le dépistage obligatoire pour le virus du sida (VIH) des personnes suspectées de viol
Act Up-Paris, Sida Info Service et Aides dénoncent, ce jour dans un texte commun, un amendement déjà adopté par l'Assemblée nationale qui rend obligatoire le dépistage pour le virus du sida (VIH) des personnes suspectées de viol. Les trois associations signataires estiment qu'il s'agit «d'une mesure abjecte (qui) prend les victimes de viol comme alibi pour criminaliser la séropositivité et remettre en cause le principe de volontariat qui fonde la politique de dépistage depuis 20 ans d'épidémie (
) Après un viol, une des urgences pour la victime est de prendre un traitement le plus tôt possible après l'agression, et pendant un mois (
) Eviter aux victimes de viol cette thérapie contraignante et lourde d'effets indésirables, tel est l'argument défendu par l'Académie de Médecine et relayé par les députés (
) cette mesure n'aide en rien les victimes et ne permet en aucune façon de décider de l'arrêt de la thérapie (Il est) affligeant de voir des médecins défendre un tel dispositif, au mépris des connaissances sur le virus et des règles primaires de déontologie, il est désespérant de voir des députés de droite comme de gauche adopter une mesure qui depuis 10 ans n'avait été défendue que par le Front National (
) L'Académie de Médecine et les députés se moquent de la prise en charge des victimes de viols (et la confusion entretenue) n'a qu'un but : faire de la séropositivité un motif aggravant du viol»,
NB : Dans un avis rendu en novembre dernier, le Conseil national du Sida soulignait déjà l'inutilité de ce dépistage, en raison notamment de la "fenêtre de séroconversion".
23 janvier 2003
Lindustrie pharmaceutique sétrangle devant le palmarès 2002 de la Revue Prescrire
Pas de "pilule d'or", la plus haut marche du podium, dans le palmarès annuel de la Revue Prescrire. La rédaction de cette revue, indépendante et sans publicité, estime qu'aucun des médicaments qu'elle a étudié n'a constitué de "progrès décisif" au cours de l'année passée. Sur 233 dossiers de nouveautés qu'elle a étudiés en 2002, la revue a porté 196 fois la cotation "n'apporte rien de nouveau", 18 fois "éventuellement utile", 9 fois "apporte quelque chose" , 4 fois "intéressant" (et 6 fois "pas d'accord" quand la balance bénéfices/risques est défavorable aux patients), selon Bruno Toussaint, directeur de la rédaction.
En ce qui concerne la "transparence de l'information", Gilead Sciences et Novartis Pharma arrivent en tête des "firmes à l'honneur" et huit "lanternes rouges" sont épinglées pour "rétention d'information".
Le syndicat de l'industrie pharmaceutique (Les entreprises du médicament) a contesté dans un communiqué ce palmarès "excessif et en trompe l'oeil".
7 janvier 2003
Pierre Le Sourd sera le nouveau président du Leem (ex Snip)
Pierre Le Sourd a été élu ce jour président du Leem (Les entreprises du médicament), nouvelle appellation du Syndicat national de l'industrie pharmaceutique (SNIP). Il doit succéder à Pierre Cassan à la fin de son mandat, qui expire le 31 décembre 2003. Pierre Cassan aura conduit la transformation du SNIP en Leem.
Cardiologue de formation, Pierre Le Sourd, 57 ans, a fait toute sa carrière dans l'industrie du médicament. Il est depuis mai 1998 président de BMS France. Il a été élu face à Mme Hubert, ancien ministre de la santé du premier gouvernement Juppé.
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